tome IX
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* LARUNDA. cuust. ( Lcacli. ) V.
Cyame.
LARUS. ois. V. Mauve.
LARVA. 01», r. Macareux.
* LARVAIRE. Laivaria. polyp.
l'oss. Genre appartenant à l'ordre des Milléporées ou peut-être à celui des Escharrées , et dont les caractères sont : Polypier libre , cylindrique , percé dans son centre , diminuant de grosseur aux deux bouts, couvert de pores simples , disposés par rangées circulaires et régulières , et composés d'anneaux qui tendent à se détacher les uns des autres. Uefrance a établi ce genre pour de petits corps cylindriques, poreux, fragiles, percés dans leur centre, que l'on trouve fossiles dans les couches du Calcaire grossier des environs de Paris , à Bracbeux et près de Beauvais , au milieu d'un sable quartzeux rempli de Coquilles analogues à celles du Calcaire grossier. Ces corps ne paraissent point avoir été adbcrens et semblent être formés d'anneaux qui tendent à se détacher à la manière des pièces articulaires de la colonne des Criuoïdes.
Leur surface externe est couverte de pores disposés régulièrement par langées circulaires. Ces pores traversent l'épaisseur du polypier et s'aperçoivent également dans l'intérieur du canal qui le parcourt suivant sa longueur. Ce genre renferme trois espèces décrites par Defrancc , dans le Dictionnaire des Sciences Naturelles, tom. -j5 : ce sont les Laivaria reliculata, timbala, incrinula. (E. d..i,.)
LARVLS. Lana. INS. Nom sous lequel on désigne les Insectes dans leur second âge ou à leur sortie de 1 œuf. Les Chenilles el toute espèce ùc N aï qui deviendra un jour Insecte sonldes Larves. L'œuf est le premier degré du développement , la Larve est le secoud état , la nymphe le troi- .sième el l'Insecte parfait le quatrième ou dernier. Quelque variées que soient les formes dans ces quatre états, ou reconnaît qu'elles sont dues au développement successif tles par-
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lies, comme cela se voit dans tous les Animaux , qu'ils soient ovipares ou vivipares. Il nous a paru nécessaire de présenter dans un seul et unique cadre ces diverses périodes. Nous en traiterons au mot Métamorphoses.
(aud.)
* LARY. mam. Nouvelle espèce du genre Ecureuil. V. ce mot au Supplément, (is. G.ST.-H.)
LARYNX, zool. L'aualomie humaine a défini le Larynx l'appareil de la voix, et cette définition a p.issé dans plusieurs ouvrages d'anatomie comparée , quoiqu'elle ne fût nullement admissible pour une grande partie des Vertébrés eux-mêmes.
Dans la grande classe des Oiseaux la voix ne se produit pas à 1 origine de la trachée-artère , mais à sa terminaison , et cette classe est précisément celle dont la voix a le plus d'étendue , de force et d'éclat. Une autre classe, celle des Poissons , est entièrement muelte. On serait donc conduit, par la définition que nous venons de citer, à supposer que l'appareil laryngien manque chez les Poissons , et se trouve transposé chez les Oiseaux.
Or , il est bien certain que le Larynx existe chez les Oiseaux , comme partout ailleurs , à l'origine de la trachéeartère, quel que soit le lien de la formation de la voix; et Geoffroy Saint-Hilaire est parvenu à démontrer qu'il ne manque nullement chez les Poissons, et que si on l'a méconnu dans cette classe, c'est en partie à cause de son développement plus considérable. Ainsi il s'en faut bien qu'on puisse regarder l'appareil laryngien comme un organe spécial pour la voix : tout ce qu'on peut dire , c'est qu'il offre dans un grand nombre, mais non dans la totalité des Animaux , une réunion de moyens favorables à la voix.
Nous arrivons ici à la conclusion oh nous mène toujours l'étude d'un organe quelconque. Rien de fixe dans l'organisation , rien de constant hors la connexion : la forme, la fonction même sont toujours fugitives
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d'un Animal à l'autre ; si ce n'est lorsqu'elles viennent à dépendre de la connexion , comme il arrive fréquemment , et comme nous en avons un exemple dans le Larynx lui-même.
Ainsi les rapports fie position de cet organe en font une dépendance de l'appareil respiratoire , et constamment, en effet, on le voit concourir plus ou moins directement à la respiration ; une autre fonction, celle de la production de la voix , venant seulement à s'ajouter à celleci , et devenant même la principale dans certains cas, ceux particulièrement oh les fonctions respiratoires du Larynx sont moins importantes et moins directes. Geoffroy Saint-Hilaire a de même et tout récemment montré qu'une grande partie des organes de l'audition n'étaient que des organes appartenant essentiellement â la respiration, mais tombés hors d'usage; ainsi, les deux fondions de la production et de la perception de la voix, qui s'opèrent par un mécanisme si merveilleux et par des appareils si admirablement combinés, ne sont l'un et l'autre que des fonctions comme surajoutées à la respiration, et exécutées par des portions de l'appareil respiratoire , devenues inutiles, et tombées dans les conditions rudimentaires.
Il nous suffit, dans cet article, d'avoir démontré que le Larynx n'est point proprement l'organe de la voix, et qu'ainsi son existence est possible chez les Animaux même dont la respiration n'est pas aérienne; et nous nous bornerons icià ces considérations générales. L'histoire anatomique du Larynx chez les Oiseaux et chez lei Poissons, se lie trop intimement à celle de la trachée-artère pour que nous puissions les séparer , sans nous exposer ou à faire de nombreuses répétitions, ou à mettre de l'obscurité dans notre exposition. D'ailleurs , comme l'a dit Geoffroy Saint-Hilaire, et comme il suit de ce qui précède :
« En nous dépouillant de tout préjugé pour nous en rapporter au témoignage de nos sens , nous ne pouvons
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•apeiccvoir dans cet organe qu'une première couronne de la trachée-artère , à la vérité" dans un ordre si régulier et dans un système si bien .combiné, que toutes ses parties tendent à devenir au profit de l'appareil respiratoire le vestibule de celuici. » P. Trachée-Artère.