LAD 2Ô
tic supérieure. L'auteur de ce genre l'a placé entre le Picridium et le Sunc/ius, en faisant observer que cette place est encore incertaine , puisque ses caractères essentiels distinctifs ne sont établis que sur des fruits non parvenus à l'état de maturité. Le Launœa bellidifulia , H. Cass., est l'unique espèce du genre. Cette Plante a été recueillie à Madagascar, par Commer.-on. Elle est herbacée , entièrement glabre; sa tige, couchée horizontalement, est simple, très-longue , grêle , pourvue d'articulations irès-éloignées les unes des autres , et à chacune desquelles existeul deux petites feuilles en forme d'écaillés , exactement opposées. Daus l'aisselle de l'une de ces petites feuilles , naît un rudiment de rameau portant une roselle d environ cinq feuilles inégales et analogues à celles du Bellis perennis , L. Dans l'aisselle de l'autre petite feuille ou bractée squainmiforme , s'élève un rameau pédonculifornre , garni d'écaillés et terminé par la cilathide. (G..N.)
EAUPANKE ou PANKE. bot.
piian. (Fouillée.) Syn. du Francoa de Cavanillcs. (b.)
* LAUPE. bot. ru an. Nom de pays du genre Godoya de la Flore du Pérou. (b.)
LAUKÈLIE. Laurclia. bot. phan.
Jussicu a nommé ainsi le genre Paionta de Ruiz et Pavon, parce qu'il existait déjà un autre genre dédié à Pavon par Cavanilles. Ce genre Laurelia appartient à la famille des Monimiées et à la Monœcie Dodécandrie , L. Les (leurs mâles et les fleurs femelles réunies pêle-mêle son I pédonculées et forment des grappes courtes et axillaircs. Elles se composent d'un calice ou plutôt d'un iuvolucre monosépale , campanulé, très-évasé et presque plane dans les fleurs mâles, oii il se divise supérieurement en une dixaine de lobes réguliers et disposés sur deux rangs; dans les fleurs femelles il est plus allongé , ses divisions sont beaucoup plus nombreuses , très- inégales , disposées sur quatre
a38 LAU
ou cinq rangs. Les étamines sont au nombre de quinze, ayant la plus grande analogie avec celles des Lauriers; leurs filets sont courts, épais, munis vers leur base d'une grosse glande sur chacun de leurs côtés; leur anthère est cordiforme, allongée, introrse, à deux loges s'ouvrant chacune par toute leur face interne au moyen d'une valve qui s'enlève de la base vers le sommet. Dans l'involucre femelle on trouve un nombre extrêmement considérable de pistils filiformes qui en garnissent presque entièrement la paroi interne. Ces pistils, recouverts de longs poils soyeux, se composent d'un ovaire très -allongé, à une seule loge contenant un ovule dressé, surmontéd'un très-long style que termine un stigmate glabre. Après la fécondation , les divisions ou lobes externes de l'involucre se détachent, et on le voit se resserrer vers son sommet contre la partie supérieure des styles qui est saillante. Quand les fruits sont tout-à-fait mûrs , cet involucre péricarpoïde se rompt irrégulièrement en quatre ou cinq valves.
Les fruits sont encore filiformes, très -velus, munis du style qui est persistant ; ils sont monospermes et iudéhiscens. Leur graine contient dans unendosperme charnu un trèspetit embryon dressé , placé vers sa base.
Ce genre ne se compose que d'une seule espèce , Lau relia aromatica , Juss., Ann. Mus., i4, p. 119; Pavonia sempervirens , Ruiz et Pavou , Syst. C'est'un grand Arbre originaire du Chili. Ses feuilles sont opposées, •persistantes, coriaces, elliptiques, aiguës, irrégulièrement dentées , glabres et d'un vert clair. Les fleurs sont rougeâtres , disposées en grappes et portées sur des pédoncules tomenteux. Au Chili on se sert du bois de Laurel pour faire des planches et des charpentes. Ses feuilles froissées entre les doigts répandent une odeur très-aromatique, (a. r.)
LAUREL LE. hot. piian. Nom substitué dans le Dictionnaire de Dé-
LAU
terville à celui de Cansjère. A"", ce mot. On l'applique en quelques parties de la France méridionale au Nérion. (b.)
LAUREMBERGIA. bot. phan.
(Bergius.) Syn. de Serpicule. (b.)
LAUKENCIE bot. crypt. [Hydropliytes ) Genre parfai tement caractérisé , établi par Lamouroux dans son excellent Essai sur les Thalassiophytes, et qu'on reconnaît à sa fructification formée de tubercules globuleux , un peu gigartins , situés à l'extrémité des rameaux ou de leurs divisions, et formant parfois des dilatations obtuses et renflées en massues ou en grappes tuberculeuses. Il arrive souvent , dit Lamouroux , qu'à l'époque de la maturité des graines, les enveloppes du tubercule se déchirent, et que les capsules sont mises à nu. Ce genre appartient à la famille des FJoridées , ou il est si naturel et si bien tranché qu'on a peine à concevoir comment Agardh ne l'a point adopté et a pu surtout en placer les espèces dans son genre C/iuiulria formé sur des caractères si vagues et d'espèces tellement disparates , qu'on ne le saurait adopter , du inoins tel que nous le présente l'algologue suédois. Les Laurencies ont quelque chose de gélatineux tant qu'elles sont dans l'eau , aussi la plupart adhèrent d'abord au papier quand on les prépare , mais elles acquièrent ensuite quelque chose de corné , reviennent quand on les mouille , se ramollissent et se détériorent, mais ne se dissolvent pas aussi facilement en gelée que les Iridées, les Gélidies , etc. On prétend en outre qu'elles ont , à certaines époques de l'année, une saveur très-poivrée , même âcre et brûlante, qui les rend pro-l([ près, chez certains peuples du Nord ,1 à remplacer le Piment des paysB chauds , dans les grossiers assaison-ïi nemens de leurs mets. Sur vingt»espèces environ qui nous sont con-fc nues , trois ou quatre paraissent êtrel 1' propres à la Méditerranée, autant àto> nos côtes océaniques , le reste est dis-| f-
LAU
, lilmé dans les mer.s tempérées des li.leux mondes. Nous en possédons une j-:spèce nouvelle de Bahama, comtnui.iique'e par Chauvin , zélé bolanislc litle Caen. Nous la mentionnerons ici particulièrement avec les deux espèces les plus communes de nos bords , ■oar exemple :
i°.Laurenctede Chauvin, Lauren* r.iaC/iauuini ,N., d'un jaunâtre tirant •liur le rose , assez rigide dans l'état ide dessiccation; à expansions de deux 1 1 cinq pouces de long, grêles, munies Ide rameaux alternes , décroissans de congueur vers l'extrémité de la Planwe, comme ailés à leur tour par les ramules également alternes , ordinai- : cément simples , de longueur égale , 'Sensiblement renllésà leur extrémité; unième lorsque la IVuciiBcation ne s'y «est pas encore développée; elle a quelque chose d'hypnoïde. La base des I i— c'-jes est ordinairement toute dépouillée ilcle rameaux et produitquelquefois des eexpansions tout-à-fait simples. Elle ccroît sur les coquilles et sur les rocchers.
2°. LaURENCIE PINNATIFIDE, Lail-
rtencia pinnatijida , Lamx.; fucus pirinnatifulus , ïurn., pl. 20, la plus commniine sur nos côtes, et dont le Fucus vosmunilaàe Gmelin n'est pas une varriété comme on l'a cru , cette Plante fêtant une autre Laurencic bien distincte. 3". Laurencia obtusa , Lamx., IFucusoblusus, parfaitement représentée dans 'fumer, pl. a 1 , qui, répandue ssur toutes nos côtes, a été retrouvée iijusqu'à la Nouvelle-Hollande. 4°. Le iFucuscyanospennusAc Delile,daussa rFlore d'Egypte , appartient au genre qqui nous occupe. (b.)
! LAURENTEA. bot. phan. (Ortéïga.) Syn. de Sanvilalia. V. ce mot.
LAURENT! A. bot. phan. La Plant te que Micheli avait décrite et figurée - sous ce nom , a été réunie au genre ILobelia par Linné. Adanson , ayant • séparé celui-ci en deux genres , a con- ••servé le nom employé par Micheli , '"■pour les espèces dont le fruit est bi- •loculaire. F. Lobélie. (g..n.)
LAU 239
LAUREOLE. Laureola. bot. ph an.
F. Uaphné.
* LAU RE T. mam. Même chose que Caubet. V '. Bourret. (b.)
LAURIER. Laurus. bot. piian.
Très-grand genre , type de la famille des Lam inées , appartenant à l'Ennéandrie Monogycie, L., et dont les espèces nombreuses font l'ornement et souvent la richesse des pays qu'elles habitent. Ces espèces, qui sont des Arbres ou des Arbrisseaux généralement ornés dans toutes les saisons d'un épais et vert feuillage , croissent principalement dans l'archipel Indien , le continent et les îles de l'Amérique équatoriale et les diverses confiées de l'Asie. Il est peu de genres qui offrent autant d'intérêt / que celui des Lauriers, soit à cause de la beauté des espèces qui le composent et dont plusieurs sont cultivées dans les jardins, soit surtout à cause de l'utilité et de l'importance d'un grand nombre d'entre elles, dans 1 économie domestique , les arts cl la thérapeutique. En effet c'est à ce genreque nous sommes redevables du Camphre, de la Cannelle, du Sassafras, des baies de Pichurim , du fruit de l'Avocatier et d'une foule d'autres produits non moinsintéressans. Nous croyons devoir entrer dans des détails assez étendus sur ce genre et en décrire quelques espèces remarquables.
Etudions d'abord les caractères gé • nériques des Lauriers. Leurs fleurs sont hermaphrodites ou incomplètement unisexuées , c'est-à-dire que l'on retrouve toujours les rudimens du sexe qui avorte. Le calice est monosépale, subcampaniforme ou étalé, à quatre ou cinq divisions profondes, généralement concaves. Les étamines sont au nombre de neuf, quelquefois de six seulement ou de douze , insérées à la base des divisions calicinales. Les filets sont libres, planes, offrant à leur base un ou deux appendices irréguliers, d'apparence glandulaire et le plus souvent stipités. Les anthères sont adnées , à deux loges inlrorses, s'ouvrant chacune par un
à4o LAU
ou deux petits panneaux qui se roulent de la partie inférieure vers la supérieure. L'ovaire est libre, ovoïde ou allongé; à une seule logecontênan t un ovule pendant. Le style est un peu oblique et recourbé , marqué d'un sillon longitudinal et glanduleux qui vient aboutir à un stigmate latéral , évasé et un peu concave. Le fruit est une drupe sèche ou charnue, souvent accompagnée du calice qui forme à sa base une sorte de cupule. La graine est renversée. Son tégument est mince , son embryon est sans eudosperme, ayantses deux cotylédons extrêmement épais ; sa radicule conique et très- courte , quelquefois recouverte et cachée par deux prolongement de la base des cotylédons , comme on l'observe par exemple dans le Laurier ordinaire.
Les Lauriers , ainsi que nous l'avons dit précédemment , sont ou de grands Arbres ou des Arbrisseaux d'un pori élégant. Leurs feuilles alternes et généralement persistantes sont lisses, et répandent , lorsqu'on les froisse entre les doigts , une odeur très-aromatique. Leurs fleurs sont, en général, verdàtres, petites et de peu d'apparence, tantôt placées à l'aisselle des feuilles, tantôt diversement réunies à l'extrémité des rameaux.
Ce genre est très-polymorphe. On doit lui réunir les genres Ocolea , Aaiba et Aiovea d'Aublet qui sont de véritables espèces de Laurier, ainsi que le genre Persea de Plumier comme Linné l'avait déjà fait précédemment. En effet, le caractère principal qui a servi à distinguer les genres Ocotea et Fcrsca conservés par plusieurs botanistes modernes, consLte surtout dans l'anthère, que l'on dit cire à quatre loges. Mais dans ces deux genres, l'anthère n'est réellement qu'à deux loges, qui s'ouvrant chacune au moyen Je deux panneaux superposés oui fait- croire à un grand nombre d'observateurs que l'anthère était à quatre loges. Dus récemment le célèbre R. Bi own a proposé { l'rodrom. FLor. Aoe. - IIoll. , 1 ) de
LAU
faire un genre particulier du Laurus \ Cinnamomum, qui fournit la Can- J nelle, sans indiquer toutefois les ca- 1 ractères de ce genre.
Les nombreuses espèces de ce gen- 1 re , dont nous mentionnerons les plus 1 intéressantes , peuvent être réparties j] en deux sections , suivant que leurs I feuilles sont persistantes ou cadu-I ques.
§ I. Feuilles persistantes.
Laurier d'Apollon, Laurus nobi- 1 lis, L., Lamk., 111. , t. 321, f. î. Cel-I te espèce, la seule qui soit indi-I gène de l'Europe, est un Arbre élégant, toujours vert, acquérant de vingt-cinq à trente pieds de hauteur et même plus dans les contrées méridionales. Ses feuilles sont alternes, elliptiques , lancéolées , aiguës , courtement pétiolées, sinueuses sur les bords, fermes, luisantes, glabres, d'un vert assez vif en dessus , plus ternes à la face inféiieure. Les fleurs sont unisexuées et dioïques. Les mâles sont axillaires , disposées par petits faisceaux de deux à quatre , portées sur un pédoncule commun court.
Chaque faisceau offre un involucre composé de quatre bractées squammiformes, concaves, obtuses , brunes et caduques. Le calice est monosépale, à quatre divisions profondes , obtuses , étalées, concaves; douze étaminesà peu près de la longueur du calice, disposées sur trois rangées, quatre extérieures opposées aux divisions calicinales, quatre moyennes alternes et enfin quatre plus intérieures. Les fleurs femelles offrent la même disposition que les mâles.
Les fruits sont des drupes ovoïdes , de la grosseur d'une petite Cerise , charnues extérieui ement, d'une couleur rouge et presque noire quand ils sont parvenus à leur étal parfait de maturilé. Le Laurier d'Apollon est surtout très commun en Orient , dans les îles delà Grèce et sur les côtes de Barbarie; des forêts en sont formées auxCanaries. 11 s'est parfaitement naturalisé en Italie et même dans le; provinces du midi de la France. Mais