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TOME IX

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Sphéromides , des Aseilotes et des Idotéides. {V. ces mots.) La seconde section , celle des Terrestres , renferme les genres dont les deux antennes intermédiaires sont très-petites , à peine visibles et de deux articles au plus; elles avaient échappé à l'observation de la plupart des naturalistes. Les premiers feuillets de ceux qui vivent constamment hors de l'eau renferment des pneumobranchies ou des branchies aériennes , faisant l'office de poumons ; l'air y pénètre au moyen de petits trous disposés sur une ligne irausverse.

Cette section renferme la famille des Cloportides. V. ce mot. (g.)

ISOPOGON. Jsupogon. bot. phan.

Genre de la famille des Proléacées et de laTétrandrieMbnogy'nie, L., établi par R. Biowu dans son beau travail sur ce groupe naturel de Végétaux ( Trans. Lin. Soc. T. x , p. 71), et qu'il caractérise de la manière suivante : le calice est quadrifide , son tube estgi êle el persistant ; le style est caduc en totalité , surmonté par lin stigmate fusilorme ou cylindrique; il n'v a pas de soies hypogynes autour rte 1 ovaire. Le fruit est une noix sessile , renflée, toute couverte de lo.ngs poils.

Ce genre se compose d'Arbustes roides, ayant les feuilles glabres, planes ou fil 1 i'01 mes , divisées ou trèsmtières; les fleurs forment dçs capitules teimiuatix ou axillaires; tantôt ces fleurs sont très-serrées, imbriquées , et représentent un câne globuleux; tantôt elles sont simplement f'ascicnlées , réunies sur un réceptacle commun plane , entouré d'un involucre formé d'écaillés caduques et trèsserrées. L' Isopogun est très-voisin du l'ftmphifa, dont il diffère par son calice entièrement caduc, par son slj le persistant à sa base, el par son fruit qui n'esl qu'en partie recouvert de poils. R. Brown pense qu'on pourrait le diviser en deux genres, d'après le mode d'inflorescence que nous venons d'indiquer. Dans sa Flore de la Nouvelle-Hollande, il en décrit

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douze espèces, toules originaires de celle vaste région. A ce genre il rapporte le Protea anethifolia de Salisbury ( Parad. , t. 48 ) , ou Protea acufera de Cavanilles, et le Protea anemonefolia de Salisbury,ou Protea tridactyiUes de CavaDilles. (a. n.)

ISOPYRE. Isopyrum* bot. phan. Ce genre de. la famille des Renonculacées , section des Helléborées , et de la PolyaridricPolygyuie , L. , a été caractérisé de la manière suivante par tous les bolanisles, et en particulier par De Candolle {Syst. Nat. l^eget.T.

i, p. 323): calice coloré, pélaloïde, formé de cinq sépales caducs; corolle composée de cinq pétales égaux entre eux, tubuleux, bilabiés, plus courts que les sépales , ayant la lèvre extérieure plus longue et bifide ; élamines au nombre de quinze à vingt; ovaires au nombre de deux à vingt , surmontés chacun d'un style sligmalifère à son sommet et sur sa face interne. Les fruits sont des capsules sessiles, uniloculaires , polyspermes , comprimées, membraneuses.

Ce genre ne se compose que de deux espèces ? Isopyrum lhalictroides , L., D. G., loc. c/t.,T.i, p. 3a3,et Isopyrum furnarioi.des , L. , D. G. , loc. cit., T. i , p. 324. Mais une analyse soignée de ces deux espèces nous a convaincu que les caractères assignés au genre Isopyrum ne conviennent qu'à une seule de ces deux espèces, savoir: à Y Isopy rum fumarioides ; tandis que l'on peut former un genre nouveau et distinct de Y Isopyrum thaliclroides. Ge genre , que l'on pourrait appeler Thalictrella , se distingue de Y Isopyrum par les caractères suivans : ses élamines sont au nombre de trente à quarante , tandis qu'on en compte seulement de dix à quinze dans l'Isopyre ; ses pétales sont simplement unilabiés, entiers , au lieu d'être bilabiés et bifides; enfin ses pistils et ses capsules ne sont jamais qu'au nombre de deux, tandis qu'on en compte constamment de huit jusqu'à seize dans Y Isopyrum fumarioides. D'après ces différences , il

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nous paraît certain que Ylsopyrum thaliclroides forme un genre distinct que nous proposons d'appeler Thalictrella. r. Thalictrelle. (a.r.)

* ISORA. bot. phan. (Plumier.) Syn. d'Hélictères. r. ce mot. Isora n'est pas un nom de la langue mala-î bare comme on l'a dit quelque part, mais américain. (e.)

ISOS. bot. pii.yn. C'est, selon Arlanson , le Groseiller dans Théophraste. (B.)

ISOTRIA. bot. phan. Rafinesque- Smallz ( Journ. de Botan. î, p. 220) a publié sous ce nom un genre de la famil!e des Orchidées, et de la Gygaudrje Digynie , L. auquel il a donné les caractères suivans : périanthe à six divisions , les trois extérieures égales , linéraircs; les trois intérieures plus courtes, oblongues, presque égales ; deux anthères; un style; une capsule filiforme. Ces caractères, si incorrects et si incomplets, doivent faire ajourner l'adoption de ce genre dont l'espèce unique, Iso-.

tria verticillala , croît daus les Llats- Unis de l'Amérique méridionale.

ISO TYPE. Isotypus. bot. piian.

Genre de la famille des Carduacées , tribu des Onoséridées, établi par nuire collaborateur Kunlh {iiiHumb.

Nou. Gêner. 4, p. 11), et qui tient le milieu entre les Onoseris et les Stœhclina. Voici ses caractères : fin- I volucre est campanule, turbiné à sa base , formé d écailles lâchement I imbriquées, planes, linéaires, lan- j céolées , subulées à. leur sommet , un peu scarieuses sur les .bords, et d'i- I négale grandeur , les exterieuresétant pluà courtes ; le réceptacle est plane , couvert de poils courts et serrés; les fleurons sont au nombre de dix en- I viron , tous tubuleux , hermaphrodi- I tes , ayant leur limbe à cinq divisions I égales, lancéolées et étalées. Le tube, anthérifère est formé de cinq anthères, portant chacune deux appendices subulés à leur base, et à sou sommet il se termine par cinq appen-

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rlices très-longs. Les fruits sont des akènes allongés , linéaires , à cinq angles terminés par une aigrette poilue et sessile.

Ce genre ne se compose que d'une seule espèce , Isolypus onoserollcs , Kunth , loc. cit., p. 12, tab. 307.

C'est une Plante vivace , ayant le port de YOiioseris pu/purata; ses feuilles sonl pinnatifides et lyrées, blauchàtreseï argentées à leur faccinférieure ; ses fleurs sont roses, disposées en corymbes et portées sur des pédoncules tout chargés de bractées. Elle a été trouvée dans la province de V enezuela , sur les rives du fleuve Tuy.

Le genre Isotype diffère de YO110seris par ses fleurons, tous tubuleux et hermaphrodites, et par son réceptacle garni de poils, et du Stœhelina , par son léceptacle portant des poils et non des paillettes, par son aigrette podue et sa tige herbaeéo. (a. n.)

ISPIDA. ois. (Brisson.) Syn. de Martin-Pêcheur. P. ce mol. (B.)

ISQUIERDA. bot. niAN. Pour Izquierdia. F. ce mot. (b.)

ISSE. Issus, ins. Genre de l'ordre des Hémiptères , section des Homoptères , famille des Cicadaires , tribu des Fulgorelles, établi par Fabricius et adopté par Lati cille (Fara. Natur.

du Règn. Anim.) qui l'avait réuni au genre Fulgore dins ses ouvrages antérieurs. En effet, ce genre n en diffère que par des caractères trèssecoudaires; leur tête n'est point avancée comme celle des Fulgores ; ils ont les élytres dilatées, arquées à la base et rélrécies ensuite; leur corps est court , et le second segment du corselet n'est guère plus étendu que l'antérieur, et a la forme d'un triangle renversé dont la base est appliquée contre celle du pre nier segment. Ces Insectes vivent sur divers Végétaux ; leurs habitudes sont à peu près les mêmes que celles des autres Cicadaires. Les uns sont ailés , les autres sont aptères; parmi les premiers , ou dislingue :

L'Issu bossu , Issus coleoptratus , la

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Cigale bossue de Geoffroy ; longue d'environ deux lignes et demie; corps cendré verdâtre; front ayant deux impressions noirâtres à son extrémité ; élytres un peu transparentes , chargées de grosses nervures parmi lesquelles l'on observe de petites veines ou lignes noirâtres; près du milieu île chacune d'elles, on voit une petite tache ou uu point noir. Elle se trouve en France.

Parmi les Isses aplères , nous citerons :

L'ISSE GKYLLOÏDE, ISSUS gljlloUles,

Fabr. Il est iaunàtie, avec les élytres mélangées de noirâire. Il se trouve en France et en Espagne où Léon Dufour en a rencontré une variété entièrement roussàlre. (g.)

ISTIOPHORE. Istiop/torus. pois.

(Lacépède.) Sous-genre de Xiphias.

y. ce mot. (b.)

ISURDS. pois. Genre formé par Rafinesque {Ichthyol. Sic, p. 45) aux dépens des Raies, f. ce mot. (b.)

ITEE. Itea. bot. phan. Le nom A'Itea, qui, dans l'antiquité, désignait le Saule, a été appliqué, par Linné, à un genre de Plantes de la famille des Cunoniacées , et de la Penlandrie Digyuie, L. , qui peut être caractérisé de la manière suivante : son calice est monosépale , court, campanule, à cinq divisions étroites et dressées ; la corolle se compose de cinq pétales linéaires , aigus, étalés dans leur moitié supérieure , et insérés au calice à la hauteur de ses divisions; les étamines, au nombre de cinq, sont dressées, introrses , alternant avec les pétales. L'ovaire est libre , pubescent , allongé , profondément marqué sur chacune de ses faces d'un sillon qui semble annoncer qu'il se compose de deux pistils réunis; ce sillon se prolonge sur le style qui se termine par un stigmate capitulé et bilobé. Le fruit est une capsule ovoïde , oblongue, terminée par le style qui est persistant, offrant deux loges qui contiennent chacune un grand nombre de graines attachées à

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la cloison. Cette capsule se sépare à sa maturité en deux parties ou valves, par le moyen des deux sillons longitudinaux dont nous venons de parler.

Ce genre ne se compose que d'une seule espèce: I/ea P irginica , L., Lamlc. , 111. , tab. 147. C'est un Arbrisseau élégant pouvant acquérir une hauteur de quatre à cinq pieds.

Ses feuilles sont alternes, péliolées, ovales, aiguës, presque glabics. Ses fleurs sont petites , blanches , disposées en grappes terminales. Il croît daiis l'Amérique septentrionale , el on le cultive dans les jardins d'ornement.

L'Ilea Cjrilla de l'Héritier forme un genre distinct. V. Cyrilla.

1TIANDENDROS. but. ciiypt.

Syn. de Prêle. /'. ce mol. (b.)

IT1CA. BOT. TIIAN. V. ClIATHETH.

* ITOUDOU. bot. piian. Espèce de Violette de la Guiane, selon Aublet. V".- Iomdion et Ipécacuanha.

Le nom caraïbe A'Itoubou a été appliqué par Surian à diverses Fougères. . (B.)

ItltlBi Iulus. ins. Genre de l'ordre des Myriapodes, famille desChilognathes , établi par Linné et ayant pour caractères : corps cylindrique et tort long,, se roulant en spirale et composé d'un grand nombre d'anneaux piesque tous portantdeux paires de pales ; point de saillie en forme d'arête ou de bord tranchant sur le cô.lé des anneaux. Linné et tous les auteurs jusqu'à Latreille réunissaient sous ce nom des Animauv dont les formes différaient essentiellement entre elles ; Latreille en a formé les genres Gloméris , Polydème et Polyxène, ffu ces mots , et il a conservé le nom d'Iule à ceux qui ont les caractères que nous avons donnés plus haut. Ce genre se dislingue de tous les autres par ses anneaux qui sont parfaitement cylindriques et dépourvus d'arêtes. Il s'éloigne de celui ides Scolopendres par les anneaux qui , dans celui-ci , ne portent qu'une seule paire de pâtes, et par d'autres caractères aussi tran-

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ohés tirés de la bouche et des antennes. Latreille (Règn. Anim. et autres ouvrages) plaçait ces Animaux dans la classe des Insectes , et en faisait le premier ordre , celui des Myriapodes; il a détaché dernièrement (Fam. Nat. du Règn. Anim. ) cet ordre de la classe des Insectes et en a l'ail sa classe des Myriapodes. V. ce mol.

La forme générale des Iules est foit allongée, cylindrique, el la substance qui compose le grand nombre d'anneaux de ce corps est dure, un peu calcaire el unie. Ces anneaux varient en nombre , suivant les espèces ; ils sont égaux , à l'exception de deux ou trois de chaque extrémité , et portent chacun en dessous deuxpaires de pales contiguësou très-rappiochées à leur naissance. Leur tète est de la largeur du corps . plate en dessous , convexe et arrondie en dessus postérieurement, un peu plus étroite et pres-^ que carrée ensuite, à parlirdes yeux; le bord antérieur est échnncié au milieu. Les yeux sont ovales, plans et formés de petits grains à figure irrégulièrement hexagonale; ils se confondent avec la surface de la tète et ne sont point saillans. Les antennes sont insérées tout près de leur côté interne; elles ne sont guère plus longues que la tête, assez grosses, de sept articles , dont le premier trèscourt, les quatre suivans presque coniques ou cylindriques et amincis insensiblement à leur base; le cinquième un peu plus gros; le sixième également un peu plus gros , conicoovalaire , tronqué , et au bout duquel on aperçoit l'extrémité pointue d'un septième article qui est fort petit. La bouebeest composée.: i°de deux-niandibules formées d'une tige écailleuse à {'extrémité de laquelle est un article également écaiîleux et surmonté d'une pièce.où sont implantées transversalement de. petites parties cornées , tranchantes , qui soin autant de dents; le dos de chaque mandibule est en oul,re emboîté extérieurement dans une capsule écailleuse , grande , articulée à sa base, anguleuse , com-

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yme formée de deux plans, dout l'extrémité de chacun est échancréc; a° id'unc grande pièce crustacée ou espè- (cc de lèvre inférieure que Savigny iconsidcie comme deux paires de màichoires réunies. Celte pièce est divi- .sée par plusieurs sutures ou lignes i imprimées; on voit inférieuremcnt et .au milieu une pièce dout les bords : sont anguleux , au-dessus de laquelle : s'élèvent parallèlement deux pièces i étroites et en carré long , contiguës à I leur bord interne, et dont l'extrémité i est oblusément rebordée; de chaque

■ côté, à partir de la ligne commune : servant de base , s'élève , dans le sens

■ des précédentes , une pièce écailleuse de la même figure que les deux du milieu, mais plus grande, un peu élargie et arrondie sur le côté extérieur, au sommet ; elle a , vers l'angle interne , deux petits tubercules que l'on prendrait pour deux palpes. La pièce générale est plate, et ressemble, étant très-mince, a un feuillet membraneux. Les deux premiers anneaux du corps ne forment pas le cercle ; ils sont ouverts inférieurcment , et les deux premières paires de pa tes et même eucoreles secondes semblent être appliquées sous la bouche ; les deux premières paires ont un support membraneux particulier qui remplit les inleivalles que les anneaux laissent entre eux en dessous. Ces pâtes remplacent les deux paires supérieures de piedsmâchoires des Crustacés. Le premier anneau , qui est très-ouvert et en forme de plaque, est une fois plus long que les autres; c'est une sorte de corselet. Le troisième anneau , quoique formant presque un tour entier, est cependant ouvert el 11 a qu'une seule paire de pâtes, insérées de même que les précédentes ; le quatrième est plus fermé que le troisième , mais n'a encore qu'une paire de pales; ce n'est qu'au cinquième segment qu'on en trouve deux paires; celle disposition continue ainsi sans interruption dans les femelles; mais dans les mâles le septième anneau en est dépourvu, ou n'en a qu'une paire, les organes sexuels entraînant un

changement dans celle partie. Les deux derniers anneaux, dans les deux sexes , sont entièrement dépourvus de pâtes , l'avant-dernier a le milieu de son bord postérieurement avancé eu pointe; il reçoit en partie le segment termina! qui est formé de deux valves arrondies au bord interne, appliquées l'une contre l'autre, ets'ouvraut pour laisser passer les excrémens et les œufs. Les pâtes sont trèspetites, disposées sur deux séries trèsrapprochëes l'une de l'autre et dans un sens horizontal à leur base , faisant ensuite le crochet; elles sont composées de six petits articles et d'une pointe conique et cornée.

Savi , professeur de botaniqueà Pise , a fait des observations très -curieuses sur un Iule (7. commuais, Savi) qui diffère sensiblement du 1.

terrestris et du I. sabulosus avec lesquels on l'a toujours confondu. Il a environ trois pouces et demi de longueur et semble se rapprocher davantage des /. /uscus et /. Indus qui sont ds l'Inde. Les pores latéraux dessegmens qu'on a regardés comme les stigmates ne sont que des orifices par lesquels s'écoule une liqueur acide et d'une odeur désagréable, qui paraît servira la défense de ces Animaux; ies vrais stigmates sont deux petites ouvertures placées sous la pièce sternale de chaque segment , et qui communiquent intérieurement à unedouble série de poches pneumatiques disposées en forme de chapelet tout le long du corps et d'où partent les branches trachéennes qui vont se lépandre sur les organes. Quoique ces Animaux aient un ti ès-gi and nombre de pâtes, ils n'en sont pas plus agiles; au contraire, ils: marchent liés -lentement et semblent glisser comme des Vers de Ici re. Leurs pâtes agissent l'une après l'autre, régulièrement et successivement ; chaque rangée forme une espèce d'ondulation; ils remuent en même temps leurs antennes , semblant s'en servir pour tàler le terrain et le corps sur lequel ils se. promènent. Us roulent leur corps en spirale dans le repos et

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placent leur tèle au milieu. Les iules sont ovipares , et Latreille s'en est assure en ouvrant plusieurs femelles qui lui ont toujours présenté dei ovaires remplis d'œufs plus ou moins développés. Au sortir de l'œuf, d'après Savi , les Iules ont un corps en forme de rein et parfaitement uni , sans appendices. Dix-huit jours après leur naissance , ils subissent une première mue , et alois seulement ils prennent la forme des adultes; mais ils n'ont encore que vingt-deux segmens en tout, et vingt-six paires de pâtes et non trois , comme l'a dit Degéer; mais dix-huit paires servent seules à la locomotion; après la seconde mue, le corps a vingt -trois segmens et trente-six paires de pâtes ; et ces nouvelles parties semblent se développer à la partie postérieure du corps; à la troisième mue l'Animal prend trente segmens et trente- six paires de pâtes ; et ainsi successivement, de manière que chez les adultes le corps est composé de cinquanteneuf segmens dans les mâles et de soixante-trois dans les femelle.'-. Degéer n'a jamais aperçu de ves-liges de dépouilles ; mais Savi a été plus heureux, il a vu quelps Iules muent à peu près de mois en mois depuis leur naissance, qui arrive en mars , ■jusqu'en novembre où l'auteur a cessé de les observer; leur dépouille se compose, non-seulement de toute la tète, mais encore de la membrane qui tapisse intérieurement le canal alimentaire et les trachées. Les organes de la bouche sont les seules parties que Savi n'ait pas retrouvées.

Deux ans après leur naissance ils changent encore de peau, et c'est alors seulement que les organes génitaux deviennent appa'rens.

Les Iules vivent à terre, particulièrement dans les lieux sablonneux , les bois , etc.; ils répandent une odeu r désagréable; d'autres, plus petits, habitent sous les écorces d'Arbres, dans là Mousse, etc. ; ils se nourrissent de substances- animales , mais mortes ou décomposées , ou de fruits, de racines ou de feuilles , de Plantes

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