SN
Les rameaux ou podélions de ce Lichen imitent les branches du Corail {Isis nobitis , L.), d'où on a formé les noms générique et spécifique. (g..N.)
ISIDROGALVIA. bot. FHAN.Ruiz et Pavon (77o/-. Peruu. et Chil. T. m, p. 69) ont établi sous ce nom un genre de l'Hexandrie Monogynie, L., qui est le même que le Narthecium de Jussieuou Toffieldiaàe Smilh. L'inspection de la figure de X Isidrogalvia fuliata , Ruiz el Pav. [loc. c/7.,tab.
3oa, fig. 6), suffitpour justifier ce rapprochement. D'ailleurs, les auteurs de ce genre lui assignent connue congénère X Antliericum calyculatum, L., qui est le type du genre Toffieldia. V. Toiiieldie el Narthèce. (g..*.)
* ISIKA. bot. pijan. Adanson nommait ainsi un genre que Mœnch ( Method. Nov. Plant. ) a adopté, et dans lequel ce dernier faisait entrer les Lonicera alpigena et cœnilea de Linné. Aucun auteur u'a admis ce genre. V. Chèvrefeuille. (g..n.)
* ISINGAK. ois. (Fabricius ) Nom
3uc porte le Labbe dans la Faune u Groenland. V. Stercoraire.
(DR. .Z
ISIS. FOLYP. V. IsiDE.
ISKA. BOT. CRYPT. V. ISCA.
ISNARDIE. Isnardia. bot. riiAN.
Ce genre , de la ïétrandrie Monogynie , L. , rapporté d'abord aux Sali— cariées, a élé définitivement place dans la famille des Onagraircs par Jussicu {Ann. du Mus. d'Ilist. Natur.
T. m , p. 475) qui l'a ainsi caractérisé : calice adhéientà l'ovaire, tubulé, et à quatre divisions; corolle nulle; quatic étamines insérées sur le sommet du tube; style simple, terminé par un seul stigmate; capsule quadriloculaire , entourée par le calice, et polyspermc. Ces caractères étant absolument conformes à ceux des espèces de Ludtvigia dépourvues de pétales, Jussicu a proposé de réunir ces Plantes aux Jsnardia. Cette réuniou a été opérée par Poiret, ainsi que par Rœmer et Schulles, qui ont décrit six espèces de ce dernier genre,
a8 ISO
savoir : Isnardia palustris, L. ; Isn.
mollis, Poiret , ou Ludwigia mollis , Michx.; Isn. hirsuta ou Ludwigia hirsuta , Lamk. ; Isn. hastata, Ruiz et Pavon; Isn. microcarpa , Poiret, ou Ludwigia microcarpa , Michx., et glandulosa , Pursli; et Isn. Iri.foha , Poiret, ou Ludwigia trifoliaàe Burraann.
Ces Plantes sont de petites Herbes aquatiques qui habitent l'Amérique septentrionale , à l'exception de la première que l'on rencontre aussi en Europe sur le bord des endroits marécageux , et de la dernière qui, selon Buimann , croît dans l'île de Java. (o..N.)
ISOCARDE. Isocardia, conch. Ces Coquilles faisaient autrefois partie des Cames ou des Pétoncles des anciens auteurs. Lorsque Linné institua des genres , il le fit avec une grande réserve et il dut souvent réunir dans une même coupe des matériaux assez hétérogènes. Son genre Bulle en est un exemple; ses Cames pourraient en être un autre. C'est avec ces dernières qu'il confondit les Coquilles qui nous occupent. Bruguière qui le premier parmi nous réforma les genres de Linné , sentit que des Coquilles aussi régulières que les Isocardes ne pouvaient rester dans le même genre que des Coquilles adhérentes, irrégulières et de formes différentes; 11 saisit très-bien leurs rapports en les
Ïdaçant parmi les Cardites. Il inarqua eurs affinités avec les genres envi- •ronnans; cependant le genre Cnrdite de Bruguière avait besoin lui-même de réformes ; Lamarck les opéra , et l'une d'elles a été consacrée à l'établissement du genre Isocarde. Caractérisé d'aboi d sur tes Coquilles seules, il fut admis par presque tous les zoologistes et depuis confirmé par les savantes recherches de Poli dans son grand ouvrage des Testacés de Deux- Siciles oii l'on en trouvera une bonne description et d'excellentes figures.
C'est sous le nom de Glossoderme qu'on le trouvera décrit. Quoique l'on puisse remarquer dans l'ouvrage
ISO
de Klein {Tent. Meth. Ostrac.,ç. 1 38) un genre antérieurement établi sous le nom A' Isocardia , on serait fortement dans l'erreur si l'on croyait qu'il y a des rapports avec celui-ci ou que c'est le même, car Klein y réunit toutes les Coquilles bivalves qui présentaient à l'œil la forme d'un cœur : aussi il ne renferme presque uniquement que des Bucaides, presque toutes les espèces connues du temps de cet auteur , et accidentellement une seule espèce d'Isocarde , Y Isocardia Cor des auleurs; il y auiait donc de la mauvaise foi ou de l'ignorance à dire que Klein est le créateur du genre Isocarde. Il a rassemblé sous cette dénomination des Coquilles cordiformes de quelques genres qu'elles fussent, et Lamarck a établi le genre Isocarde tel que nous l'entendons aujourd'hui. Quant à la place que les auteurs systématiques ont assignée aux Isocardes, ellea assez varié. Lamarck l'a d'abord mis dans la famille des Cardiacées , avec les Bucardes, les Cardites, etc. Cuvier (Règn. Anim., p. 478) le considère commeun sous-geute du genreCame, Ckama , ce qui rompt les rapports établis par les autres auteurs. L'opinion de Férussac est différente de celles que nous venons de rapporter , mais elle se rapproche davantage de celle de Lamarck; en conservant la famille des Cardiacées de ce dernier, il en a éloigné les Cardites , lés Cypricardes et les Hyalelles, dont il a fait avec les Yénéricardes sa famille des Cardites'. Il n'a conservé dans les Cardiacées que les Bucardes , les Hémienrdes et les Isocardes. Blainville, dans son article Mollusque du Dictionnaire des Sciences Naturelles,, a conservé à peu près la manière de voir de Cuvier, c'est-à-dire que les Isocardes sont dans la famille dès Camacées avec les Cames, les Dicératès, les Ethéiïcs, les Tiidacncs et les Trigonies. Nous nous sommes plusieurs fois demandé pourquoi ces genres étaient réunis , et nous avons vainement cherché à répondre à celle qucsliou parles caractères tellement
ISO
étendus de la famille qu'il serait possible d'y faire entrer la plus grande partie des Conchilères. L'opinion de La treille (Familles Naturelles , p. 217) est entièrement la même que celle île Lamarck , seulement il îéunit avec juste raison le genre Véuéricarde à ceux qui composent les Cardiacées.
Voici les caractères qui peuvent servir à faire reconnaître le g«;nrc Isocaide : Animal à corps fort épais : les bords du manteau finement papillaires, sépares dans la partie inférieure moyenne seulement et réunis en arrière par une bande trausverse, percée de deu\ orifices , entourée de papilles radiaires; pied petit, comprimé, tranchant; les appendices buccaux ligulés (Blainv.). Coquille équivalve, cordiforme, ventrue, à crochets écartés , divergens, roulés en spirale.
Deux dents cardinales , aplaties, intrantes , dont une se courbe et s'enlonce sous le crochet ; une dent latérale, allongée , située sons le corselet; ligament extérieur 'fourchu d'un côté.
Le nombre des espèces connues d'Isocardcscst peu considérable; celle qui est le plus répandue est l'Iso- C a uni; globuleuse, Isocardia Cor, L iink. (Açim. sans vert. T. vt , p.
3i, n. 3i); C/iama Cor, L.,Gmel., p. 3299; Cardita Cor, Bruguière, Dict.
Lucycl., n. 1 , et pl. 23a, fig. 1, a, b, c, d; l'oli , Test, des Deux-Siciles, T. 11, lab. a3, fig. 1,2; Chemnitz , Conch. T. vu , pi. 48, lig. 483 ; Brocchi, Co/ic/i. posa, subapp. T. 11, p.
519; Scilla, de Corporib. mariais lapidescentibus, tab. 16, fig. a, a ; Isoc. fraternel , Say , Mém. sur les Fossiles du Maryland dans le Journal de l'Académie de Philadelphie, T. I, pl. 1 1 , fig. i. Lamarck en mentionne une variété à crochets plus courts et moins divergens.
Cette espèce est très-répandue dans les collections ; elle y porte vulgairement le nom dcCoeur de Liœuf,deCœur à volute; on la trouve vivante dans les mers d'Europe et notamment dans la Méditerranée. Son analogue identique se rencontre dans presque tous
ISO 39
les lieux ou il y a des fossiles , en Italie et en Calabre. Ce qui doit surprendre , c'est que l'analogue fossile se retrouve parmi ceux du Maryland en Amérique. La variété est particulière aux environs de bordeaux, quoiqu'elle se rencontre aussi eu Italie.
Les «autres espèces vivantes sont
I ISOCARDE DES GRANDES L\DES , IsO-
c.ardia moltkiana , Lamk., loc. cit., n. 3 ; Cardita moltkiana , Brug. , Eccycl., pl. 2 53 , fig. 1 , a , b, c , d , qui est extrêmement rare et très-distincte de la précédente , et ITsocarue demisillovnée, Isocardia sernisulcata , Lamk*, loc. cit. , n. 4, espèce non moins rare que la précédente et qui vient des mers de la Nouvelle-Hollande. Ou ne peut rapporter avec certitude qu'une seule espèce fossile à ce genre, c'est le Cliama arietina de Brocchi , Isocardia arieti/ia , Lamk. , Brocchi , Concli. subapp. T.
ji, p. 668, pl. 16, lig. îô. Les autres espèces , telles que Y Isocardia basoc/iia/ia, Def. (Dict. des Se. Nat.), n'étant que des moules intérieurs, ne peuvent s'en rapprocher que par analogie de formes et non sur les caractères de la charnière que l'on ne connaît pas; c'est pour cette raison que les espèces figurée-, par Sowerby dans son Minerai Concliology , pl. 2g5 , ne doivent être admises qu'avec cioule.
* ISOCARPHE. Isocarpha. bot.
PtiAN. Genre de la famille des Synanthérées , Corymbifères de Jussieu , et de la Syngénésic égale , L., établi par R. Brown (Observ. ontlie Gompàsitœ , p. 77) qui l'a ainsi caractérisé : réceptacle conique , garnide paillettes séparées , semblables entre elles, les extérieures constituant l'involucrc ; fleurons tubuleuv , uniformes , hermaphrodites ; anthères mutiquesà la base; stigmates munis d'un appendice allongé, hispidule et aigu ; akènes prismatiques dépourvus d'aigrettes. Les Plantes de ce géni e sont herbacées et indigènes de l'Amérique méridionale. Leurs feuilles sont opposées ou alternes , indivises. Les Heurs blanchâtres forment des calai hides
3o JSO
ovoïdes , terminales , ternécs ou solitaires.
L'espèce sur laquelle ce genre a été fondé est le Calea oppositifolia , L. ; mais' les caractères précédens ont été arrangés de manière à y comprendre le Spiianthus atriplicifolius , L. , qui diffère du Cal. oppositifolia , surtout par ses feuilles alternes, ses calathides solitaires, la texture et la forme des paillettes du réceptacle. R. Brown n'a jamais observé les trois ou quatre
fietites barbes qui , selon Swartz , orment l'aigrette du Calea oppositifolia .
Outre les deux espèces qun nous venons de citer et qui ont été décrites par H. Cassiui (Dictioun. des Scienc.
Natur. , tab. 24) sous les noms d'Jsocarpha oppositifolia et Is. aliénafolia, cet auteur a réuni au genre en question le Spiianthus leucantha de Kuntli {Nov. Gêner, et Spec. Plant, œquinoct. T. IV, p. 210) pour lequel il a proposé le nom d'Is. Kunthii. Il en a aussi rapproché , mais avec doute, le Pyretkraria dichotoma de Persoon. (c.w.)
* ISOCERE. Isocerus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille des Mélastomes, ti'ibu des Blapsides, établi par Megerle et adopté par Dejean (Cat. des Col., p. 66). Lalreille réunit ce genre à celui des Pédines. V. ce mot. (g.)
ISOCHILE. Isochilus. bot.
phan. Et non Isorhile. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandiie Monnndrie , L. , établi par R. Browu {Hort. Kew. , éd. 2, vol. 5, p. 209), et ayant pour type VEpidendrum lineare de Linné, ou Cymbidium linearedc Swartz.Ce genre offre les caractères suivans : les trois divisions externes et les deux divisions internes et supérieures du calice sont égales entre elles eteonniventes ; le Jabelle a la même force ; il est creusé à sa base et dépourvu d'éperon ; le gynostème estdressé , semioylindrique , terminé par une anthère operculée , contenant quatre masses polliniques, solides et parallèles.
ISO
Ce genre se compose de trois espèces. Ce sont des Plantes herbacées, vivaecs , parasites , toutes originaires de l'Amérique méridionale. Leur tige est simple ou rameuse, non bulbeuse à sa base , portant des feuilles alternes , distiques et linéaires; des fleurs axillaiies, solitaires ou terminales et disposées en épis. Ces trois espèces sont : i° Isoc/iilus linearis , Brown, loc. cit., qui se distingue par sa tige simple; ses feuilles distiques , linéaires , émarginéesau sommet ; ses fleurs terminales et en épis. 2". Isochilus graminifolius , Kunth in Humb. Nov.
(Jen. , 1, p. 54o , t. 78 ; espèce nouvelle ayant la tige rameuse, les feuilles distiques , linéaires, acuminées ; les fleurs axillaiies et solitaires. Elle croît dans les Andes de Popayan.
5Q. Isochilus prolifer , Brown , loc.
cit. ; Cymbidium proliferum , Willd., Sp. Sa tige est prolifère , portant à l'aisselle des feuilles qui sont distiques , lancéolées, oblongues , des bulbes surmontés de deux feuilles.
Les fleurs sont axillaires. (a. h.)
* ISOCHIRDS. crust. Genre établi par Leach , et dont Dcsmarest fait mention dans le Dictionnaire des Sciences Naturelles , sans donner ses caractères. (g.)
* ISOCYNIS. bot. phan. Nom donné par Du Pctil-ïhouars (Hist. des Orchidées des îles australes d'Afr. ) à une Plante placée dans le groupe que cet auteur a nommé Cynosorchis, et qui correspond au geure Orchis de Linné. Cette Plante est V Orchis fastigiala , indigène des îles de France, Mascareigne et Madagascar. Du Petil- Tbouars l'a figurée {loc. cit., tab. i5).
* ISODACTYLES, ois. Même chose que Zigodactyles. (dr..z.)
*ISOD0N. MAM. Pendant que Desmarest- faisait connaître en France son genre Capromys, Thomas Say publiait à Philadelphie le même genre sous le nom dTsodon. L'espèce qui a servi de type à ce nouveau genre (Capromys Furnieri, Desm.Ja reçu
ISO
(lu savant américain le nom A'Isodon pilorides. pfi Capbomys. Il ne faut donc point confondre l'Isodon avec l'Isoodon qui est un Animal à bourse.
F. PÉRAMÈI/E. (1S.G.ST.-II.)
ISOÈTES. bot. crypt. {Lycopodiacëes?) Ce genre , l'un des plus anciennement connus et des plus curieux de la cryptogamie, est aussi l'un des plusdifficilesà ranger dans les familles déjà établies ; peut-être méritait-il , comme Richard le pensait, de former une petite famille à part; mais cependant , pour ne pas multiplier le nombre de ces divisions, on peut le placer à la suite des Lycopodiacées avec lesquelles il a quelques rapports.
U Isoetes lacustris , Plante assez commune dans plusieurs parties de l'Europe , croît au fond des lacs qu'elle tapisse d'un gazon d'un beau vert. Sa tige est réduite à'un tubercule très-court et assez gros, couverte de feuilles nombreuses , serrées , divergentes, subulées, demi-circulaires, d'un tissu lâche et celluleux qui les fait paraître cloisonnées. Ces feuilles sont dilatées à leur base qui embrasse en partie la tige , et c'est dans l'intérieur de cette base dilatée que se trouve creusée une ou quelquefois deux loges remplies de semences très -nombreuses. Quelques auteurs, etSinith en particulier, prétendent que les feuilles du centre renferment dans leur base un organe particulier qu'ils indiquent comme une étamine ; mais ce fait , qui paraît très-douteux , n'a jamais été vérifié avec assez d'exactitude , ni exposé avec assez de détails pour qu'on puisse savoir ce qu'il y a de vrai dans cette assertion. Le professeur Delile a présenté à l'Académiedes Sciences, il y a près de deux ans, un Mémoire sur cette Plante , renfermant des détails curieux sur son organisation et sur sa germination; mais ce Mémoire n'étant pas encore publié, les faits qu'il renferme ne nous sont pas connus assez exactement pour les exposer ici. Le genre Isoetes ne renferme dans tous les auteurs que deux espè-
ISO 3i
ces; l'une , qu'on indique dans toute I Europe, Isoetes lacustris, L., et dont on distingue deux variétés; l'autre, qui croît dans l'Inde, Isoetes Co/omandeliana. Il paraît cependant que les deux variétés de l'espèce européenne constituent deux espèces bien distinctes; l'une, qui est le véritable lacustris de Linné , croît dans le nord de l'Europe, et jusque dans les Vosges où Mougeot l'a recueillie au lac de Geradmer ; l'autre , qui habite les lacs des environs de Montpellier et quelques autres parties du Midi , a les feuilles beaucoup plus étroites, plus longues et plus redressées. Bory de Saint-Vincent en ajoute une troisième qui se trouverait dans les Landes aquitaniques ; ses feuilles sont presque filiformes, et quelquefois confervoïdes. ïhore la découvrit aux environs de Saint- Vincent même, près de Dax. (ad. b.)
ISOLËPIDE. Isolepis. bot. puan.
Famille des Cypéracécs , Triandrie Mouogynie, L. — B, Brown {Prodr. Tl.
Nov.-Holl. T. i, p. 221) a fait un genre particulier., sous ce nom, de toutes les espèces de Scirpus de Linné , qui n'ont pasde soies hypogynes autour du fruit. Tels sont les Sci/pus jluitans , setaceus , nodosus , etc. V.
SCIRPE. (A. R.)
* ISO LUS . crust. Genre établi par Leach et mentionné par Desmarest ( Dict. des Sciences Natur. ) qui ne donue point ses caractères. (o.)
ISONEMA. bot. pjian. Robert Brown {Mem. W'ern. Soc. 1, p. 63) a établi sous ce nom un genre de la famille des Apocynées et de la Peutandrie Monogvnie, L., auquel il a rlonné les caractères suivans : corolle hypocratériforme , dont le limbe est à cinq divisions; cinq étamines ayant leurs filets simples au sommet, les anthères s=igittées , adhérentes au stigmate par leur milieu; point d'écailles hypogynes ; deux ovaires; style unique, filiforme ; stigmate épais et obtus. L'espèce sur laquelle ce genre a été fonde est un Arbrisseau ,ae TAfrique équinoxialc , qui est velu
3a ISO
et muni de feuilles opposées. Ses fleurs sont disposées en coryinbes terminaux. Le tube cylindrique de la corolle est barbu intérieurement.
Rcemer et Schultes ont appelé celle Plante Isonema Smeathmanni , du nom de celui qui l'a apportée d'Afrique.
Postérieurement à l'établissement du genre Isonema de R. Brown , H. Cassini a employé la même dénomination pour un nouveau genre de Svnantbérées. En attendant qu'on lui impose un autre nom (ce qui ost nécessaire), nous le ferons ici connaître tel que son auteur l'a proposé.
Ce genre appartient à la Syngénésie égale de Linné. H. Cassini ( Bulletin de la Société Philomatique , septembre 1817) l'a ainsi caractérisé : involucre hémisphérique;, formé de folioles imbriquées, lancéolées , appliquées , membraneuses sur les bords et spinescentes au sommet; réceptacle plane, alvéolé; les cloisons des alvéoles membraneuses etlaciniées : calathide sans rayons, composée de fleurons nombreux , presque réguliers et hermaphrodites ; ovaires pentagones, glabres, glanduleux', munis de bourrelets hasilaire et apicilaire , et surmontés d'une aigrette longue , .blanche et légèrement plumeuse.
L'auteur de ce genre l'a placé dans la tribu des Vernoniées-Ethuliées. Il n'en a décrit qu'une seule espèce sous le nom à! Isonema avala. Le Conyza clrinensis , L. et Lamk. , paraît en être le synonyme. (g..n.)
ISOODON. MAM. V. PÉRAMÈLE.
ISOPIILIS. polyp.? Rafinesque- Scbmaltz ( Car. Gen. elSp. , tab. 20 , fig. 5, a,b. ) désigne sous ce nom un genre de productions marines dont il ne décrit et ne figure qu'une espèce.
C'est, dit-il, une substance gélatineuse, transparente, plane , presque arrondie, garnie sur presque toute sa partie supérieure de séminules en partie enchâssées, rondes , situées en ligues circulaires et concentriques. 11 a été observé sur les côtes de Sicile.
ISO
Si nous le comparons aux autres productions marines, sans considérer l'opiuion de l'auteur, qui le regarde comme une Plante , nous serons forcés^ cause de ses caractères , d'en faire un Zoophyte de l'ordre des Polyclinées dans la division des Polypiers sarcoïdes ; les rapports que l'Isophlis présente avec ces êtres sont si nombreux , qu'il ne forme peut-être qu'une espèce d'un des genres établis parSavigny dans cette famille encore peu connue. Rafinesque donne le nom A'Isopklis concentrica à l'espèce qu'il a trouvée. (lam..x.)
* ISOPHYLLTJM. bot. imian. Le genre Buplevrum , L. , a van t été subd ivisé en trois genres distincts par Hoffmann (P/a//A Umb. Gen. 1 , p. 112), cet auteur a donné à l'un d'eux le nom à'Isophyllum, renouveléde Cordus qui l'employait pour une espèce, et il l'a ainsi caractérisé : involucre général et involucelles à plusieurs iolioles inégales , lancéolées; pétales infléchis; akènes oblongs, cylindriques, à cinq côtes. L' Isophyllum n'est en réalité qu'une simple division du genre éminemment naturel Buplevrum ; il se compose des espèces suivantes : B. petrœum, B. caricifoliUfn , B. falcatttm , B. juncettm , B. Gerardi et 2?. baldense. (g..n.)
ISOPODES. Isoj)oda. crust.
Cinquième ordre de la classe des Crustacés , ayant pour caractères essentiels: mandibules saus palpes; pieds uniquement propres à la locomotion ; deux paires de mâchoires recouvertes par deux pieds-mâchoires représentant, par leur réunion, une lèvre inférieure ; pieds antérieurs portés par un segment distinct de la tête; branchies situées sous la queue ; corps déprimé'; tronc divisé communément en sept segmens ; quatorze pieds ; un à six segmenS postérieurs, formant une queue.
Latr.eille divisait cet ordre eu deux familles, celles des Phytibranches et des Plérygibranchcs. Dans le Règne Animal de Cuvier , U l'a divisé en trois sections sous les noms île Cyli-
ISO
loranches, Phylibranches et Plérygibbranches ; enfin dans son nouvel ouvrage (Fam. Natur. du Règne Anim.) lil fait passer les deux premières seciitions , celles des Gytibranches et des rPkytibranches , dans I'ordredes Amphipodes, et ne laisse dans les' Isopodes Hue ceux compris dans sa section des l'Ptérygibranches. Les Isopodes s'éloignent des Amphipodes, parla forme Lamellaire ou vésiculaire des appendices inférieurs du post-abdomen, par leurs mandibules dénue'es de palppes el par l'absence de corps vésicuo.eux à la base des pieds. Ces Crustacés ont le corps ordinairement composé H'une tête portant quatre antennes, lont les deux latérales, au moins, «ont en forme de soie; ils ont deux i/eux grenus. Leur tronc est formé de ;:ept anneaux , ayant chacun une Wfïre de paies ; leur queue , dont le • îombre d'anneaux varie d'un à sept, ■est garnie , en dessous , de lames ou de feuillets disposés par paires , •i>ur deux rangs, portant ou recouvrant les branchies, et servant aussi it la n'afatfori,' Les organes sexuels masculins d'uil petit nombre d'espèces où on les a découverts , sont doubles et placés sous les premiers feuillets de la queue , oii ils s'annoncent >Dar des filets ou des crochets. Les cmelles portent leiirs œufs sous la mitiirie , soit entre des écailles , soit ilans une poche ou un sac membraîeux qu'elles ouvrent aliu de livrer oasssge aux petits qui ont , en naissant , la forme propre à leur espèce , :t qui né font que changer de peau :n grandissant.
Laireille divise cet ordre en deux grandes sections: la première , celle Mes Aquatiques , se compose des Isooodes qui sont munis de quatre anp'énnës très-distinctes, dont les antérieures ont au moins trois à quatre articles : les autres sont dépourvus de ■:et organe. Les appendices inférieurs Hu post-abdomen sont ordinairement vésiculeux et sans ouvertures particulières pour l'entrée de l'air. Cette pétition comprend les familles des Epicarides, des Cymothoadées , des