‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 133 sur 232 · IS. G. ST.-H · texte numérisé non relu

IS. G. ST.-H

LENA-NOEL. bot. phan. C'est-àdire Bois de Noël , et qu'on prononce Légua. Nom du Convolvulus scoparius qui donne le bois de Rose aux Canai ies. (B.)

LENDOLA. rois. L'un des synonymes vulgaires d'Exocet, r. ce mot.

* LENGON. bot. rn an. On ne peut reconnaître de quel fruit gros comme une Noix veut parier sous ce nomFlacourt, dans sa relation de Madagascar. Il noircit l'intéiieur de la bouche et parfume l'haleine, (b.)

* LENGUADO. pois. (Delaroche.) Syn. de Fleuronecles Sol a , L., aux îles Baléares. V. Pleuronecte. (b.)

LENIDIE. Lenidia. bot. phan. Le genre de Dilléniacées , ainsi nommé par Du Petit-Thouars , avait déjà été nommé Jf'ormia\>av Hoth. Ce dernier nom doit être conservé, f^. Wormie.

* LENOK. pois. (Pallas.) Espèce de Saumon des torrens de la Sibérie orientale. (b.)

LENS. iNs. r. Lente.

LENS. bot. ni an. V. Lentille.

LENTAGINE. bot. ru an . L'un des noms vulgaires du Viburninn Ti/ius. V. Viorne. (b.)

LENTAGO. bot. dian. Espèce du genre Viorne dans Linné. Césalpin donnait ce nom au Viburnum Tinus.

LENTE, pois. (Risso. ) Le Spams Ce/tih Nice. (b.)

LENTE. Lens. ins. Nom donne aux œufs du Pou de la tête, de l'Homme. /'. Pou. (g.)

* LENTE, bot. ru an. (Garidel.) Le Mvdicago falcata dans quelques cantons du midi de la France, (b.)

LENTIBULARIA. bot. piian.

Syn. d'Utrieulaire. V. ce mot. (b.)

* LENTIBULAP.IÉES. Lentibulariœ. bot. phan. Petite famille appartenant à la classe des Plantes dicotylédones monopétales hypogyues , établie par le professeur Richard, adoptée par Poileau et Turpin (El. Paris , i, pi 26) et par R. Brown [Prurfr.

Fior. Nov.-Holland., 1, p. 42g). Celte famille, qui ne se compose que des seuls genres Ulriculaire et Pinguiculairc jusqu'alors placés dans les Priinulacées , offre les caractères suivans : le calice est persistant, monosépale, à deux ou trois divisions disposées en deux lèvres ; la corolle est mouopétale , irrégulièie , éperonnée, à deux lèvres. Les étamines , au nombre de deux, soiil insérées tout-à-fait à la base de la corolle et incluses. Les anthères sont terminales et uniloculaires. L'ovaire est sessile , à une seule loge , contenant un grand nombre d'ovules très-serrés les uns contre les autres sur un trophosperine globuleux, central et dressé. Le style est simple et très-court ; le stigmate est membraneux, composé de deux lamelles inégales. Le fruit est une capsule uniloculaire, polysperme, ayant un trophosperme ou placenta central et s'ouvrant soit par son sommet au moyen d'une fnte longitudinale , soit comme une boîle à savonnette, c'està-dire par le moyen d'un opercule.

Les graines sont très-petites, dé-

pourvues d'endosperme et renfer- [I maut un embryon ordinairement in~ I divis el comme monocotylédon.

Les Plantes qui composent celte fa- I mille sont de petites Herbesqui viveut I au milieu des eaux ou dans les lieux I humides, tourbeux ou inondés. Leurs feuilles sont disposées en rosette à la base des tiges , ou caulinaircs , divisées en lobes capillaires , radiciformes et vésiculeuses. Celte petite famille se distingue surtout des Primulacées par son port , par ses étamines qui ne son' pas opposées aux lobes de la corolle et ses graines dépourvues d'endosperme. (a. b..)

LENTICULA. bot. piian. Syn. de Lenticule. V. ce mot. (b.)

LENTICDLAIRES ou PIERRES LENTICULAIRES, moll. Nom que l'on donne quelquefois auxLenticulites et aux Nummulites. On donne particulièrement le nom de Pierres lenticulaires à celles qui contiennent un grand nombre de ces corps agrégés par un circuit solide. (d..h.)

LENTICULE. Le/nna, bot. piian.

Il n'est personne qui n'ait remarqué à la surface des eaux dormantes dans les fossés et les marres , ces petites efflorescences d'un vert clair, ayant à peu près la forme de Lentilles , et que pour cette raison on nomme vulgairement Lentilles d'eau. Ce sont autant de petites Plantes phanérogames qui forment un genre particulier dans la famille des Nayades, et qui a reçu successivement les noms de Lenticula , Hydrophace elLemna. Comme ces Plantes sont d'une grande ténuité et que l'organisation de leurs fleurs, à cause de leur extrême petitesse, est eucore fort peu connue, nous croyons devoir la décrire avec quelque détail, l'ayant étudiée complètement dans toutes ses parties, dans une des espèces que l'on rencontre le plus communément.

La Lemna gibba , L., S/k i 577, est une petite Plante annuelle , flottante à la surface des eaux où elle ressemble en quelque sorte à des petites feuilles lenticulaires dépourvues de

; tige et de pétioles; tantôt elles sont 1 isolées , tantôt elles sont réunies cet groupées. Ces petites frondes qui i composent toute la Mante , rem- ] plissent à la fois les usages de tiges tet de feuilles. Elles sont , ainsi que mous l'avons dit, lenticulaires, trèsi renflées cl gibbeuses à leur face inférieure qui est séparée de la supéricu-.

ire par un rebord mince et saillant.

Vers la partie la plus étroite de la ! fronde on observe de chaque côté du : rebord une fente ou fissure par la- ■ quelle on voit sortir soit une autre fronde , de laquelle il doit en sortir une troisième un peu plus tard , soit les Heurs et quelques radicules qui descendent pei pendiculaiiemenl.

Les ûeurs sont monoïques et renfermées d'abord complètement daus une spathe sessile, monophyllc , comprimée , irrégulièrement cunéiforme , mince , membraneuse et comme réticulée. Celte spathe se fend sur l'une de ses faces pour laisser saillir les étamines et le st\ le. Chacune d'elles renferme une fleur femelle , qui se compose d'un pistil unique et d'une à deux fleurs mâles également cornposées d'une seule étamine. Ces étamines ou fleurs mâles offrent un filet cylindrique plus long que le pistil , terminé à son sommet par deux anthères juxta-posées, globuleuses, uniloculaires et s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal. Le pistil offre un ovaire ovoïde compiimé, à une seule loge contenant de deux à cinq ovules dressés. Le style est gros , cylindrique , terminé par un stigmate tronqué et concave. Le fruit est une petite capsule arrondie , quelquefois comprimée, contenant une ou plusieurs graines et restant indéhiscente. Ces graiues qui sont ovoïdes-arrondies , marquées d'une suture saillante ou raphe , se composeut d'un tégument propre assez épais et d'un embryon monocotylédon , qui forme à lui seul toute la masse de l'amande. Plusieurs autres espèces de ce genre croissent également dans nos eaux donnantes ; telles sont les Lemna trisulca, L. mi-

nor, L. polyr/iiza qui est la plus grande, et L. arhiza qui est plus petite.

LENTICULINL bt LENTICULI- TE. moll. Ce genre, que l'on confondait autrefois avec les Camérines ou Numnudites, a été créé par Lamarck pour de petits corps lenticulaires poly thalanics qui ne diffèrent des Nummulites que par les cloisons qui s'étendent jusqu'au centre de la coquille et par l'ouverture qui reste visible lorsque celle des Nummulites disparaît constamment. Ces caractères ont paru suflisans à la plupart des zoologistes pour conserver les deux genres et les placer dans des familles différentes. Une élude comparative des espècrs de ces deux genres , et surtout de celles qui ne sont pas pétrifiées , aurait fait apercevoir une structure absolument semblable dans les deux genres; si quelques légères différences se remarquent quelquefois , elles se lient toujours par des nuances insensibles. Nous traiterons de ces corps au mol Nummulites. (D..H.)

* LENTIGO. moll. Klein {lilethod.

Ostrac. , p. 100) propose de réunir daus le genre qu il nomme ainsi , toutes les Coquilles dont les tubercules aplatis et arrondis ressemblent plus ou moins à des Lentilles. De pareils genres ne méritent pas même d'être examinés. (d..h.)

LENTILIER. Lenticulits. pois.

Syn. d'Achire. V. ce mot. (b.)

LENTILLAC. vois. L'un des nom-, vulgaires de l'Emissolc , espèce de Squale. J'~. ce mot. (y.)

LENÏILLADE. pois Ce nom s'applique , sur les côtes de la Méditerranée, à plusieurs espèces de Raies, particulièrement à l'Oxyrinque (b.)

LENTILLE. Lens. bot. piian. Ce genre, établi par Tourneî'ort , a été réuni par Linné aux espèces d'Ers (Ervum) dont il ne diffère que par sa gousse plus comprimée , à une ou deux graines lenticulaires et non globuleuses. V. Ers. (a.r.)

Page 1