‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 146 sur 232 · TOME IX · texte numérisé non relu

TOME IX

522 LES

Cette disposition dichotomique provient de la manière dont se développent les frondes par lesquelles ces rameaux sont terminés. Ces frondes sont un peu moins épaisses que celles des Laminariées de la seconde section; allongées dans leur jeunesse, elles finissent par se fisser pour se diviscren deux feuillesquià leur tour se doivent diviser encore ; mais cette division ne s'opère point par l'extrémité de la lame , comme la chose arrive pour les Liminaires proprement dites. Elle a lieu premièrement à l'insertion même de la fronde sur la ramulè qui la supporte et qu'on peut considérer comme un pétiole. Elle y commence d'abord comme par un trou ou déchirure mitoyenne qui se prolonge ensuite longitudinalement , de sorle que, parvenue à l'extrémité, elle forme deux lames distinctes de ce qui d'abord n'en était qu'une seule. Le même phénomène a lieu dans les Mncrocysles ; mais ici les frondes ou feuilles terminal esne se fissent pas intérieurement seulement en deux , mais en trois , quatre et même jusqu'eu six grandes divisions. La fructification de ces Plantes consiste , comme dans le reste des Laminariées , en des groupes ou propagules graniformes, compactes et disperses dans l'étendue des lames et qui finissent par leur donner une certaine rudesse au tact. Avant le développement de ces groupes , la lame est lisse , brunâtre et plus ou moins mince et transparente. Elle devient ensuite épaisse et opaque. LcsLessonies sont dans tonte l'étendue du mot des Arbres marins q ui paraissent acquérir de grandes dimensions. Nous eu possédons trois espèces dont aucun auteur n'avait encore parlé ; ces espèces sont :

Lessonia fuscescens, N., à tige arborescente, inférieurcment simple, se divisantàson extrémiléen rameaux nombreux, cylindriques , qui à leur tour se fourchent en ramules entrelacées , fort comprimées, noirâtres, supportant des frondes linéaires ou ovales-allongées, acuminées inférieurcment et supérieurement, à bords

LES

légèrement ou fort obscurément den- H tés quand ces bords ne sont pas d'une 1 intégrité parfaite. Celle espèce nous ■ fut d'abord communiquée par Lesson \ ui l'avait recueillie à la Conception u Chili et par Dm ville qui l'a rapportée des îles Malouines , ou elle f croît en grande quantité à quelque * distance du rivage. Elle sera figurée % dans la relation du voyage de la Coquille.

Lessonianigj'escens, N. , à tige divi- k sée, produisantdans touteson étendue des rameaux alternes qui se divisant à leur louren ramules Ibiirchées parla i< division des lames, forment le long a du Végétal des paquets de frondes ou l' feuilles linéaires longues d'un pied à il dix-huit pouces , larges d'un pouce lt au plus , très-entières , plus cousis- kl tantes que dans la précédente, et fi d'une couleur noirâtre qui devient très-foncée par la dessiccation. Elle est originaire du capHorn , et nous fut communiquée en 1 8 a4 par notre col- SI laborateur Lnmouroux et par Chau- Ai vin , zélé botaniste de Caen , qui la (|e nommait Laminaria ramosissi/na.

Lessonia quercifolia , N. Nous n'en il connaissons que les derniers rameaux qui, moins comprimés que dans les espèces piécédenles , et couverts d'u- k ne sorle de villosilé due peut-être à ^ la présence de quelque Céramiaire \\ ou d'un petit Polypier flexible n'en [\ sont pas moins dicholomes. Les laines t| ou frondes qui s'y implantent sont s| oblongues, irrégulièrement dentées sur les bords de manière à présenter obscurément la figure d'une feuille { de Chêne qui serait étroite par rap- |6 port à sa longueur. Sa surface devient ,; plus rugueuse que celle des espèces f!l précédentes, les gongyles y étant \ beaucoup plus gros et égalant en vo- j, lume des grains de moutarde. Elle , nous fut communiquée anciennement par Lesueur qui la rapporta de son voyage aux Terres Australes. Nous la croyons de la Nouvelle-Hollande; du „ moins Chauvin nous en a-t-il en 1825 communiqué un échantillon donné comme venant de ce pays.

LES

LESTÈVE. Lesteva. iss. Génie Aie l'ordre des Coléoptères, section HHes Pentamères , Camille ries Braclié- Nytrcs, tribu des Aplatis (Fani. Mat.

ddu Règu. Anini. de Latr.), établi par ILatreiile, et presque en même temps ppar Gravenhorst qui lui a donné le BDom dïAiitophagus, et ayant pour ccaractères : antennes insérées devant Mes yeux et sous un rebord , presque dde la même grosseur , avec la plupart ddes articles en cône renverse, et le (idernicr presque cylindrique; palpes lifilifoi mes. Ces Insectes se distinguent ddes Aloéchares par l'insertion des aantennes qui, dans ces derniers, m'est pas recouverte par un rebord dde la tetc. Dans les Protéines les antiennes vont en grossissant ver., l'exilrémilé ainsi que dans les Omalics cet les Oxy télés.

Les antennes des Leslèves sont indices devant les yeux sous un re- Lbord de la lêle; elles sont presque lifilifoi mes , composées de onze articles ildont le dernier est presque cylindrique ; tous ces articles sont presque irtela même grosseur. Les palpes sont {filiformes ; les maxillaires sont de t;:juatre articles ; le troisième un peu [plus gros que les autres, le dernier (beaucoup plus grêle, allongé, plus Mong que les trois auires réunis; les l.labiaux de trois articles; la tête est libre, entièrement séparée du corse- Mel ; le corps est déprimé , avec le corsèelot allongé , presque en cœur, tronqqué et rétréci postérieurement. Les eëlytres recouvrent ordinairement la pplus grande partie de l'abdomen et Mes ailes; les tarses out leurs articles nallongés , et le dernier beaucoup plus ccourt que les précédens réunis. Les ILestcves se trouvent sur les fleurs et ;sur les Arbres ; quelques-unes fré- : iquentcnt particulièrement les flcuis I ide l'Epine blatiche ( Cratœgus oxyaj cantha). On en connaît une doui «aine d'espèces, toutes européennes j ;et de petite' taille. Leurs métainorn pphoses nous sont inconnues.

b #La Lesté ve .vlpinjî, Lesteva- alpi- . ma, Latr. (Gêner. Cruel, et Ins. T. 1, ; ^p. 297, n° 2); Stapliilinus alpinus

LES 5a3

(Fabr., Oliv. , Entom. T. ni, Staphyl. , p. 3a, n° 45 , plv 6 , lig. 55) ; A ntophagus alpinus , Graven. (Coléopt. Micr. , p. 188, n. 2). Cette espèce est longue de deux lignes et demie ; la tête est noire , avec les antennes brunes et lisses ;\ leur base, la bouche est un peu testacc'e; le front est très - enfoncé ; le corselet est brun , ponctué , un peu bordé ; les élytres sont d'un testacé pâle , luisant ; le dessous du corps est noir ; les pâtes sont d'un testacé pâle. Cet Jnsecte se trouve en Laponie, ainsi que dans les hautes montagnes de l'Allemagne et de la llussie. (g.)

LEST1BOUDOISE. Lestibudesla.

bot. priAN. Genre établi parDu Pelil- Thouars (Plant. cleslles Austr., 1, p.

55 , tau. 16) dans la famille des Amaranlhaçees, et adopté par R. Browu (Prodr. Flor. Hou.-MolL i,p. 4i5), avec les caractères suivans : calice à cinq divisions profondes; étamiueS au nombre de cinq , réunies par leur base et monadelphes ; anthères à deux loges ; ovaire uniloculaire, polyspermc; style court ou nul; stigmates filiformes , recourbés, au nombre de trois à quatre; capsule polysperme s'ouvrant transversalement eu boîte à savonnette. Ce genre est trèsvoisin des C.rlosia dont il ne diffère guère que par ses trois à quaîre stigmates lilifoimes, tandis que le Stigmate est simple ou seulement bilobe dans les vraies Célosies. Du Petit- Thouarsen a fait connaître une seule espèce qu'il nomme Loslibudesia spicata. Elle est originaire de Madagascar. Rob. Brown en a décrit une seconde espèce qu'il nomme Lestibudesla arborescens , parce que sa lige est frutescente et volubile. ICI le croit à la Nouvelle-Hollande. Le même auteur dit qu'on doit réunir au même genre les (Jelosia paniculata , uirgataultrigyna. (a. r.)

LESTIBDDÉE. Lestibudœa. bot.

piian. Necker appelait ainsi un genre nouveau qu'il formait avec le Calendula gramiiiifolia; mais ce genre n'a pas été adopté. (a. r.)

5a4 LET

LliSTITIS. bot. m an. Syn. d'A-

i istolochu Clématite.

LESTRIS. ois. (lUiger.) $yn. de Labe ou Stercoraire, (b.)

LET-CHI ou LIT-CHI. bot. pijan.

Fruit délicieux d'une espèce d'Euplioria , très-cul livée maintenant à Mascareigne et à l'Ile-de-France.

LETHIFERE. bett. opii. Sousdivision établie par Blainville , dans le genre Vipère , à laquelle appartient l'Haïe , dont le venin, dit-on , fait mourir dans le sommeil. (b.)

. LËTHRE. Lethrus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères , section des Penlamères , famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, division des Arénicoles (Latr., Fam. Nat. du Règne Anim.), établi par Scopoli et adopté par Fabricius et tous les entomologistes avec ces caractères : palpes labiaux terminés par un article de la longueur au moins des précédens; mandibules cornées, fortes, avancées et arquées autour du labre qui est aussi saillant; antennes de onze articles , le neuvième étant en forme d'entonnoir et enveloppant les deux derniers; tête prolongée en arrière ; abdomen fort court. Ces Insectes ont de grands rapports avec les Géotrupes ou les Scarabés de Fabricius ; mais ils en diffèrent par la massue des antennes , qui dans ces derniers est formée d'articles libres et en feuillets. Les Lèlhres ont le corps arrondi et convexe ; les mâles onlles mandibules plus grandes, avec une branche ou une forte dent au côté extérieur. Leurs élytres sont voûtées et inclinées autour de l'abdomen ,et les pâtes postérieures reculées en arrière. Ces Coléoptères volent le soir après le coucher du soleil ; ils contrefont les morts quand on les prend , au rapport de Fischer (Ann.

des Scienc. Natur. , t. 1, p. 221). Le Lèthrc Céphalote est un Insecte trèsnuisible aux endroits cultivés , parce qu'il- cherche de préférence les bourgeons et les feuilles à peine apparen-

Page 1