‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 147 sur 232 · LET · texte numérisé non relu

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tes , et les coupe net avec les pinces tranchantes de ses mandibules. En Hon grie , ou il (ait beaucoup de mal aux vignes, on l'appelle Schneider , c'est-à-dire Tailleur. 11 grimpe trèsbien , et après avoir coupé les bourgeons de la Plante, il revient sur ses pas en marchant à reculons , et emporte son butin dans le trou qu'il habile. Chaque trou est creusé dans la terre , il est occupe par un couple ; mais à l'époque des amours , il arrive souvent qu'un mâle étranger vient troubler la tranquillité du ménage et cherclie à s'introduire dans l'habitation; alors il se livre un combat acharné entre le mâle propriétaire et l'usurpateur. La femelle ne reste pas inaclive; elle bouclie l'ouverture du trou , soutient son compagnon , cl le poussant sans cesse par le derrière, e.'Ie entretient l'animosité du combat; l'action ne cesse qu'après la mort ou la fuite de l'agresseur. Fischer (loc. cil.) décrit quatre espèces de ce genre, toutes propies à la Russie ; celle qui est la plus commune et la seule connue avant lui est :

Le Lèthre Céphalote, L. Ce~ phalotes , Fabr., Latr. , Oliv. (Col. 1, 2, 1, 1), Fischer ( Enlomogr. de la Russie, T. 1, p. i55, tab. iô, fig.

1). Long de huit à neuf lignes , large de cinq à six , tout noir avec le thorax et les élytres lisses. 11 se trouve dans les champs arides de la Tarin— rie , de la Hongrie et de la Russie; en Sibérie près du Volga, et près de Charkow. H vit dans les fumiers secs , et autour des racines , des Plantes vivaces et des sous-Arbrisseaux.

Le Lethrus œneus de Fabricius appartient au genre Lamprime. K. ce mot. (o.)

LETTSOMTE. Letisomia. bot.

piian. Genre de la famille des Convolvulacées et de la Pentandrie Monogynie, L. , établi par Roxburghet adopté par Wallich dans le second volume de la Flora hiciica de Carey où il en a décrit un grand nombre d'espèces nouvelles. "Voici comment il le caractérise : calice pcntasépalc ;

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corolle campanulée ou infundibuliiforinc ; ovaire à deux loges ; stigmate hbilobé; fruit sec ou charnu , à deux IJogcs, chacune contenant une ou Jdeux graines dont l'embryon est dresssé , recourbe , et les cotylédons cbifl'fonnés. Ce genre se compose de Plaullcs herbacées, vivaces , lactescentes, ss'étendaut beaucoup, et munies de Veuilles simples et de Heurs axillaires.

Dans la Flora Indica cilée précéidemment, le docteur Wallich a déccrit, avec un soin minutieux, douze cespèees de ce genre qu'il range en ideux sections , suivant qu'elles ont la (Corolle campanulcc ou infundibuli- Iforme. Parmi ces espèces, plusieurs ^sont nouvelles; les autres avaient itléjà été décrites sous les noms de I Co/i volu u lus o u d ' Ipomœ a ; t e 1 1 es so n l :

1° hcllsomia nervoia ou Convolvulus

nervosus , Burin. , T'ior. lnd. ; 2° Letl- ■ sowia setosa ou lpom. stiigosa , Uoth;

3° Lettsomia por/iacea ou lpom. seyilauica, Gacrtn.

Il existe encore un autre genre

Lellsomia , proposé par Ruiz et Pa- ' von dans leur Flore du Chili et du I Pérou , fort différent de celui de Rox- Iburgh , mais qui n'a pas été adopte.

LEUCADE. Leucas. bot. phan.

i Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gy mnospermie , L. ,

i indiqué par Burmann {Thesaur.

Zeyl. , p. i4o) et établi par R. Brown

[kProdr. Flor. Nou.-Holl. , p. 5o4) avec les caractères suivans : calice tubuleux à dix stries , terminé par huit à dix dents quelquefois illégales ; corolle dont le casque ou la lèvre supérieure est coucave , entière , barbue ; la lèvre inférieure à trois petits segmens, celui du milieu plus grand; anthères didymes , nues , à lobes écartés; stigmate lu labié, la branche supérieure très-courte. Linné réunissait ce genre avec les Phlomis , dont il présente , entre autres caractères , celui qui est tiré de la structure du stigmate. Mais comme il en diffère par le calice et la corolle, et que d'un autre côté il a quelques rapports avec le genre Leonurus , le professeur De

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fontaines (Mém. du Muséum , T. xi > p. î) l'a adopté et eu a publié la monographie. K. Bl'OWn a indiqué comme type le l'hlomis Zejla/tica , L. , et lui a adjoint plusieurs autres espèces des contrées équaioriales décrites par Svvarlz , Valh , Retz et Willde- DOWf. Il a , en outre, fait connaître une espèce de la Nouvelle-Hollande, sous le nom de L. Jlaccida. Sept nouvelles espèces indigènes des Indes- Orientales ont été décrites avec soin et figurées par Desfontaincs qui les a nommées : i° Leucas lielianthcmifolia , 3° L. ternifolia, 5° L. lamiifolia , 4° L. lanceœfolia , 5° L. marrubioides , 6° L,. procumbens , 7W et L<. capitata. (g..n.)

LEDCADENDRON. bot. pha.n. Ce genre , de la famille des Protéacées , avait été réuni aux Protea par Linné.

Adanson lui avait donué le nom de L'o/iocarpos. Salisbury , dans son Paraît isus Loitdine/isis , en a publié plusieurs espèces qu'il a distribuées dans les genres Protea , Euryspcrmum et Chasme. Enfin R. Brown, examinant de nouveau la famille des Pioléacées {'l'ians. Li/in., vo\. 10, p. 5o), a rétabli le genre Leucadcndron qu'il a caractérisé ainsi : fleurs réunies eu tète, dioïques par l'avortera en t ou l'imperfection des organes sexuels. Ses Heurs femelles possèdent un stigmate oblique, en massue, émarginé, hispidule. Le fruit est uue noix ou samarc monosperme , renfermée dans les écailles du stiobile formé par les- fleurs. Ce genre se compose d'environ quarante espèces, qui diffèrent principalement des Protea, auxquels on les rapportait autrefois, par leurs fleurs dioïques. La séparation des sexes soupçonnée par Linné da ns son Protea parvi/lora a va i t été observée très-positivement par Lamarck dans le Protea pinifolia qui est devenu le type du genre Juin.x , voisin du Leucadendron. R. Brown et d'autres sa vans botanistes anglais ont confirmé cette structuré par l'examen d'un grand nombre de PI antes vivantes, 'ions les Leuca—

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deudrons sont indigènes de l'Afrique australe, et surtout des environs du cap de Bonne-Espérance. Ce sont des Arbrisseaux, rarement des Arbres, souvent couverts d'un duvet soyeux.

Leurs feuilles sont très - entières.

Leurs fleurs sont disposées en capitulas terminaux et solitaires , enveloppées, le plus/ souvent , par des bradées imbriquées ou des feuilles verticillées et colorées. (g..N.)

LEUCjERIA. bot. phan. (De Candolle. ) Pour Leuc/ieria. pr. ce mot. (b.)

LEUGANTHÈME. Leucanthemum.

bot. phan. Ce nom , qui paraît avoir désigné chez les anciens la Camomille romaine , a été donné par Tournefort à un genre de Composées que Linné réunit à son Ckrysanlhemum.

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