‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 155 sur 232 · TOME IX · texte numérisé non relu

TOME IX

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suffisamment des Alnéi vas et des Sauvegardes qui d'ailleurs ont leur queue compiimée. Les Lézards, compris sous les caractères ci-dessus énoncés, sont encore assez nombreux, et forment avec les Couleuvres les genres de Reptiles dont on trouve le plus d'espèces en Europe el notamment en Fiance. Ce sont des Animaux agiles, élégans dans leurs formes , courageux , inuoeens, et dont les couleurs sont souvent très-brillantes. Ils s'engourdissent durant l'hiver qu'ils passent blottis dans des trous; ils paraissent d'autant plus vifs que la chaleur est plus gran.le, aimant à s'allonger sur la pierre nue à l'ardeur du soleil dont en été ils semblent savourer les rayons , en tirant comme certains Seipens leur langue qu'ils promènent et agitent autour deleur mâchoire; aussi , dans quelques cantons , les croiton venimeux et redoute-t-on cette langue que le vulgaire nomme un dard; en d'autres lieux, au contraire, on ne fait pas de mal à ce Reptile, on le nomme l'ami de l'Homme , dans la pensée ou l'on est que lorsque les Serpens cherchent à mordre les habitans de la campagne en s'en approchant traîtreusement , le Lézard les avertit du danger en faisant du bruit, ou se jetant sur l'agresseur pour le combattre. Il< n'y a sorte de conte qu'on ne fasse sur cet Animal , qui du restées! doux, s'apprivoise aisément , fuit à la moindre apparence du plus petit danger, mais qui se voyant réduit à la défense , montre autant d'adresse que de résoluiion. Nous en avons vu plusieurs saisir bravement au museau des Chiens d'arrêt qui les avaient surpris dans quelque pelouse sèche, et ne pas lâcher prise malgré les secousses violentes et les efforts que faisaient ces Chiens pour se délivrer. Tous ont la vie fort dure; il faut leur casser les reins pour les tuer ou leur enfoncer quelque épine dans l'un des naseaux. Ifs vivent long- temps sans manger ni boire ; mais ils boivent très-certainement, encore qu'on ait avancé le contraire.

Il peuvent parvenir à un âge fort

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avariée. Les Moucherons, les Insectes, les petits Mollusques terrestres, des Reptiles moins grands qu'eux, et des œufs des petits Oiseaux qu'ils recherchent en grimpant aux Arbres, l'ormeul leur nourriture habituelle; mais ils veulent une proie vivante.

Ils sont à leur tour dévoi es par les Scrpens et surtout par les Oiseaux de proie , qui font un grand dégât parmi eux. Ils paraissent doués d'une certaine intelligence et enclins à la curiosité. On les voit souvent suspendre leur fuite pour regarder l'objet qui causa leur effroi , lorsqu'ils ont acquis la certitude que ce n'était pas quelque ennemi dévorant. Nous en avons observe, plusieurs fois humant , pour ainsi dire, les rayons du joui , entendant tomberprès d'eux quelque chose, ou voyant une feuille s'agiter, venir reconnaître les objets qui avaient appelé leur attention , et retourner ensuite à leur première place après s'être tranquillisés par une scrupuleuse investigation. On les voit d'autres fois dans l'altitude de l'attention relever leur jolie tète le plus qu'ils peuvent pour dominer un plus grand horizon, et regarder autour d'eux sans trop s'effra^ er.de la présence de l'Homme; mais l'aspect d'un Chien les fait fuir de très -loin. Ils changent de peau comme les autres. Reptiles. C'est lorsqu'ils sont remis des fatigues que leur cause cette opération qu'ils sje livrent aux plaisirs de lîamour qui pour eux panait être une passion très-vive; elle les rend querelleurs , et l'on voit souvent les mâles se battre avec acharnement pour la possession d'une femelle, avec laquelle ils vivent fidèlement après l'avoir conquise; les1 individus de. chaque couple s'écartent peu- l'un de l'autre. L'accouplement est intime; les œufs qui en résultent ont leur coque blanchâtre et membraneuse; ils sont confiés à la chaleur du soleil qui les fait celore , et grandissent à mesure que le petit Lézard s'y développe. Au moment de In naissance de cet Animal , il s'en trouve qui sont le double de ce qu'ils

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étaient quand ils furent pondus.

Avant de s'engourdir pour passer l'hiver, ils changent encore une fois de peau. On ne les trouve jamais dans l'eau, dont ils n'approchent guère, et que même ils semblent craindre, s'y noyant aisément. Leur queue est excessivement fragile; le moindre coup suffit pour la casser, et la détacher même assez près de son insertion. Séparée du corps , elle continue de s'agiter long-temps et de manifester quelque sensibilité , tandis que le Lézard qu'on en a privé fuit , sans paraître trop s'embarrasser de ce qu'il a perdu. ÎS'ous avons vu de ces queues ainsi abattues demeurer tranquilles et comme fatiguées après s'être d'abord fort tourmentées en tout sens ; mais quand on les piquait , elles s'agitaient de nouveau. Le Lézard qui a perdu sa queue la reproduit en partie, ou du moins pendant la cicatrisation elle s'allonge et croît. Il arrive quelquefois qu'elle se bifurque ; la moindre mutilation suffit pour faille fourcher cetle partie dans les petites espèces dont on rencontre fréquemment des individus à deux queues , mais alors l'une des extremi tés est toujours plus petite que l'autre et comme implantée. La chair des Lézards passe pour sudoiifique, ce qui fait qu'on ne la mange point ; ce pendant elle est assez bnnue , et nous avons vu, dans une année de disette qui affligea l'Andalousie, de pauvres habilans s'en nourrir presque uniquement et s en bien trouver. Cuvier ayant réuni aux Lézards les Takydro mesdeDaudin , on doit les répartir cri deux sous-genres.

f ïakydromes, c'est-à-dire prompts coureurs. Ils ont la queue (:, excessivement longue en proportion du corps, des rangées d'écaillés carrées même sur le dos; leur forme générale est presque ophi'oïde ; ils n'ont point de tubercules poreux sous les cuisses , mais ou leur trouve deux vésicules aux cotés de l'anus. Uaudin, qui distingua ces Animaux , en nien tionna deux espèces, le Takydromc brun à quatre raies, et le Nacré à six

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îirs, figurés dans la planche 3g de '1 Histoire des Reptiles , qui fait partie uu Bullon tie Sonnini. Bosc soupçonne l'existence d'une troisième. On l'indique le lieu nalnl d'aucune.

ff Lézards proprement dits, qui Vont point de vésicules à l'pnus, i.iais où règne sous chaque cuisse une ungée de petits grains ou de tuberlales formés d'écaillés rudes au tonner , et munis de pores. Les espèces iiropéennes connues de ce sous-gen-

, qui s'élèvent maintenant à quinze «pièces au moins, avaient été présure toutes confondues sous ie nom tijLacerla e«7//spar Linné , et depuis ifcoatmalisle, Daudia .lepremier, en Ebi ou il la la confusion. Mais les esioces qu'établit cet erpétologiste , cen tranchées quand on en examine l'telque. individu parfaitement caraeirisé , présentent des dégradations

divi luelle.s de l'une à i .mil e qui >5 rendent fort difficiles à reconnaîaa en beaucoup d'occasions. No.is ciirons comme les plus dignes d'arrè-

• l'attention des naturalistes par UCir beauté ou par leurs rapports <f.c l'Homme :

lljie Grand Lézard veut, L ie. , nadr. Ovip.,p. 3t>9, pl. 20, Encyel.

C2pt. Lézard , pl. 6 , f . 3; Lacerta wellala , Daudin ; Lacerta agilis y, mu., Gmcl., Sysl. Nat., xiri, T.

p. 1071 ; Seps viridis, Laurent, nnpli., n. m. L i plus belle espèce 1 . genre, assez commune dans le miide la France, en Italie, eu barbi- 7, en Espagne et généralement dans ut le bassin de la Méditerranée :

uis il est douteux que cet Animal ttiouvc jusqu'au Kamlsclialka, car yyant observé avec soin dans pluuurs des contrées où il se plaît, il nus a paru extrêmement sensible froid. En ayant même trouvé usieurs fort beaux individus, au ; uiis de janvier, engourdis dans les 1 :>ncs des racines d'Olivier , que 1 us faisions déraciner pour notre làuflage durant le siège de liadajoz, . I Estramadure, tous ceux que nous l -fisàincs exposés à l'air v mouraient, ( core que le froid de la nuit n'ait

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jamais fait descendre le thermomètre de Réauinur à uu demi-degré audessus de zéro, tandis que ceux que nous fîmes dégourdir et que nous nourrissions par délassement dans la grange qui nous servait d'asile, se portèrent à merveille, et purent profiter de la libellé que nous leur donnâmes au retour des premiers rayons printanieis. Le Lézard vert est déjà fort commun dans les Landes aquitaniques , où il se tient dans les bruyères au bord des bois. On en trouve communément des individus d'un pied à quinze pouces de longueur; nous en avons tué qui avaient jusqu'à deux pieds de l'extrémité du museau à celle, de la queue , mais ils sont rares. Nous n'en avons jamais rencontré à queue double. Ce bel Animal un peu trapu , mais cependant d'une forme encore élégante, a son dos noir, et non couleur d'or, dYmerairle , d'azur, de rouge, comme le dit Lacépède qui l'a décrit un peu trop poétiquement ; mais ce dos est formé de irès-pelilcs éc lilles sembla ble-- à ces perles en verroterie dont on forme de petites bourses élégantes; sur ce fond, des ronds en perles d'un vert d'émeraude ou jaunâtre, sont distribués avec profusion, et l'harmonie de ce vert ci istallin et du noir brillant sur lequel il éclate , n 'a pas besoin d cl re exagérée pour être a. Imitable. La tête est brillamment marbrée de vert et de noir , ainsi que le dessus des cuisses et des pales; la queue est brunâtre, et tout le dessous d'un jaune verdàtre. Le Lézard dont il est question est innocent, mais hardi'; il fuit au moindre bruit , non lâchement, s'arrêtant dé distances en distances pour observer la cause de sa crainte , et si on le presse de trop près il se jette sur l'assaillant en faisant entendre un certain soulHement qui rappelle en petit celui que font entendre les Oies en colère.

Comme on en trouvait beaucoup aux environs d'une baronie de Saint- Magne où nous avons passé les premiers temps de notre jeunesse, et que nous en avons été souvent vio-

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lemment mordus eu leur faisant la petite guerreque l'enfance livre à tout ce qui fuit, nous pouvons affirmer que leur dent ne produit aucuu mauvais effet après la douleur du moment.

Il suffit d'avoir vu un seul grand Lézard vert , pour s'étonner que Linné" ait pu confondre celte espèce avec le Lézard gris.

Le Lézaiid vert , Lacer/a viridis, Duud. T. m, p. 54; Lacerta agilis , ■y, L., Gmel., lac. cit.; Seps varius , Laurent. Ampli., n. 110, tab. 5, f. 2. Plus petit que le précédent d'un tiers environ, plus svelle; le fond de ses parties supérieures est d'un beau vert , et les taches ou les bigarrures en sont uoircs, ce qui est le contraire de l'espèce précédente. Le dessous est également d'un jaune verdâlre , mais plus brillant. Il suffit d'avoir vu cet Animal pour ne pas le regarder comme une variété du Lacerta occellata. Il se trouve aux mêmes lieux, où nous en avons observé quelques individus dont le dessous élait bleuâtre.

Cette espèce est l'une des deux que nous avons trouvées le plus communément aux environs de Fontainebleau , dans les lieux découverts à la base des collines de grès. L'autre espèce que nous y avons observée est en dessus d'un vert tirant sur le bleu si répandu sur la robe de beaucoup de Sauriens duNouveau-Monde; c'est le Lacerta Brongnartii de Daudin; en le comparant au Lézard que Latreille décrivit sous le nom de Verdelet. Lacerta viridula, comme un Animal de l'histoire de Pavana , nous avons peine à croire qu'il n'y ait pas eu quelque erreur dans l'étiquetie du bocal qui contenait l'individu décrit par notre savant confrère, et nous regardons ces deux Animaux comme identiques.

Le Lézard des souches, Lacerta stirpium, Daud., pl. 35, fig. a, fort commun au bois de Boulogne, dans . les environs de Paris ; ce Lézard plus petit que les précédens , plus grand que le gris , de la couleur du dernier sur le dos , sur les flancs et en dessous,. long de six à huit pouces,

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et très-agile, semble être un vérita-fl

ble hybride.

Le LÉZARD GUIS DES MURAILLES J

Lacerta agilis, et, L., Gmel., /oc cii.jk p. 1070 , Lac. , Quadr. Ov. , p. 298 En c y cl. Rept. Lézard, pl. 6, fig. 2' Répandu dans toute l'Europe , mai:

surtout dans le midi de la France ce petit Animal s'y fait remarquei par sa vivacité ; il est d'ailleurs près que domestique , vivant dans le:

murs de toutes nos habitations. Ces particulièrement contre ceux de jardins où l'on appuie des espaliers et dont les moellons offrent des trou qui lui peuvent servir de refuge qu'il semble se plaire ; il y vieil guetter les Insectes destructeurs de fruits , et nous l'y avons surpris in sinuant sa petite langue dans le blessures faites aux raisins par I Diptère qu'il venait de saisir. Lei multitude dans les pays de vignoble où Iles propriétés sont enceintes c 111 pierres sèches et sur les coteaux pie f reux est incroyable. Nous en avoi 1 observé plusieurs variétés très retira Jl quables , qui mieux examinées s< iS raient peut-être autant d'espèces. I* première, la plus belle, mince, pl agile , sans aucune tache , d'un br cannelle clair avec le dessous bla châtre; la seconde plus grande av deux lignes longitudinales d'un bu noir sur le dos, et les flancs, va ri de verdâtre et de noir; la troisièi avec trois ligues longitudinal noires, dont celle du milieu est plus étroite; la quatrième avec lignes et de grosses taches noires d persées , entrecoupées, et le desso j' couleur d'acier, beaucoup plus gri l se d'ailleurs et moins leste; la ci quièine enfin avec des lignes et grosses taches noires, et le dessc du corps lavé d'une teinte rougeâ souvent très- vive et piquetée de ne Nous. avons perdu un travail I en Espagne sur ces Reptiles, où ni avions déciit et figuré avec le p grand soin les Lézards que notre jour nous permit d'y observer. N( \ ' y avions retrouvé le Lacerta nun lata de Daudin , elécouvert par B

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m environs de la Corogne , et nous îDUVons répondre qu'il est certaine-

eut une espèce bien distincte, eninrc que Cuvier ne le regarde que mmme une variété.

'Le Tiliguèra de Sarrlaigne qu'on a apporté au genre Lézard , paraît cire • Cuvier une espèce douteuse; ce cest peut-èlreque le Lacerta viridis.

ee L. du/netoram de Surinam, Bos- 'ianaàe. Saint-Domingue, Teyuu du aaraguay , sont les espèces américaiees constatées de ce genre.

Les Améivas , qui ont été confonuus par quelques-uns avec les A*ninaux dont il vient d'être question , centrent comme sous-genre parmi les lupinambis. r. ce mot.

On a étendu le nom de Lézard à ces Reptiles qui n'en sont pas, et uême à un Mammifère : ainsi l'on a pppelé Lézard Écaillé, le Pangolin ; Lézard DE mer , le Callyonyme ■>iyre , un Esoce et un Saumon; Léami» d'eau, les Batraciens du genre Triton; Lézard Leguan, les lguaiees, et un variété de Galéote appelée Kemliaantjès , c'est-à-dire Coq ce bataille. (b.)

LÉZARDELLE. bot. piian. Ce iJOm a été employé par plusieurs lootanistes français pour désigner le Xenre Saururus. V . ce mot. (b.)

* LÉZARDET. rept. saur. Nom Irtonné par Daudin , à une division du ;>'enre Agame ou il plaçait comme espèce unique le Lacerta mannorata , 'j., qu'i forme aujourd'hui le genre Marbré de Cuvier. V. Marbré. Dau- Itlin a aussi donné ce même nom à mne espèce de Tupinambis. V. ce nnot. On l'applique vulgairement aux oetits Lézards gris. (g.)

LHERZOLITE. MIN. Pyroxène en vochc de Charpentier(Jour. des Min...

.:. 5a, p. 3a 1 ). Le Lièvre a ainsi nommé une Roche composée de Pyroxène laimellaire, grenu ou compacte, observée :çn grandes masses par Charpentier, 'près de l'étang de Lherz , et sur tout 16 terrain qui s'étend depuis la vallée

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de Vicdessos , jusqu'à celle de la Garonne. Elle forme des assises puissantes dans le sol primordial , et alterne avec le Calcaire primitif.

La Lherzolite compacte a été confondue avec la Serpentine ; elle en diffère en ce qu'elle est plus dure, et ne contient ni Talc ni Feldspath.

(g. DEL.)

LIABON. Liabum. bot. piian.

Sous celte dénomination , Adanson (Familles des Plantes, vol. a, p. i3i) avait constitué un genre de la famille des Synanthérées , qui avait pour type une Plante de la Jamaïque décrite et figurée par P. Browne sous le nom de Solidago. Linné réunit cette Plante à son genre Amellus, et plus lai d , Swartz, dans ses Observa— tiones Botanicœ , adopta cette réunion. Willdenow ignorant sans doute ou n'ayant aucun égard à la dénomination proposée par Adanson , établit son Starkea qui est identique avec le Liabum. Entin le genre Andromac/iia, proposé par Humboldl el Bouplanil (/-Va///. sEyuin., vol. a, p. io4), est encore le même sous un nouveau nom. U est certain que si on veut ici être sévère dans l'application de la loi de l'antériorité, le nom An Liabum doit être préféré à tous les autres; mais alors comment pourra -t -on cl) a nger, sans occasioner beaucoup de confusion, le nom à'Andromac/iia donné à la plupart des espèces par Kunlh (Now. Gêner, et Spoc. T.

îv, p. 97-io3)? Cetle considération nous semble assez puissante pour empêcher de ressusciter un mot bizarre qui désignait un genre très-mal caractérisé et composé de Plantes non congénères. C'est un motif semblable qui a fait préférer le nom de Drepania proposé par Jussieu pour un genre de Chicoracées à celui de Tulpis antérieurement donné par Adanson-. Cassini a une toute autre opinion relativement au nom du genre dont il esl ici question. Il adopte maintenant le Liabum, et il substitue les noms de L. lirotvnei et L. Jussiœi à ceux d' ' Andromachia Poiteaui et à' A. Jussievi qu'il avait lui-même

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donnes à ces Plantes. La première est le Starkea umbellata , Willd. P'. , pour lus détails génériques et les usages remarquables d'une espèce indigène du Pérou, le mot Andhoma- CHIA. (g..n.)

LIAGOR.E. Liagora. roj/ïr. Dichotomaria , LamK. Genre de l'ordre des Tubulariées dans la division des Polypiers flexibles. Caractères : polypierphyloïde , rameux , fistuleux, liohè'niforme , encroûté d'une légère couche de matière crétacée. Beaucoup de naturalistes ont regardé comme des Plantes marines ces êtres que Lamouroux range dans son genre Liagora , et qu'il croit devoir rapporter au; règne animal. Turner, Gmelin , Desfontaines et Rolli en firent des Fiicus. Mais Gmelin et Esper en avaient déjà lait des Tu biliaires. Les Liagores ont le port, la forme et même la couleur de certains Lichens; elles sont' couvertes d'une légère incrustation de carbonate calcaire ; leur substance intérieure est gélatineuse el assez ferme. Leurs tiges et rameaux sont cyliudroïdes dans l'état de vie ou lorsqu'on les a mis tremper dans l'eau ; ils se resserrent, s'aplatissent et se plissent de diverses manières par la dessiccation. Lamouroux attribue à toutes les Liagores une tige fistuleuse. Nous ne savons si ce caractère existe dans les espèces que nous n'avons point examinées; mais nous l'avons vainement cherché sur les Liagora fersiculor et articillata que nous avons étudiés; cellesci ont leur tige pleine. Nous avons soumis ces espèces à différons essais pour reconnaître leur organisation .

mises dans l'Acide nitrique très affaibli, leur croûte calcaire ne tarde pas à être enlevée avec une effervescence assez vive ; il reste un axe gélatineux assez solitle , ayant ton I - filait l'aspect de certaines Plantes marines décolorées et macérées dans l'eau de la mer, après qu'elles ont été détachées depuis quelque temps.

En examinant au microscope des fragmensde Liagores dépouillées de

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leur incrustation crétacée , on aperçoit à la surface et spécialement aux extrémités des rameaux , des espèces de bouquets branehus, infiniment petits , implantés dans la substance gé la line use de l'axe; ils ont beaucoup de ressemblance avec ce que l'on remarque à la surface des grandes Co' rallinées dépouillées aussi de leur matière crétacée par les Acides , mais ils sont bien moins distincts- Mises sur les charbons allumés , les Liago re? , dépouillées ou non de leur incrustation , ne donnent en brûlant aucune odeur animale. On n'aper çoit sur leur surface aucune trace de pores; leur couleur varie : elle est blanche, rougcàlre, jaune ou verte ; elles vivent dans les mers des climats chauds. Lamouroux a rapporté les Liagores aux Tubulariées II nous semble tju'clles auraient plus de rap-

S)orts avec les Coralliuées, si touleois elles appartiennent véi itablement au lègne animal. Ce genre renferme les Liagora versicolor , ceianoides , p/iyscioides , ai/rantiaca , farinosa , albicans , distenla, aniculala , toutes originaires des mers des pays chauds de la zone tempérée ou des tropiques.

Ou n'en trouve aucune espèce audessus du quarantième degré nord

Agardh comprend ce genre dans son Sys/ema silgarum , et le place dans l'ordre des Floridées. (E.D..L.)

LIAIS (pierre de), min. On donne ce nom , dans l'art de la bâtisse, à une Pierre calcaire à grain fin , à cassure terreuse, formant dans les terrains tertiaires des environs de Pa ris , des bancs de sept à quinze pouces d'épaisseur : elle est recherchée comme t;ès-propre à cire employée pour les rampes, les chapiteaux , les colonnes , les balustrades, etc. Elle est facile à tailler et assez tenace pour conserveries moulures, (g. del.)

LIANE: bot. Ce nom vulgaire , employé dans toutes les colonies françaises par les premiers flibustiers el pusse dans la langue française, désigne tout Végétal sarmenteux dont les rameaux débiles choisissant d'au-

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nres Végétaux pour support, grimpent le long des troncs d'Arbres , s'enaacentdans leurs rameaux et finissent quelquefois par les étouiFer sous une eerdure plus épaisse encore que la eeur. Quelques-unes se serrent au luois comme notre Lierre; d'nulres oont moins élreignan les, comme nos Clématites et nos Liserons des haies; ll'autres enfin sont accrochantes , xomme nos Ronces. Ces Ronces . ces ...liserons, ces Clématites , ces Lierres, .aotre Biione et notre Tamnus seraient des Lianes aux Antilles, à la ÎTuiane et dans l'île de Mascareignc.

Mais aucune des l'Iantcsqui dans nos unies ou dans noshuissons remplissent un tel i oie, n'égale en force ou cri étendue les Lianes des pays chauds.

Wous en avons vu couviir de proche ■en proclie ,dcs parties assez considérables de certaines forêts, et finir par ces confondre en une seule masse de •euillagc. Le nom de Liane vient évillcmment de lien, parce que les rameaux des Lianes lient étrpitenicnt tes objets qu'elles saisissent. Beau- Leoup de Plantes non-seulement <lc :»enres divers, mais encore de familles cl de classes différentes sont des LLianes. 11 en existe parmi les Herbbes et les Arbustes ; des Fougères (même rampent en Lianes. Les Glunmifèies sont les seuls Végétaux qui nn'eu adoptent jamais les formes, (parmi les Lianes les plus communes eet dont les noms sont presque conssaci és , nous citerons les :

Liane a l'Ail, le Bignonia alliaccea, L. , aux Antilles.

* Liane amère, V A buta canditcans à Caycnne.

* Liane a l'Ane, Y Omphalea ddiandra à la Guianc.

* Liane d'Asie jaune, le Tctrappteris inœqualts de Cavauilles , selon SSurian.

* Liane Avancaré, une espèce du Jgenre P/iaseu/us.

' Liane a barrique , le lUvinia oc- Vtandra à Saint-Domingue; Y Ecasta- Ipliyllurn Brownii à la Martinique.

Liane a Batate, le Convolvulus I Bal a/as.

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Liane a Bauduit , le Convolvulus brasiliensis, employé comme purgatif dans toutes les Anlilles par les anciens flihustieis-

Liane blanche, le Rivinia lœvis à la .Martinique ; un Bignonia* Saint- Domingue.

Liane de Boeuf , V Acacia scan- <fc/is ii Saint-Thomas.

Liane Bondieu , YJbrus precatorius , L .

* Liane a bouton, un Ditranta , ausM nommé Castor et Ronda par les anciens na'urels de Saint-Domingue.

Li \nk BRULANTE , une Aroïde qui paraît appartenir au genre D/aco/itiurn, et qui contient un laitâcre à Saint-Domingue. A la ftlartinique , c'est le Tragia volubilis.

Liane brûlée , le (iouania dorningensis a u x A n t i 1 1 es .

Liane a Cabiut, un Tabernœmontana à Saint-Domingue , un Eupatoire grimpant à Mascareignc.

Liane a Cacone, le Passi/lora maliformis , selon Turpin, ctleZJoliclios urens , suivant Nicolson.

Liane a caleçon, les Bauhinies , le Murucuja , l'Aristoloche bilohée , et la plupart des Passiflores dont les feuilles ont deux plus grands lobes.

Liane carrée, le Eaullinia pinnata à la Guiane; un Serjania à Saint-Domingue.

* Li ANE a cebcle , le Rclraea volubilis à Cayenne.

Liane de Chat ou Grieee de Chat , le Bignonia Ungitis Cad à Saint-Domingue et à la Guiane.

* Liane A Chiques, le Tournefortia nitida à Saint-Domingue.

Liane a Citron. Adanson appelle ainsi une Plante grimpante du Sénégal nommée Tobl ou Toll par les naturels et dont le fruit ressemble au Citron par sa saveur acide.

Liane a Cochon. On ignore quelle Plante des Antilles Nicolson désigne ainsi. A Mascareignc et à l'Ilede-France nous avons entendu nommer ainsi par les nègres diverses espèces ou variétés de Dioscorua et un Cissanipclos sauvage.

Liane en coeur , le Cissampelos

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Partira à Saint-Domingue ; les grandes espèces de Liserons qui couvrent les forêts à Mascareignc et surtout à l'Ile-de-France.

Liane contre-poison, la Feuillée grimpante.

Liane Coratl, un Cissus aux Antilles,selon Surian; lePo/V/usaàl'Ilede-France où cette belle Liane paraît avoir été portée rie Madagascar.

Liane a cordes , le Bignonia vinûnea.

Liane a Couleuvre , la Feuillée grimpante.

Liane coupante. Encore que nulle Gramine'e n'offre le port des Lianes , on a, selon Aublet, donne ce nom à Y Arundo fureta , dont le feuillage embarrasse les jambes quand on parcourt les marais de la Guiane, et coupe les bottes comme le ferait un couteau.

Liane acoureux, aussi nommée Timac à Saint-Domingue , paraît être une Térébintbacée encore peu connue.

Liane a Crabes , le Bignonia œquinoclialis aux Antilles; le Lonvolvulus Pes-Caprœ à l'Ile-de-France.

Liane Crape, même chose que Liane à cordes.

Liane croc de Chien, le Ziziphus», iguaneus à Saint-Domingue.

Liane a crochets , l'Ourou paria d'Aubletà la Guiane.

Liane a eau, un Gouet grimpant qui fournil assez d'eau quand on le coupe par tronçons pour désaltérer les chasseurs.

Liane a enivrer le Poisson, le Robinia Nicou à la Guiane.

* Liane épineuse, le Pisonia aculeata à la Martinique ; le Paullinia asiatica à l'Ile-de-France.

Liane franche, le Securida c volubilis à la Martinique; le Dracontium pertusum sur la Terre -Ferme ; le Bignonia Kerera d'Aublel à Cayerine ; un Smilax à l'Ile-de- France.

Liane a geler ou a glacer , un Cissanipelos aux Antilles.

* Liane a grand bois ou des grands bois. On ne sait trop quelle

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Plante est désignée sous ce nom aux Antilles. A l'Ile-de-France, c'est un Liseron qui s'élève à une hauteur extraordinaire dans les forêts.

* Liane a grand Cerf, le Pavonia spicata de Cavanilles, selon Surian.

Liane jaune , le Bignonia viminea cl Vlpomœa tuberosa aux Antilles.

Liane a lait, YOrelia d'Aublet à la Guiane.

Liane laiteuse , divers Apocins et le Cynanckum hirsutum aux Antilles.

Liane mauole , Y Echues bijlora.

* Liane a malingre , le Convoltntlus umbellatus.

Liane a médecine , même chose que Liane à Bauduit.

* Liane Mibibal , le Banisteria convohulifulia.

Liane Mibipi , diverses Bignones.

Liane mince, le Rajania scandenst Liane a Minguet, le Cissus sicjoides, selon Turpin, à Saint-Domingue.

* Liane malabare, une variété de JJioscorea à l'Ile-de-France.

Liane Ouarit, même chose que Liane à Minguet.

Liane Palétuvier, YEchites bifiora à Cayenne.

Liane "a panier, le Bignonia œquinoctialis à Cayenne et plusieurs autres espèces du même genre.

Liane Papaye, Y Ompluilea diandra aux Antilles.

Liane de Paque, Je Securidaca volubilis à la Martinique.

* Liane de la Passion, diverses Passionnaires, particulièrementcelles qui ont les plus grandes fleurs.

Liane a Patates ou Liane a.

Raves , l'Iguame selon Surian.

Liane percée , le Dracontium perlusum.

Liane a Pebsil , le Serjania iriternata à Saint-Domingue, et le Kolreulera tripaylla à la Martinique.

Liane a pisser, un Riuinia aux Antilles , selon Surian ; un Smilax à l'Ile-de-France.

Liane purgative, même chose que Liane à Bauduit.

Liane quinze jours , le Cissanipelos Carapeba'd la Martinique.

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Liane a raisins, un Coccolobaà .'Saint-Domingue, et les Jiivinia à la UUartinique.

* Liane a Râpe., le Bignonia echirnata à Cayenue.

Liane  Réglisse , Y Abrus precatio/ius.

Liane rouge. Ce nom est appliqué i indifféremment auBignonia alliacea, :au Zizip/tus volubilis et au Tetracera inspera.

* Liane rude ou de Saint-Jean, 1 le Pelrœa volubilis.

Liane a sang. On n'a pas encore ■ reconnu l'espèce désignée par JNicolison .sous ce nom. On soupçonne, que (c'est un Millepertuis.

Liane a savon, le Momordica loperculata selon Turpin, le Gouania tdomingensis selon Poileau , un Banisiteria suivant Poupée-Desporles.

Liane a savonnette, le J'euillea tscande/is.

Liane a scie, le Paullinia curassamicak Saint-Domingue.

Liane a Serpent r diverses Aristtolochcs, particulièrement Y Anguicii da des botanistes.

* Liane de sirop , le Columnea i scande ns.

Liane tocoyenne, le Bignonia (.œquinoctialis à la Guiane.

Liane a Tonnelles, les diverses (espèces de Quamoclit aux Antilles, tel d'Ipomées aux îles de France et de .'Mascareigne.

* Liane a Tulipes , à l'Ile-delFrance la seule espèce de Passiflore (qui croisse naturellement à la lisière tues forêts.

Liane a Vers , le Cactus t/iangullaris selon Nicolson

* Liane vulnéraire, même chose iquc Liane d'Asie jaune. (b.)

LIARD. EOT. piian. L'un des inoms vulgaires du Peuplier chez les (■pépiniéristes. (b.)

, *LIAS. géol. Les terrains oolithiqques, si abondans dans tout le nordiiouesl de l'Europe et dont notamment '«les montagnes du Jura sont Ibrmées , i reposent principalement en Anglei terre comme en France sur une série

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puissante de couches nombreuses et alternantes de Calcaire marneux, généralement gris ou bleuâtre et d'Argile schisteuse de couleur également foncée. C'està l'ensemble de ces couches remarquables par le grand nombre et la variété des corps organisés fossiles qu'elles renferment , que les ' géologues anglais ont les premiers donné le nom particulier de Lias qu'ils prononcent comme si nous écrivions Layasse. Cette expression courte, facile à écrire et à lire dans toutes les langues, insignifiante par elle-même et que pour cela seul il était très-bon de conserver , est heureusement adoptée aujourd'hui par la plupart des géologues du continent pour désginer les dépôts sédimenteux qui leur paraissent , par leur position relative et leurs' Fossiles , être semblables à ceux primitivement bien observés et bien décrits en Angleterre comme y constituant le premier membre de la grande formation oolithique {Oolite formation). Ce sont donc les descriptions spéciales du Lias de l'Angleterre qui doivent nous servir de terme de comparaison et fournir le type de ce que les uns appelleront une formation particulière indépendante , tandis que d'autres y verront , soit ell'ecli veinent le commencement des terrains oolithiques , soit la terminaison des formations qui ont précédé j question qui paraît être indifférente en elle-même, mais qui tient cependant aux diverses manières d'envisager les principes fondamentaux de la science géologique; question qui au surplus est étrangère au sujet qui nous occupe. {V.

Terrain.) Notre but , pour le moment , doit être de bien caractériser ce que les Anglais ont appelé Lias, afin qu'il soit facile de rapporter les portions de l'enveloppe de la terre que Pon peut observer partout ailleurs qu'en Angleterre et spécialement en France à la même cause et à la même époque de fondation.

Le Lias est un dépôt sédimenteux composé de particules également fines et légères, dans lequel l'Argile

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domine essentiellement^; les assises intérieures ou les plus anciennes sont même presque uniquement formées de lits argileux puissans que séparent de loin en loin quelques bancs de Calcaire maineux, comparativement très-minces. C'est en s'élevarit dans la formation que l'on voit les couches solides du Calcaire devenir plus nombreuses , au point que dans le tiers supérieur environ du dépôt , considéré dans son ensemble, et qui dans quelques carrières ou sur les falaises , présente des coupes de plus de cent pieds de puissance, les couches de Calcaire marneux et celles d'Argiles qui alternent avec lui sont en nombre égal , ayant chacune au plus un pied d'épaisseur, ce qui donne à ces coupes 1 aspect de murs régulièrement rubannés. Effectivement, bien que la couleur dominante de tout le système soit le gris-bleu plus ou moins foncé, la teinte des bancs calcaires est plus pâle que celle des couches d'Argile qui, presque toujours humides, paraissent le plus souvent noires ou d'un violet foncé; ces dernières sont plus rarement jaunâtres , quelquefois elles sont teintes eu couleur de rouille à leur ti anche visible et dans les fissures par des eaux ferrugineuses; la grande quantité de matière charbonneuse disséminée et de Bitume que quelques-unes renferment les rend réellement noires et semblables à de la boue. Le»Calcaire est assez généralement d'un gris plus ou moins bleu; cependant dans plusieurs localités, celui des parties inférieures devient plus épais , et sa couleur est le blanc un peu cendré. Les Anglais nomment ce Calcaire (Vhite Lias, pour le distinguer du Blue Lias , expression composée qui est plus habituellement employée que celle de Lias seule pour désigner spécialement les couches solides de la formation. Quelle que soit sa couleur, le Calcaire du Lias est généralement compacte, dur , sans cavité , homogène dans ses parties et donnant une cassure conchoïde; quelques variétés peuvent prendre un beau poli

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et être employées comme marbres; quelques-unes sont surtout remarquables par un grand nombre de petites Ammonites .changées en Spath calcaire blanc et par d'autres qui ont conservé une partie noire de leur test dont l'intérieur est rempli de cristaux de Chaux carbonalée. Le Lias blanc peut servir de Pierre lithographique. L'Argile interposée est schisteuse; elle se divise • facilement en feuillets minces parallèlement au plan des couches. Celles-ci sont presque toujours horizontales, et on les voit, notamment en Angleterre, recouvrir, sans perdre cette situation , d'autres couches inclinées ou contournées dépendant de la fornation houillière , dont elles ne sont généralement séparées dans ce pays que par les assises également horizontales de Marne gypsifère et muriatifère et de Grès diversementcoloré [lied mari and netv red sa/id sione des Anglais , Grès bigarré des Fiançais , et limiter sund stein des Allemands ) ; les Argiles inférieures du Lias se lient même d'une manière si nuancée avec les assises supérieures des Marnes gypsifères en Angleterre et en France , qu'il semble douteux , au premier aspect , que d'autres formations puissantes, telles que le Qiiade/sandstein et le Miischelkalk des Allemands, puissent cire interposées , d'une manière directe , quelque part entre les deux systèmes argileux , ainsi que des géologues célèbres le croient encore; et jusqu'à ce qu'une superposition évidente vienne constater le fait, il paraîtra plus prudent d'admclire que ces dernières formations sont , comme paraît le croire maintenant l'illustre géologue des deux mondes, plus contemporaines et équivalentes du) Calcaire oolilhique du Lias que d'une origine antérieure à celle de ces deux dépôts. Dans tous les cas, le Lias nous paraît réunir beaucoup des caractères qui aimonP cent un dépôt lent ut tranquille de matières apportées de loin et probablement en partie par des courans continentaux affluant dans la mer, et

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ccela d'une manière périodiquement i régulière , ce qu'indique d'une part 1 l'absence de matériaux grossiers et jpesans et l'état de conservation des

Végétaux terrestres et des Animaux i marins, et d autre part \fis- alternân1 i ces si multipliées du couches calcaiires et argileuses de même nature.

! Sous tous ces rapports , les circonsttances qui ont présidé à la formation i du Liasse sont répétées à plusieurs i époques très-différentes de l'âge de lia terre, et par cette raison il est très- : souvent difficile de distinguer autreimcnt que par une étude détailléedes

Fossiles, et mieux encore parla sujperposition réelle, le Lias propreunent dit de systèmes calcareo -argi-»

lieux iMîs— puissans (fui avec le même ; aspect séparent en plusieurs assises le (terrain oolilhique en' le recouvrant [{O.rfort c/ay, Argile de Dives, Kim- .meridge c/aj, Argile d'ilonlleur).

On évalue en Angleterre à près de Ihuit cents pieds la puissance totale idu Lias. Les Minéraux qu'il contient I Sont peu nombicux; le Fera l'état de i sulfure y est le plus abondant ; il s'y

f présente en rognons ou nodules dont a décomposition donne lieu à la production de cristaux de Glialix sulfatée téta l'oxide de Fer qui colore forteiment un grand nombre de sources ; ile Plomb et le Zinc sulfurés, la Baryi te et la Slror.tianc sulfatées sont euicore des Minérauv du Lias ; quelques irestes de corps organisés s'y trouvent i changés en Silex. La Silice à l'état de • Quartz s'y voit cristallisée dansqucliques cavités; mais les Silex en bancs ainsi que le Giès et le Sable y sont i rares.

Les Fossiles du Lias sont Irèsînombreux et très -variés; presque l toutes les couches contiennent des Ifragmens plus ou moins gros de tiges ide Végétaux dicotylédons et mono- (cotylédons qui sont changés en Lifgnites et pénétrés de I'yiites. L'exaunen de quelques feuilles bien conservées a fait reconnaître la présence tde Fougères et de Joncs , Plantes teri reslrcs et marécageuses ; les débris 'Id'Auimaux ont presque tous appar-

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tenu évidemment à des êtres marins de toutes les classes jusqu'aux Reptiles inclusivement. On cite plusieurs Zoophytes, parmi lesquels une espèce de Turbinulia de Lamarck , cinq espèces distinctes d'Encrines du genre l'entacrinite, dont plusieurs ont été conservées entières , une variété d'Oursins ( Cidaris ) , une immense quantité de Coquilles univalves et bivalves des genres Ammonite, Nautile, Bélcmnite, Hélicine , Trochus , Tornatille, Mébinie, Modiole, Unio ?

Cardite, Aslarlé, Arche, Cucullée, Térébralulc , Spirifcr, Gryphée, Smitre , Peigne , l'Iagiostome , Lime , Perne, etc., pai mi lesquelles il faut distinguer comme plus caractéristiques 1 Ammonites Bucklandi , la G/yphœa irtcarva, le F /agios/orna gigantea.

Les zoologistes ont reconnu plus de vingt espèces d'Ammonites qui sont , ainsi que les autres Fossiles , plutôt groupées avec ordre qu'accumulées pêle-mêle dans toutes les couches.

Ainsi , nous avons remarqué dans plusieurs localités l'Ammonite de Buckland très-abondante et presque unique dans un certain banc de Calcaire dont la surface était presque toute recouverte d'une manière régulière par des individus de même dimension , disposés sur le plat et à égales distances; d'autres couches renferment plus essentiellement des Entroques, d'autres îles Bélemnites, d'-a titres des Gryphées , etc. Bien , nous le répétons , que celte espèce de distribution doive seulement être vue en masse pour paraître vraie, il importe de ne pas négliger cette observation , et nous citerons encore , pour lui donner plus d'importance , l'existence d'une couche d'Argile bitumineuse, tenace, dont l'épaisseur est d'environ deux pieds et demi, qui ne contient presque pas de Fossiles caractérisés et qui paraît comme marbrée, parce qu'elle est remplie de corps finement branchus qu'on ne peut mieux comparer qu'à des espèces de Fucus, quoique ces corps ne so distinguent de la masse que par uno couleur plus foncée; nous avons vu

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cette même couche sur une grande étendue des côtes de l'Angleterre , sur celles opposées delà Normandie, et dernièrement de Bonnard Ta retrouvée dans les terrains de la Bour-

fogne , qu'il rapporte avec raison au lias.

On cite encore comme ayant été trouvés dans ce système des becs de Sèches , plusieurs espèces de Poissons , des os et des écailles de Tortues; mais les Fossiles les plus remarquables, ceux qui dans ces derniers temps ont le plus mérité de fixer l'attention et qui ont donné lieu aux recherches des plus habiles géologues , ce sont ces gigantesques Sauriens dont l'organisation totalement étrangère à la nature actuelle , a présenté pour le Lias et pour la classe des Reptiles sous l'investigation des savans anglais, un phénomène analogue et non moins étonnant à celui observé antérieurement avec tant d'art et de persévérance dans le Gypse des environs de Paris et pour la classe des Mammifères par notre plus illustre anatomiste. Ces Animaux antiques et maintenant perdus appartenaient à deux genres bien distincts qui ont reçu les noms d'Ichtyosaure (Ic/ifjosaurus) et de Plésiosaure {Flesiosaurus). Les premiers, les Ichtyosaures, avec les caractères des Reptiles Sauriens, présentaient celui d'avoir quatre membres propres à la natation et disposés de la même manière que les deux membres antérieurs des Cétacés ; organisation qui semble annoncer que ces singuliers Animaux ne pouvaient que nager et non marcher à terre , quoique d'un autre côté pourvus de poumons et non de branchies , ils .fussent obligés de respirer l'air atmosphérique.

Parmi les pièces les plus remarquables de leur squelette par leur l'orme anomale , les vertèbres de toutes les espèces peuvent toujours être reconnues lorsqu'on les rencontre isolément ; elles ressemblent à des disques étroits dont les deux faces articulaires sont concaves comme celles des vertèbres de Poissons. On a

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trouvé des caractères pour établir dans ce genre quatre espèces qui diffèrent essentiellement les unes des autres par la forme de leurs dents, par la longueur de leur museau et

Far les proportions de leur taille ; espèce la plus commune, VI. commuais, pouvait atteindre plus de vingt pieds, ainsi que 1'/. platyodon, caractérisé par ses dents déprimées ; cependant on trouve un assez grand nombre de petits individus qui ont de un à trois pieds seulement, et que l'on ne saurait rapporter qu'avec doute à ces deux espèces gigantesques dont se distingue encore

Eiarfaitement Y I. tenuirostris par la ongueur de son museau , la petitesse de ses dents et le grand nombre de ses vertèbres dorsales et caudales.

Nous avons vu pendant le voyage que nous avons fait en Angleterre, 1 année dernière, le plus bel échantillon qui existe de cette espèce : il était encore en la possession de miss Mary Anning qui a recueilli sur les côtes de Lyme Régis presque tous les Fossiles du Lias qui depuis sont devenus célèbres par les travaux auxquels ils ont donné lieu.

Celte jeune Anglaise, pàr son zèle et son intelligence , a su créer avec ces ohjels un commerce aussi utile pour lax science qu'il est honorable et lucratif pour elle. Elle nous a permis de prendre un dessin que nous nous sommes empressés de communiquer à Conybeare et Cuvier. L'Ichtyosaure à long museau qu'il représente est presque complet, et il avait au moins douze pieds de longueur , des dents fines et très-courtes sur des mâchoires grêles , étroites , longues de plus de deux pieds. {V- Ichtyosaure.)

Les Plésiosaures , moins rapprochés des Poissons, plus semblables en tout aux, Reptiles que les Ichtyo-* saures , n'avaient pas les vertèbres discoïdes de ces derniers , mais ils leur ressemblaient par les quatre membres également organisés pour la natation, à la manière de ceux des Cétacés , quoique présentant des différences notables dans le nombre et

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la forme des os de ces parties ; la forme des vertèbres a permis de distinguer dans ce genre cinq, espèces qui ont été nommées Plesius. trigonits , P. pentagunus, P. carnialus, P. cloLiclioddrus et P. recetitior , dont toutes , à l'exception de la dernière , appartiennent au Lias. Le plus remarquable, le mieux connu est le P. dolic/iodeirits découvert parGonybearc, qui en a lait le sujet de l'une des dissertations les plus importantes du dernier numéro des Transactions de la Société géologique de Londres; ce Reptile, qui, comme Vlchtjos. commit nis , paraît avoir atteint plus de vingt pieds de longueur , avait un col plus long que tout le reste du corps, et composé de plus de trente vertèbi es, nombre supérieur à celui des vertèbres du col de tous les autres Animaux; ce col flexible, comme l'est le corps des Serpeus , se terminait par une têle très-petite qui présentait les caractères essentiels de celle des LéfUtrd& L'organisation singulière de cet Animal avait, pour ainsi dire; été devinée, d'après de simples fragmens, parCouybeai e, avant que la découverte d un squelette presque entier trouvé encore à Lyme Régis par miss Mary Auuing , soit venue confirmer les savantes conjectures du géologue anglais. Ce beau Fossile, aebelé, dit-on, la somme de cent louis par le duc de buckiugham, a été mis par lui , dans le pur intérêt de la science , à la disposition des membres de la Société géologique de Londres, pour qu'ils puissent le l'aire dessiner et le décrire. Nous avons eu l'occasion d'examiner avec soin cette magnifique pièce qui occupe un espace de plus de douze pieds de long sur six de large , et nous avons pu reconnaître qu'il fallait un aussi habile naturaliste que le secrétaire de la Société, Tb. Webster , pour mettre autant de soin et d'exactitude que l'on en remarque dans l'exécution du dessin qui a été inséré dans les Transactions de la Société géologique , et dont une copie •beaucoup réduite se voit dans les planches de notre Dictionnaire. Le

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plus bel échantillon de la même espèce de Plésiosaures, après celui dont nous venons de parler, est celui que*possède maintenant le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris; nous avons presque été témoins de sa découverte l'aile sur la plage de Lyme Régis par des matelots de ce petit port, qui, après l'avoir extrait avec tout le soin possible, sous la surveillance de miss Mary Anning , venaient de le cédera cette dernière. L'un des premiers à l'examiner , nous nous sommes trovvés heureux de pouvoir ne pas laisser échapper une occasion favorable d'être de quelque utU lilé aux savans de notre pays en faisant hommage au Mu>éum d'Anatomie comparée d'une pièce unique qui aurait pu toujours manquera sa belle collection sans le hasard qui nous a fait devancer les amateurs et les savans anglais. A l'exception du col et de la lête qui manquent, le reste cha corps est presque entièrement conservé, et cette partie a même sur le Fossile du duc de Btickingham cet avantage , que 'les vertèbres dorsales ne sont pas déplacées. N'ayant pas possédé assez à temps ce dernier individu du Pleïiosaurus dolichodcirus , l'auteur des Recherches sur les Ossemens fossiles n'a pu en insérer la description et le dessin dans ledernier volume deson ouvrage, maisilvienl,par anticipation , de joindre ce dessin au discouis préliminaire delà nouvelle édition qu'il préparc. (Discours surles révolutions de la surface du globe, etc., G. Cuvier, i8'i5, p. 357, pl- ni.)

Tous les Reptiles dont nous venons de parler se trouvont ensemble soit dans les couches solides, soit dans Ips couches argileuses du Lias , et quelquefois même les portions d'un même squelette sont enveloppées dans des couches de naiure différente; les os qui paraissent avoir appartenu à un même individu sont généralement réunis, au point que la découverte d'une seule vertèbre ou d'une seule phalange autorise à rechercher clans le même lieu les autres parties de l'Animal , parce que les recherches ont

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souvent, comme nous l'avons appris de miss Mary Anniug elle-même , été couronnées du succès; les os sont brisés ou plutôt comme- écrasés pur le poids des masses snpéi icures , car ils sont rarement usés ou roulés ; si l'on en trouve dans cet élal sur les plages, il. est plus quepiobable que, détachés des couches quii les renfermaient, ils ont éprouvé l'action moderne des vagues; cependant beaucoup de ces os sont recouverts par de petites Huîtres et de petites Gry pliées qui adhèrent fortement à leur surface , observations qui semblent indiquer que les squelettes déposés entiers sur un fond vaseux n'ont éié recouverts que lentement par de nouvelle vase, au milieu .do', laquelle ils ont pu être écrasés par l'accumulation ou le tassement de dépôts postérieurs. Lynie ïlegis'j que nous avons cité déjà plusieurs fois , est une petite ville du Dorsetshire sur la côte sud'de l'Angleterre opposée à celle de la Normandie, entre Caen et liayeux : les falaises qui dans ce lieu ont plus de oerlît mètres de hauteur à pic sont piesque entièrement formées ..par les assises riibannées du Lias qui supportent les .couches inférieures de la. Craie et du JSablevert , dont elles ne sont séparées sur quelques .points seulement que -par des Soldes oolithiques ferrugineux que l'on regarde comme la représentation de touîe ,1a formation 'Oolilhique calcaire. Ce lieu qui a fourni le type des descriptions du Lias est dc- .veiui célèbre par le grand nombre de [Fossiles, et. surtout d'Ichtyosaures et ;de; Plésiosaures quiiy ont été trouvés et ' qui enrioliissent, la plupart des collections de l'Angleterre et de Paris ; tel est l'Ichtyosaure décrit par sir/Lverai'd Home et (iguré avec le plus, grand , luxe par Clift sous le nom de lJr:uleo-Saurits ; il appartient au Musée britannique- La Société géologique de Lombes , le Musée des chirurgiens, les collections de l'Université d'Oxfoi l , celles ae l'Académie de Bristol , les cabinets particuliers de Buckland , Conybeare, Jonhslon , Cumbcrland , de la Bêche , possèdent

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également un grand nombre de squelettes et d'ossemens détachés qui proviennent de la même localité.

Le Lias se présente sur nos côtes avec les mêmes caractères qu'à Lynie Régis , entre Caen et Bayeux , aux environs de Port-en-Bessiu ; les Fulaises de Dives qui paraissent plulôt appartenir à une époque postérieure (Oxfort clay) , ressemblent tellement aussi à celles de Lyme que l'on pourrait facilement les rapportera la même formation , et que peut-être même dans le premier lieu les deux dépôts argileux se trouvenlréuniset en contact immédiat, les couches inférieures du Calcaire oolilhique manquant. Les couebes du Calcaire de Vieux-Pont, celles du pavs plat compris entre Carentan et Valognes représentent parfaitement le Lias des envirous de Bristol , et ce que l'on a appelé pendant long-temps en France le Calcaire à Gryphées arquées , le Calcaire de Bourgogne, notamment des environs d'Autun et d'Avalon, fournit un autre exemple authentique du Lias en France. V. Tilukain. (c.p.)

LIATRIDE. Liatris. bot. piian.

Genre de la famille des Synauthérées, et de la Syngénésie égale, L., établi par Schrcber, et que l'on peut caractériser de la manière suivante :

l'involucre est cylindiique ou plus ou moins renflé, composé d'écaillés foliacées, imbriquées sur plusieurs rangées , appliquées les unes contre les autres par leur base , un peu écartées et quelquefois recourbées dans leur partie supérieure; le récoplacle BSt plane , offrant des alvéoles superficielles, mais du reste dépourvu de soies et d'écaillés ; tous les fleurons sont réguliers, hermaphrodites et fertiles ; la corolle est tubuleuse, son limbe est étroit, semi-quiiiquélide , régulier; le tube staminal est. inclus , terminé à son sommet par cinq dents;, le style est implanté Sur un Risque épigync annulaire; le style est long, grêle, terminé par deux sligmates trèsdongs et très-grêles. Le fruit est cylindiacc , strie , surmou-

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téé d'une aigrclte sessilc et plumeusc.

Toutes les espèces de ce genre sont priginaircs île l'Amérique seplenlrio- Liale.Cesonl des Piaules herbacées, vi* l.<aces , élégantes, à racine souvent ren- Mée et bulbiforme. Leur tige est dressée, généralement simple, ainsi que eéurs feuilles qui sont éparses. Les Ueurs sont constamment purpurines , iusposées en épis ou eu grappes à l'exiréiuité de la tige. Les espèces de Liairis avaient d'abord été placées dans le [retire Serratitla , dont elles ont eu l'Uet tout le port. Nous décrirons ici ïespèce qui a servi de type à ce genre : la Jjintris syuarrosa / Willd. , qui i été jusqu'à présent Tort mal décrite mièine par II. (Jassiui.

iLialris squarrusa, Willd. Sa ra— iiuee>l bulbeuse et anondie , à peu iur.es de la grosseur d'une petite noix, lia lige est drcs.éc, simple, hauts ll'en vii ou un pied et demi , striée lou- KittidiualcrneajttJ et pubescénlc; les euilles sont alternes, linéaires, lancéolées, nu peu ondulées , pubescen- C88 et rudes. au toucher, et offrant une seule nervure longitudinale ; les capitules sout pédouculés , solitaires

l'aisselle des feuilles supérieures et formant par leur réunion (6 à 8) une ortc d'épi ou de grappe tei initiale; l'involuerc est ovoïde, composé d'élaillcs foliacées , imbriquées, liuéaiees,, lancéolées, aiguës, recourbées llans leur moitié supérieure, striées '>oi)gi:udinalement et couvertes de uoils rudes ; le réceptacle est un peu lonvexe et très-nu; les Heu sons sout ious herinaphrodites et Ici liles , plus • ongs que 1 invulucre; tous ceux (le la lireonférence sont fortement recourbés eu dehors , caractère qui .n'a piis Jflcore été noté; ceux . du] centre 'ilien moins nombreux, sont dressés; ies divisions du limbe sont linéaires J i troites, velues sur leur face interne «xcepté à leur soiiimci ; le tube Ma-1 lînal est inclus, terminé à son Samuel par cinq dents obtuses, et à' sa >asc par dix dents plus cou i tes ; l'olaire est surmonté d'un disque epivyne saillant, du milieu duquel s'é- *ive un style grêle , teiminé par deux

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stigmates linéaires, très-longs et velus. Le fruit e-it cylindrique, un peu renflé vers son sommet, marqué de stries longitudinales, velu et terminé par une aigrette plumeuse et sessile , un peu plus longue que le tube de la corolle. (a. b..)

* LIATRIDËES. Liatrideœ. bot.

riiAN. Le professeur Richard, dans la classification du Jardin Médical de Paris, avait proposé ce nom pour uu groupe qu'il établissait parmi les Synantliérées , et qui se composait des genres Tarchonanthus , Vcnwnia et Lialris. Mais le même botaniste a plus tard abandonné celte classification.

(a. il.) ;

LÏAVERD. HOT. i'han. L'un des noms vulgaiies de l'Iris Pseudo-Acorus , L. (b.)

LIBADlON. bot. riiAN. Syn. de petite Centaurée. V. EuythrÉE. (b.)

LIBANC ou LLVANE. ois. Nom!

vulgaire eu Pélican. ce mot.

(un..z.)

LIBAN IONuuLIBYCE.ikit.piian.

%fai de Buglosse. j/^. ce mot, (b.)

L l B AN OT IDE. Ubanotis. bot.

piian. Le mot de Ubanotis était cm-' ployé par Tabernxmontanus et par d'autres vieux botanistes pour désigner une Plante que Linné réunit A Son genre M tharnanta. Plusieurs autéurs modernes ont voulu restituer à ce défnrçr genre le nom primitif de Ubanotis. Haller, Crantz , Scopoli et Laniaick ont nomme ainsi lé type du geurrf , c'est-à- dire \'A t/tamanla cretensis. V. Athamaxtiie. (g..n.)

LfBAS. bot.' tuan. (Tl|évcnot.) Syn.' de l'ht.ùm Ilibcs , L., dans quelques pallies de l'Olient. V. RlLEUM.

* LIBELLA, pois. (Gaza.) Syn. de Squalus Zigxnq. P~. Squale, (b.)

LIBELLES ou ODONATES. INS.

Nom donné par Fabricius à l'une des trois familles d'Iusectes de l'ordre îles INévroptères dont il a fait une classe. Lcicharting , Link et quel-

3 ues autres auteurs ont donné le nom e Libelloides ou Libclluloïdes à loul

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l'ordre des Névropières, et Latreille a désigné sous le nom de Libellulines, les Insecles que Fabricius a nommés Odonates. V. ce mot et ceux de Li-

EELLULINES , LIBELLULE et AgIIION.

LIBELLULE. Libellula. ins. Genre de l'ordre des Névroptères , section des Subulicorncs , famille des Libellulines , établi par Linné, restreint par Fabricius , Latreille et tous les entomologistes > et renfermant les Insectes qui ont pour caractères : ailes étendues horizontalement dans le repos; tête presque globuleuse, avec les yeux très-grands, contigus ou très- rapprochés ; la division mitoyenne de la lèvre beaucoup plus petite ue les latérales qui se joignent en essus par une suture longitudinale , en fermant exactement la bouche.

Ces Insectes diffèrent des iEshnes par la lèvre qui , dans ce dernier genre , a le lobe intermédiaire plus grand et les deux' autres écartés , armés d'une dent très-forte et d'un appendice ,en forme d'épine. Ils s'éloignent des Agrions en ce que ceux-ci ont les ailes élevées perpendiculairement dans le repos; ces deux genres ont toujours l'abdomen cylindrique , tandis qu'il est déprimé dans les Libellules. Leur tète est grosse; leurs yeux sont grands, contigus postérieurement : ou voit entre eux et les antennes une élévation vésiculeuse et trois petits yeux lisses, peu apparcus, disposés autour de cette partie élevée; les ailes sont horizontales et étendues; l'abdomen est ordinairement long, déprimé et ayant trois faces comme une épée. Les larves et les.

nymphes ont cinq appendices réunis en forme de queue pointue li l'extrémité postérieure du corps qui est court et déprimé. La mentonnière est voûtée , en forme de casque , avec les deux serres en forme de volels.

On connaît vulgairement les Libellules sous le nom de Demoiselles ; leur corps est en général orné de couleurs assez agréables, et leurs ailes, vues à certains jours , présentent des reflets de toutes les teintes : plusieurs

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espèces les ont.tnême colorées en partie. Vander Linden ( Monographia LibelLuliaarum Europœ, Bruxelles, 1 825 ) en mentionne qua torze espèces ; la plus commune et celle qui peut servir de type au genre , est :

La Libellule déprimée , JLibelL depressa, L. , Villcrs , Oliv. (Éncycl. Méthod.), Panz. (Jau/i. Germ., fasc.

88 , n. 22 , mas) , Latr. ; L. Friedrichdalensis, Miill. ; la Philinte, Geoff.

(mas); l'Eléonore, ejusd. (fœm.); Réaumur (Mém., tab. 55, lig. 1, fœm. ). Son abdomen est large , déprimé, bleu en dessus dans les mâles, olivâtre dans les femelles, et ayant une tache jaune de chaque côlé. Las ailes sont transparentes v avec une grande tache d'un jaune brun à leur base et une ( petite tache1 oblongue noire au bout. Les membranes accessoires sont blanches. V., pour les autres espèces, Olivier (Encycl.), Latr., Fabr. et Vander Linden (loc. cit.)

LIBELLOLlNES.Z,/'£e//i///«œ. ins.

Famille de l'ordre des Névroptères , tribu des Subulicornes , établie par Latreille, et comprenant le grand genre Libellule de Linné. Les caractères de cette famille sont : trois articles aux tarses, des mandibules et des mâchoires cornées , très-fortes et dentées ; abdomen n'étant point terminé par des filets ou par des soies; oiganes sexuels du mâle situés sur le dessous du second anneau abdominal. Ces Insectes sont, dans leur classe, ce que les Hirondelles sont parmi les Oiseaux. Doués d'une trèsgrande force musculaire dans les ailes , ils ont généralement un vol trèsrapide pendant lequel ils saisissent les Insectes dont ils se nourrissent; ils sont très-carnassiers, fondent sur leur victime comme les Oiseaux de

firoie , et la dévorent en planant dans es airs. Les formes des Libellulines sont svelles; elles sont ornées de couleurs variées et agréables, et le lissu de leurs ailes ressemble à une gaze éclatante. Les mœurs des Libellules ont été observées par Degécr, Réaumur , Geoffroy et autres auteurs.

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lammc ils ont tous adopté le genre ilibellnle tel que l'a établi Linné , les jâtails qu'ils donnent sur leurs babiiides conviennent aussi bien au genre ibeliule proprement dit qu'aux ailées genres établis par Latrcille à ses dépens ; c'est pourquoi nous allons oanner dans cet article un exposé ii'iccinct des observations de ces auniufrs.

■ Ces Névroptères ont la tète grosse, rrrondie , ou en l'orme de triangle urge; elle porte deux grands yeux >sses sur le vertex; les antennes sont Hsérées sur le i'iont et derrière une Itévation vésiculeuse; elles sontcom- .iJsées , dans le plus grand nombre , «cinq à sept articles ou du moins de rois , dont le dernier est composé et .amincit en forme de stylet ; le labre rtft demi-circulaire et voûté; les manilbiiles sont Irès-fortes, dentées, et ;ailleuses; les mâchoires sont termines par une pièce de la même constance , elles sont dentées, épineuis et ciliées au côté interne, elles oDrtent chacune un palpe d'un seul rrttcle , appliqué sur le dos et imitant i gaieté des Ûrthopfèi es ; la lèvre est aride, voûtée, à trois feuillets ou Avisions, sans palpes; on voit dans lintérieur de la bouche une sorte d'ég-lotte ou de langue vésiculeuse et longitudinale. Le corselet de ces Incl s est gros et arrondi, il porte Màtre ailes grandes , très-réticulées , muvciii transparentes; très-brîIUn- *S; quelquefois elles sont horizon- Iles dans le repos, d'autres fois elles 'tint élevées perpendiculairement ; urs pieds sont courir, et courbés en /au'. , et léûv abdomen est en géné- II très-allongé, en forme d'épée , (ëst-à-dire aplati en dessus et ariguux en dessous , ou en forme de Ba- ! nette plus ou moins cylindrique. Àu- I ?sssous du second anneau sont les > vganes sexuels chez les mâles ; les ! miellés les ont au dernier anneau ; « i-jssi leur accouplement est-il trèse -rmarquable et très-singulier. C'est i epuis le printemps jusqu'au milieu y 'B l'automne que ces Insectes se lii, rent à l'amour - on voit alors les mâ-

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