TOME !X
LIC 56g
les débarrasse en ajoutant à l'eau des macérations faites à froid , une petite quantité de carbonate de Soude ou de Potasse. C'est la présence de ce mucilage qui les 1 end propi es à servir à la nutrition. Les habitans de l'Islande préparent avec le Celraria Jslandica , un gruau et une farine nommée Jiccllgrœs; en Sibérie on fait avec la Pulmonaire de Chêne, une bierre assez agréable. Le Cladonia rangiferina est le pâturage le plus commun, dans les parties les plus septentrionales de l'Europe. Les Lapon* lui doivent la conservation de leur bétail, seule richesse des âpres climats qu'ils habitent. Leurs champs, sans verdure , seraient bientôt sans Animaux, si le Renne ne paissait les Lichens que son instinct lui fait trouver sous la neige ou sur les écorcesdu peu d'Arbresqui semblent végéter à regret sur celle terre désolée. S'il n'est pas prouvé que la terre ait élé créée pour 1 Homme, la nature lui a du moins donné l'intelligence nécessaire pour que la terre devînt son domaine. (a. F.)
* LICHINA. bot. en ypt. {Hydropliyles.^ Agardha formé sous ce nom un genre aux dépens du Giga/tinaAc Lamouroux et du Gelidiumde Lyngbye. Il lui attribue pour caractères :
un tubeicule solitaire percé d'un pore, el il en mentionne deux espèces , Lic/iina pygmœa et confiais.
Nous avons la certitude que ces deux espèces pour lesquelles l'apologue* suédois ne cite point le synonyme de Gigarlitta pygmœa de Lamouroux (E>s.,pl. 4g, iab.4,f. ia-i5 , Plante qu'il renvoie à son Cliondria Kalifurmis, sont cependant la Plante de feu notre ami sous deux formes, et simplement des variétés du Getidium pygmœum de Lyngbye [Ilydropk., p.
4i(5 Fiysus pygmœus * ei £ de Tuiner (pl. -204) qu'Acharius [Prodr. Lic/i. , p. ao8) avait pris pour un Lichen, et nommé Srereocaulon conjine. Cette Plante, l'une des plus petites de la classe des Hvdrophytes, n'en est pas moins assez dure et résistante. Elle est très-commuue sur les rochers des
Ô7« LIC
côtes septentrionales deTEiu-opc, aux limites de la haute marée et clans les lieux que ri'alteignentqué durant peu de temps les plus hautes vagues ou la petite pluie qui résulte de leur brisement. Nous 1 avons observée à Belle- Ile en mer formant une zone noirâtre sur les flancs coupés à pic de la côte, aux limites de l'eau. Lesson nous en a communiqué un échantillon rapporté de la Conception , au Chili , qui ne nous semble différer en rien de l'espèce européenne. (b.)
LICIiTENSTEINIA. bot. phan. Deux genres ont été établis sous ce nom par les auteurs allemands.
Wendland a ainsi caractérisé l'un d'eux : calice double, l'extérieur et l'intérieur à trois ou cinq dents ; corolle monopétale, tubuleuse; cinq élamiues réunies à leur sommet et plus longues que la corolle ; disque inséré sur le calice; ovaire supérieur à un seul style ; baie renfermant' cinq graines. Ce genre, qui appartient à la Penîandrie Monogy r.w , L. , est voisin des Loranlhus et ne renferme qu'une seule espèce qui est indigène du cap de Bonne-Espérance.
C'est un Arbrisseau à feuilles opposées, ovales, el à fleurs rouges disposées en bouquets axillaires.
L'autre genre a été constitué par Willdenow dans le premier volume du Magasin des curieux de la nature de Berlin, et caractérisé de la manière suivante : calice nul; six pétales ondulés et canaliculés ; six élamnies hypogynes ; ovaii csupérieur surmonté de trois styles; capsule triloculaire contenant plusieurs graines attachées aux sutures des valves. Ce genre, de l'Hexandrie Trigynie , se compose de deux espèces qui croissent au cap de Bonne-lispérance. Willdenow leur a donné les noms de Lichtensteinia lœ-
vigata et undulata.
L1CIET. bot. phan. Pour Lycict.