Fleurs en épi; racines fibreuses; calice tubiileux
slletris, L. ; f eliheirnia , Gloditsh; TriUUna, Curtis; Alo'é, L.
() II. Fleurs en épi ; racines fibreuses; calice à cinq divisions profondes.
Anl/tcricurn , L. ; Phalangiurn , Tourn.; Asphodehu t L. ; Yucca, L.; Sly\iandra , L. ; iSowerbœa, Smith; Jjaxmannia , Brow. ; Barya, Labill.; Jo/t/iso/iia, lir.; Xani/ton hrea, Smith; strthrupodtuin , R . Br. ; Chlorophytum , Kerr. ; Cœtia. R. Br.; Tricory- «e,K. lir.
§ III. Fleurs en épi; racine bulbeuse; calice tubuleux à sa base.
Basi/œa,3uis. ; llyacinlhus, Tournefôrt; Muscari, Toum. ; F/wrmilim , Foi st.; M assort ia , Tliunb.; Lacfunalia , Jacq.
d IV. Fleurs solitaires, en épi ou en ombelle ; racine bulbeuse ; calice à six divisions.
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Cjanella, L. ; Albuca, L.; Sçilla, L. ; Ornithogalum , L. ; ALlium , L. ; Lilium , L. ; Tu/ipa , L. ; Eryihronium , L. ; Methunica , Juss. ; Uvularia , L. ; Fritiliaria , L. ; J/rapeiialis , Juss. (a. n.)
LILIAGO. bot. phan. Les anciens botanistes donnaient ce nom à diverses Liliacées. Cordus l'avait appliqué particulièrement à une Plante dontTournefort fit son genre Plialangium et que Linné plaça parmi les sluthericum ; ce mot ne fut plus employé que comme spécifique. P. Pha- 1.ANGÈR.E. (g..n.)
LILIASTRUM. bot. phan. Tournefort avait formé, sous celle dénomination proscrite par Linné , un genre que ce dernier naturaliste réunit aux Anthericurn , mais qui , selon Jussieu , doit l'aire partie du genre Phalangium. V. ce mot. (g..n.)
LILIO-ASPHODELUS. BOT.(Tournefort. ) Syn. d'Hémérocalle. V.
ce mot. (iï..N.)
LILIO-H YACINTHUS. bot. phan. Sous ce nom générique , qui n'a pas été adopte, Tournefort avait séparé des Scilla, les espèces à bulbes écail-
lcUSCS. V. SciULE. (G..N.)
LILIO-NARCISSUS. bot. phan.
Tourneforl nommait ainsi un genre dont les espèces ont été placées par Linné parmi les Amaryllis. V. ce mot. (g..n.)
LILIUM. bot. phan. V. Lis.
LILIUM LAPIDEUM. polyp. Les anciens oryetographes ont donné ce nom à VÉncrinites moniliformis de Mùller. V. Encrinites. (e.d .l.)
LILLOIS. MA M'. Variété de petits Chiens qui provient du croisement du Doguin et du Roquet. (b.)
LIMACE. Liimax. moll. Animaux Mollusques gastéropodes de la famille des Limaciens de Lamarck, dans l'ordre des Pulmonés terrestres. Les Limaces, comme les Hélices, furent connues des anciens; Aristote et Pline les mentionnèrent; d'autres auteurs, tels que Ray, Murait, Har-
LIM
(1er, Piedi, Swammerdam, cherchant, j; par une étude plus approfondie , à j éclairer l'histoire des Limaces et des m Limaçons , donnèrent sur leurs „ mœurs , leur accouplement et leur j, anatomie des détails curieux qui |, ne furent pas toujours exempts |s d'erreurs. Lister , dans son Synop- (j sis , donna , d'après Redi , plusieurs a planches oii des détails anatomiques sont représentés. D.ins leur indica- )| tion , on remarque plusieurs er- 1, reurs que le grand Swammerdam,,} dont les travaux sont antérieurs , ne j commit pas. Lister fut le seul de son s, époque qui rattacha les Limaces à son i système général de conchyliologie ; 0 les autres auteurs jusqu'à Bruguière, ne les mentionnèrent pas, ou les éloi- c gnèrent des Mollusques, dans la clas- \t se des Vers nus; en un mot , ne les |j regardèrent pas comme voisines des ^ Hélices. Nous devons en excepter ce- .
pendant d'Argenville , qui pinça les ; Limaces à la lin de ses Coquilles terrestres qui iont, à la fin de son sys- • terne., une partie séparée. Nous en t excepterons également Miiller qui , dans son Histoire des Vers terres- , 1res 'et fluviatilcs , commença ses Testacés, par les Limaces qu'il fil | suivre des Hélices et dont il décrivit un assez bon nombre d'espèces 1 Linné, dans son Système, ne suivi pas le bon exemple de Miiller; i .
établit, comme on le sait, trois clas- j ses dans les Vers : les Intestinaux , les Mollusques et les Testacés. Ce fu dans la classe des Mollusques , avei L les Tétais , les Uoris et les Aplysies que fut placé le genre Limace, lors ■ que les Hélices , qui ont par l'organi sation tant d'analogie avec elles , fu- j rent portées parmi les Testacés à côt des Nériles et des Turbos. Les auteur qui suivirent le système linnéen à 1 lettre , comme Bruguière et les au teurs anglais du même temps, adop " tèrent entièrement cet arrangemen 1 défectueux. Cuvier, qui, dès 1798 1 proposa dans son Tableau élémen 1 taire d'histoire naturelle d'heureu 1 changemens dans la classe des Mol I lusques , plaça les Limaces en tel (
lies Gastéropodes , mais les tint encore assez éloignées des Hélices. Lamarck , dans son Système des Animaux sans vertèbres , suivit l'opinion lie Cuvier. Le défaut de coquille des Limaces fut la cause de l'erreur dans laquelle tombèrent aussi bien Linné iEt Bruguièrc que les deux savans zoologistes que nous venons de citer.
Draparnaud , dans son Histoire des Mollusques terrestres et lluviatilcs de làa France, fut le premier qui reproduisit l'opinion de Mùller, c'esl-à- Jdirc qu'J remit, à l'exemple de ce ssavant , les Limaces près des Hélices.
LLamarck ne manqua pas de saisir ccet heureux rapprocbcmcnt ; aussi woyons-nous que , dans sa Philoso- |phie zoologique , il rapprocha sa faimille des Liinacicns de celle des Co- Uimacées , et qu'ainsi se trouvèrent bbeaucoup mieux en rapport les deux genres Limace et Hélice. De Roissy, «dans le Buffon de Sonnini, ayant (presque entièrement adopté le prennier système de Lamarck, laissa les ILimaCes avec les Mollusques nus , cet par conséquent fort loiu des Héli- «.ces. Il faut dire que l'ouvrage de Roisssy est antérieur de plusieurs années à lia Philosophie zoologique, et que sse publiant dans le même temps que U'ouvragede Draparnaud , son savant sauteur n'auia pu profiter des travaux ide ce dernier. Comme nous l'avons Ifait remarquer, Cuvier , après avoir (éloigné les Limaces des Hélices , fit woir , par son excellent Mémoire anattomique sur ces deux genres, qu'il (existait à peine des diflérences suffi- : san tes pour les séparer à l'avenir, quoi- (qu'en apparence ils fussent forldissemlblables. Cuvier, ayant reconnu dans les ttravaux des premiers naturalistes des (erreurs et des lacunes , entreprit , imalgré les travaux deSwammerdam
sur le même sujet , de reudre comiplétcment l'anatomie de ces Mollusiques en donnant de meilleures figu- : res que ses devanciers, ainsi qu'une (description anatomique très exacte et ;plus complète. Cuvier a rendu un
grand service à la science. D'après 'Cela, il est facile de penser (pic la
LIM 4o5
nouvelle opinion de Cuvier dut recevoir son application dans la classification qu'il proposa dans le second volume du Règne Animal. Nous trouvons , en effet , les Limaces dans les Pulmonés terrestres , à côté des Hélices , et il établit le passage des deux genres par les deux sous-genres Testacelle et Parmacelle qui ontdes coquilles rudimentaircs , comme au reste Lamarck l'avait fait dans l'Extrait du Cours, quoiqu'il conservât toujours les Limacesetlesllélicesdans deux familles et dans deux sections différentes , mais voisines. Cet arrangement resta le même dans sou grand et dernier ouvrage sur les Animaux sans vertèbres. Férussac , dans ses Tableaux systématiques , adopta entièrement l'opinion de Cuvier; seulement, au lieu de faire des Limaces et des Hélices des genres , il en fit des familles. Il sépara aussi du genre Limace les Arions sur la simple différence d'un porc muqueuxà l'extrémité du corps.
Ce genre , ce nous semble, ne saurait être adopté autrement que comme sous -genre ou comme une simple section dans le genre. Notre opinion à cet égard est confoime à celle de Blainville, dans son article Mollusque du Dictionnaire des Sciences Naturelles. Latreille ,.dans son dernier ouvrage intitulé : Familles Naturelles du Règne Animal , a rapproché , à l'exemple de Cuvier et de Férussac , les Limaces des Hélices, quoiqu'il en ait fait, comme ce dernier, deux familles dont l'ai rangement offre des différences de peu d'importance. {V. Pulmonés et Nu-
D1L1MACES. )
Le corps des Limaces étant très- .
contractile , doit être d'une forme très-variable; cependant on lui reconnaît une forme ovale , allongée , plus obtuse antérieurement que postérieurement, ou il se termine eu pointe carénée, quelquefois arrondie.
Le dos des Limaces est bombé, convexe , plus que demi-cylindrique , plus épais antérieurement oii l'on remarque un disque charnu, épais, ovale , plus ou moins grand , plus ou
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moins fortement sépare du reste delà peau, et sous lequel la tête peut se rétracter. Celte partie se nomme cuirasse. La face inférieure de la Limace est entièrement plane; elle est aussi grande que l'Animal et lui sert à la progression ; ce pied déborde un peu sur les côtés le corps de l'Animal, et surtout en avant; à sa jonction avec la tête, on remarque un sillou assez profond qui le sépare. Quoiqu'un peu renflée, la tête se distingue fort peu du reste du corps; elle porte deux paires do tentacules contractiles; ils sont cylindriques et terminés par un rendement. Le renflement de la première paire est seulement transparent , celui de la paire supérieure laisse voir un point noir qui est l'œil. Ils sont, sous le rapport rie la structure et de la manière dont ils se contractent, absolument semblables à ceux des Hélices. La bouche est placée en avant , et en dessous de la tête , c'est une ouverture infun— dibuliforme , plissée dans son contour et qui présente à la lèvre supérieure une dent cornée , solide. Sur le côté droit du corps se voient trois ouvertures : la première , assez peu apparente , en général, est placée à la base du tentacule droit; elle se voit sur une sorte de bourrelet ; elle donne passage aux organes de la génération. La seconde , beaucoup plus grande, est placée dans une échaiicrure du bord du bouclier" du côté droit; elle donne passage à l'air qui entre ou sort de la cavité branchiale.
La troisième ouverture est fort petite; elle est percée sur le bord antérieur de l'orifice de la respiration ; c'est la terminaison de l'intestin ou l'anus.
La peau des Limaces est chagrinée, rugueuse , très-semblable à celle des Hélices; elle est fort épaisse , trèssensible , très-contractile, continuellement invisquéc par une humeur muqueuse, abondante, quisorl d'une grande quantité de cryptes muqueux dont un plus considérable et plus enfoncé, placé à l'extrémité postérieure, en donne une quantité assez notable dans plusieurs espèces. Tou-
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tes les Limaces n'ont pas ce crypte, ce qui a porté Fér'ussac à distinguer comme genre celles des Limaces qui le présentent. La locomotion s'opère, dans les Limaces, de la même manière que dans les Hélices. Les muscles, disposés sous la peau, y forment une couche dont il n'est point facile de distinguer les faisceaux.
Cette coucbe musculaire est plus épaisse à la face inférieure , où est le pied, que partout ailleurs. Outre ce système musculo-cutané des Limaces, elles offrent encore des muscles propres au mouvement de certaines parties. C'est ainsi que la masse buccale, les tentacules et la verge en ont qui leur sont particuliers. Les tentacules sont des cylindi es creux, formés
Car la peau revêtue en dedans de rires musculaires , circulaires. La contraction de ces fibres suffit probablement pour produire l'allongement de ces parties; leur contraction s'opère par un muscle longitudinal qui part du grand muscle médian de l'Animal, se bifurque, envoie une partie de ses fibi esau tentacule supérieur et l'autre à 1 inférieur. Ce muscle contient le neFf optique dans son milieu ; il s'insère en s'épanouissant un peu à l'origine du rendement des tentacules. Les muscles propres de la masse buccale ont une disposition entièrement semblable à celle des Hélices, c'est-à-dire qu'il y a plusieurs muscles courts, assez épais, qui sont destinés à la mastication. Ils se réunissent à un long faisceau musculaire, qui est destiné à retirer en arrière et sous le bouclier toute la tête et ses dépendances. Nous parlerons du muscle piopre de la verge lorsque nous décrirons les organes de la génération. La bouche est assez grande; elle est armée à son bord supérieur d'une denl cornée qui diffère de celle des Hélices en ce qu'elle n'est pas dentée; la partie inférieure présente une langue épaisse, allongée , munie d'une plaque assez dure; dans la cavité buccale, et de chaque côté, aboutissent les canaux excréteurs des glandes salivaiies. Ces glandes, dans
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;cs Limaces , sont beaucoup plus ourles que dans les Hélices. De la mouche naît un,œsophage fort étroit , îS ez court, qui se rende bientôt en un vaste estomac qui présente un cul- 14e- sac à •-on extrémité postérieure, □'est vers cet endroit que viennent libouiir les canaux biliaires qui sont ibrt considérables ; cet estomac , dans na position naturelle, se dirige d'aivant esa airièrect de droite à gauche; l'in- Icesliu est beaucoup plus étroit; il naît (postérieurement de l'estomac; il fait pplusieuis circonvolutions , accompagné et enveloppé des lobes du l'oie. Il .•■se replie en avant pour se terminer , ccomme nous l'avons vu , piès de l'oirificc pulmonaire. Le foie est fort Cgrand , divisé en deux lobes , l'un (Ûroit et l'autre gauche et postérieur.
(Celui-ci contient l'ovaire. Les orifioces descanaux biliaii essont si grands, ■idit Blainville, qu'il suffit d'insuffler ll'esiom.ic pour gonder tous les lobes lhép.i tiques avec la plus grande faccilité.
Le système de la circulation se fcompose d'artères et de veines- Le ecœur est placé presque sur le milieu ide la cavité du poumon ; il est envelloppéd'uu péricarde qui adhère à la (paroi supérii'uie de celte cavité. La (Coquille que renferme la cuirasse est (placée de manière à protéger cet or- ;gaue , puisqu'elle est située immédiaitemenl au -dessus. Le coeurest ovale , ' et sa pointe se dirige en arrière et en (dessous. L'oreillette s'y insère par sa iface supérieure.- Celle-ci a la foi me (d'un croissant dont les pointes s'éi tendent en avant et rassemblent toui tes les veines p. limonaires qui y aboutissent au bord exteine et conviexe.
'On n'a point encore découvert de valvules à l entrée de l'aorte. Ce vaisseau important se distribue d'une minière presque semblable à celle des Hélices. Il n'y a même de différence sensible que dans la position du second tronc qui se rend au foie , à l'intestin cl aux autres viscères. Ce changement de position est dû à la manière don t les 01 ganes de la Limact sont rassemblé», au lieu d'être
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portés dans une coquille spirale. Cuvier fait observer que la couleur des artères de la Limace est d'un beau blanc de lait, ce qui les fait reconnaître facilement, et produit l'effet «l'une injection des plus délicates.
Quand on examine par dedans l'enveloppe générale de la Limace , dit Cuvier dans son excellent Mémoire, on voit de chaque côté un grand vaisseau longitudinal qui grossit en avant. Il reçoit beaucoup de branches de l'enveloppe même, et l'on voit sur sa longueur des trous par lesquels il lui en vient des viscères ; les trois principaux sont tout-àfait à sa partie antérieure. Ces deux vaisseaux sont les deux veines caves; ils embrassent chasun de leur côté le contour de la cavité pulmonaire; dans tout ce cercle par lequel la cuirasse ou manteau se joint au dos proprement dit, il en part, dans ce cii cuit , une infinité de petites brauches , qui sont les artères pulmonaires et qui donnent naissance à ce beau réseau dont la cavité de la respiration est tapissée; réseau qui reproduit à son tour des veinules, lesquelles aboutissent toutes, en dernièreanalysc, dans l'oreillette du coeur.
Le réseau vasculaire dont nous venons de parler tapisse la cavité pul— monairequi est presque ronde ; il couvre démailles à peu près semblables les parois de celte cavité , à l'exception de l'endroit occupe par le péricarde. Le bouclier et la plaque osseuse qu'il contient , dans le plus grand nombre des Limaces, sont placés au-dessus de celte cavité, de manière à la protéger. Sa lace inférieure est formée par une sorte de cloison musculeuse qui la sépare des viscères , et que l'on a comparée à un diaphragme. Nous avons dit précédemment où était placée l'ouverture qui fait communiquer la cavité pulmonaire à l'air atmosphérique. Cet orifice est susceptible de contraction et de dilatation , suivant les besoins de l'Animal. Il parait que les mouvemens sont produits par les muscles communs de la peau, car jusqu'à
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présent personne n'a décrit de fibres propres pour les opérer. Les radicules veineuses qui naissent du réseau pulmonaire se réunissent, d'après Cuvier, en plusieurs troncs qui aboutissent séparément dans l'oreillette, cequia déterminé, sa forme en croissant. D'après'Blainville , elles formeraient un seul tronc qui se rendrait isolément à l'oreillette. Cuvier nomme organe de la viscosité et Blainville organe de la dépuration urinaire un organe qui entoure le péricarde et forme autour de lui un cercle presque complet. Il est revêtu au-dehors d'une membrane lisse et grisâtre à l'intérieur. Il est composé d'un grand nombre de lames très-minces qui adhèrent aux parois par un de leurs bords ; le canal excréteur fait le même contour que l'organe lui-même; il s'adosse au rectum pour sortir à côr té de lui sur le bord de l'ouverture dé la 'respiration.
Les organes de la génération diffèrent peu , en général, de ceux des Hélices; cependant ceux-ci ont de plus les vésicules multifides et la poche du dard. Dans la Limace ils se composent, i° d'un ovaire situé dans le lobe postérieur du foie dans lequel il est presque entièrement caché ; il est granuleux , et on en voit naître par des radicules un canal ou oviducle d'abord très-mince et très-étroit , reployé sur lui-même un très-grand nombre de fois. Son diamètre augmente insensiblement en se rapprochant de l'organe que Cuvier nomme matrice.
2°. Cette matrice dont les parois sont épaisses, est boursoufflée et composée intérieurement de cellules assez régulières qui sont remplies d'une abondante viscosité. Après plusieurs inflexions , le testicule se change en un canal plus étroit, cylindrique , à parois lisses , épaisses, et qui se renfle un peu avant de se terminer dans le cloaque. 5°. Une sorte de vessie ou un sac à une seule ouverture se voit à côté du canal déférent du testicule ; ses parois sont épaisses ; elles se rétrécissent en un col très -court qui s'insère dans le çanal déférent, peu
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avant qu'il n'entre dans la cavité r commune de la génération. Cette petite poche, dont on igooreles usages, . ,B
est habituellement remplie d'un flui-» "
de jaunâtre et épais. Ces différentes P parties constituent l'appareil femelle de la génération. Nous ferons remar-
quer que l'organe que Cuvier nomme à
matrice, Blainville le désigne sous le &
nom de seconde partie de l'oviducte l'
ou de testicule. L'appareil mâle est w
composé d'un testicule peu différent f*
de celui des Hélices ; il est pourvu «o
d'un canal déférent qui , au point oii eli
la matrice et l'oviducte se réunissent, qi
se joint intimement à eux ainsi que le C
testicule. Un organe granuleux, en 1)1
forme de bande blanche, se remar- PI
que le loug de la matrice et l'accom-! (l
pagne en grossissant; cette partie que et
Blainville compare à l'épididyme , se la
prolonge au-delà de la portion bour- q'
soufflée de l'oviducte. C'est seulement 1(
dans cet endroit qu'où en voit naître i
un canal qui, d'après de Blainville, »
se recourbe en se prolongeant assez l!
loin pour aboutir à la base de la ver- d
ge. La verge est plus courte que dans 1
l'Hélice, elle est plus large en arriè- l
re qu'en avant, où elle s'amincit peu p
à peu. Elle est creuse dans toute sa j
longueur; elle forme par conséquent a
un long sac dont les parois assez r
épaisses sont musculaires ; les fibres j
qu'on y remarque sont annulaires; |
ces fibres annulaires ont le même usa-» ]
ge que celles des tentacules, c'est-à- {
dire que lorsque le pénis entre en ac- |
tion , il sort en se renversant et se re- j
tournantabsolumentcommeles tenta- (
cules; il est fixé à sa base par un muscle t épais, assez court, quilorsquelesorganes de la génération etsurlout la verge ont rempli leurs fonctions, la retire en dedans et en la retournant , agissant de même que le muscle rétracteur des tentacules. Ce muscle s'insère postérieurement sur la cloison charnue que nous avons vu précédemment séparer la cavité respiratrice de la cavité viscérale.
Le système nerveux ne différant pas essentiellement de celui des Hélices, nous renvoyons à ce mot pour les dé-
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aails que nous en avons donnes. On iJoit sentir cependant que la distribution de quelques filets a dû se troufer légèrement niodiliéc dans les Hélices par la position des viscèies.
Les organes des sens chez les Limaees paraissent être aussi peu actifs que chez les Hélices. Le loucher y est également d'une grande délicatesse.
[La vue semble nulle , quoique mvammerdam ait trouvé toutes les Parties qui constituent ljœil. Elles uont dépourvues de l'audition; mais Hlcs goûtent et elles odorent, puisqu'elles sont attirées par une nourriture qui leur plaît et qu'elles se rassemblent en assez grand nombie sur les Plantes ou les matières qu'clles.préfèrent. Cependant legoùtdoil èireasscz ibbtus,si on nu juge d'après l'état delà sangue et d'une partie de la bouche |iui sont cornées. Les Limaces, comme lies Hélices, cherchent en automne uun abri contre le froid ; elles paraissent y être moins sensibles que les Irlélices, car on en voit encore lorsque Moules celles-ci ont disparu ; elles s'euffoncent dans la terre, se cachentdans lies vieux murs, et elles paraissent ppréférer les vieux troncs d'Arbres [pourris dans l'intérieur desquels il y ta dcl'lmmus produit deleurpourriturre. Arrivées dans l'endroit qu'elles j jugent convenable, elles se cou libellent autant qu elles le peuvent dans Ue sens de la longueur; quelquefois celles le sont au point de présenter une l<forme presque hémi.-phérique. Elles [passent l'hiver dans un état presque icomplet d'engourdissement ; cet état .cesse insensiblement à mesure que lia chaleur revient, et elles sortent dde leurs trous lorsque déjà les Plantes t'Ont commencéà pousser. C'est aussi à icette époque, vers le commencement iide mai , que les Limaces s'accouplent. lOn u'a point encore de détails suffi- ^sans sur leur accouplement. Les anciens avaient eu connaissance de [quelques-uns des faits qui y sont relatifs , puisque Rcdi , et , d'après lui , ILisler , ont figuré des Limaces dans ce moment. Depuis il n'y a eu que les observations encore incomplètes de
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Werlich; elles sont insérées dansl'Isis deOken, et Férussac, dans son grand ouvrage, les a rapportées dans leur entier. Nous ne pouvonslesreproduire ici , mais nous engageons beaucoup les naturalistes qui sont à portée de faire ces sortes de recherches d'observer le plus exactement possible l'accouplement des Limaces ; c'est un fait très-intéressant et qui manque encore pour plusieurs points. Les Limaces pondent peu de temps après l'accouplement, ordinairement à la fin de mai ou au commencement de juin. Elles déposent leuisœufs, qui sont jaunâtres et arrondis, dans des endroits abrités du soleil; elles en placent quelques-uns dans le même endroit et vont chercher un autre lieu pour en déposer quelques autres. Ces œufs, d'abord assez transparens , deviennent opaques à mesure que \\ mbiyon qu'ils lenfeimenlse développe; il sort de l'œuf plus ou moins promplement, suivant l'état de chaleur de l'atmosphère.
Les Limaces habitent toutes les régions de l'Europe et l'Amérique septenliionale. On en trouve aussi aux deux extrémités de l'Afrique ainsi qu'à la Nouvelle-Hollande. Les espècesdeLiniacessont fort difficiles à distinguer entre elles, quoiqu'elles soient en moins grand nombre que les Hélices; elles se confondent facilement par des nuances insensibles de couleur et de lormesdu corps. Les travaux sur ce genre et sur l'établissement des espèces manquent encore d'un point capital , c'est la connaissance anatomique de l'organe excitateur qui pourra seule servir définitivement à leur distinction. Swammerdam , le premier, d'après les habitudes des Limaces, les avait distinguéesendeuxgioupes : les domestiques et les agrestes. Blainville maintint ces divisions en les désignant par les noms de Limaces rouges et de Limaces grises.
Férussac proposa un nouveau genre pour les Limaces rouges , et conserva le nom de Limace pour les grises. Outre le caractère bien sensible du point niuqucux des Limaces,
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rouges , elles présentent encore d'autres différences assez notables , c'est ainsi qu'elles onl toujours la peau uniformément colorée, que l'extrémité du corps n'est point sensiblement carénée comme dans les Limaces grises; enfin elles manquent de l'organe excitateur, ce qui suppose, comme l'obseï ve Blaiuville , un mode différent d'accouplement. Ces différences seront plus facilement appréciées , en consultant l'article Arion de ce Dictionnaire ou Férussac a indiqué les espèces qu'il y rapporte.
Wons conservons néanmoins l'opinion de Blain ville , et nous divisons comme lui le genre Limace en deux sectons. L'article Arion de Férussac est la piemière. Nous allons indiquer les principales espèces de la seconde après avoir donné les caractères généraux du genre : Animal ayant le corps ovale-oblong , complètement gastéropode ; la peau partout fort épaisse , mais surtout à la partie antérieure du dos, où elle forme un écusson plus ou moins circonscrit ou bouclier coriace contenant dans son épaisseur un rudiment de coquille plus ou moins évident ; cavité pulmonaire située au-dessous de l'écusson et ayant son orifice pl us ou moins avancé sur le bord droit; anus au bord posiéricur de celte ouverture ; terminaison des organes fie la génération par une ouverture commune située à la racine du tentacule antérieur droit. (Blainv.)
Lim\c£ cendrée , Limax cinereus, Lin., Gmel., pag. 3ioo, n 4; Drap., Moll. terrest. et fluv. de la France; Lamk, Anim. sans vert. T. vi, p.
4o, n. 3 ; Limav antiquorum, Fér. , Hist. des Moll. terrest. et fluv., p. 68, pl. 4, fig. i el4,et pl. 8, a, fig. î .
Limace tachetée, Limax vaviegatus , Drap , lue- cit. , p. 1 27 , n. 9 ; Limax Jlavus, Lin., Syst. Nat., p»g.
3 102, n. 7; Limax variegatus , Fér., loc. cit., pl. ft, fig. 1 à 6.
Lim ace aoreste , Limax agrestis , Lin. , Gmel. , p. 3ioi , n. 6; Lamk., Anim. sans vert., loc. cit., n. 4; Drap. , loc. cit. , pl. 9, fig. 9 ; Fér. ,
LIM
loc. cit., p. 73, pl. 5, fig. 7 à 10. s;
Limace des forêts , Limax sylva- * ticus , Drap. , lue. cit., pl. 9 , fig. 10; I1 réruss. , Tab. du genre Limace dans *
1 Hist. des Moll. terrest. et fluv., p. ■
Limace Jayet, Limax Gagates, u Drap. , loc. cit., pl. 9 , fig. 1 ; Férus. , loc. cit., p. 76, pl. 6, fig. 1 , 2.
Limace marginée , Limax margi- |t natus, Drap. , loc. cit. , pl. 9 , fig. 7; |« Limax ma/ginatus , Lin , Gmel. , p. 1 5 102, n. 10; Roissy, buff. de Sonni- 10 ni, tom. b cle.^ Moll., p. 182. (n. n.) 01
' LIMACE GOKGE DE PIGEON. * bot. CRYPT. Paulet donne ce nom à 1T un Agaric de sa famille des Glaireux, qui paraît être Yylgaricus clypeatus,
LIMACE PIERREUSE ou LI- J M ACE DE MER. polyp. et moll. t INom vulgaire d'une variété du Ma- a clrepora pileus, L. , dont Lamarck a jj l'ail son Fougia Limacina. F'. Fongie. On a aussi appelé les Aplysies et j( les Doris Limaces de mer. (e.ls.l..) f
*LIMACELLE. Limacella. moll. n Genre que Blainville a établi pour un Mollusque de la famille des Lima- :t cincs qu'il a eu occasion d'observer dans la collection du Muséum Britannique. Quoique ce Mollusque ait la forme des Limaces , il en diffère cependant en ce que le pied est -séparé du manteau par un sillon qui fait tout le tour du corps. Voici les ca- , ractères que Blainville a donnés à ce genre dans son artxle Mollusque du „ Dictionnaire des Sciences iNatui elles : corps allongé , subcylindrique , pour- t! vu d'un pied aussi long et aussi large que lui, dont il n'est séparé que par un sillon, enveloppé dans une ,■ peau épaisse , formant à la partie antérieure du dos une sorte de bouclier prolrcteur de la cavité pulmonaire dont l'orifice est à son bord droit; les orifices de l'appareil générateur distans; celui de l'oviducte a la partie postérieure du côté droit , et communiquant par un sillon à la terminaison de l'organe mâle située à la racine du tentacule droit. La seule
LIM
>ppècc comme de ce genre avait d'anord été nommée par Blainville Lt-
ti'AC ELLE LACTESCENTE, Lilliacella
tactesceriSj maU dc-puis, il lui a subsiituc le nom du Limacelle d'El- <oht , Limacella Elfurtiana, espèce ai n'est ni décrite ni figurée.
La singularité des caractères de cet Animal a paru telle à Blainville , lu'il a ajouté l'observation suivante me nous extrairons textuellement.
Cette combinaison de caractères icous parait si anomale, que nous douions réellement que nous avons bieu Ibservé le Mollusque sur lequel nous wons établi ce genre. » (d..h.)
* LIMACES. Limaces, moll. Famille de Mollusques gastéiopodes uiulmonés, terrestres, déjà établie xius le nom de Limaciens ( f '. ce naot) parLamarck, à laquelle Férusaac , en y faisant des changemens >ssez notables, a donné le nom de Limaces. Cette famille, qui fait partie l«c l'ordre d< s Géophilcs de cet auceur , est divisée de la manière suiran te :
A. Entièrement cuirassées; tentacules contractiles.