TOME IX
LIL 4oi
par greffe , par marcottes et surtout par éclats.
Lilas de Perse, Syringa Persica, L. Cette espèce , originaire des mêmes contrées , est beaucoup plus petite que la précédente dans toutes ses paities. Sa tige s'élève à une hauteur de trois à quatre pieds. Ses rameaux sont grêles, effilés, tombans; ses feuilles sont lancéolées , entières; ses (leurs, plus petites', formant des grappes beaucoup plus grêles. Il y a une variété à feuilles laciniées etpmnatifides, que l'on désigne Quelquefois sous le nom de Lilas à feuilles de Persil.
LilasVarin, Syringa Rothomagensis. C'est une simple variété obtenue à Rouen en 1777 par Varin , jardinier habile, qui dirigeait le jardin botanique de cette ville. Elle provient de graines de Lilas de Perse à feuilles laciniées. C'est la même variété que l'on a nommée en Angleterre Syringa sinensis. Elle lient le milieu entre le Lilas ordinaire et le Lilas de Perse.
Elle forme un Arbrisseau buissonneux et touffu , de cinq à six pieds d'élévation. Ses feuilles sont cordiformes , allongées ; ses fleurs, trèsgrandes, forment des grappes moins bien fournies que celles du Lilas commun ; mais d'une couleur plus vive. Lorsque cette variété est bien conduite , elle forme des touffes d'une beauté surprenante. Ceux qui existent dans les parterres du Jardin du Luxembourg foDt chaque année l'admiration de tout Paris pendant le mois de mai.
On a quelquefois appelé Lilas de tenue , Y IJyacinthus JtJuscari , et Y Hyacini/tus monstrosus , L. , et Lilas des Indes, le Melia Azcdarach.
LILEE. Lilœa. bot. khan. Genre dp la famille des Joncaginées et de la Monœcie Monandrie, L., établi par Bonpland (Pl. œquin. 1 , p. 221 , t.
63) pour une petite Plante aquatique originaire des environs de Santa-Fc de Bogota dans la Nouvelle-Grenade, qu'il a nommée Lilœa utbulata.
Elle a en quelque sorte le port d'un Joue, c'est-à-dire qu'elle forme
une touffe de feuilles cylindriques , subulées , engainantes par leur base.
Les fleurs sont monoïques. Les mâles forment des chatons ovoïdes , allongés , composés d'écaillés imbriquées en tous sens, à l'aisselle de chacune desquelles on trouve une seule étajnine. Les (leurs femelles sont de deux sortes; les unes forment des épis ovoïdes , allongés, longuement pédonculés , composés d'une trentaine de fleurs sessiles, comprimées, rapprochées et imbriquées. Ces fleurs , entièrement dépourvues d'enveloppes florales, se composent d'un ovaire comprimé , à une seule loge et à une seule graine, d'un seul style court, et d'un stigmate capitulé. Les autres sont solitaires, distinctes, presque sessiles , et naissant du collet de la racine. Celles-ci sont ovoïdes, allongées, élargies vers leur sommet où elles se terminent par deux appendices la melleux qui forment un bord incomplet. Le style est excessivement long et capillaire. Le fruit est un aliène contenant une graine dressée , composée d'un embryon monocotyléddn recouvert par un tégument propre, mince et membraneux.
LILIACÉES. Liliaceœ. bot. phan.
Nous avons déjà dit à l'article Asphodélées , que les deux familles naturelles de Végétaux désignées par Jussieu sous les noms de Liliacées et d'Asphodélées devaient être réunies eu une seule, qui retiendrait le nom de Liliacées , comme étant le plus ancien etle plus généralement connu.
En effet , ceux qui compareront dans le Gênera Plantarum , les caractères assignés à ces deux familles , s'apercevront facilement qu'ils se ressemblent tellement, qu'il est presque impossible de saisir entre eux la moindre différence qui soit de quelque importance. Cette difficulté tient non pas à la manière dont les caractères de ces deux groupes sont tracés, mais à l'organisation des genres qui les composent, laquelle n'offre pas de différences propres à l'établissement de deux familles. En effet, la struc-
ture du calice est la même ; les examines sont en même nombre et insérées de la même manière ; l'ovaire le style et le stigmate, enfin le fruit et la graine présentent une même organisation. Cependant nous conve lions que pour un œil exercé il csiste quelque différence de port , d'aspect extérieur entre les Liliacées et les Asphodélées , et que leur mode de germination n'est pas ab;olum ut semblable. Ainsi dans les Asphodélées , le cotylédon reste engagé dans l'intérieur de la graine et tient à la gaîne qui enveloppe la gemmule au moyen d'un prolongement filiforme.
Ce mode de germination est en effet celui qu'on observe le plus fréquemment dans les Asphodélées , .mais néanmoins tous les genres de cette famille ne germent pas de celte manière, par exemple le Vellheimia. Et d'ailleurs, cette différence dans la germination lorsqu'elle u'est pas liée à une diflerence d'organisation, peutelle être regardée comme suffisante pour former deux familles naturelles ? Nous ne le pensons pas , et à l'exemple deVenleuat, nous croyons ne devoir former qu'une seule famille des Liliacées et des Asphodélées de l'illustre auteur du Gênera Plantarum.
Les Liliacées forment une vaste famille de Plantes mouoeotylédones , à étamines périgynes dont les genres Lis, Tulipe, Aloës et Asphodèle, peuvent être considérés comme les types. Ces Plantes , qui font l'ornement de nos parterres par la beauté et l'éclat de leurs fleurs, et souvent par l'odeur suave qu'elles répandent, varient singulièrement dans leur port. Ainsi quelquefois leur racine est surmontée par un bulbe dont la forme et l'organisation varient beaucoup , ainsi qu'on peut le voir en comparant le bulbe écailleux du Lis avec le bulbe presque solide de certaines Tulipes ; dans une foule d'autres genres , la racine est dépourvue de bulbe et se compose de fibres capillaires ou plus ou moins volumineuses. Les feuilles sont quelquefois i
mules ladicalcs, planes ou cylindrique* et creuses , ou épaisses cl charnues. La tige, loi «qu'elle existe, est rénéialement simple, mai* le plus i*uvent les fleurs tout portées sur une hampe nue, simple ou rameuse, «s fleurs varient beaucoup dans leur i.-andeur et leur disposition. Ainsi Mfilôi elles sont solitaires et terminais, tantôt disposées en épis plus ou lioius allongé* , pi tu ou moins <!enss, tantôt elles forment des grappes nmeuses ou des ombelles simple, uoujours ces fleurs, qui sont se-siles || pédonculées , seul accompagnées lleui base d'une bractée et quelqucii is enveloppées dans une spatbe ■l'tnjWîée d'une ou de plusieurs foikles. J^e calice est coloré et j»étalide , formé de six sépales, tan ôt nlieiemerit distincts, tantôt fcoud -s Mfemble pat leur base , ou même irns une partie plu* étendue de uur longueui , de mariieie a ce qu'ils rTOient un tube plu* ou moins altiigé , ainsi qu'on le remarque dans >t jîIiji-a , le-> LutUennlia , TrUottlû , ell/tiumia , etc. Ces six sépale* sont ■hposé* *ur deux rangées, de nuére que liois -ont inléiieurs et in's extérieurs; le plus souvent ils uni égaux et la fleur est régulière , r renient ils sont inégaux et la fleur tt irrégulière. Les é lamines sont au ■ m lu c île six- Leurs iilets sont giê- II Ou élargis à leur base, quelque- ?s bifide* ou tnlides à leur sommet, unadelpbes dans le L'yanetla Camsit. L'insertion est le plus -soutint péngy nique, c'est-à-dire que BleK -ont attacbéssur b-s sépab-s, ulôt vers leur base, tantôt veis i»r milieu ou ver* leur partie supéuie; mais dans un assez grand 1 tnbre de genres, ces étamines sont
• :n 1 éel lement h vpogv moues , c'est- 1 lue qu'elle* ne sont nullement in— i ées sur le reliée, c e^t ce que l'on
• >ei ve dans les Lis, les Aloës, les
• ilx, le Tritoma , etc. L'ovaire c->t f litiëicment libre, sessilcau fond de r fleur, à trois cotes et à trois loges, r ntenant chacune un nombre va- -i due d'ovules toujours dispo és en
LIL 4o3
deux rangées longitudinales. Dans le Vtlllieimia , il y a deux ovules *eulement dans chaque loge. I>e style eft simple, inaïqué de Iroi* sillons longitudinaux ; il manque quelquefois, et alors le sligrnaje est sébile. Celuici est toujours à trois lobes plus ou moins maïqués. Le Luit est libre et CUPère , quelquefois ebarnu , ina:s le plus souvent sec et déhiscent, ovoïde, ou globuleux , à trois côtes plus ou moins saillantes, séparées par des sillons longitudinaux , à trois loges, contenant ordinairement plusieurs graines et s'ouvrant en trois valves septiléics sur le milieu de leur face interne. Les gi aines , dont la forme vaiie, sont recouvertes d'un tégument tantôt noir etciuslacé, tantôt simplement membraneux. Elles contiennent dans un endoqierrne blanc et charnu , un embiyon cylindrique, axile, et dont la radicule corres|>ond au bile. Cet embryon est quelquefois contourné sur lui-même , ainsi qu'on l'observe dans le* Aulx par exemple.
Les genres qui corn|ioscnt cette famille sont assez, nombreux, ainsi que le montrera rémunération suivante :