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frent, en outre, une masse d'œufs t rès-consid érable , agglomérés dans la cavité du test ; ces œufs sont beaucoup plus développés que les autres , jaunâtres', et ont tous une partie enloncée soit au centre soit à l'un des bords ; ils adhèrent tous par des filamens très-déliés aux filets des dernières pâtes. Ces œufs ainsi placés sortent de la cavité du test par deux routes différentes ; quand l'Animal est tranquille il les pond un à un par la partie antérieure du coips où ils arrivent peu à peu à l'aide du mouvement des branchies ; ils sorlent alors en dessous des mandibules; quand au contraire l'Animal est inquiété ou placé dans un espace qui ne lui convient pas , il les rejette en masse par ta partie posiérieure du test. Ce qu'il y a de plus curieux à éclaircir dans l'histoire de ces Animaux , c'est leur mode de génération.
Surplus de mille individus qu'Adolphe Brongniart a observés à Fontainebleau , il n'en a pas trouvé un seul qui n'ait des œufs soit sur le dos soit dans l'intéiieur du corps. On ne peut expliquer ce phénomène qu'en supposant que ces Crustacés sont susceptibles de fournir plusieurs générations par une seule fécondation ; alors il faudrait penser que la génération qui existait loisqu'Adolphe Brongniart les a trouvés à Fontainebleau , n'avait pas besoin d'être fécondée et consistait uniquement en femelles ; ou bien on pourrait les regarder comme hermaphrodites avec fécondation mutuelle ou avec fécondation propre. On ne connaît pas les matières dont se nourrissent ces Crustacés ; ceux qui ont été conservés vivans , étant privés de toute nourriture, ont mangé leurs œufs. Ils nagent sur le dos , comme la plupart des Éntomostracés , mais d'une manière continue comme les Âpus et non par sauts comme les Daphnia. Leurs grandes antennes paraissent être leur p.'incipal organe de natation , leurs pales ne remuant que pour remplir les fonctions de branchies. Ils changent de peau assez souvent. La seule
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espèce connue jusqu'à présent est: , La Limnadie u'Hermann, Limita- y dia Hermanni , Ad. Br. ( Ann. du Mus. d'Hist. Nat., t. 6, pl. i3); Vaph«\ nia gigas, Herm. (Mém. Aptér., p. \j, i34, t. 5); elle est longue de quatre1 lignes, d'une couleur blanchâtretransparente, (g.)
LIMJNjEA. Moll. Genre formé par \ Poli pour les Animaux des Muleltes et ' des Auodontes. V. ces mots. (d..h.) •
LIMNANTHEMDM. bot. fhan. b Pour Limnanthus. /^.cemot. (g..n.) j
LIMNANÏHUS. bot. fhan. Sous »
ce nom , Necker (Elem. Bot. , n. 65i) [ avait rétabli le génie JVymp/ioides de e Tournefoit, réuni par Linné à son ?
Menyanthes ; mais le nom de ViLlar- ?
sia , substitué par Gmelin , ayant été !i admis par plu>ieurs auteurs et no-1, tammeutpar Ventenat, R. Brovvn et'1 De Candolle, c'est au mot Villarsie que seront exposés les caractères J génériques. (g..n.) *
LIMNEE. Limnea. moll. Et non Lyninêe. Genredela famille des Pulmonés-aquatiquesde Cuvieret de celle ï des Liinnéensde Lamarck, définitive- 1.
ment établi et caractérisé par ce der- . niei zoologiste. Aucun des conchyliologues qui ont précédé Lamarck n'a pensé à faire des Limnées un genre séparé ; ainsi après avoir été confon- . dues, tantôt avec les Hélices, les [ Bulimes, et plus généralement avec ' les Buccins, dénomination qui leui fut consacrée par Lister, Geoffroy, Miiller, etc.; elles furent enfin rassem5 blées sous de bons caractères dans le Système des Animaux sans vertèbres ; ou doit s'étonner que les naturalistes, 1 qui précédèrent cette époque, n'aient !
pas senti la nécessité de ce genre , cai ï Millier, Geoffroy et Lister lui-même J qui connaissaient l'Animal, ne pou- l!l vaient, sans rompre les rapports les j plus évidens , les ranger parmi les autres Coquilles soit terrestres soit marines. Bruguière surtout qui avait *r commencé à opérer quelques réfor- J1 mes dans le système linnéen, pouvait ■ mieux que personne établir ce genre ; mais entraîné pas le caractère trop
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ugue qu'il nvait imposé aux Bulilees, il y confondit les Limnées com- ); c beaucoup d'autres Coquilles rrangères à ce genre. Le genre Limiiée créé , Draparnaud le premier .mdopta , et ce savant, qui joignait i une connaissance exacte des Molnsques , un esprit judicieux qui lui ni faisait saisir les rapports , ne nanqua pas de rapprocher les Linieées des Fhyses et des Planorbes, ce mie Lamarck n'avait pas fait dans )»n premier ouvrage. Cet illustre nauralistene tarda pasà sentir In justesse cî l'idée de Draparnaud; aussi peu c3 temps après l'époque que nous tenons île mentionner, dans l'Extrait un Cours, il rapprocha , comme Cuitër l'avait aussi indiqué, les Limoées des autres Puimonés aquatiques, i 'autres zoologistes, tels que Blaiui lie et Férussac, adoptèrent entièrement cette manière devoir. Les rapcorts qui unissent les Limnées aux pâtres genres voisins sont donc justes uuisqu'après quelque divergence tou- ■.-sles opinions se sont réunies en une :eule, celle de Draparnaud. Les Limrces sont des Coquilles lacustres, gcccrali-ment minces, suhvitrées, assez nagiles , qui se plaisent sui tout dans ■ss eaux stagnantes où souvent elles !! multiplient considérablement. Les imnées habitent toutes les régions ce la terre vers les pôles , comme i>us la zôme torride el dans les deux lémisphèi es. L'Animal observé dénis long- temps a été nnatomisé par invier, dont i'cxcetlent travail est :iséré parmi les Mémoires des Angles du Muséum. Blainvide en ' t aussi la dissection , el ses recbertaes confirment celles de Cuvier; ifin nous-mêmes l'avons également liiitc et nous avons vu tout ce que 'îs deux anatomistes avaient d'abord observé. Nous allons entrer dans uclques détails abrégés sur la strucnre de ces Animaux. Le corps des limnées, contenu dans une coquille !lus ou moins allongée , souvent vvalc, ventrue et toujours en spirale, rrend lui-même ces diverses formes aivant l'espèce ; il ressemble en
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cela à tous les autres Mollusques trachélipodes auxquels celui-ci appartient, il remplit ordinairement complètement la coquille , quelquelois même il a de la peine à y être entièrement contenu ; il est pourvu d'un large pied ovale , lié par un pédoncule au reste du corps; il s'y insi're sous le col el le manteau qui l'enveloppe aussi bien que la partie antérieure de son corps, se fixe à l'insertion du pied en prenant plus d'épaisseur vers son bord libre; la lêle est large, non séparée du reste par un col pourvu de deux tentacules contractiles; les yeux non pédonculés y sont insérés à la base; au côté interne ces tentacules sont triangulaires , épais , peu allongés. Un voile charnu, échancré dans le milieu , forme deux larges appendices , un do chaque coté, ce qui donne beaucoup d'ampleur à la tête; la bouche est antérieure, mobile, et la masse est obtuse , considérable , elle prend des formes assez différentes; Cuvier dit qu'elle a de la re.-semblance avec une bouche humaine , Blainville qu'elle a la forme d'un T renversé ; cette bouche est armée de deux dents ou mieux d'une dent divisée en deux parties par une échancrure moyenne; au fond s'aperçoit une langue charnue très-grosse, et au-dessus l'ouverture de l'œsophage; celui-ci peu renflé est accompagné de deux glandes salivaires dont les canaux excr éteurs aboutissent aux parties latérales de la bouche; il continue à s'avancer sans augmenter de volume et parvient a un estomac très-charnu, trèsépais , comparable pour la structure au gésier d'un Oiseau ; l'intestin qui en sort est gris, d'une grosseur uniforme et assez long; il fait plusieurs grandes circonvolutions dans le foie, reçoit à l'orifice pylorique les vaisseaux biliaires, et se termine à l'anus; le foie est très-grand , grenu , il occupe la presque totalité des tours de spire. La cavité de la respiration est plusprofondément enfoncée que dans les Hélices , et son orifice extérieur en diffère aussi par une languette
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qui peut le boucher et qui se contourne en gouttière dans le temps de la respiration ; du reste elle a beaucoup de ressemblance avec celle de ces dernières pour la distribution des vaisseaux. Le système veineux et artériel pour la circulation générale ne présente rien de particulier ; ils sont en tout analogues à ce qui se remarque daus les Mollusques du même ordre. Les organes de la génération ont également beaucoup de ressemblance avec ceux des Hélices , et sont presque aussi compliqués; ils se composent d'un organe mâle et d'un organe femelle; l'organe mâle comprend deux parties : un organe excita leur qui sort au-dessous du tentacule droit à la base duquel vient aboutir un canal déférent qui prend son origine au testicule. L'organe femelle se compose d'un ovaire, d'un oviclucte , d'une poche à viscosité, et d'un orifice extérieur. L'ovaire est grauuleux, jaunâtre, accolé au foie avec lequel il remplit les premiers tours de spire; il en naît l'oviducle, conduit membraneux , d'abord assez large, contourné plusieurs fois, se rétrécissant ensuite beaucoup; il traverse une partie du foie , gagne le testicule à travers lequel il passe pour gagner ensuite le renflement cylindrique ou la poche à viscosité; elle est plissée transversalement et assez régulièrement ; elle esl destinée à recevoir les œufs et à les invisquer de matière glaireuse avant qu'ils ne puissent être pondus; le renflement se termine à un canal plus étroit qui reçoit celui d'une petite poche ou vessie don t l'usage ne paraît pas encore bien connu; peu après, il aboutit à l'orifice extérieur qui se voit trèsprofondément placé à l'endroit où le pédoncule des pieds se réunit au corps. Les deux orifices de la génération se trouvant fort éloignés, cela nécessite de la part. des Limnées un mode d'accouplement singulier qui n'est pas le même que celui des Hélices ; dans ce genre deux individus suffisent; ici il en faut trois , celui du milieu agissant lui seul comme mâle
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et comme femelle, les deux autres n'agissant que comme mâle ou comme femelle seulement. Souvent à ces deux individus viennent s'accoupler d'autres, ce qui quelquefois constitue de fort longues traînées flottantes à la surface des eaux , dont tous les individus agissent à la fois comme mâle et comme femelle excepté les deux des extrémités. Le système nerveux* beaucoup deressemblance avec * celui des autres Mollusques traehéli-1 podes ; l'anneau œsophagien ou le' cerveau est composé supérieurement 1 de deux ganglions réunis par un tronc médian transversal , inférieure- ' ment de trois autres ganglions dont'1 les deux latéraux sont intimement1' liés aux deux premiers; de ces gan- 1 glions parlent des filets dont la dis-* tribution générale ne présente rien f de particulier; elle est semblable à ce a qui existe dans les Mollusques du même ordre. Les Limnées sont géné- 1 ralement de couleur brun-foncé ou ( brun-verdâtre ; leur peau lisse sans >' tubercules, nielle et visqueuse, pa- t raît plus sensible encore que celle pi des Hélices ou des Limaces , car au moindre attouchement elles se con- itractent, rentrent toutes leurs parties pi dans la coquille, et devenant d'une ^ pesanteur spécifique plus considéra- t?
ble, elles tombent au fond de l'eau; 0 comme elles sontforcées de venir respirer l'air en nature, elles ne peuvent rester très-long temps au fond de it l'eau , mais pour revenir à la sui face k elles sont obligées de ramper sur le lu fond jusqu'à ce qu'elles atteignent le ij bord, ou de ramper le long des tiges k des Plantes aquatiques, ce qu'elle: n fontavecassezderapicbté; lorsqu'elle; p.
sont à la surface , elles se tiennent 1. dans une position renveisée , la face : inférieure du pied dirigée en haute! I la coquille en bas plongée clans l'eau \ Il paraît que dans cette position l'Animal peut ramper à la surface de ~ l'eau; on suppose alors qu'une cou- y che très-mince de liquide sert de [ point d'appui aux efforts musculaires g de son pied , mais cela est difficile à concevoir, car on sait que l'eau nt l