‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 169 sur 232 · LI.M · texte numérisé non relu

LI.M

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4if.

uns aucun indice de siphon; bonne entourée de lèvres frangées et de ?UX p lin s d'appendices labiaux ; un >l i udice abdominal (le pied, rudiiçntaire avec un bvssus. ("oquille vvale, plus ou moins oblique, presxic équivalve , subauriculaire, tèulièrement bâillante à la partie antérieure du bord inférieur; les somlets antérieurs et écarté.-. ; charnière uuccale , longitudinale-, san^ dents; jgament arrondi, presque extérieur, mséié dans une excavation de chaque •îalvc ; impression musculaire cenalc , partagée eu trois parties disincles. Les espèces de ce genre sont oeu nombreuses : Lamarck en donne \ vivantes dans différentes mers, il Défiance en cite onze espèces fos- ILles, parmi lesquelles il y en a quelrues-unes de douieuscs par la cl i fliuullé qu'on a de les dégager , pour a plupart, de la pierre duie qui les nnveloppe. Parmi les Coquilles du eenrel'lagiostome, il y en a plusieurs uui sont également douteuses à cause ce leur mauvais élat de conservation aabiiuel. Comme dans les l'Iagiostoues il ne doit pas y avoir de bâillenent pour le passage d'un Inssus , outes les fois que le côté antérieur ■.es valves est caché ou cassé , il est impossible de décider le genre. Cela sst si vrai que le Hagiostome semiuunairc , que l'on rapporte comme jype du genre , est pourtant une véritable Lime, comme nous en sommes certains d'après un individu bien conservé de notre collection. La Co- [jjiii le nommée pa r Sowerby {Minerai ■?onc/tolugy , pl. i 5a ) , Lima gibbusa, n'est point une Lime; car , possédant Musieurs individus de cette espèce, t'es deux valves réunies et dans un aarfait état de conservation , nous «louvons affirmer qu'il n'existe pas le moindre bâillement entre les valves nour le passage d'un byssns. Il est lonc nécessaire de la rapporter parmi es Plagiostomes. On voit par ces observations combien il importe d'examiner avec soin et sur des individus mi offrent un bon état de conserva- 'ion les caractères génériques.

Lime commune , Lima squamosa , Lamk.; OstreaLima , Gmel., n° g5 , Chemnitz, Conch. T. vu , lab 68, fie. 65i; Encyclop., pl. 2116, fig 4; D'Argenville , Conch. , pl. 24 , fig. e.

Lime subéquilatéiiale, Lim aglacialis , Lamk. ; Anim. sans vert. T. vi, pag. 157, n. 3; Ost/ca giacialis, L. , Gmel., n. 96; Khorr, Y'ergu. T. vi, lab. 56, fig. 5; Encyclop., pl. 206, fig. 2 et 3.

Lime enflée, Lima injlata, Lamk., Anim. sans vert., lue. cit., n. 1; Lister, Sy/iup. Cu/ic/i., tab. 177, fig. i4; Encyclop., pl. 206, fig. 5. (d..ii.)

* LIME. moll. V. Canceixaire.

LIME. bot. pu ax. Ce mot qui est syu. de Limon, désigne aussi quelquefois le Phalaiis aspera ou Alpiste rude et un Cynusurus. (b.)

LIME-BOIS Xylotrogi. ins. Tribu de l'ordre des Coléoptères, section des Penlamères , famille des Serricornes, division des Malacodermcs , à laquelle Latreille donne pour caractères (Fain. Nat. du Règn. Anim.):

coips toujours long, étroit et ordinairement linéaire , avec la tête presque oibiculaire ou presque globuleuse , dégagée ou distincte du corselet par un étranglement brusque, en forme de col. Les mandibules sont courtes, épaisses et dentées. Les antennes sont filiformes ou amincies vers le bout. Les tarses sont filiformes, leur pénultième article est rarement bilobé Les élytres sont quelquefois très-courtes. Le nom français de Lime-Bois a été établi la première fois par Cuvier qui, dans son Tableau élémentaire de l'Histoire Naturelle des Animaux, traduisit ainsi le mot Lymexylon qui désigne, dans Fabricius , un genre de Coléoptères.

Duméril (Zool. Anal.) donne le nom de Buine-Bois, aux Insectes de celte tribu. Sous la forme de larve, ces Insectes vivent dans le bois et le percent dans tous les sens; ils sont quelquefois très-nuisibles aux bois x de constructions navales qu'ils gâtent entièrement (P. Lymexylon). La-

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treille divise cette tribu en cinq genres, ce sont les genres Atractocère , Hylécoete , Lytnexylon , Cupès et Rhysode. V. ces mots. (g.)

LIMÉNITIS. ins. Fabricius a formé sous ce nom un genre de Coléoptères diurnes qui comprend le Papillon du Peuplier, le Papillon Sibylle et quelques autres analogues. F.

Nymphale. (g.)

LIMEOLE. Limcum. bot. phan.

Ce genre , de la famille des Portulacées et de l'Heptandrie Digynie , L. , est ainsi caractérisé : calice à cinq folioles ovales, acurninées, membraneuses sur les bords ; corolle à cinq pétales égaux , ovales , obtus , plus courts que le calice; sept élamines non saillantes , à filets dilatés et cornés à la base ; ovaire supère , globuleux , surmonté de deux styles à stigmates obtus; fruit spbérique divisible en deux parties que Gaertner regardait comme des graines nues , et qui sont hémisphériques , scabres en dehors , concaves à leur face intérieure. Le Lirneum africanum , L. , est le type du genre. C'est une Piante qui a le port de la Corrigiole et qui croît dans l'Afrique orientale et australe. Une seconde espèce a été ajoutée par Linné fils qui lui a donné le nom de L. aphyllitm auquel Thunberg a substitué celui de L. capense , parce qu'il nommait une autre espèce nouvelle L. œtkiopicum.

Le L. humile de Forskahl est la même Plante que 1' ' Andrachne telephiuides , L. (g..n.)

* LIMETTIER. bot. phan. On donne ce nom à une des sections du genre Oranger. V. Oranger, (a.r.)

* LIMIA. bot. ni an. Ce genre, établi par Vandelli , rentre dans le Vitex de Linné. V. ce mot. (g..n.)

LIMICOLES. Limicolœ. ors. IUiger a formé sous ce nom une famille des Oiseaux qui vivent dans les terres limoneuses ; tels sont les Courlis , les Bécasses , les Barges , etc. (G..N.)

LIMICULA. ois. Nom scientifique substitué par Yieillot à celui de Li-

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mosa, imposé par Brisson au genre f| Barge. V. ce mot. (g..n.) i

* LTMIRA.VEN.BOT. phak. L'Ar- " bre de Madagascar désigné sous ce " nom par Flacourt , nous paraît être a un Fromager, Bombax. (n.) 11

* LIMNACÉS. moll. De Blainville J a nommé ainsi la famille des Lim- L| néens de Lamarck. fr. ce mot. i

(D..H.) jj,

* LIMNADIE. Limnadia. crust.

Genre de l'ordre des Phyllopodes , famille des Aspidiphores de Latreille s (Fam. Nat. du Règn. Anim.), élabli ie par notre collaborateur Adolphe Bron- n gniart qui lui donne pour caractères : a corps entièrement renfermé dans un a test bivalve; deux yeux rapprochés; t quatre antennes, deux petites sim- i pies, deux grandes divisées en deux |j| branches; vingt-deux paires de pâtes. v Ces Crustacés diffèrent des Apus par >, la forme du test, et par leurs grandes ji antennes qui manquent dans ces der- )( niers; ils s'éloignent des Branchipus j par la présence du test , par la posi- „ tion des yeux , les antennes bifides et \ le nombre double des pates. Les Da- B phnia s'en distinguent facilement par leur tête saillante hors du test ; et , les genres Cypris , Cythérée et Lyn- :

cens en sont suffisamment distingués s par la forme de leurs antennes et le j nombre des pates. Cependant quelques espèces de Lyncées s'en rapprochent par leurs formes extérieures. Ce genre avait été confondu par Hermann fils, avec les Daphnies, et il en avait donné une courte description sous le nom de Daphnia gigas.

Adolphe Brongniart en a rencontré un grand nombre d'individus , et ayant remarqué qu'ils différaient par beaucoup de caractères du genre dans lequel Hermann les avait placés , il les a étudiés avec soin et a établi le genre qui nous occupe. Le corps des Limnadia est entièrement renfermé dans un test bivalve, ovale, transparent, jaunâtre, lisse et n'offrant que quelques zones parallèles à son bord lisse; l'Animal contenu dans ce test est allongé et recourbé à sa par-

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i postérieure ; sa tète n'est pas séirée du reste du corps. Les jeux , .vices à sa partie antérieure, ne sont >s spliériques, niais leurs cotes inn nes sont presque plans , taudis que ujrs côtés externes sont très-contxe-; ; ils sont très-rapprochi:s , connaus dans une même protubérance ! la tête et composés d'une infinité ; petits globules inégaux qui revivent chacun un nerf envoyé du rrveau. Au-dessous des yeux et sur lligne moyenne, on voit une crêie :iu saillante qui offre de chaque côté ne petite antenne simple, élargie à un extrémité et crénelée sur ses bords; uns en dehors se trouvent deux aandes antennes aus>i longues que i moitié du corps, d'abord simples

composées de huit articles et enlite divisées en deux branches, nacune formée de douze articles. Li H'uche est située en dessous de ces I tennes et composée de deux mâicoires et de deux mandibules. Les iiclioires forment par leur réunion , i«e sorte de bec orlinairemcnt relié sous la tète ; les mandibules sont nnflées en forme de poire, arquées

tronquées à leur extrémité inférieure ; leur partie supérieure est >sérée au sommet de la tête derrièie s; yeux , tandis que les deux extréittés planes se rejoignent à l'entrée

la bouche et sont réunies par ur bord antérieur. Ces mandibules ooient les alimens d'une manière ^-remarquable, en exécutant chaîne, autour des points d'insertion nmme d'un axe , des mouvemens xillaloires qui augmentent et dimiiccnt alteruativemcut l'angle comiis entre les deux extrémités planes

ii les terminent inférieurement. On lit à la partie supérieure de la tête i. petit appendice vasculairc droit

incolore , dont l'usage est inconnu, i : corps ou tronc de ces Crustacés se [impose de vingt-trois anneaux dont

i vingt-deux premiers portent char:n une paire de pates branchiales;

• dernier segment forme la queue iiri est terminée par deux filets di-

rgens. Les pates se divisent à une

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petite distance de leur insertion en deux branches dont l'une, interne, porte quatre appendices branchiaux très-ciliés , et 1 autre, externe, est simple; avant de se diviser la pate présente à sa face externe, un appendice cylindrique, légèrement renflé et qui paraît avoir un canal dans son milieu. Cetappcndiceest recouvert par un long filet qui, dans les onzième , douzième et tieizième paiies de pales, s'étend beaucoup dans la cavité qui se trouve entre le dos de l'Animal et la carène du test, et après lesquels les œufs adhèrent. Les dix piemières pales sont , à peu près , de la même longueur et égales aux grandes antennes ; les suivantes diminuent rapidement jusqu'aux dernières qui sont très-courtes. Le cerveau est situé à la partie antérieure de la tête sous les yeux , il s'étend entie les bases des deux grandes antennes et embrasse une petite partie de l'œsophage ; il est réniforme , grumeleux , grisâtre; sa convexité donne naissance aux deux nci fs optiques; on ne peut distinguer ni cordon nerveux ni aucune autre partie du système nerveux. Le tube digestif est simple dans toute son étendue, et n'offre ni cœcum ni vaisseau bilieux ; il est seulement renflé dans son milieu , commence entre les deux mâchoires , passe sous le cerveau, se porte en arrière et se courbe encore une fois pour suivre la direction du corps. Le vaisseau dorsal , placé entre l'intestin et le dos , se terminedans la tête. A la partie antérieure on trouve un autre vaisseau assez considérable qui s'étend entre le canal intestinal et la base des pales. Adolphe Brongniart pense que c'est le tronc pulmonaire. Les œufs de ces Crustacés sont situés dans l'intérieur du corps, sur les côtes du canal intestinal et dans le premier article des pates jusqu'à la base de ce canal récurrent dont on a parlé en décrivant les pales. Ils sont arrondis , transparais et d'une grosseur variable , et ils ne sont pas réunis en niasses , mais épars. Beaucoup d'individus of-

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