‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 187 sur 232 · V. ce mot. (a. r · texte numérisé non relu

V. ce mot. (a. r

LODOICËE. Lodoicea. bot. phan.

Il n'est personne qui ne connaisse ces énormes fruits , souvent d'une forme si bizarre , et que l'on nomme vulgairement Cocos des Maldives. Pendant long- temps on n'a su à quel Arbre ils appartenaient , ni même quelle était au juste leur patrie, puisqu'on les croyait généralement originaires des îles Maldives ; mais Commerson et surtout Labillardière nous ont , les premiers, donné des renseignemens certains à cet égard, et nous ont appris que l'Arbre qui les produit croît naturellement dans les îles Sechelles, sur le rivage de la mer, et que leurs fruits, souvent transportés à d'énormes distances par les flots , viennent aborder sur des rivages lointains C'est ainsi que l'on a cru que les Maldives étaient leur lieu natal; on en a vu

nmême arriver sur des points encore ppliis éloignés de leur véritable patrie. tCommerson , dans ses manuscrits , en savait formé un genre sous le nom de ILodoicea ; ce genre a été adopté par ILabiîlardière (Aun. Mus. lJar. 9, jp'. i4o) qui en a fait connaître le carractère avec détail.

Le Cocotier des Sechelles , Loadoicea Sechellarum, Labill., loc. cit., it. i5, est un Palmier dont le stipe ddroit et cylindrique peut acquérir une lihauteur de quarante pieds etaa-delà.

III eit marqué d'empreintes formées j.par les feuilles qui s'en détacbeut ichaque année. Celles-ci , poitécs sur dde longs pétioles , forment au somiinet du stipe une vaste couronne coinfposée ordinairement de quinze à vingt jçeuilles. Les pétioles sont longs de sept àà buit pieds , élargis et membraneux àà leur lia se ; les feuilles sont ovales, ssubcordiformes à leur base , offrant à Heur contour un grand nombre de diwisions profondes et plissées en forme cd'éventail. Les fleurs sont unisexuées tet séparées sur deux individus dis— ttincts. Le régime de fleurs mâles se tcoinpose d'un petit nombre de ébattons cylindriques longs d'environ edeux pieds et demi sur un diamètre de ttrois à quatre pouces. Ils se compofsent de larges écailles étroitement îm- Ibriquées, se divisant en dessus vers lie quart de leur largeur en deux laimes verticales qui enveloppent pres- ( qu'en totalité un faisceau composé 1 d'environ une trentaine de lleuis imlbriquées. Ces (leurs sont disposéessur (deux rangées .et séparées les unes des : autres par une petite écaille. Chaque Iflcur se compose d'un calice de sixséipales étroits allongés, creusés en forime de gouttière, et de vingt-quatre à ttrente-six élamines attachées sur uu 1 réceptacle commun. Le régime de I fleurs femelles est un peu rameux , et îporte un petit nombre de ûeurs sessilles. Leur calice est composé de cinq ià sept sépales très-larges et étioileiment a pp lia uds sur le pistil. L'ovaire (presque sphérique est surmonté de ttrois ou quatre stigmates allongés et ""aigus. Le fruit est une noix d'un pied

st demi de long, contenant, selon Labillardière , sous une partie fibreuse , trois ou quatre noyaux qui léussissentraremeut tous. Ces noyaux qui sont connus sous le nom 3e Cocos des Maldives, sont très-gi os, noirs, osseux , épais , terminés à leur partie supérieure par deux ou trois lobes saillans , séparés les uns des autres par des enfoncemens profonds. C'est entre ces lobes qu'on trouve une ouverture oblongue , garnie de fibres sur ses bords , et donnant issue à l'embryon au moment de la germination.

L'amande renfermée dans cette noix est dure. L'embryon est placé dans une petite cavité située à la partie supérieure de l'amande ou endosperme.

Ce beau Palmier a été transporté par Sonnerai à l'Ile-de-France. Son amande est un aliment assez médiocre , et ses feuilles, ti ès-consistantes , sont utilement employées pour couvrir le* maisons. (a. R.)

LOEFLINGIE. Lœflingia. bot. ru an. Ce genre établi par Linné , et placé parce naturaliste dans sa Triandrie Monogynie , fait maintenant partie de la nouvelle famille des Paronvchiées d'Auguste Saint-Hilaire. <jn le rangeait autrefois parmi les Caryophy liées, famille aux dépens de laquelle une partie de celle des Paronychiées a été constituée. Dans l'exposition des genres qui composent celte dernière, le professeur A. -L. de Jussicu (Mémoires du Muséum d'Histoire Naturelle, T. 11, p. 586) impose les caractères suivans au Lœflingia :

calice divisé très-profondément en cinq divisions bidentées à la base; corolle à cinq pétales très-petits et connivens; trois élamines ; style uniquesurmonté d'un style(selon Linné) ou plutôt de trois (d'après Auguste Saint-Hilaire); capsule uniloculaire à trois valves et polysperme. Ce genre fait partie de la première section des Paronychiées , section à laquelle Auguste Saint-Hilaire a donné le nom de Scléranthées; mais, ainsi que le Minuartia, il diffère des autres genres voisins par l'existence de sa corolle

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et ses capsules polyspermes. Auguste Sainl-Hilaire eutrevoit donc la j>ossi— bilité d'établir encore, au moyen de ces deux genres , un petit groupe dans la section des Scléranthées et qui rapprocherait singulièrement les familles des Paronvchiées et des Caryopliyllécs , puisque les deux genres que nous venons de citer ne se distinguent de ces dernières que par leurs étamines et leurs corolles périgynes. On ne connaît que deux ou trois espèces de Lœflingies. Celle qui doit être considérée comme type, a clé nommée Lœflingia htspanica par Linné (stet. Hulm. 1758, T. i, ï. 1) qui l'a dédiée au célèbre vo\ageur Lœfling, auquel on en doit la première description. Cette Plante est herbacée , et pousse du collet de sa racine, des liges grêles, pubescentes, visqueuses, très-rameuses, longues de un à deux décimètres , couchées et étalées sur la terre. Les feuilles sont petites . linéaires , subulées , opposées et ramassées ou fort rapprochées les unes des autres au sommet des rameaux et de leurs divisions. Le.-, fie m s sont petites, axillaires, sessiles et solitaires. La Lœflingia kispanica croît naturellement, comme son nom spécifique l'indique, pariout en Espagne et en Portugal. INous l'avons reçue d'un botaniste qui l'a recueillie en Fi ance, clans le département des Pyrénées- Orientales. Cavanilles (Icônes , i , p. 3g, t. 148, f. 2) a donné la description et la figure d'une seconde espèce sous le nom de Lœflingia pentandra qui croît aussi en Espagne sur les bords de la Méditerranée , et qui diffère principalement de la précédente par ses étamines au nombre de cinq. Examinée de nouveau avec plus de soin, elle doit sans doute constituer un genre distinct des vraies Lœflingia. (G..N.)

LOESELIE. Lœsclia. hot. pitan.

Ce genre , établi par Linné , avait été placé parce naturaliste, ainsi que par la plupart des auteurs qui ont suivi son système , dans la Didynamie Angiospetmief mais une connaissance

plus positive de ses organes sexuels l'a fait reporter dans la Pentandrie [,. Monogynie par Rœmcr et Schultes. \t La place qu'il doit occuper dans les fa mil les naturelles n'était pas non plus bien exactement déterminée. Jussieu l'avait rangé , d'après le caractère ( donné par Linné , à la fin des Con- f volvulacées. Gaertner en ayant décrit d le fruit avec son exactitude accoutumée , l'auteur du Gênera Plantarum reconnut ensuite (Annales du Mus. , d'Hist. Nat. , t. 5 , p. 25g) que le j genre Lœselia devait faire partie des Polémoniacées , et qu'il était extrême- . ment voisin de YHoitzia, peut-être même identique avec lui. Voici les .

caractères essentiels d'après Gaertner , etLamarck : calice tubuleux à quatre ] ou cinq dents aiguës , droites et cnurtes ; corolle à cinq divisions profondes, ohlongues et ciliées ; cinqétaminés, dont quatre insérées sur le tube, j et la cinquième, plus courte , insérée sur le milieu d'une des divisions de la corolle; un seul style filiforme terminé par un stigmate en massue ; ( capsule à trois valves s'ouviant parle ( sommet , chacune portant une cloison sur son milieu , et renfermant une ou deux graines dans chaque loge.

Le Lœselia l iliala , L. et Lamarclc j (Illustr., t. 527), est encore la seule espèce connue. C'est une Plante herbacée dont la tige est quadi angulaire , rameuse , garnie de feuilles opposées , ovales, un peu pointues, dentées en scie et rétrécies à la base. Les fleurs naissentsur des pédoncules axillaires , et sont accompagnées de deux sortes de bractées , les unes extérieures , imbriquées en foi me de cône , opposées , ovales, arrondies, veinées, presque sessiles , et bordées de dents sétacées ; les autres intérieures, situées à la base des calices , membraneuses et ciliées. Celte Plante croît pi es de la Vera-Cruz en Amérique.

* LOGANÉES. Loganeœ. bot.

ru an. Robert Brown ( P/or/r. F/.

Nov.-Holl. l, p. 4o5i, en parlant du genre Logania , fiit voir ses rapports avec les genres Geniosivma, Anasser

LQG

de Jussieu, 7'agrœa et Ustcria, et dit que ces divers genres doivent probablement former un ordre distinct , intermédiaire entre les Apocynécs et les Rubiacées. Plus tard, dans ses Remarques générales, le même botaniste développe davantage celte idée , et ôlant tout-à-f;iit le Logania de la famille des G^nlianées dont il l'avait d'abord rapprochai il le place plus près des Apocsnéesou avec les génies Genios/oma de Foister dont Vslnasser de Jussieu est à peine distinct , Ustejia, Ucertnera de Larrarck, IJagamœa d'Aublet et peut-être le J agrœa, il forme une section distincte ou une petite famille, que l'on peut appeler .Loganées. Mais le célèbre botani.->tc anglais n'indique pas les caractères de cette nouvelle famille, qui selon lui est destinée à combler le vide qui existe entre les Apocynées elles Rubiacées, plusieurs des Plantes qui lui appartiennent étant munies de stipules. (a h.)

LOGANŒ. Logania. bot. piian.

Ce genre est le même que l'Lt/osma d'Andrcws, nom qui n'a pas été gé- Bévallerbent adopté. Robei t Brown qui a établi le genre Logania , le

filaça d'abord (Proi/r. JSvv.-Holl.) à » fin des Geutianéis , à cause de quelque rapport avec les genres Milrasacme et E.racum. Mais plus tard {.Gêner, liemarks) il le rapprocha des . Apocwiées où avec quelques autres ! genres il forme une section ou une ] petite famille qu'il nomma Loganées.

K . ce mot. Ce genre a été ainsi cairactérisé : calice à cinq divisions profondes ; corolle monopétale subcamipanulée , à gorge velue et limbe quin- (quéparti ; cinq étamines plus courtes ■ que le limbe; ovaire surmonté d'un -SI3 le persistant , terminé par un stigimale ovoïde capitulé; capsule s'ouwraul en deux parties et oll'ranl deux ttrophospermes attachés sur le mi- 1 lieu de chaque partie, et finissant [par devenir libres; graines attachées ipar le milieu de leur face inférieure. IBrown décrit onzeespèces dece genre, toutes originaires de la Nouvelle-

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