‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 188 sur 232 · LOG · texte numérisé non relu

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Hollande. Ce sont de petits Arbustes ou des Plantes beibacées , portant des feuilles très entières , souvent munies de stipules qui se soudent et forment une gaîne interpétiolnire Les Heurs sont blanches, terminales ou axiliaires , tantôt solitaires , tantôt en grappes ou en corymbes. A ce genre Robert Brown rapporte l'Exacurn vaginale de Labillardièi e , sous le nom tieLogania talifolia, et X'i.uos- 11 ta albiflora d'Andiews, sous celui de Logania Jloribunda. (a.R.)

LOGE. bot. niA.v. On appelle ainsi la cavité simple ou multiple que présente un ovaire ou un pé:icarpe, une anthère , etc., lorsqu'on les coupe transversalement : c'est dans ce sens qu'on dit ovaire à une, deux, quatre, cinq Loges, etc. (a. h.)

* LOGFIA. bot. i'HAN. Genre de la famille des Syuanthérées , proposé par Cassini (Bullet. de la Soc. Phi-?

loin., septembre 1819) qui lui a imposé les caractères suivaus : involucre formé de cinq écailles sur un seul rang, égales, appliquées, munies d'une large bordure membraneuse, gibbeuses et ossifiées dans leur partie inférieure ; quelques écailles rudimentaires sont situées à l'extérieur; réceptacle plane, muni de cinq paillettes situées entreles deux rangées de fleurons extérieurs; calalhidc ovoïde pyramidale , pentagone , dont les (leurs du ci ntre , au nombre de cinq , sont régulières et hermaphrodites, celles de la ci; conférence au nombre de dix sur deux rangées, tubuleuses et femelles ; ovaires des fleurs centrales oblongs , droi's et surmontés d'une aigrette composée de poils caducs et à peine plumeux ; ovaires des fleurs de la cii conférence oblongs, arqués en dedans et dépourvus d'aigrette. Ce genre est un démembrement du Filago de Linné, et ne se compose que de deux espèces assez communes en France , et particulièrement aux environs de Paris. Ce sont les /'. rnontana et T. gallica.

Cette dernière espèce est la seule à laquelle se rapportent précisément

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les caractères génériques exposés plus haut, car la première se rapproche beaucoup, de l'aveu de Cassiui luimême , du genre Oglifa , aulre anagramme du mot Filago'-. L'auteur de ces subdivisions génériques, paraît être revenu à des idées plus en harmonie avec celles qui dominent chez la pluparl des classiiicateurs; il ne considère plus que comme des sous- genres du Filago, ces groupes que d'abord il avait élablis comme très-distincls.

LOGHANIA. bot. ph.vn. (Scopoli et Necker.)Svn. du Ruyschia de Jacquin. V. ce mot. t (g..n.)

* LOGO LIS. hot. phan. (Gaertner.) V. Gymnanura.

LOIR. Myoxus. mam. Ce genre de Rougeurs , qui appartient à la grande famille des Rats, a néanmoins quelques rappoits avec celle des Ecureuils , soit par ses caractères zoologiques , soit surtout par ses habitudes; il fait même partie, dans quelques ouvrages systématiques, du genre Sciurus. Il a quatre molaires de chaque cô'é, et, comme presque tous les autres Rongeurs, deux incisives à chaque mâchoire. Ces incisives sont longues , foi les , plates à leur partie antérieure , et comprimées et anguleuses à la postérieure; les supérieures sont coupées carrément :

les inférieures sont pointues. Les molaires se divisent dès leur base en racines , et leur couronne plate offre des lignes transverses saillantes et creuses. A la mâchoire supérieure, la première molaire est formée de trois tubercules , dont deux sont externes , et l'un interne. Les autres sont plus grandes et de forme carrée.

Quant aux molaires inférieures , elles diffèrent peu des supérieures. Les membres sont à peu près égaux. Le postérieur est termiué par cinq doigts armés d'ongles aigus et comprimés ; le pouce , assez court , est susceptible de s'écarter des autres doigts, etest même un peu opposable dans quelques circonstances. L'antérieur n'est au contraire que tétradactyle , le

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pouce ne consistant plus que dans un tubercule allongé , sur lequel cependant on aperçoit encore un rudiment d'ongle ; les quatre autres doigts sont d'une longueur moyenne. La paume est nue et a cinq tubercules, et la plante , pareillement nue , en a six : toutes ces parties et le dessous des doigts sont également recouverts d'une peau très-douce. La queue est bien différente de celle des Rais ; elle est toujours couve) te de poils abonda ns , et quelquefois même presque aussi toullue que celle d'un Ecureuil.

La langue est douce et assez longue ; l'oreille est membraneuse, la pupille ronde et même très- contractile; et il y a entre le^ deux narines un petit mufle. Les moustaches sont longues, les lèvres épaisses et velues; la supérieure est fendue, et l'inférieure forme une soi te de gaîned'oii sortent les incisives , à cause d'une disposition particulière des bords qui se réunissent l'un à l'autre en arrière de ces1 dents. Il y a dans ce genre, ou du moins dans les espèces les plus connues, huilmamelles, dontqualre sont pectorales, et quatre ventrales. Mais un des faits les plus curieux de l'organisation de ce genre, est l'absence du cœcum , qui existe chez tous les autres Rongeurs soit de la famille des Rats , soit de toute aulre famille , et qui a même généralement dans cet ordre un volume considérable.

Celle anomalie est d'ailleurs d'autant plus remarquable que ces Animaux sont très - frugivores. Leur nourriture consiste en fruits de toute espèce , qu'ils vont chercher sur les Arbres où la forme de leurs ongles leur permet de grimper avec beaucoup de facilité. Cependant , quoique leur régime soit essentiellement végétal , quand ils viennent à.

rencontrer des nids, ils font souvent leur proie des œufs et même des jeunes Oiseaux qu'ils y trouvent. Ce sont pour la plupart depetils Animaux nocturnes , dont le pelage est généralement peint de couleurs , sinon brillantes, du moins agréables et harmonieusement disposées. Ils vivent

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sur les Arbres , à la maniéré des Ecureuils , et peuvent comme eux , mais toutefois avec moins de facilité , sauter de branches en branches. Ils sont ainsi presque toujours à l'abri de l'attaque des Animaux carnassiers ; cependant lorsqu'ils ne peuvent l'éviter, ils se défendent avec courage, et font à leuis ennemis de cruelles morsures ; on prétend même que les plus grosses espèces du genre ne redoutent pas la Belette. C'est à la fin du. printemps que l'accouplement a lieu; et les petits, ordinaii ement au nombre de cinq environ , naissent en été. A l'approche de l'hiver, les Loiis font dans leur retraite une petite provision de noisettes, de châtaignes et d'autres fruits , et loisq c la température n'est plus que de 7° environ , ils tombent , comme la Marmotte , dans un engourdissement qui dure autant que les froids. Ils se réveillent cependant de temps à autre, soit lorsque le froid devient vif, soit lorsqu'il y a long- temps qu'ils n'ont pris de nourrit ure. C'est peiidniit ces intervalles de veille , ctaussi après leur engourdissement , qu'ils consomment leuis provisions. De nombreuses et intéressâmes observations ont été faites dans ces derniers temps sur la léthargie hibernale îles Loirs bar Mangili (Ann. du Mus. T. x), par de Saissy., par Edwards (Influence des a gens physiques sur la vie), et par d'autres physiologistes ; nous en ferons connaître quelques-unes. La respiration est suspendue et renouvelée;'! des intervalles réguliers; mais ces intervalles varient suivant la température; à 5° un individu observé par Mangili respirait 22 ou a4 fois de suite en une minute , après 4 minutes de repos. En outre la température de l'Animal baisse beaucoup; ainsi un Lérot, qui en été avait 36°, S, n'avait plus au mois de décembre que 2i°, suivant les observations de Saissy. Cet abaissement de la température pendant la saison froide a été très- bien expliquée parlesavant physiologiste Edwards; il a montré que les Animaux hibernans (Pr. ce mot)

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produisent habituellement moins de chaleur que les autres Animaux à sang chaud ; et qu'ils sont , sous ce rappoit, d'une manière permanente dans les mêmes conditions que tous les jeunes Animaux.

On n'a encore bien distingué dans ce genre que quatre espèces, dont une seule est étrangère.

Le Loin, Bu (T., Vliir, 24; Myo.xus Glis , Gm., qui a donné son nom au genre , est l'espèce lapins grande ; il a près de six pouces du bout du museau à l'origine de la queue. Il est généralement gris tend ré en dessus, avec ie dessous et la partie interne des membres d'un blanc un peu roussâti e; la queue est entièrement d'un cendré brunâtre.

Le tour de l'œil est noirâtre, et le dessus de la tète est d'un gris plus pâle que le reste du corps; enfin les pâtes sont blanches avec une tache brune sur le métacarpe et sur le métatarse. Les oreilles sont courtes, à peu près detni-circulaii es , et la queue, à peu près de la longueur du corps, est touffue et distique. Cette espèce habite 1rs forêts de l'Europe méridionale ; elle se fait un lit de mousse, soit dans le tronc d'un Arbre creux, soit dans une fente de rocher, mais toujours dans un lieu sec. La chair des Loirs a le goût de celle du Cochon d'Inde; et elle était estimée chez les Romains , au point qu'ils les élevaient et les engraissaient pour leurs tables , comme nous l'ai 011s des Lapins. On est même maintenant encore en Italie dans l'usage de les manger. On se les procure en faisant dans un lieu sec, une fosse que l'on tapisse de mousse, et où l'on met des faines : les Loirs s'y rendent en grand nombre , et on les trouve engourdis vers la fin de l'automne; c'est précisément le temps île les manger.

Le Lérot, Buff., vur, 25; Myoxvs Nileta, Gm., a le dessus delà tête, du corps et du premier tiers de la queue, d'un roux vineux, avec les lianes gris et le dessous de la tête, du corps et de la queue , ainsi que la lèvre supérieure , blancs. L'œil se

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trouve placé clans une grande tache noire qui se prolonge jusqu'au-dessous de l'oreille. Les membres sont blancs, à l'exception de la partie supérieure de celui de derrière, qui est noire. La queue , toute blanche en dessous, noire en dessus dans ses deux derniers tiers , et toute blanche à son extrémité , est plus longue que le corps, et terminée par des poils longs et assez abondans. Enfin le Lérot a les oreilles plus ovales que le Loir, et sa longueur est moindre d'un cinquième environ. Cette espèce habite tous les climats tempérés de l'Europe, et même la Pologne; elle est plus nom.bieuse et plus répandue que celle du Loir, et se trouve souvent dans les jardins, el quelquelbis même dans les maisons. Il se niche dans les trous des murailles, el aussi dans les Arbres creux. Il est souvent très-nuisible par l'habitude qu'il a de courir sur les espaliers, el d'entamer les meilleurs fruits au moment ou ils commencent à mûrir; il détruit ou gâte particulièrement beaucoup de pêches. Il est d'ailleurs entièrement inutile à l'homme, et ne se mange pas comme le Loir, sa chair étant désagréable et de mauvaise odeur. Le Lérot porte en beaucoup de lieux le nom de Loir ou de Loirot.

' Le Muscardin, Myoxus Muscardinus, Gm., Mus Avellanarius, Lin., est entièrement d'un beau fauve roussâtre , avec le dessous de la tête , la gorge et la poitrine blancs, et le dessous du corps blanc roussâtre.

Cette jolie espèce, delà taille du Mulot, a les oreilles courtes et la queue un peu plus longue quele corps, et terminée par des poils assez longs et abondans ; elle est répandue dans presque toute l'Europe méridionale ou tempérée , ou elle se trouve ordinairement dans les bois , quelquefois aussi dans les jardins. Elle se retire l'hiver dans les vieux troncs d'Arbres, se faisant d'ailleurs un nid à la manière de l'Ecureuil. Ce nid, placé ordinairement assez bas , est fait d'herbes entrelacées; il a environ six pouces de diamètre , et n'est ouvert que

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par le haut. L'espèce du Muscardin , est moins nombreuse que celle du | Lérot ; on prétend qu'elle renferme deux variétés, dont l'une, la seule \ qui se trouve en France, n'a aucune | odeur, el l'autre a au contraire l'o- \ deur du musc; quoi qu'il en soit la ] chair de tous les individus est désa- • gréable.

Le Lérot du Sénégal , Myoxus \ Coupcii , Fr. Cuv , Mamm. Lith.; le ( Loin mur in , Myoxus murinus , Desm , Mamm Suppl. Ce Loir, un j peu plus gra que le Muscardin , ( et qui a la queue plate, mais garnie de poils longs et abondans , a le des- ( sus du corps et la queue d'un cendré un peu roussâtre , avec le dessous blanc grisâtre. Les pales sont blanchâtres, et les oreilles un peu ovales.

Fr. Cuvier a donné à celte espèce le nom de Myoxus Coupeii , nom du ' voyageur qui a rapporté du Sénégal 1 l'individu type de sa description; mais nous pensons qu'elle ne diffère j pas du Myoxus murinus , espèce publiée à peu près dans le même temps ' par Desmaresl d'après d'autres individus rapportés du cap de Bonne-Es- ' pérance par Delalande. Le Myoxus ' murinus différerait, il est vrai, par sa couleur cendrée noirâtre, et qui ne tire nullement sur le roussâtre , com- ! me celle du M. Coupeii. Mais on f sait que les Animaux noirs ou noirâtres prennent à la longue, par lac- ' liou de la lumière, une teinte de ' brun ou de roux ; et il est bien pos- f sible que la couleur du M. Coupeii ' ne soit que l'effet de ce changement; ' d'autant plus qu'il est d'ailleurs en ' mauvais état et que la poinle seule e de ses poils est roussâtre, tout ce 1 qui n'est pas exposé à l'action de la f lumière étant au contraire exactement de même couleur que chez le t M. murinus. Les habitudes de cette d espèce sont peu connues; Fr. Cuvier nous apprend seulement qu'elle c^t , comme les espèces européennes , 1 soumise à un sommeil léthargique.

Nous savons cependant et nous pou- t vons ajouter qu'elle se trouve assez 4 fréquemment au Cap dans les mai- t|

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son*. Ou trouve aussi au Sénégal de petits Loirs, dont lacouleur générale et les proportions sont celles du M. murinus , mais dont la taille est moindre; le ventre est aussi plus blanc. Nous en avons vu plusieurs individus entièrement semblables , et nous pensons qu'il pourrait bien constituer une espèce distincte.

Le Myvxus D/ïusdcSchrebnr, dont le pclagecstcn dessus d'un grisfauve, et qui habiterait la Russie et la Géorgie , n'est, suivant G. Cuvier, qu'une variété du Loir; et, suivant Fr. Cuvier, qu'un Lérot dont la queue n'a pas pris tout son accroissement.

Quant au Dégu de Molina , Sciurus Degus , Gin., petit Animal du Chili, dont le pelage est d'un blond obscur avec une ligne noirâtre sur l'épaule, qui vit en société dans des terriers , et qui n'hiberne pas, cette espèce eft encore très-douteuse. On a aussi rapporté à ce genre la Gerhille du Tamarisc (P. Gerboise), les Ecureuils Guerliuguets , et le Rat à queue dorée de Bufibn. Cette espèce , qu'on avait nommée aussi Lérot à queue dorée, et Loir épineux , a été reportée depuis dans le genre Echimys de Geoffroy Saint-IIilairc; P. KciUMYS huppe. On a aussi quelquefois désigné le Gerbo , sous le nom de Loir de montagne , et le Pola touche suus celui de Loir volant , P. Gerboise et Polatouche. Enfin , suivant Desmarest, il serait au contraire possible qu'on dût rapporter à ce genre le Musculua frugivortu , et le Musculus diclirurus de Raflnesque {P. Rat), ainsi que le Mus Jluridanus d'Ord, espèce que Harlan ( Fauna AmWicana , p. i4i ) place parmi les Campagnols, (is. G. ST.-H.)

LOIROT. mam. Le Lérot porte le nom de Loirol dans quelques parties delà France. P. Loin. (is. 0. ST.-H.)

LOISELEURIA. bot. phan. (Desvaux.) P. Azalée.

LOKAiNUI. bot. phan. Nom générique proposé par Adanson pour le Kariiw-niota de Rhéede. Ce genre a reçu plusieurs autres noms, entre

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autres celui de JViuta qui lui a été imposé par Lamarck et qui a été adopté par les auteurs modernes. P .

Niota. (O..N.)

LOLIGO. moll. P. Caliv.ab..

* LOLIGOIDÉES. Loligoidcae.

moi.:.. Nom proposé parLesueur pour désigner les Calmars dont il fait une famille. P. ce mot, T. m, p. 63. (b.)

* L0L1G0PSIS. moll. P. Cal-

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