‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 189 sur 232 · MARET · texte numérisé non relu

MARET

LOLIUM. bot. phan. P. Ivraie.

* LO LOT 1ER. bot. phan.

(Proyart.) Syn. de Papayer, Carica Papaya , L. , sur les côtes d'Afrique , au nord du Zaïre , où l'on nomme son fruit Lolo et non Papaye. (b.)

LOMAN. MOLL. Nom donné par Adanson (Voy. au Sénég., pl. 6, tig.

7) au Conus textilis de Linné et de Lamarck. Il est connu sous le nom vulgaire de Drap d'or. C'est une espèce qui varie beaucoup, avec laquelle on en a fait plusieurs. (D..H.)

LOMANDRA. bot. phan. Genre de la famille des Joncées et de l'Hexandrie Trigynie , L., établi par Labillardièrc (Nouv. -Holl., 1 , p. g3) et auquel R. Brow n a donné le nom de Xerotes, en lui assignant les caractères suivans : les (leurs sontdioïques ; leur calice coloré est à six divisions profondes ; dans les fleurs mâles , les trois divisions intérieures , et quelquefois les trois internes, sont soudées ensemble par leur base ; les six étamines sont attachées au périanthe , et offrent des anthères peltées ; on trouve un pistil rirdimentaire au centre de la fleur. Dans les fleurs femelles , les six sépales sont distincts et per'istans ; les étamines sont privées d'anthères; l'ovaire est à trois loges monospermes, surmonté de trois styles un peu soudés par leur partie inférieure. Le fiuit est une capsule cartilagineuse, à trois loges, s'ouvrant en trois valves , septifères sur le milieu de leur face interne et contenant chacune une graine pcltée. Labillardièrc,. dans sa F lorede la Nouvelle-

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Hollande, av;iil décrit seulement deux espèces de ce genre. R. Brovvn , dans son Prodrome , en caractérise vingt-quatre sous le nom deXérotes.

Il réunità ce genre les Dracœna obliqua et JiliformisA?. Thunberg. Toutes ces espèces sont originaires de la Nouvelle-Hollande. Ce sont des Herbes vivaces , roides , sèches , ayant un port tout particulier. Leur racine est fibreuse ; leur tige très-courte ou plus souvent nulle. Leurs feuilles sont étroites , planes , linéaires , queluefois canaliculées , très-rarement liformes , dilatées à leur base en forme de gaine scarieuse , et quelquefois dentées vers leur partie supérieure. Les fleurs sont disposées en panicule, en grappe, en épi ou en capitule au sommet de la tige. Le tégument propre de la graine est quelquefois lâchement adhérent et simule une sorte d'arillc. L'embryon est droit , cylindrique, placé à la base d'un endosperme cartilagineux. Ce genre , par plusieurs de ses caractères, se rapproche de la famille des Palmiers.

Les deux espèces décrites et figurées par Labillardière sont les Lumandra rigida , /oc. cit. , 1, p. g3 , t. 120 , et Loinandra longifolia , loc. cit., 1, p. 92, t. 119. (a.r.)

LOMARIA. bot. crypt. ( Fougères. ) Ce genre qui ne nous paraît différer e'n rien de celui que Robert Brown a établi depuis sous le nom de Stegania, fut fondé par Willdenow ; il se rapproche surtout des Blechnum avec lesquels il fut d'abord confondu, et quelques espèces même qu'on doit peut-êlre rapporter à ce genre , furent laissées parmi les Blecknum par Willdenow : tel est le Blechnum boréale ou Osmunda spica/is de Linné qui , par ses carac-7 tères , l'orme le passage entre les Lomaria ou Stegania de R. Brown et les vrais Blechnum. Ce génie peut être ainsi caractérisé : capsides enlourées d'un anneau élastique, disposées en une série continue le long du bord de la fronde fertile, et finissant par couvrir toute leur surface

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inférieure; tégument marginal continu, membraneux etscarieux, souvent divisé en lanières s'ouviant en dedans. Dans toutes les espèces de ce genre les frondes fertiles sont plus grêles , à pinnules étroites et comme contractées; le tégument s'étend ordinairement jusqu'à la nervure moyenne , et finit par être déjeté en dehors,

Sar le développement des capsules, •n voit que les Lomaria diffèrent des Blechnum eu ce que le tégument naît du bord même de la fronde dans les premiers, tandisque, dans les seconds, il prend toujours naissance à quelque distance du bord de la fronde qui n'est pas contractée comme dans les Lomaria. Quant aux genres Lomaria elStegania, nous ne voyons pas de caractères propres à les distinguer, la seule différence qu'on pourrait observer entre eux , consistant en ce que dans les Stegania le tégument est ordinairement paifailement continu et entier , tandis que dans les vrais Lomaria il est divisé en lanières nombreuses et scarieuses. Si on admettait celte distinction, les Stegania , parmi lesquelson devrait probablement ranger le Blechnum boréale , habiteraient presque tous les clima Is froids et tempérés des deux hémisphères , tandis que les vrais Lomaria seraient beaucoup plus fréquens dans les régions équatoriales , quelques espèces seulement sîétendant jusque dans les régions tempérées de l'hémisphère austral ; en réunissant ces deux genres dont les caractères distinclifs sont si légers , on voit que les Lomaria se rencontrent sur presque tous les points diïlglobe , mais ils sont plus fréquens dans la zône inlertropicale et dans l'hémisphère austral que dans nos régions boréales où le Lomaria borealis ( Blechnum boréale , Willd. ) est le seul représentant île ce genre. Toutes les espèces de ce genre ont la fronde une seule fois pinnatifide, à divisions longues, étroites et entières; leurs nervures sont pinnées,etles nervules ne sont ordinairement qu'une ou deux fois bifurquées; quelques espèces seulement présentent une tige

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