‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 196 sur 232 · LOS · texte numérisé non relu

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son travail sur les Orchidées d'Europe , a fait sous ce nom un genre nouveau pour les Satyrium hircinum et anlropuphorum de Linné , placés par Swartz dans le genre Orc/iis. Voici les caractères du genre Lornglossum :

le calice est on forme de casque ; le Libelle est allongé , à trois divisions étroites , dont la moyenne est bil'nle; l'éperon est très-court ; 1e gynostème et l'anthère ont la même forme que dans le genre Orchis , mais les devix masses polliniques sont attachées sur un même rétinacle, renfermé dans une petite poclie , comme dans les vrais Sérapias , tandis que dans les espèces d'Orchis , qui toutes sont éperonnées , chaque masse pollinique est insérée sur un rétinacle particulier. Les espèces de ce genre ont absolument le port des Orchis. Comme eux , elles offrent deux gros tubercules ovoïdes, blancs, charnus, une tige portant des feuilles engainantes , et des Heurs disposées en un épi dense au sommet delà lige. Le Loroglos- .sum hircinum , Rich. , /oc. cit. ; Satyrium hircinum , L., croît dans les bois couverts et sablonneux , où. il se fait reconnaître par son odeur de bouc extrêmement forte et désagréable. Sa tige a environ un pied et demi à deux pieds de hauteur. Ses fleurs sont d'un vert pâle, tachetées de pourpre. Son labelle est excessivement long et étroit; Ja division moyenne, qui a environ un pouce et demi de longueur, est bifide à son sommet. Le Loruglussum antropophorurn , Rich. ; Satyrium antropophorum , L , est moins grand que le précédent, ïl croît sur les pelouses découvertes à Fontainebleau , et dans beaucoup d'autres parties de la France. Ses fleurs sont légèrement purpurines, et leur labelle , par sa figure singulière , a quelque ressemblance avec un homme pendu. (a.r.)

LORY. ois. Sous-genre de Perroquets. P*. ce mot. (b.)

LOSET. moll. Adanson (Voy. au Sérrégv, pl. 9, fig. 33) nomme ainsi une petite Coquille qui doit npparlc-

LOT

nir au genre Fuseau , et que Gmclin a placé dans les Murex , sous le nom de Murex f'usiformis {Syst. Nat. , p.

LOSS. M Ait. V. Elan, au mot Cerf.

LOSSAN et LOSSON. ins. L'un des noms vulgaires delà Calandre du Blé. (b.)

LOT ALITE ou LOT AL ALITE.

Miv. (Seweigin, Actes de l'Acad. de Pétersbourg, T. xv, p. 485.) Variélé de Diallnge verte , trouvée près de Loiala en Finlande. (g. del.)

LOTE ou LOTTE, pois. Espèce de Gad'e devenue le type d'un sous-

?énré. ,V. Gade. On a encore appe- , é Lote vivipare , la Blennie ; Lote de Hongrie , le grand Silure commun , ou Glanïs'; Lote Barbotte ou Lote , franche, leCobite; grande Lote, la Lingue, etc. (b.) ■

LOTEA. bot. ph.vn. Ce genre , 1

proposé par Médicus et Mœnch, ne r

forme plus qu'une section des Lolus il

dcDeCandolleetSeringe. /^.Lotier. p

LOTEN. bot. crypt. Adanson l

nommait ainsi un génie composé de L

toutes les espèces de Byssus de Mi- ]>

clieli et de Dillen. Ces espèces fila- h

menteuses font maintenant partie |>

d'un grand nombre de genres dis-- «.

tincis dans les familles des Algues et ii

des Champignons. (G..N.) \,

*LOTÉES LotecB. bot. phan. C'est la

le nom donné par De Candolle , dans li

le second volume de son Prodromus , V

et dans le sixième Mémoire sur les "r

Légumineuses, à la seconde tribu de 11

cette famille. Elle est caractérisée par jti

sa corolle papilionacée ; ses élimines ) i

monadclphes ou diadelphes ; son lé- ><;

gume coutinu , uniloculaire ou rare- |<

ment biloculaire par l'introflcxion de ci l'une des sutures; son embryon ho-

motrope dont les cotylédons sont p!a- ti,

niuscules, et se développent par la nj;

germination en feuilles munies de \

stomates. Cette tribu contient un très- k, grand nombre de genres répartis en

cinq sous-tribus , savoir: i° Génis- \

LOT

tées; aQ Trifoliées; 5J Clitoriées ; 4" Galégées ; f>° A.stragalées. pour l'énumératiou des genres le mot Légumineuses. (G..N.)

LOTIER. Lotus. wv. phan. Genre de la famille des Légumineuses , et de la Diadelphie Décandric, L., caractérisé delà manière suivante par Seringe ( in De Candolte Prodrutn.

Syst. Peget., 2, p. 209) : calice tubuleuxà cinq divisions profondes ; ailes de la corolle presque égales à l'étendard; carène en forme de bec; style droit; stigmate oubulé ; légume cylindracé ou comprimé, dépouivu d'ailes ou de bordures foliacées. Ces caractères excluent du genre Lutus plusieurs Plantes que Linné y avait réunies. C'est ainsi que le Dorycuiuni de Tournel'ort et le Tctragonolobus deScopoli ont été rélablis par Seringe (loc. cit.), qui a placé dans le premier de ces genres plusieurs espèces linnéennes de Lutus, le'. les que les L.

rectus, grœcus et hirsutus , et , dans le second , les espèces remarquables par leurs légumes munis de boi dures foliacées; telles sont les Plantes que Linné nommait L. tctragonolobus et L. siliquosus. Le genre Lotier. débarrassé de ces Plantes hétéiomorpbes , renferme encore uue cinquantaine d'espèces pour la plupart indigènes du bassin de la Méditerranée.

Quelques-unes habitent d'autres contrées assez éloignées, telles que les Indcs-Orieniales , le cap de lionne- Espérance , la Nouvelle-Hollande , la Nouvelle-Zélande et l'Amérique du ' nord. Ce sont des Plantes herbacées, ; à feuilles palmées, trifoliées , à stipules foliacées. Les tleurs,dc couleur jaune, rarement blanchâtres ou ro- :ses, au nombre de une à six, sont ipoi tées sur des pédoncules axillaires ici accompagnées d'une feuille florale.

Seringe {lue. cit.) a disposé les espètees de Lotus eu trois sections. La preumière, à laquelle il a donné le nom de Krokeria, qui était employé par *Mœnch comme générique; se distingue à son légume renflé , succulent , 'Couibé, et à ses fleurs au nombre de

LOT 5n

une à deux seulement. Elle ne se compose que d'une seule espèce, le Lotier comestible, L. edulis, L., Plante qui croît naturellement dans le midi de l'Europe et en Egypte.

Elle a des tiges légèrement couchées, velues, des feuilles à trois folioles, obovales; des fleurs jaunes, axillaires, solitaires ou géminées. Leurs gousses sont tenilies , succulentes , d'une saveur douce, analogue à celle des petits Pois , et se mangent dans quelques pays. Sa culture étant facile sous le climat de Paris , Bosc a conseillé de l employer pour nourrir les bestiaux et surtout les CocIiods.

La seconde section formait le genre Lotea de Médicus et Mcench. Elle est caractérisée par sou légume long et comprimé; ses fleurs presqu'en.

ombelles. On y a réuni cinq espèces dont la principale est le L. ornithopoilioides , L., Plante célèbre, en ce que c'est sur elle que Garcia ab horto découvi it le phénomène du sommeil des Plantes.

La troisième section , que Seringe nomme Lulotus , a un légume long, cylindracé, et des fleurs en corymbes.

Elle renferme plus de quarante espèces, parmi lesquelles deux seulement méritent de fixer notre atlention.

Le Lotier de Saint-Jacques, Lotus jacobœ us , L.. a une tige presque ligneuse , glaucescente , des feuilles composées de trois folioles linéaires , mucronées , des bractées et des stipules aussi linéaires ; les fleurs supportées par des pédoncules plus longs que la feuille, disposées en corymbes; et des légumes cylindriques, glabres.

Les corolles soni d'un pourpre noir avec l'étendard jaunâtre. Ou cultive cette Plante pour l'ornement des jardins , en raison de ses couleurs variées ainsi que de l'élégance de son port, mais elle exige d'clre rentrée pendant l'hiver dans l'orangerie. Elle est originaire de Saint-Jacques, l'une des îles du cap Vert.

Le Lotier corniculé , Lutus corniculatus , L. , est uue espèce exlrèmcraeut abondante en Europe. Les diverses stations où elle se trouve la

5ia LOT

font varier tellement qu'il est souvent très-diflicile de se persuader que c'est la même Plante. Dans les champs et sur le bord des routes , elle est glabre, ses tiges sont couchées et ses folioles obovées. Dans les lieux humides, ses tiges sont velues , fistuleuses, et s'élèvent à une grande hauteur.

Elle a des feuilles ovales et grasses dans les localités maritimes. Enlin elle présente quelquefois des tiges liliformes et des feuilles linéaires , lancéolées. Ces divers états de la même Plante ont été considérés comme des espèces distinctes par quelques botanistes. (g..n.)

Le nom de Lotier, corruption de celui de Laitier , est aussi donné vulgairement au Polygala vulgaris , L.

*LOTO. min. Nom donné en Toscane à la poussière sablonneuse , mêlée de paillettes de Mica , qui se rassemble sur le bord et au fond des lagunes, dont l'eau donne par evaporation de l'Acide borique. Elle n'est que le résidu du lavage du Macigno , qui est traversé par les vap lùts aqueuses, chargées d'Acide borique.

Elle est composée , suivant Klaprolh, de Silice, d'Alumine , d'Oxidede Fer, de Soufre et de sulfate c\e Chaux.

(G. DEL

* LOTOIDES. bot. piian. Sous ce nom De Candolle ( Prodrum. Sysl.

feget. A'o/. 2 , p. i 56 ) a désigné la cinquième section du genre Cytise, à laquelle il donne les caractères suivans : calice dont le tube est court , obeonique, la lèvre supérieure bipartite, l'inférieure tridentée; la corolle à peine plus longue que le calice. Celte section renferme quatre espèces qui sont des sous- Ai brisseaux à liges rameuses coucliécs , et à fleurs jaunes, peu nombreuses et réunies en tête; la plus remarquable de ces Plantes est le Cytisus argenteus , L. ,

i'olie espèce assez commune dans les ieux incultes de tout le bassin de la Méditerranée. (g..n.)

LOTOIRE. Lotorium moll. Mon tj'ort , qui, dans sa Conchyliologie sys-

, LOT

tématique , a proposé un très-grand nombre de genres , avait établi celuici à tort pour un démembrement des Murex de Linné que Lamaick avait établi sous le nom de Triton. J^. ce mot. (D..H.)

* LOTONOMS. bot. piian. De Candolle { Proclrom. Syst. / eg. 2 , p. 1 66 ) nomme ainsi la seconde section du genre Ononis , laquelle offre des stipules non adnées ou à peine adnées au pétiole, foliacées comme dans les Lo/us; mais des élamines monadelphes comme dans les Ononis. Elle se compose de vingt-huit espèces toutes indigènes du cap de Bon ne-Espérance, et dont le plus grand nombre n'appartient qu'avec doute au genre Ononide. V- ce mot. (g..n.)

LOTOR. mam. Syn. de Raton. P~.

ce mol. (b.)

LOTOR [DM. moll. V. Lotoire.

LOTOS, bot. riiAN. Dans les ou- \ rages des naturalistes , des poètes et des historiens de l'antiquité, il est souvent fait mention des diverses espèces île Lotos , dont les fruits servaient d alimens. Les descriptions fort incomplètes qui en ont élé données, onl néanmoins suffi pour faire voir qu'un assez grand nombre de Végétaux différens entre eux avaient porté le nom de Lotos chez les anciens , et aujourd'hui on admet assez généralemeiït qu'ils peuvent être rangés en trois classes , savoir : les Lotos aiboiescens , les Lotos aquatiques et les Lotos herbacés ou terrestres Les Végétaux, où l'on a cru reconnaître ces divers Lotos, sonl :

i°. Lotos en Arbre. Homère parle de l'Arbre des Lotophages. , dont le fruit , doux comme le miel , faisait oublier aux étrangers leur patrie.

Théophrasle en paile dans le même sens , et en donne la description suivante : le Lotus est de la giandeur du Poirier, ou un peu plus pelit; ses feuilles découpées ressemblent à celles de l'Yeuse. U y en a plusieurs variétés distinguées par le fruit. Celuici , de la grosseur d'une fève, naît

LOT

] parallèlement sur les branches, à la ; manière des baies du Myrte, et mûrit i comme les grappes de Raisin en i changeant de couleur. On en l'ait un

■ vin qui s'aigi il au bout de trois joui s. Du reste, le fruit est très abondant sur l'Arbre, et l'Arbre lui-même est

i commun sur la côle de Carlhagc , oii ll'on raconte que l'armée d'Ophellus , | privée de toute autre nourriture, véicut plusieurs joui s des seules drupes

■ du Lotus. C'est dans l'île des Lolojphages que le fruit acquiert la saveur I la pîus exquise ; mais le bois de l'Ar- ; bre , qui est noir et dont on fait des

flûtes, est préférable, au contraire,

• dans la Cyrénaïque. (Fée, Fl. de Virg. , p. «a.) Amenée , qui nous a

i donné aussi une description de cet Arbre, dit que son finit porte un noyau très-petit, et prend à l'époque

i de sa maturité parfaite une couleur

Sourpiée, et acquiert la grosseur 'une olive. Un passage de Polybe,

• qui dit avoir vu l'Arbre des Lotos , a i commencé à metlrcsur la voie pour ; arriver à sa détermination botanique.

Le Lotos des Lolophages , est- il dit . dans cet historien , est un Arbrisseau : rude et armé d'épines. Ses feuilles :sont petites, vertes et semblables à i celles du Rharnnus. Ses fruits, encore

tendres, ressemblent aux baies du .Myrte; mais lorsqu'ils sont mûrs , ils

• égalent en grosseur les olives rondes, se teignent d'une couleur rougeâtre et

i renferment un noyau osseux. Clusius iet.Iean Bauhin soupçonnèrent que le Lotos des Lolophages devait être une

• espèce de Jujubier. Cette opinion fut ' ensuite adoptée par Shaw , dans son

Voyage, ou il en donna une figure i incomplète. Mais c'est au professeur Desfoutaincs , qui a visité les lieux où Iles anciens faisaient croître l'Arbre ides Lotos, que l'on doit la confirmai tion de ce fait. Il a prouvé que cet Arbie était véritablement un Jujulbier, et dans le beau Mémoire qu'il : a publié à ce sujet (Mém. Acad. Se, année 1788, t. 21) , il l'a décrit et figuré sous le nom de Zizyphus Lotus.

1 Cette opinion dusaviint auteur de la 1 Flore Ailantique a été généralement

LOT 5i5

adoptée par tous les commentateurs et tous les auteurs qui se sont occupés d'antiquités botaniques. Nous avons déjà, à l'article Jujubier de ce Dictionnaire, donné la descripiion du Zizyphus Lotus ; nous croyons donc inutile de revenir ici sur les caractères botaniques de cette espèce.

Pline parle aussi d'un autre Lotos

3ui croît en Italie oh il porte le nom e Celtis et dont les fruits ressemblent à des cerises. Beaucoup d'auteurs pensent que le naturaliste de Rome a voulu désigner ainsi l'Arbre que les modernes ont appelé Celtis australis , et dont les fruits ont une saveur acerbe et peu agréable.

a°. Lotos aquatiques. On en distinguait trois espèces qui croissaient dans les eaux du Nil. Ces Plantes étaient en grande vénération chez les Egyptiens qui en ornaient leurs édifices et en paraient le front de leurs divinités. L'une de ces espèces , que les anciens appelaient Cyamus egyptiacus et qu'Hérodote désigne sous le nom de Lis rosé, avait une racine épaisse, charnue, qui servait d'aliment. Sa fleur rose était deux fois plus grande que celle du Pavot ; son fruit, que l'on comparait à un rayon circulaire de miel , renfermait, dans des alvéoles creusées à sa face supérieure , une trentaine de fèves arrondies, propres à servir d'aliment. Il est impossible de ne pas reconnaître dans cette description le Nelumbo , Nymphœa Nelumbo , L., ou JVe/«/«bium speciosum , Willd. Mais nous devons ajouter que cette espèce n'existe plus dans les eaux du Nil ; elle en a disparu et n'y forme plus ces masses de verdure , au milieu desquelles les habitans des rives du Nil allaient respirer un air frais et parfumé. Aujourd'hui le Nelumbo ne se trouve plus que dans l'Inde.

Une secon de espèce de Lotus est celle que lcsanciensappelaient simplement Lotos. Sa racine, ditHérodotc, est tubéreuse et charnue; ses fleurs sont grandes , blanches, et ressemblent à celles du Lis. Au coucher dusoleil, on la voit se fermer et souvent s'enfoncer

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