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LORICAIRE. Loricaria. rois.
Dernier genre de l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux , de la famille des Siluroïdes de Cuvier et de celle des Olophores , parmi les Ilolobianches abdominaux de Uuméiil, établi par Linné dans l'ordre des Abdominaux. Il a pour caractères : des plaques anguleuses et dures cuirassant entièrement le corps et la tète, se distinguant des Silures, cuirassés par la bouche placée sous le museau ; cette bouclie présente quelque analogie avec celle qui distingue parmi les autres Siluroïdes le sous-genre Synodonte. Les Loricaires ont encore des inlermaxillaires petits, suspendus aous le museau , et des inaudibulaires transverses et non réunis, portant
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des dents longues , grêles, flexibles et terminées en crochet; un voile circulaire , large et membraneux , entoure l'ouverture de celte bouche; les os pharyngiens sont garnis de nombreuses dents en pavé. Les vrais opercules son t immobiles comme dans les Asprèdes; mais deuxpelites plaques extérieures paraissent en tenir lieu. La membrane branchiostège a quatre rayons. Le premier rayon de la dorsale , des pectorales et même des ventrales, sont de fortes épines. On n'y trouve ni ccecum , ni vessie aérienne. Les Poissons de ce genre sont répartis dans les deux sousgenres suivans.
frlYrosTOMES , qui ont une deuxièr me petite dorsale munie d'un seul rayon comme dans les Callichtes.
Leur voile labial est simplement papilleux et porte un petit barbillon de chaque côté. Ces Poissons n'ont pas de plaque sous le, ventre. Leurs intestins , roulés en spirale, sont Irèsgrêles et douze à quinze fois plus longs que tout le corps. On les pêciie dans les rivières de l'Amérique méridionale.
Le Loricaria cataphracta de Schneider , qui n'est pas celui de Linné ; le Loricaria Plecoslomus , L. , Gmel. , Syst. Nat., xni, T. i, p. i565; Bloch, pl. 374 ; Guacuri de Marcgraaff, Brasil. , 166; Encycl. Pois. , pl. 65, f. 260; Lac, Pois. T. v, pl. 4, f. 2 , représenté par Séba, T. ni, t. 29, f. 11, et une autre c:-pèce inédite que nous avons entrevue dans les galeries du Muséum, complètent ce sous-genre.
-j-f Lobicaires proprement dites, qui n'ont qu'une dorsale située en avant; le voile labial garni sur les bords de plusieurs barbillons et quelquefois hérissé de villosités ; le ventre garni de plaques en dessous , et les intestins de grosseur médiocre.
Le CuuiAssÉ , Loricaria cataphracta, L., Gmel., loc. cit. ; p. i56ô ; cirr/wsa de Schneider et setigera de Lacépède ; le Plécoste, Encycl. Pois., pl. 65, f. 2.'ig, iiloch, pl. 575, f. a, représenté par Séba, T. 111, tab. 29 , fig. i4, a sa nageoire caudale four-
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chue, ayant le premier ra yon de son lobe supérieur très-allonge, et dépassant quelquefois même le corps en longueur, caractère qui est imparfaitement indiqué dans plusieurs figures faites sur des individus desséchés qui avaient été mutilés. C'est encore un Poisson des eaux de l'Amérique méiidionale. Le Loricarla maculataàc Bloch, pl. 57.r>, f. 1, dont Lacépè le a représenté une variété , T. v, pl. 4 , f. i , appartient encore à ce sous-genre. (b.)
* LORICAIRE. Loricarla. polyp.
Genre de l'ordie des Cellariées dans la division des Polypiers flexibles, établi par Lamnuioux aux dépens des Sertulaires. Caractères : Polypier phytoïde , comprimé, articulé, Irèsrameux; rameaux nombreux, presque dienotomés ; chaque articulation composée de deux cellules adossées, jointes dans toute leur longueur ; ouvertures latérales si uées dans les
Earties supérieures des cellules , semlables à une cuirasse très-étroite à sa base. Ce genre, que Lunouroux a séparé des Crisies, à cause de la forme singulière des cellules des Polypiers qu il y rapporte , ne renferme encore que les Loricaria eurvpœa et americana. (e. d..L.)
* LORICAIRE. Loricarla. bot.
cryft. (Hydruphytes.) Nous trouvons dans l'article Fucacees de feu notre collaborateur Lamouroux (T. vu, p.
71 de ce Uict.) ce nom proposé comme celui d'un genre nouveau formé aux dépens des Fucus, mais dont les caractères ne sont pas même indiqués. Il eût répondu probablement à celui pour lequel dans l'article Fucvs(ibid., p. 78) il propose le nom de Lorca ( V. ce mot); on ne peut admettre ce nom", puisque Loricaire était antérieurement cousacré en zoologie. (B.)
LORICÈRE. Loricera. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères , famille des Carnassiers, tribu des Carabiques , division des Thoi aciques , établi par Latreille, et ayant pour caractères : an-
tennes courtes , ayant les troisième, quatrième et cinquième articles plus courts et plus gros que les autres et velus; derniers articles des palpes intermédiaires et postérieurs, presque cylindriques; côté interne des premières jambes lorlemcnt échancré.
Ce genre diffère des Pogonophores, Omophorons et Nébries , par les jambes antérieures qui, daus ceux-ci, n'ont point d'échauçrure intérieure; ils s'éloignent des Elaphres et genres voisins par des caractères tirés des antennes, des yeux et des formes du corps. Ces Insectes sent allongés et très-voisins par la forme des Harpales ; la tcle est petite , ovale , et terminée en arrière par un cou un peu déprimé; les yeux sont saillans; le corselet est presque orbiculaire, tronqué et rebordé ; les pâtes sont as-^ sez longues et les tarses sont terminés par deux ongles égaux. Les Loricères se trouvent sous les pierres , dans les lieux humides et au bord des rivières. Nous en avons trouvé beaucoup à Amiens, sous la Mousse et au pied des Arbres, dans 1ns bois.
L'espèce qui sert de type au genre , et qui se trouve dans le nord de la Fiance et à Paris, est:
La Loricèiîe bronzée , Loricera œnea , Latr. ; Carabus pilicornis , Fabr. Longue de trois lignes; d'un noir bronzé en dessous , d'une belle couleur d'airain en dessus ; élytres striées, ayant chacune trois points enfoncés disposés en ligne dans le sens de la longueur. (g.)
LORIOT. Oriolus. ois. Genre de l'ordre des Omnivores, dont les caractères sont : le bec en cône allongé, comprimé horizontalement à sa base , tranchant; la mandibule supérieure relevée par une arête , échancrée à sa pointe ; les narines latérales , nues, percées à peu près horizontale-, ment dans une grande membrane; trois doigts devant et un derrière; le tarse plus court que le doigt du milieu , ou de même longueur; l'externe réuni à ce dernier; les ailes medio-
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cres, avec la première rémige trèscourte , cl l'a deuxième moins longue que la troisième; celle-ci étanl la plus longue de toutes. Les Loriots ont ainsi des rapports assez intimes avec les Merles, dont ils se distinguent d'ailleurs facilement par la grosseur de leur bec et la brièveté de leur tarse. Ces caractères sont surtout prononcés dans certaines espèces; et ordinairement le degré d'exagération de l'un d'eux correspond à celui de l'autre ; eu sorte que quelques Loriots qui ont le bec un peu plus grêle, ont aussi le tarse un peu plus allongé; tel est particulièrement le Prince-Régent qui se trouve ainsi un peu plus voisin des Merles. Les Loriots se rapprochent aussi des Troupiales à d'autres égards et particulièrement par la disposition de leurs couleurs ; Linné , Latham et Gmelin avaient même réuni les uns et les autres dans leur genre Oriolus; mais Daudin, Vieillot, Temminck et Cuvier ont reconnu que les Troupiales s'éloignent sous beaucoup d'autres rapports des vrais Loriots , et les en ont séparés pour en former un genre particulier sous le nom iïlcterus :
dans la méthode de Cuvier, les Loriots et les Ictères ou Troupiales sont même placés dans des familles toutes différentes. Le genre Oriolus se trouve ainsi composé uniquement d'espèces de l'ancien continent etdel'Australasie , tandis que tous les Troupiales sont au contraire répandus seulement dans l'Amérique. Ainsi nous voyons encore ici, comme dans le plus grand nombre des cas , les divisions que commandent les caractères zoologiques des êtres, correspondre à celles qu'indiquerait leur distribution géographique. Les Loriots vivent dans les bois, ordinairement par couples, mais ils se réunissent par famille pour leurs voyages périodiques ; ils se tiennent habituellement sur les branches les plus élevées des Arbres, et attachent à leur extrémité leur nid qu'ils forment de brins de paille et de chanvre artistemeut entrelacés avec des rameaux , et dans lequel ils
mettent ensuite îles plumes, des toiles d'Araignées et de la Mousse. lis se nourrissent également ou d'Insectes et de Vers, ou de différentes sortes de baies, et paraissent même plutôt frugivores qu'insectivores.
Presque toutes les espèces se ressemblent par leur plumage; ce qu'au reste on observe à l'égard de presque tous les genres vraiment naturels. Les couleurs des mâles sont le jaune et le noir, et celles des femelles, le jaune verùâlre et le noirâtre. Les jeunes mâles ressemblent à ces dernières dans leur premier âge , et ils ne revêtent complètement le plumage propre à leur sexe qu'à la troisième anuée.
Loriot de la Chine. F~. Loriot rieur.
LoniOT CoUDOUGNAN ou CoUDOU- GAN. V. LoiilOT RIEUR.
Loriot Coula van , Bu Cf. , Pl. enl.
5o, Oriolus chinensis, Lath., a le bec de même forme que chez le Loiifit d' Eu rope , m ais pl us gros e t les co u le urs du plumage généralement semblables à celles de cette espèce. Il se dislingue d'ailleurs facilement par une large bande noire qui s'étend d'un côté du bec à l'autre , en passant sur les yeux et l'occiput , et par les couvertures des ailes qui sont jaunes. De la Chine, des îles de la Sonde, et surtout de la Cochinchine.
Loriot d'Europe, Oriolus Galbula, L., est l'un des plus beaux Oiseaux de France. Sa taille est à peu près celle du Merle. Le corps et la tête sont , chez le mâle, en dessus et en desous, d'un beau jaune, à l'exception d'une petite tacbe noire qui va du bord inférieur de la mandibule supérieure à l'œil. Les ailes sont noires avec une tache prune sur leur milieu , et un petit liséré blanc-jaunâtre à l'extrémité des pennes. La queue est noire dans ses deux premiers tiers, jaune à son extrémité ; les deux pennes médianes n'ont cependant qu'un liséré jaune. Le bec est rouge. La femelle est eu dessus d'un vert olivâtre , en dessous d'un gris mêlé de jaunâtre, avec de petites lignes bru-
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nés. Enfin le croupion est jaune, les ailes brunâtres , et la queue d'un brun-vert olivâtre avec un peu de jaune à son extrémité. Cette Cfpèce est, lors de son passage, assez commune dans différentes parties de l'Europe , et particulièrement en France et en Hollande; elle arrive dans nos contrées vers le milieu du printemps et les quitte en automne.
Loriot grivelé , Oriolus rnaculalus , Vieill. De Java. Il paraît n'être qu'un jeune âge.
Loriot d'Or ou Loriodor , Vaill., Ois. d'Air. , 160; Oriolus auratus , Vieill. Généralement d'un beau jaune avec une tacbe noire autour de l'œil; les pennes des ailes noires avec une bordure jaune ; les deux médianes de la queue noires, avec l'extrémité jaune; les suivantes jaunes sur une plus grande étendue , et l'externe entièrement jaune. Bec d'un brun rouge foncé. Celte espèce habile le sud de l'Afrique et la Côte-d'Or.
Loriot de paradis, Oriolus aureus, Cmel. ; Oriolus paradiseus, Dumont, a été long-temps placé parmi les Oiseaux de Paradis, sous le nom de Paradis orangé , à cause de l'éclat de son plumage; mais il a été reporté enfin parmi les Loiiois parLcvaillant, Vieillot et Temminek. 11 est à peu près de la taille du Loriot d'Europe.
La gorge , les bords du bec , une grande partie de l'aile et la queue, à l'exception d'une petite tache jaune placée à l'extrémité, sont noirs ; la tête , le col , et la parure que forment les plumes très-allongées du col ,sont d'une belle couleur orangée; le reste du corps est généralement jaune.
La femelle de ce magnifique Oiseau est généralement olivâtre; et il paraît ue les jeunes mâles lui ressemblent ans leur premier âge. L'espèce habite les Moluqucs.
Loriot Prince-Régent , Oriolus Regens, Quoy et Gaim. Cette espèce, que l'éclat et la iichesse de son plumage rapprochent du Loriot de Paradis, dont au contraire il s'éloigne par ses formes, est généralement d'un beau noir velouté, avec le dessus de
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la lêlc et du col couvert de plumes courtes, tiès- seiiées , d'un jaune orangé , et les pennes secondaires d'un beau jaune éclatant. <<)uoy et Gaimard ont donné dans la Zoologie du "Voyage autour du monde une très-bonne figure de cette espèce; et on en voit maintenant au Muséum un bel individu donné par Gai not et Lpssoii. Elle habite la Kouvclle-Uolla ode.
Loriot riecr, Vaill., Ois. d'Afr., 265 , Oiiolus melanocephalus , Gmcl.
Tête et poitrine noires ; couveitures des ailes jaunes; bout des pennes alaires jaune; toute la queue étant aussi de cette couleur, à l'exceptiou d'une portion des pennes médianes qui est noii e. Le Coudougnan ne différerait pas spécifiquement du Loriot rieur, suivant plusieurs ornitholo-gistes ; il paraît cependant avoir la queue noire sur une beaucoup plus grande étendue, et le bec plus petit.
Le Loriot rieur habite l'Inde, et le Coudougnan l'Afrique méridionale.
Loriot varié, Oriolus variegatus, Vieill. Habile la Nouvelle-Hollande, et est ainsi décrit par Vieillot : le front noir ; le dessus du corps , le col et la gorge mélangés de blanc, de noiret de verdâtre: les flancs jaunes , le dessous ducoips blanc avec des lâches noires; la queue noirâtre avec une bordure d'un gris bleuâtre, et une grande tache blanche au bout des huit pennes latérales.
Loriot a ventre ulanc, Temm., Pl. col. 2i4, Oriolus xantkonotus , Horsf. Habile Java. Le mâle est d'un jaune vif sur le dos , les scapulaires , les couveitures d-u dessous de la queue et l'extrémité interne de toutes les pennes latérales de la queue ; d'un beau noir sur la tête, le col , la poitrine, les ailes et la queue; tout le ventre est blanchâtre avec de petites taches noires sur le milieu des plumes. Ce Loriot, le plus petit de tous, n'a que six pouces six lignes de long
Loriot vert , Oriolus viridis , Vieill. ; Gracula viridis , Lath. A près de dix pouces de long. 11 csl
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généralement d'un vert pâle avec des taches brunes et noirâtres à la gorge, le dessous du corps blanchâtre avec des slries noirâtres ; les ailes et la queue noirâtres ; le bec de couleur de corne et les pieds noirs. De l'Australasie. (is. g. st.-ii.)
LORIPÈDE. Loripes. conçu. L'Animal de la Lucine lactée qui a servi à Poli pour l'établissement de ce genre est probablement semblable ù celui des autres Lucines autant qu'il est possible d'en juger par l'identité des caractères des coquilles comparés entre eux; nous ne pensons pas d'après cela qu'il soit nécessaire de séparer en deux genres des Coquilles analogues jusqu'au moment où la connaissance de l'Animal d'une autre Lucine soit venue confirmer ou détruire l'analogie que nous croyons maintenant suffisamment fondée. V . Lucine. (d..h.)
* LORIPES. jioll. (Ocken.) V.
Cypiune.
LORIQUE. bot. piian. Le tégument propre de la graine ou l'épi— spermeest quelquefois formé de deux lames dont l'une est extérieure, souvent crustacée comme dans le Ricin que Gaertner nommait Testa, et Mirbcl Lorique. V. Epispkkme. (a. h.)
LORIS. Loris, mam. Genre de Quadrumanes Lémuriens , très-remarquable par les formes sveltes du corps ; par les membres grêles et allongés; par la tête arrondie, en même temps que le museau est relevé, et le nez prolongé en boutoir; par les yeux ronds, d'une extrême grandeur, et seulement séparés par une cloison osseuse très-mince , l'ouverture du canal lacrymal étant d'ailleurs placée hors de l'oibite. Les oreilles sont arrondies , et les narines s'ouvrent sur les côtés d'un mulle glanduleux , divisé sur la ligne médiane par un sillon qui se prolonge sur toute la lèvre supérieure, où se voit même une légère échancrure.
La queue est lout-à-fait nulle , du moins à l'extérieur > car il
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existe cinq vertèbres coccygieunes.
Les membres différent principalement de ceux des Makis par leur plus grande longueur et leur extrême gracilité : ils sont tous pentadactyles et terminés par une véritable main , c'est-à-dire qu'ils ont tous le pouce distinct et opposable; celui du pied de derrière est surtout très-allongé cl très-séparé des autres doigts. Les ongles sont tous larges et plats , excepté celui du second doigt du membre postérieur qui est étroit , pointu et arqué , caractère qui se trouve généralement chez tous les Lémuriens , et particulièrement chez les Makis. Le tibia est plus long que le fémur, et le tarse et le métatarse sont égaux. Le système dentaire a beaucoup de rapports avec celui des Galagos. La mâchoire supérieure a tle chaque côté deux petites incisives séparées des deux autres par un intervalle vide; une canine, el six mâchelières , dont les trois premières ne sont que de fausses molaires; le> trois dernières ont deux pointes en dehors , et un large talon avec deux tubercules en dedans; la moyenne est la plus grande des trois , et la troisième la plus petite. A. la mâchoire inférieure , il y a de ebaque côté trois incisives allongées el pointues, coutiguës à celle de l'autre côté, et surtout remarquables par leur position proclive ; une canine qui passe en arrière el non pas en avant de la canine supérieure, et cinq mâcbelières , dont deux fausses molaires; les deux premières vraies molaires ont quatre tubercules pointus , la dernière en a cinq. Chaque mâchoire se trouve ainsi avoir dixhuit dents, nombre qui se trouve également chez les Galagos et chez les Makis.
L'organisation intérieure du Loris n'est pas bien connue encore; cependant on doit à Uaubeuton la connaissance de plusieurs faits intéressans. On dcvail s'attendre , chez un Animal dont le corps est si allongé et si grêle , à trouver un grand nombre de vertèbres : il en existe en
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effet quinze dorsales et neuf lombaires. Les mamelles , pectorales comme chez tous les Quadrumanes , sont au nombre de quatre, mais il paraît qu'il n'existe que deux glandes mammaires. Les organes de la génération ressemblent , à beaucoup d'égards , à ceux des Makis; mais le clitoris est surtout remarquable cbez la témelle ; il soit de l'extrémité inférieure de la vulve, cl ii est si gros qu'il semble occuper une partie de celte ouverture . il a autant de grosseur que le pénis du mâle , et autant de longueur au dehors de la vulve; son extrémité est partagée en deux petites branches entre lesquelles se trouve placé l'orifice du canal de l'urètre, comme l'a constaté Dmbenlon , en injeclant par le clitoiis de l'air dans la vessie. « De tous les Animaux que nous avons disséqués, dit l'illustre collaborateur de Butlbii ( T.
XIII, p. iii8), la femelle du Loris est ila setde dont l'urètre suive le corps du clitoris , et perce le gland comme
• dans la verge et le gland des mâles. ■» Les analomistes ont à peine l'ail attention à ce fait , découvert il y a qua-
itre-vingls ans par Daubcntou ; il en test peu, cependant, qui méiitenl
autant d'être remarqués. Ainsi se i trouve démontrée, de la manière la jplus complète et la plus certaine , l'ainalogie du clitoris avec le peu is du îmâle ; en effet , tandis que chez certains Oiseaux, nous voyons le pénis i rudimentaii e comme le clitoris de la t femelle, et imperforé comme lui {pr.
'Clitohis ; et Geoffroy Saint-Ililaire ,
Mém. du Mus. d'Hisl. Nal. IX), le
• clitoris réalise au contraire, chez le 1 Loris, toutes les conditions d'un véritable pénis ; rapport bien renia r- •quable , surtout quand on songe que ile Loris est un Quadrumane, c'csl-àalire un des Mammifères que son organisation rapproche le plus del'Hommne ; et d'autant plus important que
• l'unité de composition organique ne .peut reposer sut une base solide qu'autant que l'analogiede l'organe femelle et de l'organe mâle est démontrée.
sSi, eu effet, il u'y avait pas imité
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de composition pour tous les individus de la même espèce, comment l'admettre pour l'universalité des êtres?
Le Loius grêle , Loris gracilis , Geoff. St -Hil.; le Lorus, liull'.)xiii, xxx, p. a 10 ; Tardigradus , Séba, est la seule espèce de ce genre établi par Geoffioy-Saint-Hilairc (Mag. , Encyc. T. vu, 1796), sous le nom de Loris , adopté depuis par tous les zoologistes , exceplé par llliger qui l'a nommé Stenops. — Il habite Ccy— lan , et le nom de Loris ou Loeris est celui que les Hollan lais lui ont donné. Son pelage est généralement roussàtre; mais il a le tour des yeux roux; un;: tache blanche sur le front; le bout du museau , les côtés de la tête , la mâchoire inférieure , le dessousdu col de couleur blanchâtre ; la poitrine et le ventre mêlés de blanchâtre et de cendré; enfin, la face interne des membres et les pieds, de couleur grise, teinte de blanchâtre ou de jaunâtre'* Sa taille esta peu près celle de l'Ecureuil ; son poil est très-lin , très-doux et laineux. Ses habitudes sont peu connues. On sait cependant qu'il eu fort lent dans ses .111011veiuens ; qu'il dort presque tout le jour, et qu'il se nourrit de fruits, d'oeufs, d'Insectes.
G. 1 rischer ( V. Lettre à Geoffroy sur une nouvelle espèce de Loris) a décrit comme une nouvelle espèce, un Quadrumane qu'on ne considère généralement que comme une variété d'âge du Loris grêle de Geoffroy. 11 lui avait donné le nom de Lotis ceylanicus. Le Loris du Bengale de Bufl'on , et quelques autres espèces nommées quelquefois aussi Loris , appartiennentau genre Nycticèbe de Geoffroy Sainl-Hilairc. V. ce mot.