‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 198 sur 232 · V. Ptéranthe. (g..n · texte numérisé non relu

V. Ptéranthe. (g..n

* LOUISE, ins. (Geoffroy.) V,

AORION.

LOUP. Lupus. MAMj. Espèce du genre Chien. On appelle Loup doré le Chacal , et Loup noir, deux autres espèces «lu même genre. Le Lynx du genre Chat a été quelquefois nommé Loup cervicr, et l'Hvène Loup Tigre. (b.) .

LOUP MARIN, mam. Ce nom a été

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quelquefois donné à des Phoques et même à l'Hyène. (b.)

LOUPDEMER.rois.Espèced'Ana- 1 bique. Perche du genre Centropome aussi appelée Louhine. Les pêcheurs nomment aussi quelquefois Loups, les vieux Brochets. (B.)

LOURADIA. eot. l'iiAN.Pouriavradia. V. Lavradie. (g..n.)

LODRÉE. Lourca. bot. vhas.

Necker (E/em. Bot., n. i3i8 ) est le premier auteur qui ait proposé ce gcnredela famille des Légumineuses et de la Diadelphie Décnndrie, L. Mœnch lui donna plus lard le nom de Chrislia. Desvaux et l)e Candolle l'ont adopté sous le nom donné par Necker, et en ont ainsi Iracé les caractères: calice campa uulé, persistant, à cinq divisions peu profondes , égales , étalées , renflées et enveloppant le fruit après la (lenraison; corolle papilionacée dontl'étendard est en cœur renversé, la carène obtuse; étaniiues diadelphcs; légume composé de cinq à six articles, planes , mouospermes, réunis à la suite les uns des autres et cachés dans le calice. Ce genre est un démembrement du grand genre Hedysariun de Linné. Il a beaucoup de rapports d'une part avec les Desmodiitm qui ont été également séparés des Hedysarum et de l'autreavec les Smit/iia qui se rapprochent beaucoup des Esc/ii/iurnene. 1 1 se compose de trois espèces que nous ne ferons qu'indiquer , savoir: i° L. f^espertilionis, Desv. , Hcdysaruni P'esperiilionis , L. fils et Jacq. , le. rat: 3 , t. 566 ; a° L. oùcotdata, Desv., ou Hedys. obeordatum Poire t. ; .ïQ L. renijbrmis, D. C. , ou Hedys. reniforme, Loureiro. Ces Plantes croissent dans la Cochinchine et dans les il es de l' Archi pel in d ien . Dan s 1 ouvrage que le professeur De Candolle a publié tout récemment sur les Légumineuses , le genre Lourea fait partie delà tribu des Hédys.irécs.

Janine Saint-IIilaire (Bull, de la Soc. Philom. , décemb. i8ii)a donué les caractères d'un genre Lourea qui n'est point celui de INccker, et dont il a depuis converti le nom en celui de

LOU 5ifï

JIJoghania ; mais ce genre rentre comme section sous le nom d'Osl/yodium dans le Flemingia de Roxburgh. V.

ces mots. (u..if.)

LOUREIRA. bot. ru an. Ce genre, établi par Cavanilles , est identique avec le Mozinna d'Ortega , adopté sous ce dernier nom par notre collaborateur A. De Jussieu dans la Monographie des genres de la famille des Euphorbiacées. fr. Mozinne.

LOUTRE. Lutta, mam. Genre de Carnassiers appartenant à la famille des Vermiformes , et l'un de ceux qui composaient le grand genre Muslela de Linné. 11 se trouve en ellet , sous tous les rapports, très-voisindes Martes et des Mouflettes , malgré les modifications très-remarquablesque présentent diverses parties de son organisation, et particulièrement l'appareil de la locomotiou. Les Loutres ont à l'une et à l'autre mâchoire le même nombre de dents ; savoir : six incisives , deux canines et dix mâchclières, sur lesquelles on compte six fausses molaires , deux carnassières , et ( ce qui forme un des caractères généraux de la famille ries Vermiformes) deux tuberculeuses. Toutes ces dents, et surtout les incisives et les canines , sont très-semblables pour leurs formes à celles îles Martes et des Mouflettes ; néanmoins comme tous les genres voisins ont généralement , à cause du nombre différent de leurs fausses molaires, trente-deux , Inmte-quatre ou trente- huit , mais non pas trente-six dents , le système de dentition des Loutres leur est exclusivement propre, et peut servir à caractériser le genre. Au reste , quelques dents out aussi des formes particuliers ; les carnassières supérieures présentent à leur partie interueun talon considérable, et on voit de même un tubercule très-étendu en arrière des inférieures. En somme, comme l'a remarqué Fr. Cuvicr, « le système de dentition des Loutres est celui des Maries, modifié par le grand développement de la partie deeesys-

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tème qui a pour objet de triturer les alimens, et non de les couper; c'està-dire que ce développement caractérise des Animaux moins carnassiers et plus frugivores que les Martes. »

On sait en effet que les Loutres peuvent se nourrir de substances végétales , et , par exemple, d'herbages et déjeunes branches d'arbres, quelle que soit la croyance populaire à cet égard.

Les organes de la locomotion sont de même pour l'essentiel semblables à ceux des Martes , et présentent en général les mêmes caractères', mais avec beaucoup 'plus d'exagération.

Les membressontd'une extrême brièveté ; chez un individu de près de deux pieds de long , le fémur et les os de la jambe n'excèdent pas trois pouces ; et encore les Loutres , pour nous servir de l'expression usitée en histoire naturelle, sont-elles véritablement empêtrées. Au contraire le corps est d'une extrême longueur, et tellement qu'il n'est aucun genre qui mérite mieux le nom de Vermiforme.

Les doigts sont , comme chez les Martes, au nombre de cinq à chaque

f>icd ; mais ils sont réunis sur toute cur longueur (excepté chez la Loutre du Cap ) par une large et forte membrane ; caractère qui ne se retrouve parmi lesCarnassicrs que chez les seuls Phoques, quoiqu'on l'ait aussi attribué par erreur à la Marte Vison. Enfin la queue, ordinairementde moitié environ moins longue que le corps, et quelquefois beaucoup plus courte, est toujours aplatie horizontalement,comme chez tous les Mammifères aquatiques. Elle est dans son entier revêtue de poils plus rudes et moins lougsque ceux du corps. Ceux-ci sont de deux sortes , les uns soyeux , luisans , assez longs , ordinairement de couleur brune; les autres laineux, plus courts , plus abondans, plus lins, ordinairement de couleur grisâtre.

Quelques Loutres , et particulièrement l'espèce indienne décrite par Fr. Cuvier sous le nom de Baron g , ont le poil assez rude : d'autres , au contraire , et surtout la Loutre du

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Kamtschatka , ont une fourrure que sa^douceur et sa finesse rendent extrêmement précieuse. Les moustaches sont formées, dans le plus grand nombre des espèces , de longs poils blancs ou blanchâtres : et presque toutes ont aussi un mufle plus ou moins développé. Lu langue est assez douce, et l'oreille e.it toujours simple et trèspetite. Les pâtes antérieures sont entièrement nues en dessous ; mais à celles de derrière , le talon se trouve couvert de poils. Les mamelles sont, du moins chez la Loutre commune, au nombre de quatre: elles sont trèspeu apparentes , si ce n'est à la fin de la gestation et pendant l'allaitement. L'os pénial , comme chez les Martes , existe assez développé chez le mâle; et le clitoris contient de même un os chez la femelle. C'est encore un caractère commun aux Loutres et à toute la famille des Vermiforines d'avoir deux petites glandes situées près de l'anus ; et qui sécrètent une liqueur fétide. Enfin le crâne, dans son ensemble, est élargi et déprimé, surtout à la partie postérieure , et , quoique semblable par ses principaux caractères à celui des Martes, il rappelle aussi , sous plusieurs rapports, celui de certains Phoques. Au reste , on pourrait faire la même remarque à l'égard de toutes les autres parties de l'organisation. Ainsi se trouve liée avec la grande série des Carnassiers terrestres celle de ces Carnassiers amphibies si souvent rapprochés des Cé-* tacési .

L'allongement extrême du corps chez la Loutre, l'aplatissement de sa queue, et surtout la large palmature de ses pieds , sont autant de caractères qui indiquent un Animal aquatique. En effet , la Loutre qui ne marche qu'avec peine et très-lentement , nage au contraire avec la plus grande facilité , plonge très-bien , et peut , dit-on, demeurer long -temps sous l'eau. Elle passe même en quelques lieux pour un véritable amphibie; fiiblc qui n'avait pas même besoin d'être démentie, et que Buffon s'est donné la peine de réfuter, en remar-

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quant qu'elle a besoin de respirer à peu près comme tous les Animaux terrestres , et que si même il lui arrive de s'engager dans une nasseà la poursuite d'un poisson, on la trouve noyée.

Elle se nourrit en efi'et de préférence de poissons , et en détruit une grande quantité. Aussi est-elle très-redoutée nés pêcheurs qui lui attribuent une intelligence et une industrie presque surnaturelles. Dans ses pêches, elle commence toujours, disent-ils, par remonter contre le courant, afin de n'avoir plus qu'aie suivre, lorsqu'elle revient à son gîte chargée de proie et déjà fatiguée. Ce gîte est tout simplement la fente d'un rocher ou la cavité d'un arbre, ou elle se fait ordinairement un lit de feuilles sèches :

on en a même vu quelquefois, suivant la remarque de Buffon ,serelirerdans des piles de bois à flotter; ce qui ne doit nullement étonner. La Loutre, qui craint peu le froid et l'humidité , préfère en effet toujours le trou leplus voisin de la rivière où elle a coutume de pêcher : habitude dont on trouve la cause dans son organisation qui lui rend la marche si pénible. On sait de même combien les Phoques , pour lesquels la marche est encore beaucoup plus difficile , préfèrent pour leur retraite les lieux les plus voisins de la mer. La Loutre est, dit-on, assez docile pour que l'on soit en plusieurs lieux parvenu à la dresser à pêcher au profit de ses maîtres , et à rapporter fidèlement sa proie. Buflbn au contraire a plusieurs fois essayé d'élever en domesticité et d'apprivoiser de jeunes individus , sans y avoir jamais réussi : «Ils cherchaient toujours à mordre, dit-il, même en prenant du lait, et avant que d'être assez forts pour mâcher du poisson ; au bout de quelques jours, ils devenaient plus doux, peut-être parce qu'ils étaient malades et faibles; et loin de s'accoutumer à la vie domestique, ils sont tous morts dans le premier âge. » Il faut cependant bien se garder de conclure que toute semblable tentative doive rester de même sans succès : il n'est point d'être que l'Homme ne

puisse , avec plus ou moins de peine, laconner à son joug. Ainsi nous avons vu une Loutre élevée en domesticité par un paysan qui l'avait prise jeune:

elle était apprivoisée de la manière la plus complète, caressait et suivait son maître à la manière d'un chien , et se montrait même très-peu farouche à l'égard des étrangers. Il est vrai que le possesseur de cette Loutre croyait presque , en l'adoucissant , avoir opéré un prodige, parce que ses préjugés lui avaient toujours fait supposer à cet Animal un naturel tout-à-fait intraitable.

Toutes les Loutres ont à peu près le même pelage ; toutes sont d'un brun plus ou moins foncé en dessus, d'un Drun plus clair eu dessous, et surtout à la gorge qui est même quelquefois presque blanche; aussi la distinction des espèces du genre est-elle très-difficile. On n'a même cru pendant long-temps qu'à l'existence de trois seulement; mais dans ces derniers temps les envois faits de divers points du globe par plusieurs voyageurs , et particulièrement du cap de lionne-Espérance , de l'Inde et des deux Amériques , par Dclalande , Duvauccl , Diard, Leschenault de la Tour, Auguste de Saint-Hilaire et Lherminicr , ayant fait connaître nonseulement les pelleteries, mais en même temps les squelettes ou du moins les crânes d'un grand nombre de Loutres; il a été facile de se convaincre qu'il existe un assez grand nombre d'espèces qu'avaient fait confondre la ressemblance de leur pelage et le peu de précision des seules descriptions qu'on en avait possédées jusqu'alors. l'Y. Cuvier croit même pouvoir, au moyen de ces précieux matériaux , établir jusqu'à onze espèces , dont une appartiendrait à l'Europe, trois à l'Amérique méridionale, trois à l'Améiique septentrionale, trois aux Indes-Orientales, et une au sud de l'Afrique. Nous suivrons dans cet article le travail de ce zoologiste ( V.

Loutre du Dictionnaire des Sciences Naturelles ) , quoique quelquesunes des espèces qu'il admet ne soient

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peut être pas assez caractérisées pour u il ne reste quelque doute sur leur istinction réelle. — Nous décrirons d'abord les trois espèces anciennement connues.

La Loutre d'Europe , Luira vulgaris, Erxl.; MuslelaLutra, L., a deux pieds de long ; elle est en dessus d'un brun foncé, en dessous d'un gris brunâtre avec la gorge et l'extrémité du museau d'un grisâtre clair. La cou-r^ leur de la gorge se fond insensiblement et se nuance avec celle du dessus du corps. On a trouvé quelquefois des individus dont le pelage était varié de petites taches blanches qu'où a regardées comme l'effet de la malarlie albine. C'est cette variété queDesinarest a décrite dans sa Mammalogic sous le nom de Luira vulgaris varie-?, gâta, d'après un bel individu qui fut pris à l'Ile-Adam, et que possède le Muséum. Celte espèce entre dans le rut en hiver; la feinelje met bas au printemps trois ou quatre petits qui se séparent d'elle au bout de deux mois environ, Nous ne décrirons pas la chasse de la Loutre qui se fait de diverses manières, et dont tout l'art consiste à lancer l'Animal dans un lieu où il n'y a que peu d'eau ; autrement elle échappe facilement aux chiens. Sa chair se mange eu maigre, mais elle est peu estimée parce qu'elle conserve un goût désagréable de poisson; sa fourrure, employée à divers usages, l'est surtout depuis quelques années dans le commerce de la chapellerie. L'espèce qui se trouve répandue dans toute l'Europe , et qu'on croyait même habiter aussi l'Inde et l'Amérique , était très-bien connue des anciens , comme on le voit par divers passages d'Hérodote et d'Aristote. On ne peut en effet douter que YErihyrlris des Grecs ne soit la Loutre , surtout depuis la découverte de la Mosaïque de Palestrine oii se voient représentés deux individus à côté desquels se trouve placé le mot Enhydrà.

La Loutre d'Amérique, G. Cuv.; Luira Brasiliensis , GeolT. S t. -IL; Mu^tçla lu/ris Brasiliensis , G ni. 5 la

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Saricovienne de Geoffroy et de plusieurs auteurs, habite l'Amérique méridionale, et paraît exister aussi dans le sud de l'Amérique septentrionale :

elle est plus grande que notre Loutre ; son pelage est généralement d'un brun fauve, un peu plus clair sur la tête et le col , plus foncé vers l'extrémité ries membres et de la queue , avec la gorge et l'extrémité du museau d'un blanc jaunâtre. Celte espèce n'a point de véritable mulle; seulement les narines sont nues sur leur contour. Ses habitudes sont peu connues, et le peu de détails que donnent sur elle les voyageurs peuvent tout aussi bien être rapportés aux autres Loutres de l'Amérique méridionale.

La Loutre dv Kamtschatka , Geoff. St. -H.; Luira marina, Erxl. ; Luira luiris,Fv. Cuv.; Musiela lutris, L- , a presque trois pieds et demi de longueur; sa queue, proportionnel-* lement plus courte que dans lesaulres espèces , n'a qu'un pied trois pouces.

Elle est généralement d'un beau brun marron lustré, dont la nuance varie suivant la disposition des poils, avec la tête, la gorge, le dessous du corps et le bas des membres antérieurs d'un gris brunâtre argenté. La magnifique fourrure de çette espèce est principalement composée de poils laineux , surtout à la partie supérieure du corps. Sa douceur, son nioelleux , son éclat en fout l'une des plus précieuses pelleteries qui soient répandues dans le commerce; elles sont surtout recherchées dans la Chine et le Japon où les Russes et les Anglais en transportent annuellement un grand nombre. La Loutre du Kamtschatka habile, outre cette contrée, la partie la plus septentrionale de l'Amérique , et plusieurs îles ; elle se tient le plus souvent sur le bord de la mer , et non pas , comme les autres espèces , à portée des eaux douces.

Les voyageurs rapportent que dans cette espèce qui vit par couple, la femelle ne met bas qu'un seul petit , après une gestation de huit a neuf mois.. On nesaitsi la Loutre de Slcllcr

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doit être rapportée à cette espèce à taquclleelle ressemblerait parles couleurs de son pelage, tondis qu'elle aurait un système dentaire tout particulier. On connaît aussi fort incomplètement le Carnassier décrit sous le nom àsMustela Hudsonica par Lacépède , et qui habite le Canada. Cet Animal , que sa grande taille ne permet pas de confondre avec la Loutre du Canada de Fr. Cuvier, pourrait bien n'être également que la Loutre du Kamtschalka ; telle est du moins l'opinion de Desmarest {filammalogie) et de Hailan (ïauna Americana. )

La Loutiie du Cap, Luira inunguis , Cuv. , rapportée du pays des Hottentots par Delalandc , est encore une espèce bien distincte à tous égards, et qu'on doit même considérer comme formant dans legenre une section particulière , à cause des caractères fort remarquables que présentent les pieds. Les doigts gros et courts sont très-peu palmés, surtout aux membres antérieurs; Us sont d'ailleurs de grandeur fort inégale, et les deux plus longs, le second et le troisième, ont leur première phalange réunie. Enfin les ongles manquent partout, si ce n'est aux deux grands doigts du membre postérieur, oii même ils n'existent que très-rudimeutaires. Cette espèce tout-à-fait anomale se trouve, comme ou le voit, rendue plus terrestre par l'imperfection de sa palmature : les membres sont aussi inoius allongés , et le corps un peu raccourci proportionellement.

Ou sait cependaut par Delalandc qu'elle vil à peu près à la manière des autres Loutres , et se nourrit comme elles de Poissons et de Crustacés. Elle est plus grande que l'espèce d'Europe, mais lui ressemble d'ailleurs assez bien par son système dentaire, et même par les couleurs de son pelage généralement d'un brun châtain avec 1 extrémité du museau et la gorge blanches.

La Loutre Barang, Luira Barang, Fr. Cuv. , habite l'Inde, et particulièrement Java et Sumatra, d'oii elle

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a été envoyée par Uiard et Duvaucel.

Elle a un pied huit pouces de long , et la queue a huit pouces; elle se reconnaît assez bien par son pelage rude, brun sale en dessus, avec la gorge d'un gris brunâtre qui se fond avec le brun du reste du pelage : les poils laineux sont d'un gris- brun sale.

Le Simitng qu'on pou riait nommer Luira pempicillara , s'il doit réellement être distingué des autres Loutres de l'Inde, est une espèce indiquée par Radies ( Cal. des Mamm.

de Sumatra , Tr. Linn. de Londres , T. xiii ) , et à laquelle Fr. Cuv. pense qu'on peut rapporter une jeune Loutre envoyée par Diard. Cet individu est d'un Brun foncé, plus clair et un peu roussâtre en dessous avec le tour des yeux , les côtés de la tête et la gorge blanchâtres et le menton' blanc.

Dans l'état adulte le Siinung se distingue encore du Baraug par sa taille plus considérable.

La LoUTREjNlKNAIEROUÏNlltNAYIE,

Lutra Nair , Fr. Cuv. , habile aussi l'Inde, el a été envoyée de Pondichéiy par Lcschenault; elle a deux pieds quatre pouces, sans compter la queue qui a un pied cinq pouces; son pelage est d'un châtain foncé en.

dessus, plus clair sur les côtés du corps, d'un blanc roussâtre en dessous , sur la gorge , les côtés de la tête et du col et le tour des lèvres ; le bout du museau est roussâtre , et deux taches à peu près de la même couleur sont placées l'une en dessus , l'autre en dessous de l'œil.

L3 Loutre de la Trinité , Lutra insularis, Fr. Cuv., envoyée de la Trinité par Robin , a les poils courts et très-lisses : elle est d'un brun clair en dessus, blanc jaunâtre en dessous, sur les côtés de la tête, la gorge et la poitrine. Celte Loutre a deux pieds tiois pouces, et la queue a un pied six pouces.

La Loutre de la Guiane, Lutra emulris , Fr. Cuv. , a trois pieds et demi avec sa queue qui Ibrme le tiers de cette longueur : elle est d'un brun très-clair surtout en dessous, avec la

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orge et les côtés de la face presque lancs.

La Loutre de la Caroline, Lutra lataxina, Fr. Guv., est un peu plus grande que la ^précédente : elle est d'un brun noirâtre en dessus, d'un brun moins foncé en dessous , avec la gorge , l'extrémité du museau et les côtés de la tête grisâtres. Le Muséum doit les individus qu'il possèdeà Lherminier qui les lui a envoyés de la Caroline du sud.

Enfin la Loutre du Canada , LutraC'anadensis,Yv. Cuv. , n'est connue que par sa tête osseuse qui ressemble beaucoup à celle de la Loutre d'Europe dont elle diffère cependant à quelques égards, et surtout en ce que, vue de profil , elle suit une ligue plus inclinée surtout dans sa partie antérieure. Au reste, le crâne de la Loutre du Canada ressemble beaucoup aussi à celui de l'espèce précédente.

On a aussi rapporté aux Loutres quelques espèces qui doivent être placées , et qui ont déjà été reportées dans d'autres genres. Tel est le Yapock qui a en effet les pieds palmés comme les Loutres, mais qui est un véritable Didelphe. ( V. ce mot. ) On a aussi donné le nom de Loutre d'Egypte à l'Ichneumon. V. Mangouste au mot Civette. (is. g. st.-h.)

* LOUVAREAU. Luvarus. pois. Nous trouvons ce genre établi par Rafinesque, mentionné et figuré dans son Indice d'Ithiologia siciliana, p.

3g, pl. i, fi ij Selon qu'on en peut juger par le dessin incomplet qui représente ce Poisson de la Méditerranée, il aurait de très-petites ventrales situées sous les pectorales à neuf rayons , une dorsale étendue sur la moitié postérieure jusqu'à la queue à quatorze rayons, l'ovale du même nombre, et parfaitement apposée en dessous, une petite adipeuse comme les Scombres , vers l'insertion d'une caudale fourchue. Les opercules sont dépourvus de toute dentelure , et l'on ne distingue aucunes dents dans une bouche grossièrement représentée. Ce genre fait partie de l'ordre des Stro-

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matini de l'auteur. Il ne contient qu'une espèce nommée Luvarus imperialis , Poisson de cinq pieds de long, etdont la chair est exquise/(B.)

LOUVETEAU, mam. Le petit du Loup et de la Louve. (b.)

LOUVETTE ou PHALÈNE LOU- VETTE. ins. Nom vulgaire de \'He~ pialus lupulinus dont la chenille vit sur le Houblon. V. Hépiale. (g.)

LOVELY. ois. Espèce du genre Gros-Bec. F '. ce mol. (b.)

LOWANDO. mam. (BuffonO Syn.

de Tartarin. K. Cynocéphale et Macaque, (g.)

LOXIA. ois. V. Loxie.

LOXIDIUM. bot. phan. Ce nom , donné par Ventenat {Decad. Gen- Nov.)k un genre de Légumineuses, est postérieur à celui de Swainsona proposé par Salisbury et adopté par R. Brown et De Candolle. V. Swain-

SONE. (G..N.)

LOXIE. Loxia. ois. Genre de l'ordre des Granivores. Caractères : bec médiocre, fort, très-compriir.é ; les deux mandibules également cour-" bées , crochues ; leur extrémité se croisant; narines latérales, arrondies , placées vers la base et cachées par des soies dirigées en avant; trois doigts en avant, divisés , un en arrière ; ailes médiocres; la première rémige la plus longue; queue fourchue. Dans tous les pays où croît spontanément le Pin , se trouvent les Becs-Croisés ; c'est de la graine de cet A-rbre qu'ils tirent leur principale nourriture ; ils savent disséquer avec beaucoup d'adresse le cône ligneux et n'y laissent aucun vestige de l'amande favorite. Lorsque ce mets vient à leur manquer, ils se jettent indifféremment sur toutes les graines que peuvent leur fournir les Plantes desséchées qui font la triste parure des crêtes arides. Ces Oiseaux recherchent de préférence les régions boréales , et c'est même au milieu des frimats qu'ils se livrent à ces élans d'amour pour lesquels la plupart des

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autres êtres attendent le retour des feux du printemps. Ils établissent leur nid clans les Sapins touffus ; il est artistemcnt construit avec des petites bûchettes qui enveloppent le mol duvet ; ils y pondent quatre ou cinq œufs d'un gris verdâtre , irrégulièrement tachetés dcbrunrougeàtre.

Bec-Croisé ou Perroquet des Sapins , Loxia Pytiopsilaccus , Bechst; Loxia curvirostra major, Gmel.; Frisch, T. n.fig- a. Bec très-fort , très-courbé, large à sa base de sept lignes, plus court que le doigt au milieu , la pointe croisée de la mandibule inférieure ne dépassant point le bord supérieur du bec. Le mâle adulte a les couleurs principales d'un cendré olivâtre; des taches brunes, bordées de cendré sur la tête ; le croupion d'un jaune verdâtre qui est aussi la couleur de la poitrine et du ventre, mais nuancé de grisâtre; les rémiges et les rectrices d'un brun noirâtre, lisérées de cendré olivâtre; les rectrices caudales brunes , avec une large bordure plus claire. Les

i'eunes de l'année sont d'un cendré >rnn sur les parties supérieures , avec des taches d'un brun plus foncé sur la tête el le dos ; les parties inférieures sont blanchâtres , avec des taches longitudinales brunes ; le croupion et les tectrices caudales supérieures sont jaunâtres. Après leur première mue , suivant qu'elle est plus avancée , toutes les parties du corps sont d'un rouge ponceau ; les rémiges elles rectrices noirâtres, lisérées de rougeâtre. La femelle dillère peu du jeune ; elle a les parties supérieures d'un cendré verdâtre, avec de grandes taches brunâtres , la gorge et le cou d'un gris nuancé de brun ; le croupion jaunâtre; l'abdomen et les tectrices caudales inférieures blanchâtres ; une grande tache brune sur la queue. Longueur, sept pouces.

Bec-Croisé des Pins ou commun, Loxia curvirostra , L. , Bufl'. , Pl. enl. 218. Bec long, faiblement courbé, large à sa base de cinq lignes, de la longueur du doigt du milieu ; la

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pointe croisée de la mandibule inférieure dépassant le bord inférieur du bec. Le mâle adulte est d'un cendré verdâtre, avec le front et les joues gris, tachetés de jaunâtre et de blanchâtre; le croupion jaune, les parties inférieures jaunâtres ; l'abdomen •gris tacheté; les rémiges et les rectrices noirâtres, lisérées de verdâtre.

Les jeunes ont les parties supérieures d'un gris brun , nuancé de verdâtre ; les parties inférieures blanchâtres, avec des taches longitudinales brunes et noires. Après la première mue , ils sont d'un rouge de brique, plus ou moins teints de verdâtre, et ont une grande tache brune sur les tectrices caudales inférieures qui sont blanches. La femelle ressemble au jeune , son plumage se nuance de teintes verdâtres et jaunâtres. Longueur , six pouces.

Bec-Croisé falcirostre, Loxia falcirostrd , Lath. Le mâle adulte est d'un gris verdâtre ; il a deux bandes transversales sur les ailes, et la queue très- fourchue. Les jeunes, jusqu'à l'âçe de deux ans, ont le plumage d un rouge de laque. Longueur, trois pouces. Amérique septentrionale.

Bec-Croisé de Sibérie, Vieill. ; Loxia Siberica, Lath. Cet Oiseau, décrit par Pallas, T. vin, n° 53, quoique considéré par Vieillot comme un Bec-Croisé , doit être placé parmi les Gros-Becs. (dr..z.)

LOXOCARYE. Loxocarya. bot.

FHan. Genre de la famille des Restiacées, établi par Robert Brown pour une Plante qu'il nomme Loxocarya cinerea , Prodrom. FLor. Nov.- Holl. 1 , p. 249, et qui offre les caractères suivans : ses chaumes sont privés de feuilles, recouverts de gaines, pubescens , cendrés, simples et cylindriques intérieurement, divisés en panicule à leur partie supérieure.

Les fleurs sont placées seule à seule au sommet des rameaux, et accom-

Eagnées de bractées mucronées et puescenlcs. Le périanthe est formé de quatre écailles. L'ovaire est monos-

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penne, terminé par un slyle simple et subulé , et par un sligmate égalemeiit simple. Le fruit est un follicule cartilagineux, s'ouvrant par son coté convexe. Ce genre est voisin du Rcstio, mais il en diffère par son ovaire monosperme et son style simple.

LOXOCÈRE. Loxocera. ins. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères , tribu des Muscides, établi par Meigeu et adopté par Latreille qui lui donne pour caractères : antennes plus longues que la tête , avec le dernier article plus allongé que les précédons , el linéaire; coips long et menu; tête presquepyramidale; ailes couchées. Ces Insectes diffèrent des genres Seperlon , Lauxanie, Tétanocère, etc. , par des caractères tirés de la forme des antennes , des pieds, du corps et des ailes. Ils ont de la ressemblance , au premier coupd'œil , avec certains Ichneumons.

L'espèce qui seit de type à ce genre est :

La LoxocÈttE IcnNEUMONiDE, Loxocera Ichneumonea , Panz. (Fau/i.

las.. Germ. , fasc. 73, tab. 24). Noire; base de l'abdomen en ilessus; deux tiers posiérieurs du corselet et pâtes fauves ; ailes transparentes , à nervures rembrunies. Cette espèce se trouve dans les bois , sur les feuilles. Elle babite Paris et l'Allemagne, (g.)

* LOXODON. bot. puan. Genre de la famille des Sj nanthérées , Corymbifères de Jussieu , et de la Syngénésie superflue, L. , proposé par Cassini (Dictionn. des Se. Natur. T.

XXVII , p. 2.53) qui lui assigne les caractères suivans : involucre presque campanulé, composé de folioles , sur deux ou trois rangs, irrégulièrement imbriquées, inégales et lancéolées ; réceptacle plane et sans appendices.

Les Heurs du centre sont nombreuses et hermaphrodites ; elles ont une corolle dont le limbe n'est point distinct du tube , à cinq divisions dressées, oblongues , lancéolées, sé-

fmrées par des divisions inégacs; anthères pourvues au sommet

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d'un appendice long, linéaire, et à la base, de deux appendices trèslongs, filiformes, ha fleurs de la circonférence sont femelles ; elles forment deux rangées dont l'intérieure offre une corolle moins longue que le slyle, el à languette variable ; la corolle de chaque fleur est plus longue que le style ; la languette est longue, linéaire, entière, bi ou tridentée au sommet; point d'étamines rudimentaires ni de languette intérieure; ovaires fusifonnes, oblongs , dépourvus de col , hérissés de poils gros et courts , surmontés d'une aigrette légèrement plumeuse. Ce genre a été constitué aux dépens des Chaptalia dont il diffère par ses fleurs centrales , hermaphrodites et à corolles régulières.

Il a beaucoup de rapports avec le Lieberkuhna et le Lasiupus, autres genres proposés par Cassini qui lésa tous placés dans la tribu des Mutisiées. Deux espèces sont attribuées à celui, dont il est ici question. Ce sont les Tussilago (Chaptalia) exscapa, Pers. ; et Chaptalia runcinata de Kunth, auxquelles Cassini donne les noms de Loxodon breuipes et L. longipes. La première croît aux environs de Montévidéo, et la seconde dans les Andes de la Nouvelle-Grenade. Kunth eu a donné une figure (Nui: Gêner, et Spec. riant, œquin., 4, tab. 3o5). (g..n.)

* LOXONIA. bot. phan. Genre de la Didynnmie Angiospermie , L. , établi par William Jack (Traits. Linn.

•Soc. vol. Xiv, i'e partie, p. 4o) qui l'a placé dans la nouvelle famille constituée par ce botaniste sous le nom de Cyvtandracées , et l'a ainsi caractérisé : calice à cinq divisions profondes; corolle inl'undibuliforme dont le limbe est quinquéfide et bilabiéj quatre étamines fertiles , plus courtes que la corolle; stigmate bilobé; capsule ovée , renfermée dans U calice, biloculaire, polysperme ; cloisons repliées en dedans de manière à constituer les placentas ; graines sans appeudiecs. L'auteur de ce

LUB

genre en a décrit deux espèces sous les noms de Lo.vonia discolor et Lox.

hirsuta. Ce sont des Plantes indigènes de Sumatra , dans l'intérieur de Bencoolen, à feuilles opposées , l'une d'elles plus petite , le plus souvent à côtés inégaux et à fleurs en grappes.

LOYCA. ois. (Molina.) V. Etouh-

NEATJ.

LOYETTE. ois. L'Emérillon en vieux français. (B.)

LTJA. bot. ph an. (Loureiro.) Syn.

de Riz à la Cochinchine ou l'on en cultive cinq variétés ou espèces. Le Froment y est appelé Lua-mi. (b.)

* LUAN. M a ai. Syn. chilien de Guanaque. V. ce mot à l'article Chameau, (b.)

* LUBA.RO. pots. (Delaroche.) Syn. de Perça Labrnx , L. , aux îles Baléares. V. Perche. (b.)

LUBIN. fois. L'un des noms vulgaires du Ccntropome Loup. (b.)

LUBINIE. Lubinia. bot. phaN.

Genre de Plantes de la famille des Primulacées cl de la Peutandrie Monogynie , L. , établi par Commerson et adopté par Yentenat (Jard. de Cels, p. 96 ) qui en a tracé le caractère de la manière suivante : son calice est monosépale, persistant, à cinq divisions profondes; la corolle est inonopétale , irrégulièrc , lubuleuse, et son limbe a cinq lobes un

Eeu inégaux. Les étamines , au nomre de cinq , ont leurs filets attachés à la corolle , leurs anthères ovoïdes et obtuses. Le style est surmonté d'un stigmate obtus. Le fruit est une capsule ovoïde , terminée à son sommet par une pointe , ne s'ouvrant pas naturellement.

Une seule espèce forme ce genre ; c'cstla Lubiniaspat/tu/ata, \enl., /oc.

cit., t. 96 , décrite par Lamarck sous le nom de Lysirnachia Mauritiana, 111. Gén., n. 19, 80. C'est une Plante herbacée et bisannuelle ayant le port du Convulvulus tricolor, cl qui a été observée par Commerson à l'île de Mascareigueet non à Maurice, oùBory de

LUC 523

Saint- Vincent a remarque , dans la Relation de son voyage, qu'elle croît dans les rochers volcaniques scorieux des régions inférieures peu éloignées de la mer, et surtout au pays brûlé.

Sa tige fisluleuse, cylindrique et rameuse, porte des feuilles allongées, alternes, obovales , spathulées, entières. Les fleurs sont jaunes, pcdonculées , axillaires et solitaires. Cette Plante a autrefois fleuri dans le jardin de Cels, de graines envoyées par André Michaux. Le genre Lubinia. est très-rappi oché du Lysirnachia; il eu diffère par ses feuilles alternes, sa corolle tubuleuse et irrégulière , et sa capsule indéhiscente.

LUCANE. Lucanus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Lucanides , établi par Linné et restreint par Fabricius et Lati cille aux Insectes qui ont pour caractères : point de labre apparent; languette divisée en deux pièces allongées et soyeuses ; menton recouvrant, par sa largeur, la partie inférieure des mâchoires. INigidius, selon Pline, est le premier qui ail donné le nom de Lucaui aux Scarabés cornus; Pline s'est servi du mot Lucanus pour désigner l'une des principales espèces de ce genre. Geoffioy avait conserve le nom de Platycerus que plusieurs auteurs avaient donné à ces Insectes pour désigner ce genre; /nais Latreille lui » conservé le premier nom que Scopoli avait donné avant Geoffroy, et qui était adopté par Linné et tous les entomologistes. La tête des Lucanes e^t plus ou moins grosse ; celle du mâle l'est plus que celle de la femelle; elle est plus large que longue, anguleuse, souvent irrégulière, avec des élévations plus ou moins saillantes. Le chaperon est assez grand, avancé en pointe; les mandibules sont très-grandes, fortes, cornées , arquées et dentées intérieurement ; celles des femelles sont moins longues que celles des mâles. Les antennes sont composées de dix

524 LUC

articles dont le premier est fort long et dont les derniers forment une massue comprimée , pectinée ou dentée en scie; le corselet est un peu convexe en dessus , arrondi sur les côtés et plus ou moins rebordé; l'écusson est peu visible dans quelques espèces; les élytres sont dures , de la longueur de l'abdomen ; les ailes sont membraneuses , repliées ; et les pâtes sont longues et armées quelquefois d'épines assez fortes ; les jambes des antérieures son tdentéeslatéralement ; le dernier article des tarses est armé de 'deux crochets et d'un appendice intermédiaire terminé par deux soies divergentes.

Les Lucanes diffèrent des Lampriines par les mâchoires qui, dans ceuxci , sont découvertes jusqu'à leur base ; ils s'éloignent des Platycères

Îiar leurs yeux qui sont coupés par es bords latéraux de la tête , tandis qji'ils sont entiers dans ces derniers.

Enfin , les Paxyles et les Passales s'en éloignent par leur labre qui est trèsgrand. Les larves des Lucanes sont très-grosses et courbées en arc comme celles des autres Lamellicornes ; elles sont composées de treize anneaux ; leur tête est brune , écailleuse et armée de deux fortes mâchoires avec lesquelles elles rongent le bois dans lequel elles vivent. Elles ont six pâtes écailleuses, attachées aux trois premiers anneaux. Ces larves vivent quatre ou cinq ans dans cet état; au bout de ce temps, elles se construisent , dans le bois où elles ont vécu , une coque avec la sciure du bois qu'elles ont rongé, s'y métamorphosent en nymphes et n'en sortent qu'à l'étatd'Insecte parfait. Aprèsleur dernière métamorphose , les Lucanes meurent bientôt; ils s'accouplent peu de temps après et périssent bientôt. Degéer a observé que ces Insectes se nourrissent delà liqueur mielleuse qui se trouve répandue sur les feuilles du Chêne. Ils volent le soir autour des grands Arbres, et les femelles cherchent à y introduire leurs ceufs. La principale espèce de ce genre, et la plus commune partout est :

LUC

Le Lucane Ceh f— Volant , Lucanus Ce/vus , L. , Fabr., Oliv. (Col., tab. i, n° i , pl. 1 , fig. i); le grand Cci l'-Volant (Platy cents), Geofl. , Degéer. Il est noir; ses élytres sont hrunes , ainsi que la tête et le corselet; les mandibules sont grandes , avancées , bifurquées à leur extrémité et unidentées intérieurement dans les mâles; elles sont beaucoup plus petites dans les femelles. Geoffroy et Olivier ont décrit une variété de cette espèce sous le nom de Luc.

Capreolus ; mais il est reconnu que les mâles du Capreolus s'accouplent avec les femelles du Cervus, et réciproquement. C'est ce qui vient d'être trèsbien démontré par le burlesque Mémoire de Jean Kœchlin, intitulé : Remarques sur le Lucane ou Cerf- Volant, imprimé à Mulhouse et accompagné d'une planche lithographiée représentant la tête du grand et du petit Cerf- Volant avec celles de différentes variétés qui lient ces deux espèces. Nous ne citerons qu'un passage de ce curieux Mémoire. Le père Trost ( Verzeichniss Eichstadtisclier Insecten, V. Pater Trost, p. 5a) nous dit : «J'ai trouvé celui-ci (la variété très-petite ) dans l'accouplement avec une femelle bien plus grande que lui.

Il y avait encore dans la société plusieurs mâles de différente grandeur; le plus fort lui disputa long-temps la possession de la fiancée , mais en vain, le petit ne voulut pas se désemparer de sa femelle , qui l'emportait sur son dos , si je ne m'étais saisi de toute l'honorable société. » Quoique le Mémoire de Jean Kœchlin soit écrit d'une manière aussi singulière , il n'en est pas moins rempli d'observations curieuses et intéressantes sur les mœurs de ces Insectes.

Le genre Lucane se compose d'une trentaine d'espèces dont le plus grand nombre est propre aux pays chauds de l'Amérique et de l'Afrique. F. , pour leur description , Olivier ( loc.

cit.), Fabricius, Latreille, etc. (o-)

LUC A NI DE S. Lucanulcs. ins.

Tribu de l'ordre des Coléoptères,

LUC

section des Pentamèrcs , famille des Lamellicornes, composée en grande partie du genre Lucane de Linné , et ayant pouf caractères : antennes toujours composées de dix articles ayant les feuillets de leur massue déposés perpendiculairement à l'axe, et eu manière de peigne. Les Lucanides volent ordinairement le soir ; leurs larves vivent dans le tronc des vieux Arbres; elles sont presque semblables à celles des Scarabéides. Latreille (Fam. Nat. du Règn. Anim.) divise ainsi celle tribu :

L Labre soit nul ou cache, soit extérieur , mais très-petit ; languette insérée derrière le menton , tantôt cachée par lui , tantôt saillante , grande et bilobée; antennes fortement coudées; mâchoires ordinairement terminées par un lobe membraneux ou coriace , pénicillifoi me dans I i plupart, rarement armées de dents i cornées.

f Languette cachée par le menton i ou découverte , mais très-petite et ■ entière ; corps convexe.

Genres :Sinodendre , OEsale.

ff Languette toujours saillante aui delà du menton , grande et divisée en deux lobes.

* Corps convexe , du moins dans I les mâles.

Genres : La.mprime, Pholidote.

** Corps déprimé dans les deux •sexes; yeux coupés par les bords lai (oraux de la tète.

Genres : Lucane (Latreille y rap- I porte les genres Figule et OEgule de Mac-Leay fils), INigidie, Dorcus.

Yeux entiers.

. Genres : Cerucuvs , Platycère.

II. Labre toujours découvert , fixe eet grand; languette couronnant le i menton, entière; antennes simplement arquées et velues ; mâchoires ' cornées et fortement dentées ; corscllct .séparé de l'abdomen par un étranglement ou intervalle notable.

Genres : Paxille, Passale. V.

tous ces mots. (g.)

LUC 5a5

* LUCCIOLA. iNs. V. Lambyrk d'Italie.

* LUCÉNA. moll. (Ocken.) Syn.

d'Ambrelte. V. ce nîfcw (u.)

LUCER1N AIRE. Lucernaria. acat,.

Genre de Zoophytes de l'ordre des Acalèphes fixes, olfrant pour caractères : un corps gélatineux , subconique , ayant sa partie supérieure allongée et atténuée en queue dorsale terminée par une ventouse; l'inférieure plus ample , plus large , ayant son bord divisé en lobes ou rayons divergens et lentaculifères ; bouche inférieure et centrale ; des tentacules courts, nombreux, à l'extrémité de chaque rayon. Ce genre a été établi par O.-F. Miiller pour un Animal qu'il découvrit dans la mer du JNord et qu'il fit connaître sous le nom de JLucernaria quadricomis. Tous les naturalistes l'ont adopté. Gmelin le range pauni les Vers mollusques, entre les Méduses! Cuvier le rapproche des Actinies. L.unarck le classe avec les Radiaires dans la division des Radiaires mollasses anomales ; Schweigger le place entre les Zoanlhes et les Astéries dans sa classe des Radiaires.

Miiller, Fabricius , Montagu, Fleming, ont successivement fait connaître leurs observatious sur les Lucernaires ; mais le travail le plus intéressant sur ces Animaux a été donné par Lamouroux dans un Mémoire inséré parmi ceux du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris.

Les Liicerna ires fixées par l'extrémité de leur queue aux corps sousmarins et spécialement aux Thalassiophytes, peuvent néanmoins se déplacer pour s'attacher ailleurs ; elles sont ordinairement pendantes , la bouche en bas, mais elles peuvent

firendre toutes sortes de situations; eur corps aplati ou concave en dessus est conique en dessous et se termine par une portion rétrécie, cylindroïde ou anguleuse , quelquefois contournée, que l'on a nommée Queue, et dont l'extrémité est munie d'une sorte de ventouse qui leur permet de s'attacher d'une manière as-

5a6 LUC

scz inlimcaux corps sous-marins. La peau de cette surface supérieure est lisse ou légèrement plissée; sa transparence laisse voir au travers les or-

fanes contenus dans l'intérieur de Animal; la surface inférieure est plane ou concave , lisse ou plissée, suivant les mouveniens ; au centre , existe un tube diaphane, saillant, quadrifide, au fond duquel est une ouverture ronde, et derrière celle-ci , une autre ouverture arrondie dont la circonférence est garnie de plusieurs corps opaques , discoïdes , placés de champ et liés ensemble par une substance membraneuse , irritable: cette sorte d'anneau paraît faire l'office de mâchoires. Tout cet appareil constitue la bouche. Le bord de la portioo élargie du corps drs Lucernaires ou le limbe est divisé plus ou moins profondément en huit rayons portant à leur extrémité et inférieurement un grand nombre de tentacules disposés en bouquet, et terminés par un renflement semi-globuleux. Une espèce a sou limbe divisé en huit parties d'égale longueur; une autre n'a que quatre divisions principales , et chacune est subdivisée en deux près de son extrémité. Les rayons tentaculifères des Lucernaires sont susceptibles de se contracter et de se replier vers la bouche , ensemble ou séparément ; ils servent , conjointement avec les tentacules, à saisir les petits Animaux dont les Lucernaires se nourrissent. Ou trouve, en ouvrant le corps des Lucernaires , un sac ou estomac étendu de la bouche jusque vers l'extrémité de la queue ; de la surface de l'estomac partent des canaux ondulés, intestiniform.es, se dirigeant vers les rayons du limbe jusqu'à l'origine des tentacules; ils n'ont point d'orifice excréteur dans celte partie et sont de véritables cœcums; ils sont attachés sur des bandelettes de nature fibreuse , et le tout est enveloppé d'une membrane trèsmince. Ils sont au nombre de huit dans une espèce, de quatre seulement dans l'autre, mais probablement ils sont doubles.

LUC

Laniouroux admet , d'après les descriptions des auteurs , cinq espèces de Lucernaires, mais il paraît constaté qu'il n'y a véritablement que deux espèces ,1e Lucemaria quadricomis , Miill. , et le Luc. ocloradiata , Lamx. (£. D..L.)

* LUCERNAIRE. Lucern aria. bot.

crypt. ? {vlrlhrodiêes.) Le.genre ainsi appelé par Roussel qui ne savait pas sans doute qu'un genre d'Acalèphes portait ce nom , répond à peu près à notre genre Tendaridée. V. ce mot.

LUCERNTJLA. bot.piian. (Gaza.) Syii. de Lychnide. V. ce mot. (b.)

LUCHERAN. ois. (Albin.) Syn.

d'Efl'raie, Slrix Flammea , L. V.

Chouette. (b.)

LUCHS-SAPHIR. min-. Ce mot, dont la véritable signification est Saphir de Lynx, n'est point, comme on l'avait pensé , une des variétés du Corindon bleu auxquelles on donne le nom de Saphir blanc.

Selon Léman, il désigne le Saphir d'eau des joailliers, que Cordier a déciit sous le nom de Uichroïle. V .

ce mot. (g..N.)

* LUCIE. Lucia. Savigny donne ce nom à la seconde famille de ses Ascidies Télhydes , caractérisée par un corps flottant; orifices diamétralement opposés et communiquant ensemble parla cavité des branchies ; cavité branchiale aux deux extrémités; l'entrée supérieure dépourvue de filets tentaculaires , mais précédée par un anneau dentelé: branchies séparées. Cette famille est divisée en deux sections :

La première, ou Lucies simples, entièrement systématique, ne renferme aucun genre. La seconde, ou Lucies composées , renferme le genre Pyrosomc. P?. ce mot. (e. d..l.)

LUCIFUGES ou PHOTOPHY- GES. ins. Duméril (Zool. Analyt.) désigne ainsi une famille de l'ordre des Coléoptères qui embrasse les premières tribus de la famille des Mêla-

LUC

«somes de Latreille. V. Mélasomes.

LCCILIE. Litcilia. bot. phan.

(Genre de la fumille desSynanlhérées, (Corymbifères de Jussieu, et de la rSyugénésie superflue de Linné, établi [par H. Cassini (Bullet. de la Société IPhilomat. , février 1817 ; qui l'a ainsi (Caractérisé : involucre cylindracé , .accompagné à sa base de trois bracitécs, formé d'écaillés imbriquées, rscarieuses ; les intérieures longues, «étroites , linéaires-aiguës; réceptacle jplane et nu ; fleurs du centre peu

■ nombreuses, régulières et hermajpliroditcs ; étamincs dont les appendices supérieurs sont soudés entre <eux , et les inférieurs longs et filifornnes; fleurs de la circonférence sur

■ un seul rang, peu nombreuses , fennelles, et à corolle très-longue ; le sstyle a deux stigmatophores longs et

u êles ; ovaires cylind racés , bérissés ide longs poils , surmontés d'une ai- .gi et te composée de poils à peine pluuneux, la plupart bifurqués au som-

■ met.

Ce genre fait partie de la tribu des llnulées- Gnaphaliées de Cassini , et sse place entre le Cheureulia et le Fa— tcclis du même auteur, dont à peine con peut le distinguer par les caractérisés» Cassini avoue d'ailleurs que le igenre Lucilia devra , ainsi que beaucoup d'autres, être réuni au Gnaphailiu/n par les botanistes qui n'aiment ipoint la multiplicité des genres. Le.,

deux espèces qui composent celui (dont il s'agit dans cet article, sont : il0 Luci/ia aculifulia, Cass. , ou Ser-

ralula aculifulia , Poiret. Celte Plante cest indigène de Montevideo; 2" Lucciiia microphylla , Cass. , espèce dou- Itcuse établie sur un individu qui tn 'existe que dans l'herbier du proifesscur Desfontaines , et dont la patrie cest ignorée. (g..n.)

LUCIiNE. Lucina. MOLL.Linnéavait • confondu les Lucincs en partie avec Iles Vénus, en partie avec les Tcllines ;

■ elles ne présentent cependant jamais Iles caractères de ces deux genres

quoiqu'elles s'en rapprochent; aussi

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