LUD
un calice profondément quadriparti , quatre filamens stériles, très -longs et hypogynes , opposés aux folioles du calice, et que Ùuiz et Pavon ont décrits à tort comme quatre styles; un ovaire libre déprimé, télragonc , à une seule loge , contenant un trèsgrand nombre d'ovules. Le stigmate est sessile, large, discoïde, plane et à quatre angles. Le fruit est une baie uniloculaire polysperme , dont les graines anguleuses sont attachées à quatre trophospermes pariétaux. Les espèces de ce genre sont des Plantes vivaces , quelquefois grimpantes , d'autres fois ayant le port de petits Palmiers. Les deux espèces décrites par Poiteau sont: la Ltjdovie oniMpante , Ludovia funifera , loc. cit., t. il C'est une Plante sarmenteusc et grimpante , dont la tige arrondie , noueuse, presque simple, s'élève sur les Arbres, jusqu'à une hauteur de ao à a5 pieds , et s'y attache fortement au moyen de racines cauliuaires ou aériennes, courtes et rameuses, qui paraissent remplir l'office de suçoirs. Outre ces racines la Plante parvenue à une certaine hauteur en émet d'autres plus grosses qui descendent perpendiculairement vers la terre. Les feuilles sont alternes, engainantes , longues d'un à deux pieds, divisées plus ou moins profondément en deux lobes , plissées, nerveuses , sèches et. roides comme celles d'un jeune Palmier; le spadice est cylindrique, pédouculé et axillaire. Cette espèce croît à la Guiane près de la rivère de la Mana , et aux environs de la Gabrielle. Les habitans et les Nègres l'appellent Liane franche. La seconde espèce est la Ludovje terrestre , Ludovia subacautis , Poit., loc. cit.
Elle a le port d'un jeune Palmier dont la tige n'est pas encore développée. Sa tige ne s'élève guère au-delà d'un pied. Les Nègres l'appellent strouma Cochon. Elle est commune dans les bois humides auprès de la Gabriclle. (a. il.)
LUDUS-HELMONTII. min. V.
Jeux de Van-Helmont.
LUF
LUDWIGIE. Ludwigia. bot.phan.
Genre de la famille des Onagraires, et de la Tétrandrie Monogynie , L|., établi par Linné et adopté par tous les autres botanistes. Son calice adhérent par sa base avec l'ovaire infère, se termine par un limbe persistant à quatre lobes allongés; la corolle se compose de quatre pétales* onguiculés ; les étamines sont au nombre de quatre; l'ovaire est à quatre loges polyspermes , sunnonté d'un style simple et d'un stigmate lobé. Le fruit est une capsule ovoïde ou allongée, souvent à quatre angles, couronnée par les lobes du calice , et s'ouvrantseulemeutpar un trou qui se forme à son sommet. Ce genre se compose d'un assez grand nombre d'eST pèces qui croissent surtout dans l'Amérique septentrionale ou les Indes.
Ce sont des Plantes herbacées , rarement sousfrutescentes à leur base , portant des feuilles alternes entières et des fleurs axillaires. Un assez grand nombre des espèces rapportées d'abord à ce genre en ont été séparées; ainsi Linné lui-même en a retiré les espèces qui ont les étamines en nombre double des pétales pour en faire son genre Jussiœa. Les espèces apétales doivent être placées dans le genre Isriardia. Ainsi parmi les neuf espèces décrites parMichaux (Fl. Bor.
Americ), trois étant dépourvues de corolle doivent être transportées dans le dernier genre; ce sont les Ludwigia nitida , microcarpa et mollis.
Ce genre mériterait d'être examiné de nouveau avec soin pour bien déterminer les espèces qui lui appartiennent réellement, (a.r.)
LUFFA. bot. than. Tournefort et Adanson avaient l'ait un genre, sous ce nom , de la Papaugaie. Mais Linné l'a réuni au Momordica en l'appelant Momordica Luffa. Plus tard Cavanilles (Icon. rat:, î, p. 7) a établi dans la famille des Cucurbitacées un genre Luffa, qui nous paraît différent des Momordica et qui doit demeurer distinct. Voici ses caractères :
les fleurs sont monoïques. Les mâles
LUH
ont un calice campanulé , à cinq lanières étroites et caduques, une corolle rnonopétale, régulière, à cinq divisions très-profondes qui simulent une corolle de cinq pétales. Les étamines, au nombre de cinq, sont libres et distinctes les unes des autres. Leurs filets sont attachés sur autant de tubercules glanduleux , alternes avec les divisions de la corolle. Les fleurs femelles ont un calice dont le tube adbère avec l'ovaire qui est anguleux et infère; le limbe et la corolle sont les mêmes que dans les fleurs mâles; les cinq étamines sont ruclimentaires ; le stvle est trèscourt , terminé par quatre stigmates épais et renflés. Le fruit est une péponide sèche , allongée, marquée de dix angles peu saillans, offrant intérieurement un grand nombre de graines attachées par des filamens à trois trophospermes pariétaux , et s'ouvrant au moyen d'un petit opercule.
Le caractère le plus saillant de ce genre consiste surtout dans ses cinq étamines entièrement libres et distinctes les unes des autres , caractère qui ne se retrouve que dans le genre Gronovia, dans la famille des Cucurbitacées. Quant à la déhiscence par le moyen d'un opercule, Cavanilles ne la donne que comme un caractère incertain , ne l'ayant observée qué sur un fruit qui peut-être n'était pas entier. L'espèce qu'il décrit et figure (Luffa fœtida , loc. cit., t. 9 et 10) est originaire de l'Inde , mais cultivée aux îles de France et de Mascareigne. Rhéede l'a mentionnée sous le nom de Picirma (Mort. Mal.
8 , p. i5, t. 7 ) et Rumph sous celui de Petola Betigaknsis (Herb. Amb.
* LUFFA-RADJA. bot. than.
Même chose que Caiilang des Javanais, à Amboine. V. Catilang. (b.)
LUHEA. bot. phan. Genre de la Polyandrie Monogynie, L., établi par Willdenow ( Jet. Soc. Nat. Scrui.
Berol., S , p. 4og, t. 5) et adopté par De Caudolle qui l'a placé à la suite de la famille dos Tiliacées , et lui a