‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 200 sur 232 · TOME IX · texte numérisé non relu

TOME IX

LUC jj<>

pli des Tellines, il est vrai, trèsluiblemcut prononcé, mais il n'eu existe pas moins. Après avoir lait ces rectifications que nous pensons être importantes, voici comment nous avons à établir nos coupes :

■f Coquilles orbiculaires , lisses; quelquefois les dents de la charnière avortées.

a. Espèces qui n'ont ni le corselet, ni la lunule saillans ou indiqués par une ligne.

Lucine édentée, Lucina edenlula, Lamk. , Anim. sans vert. T. v, pag.

54o, n . 5 ; Venus edentula , L. , Gmel . , 3286, u. 8o;Lister, Conch., lab. 260, fig. 86; Mart., Conch. Cab. T. vu, p. 54, pl. 4o ,fig. 427 à 429; Encycl. , pl. 284 , fig. 5 , a , b.c. Elle n'a jamais de dents cardinales , ni de dents latérales. Elle est jaune d'abricot en dedans, ce qui lui a valu chez les marchands le nom vulgaire d'Abricot.

Lucine lactée , Lucina lactea , Lamk , Anim. sans vert. , /oc. c//.,n.

1 2 ; A ' mpludesma lactea , ibid. , Anim. sans vert. T. v, p. 491, n. 5 ; Amphidesma lucinalis ,ibid.,loc. cit., n. 6; Chemnitz, Conch. T. vi , tab. i3, fig. ia5; Loripes , Poli, Testac. des Deux- Siciles , T. 1 , tab. i5 , fig. 28, 29 ; Encycl. , pl. 286 , fig. 1 , a , b , c. Coquille toute blanche, qui a seulement une ou deux dents cardinales , jamais de dents latérales. Elle est assez mince, subdiaphane. Elle se trouve vivante dans la Méditerranée, à l'Ile-de-France , et fossile dans les faluns de laTouraine, d'après Lamarck.

Lucine géante , Lucina gigantea , N. , Descript. des Coq. foss. des environs île Paris , T. 1, p. 91 , pl. i5} fig. 11 , 12. Très-grande Coquille fossile qui n'a jamais de dents à la charnière. Llle se trouve à Parnes, Mouchy, Liancourt et Chaumont , dans le Calcaire grossier.

/S. Espèces qui ont la lunule et le corselet saillans ou indiqués.

Lucine de Ménabd, Lucina lilanardi , N., Descript. des Coq. foss.

des environs de Paris, T. 1 , p. 94, n. 6, pl. 16, fig. i5, i4. Espèce fort

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belle et fort grande que nous avons trouvée à Maulette, près Houdan, et que nous avons dédiée au savant professeur Ménard de la Groye. Elle est remarquable par la grandeur et la saillie que font sa lunule et le corselet; elle est lisse et n'a jamais de dents à la charnière.

Lucine A lu elle, Lucina Albella , Lamk., Ann. du Mus. T. vu, p. u4o, n. 8 , et T. xu , pl. 4a , fig. 6 , a , b ; ibid. , N., Descript. des Coq. foss. des environs de Paris, loc. c//.,pl. 1 7 , fig. 1, 2. Elle est de Grignon.

Lucine calleuse , Lucina callosa, N. ; Venus callosa, Lamk. , Ann. des Mus. T. vu , p. i3o, et T. ix, pl. 32, fig. 6, a, b; Lucina callosa , N., Descript. des Coq. foss. de Paris, loc. cit., n. 9, pl. 17, fig. 5,4, 5.

f f Coquilles orbiculaires , couvertes de stries ou de laines concentriques.

a. Espèces dont la lunule et le corselet ne sont ni saiilans ni indiqués.

Lucine Ratissoike, Lucina Radula, Lamk., Anim. sans vert. T. v, p. 54i , n. 5; Tellina Radula , Montagu , Test. Brit. T. il, fig. i, 2; Petiver, Gazophil. , tab. g3 , n. 18. Elle a beaucoup de rapports avec la Lucine concentrique que l'on trouve fréquemment fossile aux enviions de Paris , el qui est à peu près de la même taille. Elle vit dans l'océan Britannique.

Lucine concentrique , Lucina concenlrica, Lamk., Ann du Mus.

T. vu, p. 2 38 , et T. xu, pl. 42, fig. 4 , a , b ; ibid. , Anim. sans vert. T. v, p. 54i,n. 6; Encycl., pl. 283, fig. a , a , b , c; Lucina concenlrica , N. , Descript. des Coq. foss. des environs de Paris , T. 1 , p. 98 , n. 1 3. Espèce très-commune dans les Calcaires grossiers du bassin de Paris , ornée de lames concentriques, élégantes; la coquille est lentil'orme , assez épaisse.

Lucine sillonnée , Lucina sulc.ata , Lamk. , Ann. du Mus. T. vu , p. 24o , n. 9 , et T. XII, pl. 4a, Gg. 9, a, b ; ibid. , N. , Descript; des Coq. foss. de Paris, loc. cit., pl. i4, fig. 12, i3.

LUC

Coquille arrondie, très-souvent plus longue que large , couverte de sillons arrondis et concentriques. C'est à Parnes , à Mouchy età Château-Rouge qu'elle se rencontre le plus ordinairement. Elle est de la grandeur de l'ongle.

b. Espèces dont la lunule et lecorseletsont saiilans ou indiqués.

Lucine de la Jamaïque , Lucina jamaicensis , Lamk., Anim. sans vert. T. v, p. 538, n. 1 ; Venus jamaicensis, Chemnilz, Conch. T. vu, p. 24 , pl. 59 , fig. 4o8, 4o9 ; Lister,' Conch. , tab. 3oo , fig. 1 37 ; Encycl. , pl. 284, fig. 2, a, b, c. Coquille grande , peu épaisse , d'une couleur fauve eu dedans, couverte en dehors de lames peu saillantes, subrégulières, distantes; corselet et lunule trèssaillans , bien marqués.

Lucine épaisse, Lucina Pensylvanica , Lamk. , Anim. saus vert. , loc.

cit., n. 2 ; Venus Vensylvanica, L., Gmel. , p. 3283, u. 71; Lister, Conch., tab. 5 , fig. 8; Boni., Mus.

Cœs. Vind., lab. k, fig. 8; Chemnitz, Conch. T. vu , pl. 57 , -fig. 5g4 , 5g5 , 396; Encycl., pl. 284, fig. 1, a, b, c. Espèce très- remarquable par son épaisseur, la grandeur de son corselet qui est Irès-saillantetde la lunule qui est grande , enfoncée et foi tement circonscrite; elle est couverte de lames obsolètes, distantes ; elle est toute blanche. C'est dans l'Océan d'Amérique qu'ellesetrouve. L'espècesuivante fossile , des falunsdela'fouraine et des environs de Bordeaux-, quoique plus petite et plus gonllée, a beaucoup de rapports avec elle.

Lucine Colombem.i:, Lucina Columbella, Lamk., Anim. sans vert.

T. v, p. 54S, n. i5; Basterot, Mém.

de la Soc. d'Hist. !Nat. de Paris, T.

u, première partie , pl. 5, fig. 11.

fff Coquilles orbiculaires qui ont des stries ou des côtes divergentes du sommet à la base.

Lucine Tigétc ine , Lucina Tigerina, N.; Cytherea Tigerina, Lamk., Anim.

sans vert. T. v, p. 574, n. 53 ; Venus Tigerina, L.,Gmel., p. 5283, n. 69;

LUC

'Lister, Conch., t. 357 , fig. i?4j iChemnilz, Conch. T. vu, lab. 07, fig. 090, 3gi • Encycl., pl. 277, iig. *, ; a , b. D'après ce que nous avons dit ] précédemment, nous rapportons ici 1 cette espèce ; nous ne répéterons pas ! pour quels motifs , puisque nous les . avons exposés.

LUCINE A BORD ROSE , Luci/ia punc- .tnta, N.; Cylherea punctata , Lamk., Anim. sans vert., ivc. cit-,n. S1*; Tenus punctata, L. , Gmel. , n. 74; Cheninilz.T. vu , p. i5 , pl. 37, fig. 097 et 5g8 ; Encycl. , pl. 277 , fig. 5, . a, b , c. Cette grande et belle espèce est remarquable autant par son épais- . seur que par ses côtes rayonnantes , aplaties, et par sou bord agréablement coloré en rose purpurin. Linné avait remarqué que dans l'intérieur des valves elle était ponctuée, .d'où le nom qu'il lui imposa. Mous : savons que ces points sont particuliers aux Lucines.

Lucine Lionne , Luci/ia Leonina , '.N.; Cytlierea Leonina, Basterot, Mém.

.de la Soc. d'Hisl. INat. de Paris, T. 11, 1" pai t., p. 90, n. 4, pl. 6, fig. 1 . 'Très-belle espèce fossile très- voisine (de la Liucina punctata, qui n'en (diffère en rien, si ce n'est par des : stries transverses très-fines , très- • serrées , qui coupent à angle droitles 1 côtes plates et rayonnantes. Des individus qui ont conservé leur couleur ■ ont présenté à Basterot des teintes 10- <sées , intenses vers les sommets et (formant des bandes peu dislinctes vers les bords. Elle est aussi grande que la précédente. Elle se trouve aux .enviions de Bordeaux.

Lucine divergente , Lucina diva- •ricata, Lanik., Anim. sans vert. T.

w , p. 54i , n. 7; ibiil- , Ann du Mus. ÏT. vu, p. 229; Tellina diuaricata, IL., Gmel., p. 324i , n. 74 ; Sowerby, Minerai Conchulugy , t. 4i7 ; Chemmitz, Conch. T. vi, p. i54, pl. 1 3, fig. 1129; Bast. , Mém. de la Soc. d'Hist.

NNat de Paris , T. 11, prem. part. , p. ^86. n. 2 ; Encycl. , pl. 285 , fig. 4 , a , hb; Poli, Test, des Deux -Siciles , pl. ii-5, fig. 25. Espèce petite , remarqua^ 'ble par la manière universelle dont

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elle est répandue , se rencontrant dans les mers de l'Inde, de l'Amérique, la Méditerranée, l'Océan ,etfossifedans tous les terrains tertiaires de l'Italie, de la France , de l'Allemagne et de l'Angleterre. (d..h.)

LUCINIUM.BOT.PHAN.(PIukenet.) Sy 11. à'Amy/is bah ami fer a. V-, Baumiek au Supplément. (b.)

* LUCIO ou LUCIOLA. ins. Même chose que Lucciola. f^. Lampyre d'Italie. (g.)

LUCIODONTE. rois. ross. Nom fort improprement donné à de petites Glossopètres que l'on prenait pour des dents de Brochets. (b.)

LUCIOLA. bot. CRYr-T. On a donné quelquefois ce nom à l'Ophiolosse vulgaire , dans l'idée, sans fonement, qu'elle biille pendant la nuit. (b.)

LUCIUS. pois. Nom scientifique du Brochet, y. Esoce. (b.)

LDCULLAN. min. (John.) Pour Lucullite. V. ce mot. (g .n.)

LUCULLITE. min. Une variété de Marbre noir, remarquable par sa fétidité , fut nommée Lucullan par John qui a cru y reconnaître le Marmor Luculleum de Pline rapporté d'Egypte par le consul Lucullus. Ce nom , légèrement modifié en celui de Lucullite, a été adopté par Jameson pour la dixième sous-espèce du Calcaire rhomboïde. (g..n.)

LUCUMA. Lucunia. bot. piian.

Genre établi par Jussieu dans la famille des Sapotées, et dans la Pentandrie Monogynie , L. , ayant pour type X Achras rnammusa de Linné , et qui se compose de six à huit espèces : ce sont des Arbres lactescens, portant des feuilles éparses, très-entières, dépourvues de stipules, et des fleurs solitaires, pédonculées , quelquefois réunies au nombre de deux à trois à l'aisselle des feuilles. Leur calice est à cinq divisions profondes; leur corolle monopétale à cinq divisions; les étamincs , au nombre de cinq, offrent entre chacune d'elles,

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un appendice filamenteux qui paraît être une étamine stérile. L'ovaire est libre et présente de cinq à dix loges mouospermes. Le fruit est un nuculaine contenant d'un à dix noyaux osseux marqués d'une très-grande aréole ombilicale. Les graines sont dépourvues d'endosperme. Ce genre diffère surtout de l'Achras , par le nombre cinq de ses parties et ses graines dépourvues d'endosperme.

Le Lucuma mammosa, Gaerlner fils,Carp. 129, tab. 200 et 2o4,est un Arbre qui atteint. quelquefois une hauteur de ceut pieds ; il croît à Cuba , au Pérou et à la Jamaïque. On le connaît dans nos colonies sous les noms vulgaires de Marmelade naturelle et de Jaune d'œuf. Ses feuilles , qui ont quelquefois jusqu'à deux pieds de longueur, sont allongées , lancéolées, coriaces, très-entières, glabres et portées sur des pétioles d'environ deux pouces de longueur.

Les tleurs sont solitaires, pédonculées , situées à l'extrémité des rameaux. Le fruit est une grosse baie oblongue , mucronéeà son sommet, rude à sa face externe , pulpeuse et charnue intérieurement où elle présente une coule-ur jaune rougeâtre; des dix loges de l'ovaire, une seule reste et renferme un noyau trèsgros, ovoïde, allongé, terminé en

fiointe à ses deux extrémités , lisse , uisant , et d'une teinte brune claire d'un côté, offrantde l'autre une aréole ombilicale plus claire et qui contient une graine dont le tégument est simple et recouvre un embryon très-gros, dressé , blanc, ayant les cotylédons fort volumineux et la radicule trèspetite et obtuse.

Outre cette espèce qui est Vslchras mammosa , L. , ce genre en renferme encorehuitou dix autres, toutes originaires de l'Amérique méridionale.

LUDIER. Ludia. bot. than. Genre établi par Commcrson et Jussieu , d'abord placé clans la famille des Rosacées, mais transporté par Kunth dans sa nouvelle famille des Bixinées.

Ce genre se compose de trois espèces,

.LCD • toutes originaires des îles de France et de Mascareigne. Ce sont des Arbrisseaux rameux , portant des feuilles al- \ ternes, dépourvues de stipules, des (leurs blanches , disposées à l'aisselle des feuilles ou le long des rameaux.

Leur calice estmonosépsle, turbiné à e sa base , offrant de cinq à sept lobes ( pétaloïdes; les élamines sont extrê- t mement nombreuses , attachées sur à un disque saillant , crénelé. Les élamines, dont les filets sont grêles et 1 capillaires ; les anthères presque glo- c buleuses , didymes et à deux loges , 1 sont persistantes. L'ovaire est libre , ovoïde , terminé en pointe à son som- a met ou il se confond avec le style; celui-ci se divise àsa partie supérieure ] en deux, trois ou quatre lanières t terminées chacune par autant de stig- ( mates. Coupé trausvei salement , l'o- j vaire présente une seule loge conte- ( nant un assez grand nombre d'ovules .

attachés à des trophospermes pariétaux dont le nombre est le même que celui des divisions du style. Dans le Ludia sessiflora on trouve six ovules attachés par paires à trois trophospermes. Le fruit est une baie peu succulente, uniloculaire et polysperme.

Le Ludiek taiuable , Ludia heterophylla, Lamk., Dict. 111., tab. 466, est l'espèce dont on a tiré le nom du genre. Elle est remarquable par la figure diverse de son feuillage aux différentes époques de son dévelop- [ pement. Quand la Plante est fort jeune , les feuilles sont petites, roides , luisantes, fortement dentées et épineuses au sommet de leurs dents comme dans le Houx. Un peu plus tard , les dents disparaissent , les feuilles s'allongent etdeviennenl semblables à celles du Myrte ou de l'Oli- < vier. Enfin, quand l'individu est en pleine végétation , elles sont obovales, arrondies, très-entières et pé- i tiolées ; les fleurs sont solitaires, courtemeut pédonculées, placées à l'aisselle des feuilles. Leur calice est généralement à sept lobes obtus.

Les deux autres espècesde ce genre 1 sont le Ludia myrtifolia et Ludia sessilijlora de Lamarck. (a. H.)

LTSHD

LUDOLFIA. bot . ru,vN. (VVilldenow.) fr. Auundinauie. (Adanson.) Syn. de Tétragonic. V. ce mot. fB.)

LUDOVIE. Ludovia. bot. i-han.

Ruiz et Pavon, dans la Flore du Chili et du Péron , ont établi sous le nom de Cartndovica , un genre nouveau dédié au roi d'Espagne Charles IV, et à la reine Louise son épouse , cl qu'ils placent dans la famille des Palmiers et dans la Monœcie Polyandrie. Persoon proposa de changer ce nom , un peu long, en celui de Ludovia. Mais ce changement ne fut pas adopté par Kunth, qui fit voir que le genre de Ruiz et Pavon n'appartenait pas à la famille des Palmiers , mais bien à ceile des AroïdécsJ Les caractères de ce genre étaient encore imparfaitement connus , quand récemment Poileau de retour à Paris , après un séjour de plusieurs années à Cayenne, en a rapporté deux espèces de ce genre, dont il a exposé les caractères dans le neuvième volume des Mémoires du Muséum d'Histoire Naturelle, p. a5. Plumier est le premier botaniste qui ait fait mention de ce genre; il en représenta une espèce dans les planches 5o et 5i de ses idescriptions des Plantes d'Amérique , mais il ne la décrivit point comme genre distinct. Ruiz et Pavon ont trouvé cinq espèces dont ils ont fait leur genre Cartudovica. Enfin Poiteau en a découvert deux , qu'il a décrites avec soin. C'est seulement depuis celte époque que l'on a bien connu la véritable structure de ce genre, dont nous allons donner les caractères tels qu'ils ont été présentés par Poiteau. Les fleurs sont monoïques , disposées sur un spadice cylindrique , enveloppé d'une spathe de plusieurs folioles. Les fleurs mâles réunies par quatre sont placées au milieu des fleurs femelles; leur calice est en cône renversé , ouvert à sa partie supérieure ou il présente un grand nombre de divisions courtes disposées sur deux rangs; les étamines sont fort nombreuses , attachées à la paroi interne du calice. Les fleurs femelles ont

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