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plusieurs expériences faites par Th.
de Saussure. Les rayons les plus réfrangibles sont aussi ceux précisément qui exercent le plus d'influence sur le dégagement de l'Oxigène , et par conséquent le rayon violet possède cette propriélé avec le plus d'énergie. Il est très-probable que l'Acide carbonique est aussi décomposé dans les parties vertes oui ne sont exposées qu'à une Lumière diffuse, mais cette action est trop lente pour que nous puissions l'apprécier par nos instruruens. Si nous avons acquis quelques connaissances sur la coloration des parties vertes des Végétaux, il faut avouer que nous ignorions absolument quelle est la cause de la coloration des fleurs. La Lumière n'influe pour rien sur ces organes délicats, car, exposés à une obscurité totale , ils se colorent également ; seulement les couleurs sont un peu plus pâles, parce que le Végétal languit dans tous ses oiganes, et ne communique pas autant de vigueur à la fleur. Une fleur de Tulipe, même dans ce dernier cas, deviendia aursi belle et aussi riche en couleuis que si elle eût végété à la faveur de la grande Lumière. L'obscurité u'emêche pas absolument l'émanation es odeurs dans les Plantes; mais elles en exhalent davantage lorsu'elles sont frappées par les rayons u soleil. Connaissant la grande part que la Lumière a dans la coloration en vert des Végétaux, on peut déjà pressentir ce qu'ils deviendront si on les soustrait à l'action de ce principe; la vie ou plutôt la simple végétation ne sera pas suspendue , la succion aura toujours lieu, mais l'émanation ne sera plus aussi active , l'Acide carbonique sera absorbé sans décomposition, et il en résultera un véritable effet hjdropique qui se communique dans toutes les parties du Végétal, les blanchit, et désarticule les feuilles qu'il attaque particulièrement. Ce phénomène , connu dès la plus haute antiquité, a été désigné sous le nom d'Etiolcmcnt. V. ce mot.
La tendance des Plantes à se diriger
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vers la Lumière est un phénomène digne d'exercer la sagacité des physiologistes. Les agriculteurs et les jardiniers ont le plus souvent attribué à l'air les effets de la Lumière , comme ils ont rapporté les effets de l'air à la Lumière. Cependant l'expérience démontre bien clairement que ces deux agens exercent chacun une influence particulière. En effet, si dans une cave disposée de manière à ce qu'il y ait deux soupiraux dont l'un ouvert donne passage à l'air, et l'autre fermé
f>ar un vitrage ne laisse pénétrer que a Lumière , toutes les branches d un Végétal placé entre ces deux soupiraux, se dirigeront du côté du soupirail vitré. La radicule des Végétaux paraît au contraire fuir la Lumière ; cette aversion pour la Lumière est sans doute une cause très-puissante de sa marche descendante que la plupart des physiologistes ont uniquement attribuée à la pesanteur.
Les racines des Végétaux s'enfoncent dans le sol , parce que l'obscurité leur convient autant que la Lumière plaît à la tige et aux brandies. Une expérience ingénieuse de Dutrocbet, sur la germination d'une giaine de Gui collée contre les vitres d'un appartement, tend à confirmer notre assertion. lr. Germination. Le sommeil des Plantes est encore un phénomène très-remarquable qui païaît presqu'entièrement dû a l'action de la Lumière. C'est le hasard qui , comme dans bien d'autres phénomènes , a fait découvrir celui-ci. Un rapporte que Garcia ab Horto cultivait,, dans un vase, le Lotus urnilhopodiuides , et qu'un soir qu'il se le fil apporter par son domestique , il fut bien surpris de n'y plus apercevoir de fleurs. Il s'emporta contre son jardinier et fit remporter le vase. Le lendemain . il retourna visiter sa Plante et la trouva couverte de belles fleurs. Sa surprise fut alors plus grande, et il se proposa de bien l'examiner pendant la nuit suivante. Effectivement, en déroulant les feuilles, il retrouva les fleurs recouvertes par ces dernières qui étaient alors en état de soin-
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meil. Considéré dans sa généralité ce sommeil des Végétaux n'est point causé, comme celui des Animaux, par la fatigue ni par une action nerveuse , puisqu'il est impossible de donner la position diurne à une feuille qui a pris la position nocturne sans la casser; elle y reste dans un état de fixité et de rigidité imperturbable. Il n'est pas non plus déterminé ni influencé par la plus ou moins grande humidité de l'air. De tous les agens qui influent sur le repos des feuilles, le seul connu est donc la Lumière.
L'on peut, en effet, par une Lumière artificielle , ebanger l'heure de ce sommeil. C'est ce qui résulte des expériences intéressantes du professeur De Candolle sur la Belle de nuit et la Sensitive, dont les fleurs de l'une finirent par s'accoutumer à dormir pendant la nuit, et les feuilles de l'autre sommeillèrent enfin durant la journée. En général , une Lumière plus ou moins vive accélère ou retarde le sommeil des Plantes. Enfin ce qui achève de nous convaincre que c'est à la Lumière qu'il faut attribuer ce phénomène, d'ailleurs si diversifié dans les Végétaux , c'est que les espèces signalées comme ayant résisté aux expériences , ont fini par céder aux soins plus attentifs de quelques observateurs. Ainsi VOxalisAcetuseLla et ses congénères que le professeur De Candolle regardait comme les seuls Végélaux dont on ne pouvait troubler le cours ordinaue du sommeil , ont été forcés, pour aiusi dire, parBory de Saint-Vincent, d'accuser
au'ils étaient sensibles à l'influence , e la Lumière; celle-ci étaitplus éclatante, il est vrai , que celle dont on s'était servi dans les expériences antérieures. V. Anthèsk. (g..n.)
* LUMINET. i!or. phan. (Olivier de Serre. ) Syn. de l'Euphraise officinale, (d.)
*LUMNITZERA. bot. piiAN.Willdenow établit sous ce nom , dans le j\lagasin des Curieux de la Nature de Berlin , un genre qui paraît devoir
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être réuni au Cacuucia d'Aublet. Tr.
Cacoucieb. (G..N.)
LUMP ou LOMPE. pois. Espèce et sous-genre de Cycloptère. ce mot. (B.)
* LUMPÈNE. pojs. Espèce de Blennie. V. ce mot. (b.)
LUNAIRE. Lunaria. bot. piian.
Ce genre de la famille des Crucifères, et de la Télradynamie siliculeuse, L., a été placé dans la tribu des Alyssinées ou Pieurorhizées Laliseptées par De Candolle {Sysf. Regn. Vegct. T. ïl ,
?t. 280) qui l'a ainsi caractérisé : calice ermé , et offrant deux gibbosités eu forme de sacs à la base ; pétales onguiculés à limbe obovale; étamines dont les filets sont libies et sans appendices ; silique ou silicule pédicellée, elliptique ou oblongue, bordée par les placentas en forme de nervures , plane, biloculaire, à cloison membraneuse, persistante , à valves planes sans nervures, et surmontée d'un style filiforme persistant; graines éloignées entre elles , ceintes d'une aile membraneuse , portées par des cordons ombilicaux adnés à la cloison, à cotylédons planes, foliacés et accombans. Ce genre se rapproche des Cardamiues parles valves sans nervures de son fruit, mais il en diffère essentiellement par ses graines bordées d'une aile membraneuse.
Il offre aussi des rapports avec le Macropodium par sa silicule pédicellée et avec le Savignya par la structure de cette silicule; mais il se distingue du premier, par ses valves sans nervures, et du second par son calice à deux renflemens à sa base , et par ses cordons ombilicaux adnés à la cloison. Le Savignya a été nouvellement constitué par De Candolle sur une Plante d Egypte que Delileavaitplacée parmiles Lunaires.
V. Savignye. Outre ce genre , le Ricotia de Linné , que Gaertner , Roth et Desvaux avaient réuni aux Lunaiia, en a été de nouveau séparé et admis par la plupart des auteurs modernes. V. Ricotie. Après ces retranchemens , le genre Lunaria est