‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 211 sur 232 · S 44 LUP · texte numérisé non relu

S 44 LUP

place dans la Diadelpbie Décandrie, L., quoiqu'il présente les caractères de la Mouadelphie , établi par Tournefort et. adopté par tous les botanistes modernes , avec les caractères suivans : calice divisé très-profondément en deux lèvres ; corolle p'apilionacée , dont l'étendard est cordiforme , presque arrondi, réfléchi et comprimé sur les parties latérales , les deuxailes ovales, souvent aussi longues que l'étendard et conniventes vers le sommet de leur bord inférieur ; la carène acuminée ; dix é lamines dont les filets sont réunis en un seul faisceau , et les anthères de diverses formes , savoir : cinq précoces arrondies et cinq tardives oblongues ; style sub.ulé , ascendant , terminé par un stigmale obtus et velu; légume coriace, oblong, comprimé , obliquement toruleux. Dans son Proc/romus Systernatis I^egetabilium , le professeur De Candolle a placé le genre Lupinus parmi les Phaséolées, cinquième tribu de la famille des Légumineuses.

Il en a décrit trente-six espèces distribuées en deux sections , d'après leurs feuilles digitées ou entières. Le nombre, des espèces connues du temps de Linné n'était que de huit seulement, toutes indigènes du bassin de la Méditerranée et de l'Europe occidentale , à l'exception du Lupinus përennis qui croît dans l'Amérique du nord et du L,. iutegrifulius qui a pour pairie le cap de Bonne- Espérance. Les espèces que les auteurs ont décrites postérieurement à Linné sont pour la plupart indigènes de l'Amérique, soit méridionale , soit 'septentrionale : une ou deux seulement qui ont élé décrites par Loureiro croissent sur la côle orientale d'Ai'i ique et en Cochincliinc.

Le Lupin jslanc , Lupinus albus , L., est l'espèce, la plus intéressante, puisqu'elle est un objet considérable de culture dans les contrées australes de l'Europe. Cette Plante s'élève à la hauteur d'envii on un demi-mètre. Sa tige est herbacée , dioile, cylindrique, un peu rameuse supérieurement et légèrement velue. Elle a des feuilles

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alternes, composées de cinq à sept folioles obovales-oblongues , couvertes en dessous, et principalement sur les bords, de poils fins, couchés, luisans et légèrement argentés. Les fleurs sont blanches , assez grandes , alternes et disposées sur des pédicelles en épis terminaux. Le Lupin blanc a l'avantage de réussir dans des terrains maigres , pierreux et sablonneux. Ses graines éiaient un mets assez en usage sur les tables des anciens , et leurs poêles en ont célébré l'excellence , quoique, si nous consultons seulement notre goût , nous n'y trouvions qu'un aliment grossier et difficile à digérer. Cependant les Lupins jouissent encore en Italie de loute l'estime qu'ils avaient dans l'antiquité ; c'est , à ce que nous apprend notre collaborateur A. Richard , une friandise très recherchée des Florentins qui les mangent après les avoir fait légèrement bouillir et détremper dans de l'eau salée. La farine de Lupin faisait partie des quatre farines ré.-olutives des anciennes pharmacopées. C'est un maturalif qui n'a pas beaucoup d'avantages sur la plupart des autres farines de Légumineuses. Dans les enviions de JNaples, on cultive en abondance le Lupinus Tennis de Forskahl, que l'on donne aux Chevaux comme un excellent fourrage vert. Deux autres espèces peuvent être considérées commePlantes d'ornement , en raison de la beauté de leurs fleurs et de leurs feuilles. Ce sont les Lupinus varius et lu/eus de Linné. Le premier a des fleurs assez grandes, d'une belle couleur , le plus souvent bleue , quelquefois purpurines. Le second est remarquable par ses fleurs jaunes qui exhalent une odeur analogue à celle de la Giroflée.

LUPINASTER. iiot. than. Le Trifolium Lupinaster, L., avait été érigé par Adanson en genre distinct , que tous les auteurs ont négligé, excepté Mœnch qui en proposa le rétablissement. Seringe {in De Candollc Prochom. Syst. Fcget. , s, p.

302) l'a considéré, avec juste raison ,

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comme une simple section du Trifolium; section remarquable par ses fleurs très-grandes, ses pétales épais, persislans , rouges, blancs ou jaunes; ses folioles coriaces , au nombre de trois à sept, à plusieurs nervures.

C'est à cette section qu'appartiennent, outre l'espèce qui lui a donné son nom , les Trifuliurn alpinum et i/nifloium. 1T. Trèfle. (g..N.)

LUPINELLE. bot. phan. Nom vulgaire du Trèfle incarnat et du Sainfoin. (b.)

LUPIN DS. bot. phan. r. Lupin.

LUPON. MOLii. Tout porte à croire que le Cyprœa Lota de Linné, de Joruguière et de Lamarck, est la même Coquille que le Lupon d'Adanson (Voy. auSéuég., pl. 5, fig a;. (b..H.)

* LCPSEA. bot. phan. (Necker.) Sous-genre de Centaurées répondant au Crvcodilium -deLinné. (b.)

* LUPULARIA. bot. phan. Seringe ( in De Candulle Prodrurn.

Sysl. Veget., 2, p. 172) nomme ainsi la seconde section qu'il établit dans le genre Medicago, et qui est caractérisée par ses gousses en forme de rein, de faulx ou de cuiller, glabres ou pubesceules, à bords entiers. Elle renferme quinze espèces dont les plus remarquables sont les Medicago sativa , Lupulina et arborea. P'. Luzerne. (g..N.)

LUPULINE. Lupulina. bot. phan.

Espèce du genre Luzerne. (b.)

* LUPULINE. bot. chim. Ou a donné ce nom à la matière jaune et cértacée qui recouvre les écailles des cônes du Houblon , et qui paraît eu être le principe actif, f. Houblon, (a. r.)

LUPULUS. bot. phan. F. Houblon.

LDPUS. mam. P'. Loup au mot ,Cuien.

* LURILV/E. bot. phan. Dans ses Fragmcns d'ordres naturels, Linné nommait ainsi un groupe dans lequel il avait léuni la plupart des Plantes

TO>tE IX.

ui foi ment aujourd'hui la famille es Solanées; mais entremêlées de plusieurs genres qui ont été dispersés dans d'autres familles naturelles.

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