‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 212 sur 232 · V. Solanées. (A. n · texte numérisé non relu

V. Solanées. (A. n

* LUSSAO DE MA. rois. Syn.

à'Esox Sphyrœna, L. , cbez les pêcheurs du golfe de Gênes. V. Sphybéne.

* LUSSAQ. bot. phan. L'un des noms arabes du Torskahlea tenacissi-

mà. P'. FOSKAHLEA. (B.)

LUSTRE D'EAU, bot. phan. Nom vulgaire de l'Holtone des marais; on l'étend quelquefois aux Charagnes.

LUTAIRE. Lutaria. bot. crypt.

{Jrthrodiées.) Le genre ainsi nommé par Beauvois qui se hâta de diviser les Algues aquatiques sans les avoir assez examinées, ne convient, par ses caractères, à aucune production de la nature, ou convient à beaucoup qui sont très-diflerentes entre elles. On peut deviner seulement que 'sous Ce nom il entendait désigner des Oscillaires qui croissent au bas des murs humides et certaines Conferves. (b.)

LUTEOLA. bot. phan. Nom scientifique de la Gaude 011 Herbe à jaunir que Toui nefort avait séparée des autres Résédas pour en former un genre qui ne fut pas conservé par Linné. (b.)

LUTH. rept. chél. Espèce de Tortue de mer. P~. Tortue. (b.)

LUTHEUX. ois. Même chose que Lulu. V. ce mot. (b.)

LUTJAN. Lutjanus. rois. Genre établi par Bloch qui lui donna un( nom chinois , on ne sait trop par quelle raison , et qu'adopta Lacépèdc en y comprenant un grand nombre d'espèces que Cuvier n'y a point conservées. Ce savant en a séparé les Diacopes, les Pristipomes , et surtout les Poissons dont il a formé le sousgenre Crénilabrc , rapporté à sa véritable place dans la savante Histoire du Règne Animal (T. 11 , p. 262). Réformé par l'auteur de cet immortel

«uvragc, le genre dont il est question, placé dans l'ordre des Acanihoptérygiens , y fait partie de la quatrième tribu de la première section de la famille des Pcrcoïdes, Acanlhopomes de Du nier il. Ses caractères consistent : dans les ventrales situées nu-dessous des pectorales; uu corps épais tuais comprimé ; l'opercule denté mais sans piquans; la dorsale souvent armée; la gueule bien fendue, dépourvue de lèvres charnues; des dents en crochet aux mâchoires , et point de dents en velours derrière ces dents en crochet. Pai' cette manière de les caractériser , le nombre des Lutjans se trouve considérablement diminué, encore qu'il ne laisse pas que de demeurer considérable. Ce sont des Poissons d'assez petite taille, de forme élégante , et surtout remarquables par la richesse, l'éclat et la variété des nuances dont ils sont parés. La plupart vivent solitaires dans les iners des îles de l'Inde, de la Chine et du Japon méridional. Ils s'y tiennent parmi les rochers , dans les creux et les fentes , ne sortant guère de leur obscure retraite que par le plus beau temps , pour nager avec agilité parmi les Hydrophytcs , dont les plus tendres forment leur principale nourriture. La chair en est fort estimée ; on en trouve aussi quelques-uns dans les mers d'Arabie , ainsi qu'aux Antilles. Le Perça Ascensions , L., de l'île rie l'Ascension, non loin de Sainte-Hélène dans le grand Océan, fait partie de ce genre, dont les principales espèces sont : le Lu tj anus Blocliii; le Lu tj anus Lutjan , Bloch , pl. 245 ; — I'Ecureuil , Lu tj anus Sciurus, Lac, Perça formosa, L.; — l'HAMun, Lutjanus Hamur, Lac, Sciœna, Forsk. ; — Lutjanus ellipticus y Làte.j l'un des A titillas de Bloch, qui ne sont que des Lutjans; — Lutjanus Sarnbra , Cuv., l'un des Alphestes de Schneider, qui sont aussi de simples Lutjans, etc.

Le Lutjan Gymnocéphale figuré par Lacépède, T. m, pl. 33, f. a, nous paraît devoir être repoussé de ce genre puisqu'on n'y voit aucune dentelure

à l'opercule; il appai tiendiait alors au Dente.v. Pr. Denté. (b.)

LUTRA. mam. V. Loxjtru.

L U T II A 1 R E . Lutra ria . conch . Linné avait confondu les Coquilles de ce genre pa i mi ses Mactres et ses M s es. Bruguière ne les sépara pas non plus de ces genres , ou plutôt il les mit toutes parmi les Mactres. Lamarck sépara le premier ces Coquilles, et en forma le genre qui nous occupe sous le nom qu'il poite encore aujourd'hui. C'est dans le Système des Animaux sans vertèbres qu'il le caractérisa. De Roissy l'adopta dans la continuation du BufFon de Sonnini, et le

S laça , comme, Lamarck, à côté des lactres. Dans la Philosophie Zoologique , Lamarck établit la famille des Mactracées , dans laquelle ce genre fut compris avec les Eryciues , les Ongulines, les Crassatelles et les Mactres. Dans l'Extrait du Cours , cette famille et les rapports des Lutraires ne changèrent pas. Cuvier n'adopta pas cet arrangement , et le genre Lutraire dont il sépara une partie des Lavignons {V. ce mot) fut pour lui un sous-genre des Myes qui elles-mêmes font partie de la famille des Enfermées. Elles furent donc séparées des Mactres. Dans son dernier ouvrage , Lamarck apporta quelques changemens dans la famille des Mactracées {P~. ce mot); mais il laissa toujours les Lutraires en rapport avec les Mactres. Blainville cuL à l'égard des Lutraires une opinion à peu près semblable à celle de Cuvier, c'est-à-dire qu'il les sépara des Mactres. Celles-ci, sous le nom de Lntiicoles, se trouvent dans la fn~ mille des Pyloridés ; celles-là dans celle des Couchacés avec les Vénus , etc. L.Hreille a également séparé les Lutraires des Mactres ; sanslcs mettre dans leurs rapports anatomiques , il les a transportées de la famille des Mactracées dans celle des Myaires qui se trouve composée des genres Lutraire, Auatine cl Mye. Le genre Lutraire, à ne considérer que l'Animal, est certainement beaucoup plus voi-

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