TOME IX
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rieurcs. Les fruits sont globuleux , à peu près de la grosseur de la tête d'un Homme. Leur surface est raboteuse et couverte de petites saillies anguleuses verdâtres. Leur pulpe est blanche, fai ineuse, légèrement fibreuse, devenant jaunâtre et succulente à leur parfaite maturité. Le réceptacle ou axe centra lest claviforme, charnu et très-fibreux. L'Arbre à pain est originaire de l'Inde , de la côte du Malabar et des Archipels de la mer du Sud , où il croît en abondance. Les Européens l'ont ensuite transporté dans d'autres parties du globe.
Ainsi on le cultive depuis longtemps à l'Ile-de-France, à Cayenne et dans la plupart des Antilles. Sonnerat et Forster nous ont transmis des renseignemens très- intéressans sur cet Arbre. Il présente deux variétés principales , l'une stérile et entièrement privée de graines , l'autre en contenant au milieu delà pulpe charnue du fruit. Cette dernière variété est celle que décrivirent Rumph et Sonnera t. Selon Forster et plusieurs voyageurs modernes , on la trouvait aussi autrefois à Taïti ; mais elle en a tout-à-fait disparu , parce que les habitans se sont uniquement occupés de cultiver la variété sans graines , qui est plus produc ive et plus agréable à manger. Ces graines, à peu près de la grosseur de nos châtaignes , sont oblongurs, anguleuses, aiguës à leurs deux extrémités , re— couvertes de tuniques. Dans les îles Célebes les habitans les font cuire à l'eau ou sous li cendre chaude pour s'en nourrir. Quant à la variété sans graines, on la trouve aux îles Alarianes ou croît également la seconde variété, aux nouvelles Hébrides et dans l'archipel des Amis , aux Sandwich, mais nulle part plus abondante qu'à l'archipel des îles de la Sotiëié; ses fruits bien mûrs sont pulpeux et d'une saveur douce et agréable , mais ils se putréfiait facilement. Un peu avant leur maturité ils sont farineux, cl lorsqu'ils ont été cuits dans un four ou sur le feu, ils ont une saveur agréable qui rappelle à la fois le
pain du froment , les tubercules de la Pomme de terre ou du Topinambour.
Ils sont alors un «liment aussi sain que nourrissant. Les habitans de Taïti et des îles adjacentes s'en nourrissent pendant huit mois de l'année, et pendant les quatre autres mois , c'est-à-dire de septembre à décembre, c'uoque oii l'Arbre fleurit et mûrit ses fruits, ils mangent une sorte de pulpe cuite préparée encore avec ses fruits. On dit que les fruits de trois Arbres suffisent pour nourrir un Homme pendant une année. Ce n'est pas le seul avantage que l'on retire de l'Arbre à pain; son écorce intérieure est formée de fibres extrêmement tenaces , et l'on s'en sert pour tisser des étoffes dont les habitans se font des vêtemeus.
Une autre espèce non moins intéressante , d'abord placée dans ce genre, est Y si rtocarpus integrifolla.
Mais cette espèce, qui porte exclusivement le nom de Jaquier dans les colonies , est devenue le type du genre Silodiymàe Banks, sousle nom de Sitodium cauliflorum. Elle est figurée dans Rhéede , Roxburgh et Gaertner. y. Sitodium. (a.r.)
JARAet JARARA. rept.oïh. Ces mots doivent signifier Serpent dans certains idiomes malais, car Jaka- Gafeba est , dansRumph, un Python de Ceylan; Jaua-Epéija, un autre Python dans Rai; Jaraka , une Vipère javanaise dansDandin; et Japarakuku , diverses Vipères; mais celles-ci sont brésiliennes, selon Ruysch et Rai, d'après Pison. (b.)
JARACATIA. bot. than. Ce nom se rappioche beaucoup de celui de Jacamlia donné par Pison à une Plante épineuse du Brésil, laquelle paraît être une espèce de Cactus.
Marcgraaff s'eu est servi pour désigner une Plante également épineuse, mais dont les feuilles semblent être digilées.. D'après les caractères qui lui sont attribués , on présume qu'elle a quelque affinité avec le Papayer, Carica Papaja, h. (g..n.)
JARAK. hot. piian. Il serait peul-
être intéressant de rechercher par quelle cause ce mol hébreu , qui signifie Herbe, est, selon Marsdcn, celui du Ricin chez les insulaires de Sumatra. (h.)
JARAVE. Jarava. bot. piian. Le genre de Graminées décrit sous ce nom par Ruiz et Pavon, est une véritable espèce de Stipa. V. ce mot.
JARAViEA. bot. phan. Ce nom a été donné par Scopoli et Necker aux espèces de Mélastomes dont le fruit est bacciforme à deux ou trois loges.