‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 3 sur 232 · TE. (DR..Z · texte numérisé non relu

TE. (DR..Z

IRIBURU-BICHA. ois. (Azzara.) L'un des noms de pays du roi des Vautours. V. Catharte. (dr..z.)

IRIDAPS. bot. phan. (Commerson.jSyn. d'Artocarpe. (u.)

* IRIDÉE. Iridea. bot. crypt.

(Ilydrophyles.) Le genre ainsi désigné par Stackliouse , ne pouvant être conservé selon Lamouroux, nous adopterons ce nom pour un genre nouveau de Fucacées dont nous proposons l'établissement , parce qu'il désigne parfaitement les teintes brillantes dont se parent les Plantes qui le composent. Quand elles sont plongées dans leur élément naturel , elles y répandent les plus belles nuances de l'arc-cu-ciel , ou les reflets chatoyans que lancent le plumage de cerlains Oiseaux et quelques variétés de charbon de terre. Ses caractères, qui le placent dans notre tribu des Lam mariées ( V. ce mot), consistent dans la forme de la fronde simple , atténuée inférieuremeut en un slips court de la même substance que l'expansion qui est épaisse , d'une consistance cartilagineuse , gélatineuse, formée d'un mucus coutenu clans un réseau microscopique , formé de filameni entrecroisés, ressemblant à colui d'une Hydrodictye.

La (ructifica lion consiste en des tubercules épais dans l'épaisseur des frondes, environnés d'une sorte d'anneau translucide el devenant souvent durs et saillans au point de rendre la fronde rugueuse comme la peau de certains Squales. Toutes les espèces de ce genre brillent, dans la mer, de reflets chatoyans , que plusieurs reprennent même lorsqu'après une longue dessiccation on les remet dans l'eau pour les faire revenir; elles reprennent alors toule leur flexibilité, mais ne la nient pas à se décomposer en une sorte de gelée ou mucosité qui répand une odeur de violette très-prononcée et fort agréable.

Le Delesseria editlis de Lamouroux, dont De Candolle faisait une Dlve,

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et Agardh un Halymenia, rentre certainement dans ce genre dont nous connaissons plusieurs autres belles espèces exotiques : Vlridea corda/a, N.; Fucus cordatus ,Turn. , Ilist. Fuc, t. 1 1 6 ; Halymenia , Ag. , Sp., p. 201 , à i'ronde entière subcordée , acuminée, quia été rapportée par Menzies des côtes occidentales de l'Amérique du nord. XJIridœa crispata, N., â fronde sub-réniforme ou en coin , à. bords très-ondulés et frisés , découverte par Lesson , sur les côtes du Chili , à la Conception. ISIridœa papillosa, jN. , à frondes plus allongées, déclarées, se chargeant de papilles qui , lorsqu'elles viennent à tornber par l'âge avec la fructification , laissent des trous dans la substance du Végétal qui alors demeure càucellé comme le Larninaria slgarum. C'est encore Lesson qui a découvert cette espèce aux Malouines. Enfin Vlridea micans , N., à fronde ovoïde obronde, obtuse, à peine ondulée, d'abord mince , très-hygrométrique , d'une teinte violette sombre , et la plus chatoyante de toutes; l'âge Tépaissit plus que toute autre , et alors ses fructifications très-mullipliées la rendent âpre ; elle acquiert jusqu'à un pied et demi de long. D'Urvillel'a rapportée des Malouines et de la Conception. L' Halymenia reniformis , Ag. ; le Fucus lumalion , et le Delesseria palmata , doivent encore appartenir au genre Iridée. (b.)

IRTDÉES. Irideœ. bot. phajst.

Famille naturelle de Plan:es monocolylédones à étamines épigynes , dont le genre Iris est le type et le plus nombreux en espèces. La famille des Jridées forme un groupe extrêmement naturel et très-facile à distinguer. Toutes les Plantes qui le composent sont remarquables par la grandeur ou l'éclat de leurs fleurs:

aussi une multitude d'entre elles forment-elles l'ornement de nos serres et rie nos jardins ; telles sont les Iris, leslxies , les Glaïeuls , les Safran s, les ïcrmndicnncs et beaucoup d'autres.

Les Iridécsson t toutes des Plantes her-

bacées, généralement vivaces , ayant leur racine tubéreuse et charnue , quelquefois cependant fibreuse. Leur tige , qui est assez rarement sous-frutescente à sa base , est cylindrique ou comprimée, portant des feuilles alternes, planes, ensiformes ou cylindrscées, devenant jaunâtres dans l'herbier. Les fleurs sont constamment enveloppées avant leur épanouissement dans une spathe membraneuse, souvent mince, sècbe et scarieuse , formée d'une seule , de deux ou de plusieurs pièces. Ces fleurs sont tantôt solitaires, tantôt diversement groupées. Leur calice est généralement tubuleux , adhérent par sa base, avec l'ovaire qui est infère. Sou limbe est à six divisions profondes , dont trois intérieures et trois extérieures , quelquefois inégales et dissemblables.

Les étamiqes sont constamment au nombre de trois naissant du sommet du tube; tantôt les filets sont libres et distincts, tantôt ils sont soudes et monadelph.es. Les anthères ont leur l'ace tournée vers le centre de la fleur. Elles sont à deux loges qui s'ouvrent par un sillon longitudinal. L'ovaire est constamment infère , à trois loges, contenant chacune plusieurs ovules attachées sur deux rangées alternatives , à l'angle rentrant. Le style est simple, terminé par trois stigmates simples , bifides , découpés ou minces , membraneux et pétaloïdes. Le fruit est une capsule à trois loges polyspernies , et à trois valves septifères sur le milieu de leur face interne. Les graines se composent d'un tégument propre et d'un embryon p'arfaitement indivis , placé dans un endosperme charnu ou légèrement corné.

Les genres qui entrent dans la famille des Iridées peuvent être partagés en deux sections bien distinctes , suivant que leurs trois étamines sont libres ou suivant qu'elles sont raonadelphes.

I'e Section. — Etamines libres.

Iris , L. ; Morœa , L. , auquel il faut réunir, selon Jussieu, le Bo-

barda de Linné et le Diplarr/iena do Labillardière ; Ixia , L. ; Tapeinia , Coinmers. ; Cipura, Aublet ; Jratso/iia, Juss. ; G/adiolus, L. ; Antholyza, L. ; Tfritscnia, Thunb. ; Crocus , L. ; Pardanthus , Ker. ; Babiana , Gawler ; Sparaxis , Gawler ; Hesperantka , Gawl.; Gcissorhiza , Gawl.; Tritonia, Gawl.; Jnoma- Iheca, Gawl.; Triclionema , Gawl.; Jrislea, Aiton; Diasia, De Cand. ; Moub/etia , De Cand.

* IIe Section. — Etamines monadelp/tes.

Galaxia , Thunb ; Sisyrinchium , L. ; Tigridia, Juss.; lerraria, L. ; Vieusseuxia , Délai ochc ; Patersonia , llob. Browu.

Plusieurs des genres que nous venons d'dnumérer devront probablement être réunis ensemble , quand ils auront été étudiés avec plus de sévérité.

Quant aux Di/a/ris , Xiphidium et ÏJ '■ achendoijia , placés par Jussicu à la suite des Iridécs dans son Gênera, cet illustre botaniste en a l'ait plus récemment une famille nouvelle sous le nom de Dilap idées. P". ce mol au Supplément. (a. r.)

* IRIDINE. Iridina. conçu. Genre proposé par Lamarck pour une des espèces u'Anodontites de Bruguière.

Féi ussae et Blainville le considèrent, avec juste raison, comme sous-genre des Anodontes. P. ce mot. (d..h.)

* IRIDION. bot. vu an. On a rapporté au Roridula dentata , L. , la Plante nommée par Burinant) {Prodr.

6) Iridiun verticillatum. (g..n.)

IRIDIUM. MIN. Le docteur Wollaston a découvert ce Métal à l'état d'alliage avec l'Osmium en des proportions encore inconnues. Il se rencontre en grains blancs métalliques avec ceux du Platine natif, et présente des indices de cristallisation d'après lesquels on croit pouvoir rapporter sa loi nie à celle d'un prisme hexaèdre régulier. Les grains d'Iridium osmiuré ressemblent beaucoup

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