‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 4 sur 232 · TOME IX · texte numérisé non relu

TOME IX

à ceux du Platine par leur couleur; niais ils sont sensiblement plus durs.

Leur pesanteur spécifique est d'environ 17,î5. Ils sont insolubles dans tous les Acides , et donnent , par la calcinatiou dans un tube ouvert , une odeur analogue à celle du Chlore.

On les sépare du Platine brut en traitant le saule platinifèrc par l'Acide nitro- hydrochlorique Le Platine se dissout et l'osmiure d'Iridium reste avec les matières pierreuses. (<;. dkl.)

IRIDORCHIS. bot. piiAN. Nom donné par Du Petit-Tlioiiars (llist.

des Orchidées des îles australes d'Afrique ) à un groupe de la section des Kpidcndrcsct qui correspond au genre Cymbidium de Swailz. 11 olfre pour caractères essentiels : une seule masse pollmiquc dans chaque loge de l'anthère; labelle plane, élargi, denté au sommet; lleur renversée, il ne se compose que d'une seule espèce {Cymbidium equitans), Plante des îlesde France , de Mascareigne et de Madagascar. Du Pctit-Thouars l'a figurée {lue. cit., lab. g 1) sous le nom \1 Eqititirîs. (g..n.)

IRIDROGALVIA. bot. I'iian.

( Poiret, Eucyclopéd. , et Steudcl. ) Pour Isidrogalvia. ff . ce mot. (g..n.)

* IRIE Iria. bot. phan. Le professeur Richard a proposé ce nom {in Persuon. Syu. Plant. 1 , p. 65) pour un sous-genre dont le Cyperus /nunos~ tac/iyus de Linné est le type. Ses caractères consistent : en un épi simple , composé d'écaillés distiques et imbriquées , dont les supérieures sout serrées les unes contre les antres, et les inférieures se terminent par une arête. Chaque fleur se compose d'une seule étamine, d'un ovaire surmonte de deux stigmates. Le fruit est un akène mutique.

Ce sous-geni cse compose de deux espèces; l'une , Iria Caribœa , Rich., est le Cyperus munoslachyos de Linné qui croît dans l'Amérique méridionale; l'autre, Iria indica , Rich., est le Cyperus munustachytis de Rotlbol qui croît dans l'Inde , et se dis-

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tingue de la précédente pnr sa toull'e épaisse, dressée , et ses écailles inférieures aristées. (a. n.)

* IRIO,. bot. piian. Ce mot , employé par Linné comme nom spécifique d'un Sisymbrium , a été donné par De Caudolle ( Syst. Vcget. Nat.

T. il, p. 463) à la quatrième section qu'il a établie dans ce genre. V. Si-

SYMBllE. (G..N.)

IRION. bot. pïïan. Ce mot, dont on a fait Irio , était celui par lequel les anciens désignaient la Moutarde des champs, et \ usqu'aii Folygonum Fagopyrum. (g.)

* IRIS. zool. t. OEil.

* IRIS. ins. Nom scientifique du beau Papillon d'Europe vulgairement nommé Grand Mars changeant, (b.)

IRIS. Tris. bot. piian. Genre rie la famille des Iridées , de la Triandrie Monogynic, L. Il est fort nombreux en espèces cultivées daus nos jardins, et peut être caractérisé de la manière suivante : son calice est tubuleux et adhérent par sa base avec l'ovaire qui est complètement infère ; le limbe est à six divisions très-profondes, dont trois extérieures plus grandes sontquelquefois dressées et quelquefois réfléchies, ordinairement marquées sur le milieu de leur face interne d'une rangée longitudinale de poils glanduleux; les trois divisions internes , plus petites que les trois autres, sont dressées quand celles-ci sont réfléchies , ou réfléchies quand les autres sont dressées. Les étamines , au nombre de trois, sont insérées au sommet du tube du calice. Leurs filets sont libres , et leurs anthères allongées à deux loges et extrorses. Chaque étaniine est placée en face de chacune des divisions calicinales externes et recouverte par un des stigmates. Le style est ordinairement triangulaire, tantôt libre, tantôt soudé avec le tube du calice qui est épais et charnu.

Il se termine par trois stigmates pétaloïdes allongés , voûtés et recouvrant immédiatement chaque étamine. Ils sont bilobés à leur sommet

avec une petite languette placée à la face inférieure de la fente qui sépare les deux lobes , et marqués d une rainure glanduleuse formée par la prolongation de la fente dont nous venons de parler. L'ovaire est infère, à trois loges, contenant chacune un assez grand nombre d'ovules attachés à l'angle interne et sur deux rangées longitudinales , mais alternes. Le lruit est une capsule ovoïde allongée , quelquefois un peu triangulaire , acuminée à son sommet , à trois loges , contenant plusieurs graines disposées sur deux ou sur une seule rangée. Celle capsule s'ouvre en trois valves septifères sur le milieu de leur face interne. Les graines qui sont globuleuses ou planes, déprimées et discoïdes, contiennent dans un endosperme blanc et corné un embryon dressé et cylindrique.

On compte quatre-vingt-douze espèces d'Iris décrites dans le troisième volume du Systcma Vegetabilium de Rœmer et Schultes. Ce sont toutes des Plantes vivaces,à racines fibreuses ou plus généralement munies d'unesouche ou rhizome horizontal ; tubéreux et charnu , dont la forme varie beaucoup suivant les diverses espèces. L.es feuilles sont généralement eusiformes, comprimées , engainantes à leur partie inférieure, quelquefois linéaires et graminiformes; les plus extérieures avortent quelquefois et forment des espèces de gaines scarieuses. La tige ou hampe est tantôt cylindrique, tantôt comprimée ou anguleuse , simple ou rameuse, portant une ou plusieurs fleurs sessiles ou pédonculées , généralement très-grandes , violettes , jaunes ou blanches , accompagnées de spathes scarieuses qui ne paraissent être que des feuilles avortées. Les espèces de ce genre sont répandues généralement dans les diverses contrées de l'Europe , en Orient et au cap de Bonne-Espérance ; trèspeu habitent l'Amérique. On en compte environ sept à huit dans l'Amérique septentrionale , et uuc seule au Brésil.

Un très-grand nombre d'espèces de

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