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nécessaire de réprimer par des lois la passion dont les citoyens s'éprirent pour les couronnes et les guirlandes.
On dit aussi que sous les empereurs dont la lâcheté et la mollesscégalaient la cruauté, les Romains, imitateurs de leurs tyrans , ne se contentaient plus de ces tresses de fleurs , mais qu'ils les entassaient dans leurs lits et leurs appartemens comme pour se procurer une sorte d'ivresse. 11 y a lieu de croire que ces fleurs étaient celles des champs, si nombreuses et si briU lantes sous le beau ciel de l'Italie , ou bien qu'elles appartenaient à quelques espèces seulement cultivées en grand pour l'usage des Sybaiites de cette époque. Pline, en effet, citant les Plantes cultivées dans les Jardins de son temps, ne parle, à propos de fleurs d'ornement, que de Roses et de Violettes. Dans les peintures brillantes que les poëtes ont tracées des fameux Jardins des Hespéiïdes, de Sémiramis et d'AIcinoiis , ils n'ont point dit, pour en augmenter les délices , qu'ils fussent embellis de Heurs , et tout fait présumer que ces Jardins n'étaient que des retraites ombragées, arrosées et décorées de divers ninnumens.
Le nombre des Plantes cultivées soit pour l'ornement , soit pour l'utilité, ne s'augmenta pas en Europe durant toute la période barbare du moyen âge. Mais, au treizième siècle , lorsque les Croisés furent oblig s d'abandonner aux Sarrasins l'objet de leurs pieuses conquêtes , ils en reçurent , par une sorte de compensation , de légères connaissances , les seules que ces preux mais ignares vôyageurs étaient susceptibles d'acquérir; avec quelques notions d'Horticulture, ils rapportèrent de l'Orient plusieurs graines de Plantes utiles^, notre article Fagopyhtjm) en même temps qu'un certain nombre de Ileurs d'ornement qui furent conservées dans les couvens des moines, dont elles charmaient la solitude et l'oisiveté.
Ainsi, pendant que l'Europe ne possédait encore aucun Jardin rc-
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marquable par ses cultures, un goût très- vit' pour les Végétaux d'agrément, pour les parterres de Heurs et pour les Arbres fruitiers , dominait chez les Orientaux et surtout chez les Persans. A la vérité, celte passion n'a pas eu d'aussi beaux résultais que chez les nations occidentales dont la perfectibilité est un caractère essentiel. Le plus grand plaisir pour les Persans, au rapport de Kaempfer, est de se retirer dans leurs Jardins , d'eu construire de nouveaux jusque dans les lieux les plus écartés, d'en tracer eux-mêmes le plan et de diriger leurs cultures. Mais, de même que les Chinois , peuple éminemment stationnaire dans la civilisation , ils se bornent à cultiver un certain nombre de Plantes qu'ils affectionnent , sans ajouter à leurs richesses celles qu'ils pourraient facilement faire venir d'autres climats qui , malgré leur éloignement, ont beaucoup d'analogie avec le leur.
Vers le milieu du seizième siècle, la botanique ayant fait quelques progrès, des Jardins furent consacrés à son enseignement. Mais comme cette science était , pour ainsi dire , fondue dans la médecine, on n'y cultiva d'abord quecerlainesPlantes sur les propriétés vraies ou imaginaires desquelles cette dernière science fondait ses principaux moyens thérapeutiques.
Les professeurs , sous le titre de Simplicistes , y démontraient les Simples et en commentaient les vertus d'après Dioscoridc. Rarement leur attention se portait sur des Plantes qui n'auraient pas eu d'application médicale; mais comme heureusement il régnait une croyance universelle , que chaque Plante était flouée d'une vertu particulière, on s'eftbi çait d'en connaître lie nouvelles afin de trouverde nouveaux moyens cura tifs ; et ce fut ainsi qu'un préjugé servit à l'avancement des connaissances en botanique. A cette époque cependant, plusieurs princes ou riches particuliers en Italie se passionnèrent pour la culture des Plantes. Ils établirent des Jardins où rien n'était épargné pour se procurer jes Végétaux les plus rares et les plus
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beaux. Cet exemple fut suivi par les Allemands , les Belge; , les Français et les Anglais qui surpassèrent bientôt les Italiens. Il est même remarquable que la culture des Heurs est maintenant presque entièrement négligée dans cette Italie qui en fut le berceau ainsi que celui des plus belles institutions.
Si nous voulions faire ici l'histoire de l'établissement des principaux Jardins de Botanique etsuivreles peifectiounemens qu'ils ont subis jusqu'à ce jour , nous risquerions d'excéder les limites d'un ouvrage où tout doit être esquissé à grands traits ; il existe d'ailleurs sur ce sujet un excellent Mémoire de Deleuze (Ann. du Mus.
d'Hist. Nat. T. ix , p. i4g) auquel nous renvoyons nos lecteurs; ils ytrouveront d'intéressans détails sur l'origine et la fortunedes Jardins , tant publics que particuliers , qui ont joui d'une certaine célébrité. Cependant nous n'omettrons pas de parler des Jardins les plus remarquables de l'époque actuelle, parce que leur splendeur semble donner la mesure de l'état de la science clans les diverses contrées de la terre.
Parmi les Jardins publics que possède la France et qui sont presqu'en aussi grand nombre qu'il y a de villes un peu considérables, celui de la capitale domine et par sa vaste étendue et par Ici soins dont il est l'objet de la part d'une savante administration. Cet établissement a reçu .depuis Buffon qui eu fut l'intendant , un* extension telle qu'on a dû en changer le nom et le décorer du titre de Muséum d'Histoire Naturelle. La botanique n'en est plus qu'une partie; mais dirigé par des hommes aussi profonds que nos honorables maîtres De Ju^sieu , Desfontaines, et par ce respectable Thouin qui vient d'être enlevé à l'horticulture , le Jardin des Plantes de Paris offre tous les moyens possibles d'instruction. De vastes serres y nourrissent en abondançp les Végétaux des climats tropiques; une école de botanique y présente plus de six mille espèces disposées suivant les
milles naturelles; d'immenses car- :s sont destinas à cultiver les Planés d'ornement, les Végétaux utiles , Il à reproduire en abondance les ■ ombreuses variétés que la culture a mit naître. C'est dans ce JarJiu que Uusieurs de nos contemporains ont uuisé , par l'étude de la série des êtres uu'on y conserve, les principes fixes uui donnent à la botanique toute la Habilité d'une véritable science; c'est ee ce JarJiu que sont sorties la plupart des Plantes remarquables par :uur utilité ou leur élégance. Le Ca- 3jer qui fait la lichessedes Antilles, as Robiniers, les Erables , les Pavia, ■=js Marronniers , en un mot presque ous les Arbustes qui décorent nos oosquets, ontencoreleurs vieux pèies ians quelques coins du Jardin des liantes de Paris. Les Arbustes de a Nouvelle-Hollande et de l'Améidquc septentrionale y ont singuèèiemcnt prospéré. Plusieurs sont ultivés en pleine terre et ne semblent pas beaucoup souffrir de l'in- IJémcnce des savons. Parmi les Planés des pays chauds , il en est même uuelques-unes qui ont réussi bien auelà île ce qu'on avait lieu d'espérer, • ar jamais , dans leur pairie .elles n'al- .eignent d'aussi grands développeinens. Tels sont les Cliamœrops plarés devant l'ampliilhéàtre , le Cactus veruuianus pour lequel on a construit nne maison, le Cèdre du Labyrinthe, le. , etc.
Plus favorisé par la nature , le Jar- Jn de Montpellier, aîné de celui de farts, a l'avantage de nourrir quelques Plantes qui ne vivent pas ou ont très-chétives dans ce dernier. Cependant, malgré l'activité et les taens des proie seurs De Candolle et •Oelile, ce Jardin est loin de pouvoir îui être comparé, quant au nombre :t au choix des espèces cultivées. La orésence d'une école spéciale de mélecine soutient cet établissement au- |uel les habilans de Montpellier paraissent assez inclifférens. Nous pour- ' nions en dire autant de tous les Jar- ! ilins publics des autres villes de ' France, qui néanmoins entretiennent
le zèle de la science chez quelques amateurs etla propagent jusque dans les classes inférieures.
Certains élablissemens particuliers en France ont rendu de trop grands services à la botanique pour que nous omettions de les mentionner ici. Ainsi le Jardin de la Mal maison, fondé par l'impératrice Joséphine, était tiès-conuu par ses produdions rares et par l'ouvrage de luxe que Ventenat a publié. Cet auteur a également donné les descriptions des Plantes rares que contenait le Jardin de Cels , agronome et membre de l'Institut. Les Jardins particuliers de fjoursault , de Noisette, etc. , reçoivent les fréquentes visites des botanistes, et leur procurent la connaissance des Plantes rares et exotiques que les propriétaires de ces établis-emens font venir à grands frais, soit directement de toutes les parties du monde , soit indirectement par la voie de l'Angleterre. Près de Paris , les serres du Jardin de Fulchiron à Passy sont célèbres par les beaux Palmiers qu'on y cultive; mais c'est surtout dans celui de Soulangc-Bodin, situé à Fromont, près Ris (Seineet-Uise) , que l'on est enchanté de la variété des Arbres étrangers qui y végètentavec vigueur, grâce aux soins éclairés du savant propriétaire qui les cultive.
En Angleterre, les Jardins publics nesont pas nombreux, mais en revanche les établissemens particuliers , d'une grande somptuosité , ont beaucoup contribué à répandi e dans ce pays le goût de l'horticulture. Près de Londres , le Jardin de Chelsca qui fut donné par un gentilhomme à la com-
Eagnie des apothicaires, devint célère par les travaux de Miller. Celui de Kew, dont le roi est possesseur, contient un nombre très-considérable de Plantes. Son catalogue, dressé par Alton , est devenu un ouvrage classique , dont la seconde édition est surtout précieuse parla collaboration du célèbre R. Brown. l[ existe dans les autres grandes villes des trois royaumes , des Jardins de Botanique qui
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oal acquis plus ou moins de dévcloppemcnl, selon l'activité et le mérite des professeurs auxquels la direction en est confiée. Ainsi le Jardin de Glasgow , dont L'existence ne remonte pas plus haut que 1 817, atteste, par son étal florissant, le zèle éclairé du docteur Ilooker. On ne peut lui comparer, quant à la rapidité de ses progrès , que le Jardin de Genève, qui a été fondé à la même époque par noire illustre collaborateur, le professeur De Candolle. Mais , comme nous l'avons dit plus haut , ce sont les établissemens particuliers qui font la réputation de l'Angleterre et qui contribuent le plus aux progrès de la science. Les Jardins de Kew et de Chelsea ne sont pas , à proprement parler, publics; l'accès , il est vrai, n'en est pas très-difficile ; mais encore n'y va-t-on pas avec cette liberté dont iouit , par exemple, la population parisienne lorsqu'elle se" porte au Jardin du Roi. Outre ces Jardins célèbres, on en Voit de magnifiques dans les environs du Londres , parmi lesquels nous citerons celui' de Loddigcs , auteur d'un ouvrage bien médiocre sous le rapport de la science , mais qui nous donne une idée à u grand nombre des belles Plantes qu'il cuit jvp.
L'Allemagne et les Pays-Bas.ne le cèdent point à la France et à l'Angleterre , quant au nombre et à la beauté des Jardins , soit publics soit particuliers. On doit placer, en première ligne , le Jardin de Berlin , qui , sous la direction de Willdenow, de Link et de Otto , et grâces à la généreuse protection du gouvernement prussien, est probablement le plus riche en espèces de tous les Jardins publics. D'après la première partie du Catalogue publié par Link, il est à présumer que le nombie s'en élève à près de douze mille. Ce sei ait encore plus qu'en Angleterre où , si l'on s'en rapporte au Catalogue de Sweel pour tous les Jardins des environs de Londres , le nombre est à peu près de onze mille.
Le Jardin de Gaud , dans les Pays- Cas , est surtout remarquable par
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les soins qui président à la culture :j des espèces rares cl exotiques. La Hollande , en raison de la passion jf que ses habitons ont toujours eue 1 pour les fleurs (passion qui a quel- t quefois dégénérée en véritable ma- H nie), a possédé de tout temps des Jardins splendides qu'cnrichis.saient conl iuuellemcnt les relations de ce r peuple marchand avec tout l'uni- V vers et surtout avec les Indes-Orien- sî taies et la Chine. Aussi les Jardins de i Leydc et d'Amsterdam peuvent-ils 1 être considérés comme les pépinières de tous les autres Jardins du continent. Dans le grand nombre de Jardins particuliers qui se remarquaient en Hollande , il en est un qui a ac- | 1 quis une grande célébrité par la publication d'un des premiers ouvrages c de Linné; c'est celui de Cliffort à [; Harticamp près Harlem. L'Allema- ] gne est de toute l'Europe , la partie f ou la Botanique élémentaire est le plus universellement répandue. Elle doit cette supériorité d'instruction primaire à ses nombreuses universités qui toutes sont pourvues de Jardins publics destinés à la démouslration des Plantes par des professeurs spécialement chargés de ce soin. Indépendamment de ces Jardins uni-^ vcrsilaires , un grand nombie de princes et de riches particuliers ont fondé des Jardins plus ou moins remarquables. Dans celui de Hcliœnbi unu , l'empereur François I''' poussa au plus haut degré le luxe et l'art de la culture des Plantes étrangères.
Les dépenses qu'il fit pour l'eni ichir de Plantes exotiques , furent excessives. De très-grands Arbres, des Palmiers , furent expédiés des Antilles par Jacquin , sur un vaisseau frété exprès , puis transportés avec toutes les précautions imaginables de Livourne à Schœnhrunn. L'ouvrage publié par Jacquin , sous le titre d'Hortus Sc/iœnbruiineiisis , répond bien par le luxe qu'où y a déployé, à la magnificence du Jardin dont il fait connaître les productions.
. Quclqu'auslèrc que soit le climat des contrées septentrionales de l'Eu-
ropc, la culture des Plantes exotiques n'y a pas néanmoins été négligée.
KEn Suède, sous la direction de liinimé , le Jardin d'Upsal fut un des plus llflorissans de son époque. Dans le Danoemarck , celui de Copenhague a été , vvers ces derniers temps , considérablement emiehi par les soins de Iloriinemann,el par les envois du docteur WVallicli. La Russie , dont la civili- -sation a été si tardive, n'a plus rien ik envier aux régions de l'Europe plus ^favorisées de la nature. Le Jardin •:dc Pétcrshourg , récemment fondé, i est placé sous la direction de Fischer :qui a été long-temps à la lêle du beau JJardin de Gorenki. On dit que le I plan en est admirable et gigantesque, • et qu'une étendue de plus de cent «cinquante mètres en longueur est afl'I'eclée aux serres chaudes seulement.
III est vrai que, sur les bords de la :'JNéva , la plupart des Plantes ont bcssoin d'une chaleur artificielle , car I telle est la rigueur du climat , que le I Peuplier d'Italie ne peut y passer l'hiiver sans êtie abrité.
Les pays méridionaux de l'Europe (OÙ nous avons vu que l'horticulture ;a pris naissance, sont aujourd'hui t fort en arrière , si on les compare aux ( conlrérsseptcnli ionales. Ainsi les Jardins d'Italie ne pourraient entrer en | parallèle avec ceux de France , d'An- ; gleterre et d'Allemagne. Cependant « celui de INaplcs ,donl Tenore a la dii reelion , est remarquable par la beauté de certaines Plantes exotiques qui n'y paraissent pas beaucoup souffrir i de leur transportation.
Le Jardin de Madrid , ce! ui deGoïmbre en Portugal , étaient naguère trèsflorissans par les soins de Zéa , de Lagasca et de Brolero. C'est au zèle de ces infortunés directeurs que l'on doit la propagation d'une foule de Végétaux curieux de l'Amérique méridionale et du Mexique , Végétaux qui font aujourd'hui les ornomensdes parterres somptueux du riche , de la chaumière du pauvre et delà modeste croisée de l'arlisan; tels sont, entre autres , le Dahlia cl le Cvbœa. Mais au moment où nous écrivons, tout se ressent
dans la malheureuse Péninsule du mouvement rétrograde que les fanatiques impriment aux bonnes institutions de leur pays. Zéa , qui depuis a été minisli e delà Colombie , et surtout L igasca , persécutés, proscrits, ont fait admirer sur une terre étrangère et leur mérite scientifique et leur couslance dans l'adversité. La botanique n'a donc plus de soutien en Espagne; d'autres intérêts absorbent toute l'attention des hommes puissans de ce pays.
Nous venons dépasser rapidement en revue les principaux établissemens de l'Europe. Il en est encore de trè considérables que nous désirerions mentionner ici , mais cette énumération nous entraînerait au-delà desbornes que nous nous sommes prescrites. C'est ce motif qui nous empêche de parler des Jardins de botanique fondés par les Européens dan.
leurs colonies américaines, asiatiques et africaines; de ceux de l'Ilede-France, de Calcutta, de Pondichérv , fie Cayennc , de Botany-Bay , du cap de Bonne-Espérance, de Ténériffe , de Mexico , de Philadelphie, etc. D'ailleurs nous n'avons sur ces établissemens que des documens imparfaits , si ce n'est pour celui de Calcutta qui , suivant les rapports des voyageurs, n'a pas son pareil dans tout le globe. Voici ce qu'en dil Leschenault dans une lettre en date du oo novembre 1819, adressée au professeur de Jussieu. « Ce Jardin, situé sur les bords du Gange, a plus de deux lieues de tour; le sol en est d'une grande fécondilé. Le docleur Wallich, qui le dirige , reçoit tous les moyens de l'enrichir, et il y met toute son application. Le nombre des personnes attachées au Jardin est de trois cent quarante-cinq. Il a des collecteurs sur tous les points de l'Inde qui lui envoient des semences, des Plantes vivantes cldes Plantes sèches.
Il possède une belle bibliothèque ; quatorze dessinateurs sont sans cesse occupés à augmenter la collection des dessins coloriés , qui est sansdoulc une des plus complètes et des plus
belles qui existent. Ces dessins sont d'un grand format et d'une rare perfection. »
Après l'aperçu que nous venons de donner sur les Jardins de botanique existans , il est convenable d'offrir quelques considérations sur les modifications qu'on doit apporter dans la disposition do chacun d'eux, d'après la nature de leur institution et l'étendue qu'on veut leur assigner. En instituant des Jardins de botanique, les anciens avaient pour but presque exclusif, de procurer la connaissance des Plantes médicinales. Guy de la Brosse, qui fit paraître en i64i le Catalogue du Jardin des Plantes de Paris , dit expressément que ses Jonctions étaient d'administrer par charité des Plantes aux malades , et d'enseigner leurs vertus à plus de deux cents écoliers accourus de toutes les provinces. Ce médecin annonçait pourtant la cullure de beaucoup d espèces nouvelles des Indes , lesquelles ( suivant ses expressions ) « il falloit connoislre par la veue avant que la main se meslat de leur applicalion.
Que si vous hochez la teste , ajoutaitil , pour n'en savoir pas les propriétés , attendez que l'expérience les ait descouvertes, et puis on vous les enseignera. » Ces dernièies réflexions prouvent que le Jardin des Plantes de Paris fut , dès son origine ,, consacré à la science lors même qu'il avait pour but apparent d'être uniquement destiné à secourir les malades. Aujourd'hui, il n'y a plus de spécialité absolue dans l'établissement des Jardins de botanique; on veut que la science des Végétaux profite , aussi bien que la médecine et les arts, des travaux de l'horticulture. Peut-être pourrait-on reprocher aux fondateurs modernes de donner dans un autre excès , de vouloir atteindre une perfection que les circonstances locales ne leur permettent pas d'espérer. En agissant ainsi, ils restent, d'une part, toujours au-dessous des nécessités de la science, et de l'autre, ils privent les Végétaux importans des
soins qu'ils prodiguent à des Plantes à peu près inutiles.
Dans une grande capitale , où les trésors de l'Etal ne sont point épargnés pour tout ce qui tend à son embellissement , la plus grande extension doit être donnée à un Jardin de botanique, pourvu que son administration en soit confiée à des professeurs instruits et à des jardiniers in-rtelligens, chez lesquels cependant l'abondance des pbjets ne soit pas une source d'erreurs et de confusion. Mais il est nécessaire que le directeur du Jardin de botanique d'une ville peu considérable, modère son ambition; il ne faut pas qu'il s'imagine l'emporter sur les grands élablissemens, pour la culture dé toutes les espèces par exemple , de tel genre , quand il sera privé des représentais d'une foule d'autres genres dont la connaissance est presque indispensable à celui qui veut étudier la botanique ; car on ne doit pas perdre de vue que l'enseignement de la science est le principal objet de l'institution. Cette passion pour la culture d'un, seul genre est au contraire très-louable dans les élablissemens particuliers. C'est elle qui enrichit la science d'espèces nouvelles , ou ce qui vaut mieux encore , qui porte la lumière dans le chaos des grands genres, sépare les espèces confusément réunies, et rassemble celles que l'arbitraire ou l'ignorance avaient disjointes.
Lorsque les Jardins publics sont affectés à des élablissemens spéciaux , comme ceux des écoles de médecine et de pharmacie , des hôpitaux d'instructions de la marine ou de la guerre , ils doivent être régis sous le double point de vue de l'enseignement des principes de Botanique et de la connaissance approfondie des Plantes usuelles. C'est ici qu'il serait important de s'attacher prcférablement à la culture, non-seulement des espèces utiles, mais de celles qui sont nuisibles , et surtout d'apporter le plus grand soin dans leur détermination. Le nombre de ces Plantes
st d'ailleurs assez considérable pour jijuc leur élude suffise aux besoins de Renseignement élémentaire.
Avant de 1er miner cet article , nous idcvrions , peut-être, éuumércr les ivvarilages que la science des Végétaux et l'Economie publique ont reîi- "és des Jardins de Botanique; mais chacun de nos lecteurs a déjà pressenti Et apprécié ces avantages. Nous a liions voulu présenter quelques obsaervations sur le régime intérieur de xxs établisseinens , si nous n'avions rétléclii queces observations ne pourraient être générales et qu'elles devraient se modifier suivant une foule de circonstances , variables d'un pays .i un autre, et trop nombreuses, par -conséquent , pour que nous puissions les indiquer ici. (g..n.)
JARDINIER, ois. L'un des noms vvulgaircs de l'Ortolan, y. Bru INT.
JARDINIERE, jns. Le Carabe doué, la Courtilière et d'autres Insccttes qui attaquent les racines polagèires, soit à l'état parfait, soit à celui ide larves, portent vulgairement ce inom dans la plupart des départemens île la France. (li.)
JARDINIÈRE, moll . (Geoffroy. ) 5Sy n . d 'Hélix hortenais . (b.)
JARET. rois. L'un des noms vuligaires du Spart/s Mœna , L. V, Spare.
IDelaroche , qui éci il JARRET , dit que ■ c'est le Sf/iaris aux îles Baléares, (u.)
JARGON, min. ^.Zircon.
JARGONEELE. bot. piia.v. Variété de Poire d'été. (b.)
JARNOTE. bot. piian. y. En-
NNOTE.
JARRA. bot. piian. L'un des unoms vulgaires du Genêt dans ccr- Mains départemens de la France, (b.)
* JARRET, pois. r. Jaret.
* JARRET IMPÉRIAL, pois. (De- Uaroclic. ) Syn. de Sparts Zébra iaux îles Baléares. (b.)
JARRETIÈRE, rois. y. LÉn-
IIDOI'E.
* JARRI-NÉGRIER. bot. phan.
Le Quercus Tuza dans quelques parties du centre de la France. (u.)
JARS. ois. On appelle ainsi communément le mâle de l'Oie domestique. A'. Canard. (DR..Z.)
* JASERAN. bot. crypt. Ancien synonyme d'Oronge vraie, particulièrement dans les Vosges, (b.)
JASEDR. Jiombyciuora. ois. Genre de l'ordre des Omnivores. Caractères :
bec court, droit, élevé ; mandibule supérieure dentée, faiblement arquée vers l'extrémité ; narines placées à la base du bec , ovoïdes , recouvertes de poils rudes dirigés en avant; qua:re doigts, trois en avant, l'extérieur soudé à l'intermédiaire; un pouce; ailes médiocres; première et deuxième rémiges les plus longues.
Les ornithologistes avaient coufondu successivement parmi les Merles , les Pie-Grièches et les Cotinga* , les deux seules espèces qui, jusqu'à présent, composent tout ce genre.
Quoique la séparation eût été depuis long temps indiquée par Schwenckfeld , elle n'a été faite que récemment par Vieillot; Temminck et Cuvier l'ont ensuite confirmée en l'adoptant.
D'après le nom latin imposé à ce genre , il semblerait q:ic les Jaseurs dussent faire une consommation habituel le de Lépidoptères nocturnes et a litres Insectes ailés; cependant ils ne les chassent que lorsque leur nourriture favorite, qui consiste en baies et en fruits, vient à manquer absolument.
Ces Oiseaux sont voyageurs, et quoique l'on eût appelé Jascur de Bohême l'espèce européenne, on ne la trouve pas plus fréquemment dans ce pays que partout ailleutssoris la même latitude ; il paraît qu'elle réside de préférence et plus long- temps dans les contrées septentrionales, qu'elle s'y occupa de sa reproduction dont les détails sont encore peu connus; elle ne quitte ces lieux que lorsqu'un excessif abaissement de température en rend le séjour inhabitable , et c'est à ces intempéries locales que nous devons de voir accidentelle-
nient ces jolis Oiseaux flans nos provinces tempérées. Quoique l'on assure que les migrations des Jaseurs nous amènent ordinairement ceux-ci en troupes si nombreuses que le ciel en paraît obscurci , jamais nous n'avons vu ces troupes se composer de plus de cinq ou six individus : du reste , il ne serait pas impossible que , dans les pays du Nord, ces Oiseaux aient des mœurs plus sociables, et il est même assez probable que les forêts boréales formées d'Arbres résineux, dont quelques espèces offrent en abondance des fruits charnus , sont des points de réunion pour les Jaseurs qui peuvent encore ne renoncer à la vie sociale que lorsqu'une circonstance fortuite contrarie totalement leurs habitudes, et les oblige à se disperser. Le nom français donné à ces Oiseaux n'est pas plus heureux que le synonyme latin; en effet, il semblerait que les Jaseurs se fissent remarquer par un caquet soutenu; cependant leur prétendue jaserie se borne à un petit cri , à un gazouillement très-ordinaire qui n'est pas plus souvent répété que celui des autres Oiseaux. Peut-être ce gazouillement, plus accenté au temps des amours, époque peu connue et dont aucun auteur ne parle, aura-t-il paru à plusieurs observateurs une sorte de caquelage, en raison du nombre d'Oiseaux réunis qui le faisaient entendre simultanément. C'est sur quoi nous n'avons pas été à même de nous éclairer. Quelques auteurs prétendent aussi que ces Oiseaux sont un excellent gibier; il est possible que , dans les contrées oit ils sont aussi communs que les Merles et les Grives le sont ici, leur chasse présente les mêmes avantages.
GiiANi) Jaseur, Ampelis Garrulus , Gmel.; Bo/nbycilla Eohemica , Brjiss. ; Bombycluora pol/ocœlla , Meyer ; Boinbycù'ora Garrula , Ihiff. , pl. eul. 26k Parties supérieures d'un cendré vineux; le; inférieures d'une teinte un peu plus claire; plumes de la huppe longues et disposées en huppe ; front , bandeau , sourcils et
gorge noirs; rémiges noires, terminées par une tache angulaire blanche et jatine, les secondaires blanches à l'extrémité qui se termine par un prolongement cartilagineux en forme de palette , d'un rouge vif; tectrices caudales inférieures d'un brun marron ; lectrices noires, terminées de jaune; bec jaunâtre, avec la pointe et la mandibule inférieure noires; pieds noirâtres. Taille, sept pouces et demi. La femelle a moins de noir à la gorge , et seulement quatre ou cinq petites palettes ronges aux rémiges d'Europe.
Petit Jaseur , Bomby cilla Cedmrum, Yieill.; Garrulus americanns , Dum. ; Ampelis Garrulus, var. La th., Ois. de l'Amérique septentrionale ,p-.
57. Parties supérieures d'un cendré roussâlre; les inférieures moins foncées en couleur ; huppe composée de plumes effilées , moins longues et moins soyeuses que celles du grand Jaseur; bande noire du front entourant les yeux et venant se terminer sur les joues ; gorge noire ; croupiou d'un gris ardoisé; rémiges cendrées, frangées de grisâtre, dont quelquesunes des plus rapprochées du corps sont terminées par une étroi'e palette ronge; rectrices terminées de jaune; menton blanc; poitrine d'un gris roux*; ventre jaunâtre; abdomen et tectrices caudales inférieures gris ; bec et |iieds noirs. Taille, cinq pouces trois quarts. De l'Amérique septentrionale où elle niche dans les forêts, sur les Cèdres. On assure que la ponte qui se (ail d'ordinaire en juin, se renouvelle en août. (diî..z.)-
JASIONE. Jasione. bot. phan.
Genre de Plantes de la famille des Campanulaeées et de la Pentandrie Monogamie , niais que Linné avait placé dans la Syngénésie Monogamie, parce que les anthères sont légèrement soudées entre elles par leur base. Ce genre se compose de trois à quaire espèces annuelles ou vivaces, ayant leurs fleurs disposées en capitules globuleux, environnés à la base d'un involucre polyphylle, dont les
bliolcs son I quelquefois disposées sur ideux rangées. Chaque Heur offre un ..:alice sondé par sa partie inférieure jau son tube avec l'ovaire qui cst(infeere, ayant son limbe découpé en cCinq divisions étroites; une corolle umcnopétale fendue presque jusqu'à >.sa base en cinq lanières étroites, linnéaires et dressées ; cinq étamines insérées toul-à-fait à la base de la co- «rollc, beaucoup plus comtes qu'elle , rayant les filets grêles et dre>sés, et lilès anthères à deux loges bilobées à lileur base où elles sont légèrement > soudées entre elles. Coupé tiansverr salement l'ovaire qui est infèic offre ildeux loges contenant chacune un 1 très-grand nombre d'ovules attachés à rdeux trophospi rmes hémisphériques | placés sur le milieu de la cloison. Le sstyle est long, renflé dans sa partie «supérieure ou il se termine par un -stigmate allongé , glanduleux, velu et lbilobé. Le fruil est une capsule glo- Ibuleusc couronnée par les lobes du ^ calice, s'ouvranl seulement par son •sommet au moyen d'une l'enje transversale. Trois espèces de ce genre i croissent en France , savoir : Jmione : monlana , L., très-commun clans les 1 lieux secs et sablonneux, aux envii rons de Paris; Jasiuuc pciennis cl /.
humilis , l'un et l'autre vivaces.
JASME. jiot. ph an. (Daléehamp.) ; Syn. de Y dndrosace fillusa, L.
JASMIN. Jcisminuni. hot. tiian. Ce l genre de la Diandrie Monogynie, L., I Forme le type de la famille des Jasmii nées. Les auteurs modernes y réunis-
■ sent h; genre Mugorium de Jussieu ,
■ qui n'en diffère que par lenombic des i divisions du calice et de la corolle.
lies Jasmins, dont on compte aujourd'hui au moins une quarantaine i d'espèces , sont des Arbuste:; quel- • quefois sarmenteux et grinipans , ori- | gmaires des In des -Orient aies, d'Ailrique.de la Nouvelle -Hollande ou i du lillor.-d de ia Méditerranée. Leurs feuilles sont opposées, très-rarement alternes, simples ou composées. Leurs fleurs , qui généralement répandent
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une odeur agréable , sont blanches , quelquefois jaunes ou roses , pédonculées et placées soit à l'aisselle des feuilles, soit à l'extrémité des rameaux. Chaque fleur offre l'organisation suivante : un calice monosépale, turbiné , à cinq ou huit divisions plus ou moins allongées , quelquefois trèscourtes ( ./. odu/alinsimum'} ; une corolle monopétale , hypocratériforme, à tube long et grêle , à limbe plane , à cinq ou huit lobes, d'abord emboîtée les uns dans les autres et tordus en spirale avant l'épanouissement de la Ileur ; deux ctamines sessiles, attachées à l'intérieur du tube; un ovaire libre , presque globuleux , à deux loges contenant cliaciine deux ovules suspendus et apposés. Le style est ordinairement long et grêle , terminé par un stigmate renflé et bifide. Le fruit est une baie profondément bilobécou didyme, à deux loges contenant chacune une ou deux graines; l'une des loges avorte quelquefois , et alors la baie semble déjetée d'un côté. Les graines contiennent un.
embryon dressé , renfermé dans un endosperme mince dont la plupart des botanistes ont méconnu l'existence.
Un grand nombre d'espèces de Jasmin sont cultivées dans les jardins. iNous mentionnerons ici les plus intéressantes.
f Fleurs jaunes.
Jasmin frutiqueux ou a feuilles DE CYTISE , Jasminum fruticana , L. Oiiginaire des parties centrale et méridionale de la France et de l'Fspague, celle espèce forme une touffe ou buisson de trois â qua Ire pfods d'élévation. Sa lige est dressée, rameuse; ses rameaux Yerls portent des feuilles persis.ta-ntes,comjDbsées de trois folioles, vers l i partie inférieure, réduites à une seule foliole veis la partie supéiieuie des rameaux. Les Heurs sont jaunes, inodores , placées au nombre de deux à trois à \ aisselle d es feuilles supérieures. Ses baies sent didymes , noirâtres. On la cultive dans li s jardins où elle fleurit pendant la plus
grande partie de l'été. Quoique peu délicate sur la nature du terrain , cette espèce préfère une terre légère.
Elle craint les hivers rigoureux pendant lesquels elle doit être recouverte. On [a multiplie de marcottes ou de rejetons.
Jasmin odorant , Jasminum ocloratissimum , L. On l'appelle encore Jasmin Jonquille , à cause de la couleur et de l'odeur de ses fleurs , assez semblables à celles du Narcisse Jonquille. Celte belle espèce, qui nous vient de l'Inde , forme un petit Ar-r brisseau de trois à six pieds de hauteur. Ses feuilles sont persistantes , alternes, composées d'une seule ou de trois folioles assez grandes , luisantes etd'unvertagréable. Ces folioles sont ovales-obtuses. Les Heurs sont grandes, d'un beau jaune, d'une odeur extrêmement suave , portées sur des pédoncules triflores qui naissent du sommet de la tige. Cette espèce doit être rentrée en orangerie pendant l'hiver. On la multiplie de graines ou de marcottes.
ff Fleurs blanches ou rosées.
Jasmin officinal ou ordinaire , Jasminum officinale, L. Sous-Arbrisseau don lia hauteur varie beaucoup.
Ses rameaux sont longs , effilés et glabres. Ses feuilles opposées sont piofondément pinnatifides et paraissent composées ordinairement de sept folioles ovales -aiguës , entières, les trois supérieures étant souvent confluentes entre elles par leur base. Les tieurs , blanches et d'une odeur trèsforte et très-suave, sont disposées par petits bouquets auxiliaires et pédonculés. Chaque fleur elle-hiême est ensuite pédicellée. Son calice offre cinq lanières linéaires , aiguës , dressées. Le Jasmin est une Plante indienne , naturalisée depuis un temps immémorial dans toutes les contrées de l'Europe, où on la cultive non-seulement comme Plan te d'ornement , mais aussi pour extraire leprincipe odorant de ses fleurs. C'est particulièrement en Provence que le Jasmin est ainsi cultivé pour l'usage de ia parfumerie.
Nous en avons vu des champs entiers aux environs de Grasse et de Nice.
Autrefois très-employées comme antispasmodiques , les tieurs de Jasmin sont aujourd'hui presqu'cutièrernent inusitées en médecine. Il eu est de même de leur eau distillée que l'on faisait entrer à la dose d'une à deux onces dans les potions calmantes.
Cette espèce se cultive en pleine terre ; quelquefois on la place le long des murs et des habitations , qu'elle ne larde pas à recouvrir de ses rameaux longs et flexibles. En le taillant et l'arrosant souvent , le Jasmin donne des fleurs pendant presque toute la belle saison.
Jasmin a grandes fleurs , Jasminum grandiflurum , L. Cette belle espèce, qui vient de l'Inde et qu'on désigue vulgairement sous le nom de Jasmin d'Espagne, a beaucoup de ressemblance avec la précédente.
Gomme elle , c'est un sous-Arbrisseau à ramea ux longs et flexibles. Ses feuilles se composent de sept folioles ovales-obtuses ; les trois supérieures souvent confluentes par leur base. Les fleurs sont beaucoup plus grandes que dans l'espèce précédente, blanches en dedans, rougeâtres à leur surface externe ; les lobes de la corolle sont obovales-oblus. Ces fleurs répaudent une odeur très-agréable. On cultive aussi cette espèce en Provence pour en retirer le principe aromatique. Le Jasmin d'Espagne se multiplie en le greffant en fente sur le Jasmin ordinaire.
Jasmin des Açores , Jasminum Jzoricum ,L. L'une des plus jolies et des plus agréables espèces de ce genre; il forme un buisson de trois à quatre pieds d'élévation , dontles rameaux sont garnis de feuilles opposées , composées de trois folioles cordiformes, grandes, glabres, d'un vert agréable et luisantes à leur face supérieure. Les fleurs sont blanches et forment des bouquets à la partie supérieure des ramifications de la tige.
Ce Jasmin, qui demande à être rentré dans l'orangerie, se multiplie de graines et de marcottes.
On cultive encore plusieurs autres espèces de ce genre; telles sont les Ifàsminum humile d'Italie, J. votubile \ lu Cap; J. mauritianum del'Ilc-de- IFrance ; J. geniculatum des îles de ba mer du Sud ; J. triumphans , etc., este. (A..R.)
Le nom de Jasmin a été étendu , [par des voyageurs peu instruits et [jpardes jardiniers, à d'autres Arbustes qqui n'y ont aucun rapport , comme le îlijfcium afrum, qu'on appela Jasmin t d'Afrique; le Gayac, Jasmin d'Amésrique; Je Plumeria rubra , Jasmin fen Arbre; le Philadelphie coroi.iiarius , Jasmin bâtard ou blanc ; ;iune Clématite et le Lilas , Jasmin sblt.v; le Gardénia /lurida, Jasmin iduCap; le Bignonia radicaus, Jas- NBfiN de Virginie, etc., etc. (b.)
JASMIN DE MER. polyp. Quelqques marchands d'objets d'histoire imaturelie donnent ce nom au Millepore tronqué. Pr. Milléfore.