‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 46 sur 232 · JUG · texte numérisé non relu

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ainsi que le Gigeri de Saint-Domingue , une corruption de Gangiea qui désigne la même Plante au Congo.

JUGLANDEES. Juglandcœ. bot.

phan. Le genre Noyer, Juglans , d'abord placé dans la famille des Térébinthacées , en diffère tellement par un grand nombre de caractères importans , qu'il en a été retiré et est devenu leUpe d'un ordre naturel nouveau qui porte le nom de Juglandées. Les Juglandées ont des Heurs monoïques.

Les mâles sont disposées en chatons simples ou composes. Chaque fleur offre une écaille calyciforme , partagée latéralement en deux ou six lobes plus ou moins profonds; des étamines en nombre indéterminé, ayant les filet s extrêmement courts et les anthères à deux loges. Ces chatons mâles naissent constamment vers la partie supérieuie des rameaux de l'année précédente, il n'en est pas de même des Heurs femelles qui , au contraire , se développent à l'extrémité des rameaux de l'année. Chaque fleur femelle se compose d'un calice double, adhérent avec l'ovaire infère; rarement le calice est simple, à quatre divisions. L'ovaire est infère , uniloculaire, contenant un seul ovule dressé. Il est surmonté par deux stigmates très-épais, ou par un style court e; un stigmate quadrilobé. Le fruit est une drupe peu charnue, globuleuse ou allongée, quelquefois munie de deux ailes latérales, contenant une noix à deux ou quatre valves. La graine est bosselée et comme cérébriforme à l'extérieur, plus ou moins quadrilobée à sa partie inférieure , recouverte d'un tégument propre, membraneux, sous lequel on trouve un gios embryon ayant les cotylédons charnus et bilobés , la radicule supérieure.

Le genre Noyer , qui formait »

lui seul cette famille, a été , depuis , divisé en trois genres, savoir : Noyer proprement dit qui a pour type le- Juglans regia, Ca/jade Nutlaï, danslequel on place les J. olivœfurrnis ,, alba, sulcata , aquatica , etc. , et Pte-

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rocarya de Kunth , ou Juglans Pieroc a/y a de Michaux.

A ces trois genres , Kunth ajoute le genre Decostea de Ruiz et Pavon , qu'il rapproche avec doute de la famille des Juglandées. F. Noyer.

JUGLANS. bot. phan. V. Noyer.

JDGOLINE. bot. phan. Pour Jugéoline. P". ce mot. (b.)

JUGULAIRES, pots. Second ordre de la classe des Poissons dans le Systema naturœ de Linné , qui répond exactement aux Auchénoptères de Diiméril. V. ce mot. Il était caractérisé par la position des nageoires abdominales situées sous la gorge, en avant des pectorales. (b.)

JUIF. ois. Nom vulgaire du Bruant de roseaux et de l'Hirondelle Martinet, (b.)

JUIF. Pois. L'un des noms vulgaires du Squalus Zigœna. On le donnait anciennement à l'Ichthyocolle , espèce du genre Esturgeon. (b.)

JUJUBE. Ji/ji/ba. BOT. PHAN.

Fruit du Jujubier. V. ce mot. (b.)

JUJUBIER. Zizyphus. bot. phan.

Ce genre , de la famille des Rhamnées , et de la Pentandrie Digynie, L., établi par Tourncfort, avait été réuni par Linné au. genre Rhamnus.

Mais Jussieu , Lamarck et presque tous les auteurs modernes l'ont distingué de nouveau comme genre particulier. Voici ses caractères : calice étalé, à cinq divisions ; corolle formée de cinq pétales très-petits , dressés; cinq étamines à iilels courts, placées en face des pélales , et insérées ainsi que ces derniers autour d'un disque périgyne qui tapisse le fond du calice et environne l'ovaiie; celui-ci est à deux loges, surmonté de deux stigmates. Le fruit est une drupe charnue contenant un noyau à deux loges. Les Jujubiers sont des Arbrisseaux ou de petits Arbres épineux, ayant des feuilles alternes, accompagnées à leur base de deux stipules subulées , persistantes , se changeant en épines. Leurs fleurs sont

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hermaphrodites et très-petites. Parmi ces espèces, nous distinguerons les suivantes :

Jujubier commun, Zizyphus vulgaris, Lamk. , 111. tab. i85, fig. 1.

Arbrisseau de quinze à vingt pieds d'élévation, offrant sur ses branches de petits rameaux filiformes verts , qu'il renouvelle tous les ans , et sur lesquels se développent les feuilles et les fleurs. Ces feuilles sont alternes , presque sessiles, ovales, obtuses, acuminées; celles de la base sont arrondies ; toutes obscurément dentées, glabres , luisantes , marquées de trois nervures longitudinales. On trouve à leur base deux stipules subulées , très-aiguës, persistantes et devenant des aiguillons. Les fleurs sont petites, jaunâtres, rassemblées par pelils glojnérules à l'aisselle des feuilles. Le fruit est une drupe ovoïde , rougeâtre, lisse, de la grosseur d'une Olive, contenant un noyau osseux, à deux loges monospermes. Le Jujubier est originaire d'Orient et particulièrement de la Syrie. Selon Pline, il a été introduit en Italie par Sextus Papirius. Aujourd'hui il y forme un Arbre indigène aussi bien qu'en Espagne et dans le midi de la France.

Les Jujubes, ou fruits du Jujubier, lorsqu'elles sont fraîches , ont une chair ferme, mais sucrée et agréable. On les mange en cet état dans les provinces où cet Arbre est cultivé. Celles que l'on emploie en médecine ont été séchées au soleil. Unies aux Dattes , aux Figues et aux Raisins secs , elles forment les fruits pectoraux et béchiques , très-employés en tisane dans le traitement des maladies de poitrine.

Jujubier Lotos , Zizyphus Lotus , Desf., Fl. Atl. 1, p. 200; Act. Acad.

1788 , tab. 21. Celte espèce ne forme qu'un Arbrisseau buissonneux qui ne s'élève guère à plus de quati e à cinq pieds; ses rameaux sont irréguliers, tortueux, blanchâtres, armés d'épines binées ; les feuilles sont alternes, petites, ovales, obtuses, à peine dentées, offrant trois nervures longitudinales. Les fleurs , d'un blanc

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