‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 48 sur 232 · JUL · texte numérisé non relu

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en outre du Cheiranthus par ses cotylédons incombans ; de Y Erysimitm par sa silique qui n'est pas exactement te'tragone; du Sisymbrium par son calice à rleux bosses; enfin des Matlhiola et Malcomia qu'on a formés à ses dépens, par son stigmate sans appendices , très- épais et obtus. Les Plantes qui composent ce genre sont herbacées , annuelles, bisannuelles ou vivaces, à racines fibreuses , à tiges dressées ou étalées.

Leurs feuilles sont ovales, lancéolées ou oblongues, dentées ou lyrées. La plupart des espèces sont couvertes de poils , les uns lymphatiques, simples ou rameux, les autres, surtout vers le sommet , glanduleux et sécrétant une humeur visqueuse. Les fleurs sont disposées en grappes droites, terminales et sans bractées. Elles sont tantôt blanches , tantôt purpurines, quelquefois versicolores , et elles répandent une odeur agréable. Toutes les Juliennes croissent dans l'hémisphère boréal. Les champs cultivés et les haies sont leurs stations habituelles. Sur les vingt espèces décriles jusqu'à ce pur, une hahile l'Amérique septentrionale, six l'Europe et treize l'Afrique boréale, l'Orient et l'Asie tempérée. De Candolle les a distribuées en deux sections qu'il a nommées Hesperis et Deilosma. La première est caractérisée par le limbe des pétales linéaire, rougeâtre et odorant, parla silique à deux côtés tranchans , à valves carénées et à cloison fongueuse. La deuxième se distingue, au contraire , par le limbe des pétales obové et par sa silique cylindracée ou à peine tétragone,à cloison membraneuse. C'est dans cette section que se trouve l'espèce suivante, remarquable par la beauté et l'odeur agréable de ses fleurs.

La Julienne oes dames , Hesperis matronalis , L. , a une tige cylindrique, velue, presque simple et qui s'élève jusqu'à six décimètres. Ses feuilles sont ovales-lancéolées, pointues et dentées. Les fleurs sont terminales, portées sur des pédicclles de la longueur du calice ; il leur succède

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des siliques dressées , glabres et dont les bords ne sont point épaissis. Cette espèce croît naturellement dans les lieux couverts et cultivés , dans les vignes et le long des haies et des buissons de l'Europe méridionale. On la cultive dans les jardins comme fleur d'ornement sous les noms de Julienne, Cassolette, Beurée , Damas , etc. Elle y produit plusieurs variétés de couleur , ainsi que des monstruosités dont la plus curieuse est celleque l'on a nommée foliiflora, et dans laquelle les pétales, les étamines et le pistil sont convertis en feuilles d'un vert tendre. La Julienne des dames est une Plante de pleine terre qui demande peu d'arrosement, un sol substantiel, léger, et une exposition au midi. Les variétés à fleurs doubles se multiplient par la séparation de leurs boutures dans le mois de septembre. Elles prennent aisément racine lorsqu'elles sont dans un terrain favorable. (g..n.)

* JULTFÈRES. bot. ni an. (Lamarck.) Syn. d'Amentacées. ï-r. ce mot. (n.)

JULIS. pois. T'. Girelle et LA- BRE.

JUM AR. Onotaurus. mam. Le Mulet provenant de l'accouplement du Taureau et de la Jument ou du Cheval avec la Vache, désigné sous ce nom par les anciens , n'a jamais existé.

JUMEAUX, bot. crypt. Nom bizarre de l'une des familles plus bizarres encore, s'il est possible, oii le docteur Paiilét place des Champignons qu'il nomme Nombril-blanc, Chapeau-Cannei.ee , etc. Ce sont tout simplement des Agarics. (b.)

JUMENT, mam. La femelle du Cheval. V. ce mot. (b.)

JUNCAGO. bot. phan. (Tournefort.) Syn. deTriglochin. F. ce mot.

JUNCARIA. bot. phan. Vieux synonyme à'Ôrtegia hispanica. (b.)

JUNCELLUS. bot. phan. Ce nom

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désigne les petites espèces du genre SScirpe chez les anciens botanistes.

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JOiNCDS. bot. puan. V. Jonc.

* J0NDZ1LLÎA. bot. piian. De (Candolle(Sp/e//i. Veget. T. IX, p. 5^g) intentionné un genre établi sous ce :7iom par Audi zeiowski , mais qui, [formé sur le Coc/dearia Draba , L., ildoit être réuni au Lepidium. Dcaivaux (Journ. de Bot. 3, p. 1.65) avait rdéjà pioposé l'établissement du même jjgein e qu'il nommait Carda/ia. V.

ILepidium. (g..n.)

JUNGERMANNE. Jungermannia.

tbot. crypt. (Hépatiques.) Ce genre, ll'un des plus nombreux en espèces cet des plus généralement répandus ide la Cryptogamie , est en même ttemps l'un des plus naturels , ce qui m'a pas empcclié plusieurs auteurs de ccliercher à le subdiviser. Il a été «établi par Ruppius , adopté par Miicheli et par Linné qui a réuni sous (ce nom les trois genres désignés par 'Micludi sous les noms de Marsi/ea, ide Jungermannia et de Muscoidus , (divisions qui, étant uniquement foni dées sur le port, ne peuvent êtie

adoptées que comme sections de .génie. La plupart des auteurs ont

adopté le genre tel que Linné l'avait ■ circonscrit. Hedwig en a cependant : séparé avec raison le genre Andrœa iqui appartient évidemment à la fai mille des Mousses.

Les J ungermannes sont particulièi rement caractérisées par une capsule i renfermée dans un calice membraineux, en sortant à sa maturité , et ] portée sur un pédicelle plus ou moins llong et se divisant jusqu'à la moitié 1 ou jusqu'à la base en quatre valves, t Cette capsule renferme des séniinules Nombreuses entremêlées de Glamens < <:n spirales auxquels on a donné le i nom à'elater; ces Glamens naissent

tantôt du fond «le la capsule, tantôt

de toute la paroi interne des valves, i et tantôt du sommet de ces valves; il ine paraît pas qu'ils donnent inser- I lion aux séminules , mais leur usage

semble borné à faciliter, par leur

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élasticité , la dispersion de ces graines. La capsule varie dans ce genre par sa l'orme ronde ou allongée, par sa division en quatre valves jusqu'à la base ou seulement j usqu'à la moitié. C'est sur ce dernier caractère, propre seulement à un petit nombre d'espèces , et pai ticulièrement aux Jung, serpytlifoliù et minutissima de Hooker, que mademoiselle Libert a fondé le genre Lejeunia. V. A un. Génér.

des Se. Phys. publiées à Bruxelles, lladdi , qui a publié un travail tièsétendu sur les Jungermannes de la Toscane, et qui les a subdivisées en plusieurs genres , a laissé ces espèces parmi les vraies Jungermannes , mais il a séparé de ce genre, sous le nom de Fvssombronia , le Jung, pusitla , Uotb , Hook. , différant de la plupart des autres Jungermannes par sa capsule qui se divise en lambeaux irréguliers. Mais c'est particulièrement sur les différences que présente l'espèce de calice qui enveloppe la base du pédicelle de la capsule, qu'il a fondé ces genres. Cet organe, qui a généralement la forme d'un sac membraneux , ouveit à son sommet, varie en ellet beaucoup dans ce genre comme Hooker l'avait déjà indiqué dans son superbe ouvrage sur les Jungermannes de l'Angleterre. Racldi a fondé sur ces variations les genres suivans : Bellisocinia , calice comprimé, lisse, presque bilabié, à bord lacinié. Il a pour type le /. lœvigata , H ol h. — Jntoiria , calice comprimé , bilabié , à lèvres entières , arrondies. Raddi rapporte à ce genre le Jung, ptatyphytla , mais il est douteux que 1 espèce à laquelle il donne ce nom soit bien la même que celle ue Linné cl les botanistes du nord e l'Europe/ ont nommée ainsi. — Frullania , calice tuberculeux extérieurement , presque trigone , divisé à son sommet en trois lanières : ce genre renferme les Jung. Tamarisci et dilatata. — Candollea , calice tronqué au sommet , plus ou moins comprimé. Raddi rapporte à ce genre les Jung, asplenoides , L. ; compacta , Rolh; nernorosa, L. ; complanata ,

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L. — Les J ungerinannia proprement dites sont caractérisées par leur calice membraneux, tubuleux , plus ou moins plissé vers son orifice. Ce genre renferme encore le plus grand nombre des espèces ; telles sont : les Jung, polyantkus , scalaris , bidenlata , repians , etc. — Calypogeia , calice cylindrique , épais, adhérent à la tige par le bord de son orifice. Ce genre, l'un des plus remarquables par la singulière insertion de son calice , renferme le Jung, trichomanes et deux espèces nouvelles décrites par Raddi.

— Melzgcria , calice membraneux, turbiné, naissant de la partie inférieure de la fronde. C'est à ce genre qu'appartient le Jung, furcata , L. , et le Jung, tomentosa , Hoffin. — Rœmeria , calice cylindrique tronqué, charnu , dressé , adhérent par sa base à la face inférieure de la fronde. Les Jung, multijida , palmala et pinguia se i apportent à ce geure. — Pellia , calice cylindrique, tronqué, naissant de la face supérieure de la fronde.

Raddi ne place dans ce genre que le Jung. cpipkyLla.

Ces genres sont fondé.-, la plupartsur des caractères extrêmement minutieux, et sur les variations d'un organe qui parait avoir peu d'importance ; ds n'ont jusqu'à présent été adoptés par aucun botaniste , et en effet, le genre Jungei maune paraît si naturel et si bien limité qu'on ne peut le diviser qu'en sections fondées sur le port et la disposition des femelles comme la plupart des naturalistes l'ont déjà (ait.

Une première grande division' renferme les espèces dout la fronde est simple, plus ou moins lobée , presque toujours palmée , étendue sur le sol , et ne présente pas de folioles distinctes. Telles sont les Jung, epiphylla , piuguis , furcala , etc.

Toutes les autres espèces ont une tige simple ou rameuse , rampante ou redressée, couverte de petites feuilles distiques de lorme li ès-variable. Celle division , de beaucoup plus nombreuse en espèces que la précédente , se divise en deux groupes, suivant

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que les feuilles sont nues à leur base ou qu'elles sont accompagnées de stipules caulinaires qui forment en général à la face inférieure des tiges un double rang de petites folioles.

C'est à ces organes que quelques botanistes étrangers, ne voulant jamais adopter dans la Cryptogamie les mêmes termes que pour les Plantes phanérogames, et multipliant ainsi inutilement le vocabulaire de la science, ont donné le nom d'Amphigastres. .

Le nombre des espèces connues de ce genre s'élève à environ trois cents dont près de quatre-viogis croissent en Europe. L'Amérique septentrionale en produit un nombre assez considérable ; L. De Schweinitz en énumèie cinquante-huit dont plusieurs , il est vrai , sont communes aux deux contineus. Les régions équatoriales en nourrissent aussi un grand nombre, et cette famille ne paraît même pas diminuer eu allant du pôle vers l'équaleur, comme on l'a prétendu, à tort, relativement aux Cryptogames , car la Laponien'en produit que trente espèces d'après Wahlenberg, et l'île de Java , dont les espèces sont cependant moins complètement connues, en renferme, d'après Nées d'E.;enbeck , près de soixante. !1 eu est de même du Brésil, du cap de Bonne-Espérauce , de l'Inde, etc., qui en produisent beaucoup , ainsi que Mascareigrie dont Bory de Saint- Vincent a rapporté plus de trente espèces.

Quoique les espèces de tous ces pays ne soient pas encore bien connues, on doit remarquer le nombre considérableque Menziesa rapportées de la Nouvelle-Zélande et que Hoofcer a figurées dans ses Musci exotici , car ce nombre paraît confirmer l'observation qu'on a déjà faite de la grande prédominance des Cryptogames dans cette île et non vers les pôles, (ad.b.)

*JDNGERMANNIÉES. bot.crypt.

On a quelquefois emplové ce nom comme synonyme d'Hépatiques. V.

ce mot. (b.)

JUNGHANSIA. bot. fiian. Le

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enre établi sous ce nom par Gmelin Sja/. Veget., p. iiig) est le même ^ue le Curlisia d'Aiton , fondé sur une espèce de Side/vxjlon de Burunann. V. Curtisie. (g..W.)

JUNGHAUSIA. bot. pu an. Pour Jlunghansia. f . ce mot. (g..n.)

JUNGIE. Jurigia. bot. phan. Genice de !;> famille des Synanthérées et JJe la Syngénésie séparée, L. , établi ppar Linné fils (Suppi. fiant., p. 59;)) q^ui le dédia à la mémoire rie Jungius, muteur d'ouvrages eslimés et renfernmant, selon Du Pelit-THoùars , les npremiers fondcmens des méthodes de cclassiHcation des Plantes. Adoptant cce genre , Cassini L'a placé dans la (tribu des Nassauviées, près du genre LDumerilia dont il diffère à peine , et Uni a donné les caractères suivans :

iinvolucre cylinJracé, formé de foliolies à peu près sur un seul rang , éga- Ues , oblongues et obtuses; réceptacle iplauiuscule garni de paillettes analogues aux folioles de l'involucrc; ca- Uathide sans layons, composée de [plusieurs fleurons bilabiés et hermapphrodiles; ovaires oblongs , grêles, ^anguleux , surmontes d'une aigrette Idcfague et plumeuse. Les calalhides >sont réunies par trois et quatre en capitules, entourés chacun d'un involuccre général formé de bractées analogues aux folioles des involucres par- Ofiels. Le Jungia fe/rtiginca estl'unirque espèce du genre. G'est une Plante (de l'Améiique méridionale, dont les ! tiges sont ligneuses, couvertes d'un ilduvct couleur de rouille. Les feuilles >sont alternes, péliolées , arroudics , éëchancrées en cœur à la base et divisées en cinq lobes obtus ; les capituiles de fleurs sont petits et disposés en mue panicule terminale très-ramifiée.

(Celte espèce n'a été observée depuis I Linné fils par aucun botaniste. Cependant Gacrtner, qui n'a fait que : transcrire la description du genre , a 1 changé arbitrairement son nom en 'celui de Trinac/e. Quant au Jungia fifii Gaerlhdr; A". Escaelonik. (g..n.)

.TU NI A. bot. ru an. (Adanson.)

JDR 95 Syn. de Cle/à/a , , L. V. ce mot.

JUNIPERUS. bot. phan. V . Genièvre ou Genévrier.

* JDNON. ins. Espèce de Staphyliu de Geoffroy , qui est un Stèue de Fabricius. (b.)

* JDJNSA. bot. phan. La Plante désignée sous ce nom par Linscot , paraît être l'Arachide. (b.)

JUPUBA. Cassicus Ilœmorrhous.

Ois. (Vieillot.) Nom de pays d'une espèce de la division des Caasiques dans le genre Troupiale. F. ce mot. (b.)

* JURINEE. Juiinea. bot. phan.

Genre de la famille des Synanthérées, Ciuarocéphales de Jussiêu , et de la Syngénésie égale, L. , proposé par Cassini dans le IJict. des Scienc. Nat. , et placé par ce botaniste dans la tribu des Carduinécs. Voici les caractères qu'il lui attribue : iuvolucre formé de folioles imbriquées, appliquées , oblongues , coriaces , les intérieures sans appendices, les extérieures surmoulécs (l'un appendice étalé et spinesceut ; réceptacle planiuscule, hérissé de paillettes inégales et subuléesj calathide sans rayons, formée de fleurons à corolle oblique, nombreux, égaux et hermaphrodites; akènes obovoïdes , télragones, glabres, striés, présentant une alvéole basilaire, très-oblique et intérieure , une aréole apicilaiie entouréed'un rebord crénelé, et portant une cupule qui s'accroît beaucoup par la floraison, devient un corps épais, lubuleux, bémisphéi ique ou cylindracé , et se détache après la maturité du fruit; aigrette blanche et légèrement plumeuse, attachée autour du bord externe et inférieur de la cupule. Cette cupule forme le caractère essentiel du genre Juiinea qui diffère seulement en cela et par la structure de l'involucrc, du Larduus et du Serra- /u/a.H. Cassini en a donné une description longue et minutieuse, et l'a regardéecommeformée parla réunion intime du plateau et de l'anneau , parties du fruit des Carduinécs qui

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ordinairement ne s'accroissent point après la floraison, mais qui , dans le genre dont nous nous occupons, changent au contraire de forme, -en sorte que l'anneau ou la partie extérieure, considérablement augmenté , se détache du fruit après la maturité et emporte aveclui le plateau ou la partie centrale qui n'a pas participé à l'accroissement.

L'auteur du genre Jurinea en a fait connaître deux espèces, savoir : i° Jurinea alata, H. Cass., ou Serrât ula alata , Desf. , Cal. Jard. Paris; Serratula cyanoides , Gaertn . ? 2° /. tomcntosa , Cass., ou Carduus mollis, Marsch. , FL Taur. - Cauc. ? Cette dernière Plante est originaire du Cnucnse , et il est douteux que ce soit le Carduus mollis de Linné. L'autre est cultivée au jardin de Paris , sans indication d'origine. H. Cassini présume que c'est le Carduus polyclonos , Willd. , ou Setratula potyclonos , D. C. (g..n. )

* JURIOLA. pois. (Dslaroche.) Syn. de Trigla Lyra, L. , aux îles Baléares. V. Triglk. (b.)

* JURURA. REPT CHEE, V. Gu-

hitra au Supplément. Cette Tortue est peut-être la même que celle dont le nom a été écrit Jtjrtjcua. (b.)

JDSELE. pois. L'un des noms vulgaires de la Mendole. (b.)

JUSQDIAME. Hyosciamus. bot. phan. Genre de la famille des Solanées, et de la Penlandrie Monogynie, L., offrant des caractères exli êmejnent tranchés qui le font reconnaître facilement. On peut le caractériser ainsi : calice tuhuleux, subcampaniforme, à cinq lobes ; corolle inlundibulifoime; limbe oblique» cinq lobes obtus, inégaux; cinq élu mines déclinées vers la partie infërieuie de la fleur; style terminé par un stigmate capitulé simple ; le fruit est une pyxide , c'est-à-dire une capsule allongée, nu peu ventrue à sa base, biloculaire , s'ouvrant horizontalement en deux valves, superposées , enveloppée en entier par le calice qui

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est persistant; les graines sont brunes , réniformes et tuberculées.

Les Jusquiatnes , dont on compte une quinzaine d'espèces, sont toutes des. fiantes herbacées annuelles, bisannuelles ou vivaces, ayant la tige généralement velue et visqueuse, les leuilles alternes , d'un vert pâle; les fleurs assez grandes , disposées en une sorte d'épi unilatéral au sommet de la tige. Toutes ces espèces sont des Plantes narcotiques et vénéneuses.

La plus importante à connaître et en même temps la plus commune dans noire climat, est la Jusquiame noire, Ilyoseiamus niger, L. (Rich., Bot.

méd. 1, p. 296). C'est une Plante annuelle, très-commune sur le bord des chemins et dans les lieux incultes. Sa tige, haute de dix-huit pouces à deux pieds , est cylidrique , un peu recourbée en arc, rameuse supérieurement, toute couverte de poils longs et yisqueux , qui existent également sur les feuilles; celles-ci sont alternes, éparsesou quelquefois opposées sur le même pied ; elles sont sessiles, grandes, ovales , aiguës, piofondément sinueuses sur les bords et molles. Les fleurs presque sessiles , tournées d'un seul côté, et disposées en longs épis , sont d'un jaune sale , veinées de lignes pourpres. Le calice est à cinq dents écartées et aiguës ; la corolle infundibuliforme. Le fruit s'ouvre par un-,opercule hémisphérique. L'aspect de la Jusquiame noire et son odeur nauséabonde suffiraient seuls pour en faire soupçonner les propriétés délélèies; ses feuilles flasques , d'un vert terne , hérissées de poils visqueux; ses fleurs d'un jaune sale, parcourues de lignes rougeàtres, sont autant d'indices de ses mauvaises qualités. En effet la Jusquiame noire est un poison narcotique acre, dont on combat les necidens par l'usage de l'émétiquc, et ensuite pas les boissons acidulés. Malgré celte action délétère , la Jusquiame est quelquefois employée en médecine. Elle agit à peu près de la même manière que la Belladone. C'est principalement en l'administrant contre les af-

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vêtions du système nerveux , que l'on m a retiré quelqu'avantage ; ainsi îans le tic douloureux de la face , uns les névralgies sciatiques , la paillysie, plusieurs auteurs ont célérré ses bons effets. C'est ordinairecent sous forme d'extrait que l'on liministre ce médicament à la dose ,un à deux grains. Les mêmes proiiiétés se retrouvent dans la Jus- :aiamc blanche et la Jusquiamc doee , autres espèces qui croissent paiement dans la France méridio- .1 le. (a. 7i.)

JJUSSIA. bot. phan. (Adansou.) rn. de Jussiœa. ^.Jussjée. (a. b.)

UDSSIÉE. Jussiœa. bot. phan.

■étire de la («milledesOnagréesetde Octandi ic Monogynie , L*, très-voiu du genre Onagre, dont il diffèj par les caractères suivans ; le caoc est tubuleux inférieurcment où aadhère avec l'ovaire; son limbe est (Quatre ou cinq divisions étalées et rrsistanles. La corolle se compose de îatre à cinq pétales insérés au caee. Les é ta mines sont en nombre i.uble des pétales et insérées comme \xsurle calice. Le style est surmonté mn stigmate à quatre ou cinq lobes m marqués. Le fruit est une capsuallongée, à q'uatie ou cinq loges ik autant de côtes, couronnée par 1 limbe du calice persistant. Cette visule s'ouvre entre chaque côte r? une fente longitudinale. Chaque te contient un grand nombre de mines attachées à leur angle inter- . Les espèces de ce genre sont des unies herbacées, très-rarement des ■as-Arbrisseaux originaires du content des deux Amériques ou des tndes Indes, oii elles vivent en gérai dans les lieux marécageux ; ■alques-unes sont rampantes ou naitit à la surface des eaux. Leurs illes sont alternes et le plus souittt très-entières ; leurs fleurs sont Idbnculées , solitaires à l'aisselle des illes. Le plus souvent elles sont unes , très-rarement blanches. Ce tare dédié par Linné à l'illustre aunr des Familles Naturelles, a été

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