‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 55 sur 232 · KAM · texte numérisé non relu

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pijëes , un peu obtuses , d'un vert clair Il leur face supérieure, légèrement glauques inférieu renient , entières et irèi-glabres. Leurs fleurs sont pédiwellces , fort petites , disposées par >oetiles grappes à l'aisselle des feuilles supérieures , de manière à foi mer une iuorte de corymbe terminal ; quelquefois un jeune rameau s'élève au- Jiessus du corymbe , qui alors n'est )hlus terminal. Cette espèce fleurit eu iuin et juillet.

Kalmie glauque , Kalmia glaufC/i, L. Petit Arbuste buissonneux IH'un pied à un pied et demi d'élévation, Fameux. Ses feuilles sont sessiees , opposées , lancéolées , aiguës , glabres , entières et à bords recourbés len dessous , d'un vert clair et luisantes à leur face supérieure, Irès-glau- ][ues inférieuremen t. Les Heurs roses et conguuinent pédicellées , forment des joouquets corymbiformes vers la parie supérieure des rameaux. Ces trois •sspèces, originaires de l'Amérique septentrionale, se cultivent en pleine cerre sous le climat de Paris. Elles iloiveut être placées clans les platesbandes de terre de Bruyère , dont biles sont un des plus jolis orneuneus , par leur feuillage toujours ^ert , et surtout par les bouquets de eeurs belles Heurs roses. On les muliplie de rejetons ou de boutures; nnais les plus beaux individus sont :eux qui proviennent de graines.

* KALOSANÏHES. bot. phan.

IHaworth.) V . Cuassule.

* KALTA VYRIEN. bett. oph.

Nymphe au mot Bongare. (b.)

* KAMAIIKJSSOS et KAMAIjEDKE. bot. phan. (Dioscoride.) "Syn. de Glécbome. V. ce mot. (b.)

KAMAN. conch. C'est ainsi qu'A- ! lanson (Voy. au Sénëg. , p. a43 , pl. '8) nomme une espèce fie Bucarde ort remarquable , qui est le Cardima :osiatuin de Linné ou la Bucarde exoique des marchands de Coquilles.

* KAMARON BOT. PHAN. V. CA- ■iIAUON.

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K AMBEUL. moll. Adanson (Sénég. , p. 1 4 , pl. 1 , fig. î) a donné ce nom a une Coquille terrestre que Lamarck a désignée sous le nom de Bulitnus Kambeulk l'imitation de Bruguière.

Férussac l'a fait figurer de nouveau dans les excellentes planches qui accompagnent son ouvrage sur les Mollusques. (D..H.)

K.AMTCHI. ois. Palamedea. Genre de l'oidre des Alectorides. Caractères : bec court, conico-convexe , droit , très-courbé à la pointe, comprimé dans toute sa longueur; mandibule supérieure voûtée , l'inférieure plus courte, obtuse; fosse nasale grande couverte d'une peau nue ; narines éloignées de la base du bec , ovalaires, ouvertes sur les côtés; tête très-petite , duveteuse ; pieds courts et gros ; quatre doigts , les trois intérieurs très-longs, les latéraux égaux , l'externe uni ù l'intermédiaire par une membrane ; ongles médiocres pointus; pouce allongé portant un ongle plus long que celui des autres doigts et tout-à-fait droit ; ailes trèsamples; les deux premières rémiges plus courtes que la troisième et la quatrième qui sont les plus longues; deux forts éperons à chaque bord.

Jusqu'ici l'on n'est point encore parvenu à pénétrer les véritables intentions de la nature lorsqu'elle a pourvu le poignet de certains Oiseaux, d'éperons ou aiguillons forts et pointus; il semblerait qu'elle les ait destinés à des combats opiniâtres dans lesquels ils eussent pu faire usage de ces armes puissantes, et cependant presque tous ceux de ces Oiseaux, dont les mœurs nous sont conuues, se font remarquer par leur douceur, par un caractère paisible et même craintif; on ne les a jamais vus, par des attaques dirigées contre les autres Animaux au milieu desquels ils vivent, troubler ainsi la.

tranquillité de leurs demeures habituelles. Tous les auteurs qui ont pu observer les Kamichis, 6oit sauvages, soit en domesticité , s'accordent à leur prêter des qualités qui les rap~.

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prochent des Gallinacés, avec lesquels, d'ailleurs , ils ont de grandes analogies de formes. Tranquilles habitans des savanes marécageuses ou des plaines riveraines des fleuves qui coupent en tous sens la partie méridionale du Nouveau-Monde, ils y sont uniquement occupés de la recherche de leur nourriture qui se compose d'herbes tendres , de graines et autres matières végétales; loisqu'ils ont subi le joug de la domesticité, non-seulement ils se familiarisent avec le maître qui pourvoit à leurs besoins , mais ils lui rendent de petits services par leur exactitude docile , par leur intelligente vigilance à prévenir et empêcher la perte ou la fuite des autres volatiles de la basse-cour. Les Kamichis vivent en société; ils sont naturellement défians , mais peu sauvages ; ils ont la voix forte et sonore ; ils se tiennent assez souvent à terre dans les broussailles , quelquelois on les trouve perchés à la cime des Arbres élevés qui forment çà et là des bouquets isolés sur les lertres des plaines marécageuses. C'est au milieu des buissons abrités qu'ils établissent, à peu d'élévation, un nid spacieux dans lequel la femelle pond deux œufs proportionnés à la taille de l'une ou l'autre des deux espèces qui composent tout le genre. Les jeunes naissent couverts de duvet , et sont bientôt en état de pourvoir à leur subsistance sous la conduite des parens , ce qui établit encore un-point de ressemblance avec les Gallinacés.

Kamichi cornu , Palamedea cornu/a, L., Buff., pl. enl. 45i. Parties supérieures d'un noir cendré ou ardoisé, parsemées de quelques taches grises ; tête garnie de petites plumes duveteuses variées de blanc et de noir; abdomen blanc; lectrices alaires inférieures roussâtres ; rectrices égales, ce qui rend la queue currée.

Bec d'un jaune brunâtre ; sommet de la tête surmonté d'une corne droite et grêle dont la base est revêtue d'un fourreau semblable à un tuyau de plume; jambes et pieds recouverts d'une peau écaillcusc noirâtre; lon-

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gueur du doigt intermédiaire, quatre pouces. Taille , trois pieds.

Kamichi Chaïa ou Ciïaja, Palamedea Uiava/ïa, Ternm., pl. color.

219. Parties supérieures d'un noir ardoisé avec les plumes frangées de brunâtre ; sommet de la tête d'un bleu d'ardoise tache té de noir; nuque garnie déplumes longues et eflilées d'un bleu noirâtre avec l'une des barbes plus claire; front, joues, gorge et haut du cou garnis de plumes duveteuses blanches ou d'un blanc bleuâtre ; un collier presque nu d'un blanc rougeâtre suivi d'un autre beaucoup plus large et plus épais garni d'une foule de petites plumes serrées, noires; le reste du cou et les parties inférieures d'un bleu ardoisé, varié de teintes 11 un peu plus foncées ; abdomen blan- > châtre; bec noirâtre, avec sa base 1 rouge; aiguillons des ailes jaunes; l auréole des yeux et pieds rouges; ongles noirs. Taille, trente-deux pou- 1 ces. — Cette espèce est le type du gen- ( re Chauna d' lUlger (Prod/o/aus Ma/a- ( maliu/n et kvium). N'ayant pas pu , plus que ce profond naturaliste , étudier les caractères génériques du Cha- » ja, nous avùns dû suivre les erremens de tous les ornithologistes que j nous avons pu consulter, et nous L avons, d'après Temminck, adopté (T. m, p. 528 de ceDict.)legenre Cliavaria , dans lequel nous avons donné deux descriptions très- fautives d'une seule et même espèce que nous reportons aujourd'hui et ici dans sa véritable place. Nous la décrivons d'après uue dépouille parfaitement conservée et rapportée de la partie la plus méridionale du Brésil, (dil.z.)

* K AMPM ANNIA.hot. fhan. (Rafinesque.) Syn. de Zaathoxylum tricarpu/a, Michx. V. Zanthoxyle.

KANAHIA. bot. i'han. Genre de la famille des Asclépiadées et de la Pentandrie Digynie , L. , établi par R.Brown ( Me/a. Hein. Suc. 1, p.

5g) qui lui a donné les caractères suivans : corolle campanulée , à cinq divisions profondes ; colonne it

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i Dλ ie renfermée dans la corolle; mironne staminalc placée au sommet

ii tube îles filets, à folioles subulées, Hâtées par leur ]iarlie inférieure, impies en dedaus; masses polhniiiies pendantes; follicules grêles, iriés; graines aigrettées ?

iLc type de ce genre est X slsclepias •niflora de Forskahl et de Yahl \iy/nb. i, p. a5, lab. 7) , Planle in- :gène de l'Arabie heureuse, et qui été rapportée récemment par Sait !! l'Abvssinic. En adoptant le nom nnérique imposé par Brovvn , Schulss (Syst. Ircget. 6, p. g4 ) nomme :tle Plante Kannahia Kannali.

I KAN ARA - PDLLU. bot. puan.

iom de pays du Cynosurus indiens,

** KANAWA. uoT. puan. Syn. de lùrdia Seùeslena, L. , à Amboine.

'*KANCHIL. m a. m . Espèce du gen- 1 Chcvrotin , V. ce mol , ou , par eruur , il a été écrit Krançhil. (b.)

•* KANDAR. ois. Syn. d Anhinga il Sénégal. (b.)

* KANDAWAR ou KOLKEN- OATI. pois. (Rcnard.)Svn. de Baltes > in gens , L. f-'. Baliste. (b.)

** KAN DEL. bot. phan. V. Can-

' * KANDIS. bot. phan. Adansou Vain, des Plant., 11, p. a désigné uus ce singulier nom générique le

epidium pe/fbtialiirn , L. (g..N.)

1KANEELSÏEIN. min. (Werner.) test-à- dire Pierre de Cannelle. Nom uus lequel les Allemands ont décrit >s pierres connues dans le commerce dus le nom à' Hyacinthes , et qui , lour la plupart , se rapportent à l'Es- :mite d'Haiiy. Quelques-unes cepen- «nt, comme celles de Porto-Rico et

1 Groenland , sont des Zircons. fr.

ssonite et Grenat. (g. del.)

KANÈVE. bot. phan. L'un des Jins vulgaires du Chanvre. (b.)

KANGUROO. Kangurits.uxu. Ce

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genre, l'un des plus remarquables, à tous égards, de la famille des Marsupiaux, a reçu de Shaw el dllliger, les noms de Macropus et d \ Ilalmaturits. Mais ces noms, tirés delà langue grecque , conviennent tout aussi bien à d'aulres Marsupiaux , tels que le genre Poloroo , et même à beaucoup de Rongeurs, tels que les genres Gerboise , Gerbille , Mérione et quelques autres : aussi adopterons-nous de préféience, avec Lacépède , Dcsmarest, Tiedcmann , Quoy et Gainiard , le nom de Kangurtis fort anciennement proposé par Geoffroy Saint-Hilairc. — Dans ce genre, le membre antérieur , fort petit et assez peu reniai quablc en lui-même , a cinq doigts , dont les deux latéraux sont les plus petits, et sont terminés par des ongles assez forts ; la paume de la main est nue, et le radius permet à l'avant-bras une rotation entière. Quant au membre postérieur, il s'éloigne tellement de 1 antérieur, soit sous le rapport de ses formes, soit sous celui de ses dimensions, qu'il n'y a point de genre ou la diiférence soit aussi prononcée.

Les pieds sont tétradactyles ; le do;gt externe est assez gros et allongé; mais il n'est nullement comparable encore au doigt voisin, dont les dimensions dépassent toute proportion; son ongle, qui est un véritable sabot, et son métatarsien, sont surtout remarquables par leur volume. Cet os est six fois aussi long que le plus long des métacarpiens; fait d'autant plus digne d'allention , que le métacarpe conserve très-généralement les mêmes rapports de grandeur dans toute la série des Mammifères, comme on peut le voir, par exemple , chez tous les Carnassiers , à deux seules exceptions près.

Toutes les phalanges digitales, surtout les premières , sont pareillement très-grosses et très-allongées. Les deux doigts internes sont confondus ensemble jusqu'à l'ongle, en sorte qu'à l'extérieur ils font Lellet d'un seul doigt terminé par deux ongles.

Us ont aussi beaucoup de longueur,

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mais ils sont d'une extrême ténuité ; leurs métatarsiens , par exemple, n'ont qu'un diamètre douze fois environ moindre que celui du grand doigt ; ce qui forme une différence de volume véritablement énorme. Enfin , toutcslesautresporlionsdumemr bre postérieur présentent des dimensions considérables ; les deux os de la jambe sont près de deux fois aussi longs que ceux de l'avant-bras , et leur épaisseur, du moins celle de l'un d'eux, est aussi fort grande; disposition au reste qu'il est facile de prévoir à cause des nombreuses fractures qui , autrement , ne pourraient manquer d'être causées par les sauts prodigieux qu'exécutent les Kanguroos. — L'extrême allongement du pied est ce quia valu à ces Animaux le nom de Macropus : celui qu'ils ont reçu d'Illiger se rapporte à l'usage qu'ils font de leur queuepaurle saut.

Ce prolongement caudal , si peu utile chez la plupart des Mammifères , et qui n'est même , chez beaucoup d'entre eux, qu'un organe rudimenlaire, simple vestige qui semble ne plus exister que pour témoigner de I'utnité du plan général de la nature, est ici un organe de haute importance , on peut dire, véritablement un troisième membre. Le nombre des vertèbres caudales est ordinairement de vingt environ ; mais il augmente encore dans, certaines espèces , et ilen est où il arrive même à former la moitié du nombre total des vertèbres.

Toutes , à l'exception des dernières , présentent toujours des dimensions (Considérables, et sont comme hérissées de larges et longues apophyses , tellement qu'on trouverait difficilement ailleurs la vertèbre dans un plus grand état de complication. Il pst facile de juger , d'après ces détails, de la force des muscles auxquels elles donnent attache. Au reste , la simple inspection de la pelleterie de l'Animal suffit pour indiquer ce que prouve l'étude du squelette. On voit jen effet que la queue, d'ailleurs couverte de poils dans toute son étendue, pst d'une force et d'une épaisseur

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considérables. Enfin, la présence de la bourse chez la femelle , et de testicules extrêmement développés chez, le mâle; celle de l'os marsupial aplati et assez long, et surtout les proportions du corps , beaucoup plus gros vers la région inférieure que vers la supérieure, d'où résulte pour l'en^ semble de l'Animal une forme presT que conique , achèvent de démontrer la richesse extrême du développement de toutle train postérieur. Le même fait , qui s'observe d'une manière plus ou moins distincte chez tous les Marsupiaux, etlemode particuliei de génération de ces Animaux , tiennent à une seule cause, à l'absence d'une av-r 1ère, comme Geoffroy Sain t-llilaire est

Jiarvenu à le découvrir, et comme nous e montrerons avec délail dans un autre article. ^".Marsupiaux. — Les Kanguroos ont la tête assez allongée ■ (Surtout dans les grandes espèces); les oreilles de forme variable , et les moustaches peu développées; leur verge n'est point fourchue comme celle de plusieurs autres Marsupiaux Leur système dentaire est très-re marquable par l'absence des canines et par la disposition des incisives inférieures ; celles-ci, au nombre de deux seulement , sont très-longues très-fortes , et ont une direction toutà-fait horizontale; les supérieures qui sont au contraire au nombre de six , sont larges , disposées sur une ligne courbe, ont une direction verticale , et sont , du moins dans la plu part des espèces, à peu près égales du reste, aux deux mâchoires, les' incisives sont séparées des autres î(1[ dents par un espace assez considérable. On a cru long-temps que lei ^ molaires étaient au nombre de cinc de chaque côté et à chaque mâchoin chez tous les Kanguroos, mais on avai trop généralisé ce que l'observatioi avait montré seulement à l'égard di quelques espèces. Fr. Guvier a re-|* connu qu'il existeseulemcnt chezplu sieurs quatre mâchelières, au lieu d cinq ; il a même pensé , à cause d cette différence dans le système den taire, devoir subdiviser le genre Kan

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ijmroo , et il a proposé d'adopter pour premiers, le nom d'illiger, Hal- Vtaaturus , et pour les seconds , celui j|" Shaw , Macropus. Le même zoo- ;>:giste avait plus anciennement par- [lîgé le genre d'après la considération |f: la présence ou de l'absence d'un lluufle; m!iis il n'a pu encore vérifier cces deux modes de division se correspondent.

IlLa Nouvelle-Hollande et les îles pivironnantes sont la pairie desKin- Imroos , mais ils vivent très-bien IddS nos contrées et peuvent même | f reproduire. Ce sont des Animaux •scnliellement frugivores, mais qui langent sans répugnance tout ce i Von leur donne , comme l'ont cons- Ué Quoy et Gaimard, qui, ayant wssédé vivant un de ces Animaux, mit vu manger plusieurs fois de la aande et du cuir même. Le même mimai buvait aussi du Vin et de ■?àu-de-vie. Dans l'état de liberté, • > Kanguroos habitent les lieux boi- *s, et vont ordinairement en troupes Mil nombreuses. Ils se tiennent hattilellement dans la situaiion vertille, posant sur toute la longueur !! leurs pieds de derrière et sur leur meue qui fait véritablement l'office :un troisième membre. Ils peuvent , : t-on , franchir d'un saut r une disnnce de près de trente pieds , ce qui

paraîtra pas incroyable, si l'on se rppelle la force prodigieuse de leurs oemhrcs postérieurs et de leur queue, if emploient souvent aussi poilr la "ogression leurs membres anlé- ■eurs , et même avec assez d'avan- Jge , parce qu'alors une succession uus rapidedes mouvemens compense iup peu d'étendue. Quoy et Gaimard, iii ont assisté à plusieurs chasses ix Kanguroos , ont même remarqué

que lorsqu'ils étaient vivement uirsuivis par les Chiens, ils couieni toujours surlelirsquatre pieds, ' n'exécutaient de grands sauts que îand ils rencontraient des obstaes à franchir. » Au reste, pour la nirse comme pour le saut, ils ne rent pas moins d'avantage de la chesse de développement de leur

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queue. Dans le saut, elle leur sert tour à tour de ressort et de balancier : dans la course, ils l'appuient sur le sol, et enlevant avec force leurs membres postérieurs , ils les rapprochent avec rapidité de ceux de devant; d'où résulte un mode de progression analogue , à quelques égards , à celui d'un Hommequi marche sur des béquilles. Leur queue ne leur est pas moins utile dans les combats qu'ils se livrent entre eu*; soutenus sur elle, et s'appuyant

J>ar leurs membres antérieurs sur eur adversaire lui-même, ils lui lancent de violens coups do pieds , et lui font, au moyen des ongles de leurs grands doigts , de profondes et dangereuses blessures. On a vu même quelquefois à la ménagerie du Muséum , ou l'on nourrissait, il y a quelques années , de grands Kanguroos , ces Animaux attaquer de cette manière leurs gardiens euxmêmes.

Les espèces de ce genre sont nombreuses, et il esta penser qu'il en reste plusieurs encore à découvrir.

Celles que nous allons faire connaître d'abord, ont été, jusqu'à Geoffroy Saint-Hilaire , confondues sous les noms de Kanguroo Géant, Dide/phis (iigantea , GmeL; Macropus major, Geoff. St.-Hil. , parce que les couleurs générales de leur pelage sont généralement à peu près les mêmes; mais néanmoins elles se distinguent, on peut dire , par de nombreux caractères.

Le Kanguroo brun enfumé, KangurUs ftiliginosus j Geoff. St.-Hil. , a quelquefois six pieds de hauteur. Il e*t généralement d'un brun fuligineux en dessus, gris roux en dessous, roux sur les flancs; ces couleurs se fondant sur leurs limites l'une avec l'autre : les quatre pâtes , une portion de l'extrémité du museau , Je derrière du coude, sont d'un brun noirâtre ; les oreilles , brunes sur leurface convexe, sont bordées de poils blancs; enfin, la queue , rousse en dessous , est en dessus d'un brun d'abord clair, mais qui devient très-

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foncé, et passe même au noir vuis son extrémité. , ,

Le Kangukoo a moustaches , Kaiiguriis /abiattts, Geoff. St. -H., est moins grand que le précédent. Son pelage est plus clair en dessus : ltj dessous de son corps, la face interne de . la jambe et de lavant-bras, 1" larse , une grande portion du dessous de l.i queue , sont d'un gris roussâtre. Les oreilles sont brunâtres sur leur face convexe, blanches sur l'autre.

Aux membres antérieurs les doigts sont noirâtres; aux postérieurs , leur face supérieure est noire , avec du roussâtre tout autour de chaque tache noire. La queue, d'abord grise, passe dans son dernier tiers environ au brun noirâtre en dessus et sur les côtés, au roux en dessous. Enfin le bout du museau est blanc, et l'on remarque sous le menton deux lignes brunes parallèles en devant , mais qui se réunissent en arrière. Cette espèce habite , ainsi que la précédente , la Nouvelle-Hollande, i Le Kanguiioo gius-tîoux , Kangurus rufo-griseus, GeofF. St. -H., est encore moindre que le Kanguroo à moustaches : il n'a que troispieds et demi. Il estgénéralementd'un gris-roux tirant sur le blond; celte couleur. devient très-pâle en dessous , et le dessous du corps est même blanc sur sa partie médiane ; mais elle est beaucoup plus foncée en dessus : elle passe au gris brunâtre sur les quatre extrémités , et au brun noirâtre sur la dernière partie de la queue. I.es oreilles sont plus arrondies que dans les espèces précédentes. La Nouvelle-Hollande est également la patrie de cette espèce.

Le Kanguhoo a col houx , Kaiigurus rujicollis, Geoff. St. - H. , est encore beaucoup plus petit : il est d'un gris plus ou moins roussâtre en dessus et sur les flancs; mais la légion postérieure du col est rousse. La face interne des membres est blanche, ainsi que la partie médiane du dessous du corps; mais cette partie blanche n'a qu'une très-petite largeur, et n'est presque, pour ainsi dire , que linéaire. Ce caractère , non

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encore remarqué , est cependant un de ceux qui lacditenllc plus la disf tinction de cette espèce. Le dessus de la queue est gris roussâtre , le des-^ sous blanchâtre. Les oreilles sont dç même couleur que dans les premières espèces , mais de même forme que dans le Kanguroo gris roux. Les pales de devant sont noires; les doigts des postérieures sonl gris-brunâtres , mais avec du roussâtre en devant.

Le lourde l'œil est roux , et celui de la bouche blanc; celte dernière tache se prolonge un peu vers l'œil.

Cette espèce a été trouvée à l'île Kingi; F. Cuvier a décrit sous le nom de Kanguroo vineux un Kanguroo qui présente tous ces caractères , mais dont le pelage est plus gris , et la tache labiale blanche un peu; plus prononcée : le Muséum possède] aussi un autre individu qui est au contraire pins roux. : mais un troisième fait si bien le passage de celui-ci au Kanguroo vineux, qu'il est difficile de ne pas les considérer comme appartenant à la même espèce.

Le Kanguroo de l'île Eugène, Pérou; Kangurus Eugenii, Desm.

Cette espèce a été découverte par Pérou dans les îles de Saint-Pierre, où.

on la rencontre en grandes troupes; elle paraît ne pas exister dans le continent. On prendrait aupremier coupd'œil ce Kanguroo pour un jeune âge de l'espèce précédente , à cause de ses couleurs qui sont fort peu différentes, et de sa petite taille; en effet, il n'a qu'un peu plus d'un pied et demi:

mais il se distingue par l'épaisseur et le moelleux de sa fourrure, par la largeur de la partie blanche du dessous de son corps, et par quelques autres différences dans sa coloration :

mais il faut avouer que ces petits caractères n'autoriseraient pas à le regarder comme une espèce à part , si Pérou ne nous donnait la certitude de ce fait, en nous apprenant qu'il vil en troupes nombreuses.

Le Kangukoo a bandes , Kangurus fasciatus , Pér. et Les., est généralement gris-roussâtre ; mais la moitié inférieure du corps est en dessus

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