‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 9 sur 232 · ISA · texte numérisé non relu

ISA

chose q ue Chamois. V. Anti-LOI'i:.

ISARIA. bot. civypt. (ÏÏJucédinécs.) Ce genre , créé par Per^oon , est l'un des plus remarquables de cette famille par son mode de développement ; il est composé de filameus étroitement entrecroisés, formant ainsi une sorte de pédicule, et qui s'écartent vers le sommet de manière à donner à tout le Champignon la forme d'une massue. Ce pédicule se ramifie quelquefois, et les filamens portent vers leurs extrémités des sporules qui paraissent éparses à la surface du capitule. Presque toutes les Planlesdece genre naissent sur les Insectes morlscu surleurs chrysalides ; quelques-unes croissent sur les bois pourris , mais moins fréquemment ; elles sont la plupai tblanches , grises ou jaunâtres , et assez fugaces. Ce genre, comme on peut le voir d'après la description que nous venons d'en donner, appartient à la derniè; e section des Mucédinées à laquelle on peut donner le nom d'Isariées. Ce genre étan't l'un des plus anciennement connus ,est un de ceux qui donnent 1 idée la plus juste de ce groupe; par l'accroissement de leurs fibres , ces Plantes indiquent déjà un certain passage aux Lycoperdacées ; mais les sporules, au lieu d'être contenues dans le tissu formé par ces fibres entrecroisées , sont éparses à leur surface extérieure. (ad.b.)

* IS AT IDÉE S. Isatideœ. bot.

phan. C'est ainsi que De Candolle {Sjst. Regn. Vegel. T. n , p. 565) a nommé la dixième tribu de la famille des Crucifères , à laquelle il a aussi donné le nom de INolorhizées Nucamen lacées, en raison de la structure de leurs silicules et de leurs graines. Le genre Isatis ou Pastel est considéré comme le type de celte tribu qui forme une association très-naturelle, composée d'Herbes glabres , plus ou moins glauques , à feuilles entières ou dentées, les radicales pétiolées, celles de la lige sagittées à la base. P. Crucifères et Pastel. (g..n.)

ISATIS ou RENARD BLED. mam.

Espèce du genre Chien. 7^. ce mot. (b.)

ISC

ISATIS, bot. phan. V. Pastel.

* ISAURE. Jsaitra. foi/ïf. Genre de l'ordre des Aclinaii es , dans la division des Polypiers sarcoïdes , plus ou moins irritables, sans axe central , propose par Savigny qui en a figuré plusieurs espèces (PI. a, Polypes, un, Zoologie) dans le grand ouvrage sur l'Egypte. Nous ne faisons qu'indiquer ce genre , quoiqu'il mérite d'être adopté, Savigny n'en ayant pas encore donné la description. (lam..x.)

ISAURE. Isaura. bot. pu an. Genre de la famille des Asclépiadées et de la Pentandric Digynie , L. , établi par Commerson , et reproduit .sous le nom de Stepkanotis par Du Petit-Thouars (Nw. Gêner. Madagasc, p. 11) qui l'a ainsi caractérisé : calice court, à cinq divisions étalées ; corolle tubuleuse, ventrue à la base, dont le limbe est à cinq lobes tordus; cinq étamines comme dans le genre Asclépias j corpuscules à deux cornes ; ovaire double, surmonté d'un style court; deux; follicules horizontaux, acuminés , épais ; semences aigreltées.

Ce genre a été réuni au Ceivpegia par Jussieu et d'autres auteurs. h'Isaura Allicia , Commers. et Poire t ( Encyclonéd. Supplément. ) , Arbrisseau de 1 île de Madagascar, est la seule espèce de ce genre. Cependant Du Petit-Thouars indique le Ceropegia acuminata de Roxburgh comme congénère de son Stepkanotis. (G..N.)

ISCA ou ISKA. bot. pu an. (Paul jEginctte. ) Même chose qu'Esca. ^.

ce mot dont Isca est peut-être l'étymologie. (p.)

ISCHEME. Ischœmum. bot. fhan.

Genre de la famille des Graminées , établi par Linné et adopté par la plupart des agrostographes , et qui peut être caractérisé de la manière suivante : ses fleurs sont polygames et monoïques , disposées en épis solitaires ou géminés , ayant leur axe ou rachis articulé , portant deux épillets à chaque articulation, l'un sessile, placé horizontalement, l'autre pédicellé , mâle ou neutre. L'épillet ses-

1SE s 3

sile est billore ; sa lépicène se compose de deux valves un peu coriaces; l'extérieure est un peu plane, l'intérieure est naviculaii e. Chaque fleurette se compose de deux paillettes membraneuses et incluses ; la fleurette externe est mâle , rarement neutre, l'intérieure est hermaphrodite ; la glumelle se compose de deux paléoles; les étamines sont au nombre de trois; les deux styles sont surmontés de deux stigmates plumeux.

Ce genre , ainsi que le remarque R. Brown {Prodr.Fi.Alov.-Hotl. T.i, p. ao4), est très- voisin de Vslndropogon et du Saccharum ; il eu diffère seulement par la fleurette extérieure de l'épillet sessile, qui est bivalve et le plus souvent mâle ; quant au Rottboella , il n'en diffère que par un de ses épillets pédicellé ; en conséquence , le Ruttboella digitata de la Flore grecque est une espèce du genre Ischème. R. Brown pense encore que l'on doit réunir au genre qui nous occupe le-i genres Sc/iima de Forskahl et Col/adua de Cavanillcs.

Palisot de Beauvois , dans son Agroslographie, sépare encore le Coiladoa comme genre distinct , en convenant néanmoins du peu de valeur des caractères d'après lesquels il a été établi. Le même auteur foi me un genre Meoschium des espèces d'Ischème qui ont la paillette inférieuie de la glume dans la fleur hermaphrodite , bifide à son sommet et portant une arête tordue. Meoschium.

Les espèces du genre Ischèmesont toutes exotiques. I\. Brown, dans son Prodrome , en décrit six espèces nouvelles qu'il a observées dans diverses parties de la Nouvelle-Hollande, (a. R.)

ISÉRINE. min. Titane oxidéferrifère, Haiiy. Variété de Titanate de Fer trouvée en masses roulées dans un sable granitique , près de la source de la rivière Iser, dans le Reiscngebirge, et dans le lit de la rivière Don , dans l'Aberdeenshirc en Ecosse. Elle est composée , suivant Klaprolh , de 73 parties d'oxidule de Fer

et de 28 parties d'oxide de Titane. V . Titane oxidé. (g.del.)

ISERTIE. Isertia. jîot. I'iian. Genre de la famille des Rubiacées et de l'Hexandric Mouogynie , L., établi par Schreber, adopté par Lama rck , Vahl, Willdenow, Jussieu et Kunth.

Ce dernier eu a ainsi lixé les caractères : calice supère à six dents, persistant; corolle infuudibulifbrme , dont le tube est long, légèrement courbé , et le limbe à cinq divisions ; six élamines renfermées dans la corolle; un seul style supportant un Stigmate en tête à six lobes; drupe presque globuleuse , à six osselets uniloculairesctpolyspcrmes. L'espèce sur-laquelle ce géni e a été constitué est le Guetta/dacoccinead'Aublet, Isertia cocci/iea , Vahl , Ëciog. 2 , el Lam , lll. Gen., tab. 269. C'est un Arbre de médiocre grandeur, à feuilles opposées , pétiolées, ovales-oblongues , accompagnées de stipules caduques.' Les fleurs d'un beau rouge sont disposées en une panicule terminale et munie dans ebacune des divisions de deux petites bractées. Cet Arbre est indigène des forêts de la Guianc et d'autres contrées de l'Amérique , méridionale.

Une autre espèce a été ajoutée à ce genre par Vahl (Eclog. 2, p. 28, tab.

-i5) qui lui a donné le nom à'Isertia parviflora. Elle a été découverte dans l'île de la Trinité. (c,..N.)

ISI DE. Isis. roLYP. Génie de l'ordre des Isidées (f. ce mot) , dont les caractères sont : Polypier dendroï'de; arlieuhculat.ions pierreuses, blanches, presque translucides, séparées par des outre-nœuds cornés et discoïdes, quelquefois inégaux; écorce épaisse, friable dans l'état de dessiccation , n'adhérant point à l'axe , et s'en détachant avec facilité; cellules éparscs, non saillantes. JNous dirons fort peu de chose sur ce genre qui sert de type à l'ordre des Isidées ; nous ne pourrions que répéter ce que nous avons dit dans les généralités de ce groupe de Polypiers. Les Isidcs varient pcudanslcur forme, elles sont

toujours cylindriques avec des rameaux épais. Leur couleur n'offre point de grandes différences ; elle est blanchâtre dans le Polypier revêtu de son écorce : celle de" l'axe présente deux nuances bien tranchées; dans les articulations calcaires elle est blanche , semblable au marbre salin ou à l'albâtre par son éclat et par sa demitransparence ; dans les articulations cornées , elle est brune plus ou moins foncée, quelquefois presque noire, d'autres fois jaunâtre. Leur grandeur Varie d'un à cinq décimètres. Ces Polypiers, répandus dans toutes les mers, se trouveutsur les côtes d'Islande , ainsi que sous l'équateur; la majeure partie des auteurs les indiquent comme originaires de l'océan Indien ; cependant les espèces connues sont peu nombreuses. Ils sont employés par les insulaires des îles Moluques el d'Amboine , dans une foule de maladies qui pourraient faire regarder les Isis comme un remède universel, si l'usage qu'en font ces peuples ne prouvait leur ignorance en médecine. (LAM..X.)

ISIDEES. Isideœ. polyp. Ordre de la première division des Polypiers flexibles ou non entièrement pierreux , dans la section des Polypiers corticifères composés de deux substances , une extérieure et envelop^pante , nommée écorce ou encroûtement ; l'autre appelée axe , placée au centre et soutenant la première. Ce sont des Polypiers dendroïdes , formés d'une éçorce analogue à celle des Gorgoniées , et, d'un axe articulé à articulations alternativement cr.lcaréo-pierreuses , cornées et solides ou spongieuses , presque subéreusesl Linné, dans sou Hurtiis Cliffordanus , a le premier établi le genre Isis, auquel il avait réuni le Corail rouge sous le nom à' Isis nolilis. Pallas et quelques antres zoologistes ont suivi l'opinion du naturaliste suédois, et l'on voit encore, daus 'les cabinets oii l'on a conservé l'ancienne nomenclature , les Isidées sous le nom de Coraux articulés pour les dis-

tinguerdu vrai Corail qui n'est point articulé. Celte différence n'est pas la seule qui existe entre ces deux groupes r!e Polypiers ; la substance tant interne qu'externe, le port, la couleur, etc., en offrent d'autres bien caractérisées.

Les Isidées sont composées, comme tous les PsÉMrifrs corticifèrrs, de deux parties, une centrale qui porte le nom d'axe, et une enveloppe charnue qu'on appelle écorce , comme dans les Gorgoniées. L'axe est formé d'articulations alternativement pierreuses et cornées, variant dans leur grandeur et leur diamètre : les premières sont blanches, un peu translucides, marquées de sillons plus ou moins profonds et longitudinaux , quelquefois plus grandes , souvent plus petites que les secondes articulations ou les cornées. Ces dernières , toujours opaques , d'une couleur foncée et brunâtre, se séparent des premières avec une grande facilité, à cause de la dill'ércnee qui existe dans leur composition. Elles semblent destinées ù donner aux Isidées les moycus de se prêter aux inouvemens des eaux de la mer, et suppléer par un

* peu de flexibilité à U solidité qui leur manque : cette flexibilité disparaît lorsque ces PoUpicrs sont desséchés , et loir fragilité est telle qu'il est impossible de les fléchir pour les conserver dans un herbier. En général les Isidées sont d'autant plus fra-

l giles qu'il y a plus de différence énire les deux substances qui composent l'axe. L'écorce ou l'enveloppe extérieure est d'une consistance molle et charnue dans le Polypier vivant ; par la dessiccation elle devient crétacée et friable , eu général n'adhérant point à l'axe et s'en séparant avec tant de facilité, que des auteurs ont prétendu que l'écorce des Isidées n'était jamais entière. Il es» très-rare en effet d'en trouver de telle dans les collections ; mais dans la nature il n'en est pas ainsi : la tige et les rameaux de ces Polypiers ai ticulés sont garnis dans toute leur étendue d'une enveloppe charnue, vivifiée parAine

foule de petits Animaux à couleurs brillantes. Cette enveloppe ou écorce est quelquefois très-épaisse, d'autres fois elle est très-mince , elle varie souvent par l'exposition à l'air et par la dessiccation : il n'est pas iuulde de remarquer dans les Isidées une particularité que nous piésentent également les Gorgoniées , c'est que dans les espèces à écorce mince , celle-ci adhère toujours à l'axe ; elle s'en sépare avec d'autant plus de facilité qu'elle est plus épaisse. Ainsi, les Isis et les Plexaui es , les Gorgones et les Mélitées, nous offrent une grande analogie, sous le double rapport de l'épaisseur de l'écorce et de son adbérence avec l'axe.

Il est difficile d'expliquer la manière dont s'opère la croissance des Isidées : chaque articulation doit-elle être considérée comme une famille particulière, isolée des autres, ou bien tous les Polypes communiquentils entre eux comme dans la majeure partie des Polypiers coralligcnes flexibles? Cuvier ail que a lorsque l'Ar- » bredeslsisgrandit, lesarticulalions » cornées de la tige disparaissent, » parce que l'Animal les recouvre de » couches piei reuscs , en sorte qu'il » n'en reste plus qu'aux branches. »

ïNous avons observé généralement le contraire dans les nombreuses Isidées que nous avons examinées , à l'exception toutelois de Yltis elongata , à laquelle la description de Cuvier semble appartenir. En effet , les articulations cornées manquent dans les parties inférieures de ce Polypier. Rien n'indique qu'elles aient existé, et l'on n'en voit aucune trace dans les coupes longitudinales ou transversales des tiges.

Ainsi, ou les Polypes changent avec le temps la matière cornée en matière calcaire, ce qui est contraire à ce que l'on observe sur les Isidées en général , ou bien il existe une vie très-active dans les tiges; de toutes les nvpolhcses la plus probable eSt que l'écorce et la tige possèdent une vie particulière indépendante de celle qui appartient à chaque Polype ; quo

a6 ISl

cette vie existe essculiellenuml dans la membrane placée entre l'écorce et l'axe, que c'est elle qui renferme les organes destinés à l'accroissement et à la formation de la partie solide interne, et qu'enfin, quoique l'écorce des parties inférieures des Polypiers soit dépourvue de Polypes , la vie n'y existe pas moins et cl'une manière très-énergique. Au moyen de cette hypothèse on explique avec la plus grande facilité , l'accroissement des tiges et rameaux, ainsi que celui de l'empâtement. Si les Polypes étaient

filacés par séries transversales sur les sidées, ou pourrait attribuer à chacune de ces séries la formation d'une articulation pierreuse et d'une cornée; mais. ces Animaux sont épars et placés d'une manière si uniforme , que souvent rien n'indique sur l'écorce les parties correspondantes aux disques cornés ou calcaires. Lorsque l'on examine avec attention ce squelette polypeux, ou ne peut s'empêcher d'être étonné que des Animaux regardés comme très-simples dans leur organisai ion , puissent sécréter des matières aussi nombreuses que celles dont il est composé , ou mieux encore puissent modifier les substances animales de manière à former une écorce épaisse et charnue , et une tige composée de parties alternativement pierreuses et cornées , les premières quelquefois d'une dureté assez grande pour recevoir un beau poli. La transition de l'une à l'autre ne se fait pas graduellement , elle est subite ; il semble même que ces deux corps n'adhèrent entre eux que par leur surface , et qu'ils n'ont aucune communication , car jamais nous n'avons découvert aucun vaisseau, aucu»

ne fibre qui pénétrât dans leur inlérieur ; quelquefois cependant les dis-

3ues cornés nous ont paru composés e faisceaux de fibres, qui s'arrêtaieut à la surface des disques pierreux ; c'est peut-être par eux que se sécrète la matière calcaire ? Au reste , nous ne pensons pas que dans l'état actuel de nos connaissances , il soit possible de donner une explication satisfaisante

Page 1