‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource]Chapitre 10 sur 232 · IS · texte numérisé non relu

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de la manière dont croissent les Isidées. Il est facile de bâtir des hypothèses sur un sujet aussi intéressant ; mais tant que l'on ne connaîtra pas parfaitement l'organisation interne et la manière de vivre des Polypes qui construisent les Polypiers , 1 on sera exposé à des erreurs sans nombre. Nous avous divisé le genre Isis des anciens auteurs en trois groupes faciles à distinguer par la nature de l'écorce ou de l'enveloppe charnue, et par la forme de Taxe et de ses articulations. JMous avons conservé le nom d'Isis à celui qui renferme l'espèce la plus anciennement connue, Y Isis Hippuris de Linné. On ne connaît point les Polypes des Isidées ; les auteurs qui en ont parlé les ont regardés comme les mêmes que ceux du Corail parce qu'ils plaçaient dans le genre Isis cette production brillante de la mer. Ainsi , et quoiqu'aucun naturaliste n'ait publié la description des Animaux des Isidées, nous les regardons comme analogues à ceux des Gorgones i ils peuvent offrir des différences génériques, mais ils se ressemblent par les rapports généraux qui doivent lier entie eux les Polypiers corticifères. Leur écorce est-elle sèche ou molle lorsque les Polypes sont viyans? Quoiqu'animée, elle peut, suivant nous, avoir une apparence de mort; alors la vie sensible n'existe que dans la membrane qui se trouve entre l'axe et l'écorce, et qui se prolonge dans chaque cellule , comme le Cambium et le Liber entre les couches corticales et l'Aubier. Il n'y aurait de Polypes que dans la partie de l'écorce encore molle , les Polypes disparaîtraient à mesure qu'elles se dessèchent , mais la membrane dont nous avons parlé , porte la vie et la nourriture depuis la base jusqu'au sommet, les Polypiers continueront de croître et de grossir. Cette hypothèse nous semble la plus probable et peut s'appliquer à tous les Polypiers corticifères. Défiance prétend avoir trouvé des Isidées fossiles ; n'ayant jamais vu les objets sur lesquels il fonde

rsi

: son opinion , nous croyons devoir i nous borner à l'indiquer. Les Isidées I pourvues de leur écorce ont tant de i ressemblance avec lesGorgones, qu il i e3t facile de confondre les unes avec lies autres; mais privées de celte enveloppe , la différence de l'axe est 1 telle qu'il n'y a pas d'aulrc rapport

3 ue celui de la forme , la composition e cet axe offrant les plus grandes ■ dissemblances.

Ces Polypiers ne se trouvent que i dans la zône équatoriale et dans le voisinage des tropiques, à l'exception de l'Jsis Hippuris que des naturalistes ont indiqué dans presque toutes les mers : en Islande , en Norwège , dans la Méditerranée , dans la mer des Indes , en Amérique , etc.

L'ordre des Isidées se compose des genres Mélilée , Mopdé et Iside. P~.

ces mots. (lam..X.)

ISIDIUM. bot. crypt. {Lichens.) Genre créé par Acbarius [Lichcnogr.

Univers., p. 110, tab. il, lig. 7-10), adopté par De Candolle(Flor. Franc.) et par notre collaborateur A. Fée (Essai sur les Cryptogames des écorces, etc., Introduction, p. 80) qui l'a ainsi caractérisé : thàllus cruslacé , uniforme , muni de podélions ( podetia)" ou rameaux solides et courts; apotbécions orbiculés , formés d'une lame proligère, placés au sommet des podélions du iballus, presque enfoncés sur les bords dans celui-ci, proéminens au centre, épais , hémisphériques, planes et scssiles eu dessous , intérieurement homogènes. Fée a placé ce genre dans les Sphérophores , parmi les Lichens ramifiés à thallus solide , dont l'apothécion devient hémisphérique! Plusieurs espèces d' Isidium ont été décrites par Hoffman, Scbrader et par Acbarius lui-même , sous les noms génériques de Stereocaulon , P'errucaria, Lepra et Lepraria. Elles se trouvent sur les rochers et les vieilles écorces , dans les deux coutinens. On distingue dans le uombie V Isidium corallinum, Ach., qui croît en Europe sur les pierres cl les rochers.

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