LA.B
LAB
sentant plusieurs séries de pores disposées sérialeinent , de manière à former comme plusieurs lignes latérales. Cuvier admet ce genre avec doute après les Seares, à la fin de la famille des Labroïdes , dans l'ordre des Acanthoptérygiens. (d.)
LABRE. Labrus. rois. Ce genre, l'un des plus nombreux en espèces , s'il n'est pas celui qui en renferme davantage, fut établi par Arléili, adopté par Linné dans son ordre des Thoraciques, et devint, dans la Mélbodcde Cuvier, le type de la famille des Labroïdes. Les doubles lèvres charnues des Poissons qui le composent lui méritèrent le nom sous lequel les ichthyologistes l'ont désigné. Ses caractères consistent dans les ouies serrées, à cinq rayons; les dents maxillaires coniques dont les mitoyennes et antérieures plus longues, les pharyngiennes cylindriques et mousses, disposées en forme de pavé , les supérieures sur deux grandes plaques , les inférieures sur une seule qui correspond aux deux autres. L'estomac n'est pas un cul-de-sac , mais se continue avec un intestin sans ccecum , qui après deux replis se termine en un gros rectum; la vessie aérienne est simple et robuste ; l'une des deux lèvres tient immédiatement aux 'mâchoires , et l'autre aux sous -orbiculaires. Les Labres sont de taille moyenne , agiles , d'une forme qui est celle qu'on attache le
Ïilus naturellementàl'idée dePoisson.
Is vivent de Crustacés et de Mollusques dont l'appareil robuste de leur système dentaire leur permet de broyer jusqu'aux parties dures. Leur chair est savoureuse; cependant on en porte rarement sur nos marchés.
Ils habitent presque toutes les parties du globe depuis le Groenland jusque sous la ligne , mais en plus grand nombre dans les climats chauds et non loin des rivages de la mer. Tous sont revêtus des plus somptueuses livrées:; leurs écailles resplendissent de l'éclat des Métaux polis , du feu des Pierres
£récieuses Cl des teintes les plus vives, a Méditerranée en nourrit plusieurs
des plus élégans ; la Polynésie eu possède d'une incroyable beauté; mais la plupart des espèces, qui se ressemblent beaucoup par la forme , n'ayant étéiatabliesque sur les couleurs sujettes à varier , ou qui se détériorent par la mort , il y règne une grande confusion ; pour s'y reconnaître, on a dû y former les coupes ou sous-genres suivans :
f Labres proprement dits, qui n'ont ni épines, ni dentelures aux opercules etaux préopercules, avec le corps oblong, la queue sans appendices , les joues et opercules couverts d'écaillés , la ligne latérale droite ou à peu près. Ce sont eux que l'on trouve en plus grand nombre dans la Méditerranée, où, plusieurs sont désignés sous le nom vulgaire de Tourds et Tourdous.
La Vieille , Labrus vetula , L. , Bioch , pl. 293. La nageoire caudale est arrondie; ce Poisson atteint un peu plus d'un pied de long; ses couleurs sont l'orangé le plus vif et le bleu le plus beau; sa tête est rougeâtre; les pectorales , l'anale et la caudale sont bordées de noir; la dorsale est couverte de petites tacbes; l'iris est azuré. Celte espèce est des mers de l'Europe boréale'; on la trouve depuis les côtes de Norwège jusqu'en Bretagne où 011 la nomme Crahatle et ou l'on en prend suffisamment pour en faire des salaisons.
Le Beegylte , Labrus rnaculatus , Bloch , pl. 293. Sa nageoire caudale est arrondie ; le dernier rayon de l'anale et de la dorsale est plus long que les autres; sa couleur générale est le brunâtre velouté avec des raies d'un beau brun foncé et de plus disposées alternativement sur la poitrine; les nageoires d'un jaune teinté do violet sont tachetées de brun luisant , l'iris est doré. Cette espèce des mers du Nord atteint jusqu'à quinze pouces; sa chair est grasse et exquise.
Le Cock. , Labrus Coq uns, L. , Gmel., Syst. Aaf., xiu, T i,p. 1297.
Petite espèce extrêmement commune sur la côte de Cornouailles , qui est d'un pourpre obscur , varié de bleu