L.VI
j/oncé , avec le ventre jaunâtre et la qijueue arrondie.
; Le Paon, Encycl. Mét. , Pois. , pl.
Bii, f. 1 37 ; Labrus J'avo , L., Gmel. , SSyst. Nat., xui , T. 1, p. 1288, assez ciîoinmun dans la Méditerranée, depuis nos côles jusqu'en Syrie, et y atteignant neuf ou dix pouces de lone;ueur. Ce Poisson passe pour être le plus beau de la mer; et pour le reconnaître entre tous les autres , on «l'aura qu'à imaginer leLapis-Lazuli , Le Rubis, le Saphir, l'Emeraude et I 'Améthyste incrustés dans l'or des péçailles polies d'un Poisson élégam- (imentconformé. Sa chair est médiocre.
Le MÉro , Labrus marginalis , L. , itGrnel., loc. cit., p. 1388. Cette espèce àk laquelle nous conservons le nom niu'on lui donne en Espagne ou Lœtluing la décrivit ou plutôt se borna à lia mentionner, est d'un beau brun vveloulé , chatoyant dans toutes ses [parties; uu large liséré jaunâtre autour de toutes ses nageoires la singularise. Nous l'avons vue assez Iréijqucmment en 1809 sur la poissonneme de la Corogne en Galice.
Le Cénot , Labrus trimaculattts , IL. , Ginel. , loc. cit., iag4. Celle pettilc espèce à laquelle nous conservons I Je nom vulgaire qui la désigne dans lies îles Baléares , se trouve aussi dans ll'Océan et jusque sur les côtes de la Bgçrwège. Sa couleur est le rouge; edeux taches d'un beau noir à la base ede la dorsale et une entre cette na- ^geoirc et la caudale la caractérisent.
La Tanche de mer , Labrus Tinca , IL. Ce Labre habite les lieux les plus [profonds sur les côtes d'Angleterre [principalement. Sa couleur est d'un rrouge sale foncé, élégamment marcquéede nombreuses lignes de bleu, de irouge vif et de jaune. Toute communie qu'elle est , cette espèce a besoin id'être mieux examinée pour savoir si elle ne convient pas au sous-genre tCrénilabre, le troisième du genre rqui nous occupe.
Le Perroquet , Labrus Psittacus , IL., Gmel., loc. cit., p. i«85. Sa cou - Heur est d'un beau vert d'Emeraude, «xcepUi sous le ventre qui est jaunà-
LAB i5i
Ire ; une bande d'un beau bleu règne de chaque côté , de la tète à la queue. Ou trouve ce Labre dans la Méditerranée et dans les mers d'Arabie.
Le Tourd , Labrus Turdus , L., Gmel., loc. cit., p. îagi. Cette espèce, l'une des plus communes dans la Méditerranée où l'on en trouve plusieurs variétés , n'atteint guère que neuf pouces de long. On lui a donné le nom qu'elle porte et qui désigne également la Grive, parce qu'ainsi que cet Oiseau elle est couverte de petites taches blanchâtres , brunes , rouges ou bleues , semées sur les diverses parties du corps et les nageoires, et toujours en opposition avec la couleur du fond.
Les Labrus punctatus , Bloch , pl .
agfi ; Microlépidote, Labrus microlepidotia y Bloch, pl. 39a ; Rayé , Labrus tessellatus , Bloch, pl. agi; Labrus guttatus , Bloch , p. 387 , f . a ; Labrus punctatus, Bloch, p. ag5; Ariste de Lacépède ; Hassek , Labrus inerrnis de Forskahl ; Labrus ferrugineus ; Labrus occel/aris , L. ; Labrus Luscus , L. ; Labrus Cornubius , L. ; Labrus mixtus , L. ; Echiquier, Labrus centiquad 'ratus deLacép. ; Labrus Paroticus , L. ; Beregsuyltre de Lacépède , Labrus Suillus , L. ; Double- Tache , Labrus bimaculalus , L. ;Ossiphage, Labrus ossiphagus , L. ; Onite, Labrus Onitis, L. ; Pentacanthe de Lacép. ; Labrus lunulatus , Forskahl ; Canude , Labrus Cydneus , L. ; Ballau , Labrus Ballan de Pennant ; Perruche de Plumier; Keklik, Labrus Petdica de Forskahl ; Labrus Coinber, L. ; Aurite de Daubanton, Labrus auritus , L. ; Labrus Ojena , Forskahl; Labrus Melagaster , Bloch, pl. 396, fig. 1 ; Cappa, Lepisme et Grison de Lacépède , etc. , sont quelques-unes des espèces de ce sousgenre plus remarquables encore que le reste par l'éclat de leurs teintes.
■J-J" Girelxes , Julis, Cuv. , qui ont une seule dorsale , la tête entièrement lisse et sans écailles, non plus que les joues et les opercules, ce qui les distingue surtout du sous-genre précédent; la ligne latérale est forte-
i5j LA.B
ment coudée vers là fin de la dorsale. On en trouve plusieurs espèces dans nos mers tempérées. Gaimard en a surtout rapporté de la Polynésie et des Philippines dont la beauté surpasse tout ce qu'on eût pu concevoir.
L'élégante richesse de ces Poissons est cause que les ichthyologistes , Bloch entre autres ,, se sont cçnôpbia à en figurer un certain nombre.
La Girei.le, l£ne\cl. , pl. 5a , fig.
199; Labrus Julis, L. , Gmel. , Syst.
Nat., xiii, T. 1, p. 1288; Bloch , pl. 287, f. 1. C'est l'un des plus jolis Poissons qui existent; il se tient par bandes éticcelantes de reflets bi illans parmi les rochers de la Méditerranée, de l'Archipel et de la mer Rouge. Il 11e dépasse guère six pouces de longueur. Sa couleur générale est un violet éclatant, 1 élevé de chaque côté par une bande en zig-zagde l'orangé le plus vif; les nageoires anales et doisales sont peintes de trois bandes, l'une jaune , l'autre rouge, et la dernière bleue. Sa chair est en outre délicate. Il mord aisément à la ligne. Il en existe plusieurs variétés; 011 distingue, dit -on , les mâles des femelles à deux taches noires situées l'une au-dessus de l'autre sur le premier rayon de la nageoire du dos. D.
Les Labrus pk/us rie Schneider, pl.
55; Labrus brasiliensis , L., Bloch, pL 280; Labrus lu/taris , L. , Bloch , pl. 281; Labrus viridis , Bloch , pl.
282 ; Labrus cyanocepkalus , L. , Bloch, pl. 286; Labrus kebraieus , Lacép., Pois. T. 111.pl. 29, fig. ô;Labrus chlurupterus , Bloch , p. 288; Labrus Melapterus, Bioch , pl. 286 , f.
a; Malaptéronote , Lac, m, pl.
5i , fig. i; l'aiicrre, Lac, 111, pl.
29, fig. 2 ; Ténioute, Lac, m, pl 29 , fig. 1 ; .Labrus bifasciatus , Bloch, pl. 188; Labrus bivittalus et Macrukpulutus , Bloch , pl. 284, f. 1 et □ ; Sparc hémisphère, Lac. , 111, pl. l5, f. 5, et braeliion , pl. 18, f. 3 , sont le.-, espèces constatées de ce magnifique sous-geni l-.
Les Coris de Licépède , dit Cuvicr (Règn. Anini. T. 11, p. 262), d'après les
dessinsde Commerson ,se sont trouvés des Girelles , oii le dessinateur avait négligé d'exprimer la séparation du préopercule et de l'opercule. L'espèce appelée y/ paraît même n'être que le Labrus melapterus. Les Hologymnoscs du même auteur ne sont encore que des Girelles.
fff Ckén ilaures , Crenilabrus , qui ont le corps ohlong , une seule doisale soutenue en avant par de fortes épines, garnies le plus soqvent chacune d'un lamheau membraneux ; et les bords des préoperculesdentelés , ce qui les distingue surtout des vrais Labres, dont ils' ont d'ailleurs les joues écaillenses. Ils avaient éié mal à propos et malgré leurs doubles lèvres confondus pour la plupart avec les Lutjans , dont Cuvier a senti la nécessité de les séparer pour les rapporter à leur véritable place.
Le Mélo ps , Labrus Melops , L., Gmel., Syst. jWz/. xiii, T. 1, p. 1240. Celle belle espèce , qui n'a guère que six pouces et qui se trouve sur les côtes de la Méditerranée et particulièrement à > Nice où on l'appelle Fuuruié , varie selon les sexes. Le mâle est d'un rouge de Corail , avec drjs ligues bleues qui s'étendent jusqu'à la nuque; la tête est traversée en dessous de bandes d'outremer ; les lèvres sont blanches ; une tache de la même teinte a sur les yeux la forme d'une paire de lunettes. La femelle porte ces divers prnemens sur un fond noisette.
Le McrtLE, Labrus Mailla , L. , Gmel., ï'ysl.Aai. xiii , T. 1, p. 1298. Sa ladlc est d'environ un pied; sa couleur, d'un bleu foncé tirant sur le noir, est chatoyante , ce qui eu relève la nuance uniforme, et comme si les Labres devaient nécessairement présenter sur quelque partie de grandes oppositions de teintes, les yeux sont d'un rouge vif avec l'iris d'or. Les anciens ont célébré ce Poisson et chargé son histoire de ces fables ahsurdes qui leur étaient si familières. Us fusaient grand cas de sa chair qui est encore fort estimée dans la Méditerranée.
LAB
I La Lapine, Labrus Lapina, L., jfiwmel. , lac. cit. , p. i 29a ; Luljanus , |i jacép. h'Hassum des Arabes, qu'on jjrrouve clans la mer Rouge, dans la jMétlilerranée et surtout dans la Pro- ILonlide , est le plus grand des Labres Ikt atleint dix - huit pouces. Sesaiêii-cs deviennent veidàlres par la cocpion. La caudale est ai ronaie et bleuâllrre , tachetée de rouge , ainsi que l'analee , la dorsale marbrée de jaune et de ■rouge , piquetée de bleu céleste ; les Initi es nageoire.* sont d'un beau bleu. BLe corps est verdàlre avec trois lignes ■de taches d'un beau lOugc, disposées en zig-zag.
Les Luljanus Chrysops , Bloch , pl.
2j48 ; l'.rylhropterus et notants , id. , 3î4g ; Linkii , id. , a5a ; virescens , id. , 3354 , et ferres , id. , 2.55 ; rupestris , iid., a5o; bidens , id. , 2.56; les Labbrus quinqusmaculatus , Bloch, p.
^'292, f. 2 ; NuiH'etjivus de Schneider, gçrisaus , comubius , gnltatiis , viridis , ooccellaris , fuscus , occcllalus , olivacceus , unèmaculus de Linné; les Poissons de nier de Nice décrits par Riasso sous le nom générique de Luljans; Iles Perça script a et Mediterranea de ILinné , sont encore des Crénilabrcs , | parmi lesquels rentrera peut-être le 1 Labrus Tinca dont il a été question [plus haut.
tttt Sublf.ts , Coricus , Cuv., qui ijoignent aux caractères des Crénila- Ibres, une bouche protractile à peu iprès comme celle des Fdous qui ■sont le sixième sous-genre des Labres.
(Ce sont de fort petits Poissons de la ^Méditerranée , que Risso a décrits •sous les noms de Lutjan verdàlre et 1 de Lutjan Lamarck.
ttttt CJhéilines , C/icilim/s, qui iont la tète écailleuse , et dont les derrières écailles de la queue s'avan- 'Cent sur les bases de ses rayons. La 'ligne latérale est interrompue vis-àvis la lin de la dorsale. Lacépède • avait établi cette division comme genre , auquel ou peut rapporter sa 'Chéiline trilobée, T. 111 , pl. 3i, f. 3; les Sparus fasciatus , pl. 2f>7, et Chlorourus , pl. 260, et le Sparus radiatus de Schneider , pl. 56. Le Chéi-
LAB i53
line Scare de Lacépède , qui est le Labrus Scarus, L., Gmcl. Syst. Nat.
x 111 , T. 1 , p. 1 280 , n'avait été établi par Arlédi et Linné , dit Cuvier, que sur une description équivoque et sur unefigure.de Belou , ou l'on ne peut même voir de quel genre est le Poisson dont il veut parler. La figure et la description de Rondelet , lib. vi, cap. 11, p. 18* , que l'on cite ordinairement avec celle île Belon , appartient à un Poisson tout ddlérent, du genre des Spaics , et qui l'ut trèscélèbre dans l'antiquité.
tttttt Filous, Epibultts , Cuv ., qui peuvent donner à leur bouche une extension considérable , et en l'aire une espèce de tiibc. capable d'atteindre, au loin, les petits Poissons qui passent à proximité, au ino^en d'un mouvement de bascule de leur maxillaire , qui s'opère eil faisant glisser en avant leur iutermaxillaire. On n'en connaît qu'une espèce , originaire des mers des Indes, le Sparus insidialur, L., Gmcl., Syst.
A'at. xiti, T. 1, p. 1273; Encycl.
Pois. , pl. 4g, lig. 789. Ce Poisson acquiert jusqu'à dix pouces de long, son corps a la ligure de celui d'un Cyprin , ses écailles sont larges, grandes, d'un vert d'airain , et le dernier rang empiète sur l'anale ainsi que sur la caudale , comme dans les Chéilincs ; la ligne latérale est interrompue de même.
ttf tttt Gomfhoses , Gomp/iosi/s , qui sont des Labres à tête entièrement lisse, et dont le museau prend, encore la forme d'un tube par le prolongement des intcrmaxillaires et des mandibulaires que le* tégumens lient ensemble, jusqu'à la petite ouverture de la bouche. Un en connaît deux espèces de la mer des Indes , les Gornphosus cœiuLeus et varierai us , Lac, Pois., T. 111 , pl. 5, fig. 1 et 2. (B.).
LABRE ou LÈVRE SUPÉRIEU- RE. Labrum. Ins. On désigne sous ce nom une petite pièce impaire qui entre dans la composition de la bouche des Animaux articulés ; elle en e^t assez souvent la partie la plus avancée
i54 LAC
et s'articule avec le chaperon. On la voit dans les Insectes et on. la retrouve avec des formes peu différentes dans les Crustacés et les Arachnides. V.
Bouche. (Aun.)
LABROIDES. pois. Troisième famille de l'ordre" des Acanthoptérygiens dans la méthode de Cuvier : ce gont de beaux Poissons caractérisés par une forme assez semblable, de grandes écailles brillantes , une seule dorsale soutenue en avant par des épines fortes , garnies le plus souvent chacune d'un lambeau membraneux , et les mâchoires couvertes de grosses lèvres charnues'. Cette famille contient les genres Labre, Rason , Chromis , Scare et Labrax. V. ces mots. (b.)
* LABRUS. pois. V. Labre.
LABRUSCA. bot. phan. Ce nom , qui chez les anciens désignait la Vigne sauvage , indigène de l'Europe méridionale, a été scientifiquement, mais improprement, transporté par Linné à une Vigne de l'Amérique septentrionale. V. Vigne. On a quelquefois écrit Lambrusca. " (b.)
LABURNUM. bot. phan. Nom scientifique du Cytise Faux-Ebénier, qui pourrait n'être pas le Laburnum de Pline et des anciens , dont le bois était blanc. (b.)
LABYRINTHE, moll. Espèce du genre Hélice. V. ce mot et Carocolle. (b.)
LABYRINTHE, bot. crypt. Ce nom , qui désigne une espèce exotique du genre Glyphide de Fée, était employé, dans la baroque nomenclature de Paulet , pour désigner- des Champignons du genre Dcedalea où cet auteur mentionne les Labyrinthes Chapeau, Etrille et Rocher. V.
DjEDALEA. (b.)
LAC. gÉol. En géographie physique , science qu'on peut regarder comme une branche de la géologie , on entend par ce mot une étendue d'eau située dans l'intérieur des terres , c'està-dire le contraire d'île , puisque les îles sont des étend lies de terre environnées d'eau. Il en est d'eau douce et
LAC
d'eau salée ; les premiers sont plus particulièrement appelés Lacs, les autres , pour peu que leur étendue soit considérable , sont des Caspiennes ou mers intérieures ; mais toutes ces distinctions sont en général fort arbitraires. On a recherché quelle est la cause delà salure de ces Caspiennes , et posé en principe que toute étendue d'eau intérieure qui ne s'épanchait pas dans la mer par quelque lleuve ou autre canal, devait être salée : c'est une erreur, il y a des Lacs d'eau douce qui ne communiquent avec aucune mer. Les Lacs, soit salés , soit d'eau douce , présentent évidemment le fond de plus grandes masses d'eaux dont l'évaporation ou l'écoulement enlevèrent une grande partie, et la plupart des grands bassins de fleuves , où l'on trouve des brisures perpendiculaires aux cours d'eaux , furent d'anciens Lacs. V~. Bassins. A mesure que les eaux se retireront par leur diminution progressive , beaucoup de golfes deviendront des Lacs ; tels seront un jour' en Europe, le Zuyderzée , par exemple , dont le Texel et les îles voisines préparent la fermeture; sur les côtes d'Asie les mers de Chine, de Corée , du Japon et d'Okotsk ; en Amérique le golfe du Mexique et la mer des Antilles.
Ces parages seront d'abord comme des vastes lagunes , communiquant encore avec la mer, et long-temps saumâtres; car les lagunes, ordinairement séparées de la mer par des langues de terre , comme le Frich-Haff et le Curischaff dans la Baltique ou comme les lagunes de nos côtes de Provence , diffèrent seulement des Lacs par la qualité de leurs eaux. Les étangs ne sont que des Lacs plus petits encore , souvent créés artificiellement par la retenue de quelque cours d'eau dont on intercepte la vallée par une digue. Les Dunes , y. ce mot , déterminent la formation d'étangs semblables sur les côtes , dont elles interrompent la communication des pentes avec l'intérieur du pays. C'est ainsi que dans les Luidns aquitaniques on voit une longue
LAC
aîné d'étangs au revers des sables laoncelés; ces étangs et les lagunes itt des Plantes et des Poissons qui uar sont propres. Dans les pays [itertropicaux , ils ont des Coquils> plus solides que celles du reste ss eaux douces. Les Lacs de monsgne , entre lesquels on doit citer iux de Genève et de Constance en laisse, de Halstadt dans la Hauteiwtriche , sont des fonds de vallées aaversés par des cours d'eaux, qui JBUrront se vider un jour par le creurment des rivières qui les traversent, niand cela aura lieu pour les Lacs il fleuve Saint-Laurent dans le Nounau-Monde , le bassin de ce fleuve :i:ra comme celui du Danube ou l'on eeut reconnaître encore aujourd'hui nn ancien enchaînement de Lac. Du «ste les Lacs tendent à rompre leurs inrois par infiltration du côté le plus rrofond ou porte le poids des eaux.
Landes. (b.)
* LACARA. bot. phan. Sprcngel N'eue End/. 3, p 56) a établi sous ce uom un genre de la famille des Légumineuses , et de la Décandrlé Mono- :;ynie , L. , auquel il a imposé les caractères suivans : calice campanule*, 1 1 cinq dents ; cinq pétales inégaux , onguiculés, marqués de nervures', le lupérieur et l'inférieur concaves ; dix fétamines libres , insérées sur la partie nféi ïeure ducalicc , velues à la base, olus longues que les pétales; anthères oscillantes ; capsule velue. Ce :jenre n'a pu être classé à cause de >on fruit inconnu. De Candolle (Pro- Irom. Syst. P'cgct., vol. a, p. 52o)le relègue à la fin des Légumineuses parmi les genres non susceptibles d'être classés . Le Lacctra triplinerùîà, Spreng. (/oc. cit.), est un Arbrisseau Idu Brésil pourvu de feuilles trèsgrandes, alternes, pétiolées, obloncues, très-entières , coriaces, inégales et à triple nervure. Les grappes de fleurs sont axillaires. (g..n.)
LAC AT AINE, mot. riiAN. Variété de Banane fort estimée aux Philippines, (b.)
LACATHA. bot. than. Le non
LAC j55
Lacara. Dans Théophraste , c'est l'Arbrisseau désigné par Pline sous le nom de Vaccinium qui ne convient pas à notre Airelle, mais au Malialeb. r. Pbunier. (b.)
*LACATHEA. bot. phan. Salisbury, {Farad. Lond. t. 56) a séparé , sous ce nom générique, le Gordonia pubescens. Ce genre n'ayant pas été adopté , De Candolle (Prodr. Syst.
Vegel. univ. T. I, p. 52$) s'est servi du mot Lacathea , pour désigner la troisième section qu'il a établie parmi les Gordouies. V . ce mot. (o..N.)
LACCA. ins. et bot. L'un des synonymes de Laque dans l'ancienne droguerie. V. Lacq U£. Dans l'herbier d'Amboinc , ce nom désigne la Balsamine de nos jardins. (b.)
* LACCOPHILE. Laccophilus. ras.
Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères , famille des Hydrocanlhares , établi par Leach et dout nous ne connaissons pas les caractères ; il n'a pas été adopté par Latreille ; son type est le Dytiscus minutus de Fabricius , D. marmareiis d'Olivier , etc. , qui se trouve à Paris. V. Dytique. (o.)
* LACELLIA. bot. piian. Genre de la famille des Synanthérécs , nouvellement établi par Viviani (FLor.
Lyb. Spec, Gênes, i8^4)quil'a dédié au docteur Délia Cella, auteur d'un voyage dans la Cyrénaïquc pendan t lequel il a recueilli un grand nombre de Piaules qui croissent dans cette contrée peu connue. Ce genre appartient à la tribu des Caiduacées , et se rapproche des Centaurées. Voici ses caractères Essentiels : réceptacle paléacé soyeux ; fleurons du disque ré-
ulitrs et à cinq dents; demi-fleurons e la' circonférence tubuleux, filiformes et allongés ; akènes deuticulés , surmontés d'une aigrette plunicuse, et couronnés de plusieurs appendices.
L'espèce unique de ce genre , Lacellia tibyea , a les feuilles radicales pinnatifides, celles du sommet entières; les fleurs sont petites et disposées en panicules. (o..N.)
* LACÉPÉDËE. Lacepedca. bot.
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niAîi". Genre de la famille des Hip-
Eocratdacées , établi par noire collaorateur Kuntli ( in Hnmb. Nov.
Gêner. 5, p. i42) et auquel il assigne les caractères suivras : calice à cinq divisions profondes , elliptiques , coucaves et inégales} corolle de cinq pétales couriement onguiculés , obovales , allongés; cinq étamines insérées entre le disque sur lequel l'ovaire est appliqué et le calice - leurs filets sont libres, égaux et distincts les uns des autres-; les anthères sont cordi formes , à deux loges s'ouvrant par un sillon longitudinal. L'ovaire, appliqué sur un disque hypogyne dont le bord annulaire est à dix lobes, offre trois loges contenant chacune huit ovules insérés sur deux rangs à l'angle interne. Le style est dressé , à trois stries , terminé rjar un stigmate trilobé. Le fruit est une baie ovoïde , trifide au sommet , à trois loges dans chacune desquelles on trouve de deux à trois graines réniformes.
Ce genre a beaucoup de rapports avec le Trigonia , mais il s'en- distingue par le nombre de ses étamines , ses filets libres et son fruit charnu.
La seule espèce qui le compose , Lai cepedea insignis, Kunth, loc. cit., lab. 444 , est un Arbre portant des feuilles opposées , dentées en scie , accompagnées de deux stipules pétiolaires. Les fleurs sont blancbes, pédicellées , disposées en panicules terminales et rameuses , et dont les rameaux sont opposes, accompagnés de bractées. Il croît auprès de Xalapa , dans le Mexique. (a. r.J
* LACÉPÉDIEN. pois. Espèce du genre Gymnètrc. V. ce mot. (b.)
LACERON. noT. piian. L'un des noms vulgaires du Laitron commun.
y. Laitron. (b.)
LACERT. rois. Syu. de Callionyme lisse. P. Callionyme. (b.)
LACERTA. rept. ' saur. V. Lezaud. I
LACERTIENS. rept. saur. Seconde famille de l'ordre des Sauriens
LAC
{V. notre tableau erpétologique , T., Vi , p. 282), caractérisée par une langue mince, extensible et terminée en deux longs filets comme celle des Couleuvres et des Vipères; le corps des Animaux qui la composent est allongé. Tous les Lacertiens ont cinq doigts munis d'ongles séparés, inégaux , surtout ceux de derrière. Leurs mouvemens sont agiles ; leurs écailles sont disposées , sous le ventre et autour de la queue , par bandes transveiisfil.es et parallèles ;leur tympan est à Heur de tète et membraneux; une production de la peau fendue longitudinalement , qui fer-, me par un sphincter, protège l'œil.
Soiis l'angle antérieur est un vestige de troisième paupière ; leurs fausses côtesne foi mentpointdecercleentier ; les mâles ont une double verge , l'anus est une fente transversale. Deux genres composent cette famille trèsnombreuse en espèces , les Monitors ou Tupinambis , et les Lézards. V • ces mots. ("■) L ACER TO IDES. kept. saur.
(Blainville.) Syn. de Lacertiens. P~. ce mot.
* LACET, rois. L'un des noms vulgaires des Rémores. /". ce moti
LACET DE MER. bot. crypt. V.
Boyau de mer.
LACHE, pois. Même chose que Callique. K. ce mot. (B.)
LACHÉNALIE. Lachcnalia. bot.
PHAN. Ce genre de la famille des Asphodélées, et de l'Hexandrie Mohogynie, L. , offre pour caractères : un périanthe tubuleux , coloré, pétaloïde, double , l'extérieur moitié plus court à trois divisions égales, l'intérieur, également à trois divisions très-profondes. Les. étamines , au nombre de six, sont insérées chacune sur une des divisions du calice. Leurs lilets sont longs et grêles, leurs anthères à deux loges. L'ovaire est à trois côtes très-saillantes ctà trois loges polyspermes. Le style de la longueur des étamines est terminé par un stigmate épais et trilobé. Le fruit est une cap-
le à trois loges et à trois valves, mil les graines sont planes et memjantuses. Toutes les espèces de ce
nie assez nombreux sont origôiaj- -> «lu cap 'le bonne- Espérance. Ce Lot des Plantes bulbeuses, dont le Lllbc es! foi mé de (unique» emboîtas; les feuilles sont toutes radioa- >»; la hampe nue se teiiniue [>ar un il de fleurs pédicellécs et souvent ind.uiles. l'Iuiieurs fie ces espèces i.ut cultivées dan- les Jardins , paice ue généralement leurs fleurs sont i.une couleur agiéable. l'a uni ce.-> Ippêces ou distingue les suivantes :
inacJtenalia liiculor, Jacq., Se. Nat.
,, t. 61. De son bulbe qui e t blaniiâire naissent deux feuilles engaîlanles , étroite» , poiutillécada poui pre Heur sommet. Lq bampe liaulu rie trè» «l'un pied , 1:^.1 i ciiicn t lâchée de
• ourpre, se termine par- un épi de eeurs jaunes mélangées de veit et de •oui pie. Celle e-pèce lleuril en avril. ' 'ti cultive encore |es espèces suivan- Mi Laclicnalia lu/cola , L. quadri-
olor, L. pendilla , !<• puipureo-cii- ■ ulea, //. liiiiccœfulid. 1 ouïes M cul- ■ivent à peu près coin me les Jacinlics ni pois., mais elles doivent êlie entrées l'hiver dans l'orangerie. On is multiplie par le moyen des lajeux. (a. n.;
LACIIESIS. hkpt. ont. Le genre ormé par Daudin , sous ce nom IVune des Parques , n'a pas été adopté tt 1 entre dans le genre Scylalc. P. ce "not. (d.)
* LACHNÉA bot: cbtït. 'Chamoignonê.) Nom de la seconde section
• imposée par Fi les [Syxt. Mycolog. T. il, p. 77) dans le genre l'ezize. V.
ce mot. (o..N.)
LACHNÉE. Pachnea. BOT. puas.
Genre de la familledesThymelécs, et de l'Octandrie Monogynie, L. , ayant un calicctubuleux grêle, évasédan^sa parhe supérieure oii il se termine par un limbe à quatre divisions inégale..
Les étaminesau nombre de bail sont snilhntes au-dessus du tube; le style est long, grêle, terminé par un stigmate simple composé de glandes très-
LAC 157
sa i i la n : es. Le fruit est ovoï ie allongé , sec, mono- penne et indéhiscent.
I>cs c-ipèccs de ce genre au nombre de quatre sont originaires du cap de lionne- Espérance. (Je sont de petits Arbuste» à feuilles alternes, éparses ou imbriquées, à fleurs petites et réunies en tète à i'extiémilé des ramifierions de la tige. On voit assez souvent fleurir dan, les séries le Lathnea eriucephala , L., Bol. Mag., t. i-2qr>. C'est un fort joli | elil Arbuste, d'environ un pied île hauteur , ayant Ses feuilles linéaires (inpoStéel SIS quatre rangs, ses fleurs blanche» réunies au nombre de vingt à tiente au sommet des rameaux. Il fleurit en mars et avril. On le multiplie de boutures et de marcotte», (a. b.)
L A Ci 1 > OS W ; 1 1 M L Laihnospèrinum. jjot. piian Genre de la f.imijic des S , narilbéi ées , Cinarocéphalcs
deJiissîeu , et rte la syngénésie égale L , établi par VV illdenow i.Sp. Plant., T. 111 , p. 1787 )qui luia donné le»caraelèies suivan» : involucre cvlindiacé , composé de folioles imbi iquées appliquée» , ovales, lomen(eu»es , surmonté d'un appendice étalé, subulé ; réceptacle garni de poils Irèslongs, capitule composé <ic lleurons nombreux, égaux, itgulicrset hermaphrodites; akènes velus, dépour-.
vus d'aigrette. I^e fyu ■ lai't&pcrmum ericifolium , Willd., a été originairement décrit sons le nom de Stcéfteïina fasciculata , par Thunberg (P/o/r.
Plant. ( a/ie/m ■ ) qui l'a rappoitédu Cap de lionne- Espérance, l'oiret fEncycl. Méth.) en a fait une espèce de Serrait/la. Les affinités de ce genre sont indéterminée-. , quoique Jussieu l ait placé entre le Xeranthcmuin et le Tessaiia. Cassini est indécis s'il doit le ranger dans la tribu des Carlinées ou dans celle des lnulées. Cependant il est probable, ajoute-t-fl , atru appartient a la première. (o..N.)
* LA Cil N OSTO M E . Lachnostoma.
bot. I*u an. Genre de la famille des Asclcpiadées de K. Ihown., et de la l'eulandrie Digynie, L., établi par Kunth ( TVoi-a Gen. et Sp. Plant.
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œquin. 5, p. 199, t. 23a) qui l'a ainsi caractérisé : calice à cinq divisions profondes ; corolle presque hypocratériformc , dont le tube est court et le limbe à cinq divisions étalées , l'entrée barbue; couronne insérée à l'entrée de la corolle , composée de cinq folioles à deux lobes chat nus et en forme de croissant ; akènes terminés par une membrane; masses polliniques comprimées, pendantes et attachées latéralement par leur sommet rétréci ; stigmates mutiques; follicules inconnus. Ce genre qui se rapproche du Cynanchum , se compose d'une seule espèce, Lachnostoma Tigriiutm, Kunth , lot. cit., Plante à tige volubile , à feuilles opposées, oblongues , elliptiques et acuminées. Ses fleurs , parsemées de taches en réseau , sont disposées en grappes ombelliformes et longuement pédonculéés. Elle croît près de Santa-Fé de Bogota. (o..N.)
* LACHNUM. bot. crypt. {Champignons.) Le Peziza.uirginea, Batscb, a été séparé sous ce nom générique , par Retz , dans la seconde édition de sa Flora Scandinavica , p. 32g. Fries etPersoon n'ont pas entièrement adopté cette séparation. Le premier de ces auteurs {System. Myco/og. T. 11, p; 77) a donné le nom de Lachnea dérivé de Lachnum , à une section du genre Pczize. V, ce mot. (o..N.)
LACI1TAK. mam. Le Phoque du Kamschatka indiqué sous ce nom par Rrascheuinnikow parnîl être le P/10ca barbata selon Erxleben. (b.)
* LàCIANA. mole. (Humphrey.) Pr. Came.
LACIS, bot. phan. (Schreber. ) Syn. de Mouréra d'Aublet. P' . ce mot. (B.)
LACISTEMME. Lacislemma. bot.
phan. Ce genre, décrit par Swarlz {FI. Ind.^ûccid. 2, p. 1091), est le même que le Nematosperma , publié auparavant par le professeur Richard dans les Actes de la Société d'Histoire Naturelle de Paris. P'. Nématosper-