PIERREUX
f Polypiers celluUfères, c'est-à-dire où les Polypes sont contenus dans des cellules non irritables.
1» Celléporées. Polypiers membrano-calcaires, encroûtants ; cellules sans communications entre elles, ne se touchant que par leur partie inférieure, ou seulement par leur base ; ouverture des cellules au sommet ou latérale; Polypes isolés. Les genres compris dans cet ordre sont : Tubulipore et Cellépore.
2" Fldstrées. Polypiers membrano-calcaires, quelquefois encroùtanls, souvent phyloïdes, à cellules sériâtes, plus ou moins anguleuses, urcéolées dans presque toute leur étendue, mais sans communications apparentes entre elles, et disposées sur un ou plusieurs plans. Les genres de cet ordre sont ; Bérénice, Phéruse, EIzérine, Flustre et Electre.
ô» Cellariées. Polypiers phyloïdes, souvent articulés, plans, comprimés ou cylindriques ; cellules communiquant entre elles par leurs extrémités inférieures ; ouverture en général sur une seule face ; bord avec un ou plusieurs appendices sélacés sur le côté externe; point de tiges distinctes. Les genres de cet ordre sont : Cellaire, Cabérée, Cenda, Acamarchis, Crisie, Ménipée, Loricaire, Eucratée, Lafoée, Aétée.
4» SERTULARiÉES.Polypiersphytoïdes, à tige distincte, simple ou rameuse, très-rarement articulée, presque toujours fistulense, remplie d'une substance gélatineuse, animale, à laquelle vient aboutir l'extrémité inférieure de chaque Polype contenu dans une cellule dont la situation et la forme varient ainsi que la grandeur. Les genres de cet ordre sont : Pasythée, Amathie, Némentésie, Aglaophoenie , Dynaniène, Sertulaire, Idie, Clytie, Laomédée, Thoée, Salacie et Cymodocée.
S" TtBCLARiÉES. Polypiers phytoïdes, luliuleux , simples ou rameux, jamais articulés, ordinairement dune seule substance cornée ou membraneuse, ni celluleuse, ni poreuse; recouverte quelquefois d'une légère couche crétacée; Polypes situés aux extrémités des tiges, des rameaux ou de leurs divisions. Les genres de cet ordre sont : Tibiane, Naisa, Tubulaire, Cornulaire, Télesto. Liagore et Néoniéris.
tt Polypiers culcifère.s. Substance calcaire mêlée
avec la sulislance animale ou la recouvrant, appareille dans tous les étals.
C» AcÉTABDiAUiÉES. Polypcs à lige simple, grêle, fisluleusc, terminée par un appendice ombelle ou par un groupe de petits corps pyriformes et polypeux. Les genres de cet ordre sont : Acétabulaire et Polypliyse.
7- CoRAi.LiJiÉES. Polypiers phytoïdes , formés de dinix substances, l'une intérieure ou axe, meml)raneuse ou fibreuse, fistuleuse ou pleine; l'autre extérieure, écorce plus ou moins épaisse, calcaire et parsemée de cellules polypiféres, très-rarement visibles à l'œil nu dans l'étal de vie, encore moins dans la dessiccation. Les genres de cet ordre sont : l» liihuleuT, Galaxaiire ; 2" articulés, Nésée, Janie, Coralline, Cymopolie, Ampbiioé et Halimède; ô" inarliciUés et en éventail, Udolée.
tit Polypiers corticifèics, composés de deux substances : une exlérieure et enveloppante, nommée rcoice ou encroûtement ; l'autre appelée axe, placée au centre et soutenant la première.
8» Spongiées. Polypes nuls ou invisibles; Polypiers formés de fibres entrecroisées en tout sens, coriaces ou cornées, jamais lubuleuses, enduites d'une humeur gélatineuse, Irès-fugace, et irritable suivant (|iiel(|ues auteurs. Les genres appartenant à cet ordre sont : Éphydatie el Éponge.
9" GoRQomËES. Polypiers dendroïdes, inarticulés, formés intérieurement d'un axe en général corné el llexible, rarement assez dur pour recevoir un beau poli, quelquefois mou ou de consistance subéreuse, enveloppé d'une écorce gélatineuse et fugace, ou bien charnue, crétacée, plus on moinstenace; ces Polypiers sont toujours animés et souvent irritables, enfermant les Polypes et leurs cellules. On place dans cet ordre les genres : Anadiomène, Antipate, Gorgone, Plexaure, Eunicée, Muricée et Corail.
10" IsTDÊES. Polypiers formés d'une écorce analogue à celle des Gorgoniées et d'un axe articulé, à arliculations alternativement calcaréo-pierreuses el cornées, quel(|uefois solides ou spongieuses, ou presque subéreuses. Les genres appartenant à cet ordre sont ; Mélilée, Mopsée et Isis.
§ II. Polypiers pierreux, jamais FiExim.ES. t Polxpiers forantinés; ils ont de petites cellules perforées, ou semblables à des pores presque tubuleux et sans aucune apparence de lames.
11" EscnARÉES. Polyi)lersIapidesccnls, polymorphes, sans couipacilé intérieure ; cellules petites, courtes ou peu profondes, tantôt sériâtes, tantôt confuses. Cet ordre, remarque Lamouroux, est formé d'une partie seulement des Polypiers à réseaux de Lamarck ; les autres appartiennent à la première division, composée des Polypiers Hexibles. Les genres qui s'y viennent grouper sont : Adéone, Eschare, Rétépore, Krusensterne, Homère. Tilésle, Discopore et Celléporaire.
12" Mii.LÉPORÉES. Polypiers pierreux, solides, compactes intérieurement; cellules très-petites et polifornies, éparses ou sériâtes, jamais lainelleuses. quelquefois cependant à parois légèrement striées. Les genres compris dans cet ordre sont : Ovulile, Rétéporite. Lu-
milite, OrbuIite,Ocellaire, Mélobésie, Eudéc, Alvéolite, Distichopore, Spiropore et Millépore.
tt Polxpiers lamdlifères, pierreux, offrant des étoiles lamelleuses, ou des sillons ondes et garnis de lames.
lô" Cartophyliaires. Polypiers à cellules éloilées et terminales, cylindriques, ordinairement parallèles, quelquefois turbinées et épatées, mais non parallèles. Les genres suivants rentienl dans cet ordre: Caryophlllie, Turbinolle, Cyclolite et Fongie.
14" MÉANDRiisÉES , étoiles ou cellules latérales, ou répandues à la surface, non circonscrites. comme ébauchées, imparfaites ou confluenles. Cet ordre renferme les genres Pavone, Agaricie, Méandrine et Monliculaire.
l."!" AsTRÉES, étoiles ou cellules circonscrites, [ilacées à la surface du Polypier. Les genres de cet ordre .sont : Échlnopore, Explanaire et Astrée.
IC» Madréporées, étoiles ou cellules circonscrites, répandues sur toutes les surfaces libres du Polypier. Les genres de cet ordre sont : Porite, Sériatopore, Pocillopore, Madrépore, Ociiline, Slyline et Sarcinule.
•j-ft Polypiers tubidés, pierreux, formés de tubes distincts et parallèles, à parois internes lisses.
17" TuBiPORÉES. Polypiers composés de tubes parallèles, en général droits, cylindri(|ues et quelquefois anguleux , plus ou moins réguliers, réunis el accolés dans toute leur longueur, ou ne communiquant entre eux que par des cloisons externes et transversales. Les genres appartenant à cet ordre sont : Mécrosélène,Caténipore, Favosite et Tuliipore.
§ m. Polypiers Sarcoïdes. Plus oh moins irritables et sans axe central. Ici les Poly[)es sont encore placés dans des cellules ; mais ces cellules ne sont pins contenues dans une masse cornée flexible, ou pierreuse el dure; elles sont à la surface d'une masse plus ou moins charnue, entièrement amincie. Lamouroux n'a point formé de section parmi les Polypiers Sarcoïdes, ({ui sont seulement divisés en trois ordres.
18° AicYONÉES , où les Polypes connus ont huit tentacules souvent ponctués, ou plutôt garnis de papilles quelquefois de deux sortes différentes. Les genres appartenant à cet ordre sont : Alcyon. Ammotliée.Xénie, Anthélie, Polythoé, Alcyonelle, Halliroé.
19" PoLTciiKÉEs, où les Polypes ont une ou deux ouverlurts formées par six divisions tentaculiformcs. Ce sont les Thétyes composées, de Savigny, dont Lamarck, qui n'y voit pins de Polypes, a formé l'ordre des Botryllaires dans sa quatrième classe qu'il a appelée les Tuniciers, laquelle suit celle des Radiaires; il est cependant difficile de concevoir que des êtres qui, par leur réunion, exercent encore une vie commune, indépendamment de celles de chaque individu, puissent être transportés, dans l'échelle de l'organisation , au delà des créatures où l'individualité devient l'essence de l'exlslence. Quoi (|u'il en soit, les genres appartenant à l'ordre des Polyclinées sont : Distome. Sigilline, Synoïque, Apllde, Didemne, Encélie et Botrylle. Lamouroux en exclut le genre Pyrosoniesans en donner les motifs.
20" AcTiSAiRES. Polypiers composés de deux substances, une Inférieure, membraneuse, ridée Iransver-
salumcnl, susceptible de coiUraclioii el de dilalalioii; l'aulre supérieure, polypeuse, poreuse, cellulifère, la- Hielleuse ou lenlaculifère. Ici existe le passage des Polypiers Saicoïdes aux Acalfphes fixés de Cuvier, qui sont en partie les Radiaires de Lamarck. Les genres de cel ordre sont : Cliénendopore, Uippalime, Lymnorée, Monllivaltie el lérée.
POLYPÉTALE (corolle), bot. Corolle formée de plusieurs folioles ou pétales distincts. /^. Corolle.
POLYPÉTALIE. bot. Richard, dans ses Éléments de Botanique et dans sa Botanique médicale, a employé ce mot pour désigner les huitième el neuvième classes de la méthode qu'il y propose, classes qui renferment toutes les familles des plantes à corolle polypétale. La huitième, PolypétaUe-Symphysogynie, comprend les familles polypétales à ovaire adhérent, et la neuvième, Polj'/jétalie-Eleuthéiogxnie, les familles polypétales a ovaire libre.
POLYPHACUM. BOT. Ce genre d'Hydrophytes de la famille des Fucacées, institué par Agardh pour une plante des rivages de la Nouvelle-Hollande, dont Lainouroux avait déjà fait son genre Osmundan'a , a été finalement réuni, et par Agardh lui-même, au genre Sargassum. tiéanmoins De Caisne, dans un travail postérieur sur la classification des Algues et des Polypiers calcarifères , a jugé convenable de rétablir le genre Polyphacuin et d'en faire même le type d'un petit groupe distinct, dans les Algues choristosporées, auquel il donne le nom de Polyphacées et qu'il caractérise par la fructification placée à l'extrémité des frondes et composée de plusieurs réceptacles (stichidies) oblongs; De Caisne admet dans cette famille, les genres Polfiiliacuiti elScaheiia.Le premier offre des frondes comprimées, aplaties, dépourvues de vésicules; le second est au contraire muni d'une tige cylindri(|ue, accompagnée de vésicules, qui manquent complètement dans l'autre. Le Polyphaciim prolifelum d'Agardh, est toujours le type du genre.
POLYPHAGE. Polyphuga. \m. Orthoptères; genre de la famille des Blattiens, institué par Brullé qui le caractérise essentiellement par la forme du dernier article des palpes maxillaires, qui est tronqué obliquement à l'extrémité , mais non point dans toute l'étendue de son bord interne; les antennes sont plus longues que la moitié du corps, et presque monoliformes; les jambes antérieures sont très-courtes et armées de quelques épines très -fortes; les jambes postérieures sont très-longues, avec des épines plus rares; les intermédiaires tiennent le milieu, pour la longueur, et sont le mieux armées; les tarses postérieurs sont longs, grêles et semblables à ceux des Kakerlacs; les élytres el les ailes sont beaucoup plus longues que le corps.
PoLYPHAGE d'Egypte. Polypliaga jEgyptiaca; Blatta Mgypliaca,h. Il est brun, avec la base des pattes et le milieu du ventre un peu plus clair; le bord interne des ailes est blanchâtre, ainsi que la partie antérieure du corselet el la strie arquée des élytres; la surface du corselet offre quelques inégalités, celle des élytres présente, à la base des rides en forme de réseau irrégulier et dans le reste de leur longueur, des stries obliques qui, ainsi que les rides, sont formées par les nervures.
Taille, quinze lignes, les ailes comprises. On trouve cet insecte en Afrique et dans les parties les plus méridionales de l'Europe.
POLYPHEMA. BOT. Loureiro a décrit sous le nom de Polypliema Jaca, V /l liocarpus integiifolia, L., Supp. y. Jaquier.
POLYPHÈME. iJiS. Espèce du genre Goliath, r. ce mot.
POLYPHÈME. Po/r/'/iemM*. crust. Genre de l'ordre des Lophiropodes, famille des Oslracodes, extrait par Millier du grand genre Monocle de Linné, et ayant pour caractères ; pieds uniquement propres à la natation, simplement garnis de poils tantôt simples , tantôt branchus ou en forme de rames. Tête confondue avec l'extrémité antérieure du tronc; deux yeux réunis en un seul, fort gros, silué à l'extrémité antérieure du corps, et figurant une sorte de lêle; pieds au nombre de dix, dont les deux premiers plus grands et ressemblant à deux rames fourchues. Le corps de ces animaux est transparent, presque crustacé, comprimé et terminé par une queue en forme de dard, avec deux soies au bout; ils nagent sur le dos et poussent l'eau avec promptitude, à l'aide de leurs pieds en forme de rames.
PoLYPHÈME Œit. Polyphemus Oculus, MUll., Latr., Hisl. nal. des Crust., etc., t. iv, p. 287, pi. 30, fig. 5, 4 et 5; Monoculus pcdicitliis, Fabr.; Cephaloculusslagiionim, Lamk., Syst. des Anim. sans vert., p. 170. Cette espèce est commune dans les eaux des lacs et des marais de toute l'Europe.
POLYPHÈME. Polyphemus. moll. Genre établi par Montfort, dans sa Conchyliologie systématique, t. it, p. 413. y. Agathine et Hélice.
POLYPUORE. BOT. Le professeur Richard a proposé ce nom pour une sorte de réceptacle qui porte plusieurs pistils, comme dans le Framboisier, le Fraisier. f^. Réceptacle.
POLYPHRAGMON. Polyphmgmon. bot. Genre de la famille des Rubiacées, el de la Décandrie Monogynie, L., établi par Desfojitaines (Mém. du Mus. d'hist. nat., vol. VI, p. S) qui l'a ainsi caractérisé : calice persistant, cylindrique, supère, entier ou couronné par cinq petites dents. Corolle supère, tubuleuse, soyeuse; le limbe à dix découpures ovales, elliptiques, étalées. Dix élamines insérées sur le milieu du tube, alternes avec les lobes de la corolle, à anthères linéaires et à filets très -courts. Ovaire infère, ovoïde, oblong, surmonté d'un style épais, sillonné longitudinalement, portant des stigmates aigus et recourbés , au nombre de six, sept et même davantage. Baie globuleuse, ombiliquée, légèrement sillonnée, divisée en un grand nombre de, loges (environ vingt) polyspermes, et séparées par des cloisons longitudinales, qui aboutissent à un placenta central. Graines petites, oblongues, aiguës au sommet, placées régulièrement en travers, les unes au-dessus des autres, autour du placenta, auquel elles adhèrent par la pointe. Elles sont revêtues d'un double tégument : l'extérieur osseux, terminé par de petits appendices aigus; l'intérieur plus mince, membraneux, également appendiculé. Ce singulier genre appartient à la dernière section des Rubiacées de Jussieu, c'esl-à-
(iiie à celle où le fniit est muUilociilaire. Mais le nombre 1res considérable des parties de la fleur, ainsi que la sinffulière organisation de son i^ruit et de sa graine, l'éloignent de tontes les plantes connues, si ce n'est de VEiithalis ttniflora, décrit et figuré par Gsertner fils (Carpohg., p. OS, lab. 190, fig. 4).
PoLYPHRAGJioN soYEBX. Potyphiagmou seiicenm, Pesf. , loc. cit. C'est un arbrisseau de cinq à six pieds de baut, dont les rameaux sont noueux, velus supé- I ieurement. garnis de feuilles opposées, ovales, lancéolées, acuminées. velues en dessous. Les fleurs sont axillaires, pédonculées, solitaires et opposées à la partie supérieure des rameaux. Cette plante croit dans l'île (le Timor.
POLYPIIYLLE. Polyphyllus. bot. C'est-à dire formé (le plusieurs folioles. Le calice est Polyphylle quand il offre la réunion de plusieurs sépales; l'involucre est rolypliylle quand il résulte de l'assemblage de plu- .sieurs bractées ou bractéoles.
POLYPHTSE.P(y(r/j/(rso- BOT. (Hydiophytes.) Genre rapporté par Laniarck, Ciivier et Lamouroux, à la classe des Polypiers, famille des Acétabulariées, mais ([u'Agardh considère comme une espèce purement végétale, qui doit être réunie aux Algues. Ses caractères consistent dans la simplicité de la tige qui est filiforme, simple et terminée par un capitule formé d'un plus ou moins grand nombre de vésicules bulbeuses, pyrifornies, implanlées par le côté aminci. La seule espèce (pii soit connue, a été rapportée, par Brown, de la Nouvelle- Hollande ; elle forme des paquets paniculés, composés par la racine d'un plus ou moins grand nombre d'individus de couleur verdàlre; ils deviennent blancbàtres, un peu cornés par la dessiccation, fragiles quand ils ont séjourné sur le rivage; longs d'un à deux pouces, avec huit, dix ou douze vésicules à l'extrémité. C'est le Polyphysa Penicillus d'Agardh, Spec. Alg., p. 473; Polyphysa aspeigillosa, Lamx., Gen. Polyp., tab. 69, fig. 2, 6; et Polyp. flex., pi. 8, fig. 2, où la lige est représentée trop fortement articulée en B; Larak., Anim. sans vert., ii, p. 152; Fucus Penicillus, Turn., Hist. Flic, t. 228, etc.
POLYPIAIRES. ACAi. (Blainville.) f^. Actiromorphes.
POiyP\EhS. Pu/jpai il. zooL. K. Polypes.
POLYPILUS. BOT. (Champignons.) Section du genre Tbélépbore. V. ce mot.
POLYPITES. On a quebiuefois donné ce nom aux Polypiers fossiles.
POLYPLACOPHORES. Polyplacophoia. moli. Nom donné par Gray au dixième ordre de ses Gastéropodes, pour y réunir, sous la dénomination de Gjninoplax et de Ciyptoplaj:, les genres Oscabrion et Oscabrelle.
POLYPLAXIPHORES. Polyplaxiphoia. Moii. Dans l'opinion de Blainville, les Oscabrions formant un type d'organisation à part des vrais Mollusques, et intermédiaire entre eux et les Animaux articulés, il en a fait une classe séparée dans l'ordre qu'il nomme sousty/ie des Mollusques, et lui a donné le nom de Polyplaxiphores. F. Oscabrion.
POLYPLECTRON.ois. F. Épebomnier.
POLYPLEliRE. Polypleurus. ins. Genre de C.iléoptiM-es liétéromères, de la famille des Mélasomes, tribu
(les Scaurites, institué par Escbscbollz, qui lui assigne pour caractères : antennes en massue, de onze articles, dont le troisième obconique, plus long que les autres qui sont monoliformes ; tète courte, subtriangulaire, un peu rétrécie en arrière; yeux petits, transverses, écbancrés en avant ; menton petit, en hexagone irrégulier, avec le pédoncule saillant et rétréci en trapèze; labre très-petit, Iransverse et fortement rétréci en trapèze; palpes maxillaires courtes et épaisses, avec l'article terminal comprimé , plus grand et plus large que le précédent et sécuriforme; les labiales à peu près entièrement à découvert, courtes et épaisses, terminées par un article trpnqué, plus gros que les autres ; protborax tronqué antérieurement; élytres de la même largeur que le protborax contre lequel elles s'appliquent exactement; corps élargi postérieurement; patles filiformes; tarses grêles, garnis de poils en dessous.
PoLYPiEDRE GÉMINÉ. Polypleuius gemincitus, Dej. Il est d'un noir mât ; sa tête est lisse en dessus, avec trois sillons longitudinaux; le tergum du protliorax est presque aussi long que large, subrectangulaire, trèsfinement ponctué sur les côtés, avec un sillon médian accompagné d'une fossette de chaque côté ; quatre côtes sinueuses sur chaque élytre, et une double rangée de points enfoncés entre chaque cote ; taille, six lignes. Amérique septentrionale.
POLYPODE. Polypodium. bot. Ce genre, l'un des plus anciennement établis dans la famille des Fougères, a subi, depuis Linné qui, le premier, l'avait défini exaclement, de nombreuses modifications. Linné en efîet y plaçait toutes les Fougères dont les capsules sont disposées par groupes arrondis à la surface inférieure des feuilles; on a restreint, avec raison, ce nom aux espèces qui présentent des groupes de capsules arrondis et complètement nus, et dont les capsules, disposées sans ordre dans ces groupes, sont pédicellées et pourvues d'un anneau élastique, étroit. On a donc exclu toutes les espèces à capsules sessiles et à anneau élastique, large, qui appartiennent aux genres Gleichcnia , ou Mertetisia ; ci^Wes à capsules recouvertes d'un tégument de formes variées, qui constituent les genres Aspidium, Alhynum,Nephiodium, Cyalhea, Pleopeltis, Jllaniodia, Alsophila, ll-'oodsia, etc.; celles à groupes non circulaires, telles que les Grammitis, Meniscium, etc.; enfin, les espèces à capsules réunies en cercles réguliers forment le genre Cyclophorus, de Desvaux.
Quelques autres genres ou sous-genres ont été fondés sur la position respective des groupes de fructification , et établissent des coupes très-naturelles dans ce grand genre. Tels sont les genres Margiiiaria, Lastiea et Diynaria de Bory, et le genre Adeiwphorus de Gaudichaud.
Malgré ces subdivisions, le genre Polypodium luimême est encore le plus nombreux de tous ceux de la famille des Fougères. Il n'y resterait pourtant que les espèces où le paquet de sores nus termine la nervure qui le supporte, tandis que dans le Laslrea cette nervure l'outrepasse. On en connaît près de trois cents espèces. La plupart croissent entre les Tropi(iues, car l'Europe n'en présente guère [dus de trois ou quatre.
Les plantes de ce senre vaiieiil beaucoup par la forme de leurs frondes plus ou moins siihitivisées, par la disposition des nervures el des capsules, caractères propres à y établir des sections Irès-naturelles. Les Polypodes ont ce caractère, singulier dans cette famille, que les feuilles sont quel<iuefois réellement pinnées, à pinnelles caduques. On trouve quelques espèces aiborescentes, particulièrement au Brésil, mais elles sont rares; on doit remarquer à ce sujet que le Polypodium arhoreitm de Linné n'appartient pas à ce sfnre, mais fait partie du genre Cyathea. L'espèce qu'on rencontre le plus communément est le Poixpodium ruigare, figuré dans tous les anciens botanistes et dans Bulllard, plante dont les murs sont souvent tout couverts, ainsi que les vieux arbres et les souches dans les taillis. L'ancienne médecine en ordonnait souvent la racine quand on la trouvait sur le Chêne. Le Polypodium aureiim, (lin a le même port, mais qui est dix à douze fois plus grand, est originaire des Antilles et souvent cultivé dans les serres d'Europe.
Ce nom de Polypode fut donné spécifiquement par d'anciens botanistes, à diverses Fougères qui ne font plus partie du genre qui vient d'être décrit; ainsi l'on a appelé Polypode femelle, VJthfrium ou Aspitlium Filix-fcBminu; Polypode jule, le Polystichum Filixmas, etc.
POLYPODES. 1RS. On a quelquefois donné ce nom à des insectes qui ont beaucoup de pieds, tels que les Lépismes. A', ce mot.
POLYPOUIACÉES. BOT. Robert Brown a donné ce nom à la tribu de la famille des Fougères qui a pour type le genre Polypodium, groupe qui, dans le Species de Willdenow, avait reçu le nom de Filices. Cette division, de la grande famille des Fougères, est caractérisée par la structure de ses capsules qui sont ceintes d'un anneau élastique, étroit, entourant presque toujours complètement la capsule, et se terminant inférieurement en un pédicelle plus ou moins long; ces capsules s'ouvrent irrégulièrement et renferment des séminules très -fines. Celte tribu comprend un grand nombre des genres qui ont été énumérés à l'article
FOCGÉRE.
POLYPODIOLITHES. dot. foss. Nom donné par Sternebergen à un genre de Palmiers fossiles , dont les analogues vivants sembleraient avoir quelque rapport avec le genre Zamia.
POLYPOGON. BOT. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L., établi par Desfonlaines (F/or. Allant., l,p. 6G), et offrant les caractères suivants -, fleurs disposées en panicule composée, touffue, ayant la forme d'un épi. Lépicène unitlore, à deux valves presque égales, légèrement échancrées et surmontées de soies beaucoup plus longues que les valves de la glume; celles-ci membraneuses : l'inférieure arislée, la supérieure bifide, dentée; style profondément bipartite; stigmates velus; caryopse libre, non sillonnée. Linné avait confondu ce genre avec VAlopeciirus. Willdenow et Persoon lui réunirent diverses plantes dont quelques-unes ont formé depuis les types de genres nouveaux, tels que le Chœhirus de Link et le Co/o/irtf/oie de PalisotBeauvois. On compte
environ huit espèces véritables de Polypogons; elles croissent en Europe el en Améri(|ue. Celle sur laquelle le genre a été fondé est le Polypoijon monspeliense, Desfont., plante que lesauteurs ont à l'envi transportée dans les genres Alopecurus, Jgiostis, Phteum, Plialaiis, Cynosunis , Panicum , Ftlfa; en un mot, on n'a donné pas moins de vingt synonymes à cette espèce. Elle est assez commune dans presque toutes les contrées du bassin de la Méditerranée.
POLYPORE. Polyporus. bot. Micheli est le premier qui ait établi ce genre dans la famille des Champignons; mais plus lard Linné le réunit au genre Bolet. Cependant les mycrographes modernes, et entre autres Persoon , rétablirent le genre de Micheli, el lui donnèrent les caractères suivants : chapeau de consistance variée, mais non charnu, ayant sa face inférieure garnie de pores nombreux, entiers, séparés les uns des autres par des cloisons simples et très-minces; les sporules sont très-ténues et réunies en petits glomérules. Ce genre est Irès-voisin des Bolets, mais dans ceux-ci la face inférieure est garnie de tubes accolés, très-nombreux et se détachant facilement du chapeau. Le genre Polypore se compose de plus de deux cents espèces dont les formes sont très-variées. On y a réuni les genres Favolus et Miooporus de Palisot-Beauvois, qui n'en diffèrent pas sensiblement. Tantôt ces espèces sont munies d'un pédicule, tantôt elles sont sessiles; quelquefois le pédicule est central, d'autres fols il est latéral, etc.
A ce genre se rapportent plusieurs espèces intéressantes; telles sont les suivantes : Polypore officiwal, Polyporus ofjicinalis, Fries, Syst., 1, p. 305; Boletus Laricis, Bull., tab. 533. Ce Champignon, qui est connu sous les noms vulgaires d'Agaric du Mélèze ou Agaric des boutiqties, est sessile, tubéreux, blanchâtre; il croît sur le tronc des Mélèzes, dans les montagnes de l'Europe australe. Dans sa jeunesse, il a une forme ovoïde, allongée, et finit par prendre celle d'un sabot de cheval. On le trouve dans les pharmacies dépouillé de son épiderme; il est blanc, léger, tubéreux. C'est un violent purgatif-drastique, qu'on ne doit employer qu'à des doses très-faibles, comme de deux à six grains, dans le traitement des hydropisies passives. Selon Braconnot de Nancy, il se compose de soixante-douze parties d'une résine particulière, de vingt-six parties de matière fongueuse et de deux parties d'extrait amer. — Polypore AMADOiiviER,/'o/j'j!)Orws igniarius, Vers.; Boletus igniarius, tab. 434, fig. B, d. Cette espèce, en forme de sabot de cheval, est d'un brun foncé, presque lisse, brun clair à sa face inférieure; il croît sur les Cerisiers, les Pruniers, les Saules, etc. Coupé par tranches et battu, il forme l'Agaric des chirurgiens, dont on se sert pour arrêter les hémorragies des petits vaisseaux. Ces mêmes tranches d'Agaric, trempées dans une dissolution de nitre, sécbées et battues, forment l'amadou dont on se sert pour fixer l'étincelle qui s'échai)pe du Silex frappé avec le briquet. Les teinturiers emploient aussi ce Champignon sous le nom d'Agaric de Chêne, pour préparer une teinture noire. Plusieurs espèces de Polypores sont bonnes à manger; telles sont les suivantes : Polyporus tuberasfer, Pers., Champ.
corn., 237. CeKe espèce est la Pierre à Champignon lies Italiens ; Polyporus ovimis , Pers.; Polyponis subsquamosus, M.; Pulyporvs Pes caprœ, id.; Polfponts frondosus, etc., et plusieurs autres.
POLYPRÈME. Polfpreiiium. noT. Ce genre, élabli par Linné et placé dans la Télrandrie Monngynie, fut il'abord considéré comme appartenant à la famille des Scroptmlarinées; mais les observations de Ricliard et de Jussieu l'ont fait rapporter à la famille des Rubiacées. Voici ses caractères essentiels, d'après Richard ((')! jVich. Flor. boréal. Amer.. 1, p. 82) : calice lélragone à sa base, divisé supérieurement, avec les quatre segments dressés; corolle dont le tube est très-court, la gorge barbue. le limbe rotacé, à quatre lobes arrondis; quatre étamines incluses, insérées sur le milieu du tuhe; ovaire infère dans sa partie inférieure, libre supérieurement, comprimé, ovoïde, surmonté d'un style très-court et d'un stigmate capité; capsule un peu plus courte que le calice, comprimée, à deux valves qui portent les cloisons sur leur milieu, à deux loges, et renfermant des graines nombreuses, anguleuses, presque rondes. Le Po/j'premum procuvibens, L. et Lamk., Jlluslr., tab. "I, fig. 4, Pulypremum Linnœi, Wiclix., loc. cit., est une plante glabre, couchée, à feuilles linéaires, aiguSs, accompagnées de stipules sinuées-lronquées; à Heurs sessiles, très-iictites. idâcées dans les dichotomies des rameaux ou terminales. Celle plante croît dans les lieux stériles de la Caroline et de la Virginie.
Il ne faut pas comprendre dans ce genre, le l'olypremuiit d'Adanson, formé aux dépens du genre f'aleiianeUa, et qui n'a pas été adopté.
POLYPRION. POIS. Genre de la famille des Percoïdes. de la section ofi les dents sont en velours, dont les caractères sont : corps, tête, et jusqu'aux maxillaires revêtus d'écaillés durement ciliées; des dentelures au sous-orbilaire. au préopercule, à toutes les pièces de l'opercule, et à une sorte d'écaillé sur l'os de l'épaule; une forte arête dentelée, terminée par deux ou trois pointes, sous l'opercule; l'épine des ventrales est également dentelée. Il y a des dents non-seulement aux mâchoires, mais au vomer, aux palatins et sur la base de la langue. On ne connaît encore qu'une espèce île Polyprion, qui est un assez grand Poisson des mers de l'Amérique; c'est VAniericannm de Schneider, pi. 203, diint Vaustiale, pi. 47, est un double emploi.
POLYPTÈRE. Polyplerus. rois. Genre de l'ordre des Malacoplérygiens abdominaux, famille des Clupes, institué par Geoffroy-Sainl-Uilaire, qui le caractérise de la manière suivante : bords de la mâchoire supérieure immobiles et formés au milieu par les inlermaxlllalres, et sur les côtés par les maxillaires; une pièce osseuse chagrinée comme celle du reste de la tête conviant toute la joue; un rayon plat aux ouïes; corps allongé, revêtu d'écaillés pierreuses; un grand nombre de nageoires séparées, régnant tout le long du dos; ces nageoires sont soutenues chacune par une forte épine qui porte (iuel(|ues rayons mous, atlachés sur sa face postérieure; nageoire caudale entourant le bout de la quelle et Irès-rapprochée de la nageoire anale; les nageoires ventrales placées fort en arrière ; les pectorales
I portées sur un bras écailleiix, un peu allongé ; une rangée de dents conii|ues autour de chaque mâchoire et derrière, des dents en veUiurs ou en râpe. Estomac très-grand; canal intestinal mince^ droit, avec une valvule spirale et un seul cœcum; vessie natatoire double, à grands lobes, surtout celui du coté gaucbe, communiquant par un large trou avec l'œso])bage. Les Polyplères habitent les lieux les plus i)rofonds du lit du Nil ou du Sénégal, vivant constamment dans la vase cl abandonnant leurs retraites seulement dans la saison des amours.
PoLYPTÈRE BiCHîR. Polyptevus Bichir, Geofî. La leinle générale de ce Poisson est le vert de mer, avec quelques taches noires, irrégulières, plus nombreuses vers la queue que vers la tête. Taille, dix-huit pouces. Dans le Nil. d. 16 à 18; B. 1; P. 52; v. 12; a. 13; c. 19. POLYPTÈRE. Polyplera. acal. Genre de la famille des liéroïdes, élabli par Lesson, qui le caractérise de la manière suivante: corps hyalin, très-fragile, tubuleux, cylindrique, dilaté antérieuremeni; bouche transverse; une seule aile de chaque coté, grande, large, cestoïde, ciliée sur chaque bord, à cils irisés; ailes intermédiaires plus petites, au nombre de six ; quatre supérieures, lancéolées, soudées au corps par leur base, ciliées sur leurs bords; les deux inférieures différant des quatre premières et ayant des rapports avec les deux ailes latérales cesloïdes, ciliées comme elles.
PoLYPTÈRE DE Chamisso. Po/ypte/a Chamissonis; Cullianyra heteroplera, Cham.; Muenia Chamissonis, Esch.Il est blanc, hyalin, à cils toujours en mouvement et très-irisés. Des mers du cap de Bon ne- Espérance. POLYPTERIS. BOT. Nuttall {Gêner, ofnoith Amer. Plants, 2, p. 1Ô9) a établi sous ce nom un genre de la famille des Synanthérées, qu'il a placé à la suite de V Hymenopappus , dont on le distingue par son aigrette longue et fort visible. Cette différence n'a pas semblé suffisante à plusieurs auteurs et particulièrement à Sprengel, pour mériter qu'on en formât un nouveau genre. Le Pulypteris inteyrifulia, Nutt., est une plante heibacée, à feuilles alternes et entières, à fleurs disposées en corymbes. Elle croît dans la Géorgie de l'Amérique septentrionale.
POLYRIIAPIUDE. Polyrhaphis. ins. Coléoptères té- Iramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, établi par Audinet-Serville qui lui assigne pour caractères : antennes glabres, sétacées, distantes à leur base, composées de onze articles, dont le premier reiiHé en massue, le second court et cylindrique, ainsi que les suivants, le troisième le plus grand de tous; face anléileuie de la tête allongée; front aplati, vertical; yeux grands; mandibules fortes, pointues à rextrémité; les deux derniers articles des palpes maxillaires à peu près égaux; corselet presque aussi long que large, uniépineux latéralement; écusson demicirculaire; élytres déprimées, peu rétrécies vers le bout, chargées d'épines droites et alignées, avec les angles huméraux saillants et uniépineux, l'extrémité lron(|uéeet biépineuse; corps déprimé, épineux; pattes de médiocre longueur, les postérieures un peu plus courtes que les quatre autres; cuisses allongées; tarses antérieurs Irès-houppeux dans les mâles.
PoiYRHAPHiDE BORRIBLE. Polfra/jhis hoiiiila, Aud.; Lamiahoirhla, Fab. Les antennes sont cendrées, avec l'extrémilé des articles noire ; la lêle et le corselet sont d'un gris hrunâlre obscur; les élytres sont très-raboteiiscs et tr(5s épineuses, obscures à la base, rosacées au centre et cendrées à IVxlréinité; les pattes sont obscurément ferrugineuses, annelées de cendré. Taille, un ponce. De Cayenne.
POLYRHIZE. BOT. Ce nom est, pour les botanistes modernes, celui d'une espèce du genre Lemna, mais il parait que le Polyrhizosde Pline était VEpimediuin alpinum.
POLYSACCOM. BOT. (Lycopeidacécs.) Ce genre avait d'abord été distingué par Alberlini et Schweinitz sous le nom de Pisolilliiis, nom que son emploi en minéralogie a fait rejeter. A la même époque, Link et De Candollele changèrent, l'un en Pisocarpiiim, et l'autre en Polysaccum; depuis il a encore reçu de Persoon le nom de Polypera (Cbamp.comest., p. IIC). Les espèces qui constituent ce genre se rapprochent par leur aspect extérieur, des Scleroderma ; leur péridium est épais, coriace, presque globuleux, sessileou porté sur un pédicule large et solide; il renferme dans son intérieur des péridiums plus petits, très-nombreux, fila- ] mcnteux et remplis de sporules agglomérées; la nature filamenteuse et la forme irrégulière de ces péridiums intérieurs distinguent ce genre des Tuhérées dont les périodiles sont des vésicules membraneuses. Le péridium général se détruit irrégulièrement; il est percé | d'un grand nombre de trous par les insectes qui s'y logent. On connaît maintenant plusieurs espèces de ce genre, mais la plus commune est le Polysaccuni cras- , sipes, DC, FI. fr., Suppl., p. 105 (Lycopcrdoiilcs, j Micheli, Nov. Gen., pi. 98, fig. 1), qui croit dans le nord de la France, et même aux environs de Paris, dans les lieux sablonneux.
Le genre Endacinus de Raffinesque a été'créé pour une plante de Sicile, qui appartient probablement à ce genre.
POLYSCALIS. BOT. Ce genre, indiqué par Wallicb, dans son catalogue des plantes de l'Inde, n'a point été adopté ; mais on en a fait une section du genre Pupalie. y. ce mot.
POLYSCHISE. Poixschisis. iNS. Coléoptères létramères; genre de la famille des Longicorues, tribu des Cérambycins, institué i>ar Audinet-Serville, qui lui assigne pour caractères : antennes glabres, à peu près de la longueur du corps, composées de seize articles, dentés à partir du quatrième, les trois derniers sont d'une manière beaucoup plus prononcée; palpes maxillaires beaucoup plus longues que les labiales : article terminal assez court, cylindre-conique, tronqué à son extrémité; corselet cylindrique, inégal en dessus, unituberculé latéralement; écusson triangulaire, étroit, allongé et pointu; élytres linéaires, arrondies postérieurement; pattes longues; cuisses antérieures et intermédiaires un peu renflées en massue; cuisses et jambes postérieures fort longues et comprimées : ces dernières, ainsi que leurs tarses, entièrement garnis de poils serrés.
PoLYSCBisE BiBTiPÈDE. Polyschlsis hirlipes , Aud.j
Ceramhyx hutlpes, Oliv. Il est noir; ses antennes sont fauves ù l'extrémité; les élytres sont fauves, avec la base noiie, et celte couleur descend jusque vers le railieu; le dessous du corps est noir, avec l'extrémité d'un roux brun. Taille, quatorze lignes. Du cap de Bonne- Espérance.
POLYSCHISTIDE. Polfschislis. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Presle, qui lui donne pour caractères : épillets à deux Heurs, dont l'inférieure hermaphrodite et sessile, la supérieure neutre et pédicellée; deux glumes, dont l'inférieure à quatre divisions linéari-subulées, la supérieure linéaire, aiguë. Les Heurs hermaphrodites ont deux palettes dont l'inférieuie à cinq dents, celle du milieu et les deux latérales prolongées en arêtes; la supérieure est linéaire, plane et bidenlée à l'extrémité; trois étamines; ovaire sessile; deux styles terminaux, couronnés par des stigmates poilus. Les Heurs neutres ont deux palettes doiit l'inférieure à cinq découpures subulato-aristées, et la supérieure bicarénée, bidentée au sommet. La seule espèce connue de ce genre est originaire de Manille. C'est une plante annuelle, gazonneuse, dressée, à feuilles planes, à épis terminaux, ordinairement au nombre de cinq, alternativement sessiles et pédoncules, quelquefois solitaires.
P0LYSC1.4S. bot. Forsier (Char. Gêner., p. 63, lab. 32) a donné ce nom à un genre de l'Octandrle Pentagynie, (lue l'on a rapporté à la famille des Araliacées et qui parait se rapprocher du Gastonia. Lamarck présume que le type de ce genre est son Arulia paliiiala. Voici ses caractères ; fleurs disposées en une grande ombelle, offrant au centre plusieurs petites ombelles prolifères. Calice à bords tronqués et persistants, marqué de cinq, sept ou huit petites dénis à peine visibles. Corolle à six, sept ou huit pétales lancéolés, subulés, très-ouverts. Blarainesen nombre égal à celui des pétales, dont les filets sont subulés , les anthères droites, à <iualrc sillons. Ovaire infère, hémisphérique, bordé j)ar le cilice, surmoiité de trois, iiualre ou cini| stigmates sessiles, très -courts et uu peu divergents. Fruit bacciforme, globuleux, quadriloculaire, couronné par le rebord du calice et par les styles. Graines solitaires dans chaque loge, triquètres et convexes. Ce genre ne renferme qu'une espèce, Poly scias pinnala ; c'est un arbrisseau à feuilles ailées, dont les Heurs sont rassemblées en ombelle. De la Nouvelle-Zélande.
POLYSCOPE. Polfscopus. iNS. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Mélasomes, tribu des Ténébrionites, institué par le docteur Waltl, pour uu insecte nouveau, qu'il a observé en Andalousie. Caractères : antennes insérées devant les yeux, sous les a]ipendices du chaperon, composées de dix articles, dont les neuf premiers d'égale grandeur, très-courts, arrondis, entourés chacun, à l'extrémité supérieure, de dix à douze faisceaux de soies noirs; le dernier est cylindriciue, deux fois plus long que les précédents, coupé carrément, émargé; mandibules entièrement recourbées, séparées en deux, surtout à l'extrémité, par une impression longue et large; au-dessous de la tcte, à partir de l'insertion des mandibules, il naît une suture qui s'étend en arrière et insensiblement vers le
formé lie plii-
roposé ce nom les, elc, qui se
milieu; au boul il y a une suture Iransversale; sur les ;iulres parlies du corps il n'y a pas de suluie. Corselet nssez long, aplati, un peu renflé sur le côté, avec deux côtes longitudinales et un bord relevé; abdomen long et élroit; élytres rugueuses, marquées chacune de trois côtes, non comprise celle du bord; pattes rugueuses, parsemées de petits faisceaux de poils courts, épais et isolés; tarses épais. Ce genre se place entre ceux des Saitoti iuiit et des Diodestna ; il a de commun avec ces deruiers la structure des palpes et des pattes, la surface rugueuse et les soies ou faisceaux de poils en quelque sorte écailleux; avec les premiers, la conformation de la tête, du corselet et de l'abdomen.
PoLVScopE A CÔTES. Polyscopus coslntus , Waltl. 11 est noir, allongé, avec la tête presque carrée, les antennes épaisses, le corselet et les élylres chargés de côtes. Taille, deux lignes et demie.
POLYSÉPALlî (calice), bot. Cal sieurs sépales distincts. /''. Calice.
POLYSÈyUE. BUT. Desvaux avait pour le fruit des Uenoncules, Aiién:
compose de plusieurs akènes réunis sur un réceptacle commun.
POLYSlPUOiVIA. BOT. Le genre institué sous ce nom, par Duby. dans la famille des Céramiées, a été reconnu pour ne pas différer du genre Hutchinsia , de la famille des Cérémiaires, proposé par Agardh.
POLYSITE. Polysilus. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Féroiiites, institué par Zimmerman, qui le caractérise ainsi qu'il suit : antennes liliformes, de moyenne longueur, dont les articles sont presque cylindriques: le premier assez gros, le deuxième très-petit, le troisième plus grand que les suivants; mandibules courtes et arquées; une petite dent simple au milieu de l'échancrure du menton; tète assez grosse; corselet convexe, transversal; pattes courtes et fortes; les mâles n'ont point de dent aux quatre jambes postérieures; les quatre premiers aiticles des tarses antérieurs sont triangulaires.
Poi.vsiTE VEPiTRE. Poly^Hus venliicosHs , ZImm. 11 est entièrement noir et lisse. Sa taille est d'environ quatre lignes. On le trouve en Orient. Une seconde espèce a été rapportée d'Alger et a été nommée Pulxailiis furctiis; elle diffère de la précédente par une taille un peu plus grande et en ce que sa tète est faiblement ponctuée.
POLYSI'EKJIA. BOT. Le genre, formé sous ce nom par Vaucher, dans son travail sur les Confervées d'eau douce, ne pouvait être conservé, réunissant des espèces tout à t'ait incohérentes. A'. Céramie et Lémarée.
POLYSPERJiE. BOT. Un fruit est Polysperme quand il contient plusieurs graines.
POLYSPERMOiN et POLYSPORON. bot. Lobel et d'autres botanistes anciens ont ainsi appelé une espèce de Cbénopode à laquelle Linné a conservé le même nom spéciti(|ue.
POLYSTACHYA. bot. Genre établi par le professeur Hooker (Exotic F,oia , tab. 103), pour le Detuliobiiim ))Olysta<:hxutii, et auquel il assigne pour caractère dislinctif ; quatre masses polliniques , solides,
j hémisphériques, toutes réunies sur un caudicule com-
j mun, terminé par un tubercule glanduleux. Richard
a analysé avec tout le soin possible la plante qui sert
I de type à ce genre, et quelc|ue attention qu'il ait mise
dans cet examen.
jamais trouver que deux
masses polliniques, ovoïdes, parfaitement distinctes l'une de l'antre, comme on l'observe dans les autres espèces Ae Dendrobium. Il a consigné cette remar<|ue dans sa Monographie des Orchidées des îles de France et de Mascareigne (Mém. Soc. d'Hist. nat. de Paris, 4, p. 51).
POLYSTEGIA. BOT. Ce genre, de la famille des Amaryllidées, proposé par le professeur Reichenbach, pour quelques espèces du genre Uœmanthtis, de Linné, n'a point été généralement adoi)té.
POLYSTEMA. BOT. Genre de Lycoperdacées, proposé par Raffinesque, qui le place entre les genres Didenna et Trickia.
POLYSTÉ.MON. bot. Le genre institué sous ce nom, |)ar D. Don, dans sa Monographie de la famille des Cunoniacées, a été reconnu ensuite pour ne pas différer du genre Belangera, de Cambessèdes, auquel il a été réuni, f^. Bélancère.
POLYSTICHUM. BOT. {Fougères.) Ce genre, établi par Rolh, coriespond à une partie du genre Nephrodiiim de Richard. 11 renferme la plupart des plantes placées par R. lirown dans ce genre Nepluodiitm, tel qu'il l'a limité, et en outre une partie des Aspidium du même auteur. Les caractères de ces genres ayant été mieux définis par le célèbre botaniste anglais qui vient d'être cité, et le nom de Nephrodiiim indi(iuant bien la forme en rein du tégument, on l'a adopté de préférence à celui de PotjslicJiuin que De Candolle avait conservé dans la Flore française. Tous ces genres sont des déinembrementsdu gemeJspidium de Swartz. y. ce mot.
POLYSTICTA. BOT. (Champignons.) Sous -genre établi par f lies parmi les Polyiiures; il renferme les espèces complètement adhérentes et à base tomenteiise, à peine distincte et mal limitée. Le Polyporus polystictus. Pers., IMycol., 2, p. 111. ou Polyporus cvrticola de Fries, Syst. mycol., 1, 583, est le type de cette division qui ne renferme que deux ou trois espèces.
POLYSTIGMA. BOT. (Hypoxylées.) De Candolle a créé sous ce nom un genre qui comprend plusieurs plantes voisines des Sphœria et des Xyloma, mais qui en diffèrent au premier aspect par leur couleur fauve, brune ou rougeàtre; elles diffèrent, eu outre, de ces deux genres par leur structure intérieure. On les distingue des S/iliœria par l'absence du péridium propre; le tissu qui forme les loges de ces petites Cryptogames étant le résultat d'une modification du tissu de la plante sur laquelle elles croissent; ces loges s'ouvrent par autant de petits pores qu'il y a de loges réunies dans chaque tubercule, ce qui empêche de les confondre avec les Xyloma. Ces divers caractères rapprochent beaucoup ces plantes des DothUlea de Fries. avec lesquelles cet auteur les réunit. De Candolle en a décrit trois espèces; une d'elles est très-commune sur les feuilles vivantes des Pruniers, sur lesquelles elle forme
de larges laclies routes, épaisses, un peu charnues el visibles aux deux surfaces.
POLYSTOME. Potyslovia. iistest. y. Liiuguatule.
POLYSTOME. Polysloma. annél. Delaroclie (Nouveau BuUelin de la Société Philomalique, année 1811) a décrit sous ce nom un animal trouvé près de Majorque, sur les l)ranchies d'un Thon, et qui semble appartenir à la famille des Sanj;sues. La description que Delaroclie en donne est assez vague, et il paraîtrait qu'elle a été faite à contre-sens, c'est-à-dire qu'il a nommé anus l'ouverture buccale.
POLYSTOMELLE./'o(rs/OH(e//a. mon. Genre de l'ordre des Céphalopodes el de la division des Polythalames, établi par Lamarck pour de très-petites Coquilles microscopiques vivantes, et ayant pour caractères : coquille discoïde, multiloculaire, à tours contigus, non apparents au dehors, et rayoniiée à l'extérieur par dessillons ou des côtes (lui tiaversetit la direction des tours. Ouverture composée de plusieurs trous diversement disposés. Les petites Coquilles de ce genre habitent les plages sablonneuses des côtes de France, de l'Océan et de la Méditerranée, les côtes de l'ile de France, des Antilles, des îles Marianes et Malouines; quelques-unes se trouvent fossiles.
POLYSTORTHU. BOT. Ce genre proposé par le docteur Blumc, pour la famille des Amygdalées, a été reconnu pour ne point différer du genre Pygeum, de Gœitner.
POLYSTROMA. bot. Genre de Cryptogames, de la famille des Lichénacées, établi par Gray qui le plaça parmi les Verruca liées; mais qu'un examen plus scrupuleux ne fit plus admettre que comme une section du genre Geaslnim.
POLYTyEME. Polylœnia. bot. Genre de la famille des Ombcllifères, institué par le professeur De Candolle, qui lui assigne pour caractères : limbe du calice à cinq dents; pétales ovales, échancrés, avec la découpure infléchie ; fruit ovale, lenticulari-coinprinié sur le dos, très-glabre, avec le bord renflé, lisse, et l'aréole dorsale déprimée; méricarpes à cinq paires de carènes Irès-nienues, à peine distinctes; bandes des vallécules géminées.
PoLïT*RiE DE KuTTALl,. Pol}tœiiia NultallU, DC. C'est une plante berbacée, glabre, à feuilles triparlites, opposées; les branches latérales florifères sont également opposées ; les ombelles sont terminales, privées d'involucre, les iiivolucelles sont sétacés ; les fleurs sont jaunes. De l'Amérique septentrionale.
POLYTÈLE. Po/j'teles. iKs. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhyiicbophores, établi par Scboenherr, qui lui assigne pour caractères : antennes longues, peu coudées, composées de douze articles obconiqucs, presque égaux, à l'exception des cinq derniers qui sont un peu plus gros, et forment une massue allongée, étroite; trompe courte, épaisse, un peu cylindrique; yeux presque ronds, très-grands et proéminents; corselet beaucoup plus étroit que les élytres, presque carré, resserré au bout; élytres grandes, convexes, du double phis larges que le corselet à sa base, avec les épaules fort proéminentes, anguleuses, atténuées vers l'extrémilé; pieds robustes. Ce genre ne se
compose encore que d'une seule espèce; Scboenherr lui avait donné d'abord le nom Ae Pulydius, mais ce nom ayant été employé antérieurement, par Dejean, pour un autre genre de la même famille, force fut de le changer, et l'auteur lui substitua celui qu'il porte à présent; un peu plus tard le changement n'eût point été rigoureux, car le genre de Dejean n'a point été adopté, l'espèce s'étant trouvée la même i|ue le Curculio piodii/UH de Fabricius, qui fait jjartie du genre Cneochinus. Le Polytèle de Steven est noir, couvert d'écaillés bleues; le disque du corselet et huit points sur les élytres sont formés par des écailles noires. On le trouve au Brésil.
POLYTHALAJIES. Polythalama. moli. Nom appliqué à une division des Mollusques. ^. Cepdalopodes.
POLYTHME ET POLYTHMLS. ois. F. Polytmcs.
POLYTHRINCRIM. bot. (MucétUnées.) Kunze a décrit sous ce nom un genre de Cryptogames, dont la seule espèce connue croit sur les feuilles vivantes de diverses espèces de Trèfles. Elle forme des touffes de filaments articulés, simples, droits, dont les articles sont membraneux et très- rapprochés. Les sporidies sont éparses à leur surface et divisées en deux loges par une cloison transversale. Kunze, se fondant sur la manière dont ce genre croît sur les plantes vivantes, l'a placé parmi lesUrédlnéesauprès du Phrayniidium ; mais tous ses caractères semblent le rapprocher des Monilies et des Aciosiioriaiii. y. ces mots.
POLYTMUS. OIS. Genre proposé par Brisson , pour y placer les Oiseaux-Mouches séparés des Colibris.
POLYTOllE. Potylomus. acal. Genre de Zoophytes créé par Quoy et Gaimard pour un animal mou, agrégé, et des plus singuliers peut-être de tous ceux qu'on rencontre flottants sur la mer; il est ainsi caractérisé : animaux gélatineux, mais fermes, transparents, rhomboïdes, comme taillés à facettes, réunis et groupés entre eux , de manière à former une masse ovoïde, dont le moindre effort fait cesser l'agrégation ; chaque individu, parfaileinenl homogène, ne présentant ni ouverture ni organe quelcoiii|ue. La seule espèce décrite par Quoy et Gaimard est le Polttome Lamasos, Pulytomwi Lamaiion, dont ils tracent l'histoire en ces termes : » Voici le corps animé le plus simple que nous ayons encore rencontré. Si nous voulons le comparer à quelque chose, ce n'est point dans le règne animal que nous devons chercher nos exemples. Pour en avoir une juste idée, il faut se figurer un petit morceau de cristal taillé à facettes en forme de rhombe, sans ouvertures ni aspérités; qu'avec [ilusieurs de ces pièces réunies on forme une masse ovalaire de la grosseur d'un très-petit œuf, on aura l'ensemble de notre Zoophy te. Chaque animalcule est ferme comme de la gélatine bien cuite et résistant sous le doigt; mais leur agrégation entre eux est lellemeiit faible, que le moindre contact la rompt. Au centre est une bulle d'air, avec quelques filaments couleur de rose autour desquels chaque pièce est groupée. La nutrition de cette réunion d'individus doit se faire par imbibition ; car nous n'y avons remarqué ni apparence de viscères, ni même aucun signe d'irritabilité. Le Polytome Lamanon a donc pour caractères spécifiques
dclre hyalin, ilioinboïdal, privé d'ouvciluies, agrégé en masse, ovalaire. rose à sa partie centrale. Cet animal a été Ironvé en juillet 1819. par 3ô degrés de latitude nord et IGl de longitude à l'est de Paris, dans le ijrand Océan. Il est dédié à Lamanon, compagnon de La Peyrouse, massacré à Maouna. »
POLYTOME. Polytomus. iivs. Genre de l'ordre des Coléoptères, établi par Dalman dans ses Analecta enlomohgica, et correspondant à celui de niiypicère précédemment établi. ^. RnvpicÈRE.
POLYTOME. Polyloma. inf. Genre de la légion des Aneutlières, section des Gymniques nus, institué par Elirenberg, qui le caractérise de la manière suivante ; corps nionomorplie; bouche en communication avec plusieurs vésicules stomacales, droite, tronquée et dirigée en divers sens lors des mouvements de natation et de touinoiement de l'animal.
POLYTOQUE. Polytoca. bot. Genre de la famille des Graminées, élabli par Robert Brown, avec les caractères suivants : épis terminaux mâles, les axillaires androgynes et les inférieurs femelles; chacun des articles de l'axe recevant deux Heurs. Les éjiis mâles sont formés d'épillets à deux fleurs; les glumes sont au nombre de deux, et les élamines de trois; les deux squaniules sont hypogynes. Les épis femelles sont également composés d'épillets â deux fleurs, dont l'une, inférieure, est neutre et la supérieure femelle; deux glumes : l'inférieure cartilagineuse, embrassant l'axe qui est fort étroit, nervurée et ailée; la supérieure est lisse et pointue. Les épis neutres ont une paillette conforme à la glume supérieure. Le genre Polyt0(|ue ne présente encore qu'une seule espèce ; c'est une plante élevée, à feuilles planes avec les bords rudes. On la trouve dans l'ile de Java.
POLYTIilC. Pulxtrichum. bot. Ce genre, établi par Linné, est le seul de la famille des Mousses qui n'ait subi aucune modification depuis sa création , la plupart des botanistes n'admettant pas les genres qu'on a voulu en séparer. Ces genres sont : 1" le Calltarinea d'Uedvvig, Oligolrichum de De Candolle, ou Alrichiim de Palisot-Beauvois; 2" le Pogonatum de ce dernier auteur. Le premier, adopté par quelques botanistes, est considéré par beaucoup d'autres, comme une simple section du genre Polytriclium ; le second n'a été admis par aucun auteur. Le caractère du genre Polytrichuin ainsi défini peut êtie exprimé de la manière suivante : capsule pédicellée, terminale; péristorae simple, de trente-deux ou de soixante-quatre dents également espacées, recourbées intérieurement, et dont les extrémités sont réunies par une membrane horizontale, qui recouvre l'ouverture de la capsule. Coiffe petite, fendue obliquement, tantôt glabre, tantôt recouverte de poils plus ou moins longs. Ces Mousses, assez grandes, présentent une tige dressée, peu rameuse, couverte de l'euilles allongées, solides, épaisses, souvent dentelées, dont la nervure, presque toujours très-saillante, est quelquefois garnie, sur ses côtés, de lames membraneuses. Les fleurs mâles, en rosettes terminales, entourées de feuilles péricbœtiales, très-grandes et étalées, représentent presque une sorte de fleur, et sont plus faciles à étudier que celles d'aucun autre genre de
Mousses. Les espèces de ce genre, très-répandues en Euiope. sont surtout variées dans les pays montueux. On en connaît maintenant trente, environ, dont la plupart croissent dans le nord de l'Europe, ou dans les parties froides ou élevées de l'hémisphère austral.
Une Fougère du genic Asplenium porte aussi le nom de l'olytric.
POLYTRICUUM. bot. y. Polttric.
POLYTROPIE. Polyliopia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Presl qui lui assigne pour caractères : calice campanule, glanduleux, à cinq divisions lancéolées, acuminées, la dernière jilus longue; corolle papilionacée : son étendard est angulatobidenté au-dessus de l'onglet; ailes semblables à la carène et soudées vers le milieu de la base; dix élamines diadelphes : filament vexillaire libre; ovaire sessile, biovulé; style filiforme, glabre; stigmate globuleux. Le fruit consiste en un légume slipité, elliptique, aigu aux deux extrémités, mucroné par le style, réticulalo- veiné, mouosperme par avortemcnt; semence ovoïde, comprimée, strophiolée. On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce ; c'est un arbuste à rameaux simples et penchés, à feuilles bipinnées, simplement imparipinnées au sommet, à trois ou quatre paires de folioles linéaires; les stipules sont ovales, distinctes du pétiole; les pédoncules sont axillaires, allongés, portant une grappe courte, chargée de quelques petites fleurs jaunes, sans bractées. Du cap de Ronne-Espérance.
POLYTRYPE. ross. Defrance a établi, sous ce nom, un genre de Polypier fossile qu'il caractérise ainsi : polypier pierreux, libre? simple, cylindracé, un peu en massue, à tige listulense, percée aux deux bouts; surface extérieure couverte de petits pores. Ce petit Polypier, qui atteint tout au i)lus cinq lignes de hauteur, se trouve dans le Calcaire grossier et dans le Grès marin supérieur des environs de Paris, à Grignon, à Morlefontaine et à Villiers. On l'a aussi rencontré à Orglandes, dans le département de la Manche.
POLYXÈNE. Polyxena. ims. Latreille a établi sous ce nom un petit genre d'insectes de l'ordre des Wyiiapodes, et qui termine la famille des Chilognathes. Ces insectes ont le corps membraneux, très-mou et terminé par des pinceaux de petites écailles. Leurs antennes sont de la même grosseur. On ne connaît encore qu'une espèce, que Degéer a décrite sous le nom de lute à queue en initceau. Elle se tient sous les ccorces.
POLYXÈ.NE. ross. Denys de Montfort a donné ce nom à un genre de Coquilles fossiles, et il lui attribue les caractères suivants : co'quille libre, univalve, cloisonnée, à sommet et à base ombiliqués, roulée sur elle-même; bouche linéale contie le retour de la spire; cloisons unies. Ce genre ne se compose que d'une seule espèce, Polysenes cribialus, petite Coquille microscopique d'une demi-ligne de diamètre, (lui vient des environs de Sienne.
POLYXÉME. Polrxenia. zoopn. Genre de la classe des Acaléphes simples, famille des Eiiuorées, institué par Brandt pour une espèce trouvée en mer, sous le 5« degré de latitude et le IS/f de longitude occidentale. Celte espèce a été nommée Pol/xeuia flavobiaihia.
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POLYZO.V. MOLL. Dans la partie zoologiqiie du voyage de la Coiiuilli', Lessoii a déciK sous ce nom im genre d'Ascidiens, donl le lype a élé nommé par hil Polyzoa opuntia. Cet Ascidien composé est un des plus remarquables par la forme du parenchyme dans lequel sont ensagés les animaux noml)reux, ([ui n'apparaissent (|ue par leur extrémité antérieure, s'élevant en mamelons coniques et arrondis sur la masse charnue commune à tous. Le Polyzoa se compose de palmettes ovalaires, assez épaisses, aplaties sur les côtés, longues de près de cinq |)0uces et larges de deux, dilatées à l'extrémité lihre. amincies et plus arrondies à leurs sommets où s'allaclie un court pédoncule de forme cylindrique. Chaque palmelle isolée n'imite pas mal une articulation de raiiuette (tuuu). Leur consistance est gélatineuse, un peu ferme, et leur surface est entièrement colorée en rouge-hrun ; le pédicelle propre à chaque portion ovalaire-allongée, s'articule sur un pédoncule commun, qui reçoit ainsi jusipi'à près d'une vingtaine de ces masses foliacées, composant parleur ensemhle un faisceau épais et serré. Dans le parenchyme de chaque palmetle pédicellée sont logés les animaux qui ont au plus trois lignes de longueur. Chacun d'eux est de forme cylindrique, étroit en avant, renflé en arrière; les deux ouvertures antérieures sont arrondies : l'une lient au corps dont elle est séparée par un cou étroit; l'autre est ouverte sur un pédoncule court, et proliosciforme. Cet animal se trouve aux îles Malouines.
POLYZONE. Polyzone. bot. Genre de la famille des Myrlacées, institué par Endlicher, pour une plante récemment observée dans l'intérieur de la Nouvelle-Hollande, entre la rivière des Cygnes et le canal du roi Georges. Les caractères du genre nouveau sont : fleurs sessiles sur un réceptacle plan et involucré, chacune d'elles accompagnée de bracléoles géminées , membraneuses, carénées et dislincles ; tube du calice obconiiiiie, soudé à sa base avec l'ovaire, entouré de plusieurs anneaux cartilagineux : son limbe est trèscourt et divisé en cinq découpures; corolle composée de cinq pétales ovales, dressés, membraneux et insérés an limbe du calice; vingt étamines insérées avec les pétales; leurs Rlaments sont très-courts, complanatosubulés et la plupart fertiles; anthères bilocnlaires et suhglobuleuscs; ovaire infère, à une seule loge; deux ovules basilaires, dressés, anatropes en dehors; style comprimé, atténué au sommet, terminé par un stigmate subcapilé.
PoLvzoNE POURPRÉE. Polyzotte pnrpurea,ZnA\.Cis\. un petit arbuste à rameaux opposés ou verticillés et glabres; feuilles iml)riquées, assez aiguËs, triangulaires, un peu en massue, convexes, avec la face plane et le dos relevé en carène médiane et tianchante, obtuses ou terminées par une callosité mucronée, lisses, très-glabres et marquées de rangées de points imirâ- Ires; capitules solitaires au sommet des rameaux, sessiles, déprimés hémisphéiiquement; involucrc composé de quatre à cinq rangées de folioles lâchement imbriquées, décolorées à leur base et rougeàtres au sommet ; réceptacle un peu convexe; quinze à vingt fleurs dans chaque capitule.
POLYZONE. Polfzonus. ms. Coléoptères télramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, établi par Dejean aux dépens du grand genre Saperda de Fabricius. Caractères : antennes filiformes, beaucoup plus longues que le corps; mandibules médiocres, dentées intérieurement; palpes maxillaires longues, ayant l'avanl-dernier article fort al longé, très-mince, mais grossissant insensiblement vers le bout, le dernier plus large, Irès-aplali, légèrement arqué et tronqué carrément à son extrémité; corj)s allongé, étroit, presque linéaire; corselet assez court; pattes courtes, surtout les postérieures, dont les cuisses n'atteignent point l'extrémité du corps.
PoLYZUKE A BARDES. Polyzouus fiiscialtis, Dcj.; Saperda fasciata, Fab.; Cerambyx bicinclus, Oliv. Son corps est d'un bleu violacé, les antennes sont noires; la tèle et le corselet sont bleuâtres, finement chagrinés, ce dernier a de cha(|ue côté un petit tubercule; les élytres sont linéaires, de la même couleur que le corselet, avec deux bandes transverses, d'un jaune pâle; sternum et abdomen d'un bleu verdàtre, couverts d'un fin duvet blanchâtre; pattes bleues; jambes noirâtres. Taille, sept lignes. De Sibérie.
l'OLYZONlE. folyzonia. bot. Ce genre d'Algues appartient à la famille des Kytiphlées; il doit sa création h De Caisne, qui l'a distingué du genre Leveî/lea en ce que ses frondes sont droites, avec les divisions pédicellées, dentées en leur bord supérieur et très-entières au bord inférieur. Il a nommé la seule espèce connue jusqu'ici dans ce genre, Polyzonia adianthiformis. Sa fronde est rameuse, à pinnules disti(|ues, alternes, deltoïdes. On la trouve à la Nouvelle-Zélande.
POLYZONIER. Pol/zoniitm. myriapodes. Genre de l'ordre des Siphonizalies, section des Omnalophores, établi par Brandt, avec les caractères suivants : quatre yeux rappiochés par paiies; partie de la face inférieure de la tête, ressemblant à une lèvre inférieure, qui serait augmentée de chaque côté par un appendice i)alpiforme; rostre aigu, presque de moitié plus court que les antennes qui sont géniculées. L'espèce sur laquelle Brandi a fondé ce genre d'un ordre tout à fait nouveau, a été observée par lui en Allemagne et a reçu le nom de Pul/zonium germanicnm.
POLYZONITE. mm. Pline a donné ce nom à une Pierre noire , marquée d'un grand nombre de zones blanches, et Lamétherie à une variété de Schiste zo-
POLZEVERA. 51IH. Nom donné à une Roche composée de Ser|>entine et de Calcaire, tachetée de vert et de rouge, susceptible de poli, et que l'on exploite à Polzevera, près de Gènes.
POMACANTHE.PoHiaca«(/i'/s.pois.^.H»iACAriTBE.
POMACEES. BOT. L'une des tribus établies dans la famille des Rosacées.
POMACENTRE. Pomacentnis. pors. Genre de la deuxième tribu de la famille des Squamipcnnes , dans l'ordre des Acanthoplérygiens, très-voisin des Glyphisodnns dont il diffère parce que le préopercule y est dentelé. Les Pomacentres ont le corps très mince, presque aussi haut que long; les yeux latéraux; les dénis rondes, minces, tranchantes, sur une seule rangée;
POIMATOME TÉLESCOPE.
miîILlLlîJS ffiiHJUilSIÎd. o SURMULET PvOUCtET.
une seule dorsale, el la ligne latérale terminée vis-àvis la fin de celle-ci. Le Paon, Chœlodon Pavode Bloch, pi. 198, fig. 8, et le ChœlodoH nrciianus du même iililliyologisle, fig. 2. sont des Pomacentres, tandis que les Pomacentres Séton et Faucille de Lacépède doivent être réintégrés parmi les véritables Cliœtodons. /^. ce mot.
POMACHILÉ. Pomachi'lus. \m. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes. tribu des lilalérites, institué par Escbschoitz qui le caractérise ainsi qu'il suit : une seule lame sous le troisième article des tarses, dont le premier des postérieurs est un peu plus long que le suivant ; tête en partie cacliée dans le corselet ([ui est presque carré, faiblement rétréci postérieurement; antennes assez longues, dépassant un peu le corselet, avec les articles légèrement comprimés.
PoMACHiiE siCFASciÉ. Poiuacliilus suhfiisciatus , Escli.Son corps est linéaire, testacé, pubescent, ponctué; le milieu du corselet est marqué d'une ligne noire; les élytres ont des stries de points enfoncés, avec une lâche commune à la base; une partie de la suture et deux bandes étroites et raccouicies sont noires ; les élytres sont terminées en pointe. Taille, quatre lignes. Du Brésil.
PO.M.iCIE. Moii. Pour Pomatie. K. ce mol. POMAD.iSYS. PomaïUisys. pois. Genre formé par Lacépède, pour une seule espèce qu'il n'avait sans doute jamais vue, et qui est le Sciœiia aigenlea de Forskalil, que l'on a proposé de réunir aux Serrants.
PO.M.ADÈRE OD POMADERRIS. bot. Genrede la famille des Rliaranées et de la Penlandrie Monogynie, établi par l.abillardière, et ayant pour caractères : calice turbiné, adhérent avec l'ovaire ; limbe à cin(| divisions élalées; corolle de cinq pétales plans et onguiculés, qui manquent <|uelquefois; cinq étaniines dressées; point de disque; ovaire à trois loges monospermes, surmonté d'un style trifide. Fruit semi-infère, à trois coques monospermes, indéliiscentes, présentant inférieurement un trou par lequel sort la graine qui est attachée à un podosperme épais, charnu et court. Les espèces de ce genre sont toutes originaires de la Nouvelle-Hollande. Ce sont des arbustes rameux, couverts d'écaillés en étoiles, portant des feuilles alternes, des Heurs en corymbe. Dans une esjièce, Pomadei ris apetala, Labill.. la corolle manque. Adolphe Brongniart, dans sa Dissertation sur les Rliamnées, a réuni au genre Pomadeiris les Ceanotliiis (jlolntlosus el Ceanolliiis spalhulatus de Labillardiére.
POMAIRE. Poinnria. bot. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Césalpinées et de la Décandrie Monogynie, L., établi par Cavanilles, el ainsi caractérisé par De Candolle {Prodrom. Syst. Veget. nat., 2, p. 483) : calice à cinq sépales soudés par la base en un tube presipie persistant; les lobes caducs, oblongs et obtus; corolle à cinq pétales à peine plus longs que le calice ; dix étamines dont les filets sont velus à la base, distincts entre eux cl déclinés; style filiforme; stigmate capité; légume oblnng, comprimé, bivalve, unilocnlaire, et renfermant deux graines ovées.
PoMAïKE GLANDciECSE. Poiiiaria glandulosa, Cav., Jcon., 5. lab. 402. C'est un arbuste à feuilles liipinnées
sans impaire, couvertes, ainsi que les branches et les Heurs, de glandes fort saillantes, à stipules pinnatifides, et à fleurs jaunes, disposées en grappes axillaires. Celle plante croît près de Queretaro, dans la Nouvelle-Espagne.
POMANGIDM. BOT. Ce genre de la famille des Rubiacées, établi par Reinwardt pour une plante de l'ile de Java, a été réuni au genre j4 lyostemma . V . ce mot.
POMARIN. OIS. Nom vulgaire du Stercoraire Cataracte. P\ Stercoraire.
POMATIA. BOT. Ce genre de la famille desThimélées, établi par Nées, n'a été conservé que comme section du genre Ocolea.
POJIATIDERRIS. BOT. Kunlh (//( Htiiiih. et Bon}J. Noi\ Gen. et S/i.. vu. 60) écrit ainsi le genre élaUli par Labillardière. r. Pojiadère. ,
PO.MATIE OD POMATKJUE. Pomalia. jioii. Grosse espèce vulgaire du genre Hélice.
POMATIUM. BOT. Cserlner fih {Caipologia, p. 252, t. 223, fig. 10) a fondé sous ce nom un genre de la famille des Rubiacées, qu'il considère comme voisin de r//a«/e/(a, mais suffisamment distinct par son fruit bacciforme et biloculaire. Ce genre aurait pour type une plante d'Afrique, conservée dans l'herbier de l'Héritier sous le nom de Geni/ia lyrala. Sa lige est frutescente et pubescente; ses Beurs sont brièvemeni pédonculées el disposées en un épi dense; ses feuilles sont ovéeslancéolées. pubescenles et ferrugineuses en dessous, munies de stipules intcrpétiolaires.
POMATODERRIS. BOT. (Schulles.) Même chose que Pomadeiris. y. Pomadère.
POMATO.ME. Pomatoiiuis. pois. Genre de la tribu des Persèiiues, de la nombreuse famille des Percoïdes, el de l'ordre desAcanthoptérygiens, dont les caractères sont: corps épais, comprimé; opercules lisses; deux dorsales fort écartées; écailles larges el tombantes sur la tête; opercules écailleux el entaillés dans le haut de leur bord postérieur; museau court, nullement décliné; dents en velours; œil d'une grandeur extraordinaire; sept rayons aux ouïes; anale très adipeuse.
PoMATOME Télescope. /'owia/o;/iMs7'e/esco/n/s,Risso. Sa taille est d'un pied environ. etce beau Poisson se tient dans les plus grandes profondeurs de la Méditerranée.
PomatojieSkibe. PomatoimisSkibea. Perça Skibea, Biiso; Cri'.lcro-.lciis Saltalrix, L. Il a la caudale trèsfouicliue; le dus verdàtre; le ventre argenté; les pectorales jaunâtres, avec une tache noire à la base. Le Skibe fréquente l'embouchure des rivières, à la Caroline, où il acquiert un pied de long, el où l'on estime beaucoup sa cliair qui est ferme el savoureuse. 11 dépasse rai emenl six pouces de longueur, el saule hors de l'eau avec la plus grande agilité.
POiMATORHlN. Pomatorltimis. ois. Horsfield, dans son Travail sur les animaux de Java, a créé le genre Pomatorhinus pour un Oiseau de l'ordre des Anysodaclyles, dont les caractères sont très -distincts de ceux des vrais (^iiniris. Ces caractères placent le nouveau genre dans l'ordre des Passereaux ténuirostres : bec allongé, droit à la base, se rccouibanl un peu au delà des narines, el comprimé brusquement sur les côtés; aréle très -apparente, carénée , entière au som-
met. Narines recouveiles d'un opercule oblorift, convexe, à ouverlure oblique, éleniliie jusqu'au fronl. Ailes arrondies; (|iieue longue, ronde au sommel. Dnigl du milieu plus long; ongles comprimés, recourbés; le postérieur le plus grand, le plus robuste. On ne connait rien des liabiludes et des mœurs des Pomatorbins, qui tous liabilenl les parties cliaudes des terres d'Asie. PouATORniiv A FRONT ROUGE. Pomatoihinus errlliro- {/eiix", Vig. Parties supérieures d'un lirun cendré, les inférieures grisâtres; front, côtés de la tète, du cou et de l'abdomen d'un roux pres(|ue rouge, ainsi que le bas des jambes; queue layée de brun obscur; bec et pieds pâles. Taille, on/e pouces. De l'Himalaya.
P0M\T0BUlPiGRlVEtÉ./'0HiO/0//li«î(ï/!OY/(/W.«, Tem-
lOinck, pi. color. 44 1 . Parties su|)érieures d'un gris brun cendré, plus obscur aux ailes et à la queue; rémiges finement lisérées de blanc; reclrices terminées par une tache blanche, à l'exception des deux intermédiaires <|ui sont entièrement brunes ; une large bande blanche couvrant la gorge; joues, poitrine et Bancs d'un cendré brunâlre; parties inférieures d'un blanc sale, marqué de gouttelettes d'un cendré clair; bec et pieds noirs. Taille, dix pouces. De la Nouvelle-Hollande.
PouATORum DE HoRSFiELD. PoinatoilUiiUS Horsfieldii, Sykes. Parties supérieures d'un vert-brun olivâtre; sourcils, front, cou, poitrine et milieu de l'abdomen blancs; bec jaune; pieds bruns. Taille, onze pouces. De l'Inde.
POMATURIIIJI A JODES ROIGES. PoilialOlIlillUS eij-
ihrogenys, Vig. Parties supérieures d'un brun cendré; les inférieures blanchâtres; front, joues, jugulaires et Hancs d'un roux très -vif, presque rouge; queue ob- | scurément rayée de noirâtre. Taille, onze pouces. De l'Hymalaya. !
PojiATOKHiN d'Isidore. Pomaloihinus Isiiloiii, Less. Cet Oiseau, de la Nouvelle-Guinée, a neuf pouces de longueur tolale, du bout du bec à l'extrémité de la J queue. Le bec est long d'un pouce, légèrement recourbé, de couleur jaune, très-comprimé vers sa pointe. La commissure est garnie d'un rebord, et recouvre la mandibule inférieure. Les tarses sont robustes, garnis de larges sculelles. Les doigts sont robustes, garnis d'ongles compiimés. Celui du pouce est plus fort que ceux de devant ; le doigt du milieu est le plus long. La queue est composée de dix pennes étagées. Elle est longue d'un peu moins de quatre pouces. Les ailes sont courtes, à pennes presque égales, allant jusqu'aux deux tiers de la (|ueue. Les quatrième, cinquième et sixième i rémiges sont les plus longues, la première étant la plus courte de toutes. Le plumage de cet Oiseau est en entier d'une teinte assez uniforme; les ailes et la queue sont d'un marron assez vif, plus clair sur la gorge et sur la poitrine, plus terne sur le ventre, et mêlé à du gris sur la tête et sur le dos. L'extrémité des plumes caudales est fréquemment usée. Les tarses sont d'un brun roux, et les ongles jaunâtres. Il habite les forêts des alentours du havre de Dorery, à la Nouvelle-Guinée.
POJIATORIIIIV DES MONTAGNES. PoilialOrllinuS lllOtl-
tauus, Horsf. {Hes. in Java). Cette espèce habile les montagnes boisées de Java, à sept mille pieds au-dessus du niveau de la mer. Elle a se|it pouces et demi de
longueur lolale; son plumage est marron; la lélc est d'un noir cendré; un trait blanc passe derrière l'œil; la gorge et la poitrine sont d'un blanc pur. C'est le lîokkrek des Javanais.
PoBATORHm RUBÉcur.E. Poniatoihhius nibeciihis, Goiild. Parties supérieures brunes, nuancées d'olivâtre; trait oculaire noirâtre; tectrices caudales, crissum et queue noirs : cette dernière terminée de blanc; sourcils et gorge blancs; parties inférieures d'un brun roussâlre; bec corné; pieds noirâtres. Taille, neuf pouces. De l'Australie.
PoJiATORHiN A SODRCILS. Pomatothiiiii.i supeiciliosus, Vigors et Horsf., loe. cil. Cette espèce est d'un fauve brunâtre; la ligne qui passe au-dessus des yeux s'étend jusqu'à la nuque. La gorge, la poitrine, la partie antérieure de l'abdomen, ainsi que l'extrémité de la queue, sont de couleur blanche. Le bec et les pieds sont noirs. Le corps a de longueur totale sept pouces neuf lignes. De la Nouvelle-Hollande.
POMATORHIN TEMPORAL. PoilialOlIlillllS tniipoi Cllis , ,
Vigors et Horsf., Traits. Soc. Liiiii. Loiul , t. xv, p. ."JôC. Cet Oiseau, qui est le Dusky bee ealer de Latham, Gen. tli.it., t. iv, p. 146, n».51, a le plumage fauve cendré, passant au fauve-jaunâtre en dessous. Il a le front, les tempes, la gorge et la poitrine de couleur blanche; une petite ligne noire au-dessus de chaque œil; queue noire, avec l'extrémité blanche. Le bec est noir, blanchàlre vers le front. Taille, dix pouces trois lignes; l'individu qui a servi à établir celte espèce a été trouvé à Shoalwatei-Bay, sur les côtes de la Nouvelle Hollande, en août 1802, par R. Crown.
POMATORHIN TRiBANDE. Pomatoiliinus Iriviigalus, Temm., pi. color. 443. Parties supérieures d'un cendré brunâtre; reclrices noirâtres, terminées de blanc, à l'exception des deux intermédiaires; lorum, joues et tour des yeux, couverts par une large bande grisâtre ; sommet de la tête et nuque blanchâtres, variés de cendré qui s'étend sur le cou ; flancs et milieu du ventre d'un brun rougeâlre clair; abdomen et cuisses bruns; bec noir, blanchâtre à la base de la mandibule inférieure; pieds noirâtres. Taille, neuf pouces. Nouvelle- Hollande.
.POMATORDIN A VENTRE BLANC. PoilialOlkinUS leUCO-
gasler, Gould. Parties supérieures d'un brun olivâtre; sourcils blancs; lorum, trait suboculaire et oreilles noirs; côtés du cou, de la poitrine et du ventre roux; gorge, milieu de la poitrine et du ventre blancs; queue brune. Bec jaune ; pieds bleuâtres. Taille, neuf pouces. De l'Himalaya.
POMATOXYRIS. BOT. L'une des sections du genre Xyris, de Linné.
l'OJlAX. BOT. (Solander.) Synoiiyme d'Operculaire. /-'. ce mot.
POMBALIA. BOT. Vandelli avait établi sous ce nom un genre particulier pour une Violette du Brésil, dont la racine y est connue sous le nom A'Ijjcvavuanha blanc. Ventcnat plus lard fit uii genre lonidium, dans lequel doit renirer le PoinbuUa, nom qui aurait dû être préféré à cause de son antériorité; mais l'usage a fait prévaloir le nom de Veuteuat. Plus tard, de Gingins, dans le Prodrome de De Candolle, a rétabli le Pom-
halia de Vandelli comme genre disliiicl de VIonidium. Mais Auguste de Sainl-Hilaire a de nouveau démonlré (|ue ces deux genres ne pouvaient être séparés. /^. lorti-
IIIER.
l'OMETIA. BOT. Le genre établi sous ce nom par Forster rentre dans VJporetica du même auteur, qui ne diffère même pas du Schmidelia de Linné, d'après Kunlh et Aug. Saint-Hilaire. f. Schmidéiie.
POMME. BOT. Le fruit du Pommier. On a étendu ce nom à beaucoup d'autres fruits, et même à d'autres corps naturels qui n'appartiennent pas au règne végétal. Amsil'on a appelé:
Pomme d'Acajoc , les fruits du Cassiivium et une Coquille du genre Plérocère.
Pomme d'Adam, une variété d'Orange elles Bananes.
Pomme d'Amour, les baies du Solanum psewlo-Capsicnm.
Pomme d'Arméwie, r.\bricot.
Pomme d'Asstrie ou de Médie, les Citrons.
Pomme de Bacbe, les fruits du Coiypha umbraculifcm.
Pomme Baome, la Momordique lisse.
Pomme Capipielie, l'Atte, espèce d'Anone. F. Atte et
COROSSOI..
Pomme de Chien, la Mandragore.
Pomme de Coloqdtnte, le fruit du Concombre Coloquinte.
Pomme ÊPiJ(ECSE,la Slramoine commune.
Pomme de flaiv, le Corossol.
Pomme hémorroïdai,e, le fruit du Gui.
Pomme de Jéricho, le Solanum sancliim, L.
Pomme de Liane, les fruits des Passionnaires, particulièrement des Passiflora laurifolia et malifor-
PoMME de Mancenille, le fruit du Mancenillier.
Pomme de Mëdie, Malus Meilica. V . Pomme d'Assyrie.
Pomme de merveille, le Moiiiordlca halmmina.
Pomme d'or, les Oranges et la Tomate.
Pomme de paradis, les Bananes.
Pomme od Pérou, la Tomate.
Pomme de Pid, les fruits des Conifères, etc., et un Agaric.
Pomme poison, la Morelle mammiforme.
Pomme Raquette, les fruits des Cactes à expansions aplaties.
Pomme Rose, les fruits du Jambosier.
Pomme royale ou pcrgative, le fruit du Médicinier.
Pomme de Sauge, la galle qui se développe sur le Salviapoviifera, h.
Pomme savon, le fruit du Sapindus Suponaria.
Pomme de Sidon, le Coing.
Pomme de terre, la racine nourricière et si généralement connue du Solanum tuherosum, de l'Améri(iue méridionale. On a aussi étendu ce nom aux tubercules de V Helianihus tuberosus, L.
Linné appelait Pomuin, dans l'acception générale, une manière de fruits semblables aux Pommes, et que dans la terminologie actuelle on désigne sous le nom de Mélonide.
POMMEREULLE. Pommereulla. bot. Genre de la
famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, institué par Linné fils. Caiaclères : chaume rameux ; Heurs disposées en épis simples, à épillels sessiles, distiques, prescjue unilatéraux. Lépieène dont les valves sont courtes et renferment cin(( à six petites, fleurs. Valve inférieure de la glunie à quatre dents ou laciniures sétigèrcs, surmontée d'une barbe qui .s'élève du milieu des dents; valve supérieure entière. Style profondément divisé en deux branches surmontées chacune d'un stigmate en goupillon.
Pommereulle corne d'abondance. Pommereulla Cornuco/iiœ, L., Suppl., p. 105; Palisot de Beauvois, Agrostogr., p. 95, fab. 18, fig. G. C'est une herbe glauque, qui croit dans l'Inde orientale, ainsi qu'une seconde espèce qui a reçu le nom de Pommereulla motioica.
POMMETTE. BOT. L'un des noms vulgaires des fruits de l'Azerolier.
POMMETTE ÉPINEUSE. BOT. Nom vulgaire du Datiira Stramonium, L.
POMMIER. Malus, bot. Genre de la famille des Rosacées, tribu des Pomacées et de l'Icosandrie Pentagynie, distingué par Tournefort, mais réuni par Linné aux Poiriers. Cependant il offre (|uelques différences, fort peu importantes il est vrai, et que voici : le calice et la corolle sont les mêmes dans l'un et l'autre genre; les étamines dans les Poiriers sont dressées et rapprochées les unes contre les autres, tandis qu'elles sont étalées et divergentes dans les Pommiers. Dans les premiers, les cinq styles sont distincts, ils sont soudés entre eux, à leur base, dans les seconds; le fruit des Poiriers est onibiliqué à son sommet seulement, celui des Pommiers est ombiliqué à son sommet et à sa base. Les espèces de Pommier sont peu nombreuses; mais les variétés du Pommier commun sont en quelque sorte innombrables. Parmi les premières, on cultive quelquefois dans les jardins : le Pommier hybride, Malus hyhrida, Desf., Arb., 2, p. 141, qu'on croit originaire de la Sibérie, et dont les fruits, de la grosseur et de la couleur d'une prune de Mirabelle, relevée de quelques zones rougeâtres, sont acerbes et semi-transparents; le Pommier toujours vert, Malus sempenniens, Desf.. loc. cit., de l'Amérique septentrionale : ses feuilles sont vertes, luisantes et un peu coriaces; le Pommier a bouquets, il/«/Ms spectabilis, Desf., loc. c/A.; cette espèce, qui est originaire de la Chine, forme un arbre de moyenne grandeur et du plus joli effet ; ses fleurs naissent en bouquets à l'extrémité des rameaux ; elles sont roses et semi- doubles; aussi sont -elles généralement stériles. On cultive encore le Pommier dioïque, le Pommier baccifère, etc.; mais de toutes ces espèces la plus importante est la suivante :
Pommier commun. Malus communis, DC, FI. fr. C'est la souche primitive de toutes les variétés que l'on cultive dans les jardins et dans les vergers. Le Pommier, qui vit sauvage dans les forêts, est un arbre de moyenne grandeur qui, lors(|u'il croit en liberté dans les champs, forme une tête hémisphérique, et ressemble en quelque sorte à un vaste parasol très-bombé. Ses Heurs sont grandes, d'une couleur rosée, et s'épanouissent au mois de mai. Quaut à ses fruits, leur
forme, leur couleur, leur grosseur sont différeiiles suivant les diverses variétés. Les unes sont bonnes à manger, les autres au contraire, d'une saveur âpre et désagréable, sont principalement cultivées pour la fabrication du cidre. Les variétés les plus remarquables parmi celles que l'on mange, et surtout celles i\iii méritent la préférence, sont le Calville blanc d'hiver, ou Bonnet carré, à fruit conique, relevé de côtes, à peau luisante, d'un jaune clair, et à chair très-sucrée; le Calville ro?<gie d'automne, excellente Pomme dont la chair est parfumée de violette; les Fenoiiillels, distingués en gris et en jaune; les Reinettes, savoir la fieiiietle franche, qui est une des variétés que l'on conserve le plus longtemps; la Reinette d'Angleterre, ou Pomme d'or; la Reinette du Canada, remarquable par la grosseur de ses fruits; les Reinettes grises; le Pigeonnct, Pomme moyenne, rouge, très-bonne; les Rambours; V^i'i, ainsi nommée parce que ce fut C. Appius qui rapporta, dit-on, cette variété du Péloponèse. Son fruit est petit, rpais aussi bon que beau; et une foule d'autres encore.
Les racines du Pommier ne sont pas pivolantès comme celles du Poirier; aussi cet arbre peul-il prospérer là où le Poirier ne saurait réussir. En général le terrain qui lui convient le mieux est une terre franche, légère et humide; il ne peut végéter dans les terrains secs, sablonneux ou trop calcaires. Mais les arbres cultivés en plein champ fournissent un cidre d'autant meilleur, qu'ils croissent dans un terrain plus pierreux et plus en pente, parce que leiiis fjuits sont plus petits, et que les sucs (ju'ils contiennent, sont moins aqueux et plus élaborés. On muUiplie le Pommier par plusieurs procédés. Pour se piocurer des sujets, on peut les aller chercher dans les forêts, moyen peu usité, mais qui néanmoins fournit les sujets les plus vigoureux, et surtout les plus durables; ou bien on sème les pépins ou graines, tantôt des espèces sauvages, tantôt des espèces cultivées. Lorsque ces sujets sont formés, ils doivent être ensuite greffés; on s'en sert pour les espèces de plein vent, qui doivent acquérir un assez grand développement. Mais pour les petites espèces, et pour celles que l'on désigne communément sous le nom de Pommiers nains ou Pcmimiers paradis, nn les greffe sur deux variétés de Pommiers sauvages obtenus jadis par le moyen de graines, et désignées sous les noms de doucin et de paradis. Les sujets greffés sur doucin sont un peu plus forts que ceux qui proviennent de paradis. Le choix du sujet sur lequel on doit opérer la greffe est tiès-important. Ainsi, comme nous l'avons dit précédemment, pour faire une plantation en plein champ ou dans un grand verger, il faut .'uilant que possible employer des sauvageons ou, à défaut de ceux-ci, des éyrins ou sujets provenus de semences de Pommiers sauvages, parce que ces arbres (lurent extrêmement longtemps. Pour les Pommiers de jardin, on peut prendre, soit les sujets |)rovejius des (lepins de Pommes à couteau, soit les lloucins ou les Paradis. Ces derniers durent à peine quinze à vingt ans, ce qui est un grand inconvénient, mais ils le rachètent par plusieurs avantages ; ainsi un sujel greffé sur sau- >ageon ne donne de fruit que dix ou douze ans après
avoir été greffé ; sur égrin ou sur des sujets venus de graines d'espèces à couteau, il faut six à huit ans; tandis que sur doucin ou paradis on a des fruits au bout de deux ou trois ans au plus tard. Il est encore à remarquer que les fruils des Paradis sont toujours beaucoup plus gros que ceux des autres variétés. Pour multiplier les variétés on se sert de la greffe ; la greffe en fente est celle qui devrait toujours être préférée, mais on ne l'emploie guère que pour les individus de plein vent; pour les Paradis, on se sert de la greffe en écusson, qui est beaucoup plus facile et moins longue à exécuter. Le bois du Pommier est assez compacteî' nonseulement il est très-bon à brûler; à cause des veines qu'il présente, on l'emploie pour des ouvrages de menuiserie.
POIIOTIDE. Pomotis. pois. Genre d'Acanthoplérygiens de la famille des Percoïdes, établi par Cuvier, qui lui assigne pour caractères : des dents en velours ; un prolongement membraneux à l'angle de l'opercule; corps comprimé, ovale; une seule nageoire dorsale. On trouve dans les eaux douces de l'Amérique les espèces de ce genre dont on peut considérer comme type la suivante, placée jusqu'ici parmi les Labres.
PoMOTiDE A OREILLES. PoHwtis auritus, Cuv.; Labrus auritus, L. Son museau est court et très-obtus; son opercule est osseux, terminé en angle obtus; ses nageoires pectorales et ventrales se terminent en pointe; sa couleur est le brun plus ou moins obscur, passant quelquefois au noirâtre; une grande tache noire occupe l'angle de cbacine opercule ainsi que son prolongement membraneux, qui s'arrondit en forme d'oreille. Taille, sept pouces.
POMPADODR. OIS. On donne vulgairement ce nom à une espèce de Pigeon, ainsi qu'à un Cotinga.
POMPADOUUE. Pompadoura. bot. A'. Calycantde.
POMPELMOUSE. eot. Pour Pamplemouse. K. Oranger.
POMPILE. Pompilns. rois. Espèce du genre Coryphoene.
POMPILE. MOLi. F. Nadtile.
POMPILE. Pompilns. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Fouisseurs, tribu des Pompiliens, établi parLatreille aux dépens du genre Spliex, de Linné. Caractères : tête comprimée, de la largeur du corselet; trois petits yeux lisses, disposés en triangle sur le vertex. Antennes longues, presque sélacées, insérées au milieu de la face antérieure de la tête, composées d'articles cylindriques, le premier plus gros, le deuxième petit, au nombre de douze dans les femelles et de treize dans les mâles; labre entièrement caché ou peu découvert ; mandibules dentelées au côté interne; mâchoires coriaces, terminées par un petit appendice arrondi. Palpes maxillaires notablement plus longues que les labiales, pendantes, de six articles, dont le troisième |)lus gros, conicoovale,et les trois derniers presque égaux en longueur; les la!)iales ont quatre arlicles à peu près égaux. Lèvre trifîde,sa division intermédiaire est plus large etéchan crée à son extrémité. Premier segment du tronc plus large que long, transversal, échancré postérieurement ; ses côlés prolongés jusqu'à la naissance des ailes. Ailes
sii|)(';iieiiies ayant une cellnlc radiale pelile et coiiile; sdii oxtiémité ne s'écaiianl pas de la côle, et quatre (l'Unies cul)UaIes; la première aussi longue ou plus longue que les deuxsuivantes réunies; la deuxième recevant, au delà de son milieu, la première neivure récurrente, la troisième recevant la deuxième nervure récurrenle, et la quatrième commencée. Abdomen lirièvcmenl pédicule, ovalaire, composé de cinq segments outre Panus dans les femelles, en ayant un de plus dans les mâles. Pattes longues, les postérieures surtout; jambes finement dentelées à leur partie extérieure, les intermédiaires et les postérieures munies à l'extrémité de deux épines longues et aiguës, lesantélieures d'une seule. Tarses ciliés de poils roides, leurs rrocbets unidentés à la base. Ces Hyménoptères se rencontrent dans toutes les parties du monde; ils vivent dans les localités cbaudes et sablonneuses. C'est dans le sable que les femelles creusent un trou dans lequel est leur nid. Quelques espèces s'emparent des trous qu'elles trouvent tout faits dans le bois. Les Pompiles varient beaucoup pour la taille, ils sont très-vifs ; les femelles piquent très-fort. Ces insectes se nourrissent du miel des tleurs; ils les fré<iuenlent aussi pour (àclier d'attraper des Diptères ou des Araignées (|u'ils apportent dans leurs trous et qui sont destinés à servir de nourriture à leurs larves qui naîtront de l'œuf déposé avec ces cadavres.
PoMPiLE VOYAGEUR. Poiiipilus viatwiis, Fab., Latr., Panzer. Faun. Genii., fasc. 67, f. 16; Sphex vialica, \Àn. Il est long de buit à neuf lignes, le mâle est beaucoup plus petit : les deux sexes sont noirs, avec les trois premiers anneaux de l'abdomen d'un rouge ferrugineux, bordés de noir postérieurement. Il est trèscommun aux environs de Paris.
POMPILIENS. Pompilii. iiss. Troisième tribu de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Fouisseurs, établie par Latreilleet à laquelle il donne pour caractères (Fam. nat., etc.): les deux pieds postérieurs une fois au moins plus longs que la tête et le Iborax. Antennes des femelles formées d'articles allongés, peu serrés et souvent contournés; prothorax en forme de carré, soit transversal, soit longitudinal, avec le bord postérieur presigue droit. Abdomen ovoïde sans rétrécissement, en forme de long pédicule à sa base. Côté interne des deux jambes postérieures ofirant une brosse de poils. Latreille distribue de la manière suivante les genres de cette tribu :
I. Palpes presque d'égale longueur; les deux derniers articles des maxillaires et le dernier des labiales, beaucoup plus courts que les précédents. Languette profondément bifide, à lobes étroits et aigus.
Genre : Pepsis.
II. Pal|)es maxillaires beaucoup plus longues que les labiales, pendantes; le dernier article de celles-ci et les deux derniers des précédentes peu différents en longueur des autres articles. Languette simplement écbanerée.
t Prolhorax transversal, une fois au moins plus large «lue long.
Genres ; Pompile, Céropaie, Apore.
tt Prothorax presque aussi long que large.
«. Mandibules sans dents au côté interne. Tèle convexe, du moins postérieurement.
Genre : Saius.
/3. Une dent au moins, au côté interne des mandibules. Tête déprimée; ocelles très-petits, écartés.
Genre : Pi.atiiceps.
PONiïA. noT. Schreber a substitué sans motif ce nom à celui de Toiiliviu d'Aublel, qui d'ailleurs n'est probablement pas différent du Cnpania. A', ces mots.
PONCE (pierre). Mipr. Pumile, Cordier. Lave feldspalbique, formée de verre boursoufflé, mélangé de cristaux microscopiques plus ou moins abondants ; poreuse, légère et rude au toucher. Les cellules dont elle est parsemée sont très-étroites et très allongées, tantôt parallèles les unes aux autres, tantôt contournées de différentes manières et comme tressées. Cette structure remarquable paraît être le résultat d'un dégagement de matière gazeuse, qui s'est opéré pendant que la masse encore pâteuse, coulait sur un plan incliné, ou s'affaissait sur elle-même. Il en résulte que les Ponces semblent composées de tîlaments oïdinairement d'un gris de perle et comme satinés. Elles ont pour caractère commun de fondre au chalumeau en un émail blanchâtre. Leur texture est assez variée : tantôt elles sont très-légères, à raison des vides nombreux qu'elles offrent dans leur intérieur; tantôt elles sont pesantes, et se rapprochent alors de la Roche vitreuse connue sous le nom d'Obsidienne. Ces matières scoriformes n'ont pas toutes la même origine : on ne doit voir en elles qu'un certain état cellulaire, auquel peuvent être amenées plusieurs des Roches des terrains trachyliques et volcaniques, lors(|u'elles sont soumises à une action incomplète de vitrification. Aussi observet-on des passages insensibles de la Ponce aux Roches feldspathiques leucostiniques, telles que le Phonolile, le Trachyle, la Perlite et l'Obsidienne. Les couches ou courants formés par ces Roches ont fréquemment leur surface supérieure recouverte de matières scorifiées, qui sont de véritable Ponce. La couleur dominante de la Ponce est le blanc-grisâtre, tirant quelquefois sur le verdàtre ; tantôt celte matière paraît faire partie d'une véritable coulée, comme aux îles Ponces et de Lipari ; tantôt elle semble plutôt avoir été lancée par les volcans, en petits fragments qui sont retombés comme une sorte de grêle, et par leur tassement ont produit des amas immenses, comme la Ponce des environs d'Andernach, celle de Campo-Bianco, dans l'île de Lipari, et celle des îles volcaniques de la mer du Sud. Cette Pierre étant ordinairement assez légère pour surnager sur l'eau, on trouve quelquefois, aux Moluques, la mer couverte de Ponces à plusieurs lieues de distance du volcan brûlant qui les a lancées; c'est sans doute une observation de ce genre qui a fait donner à cette Pierre, par les anciens, le nom de Pumex, Sfjuma maris. On peut distinguer plusieurs variétés de Ponces, quoique les limites qui les séparent soient peu tranchées. 1» La Ponce commune, grumeleuse, ou filamenteuse; elle renferme souvent de petits cristaux de Feldspath vitreux, de Pyroxène, de Mica bronzé, quelquefois de Hatlyne. 2» La Ponce arénacée (Pumite lapilliforme de Cordier); en masse composée de grains
vilreux, quelquefois homogène, solide et ayant l'apparence d'une matière broyée; dans ce dernier cas, elle .T été regardée comme une sorte de Tripoli, ou de Schiste à polir. ô° La Ponce décomposée (Asclérine de Cordier), terreuse, dans un état argiloVdc qui lui donne une certaine analogie avec le Kaolin. C'est dans celle ronce altérée que l'on trouve en Hongrie l'Opale résiiiite xyloïde, d'un brun rougeàlre orangé. La dureté des molécules de la Ponce la rend propre à divers usages. La variété commune, (jui est Irès-répanduedans le commerce, et qui vient principalement des îles Ponces et de Lipari, s'emploie pour polir le bois, l'ivoire et les métaux; en Orient et même en Europe, on s'en sert au bain pour adoucir la peau et etîacer les durillons des pieds. Réduite e\t poudre et mêlée avec la chaux, elle fournit un ciment qui prend une grande dureté sous l'eau. La Ponce arénacée est employée aux environs de Tokai en Hongrie, comme pierre à bàlir; elle est solide, légère, se taille avec facilité et conserve bien ses arêies et ses moulures. La Ponce décomposée a été employée comme Kaolin dans quelques fabriques de faïence fine et à la manufacture de porcelaine de Vienne.
PONGELÉTIE. Ponceletia. bot. Genre de la famille des Épacridées et de la Penlandrie Monogynie, L., établi par R. Browii {Prodr. Flor. Nov.-HolL, p. 554) qui l'a ainsi caractérisé : calice foliacé; corolle brièvement campaniilée, imberbe et (|uinquéfide; étamines hypogynes, dont les anthères sont peltées un peu au-dessous de leur milieu, à cloison bordée ; point de petites écailles hypogynes ; placentas d« la capsule adnés à une colonne centrale.
PoNCELÉTiE spRENGÉLioÏDE. Ponceleh'a sprengelieiiles, R. Br. C'esl un très-petit arbrisseau, dressé, à rameaux effilés, nus, non marqués d'anneaux après la chute des feuilles, les florifères très-fragiles; les feuilles sont presque amplexicaiiles, cuculUrormes à la l)ase. Les fleurs sont solitaires et dressées au sommet des rameaux. Nouvelle-Hollande.
Du Pelit-Thouars avait établi un autre genre Ponceletia ; mais il a été réuni au f^enve Spaitiiia. ^. ce mot.
PONCIRADE. r.oT. L'un des noms vulgaires du Métissa officinulis, L.
PONCIRE. BOT. L'une des nombreuses variétés de Citrons.
PONCTURELLE. Punclurelta. MOLi. Lowe propose de donner ce nom à un groupe qui doit former un genre distinct dans la famille des Calyptracées ; il en trace ainsi les caractères : test patellaire, avec le sommet droit ou légèrement contourné en spire; canal fort grand, prenant du sommet et se continuant jusque dans la perforation qui est oblique. Le dessous de la coquille est concave, voûté, à trou ovale, tapissé de piqûres. Lowe ne décrit point l'animal et donne à la seule espèce connue le nom de Piincluretla Flemiiujii.
PONDEUSE. BOT. Nom vulgaire de la Mélongène. /'. M0RF.LI.E.
PONÈRE. Ponera. bot. Genre delà famille des Orchidées, établi par Lindley, pour une plante du Mexique, (|ui lui a offert les caractères suivants ; périgone membraneux; ses folioles extérieures ou sépales, sontcon-
uiventcs, soudées en forme de poche à leur base, et les latérales un peu plus grandes; folioles intérieures plus étroites que les extérieures; labelle postérieur, à onglet concave, articulé avec la base prolongée des folioles extérieures du périgone; son limbe ou sa lame est linéaire, réfracté, subsagitté, tron(|ué, un peu échancré; gynosième continu avec l'ovaire, semi-cylindrique; anthère à deux loges; quatre masses polliniques, collatérales, à caudicules réfléchis.
PoNÈRE A FEïiiiES DE Grameh. Poticifi Giamiiiifolia, Lindl. C'est une plante herbacée, épiphyle; à tige dressée, simple, filiforme, arrondie; à feuilles linéaires, canaliculées. Les Heurs sont réunies en une grappe qui s'échappe de l'aisselle de la feuille terminale; elles sont petites, accompagnées de bractées ovales et aiguës.
PONÈRE. Ponera. iivs. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Hétérogynes, tribu des Formicaires, établi par Latreille et très-voisin de son genre Fourmi dont il ne diffère que parce que les femelles et les neutres ont un aiguillon, ce qui n'a lieu chez aucune espèce de Fourmi. Les Myrmices, œcodomes et Cryplocères ont bien aussi un aiguillon ; mais ils diffèrent des Ponères parce qu'ils ont le pédicule de l'abdomen composé de deux nœuds, tandis qu'il n'y en a qu'un chez les Ponères. Les Polyergues en diffèrent parce (pi'elles n'ont point d'aiguillon. Ces Formicaires vivent en sociétés nombreuses; leurs mœurs sont entièrement semblables à celles des Fourmis.
PoNÈRE RESSERRÉE. Poneia Contracta, Lalr. , Gen. Crust., etc.; Formica contracta, Latr., Hist. nat. des Fourmis, p. 195, pi. 7, f. 40. Elle est longue de deux lignes. Le Mulet n'a presque point d'yeux, et vit sous les pierres en sociétés peu nombreuses; il est noir, presque cylindrique, avec les antennes et les pieds d'un brun jaunâtre.
Quelques espèces exotiques atteignent jusqu'à huit et dix lignes de longueur.
PONGAM oD PONGAMIE. Pongamia. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelpliie Décandrie, L., établi d'abord par Lamarck, dans l'Encyclopédie, sous le nom de Galedupa. Ce nom ne fut point admis, parce que Lamarck avait cité à tort comme synonyme une plante anciennement nommée Galedupa par Rumph; et Ventenat (Jardin de Malmaison, n» 28) lui substitua le nom de Ponr/omia, qui a été généralement adopté. De CandoUe (Prodrom. Syst. I^egel., 2, p. 416) a placé ce genre dans la tribu des Dalbergiées, et l'a ainsi caraclérisé ■ calice en forme de coupe à cinq dents, obliquement tronqué; corolle papilionacée, à cinq pétales onguiculés ; dix étamines monadelphes, la gaine fendue supérieurement, et la dixième étamine à moitié libre; gousse légèrement stipitée, comprimée, plane, indéhiscente, pointue, uniloculaire, renfermant une ou deux graines.
PoPiGAMiE GiABRE. Poiigamia glabru , Vent., toc. cit.; Robinia tnitis, L.; Galedupa Indica, Lamk., et Datberyia arhorca, Willd. C'est un arbre à feuilles imparipinnées. à folioles opposées, et à fleurs blanchâtres, disposées en grappes. De l'Inde.
POiNGATIE. Pongaliirm. ^'. SriiÉxocLf.E.
PONGEUON. BOT. Rhéede (Hori. Mulab., vol. G, lai). 13) a d(5cril et figuré sous ce nom, adopté par Adanson. Vjéilanthus glatiUulosa, Desf. K. Ailantbe.
PONGO. MAM. /^. OlUSG.
PONGOLAM. BOT. (Rhéede.) Synonyme de Piitranjim. y. Pdtranjive.
PONTÉDÉRIACÉES. Pojiifrfe/i'ocea?. BOT. Famille naturelle de plantes nionocolylédones péiigynes. établie par le professeur Kuntli (in Huiiib. Nov. Gtii., 1, p. 2G3) et qui comprend les genres Pontederia, L., et Heteiantheia, Beauvois. Ses caractères sont les suivants : Heurs solitaires ou disposées en épis denses ou en ombelle, qui naissent de la gaine des feuilles. Leur calice est monosépale, tubuleux. à six divisions plus ou moins profondes, égales ou inégales et formant deux lèvres; le nombre des élamines varie de trois à six; elles sont insérées au tube du calice; leurs tîlels sont quelquefois inégaux. L'ovaire est libre ou semi-infére, à trois loges contenant chacune plusieurs ovules insérés à leur angle interne. Leur style est grêle, simple, terminé par un très-petit stigmate simple ou légèrement trilobé. Le fruit est une capsule quelquefois un peu charnue, à trois loges ou plus rarement à une seule, contenant chacune une ou plusieurs graines attachées à leur angle interne, et s'ouvrant en trois valves seplifères sur le milieu de leur face interne. Ces graines offrent un hile ou point d'attache exlrêmenfent petit, et un endosperme farineux, qui contient un embryon di essé ayant la même direction que la graine. Les deux genres qui forment cette famille se composent de plantes herbacées, vivaces. croissant en général dans l'eau ou nageant à sa surface ; leurs feuilles sont alternes, engainantes à leur base, ayant la gaine fendue. Ces deux genres faisaient autrefois partie des Narcissées dont ils ont été retirés pour former une famille distincte. Cette famille a de grands rapports, d'une part avec les Commélinées,dont elle diffère par son embryon ayant la même direction que la graine, ce qui est le contraire pour ces dernières, par son bile punctiforme, par son calice tubuleux et uniforme et par son ovaire à loge polysperme. D'une autre part, elle a beaucoup d'affinité avec les Liliacées, dont elle ne diffère guère que par le port des végétaux qui la composent, en sorte qu'il serait peut-èlre possible de les y réunir comme une simple tribu.
POKTÉDÉlilE. Pontederia. bot. Genre d'abord placé dans la famille des Narcissées, mais qui est devenu le type d'une famille nouvelle, sous le nom de Pontédériacées. F. ce mot. Le genre Ponlédérie, établi par Linné, offre un calice monosépale, coloré, tubuleux, infundibuliforme, à six divisions inégales et souvent comme bilabié; six étamines dont trois sont insérées au tube du calice et trois à son limbe. Le fruit est une capsule légèrement charnue, à trois loges polyspermes. Les espèces de ce genre sont des plantes herbacées, vivant en général dans l'eau, ayant des feuilles alternes et engainantes; des Heurs en épis ou en serlules, qui naissent des gaines des feuilles. Toutes sont exotiques, les unes originaires des deux Amériques, comme Pontederia cordata, L., qu'on cultive quelquefois dans les jardins, Pontederia uzurea, Swarlz, Pontederia ro-
tinidifolia, L.. Suppl.; les autres d'Afrique, Pontederia natans, Beauv., etc.; quelques-unes sont de l'Inde : Pontederia hastata, L., Pontederia vaginalis, L., Pontederia dilatala, Ait., etc.
PONTÉDÉRIÉES.BOT.PourPontédériacées.A'.cemot.
PONTUIÈVE. Poiithieca. bot. Rob. Brown (Hort. Kew., 5, p. 199) appelle ainsi un genre de la famille des Orchidées, qu'il a formé pour une espèce de Neottia. Ce genre diffère du Neottia par son labelle et les divisions intérieures de son calice, qui sont insérées au gynostème.
PoJiTHiÈVE GLANDCLEDSE. Pontliieva glandulosa, R. Br.; Neollia glandulosa, Sims, Bol. Mag., 842. Ses feuilles sont ovales, pliées à leur base et marquées d'une multitude de nervures peu apparentés; les fleurs sont d'un blanc verdàtre, avec le gynostème taché de rouge; elles sont éparses, portées chacune sur un pédicelle allongé au sommet d'une lige droite. On la trouve dans l'Inde.
POINTIANE. BOT. L'un des anciens noms du Tabac.
PONTIE. Pontia. crust. Genre de Crustacés établi dans l'ordre naturel, entre les Décapodes Macroures Schézipodes et les Crustacés des ordres inférieurs, par Milne Edwards. La forme générale du petit animal, type du genre, rappelle un peu celle de la Ligie, mais il est plus aplati et plus allongé postérieurement. La tète n'est pas très-distincte du thorax; antérieurement, elle est terminée par un rostre aigu, qui est un peu mobile et parait formé de deux articles. Les yeux sont au nombre de deux, assez petits etsessiles; les antennes supérieuies sont très-longues, sétacées et formées d'un grand nombre d'articles; les inférieures sont bifides, et garnies de poils à leur extrémité qui est plate et élargie; elles sont dirigées en bas, et paraissent remplir l'office de pattes natatoires ou de pieds-màchoires. Le thorax est formé de six anneaux dont les deux antérieurs sont les plus larges, et les autres diminuent progressivement de grandeur. Les cinq derniers supportent autant de paires de pattes bifides, ciliées, dirigées en arrière et propres seulement à la natation; le second segment lhoraci(|ue, qui supporte la première paire de pattes, soutient aussi une [laire d'appendices très-larges, bilides et gainis d'un grand nombre de longs poils rameux; ces derniers appendices, que l'on doit considérer comme des pieds-mâchoires, sont dirigés en avant, et cachent complètement la bouche ainsi que les pieds-mâchoires; ceux-ci, au nombre de deux paires, diffèrent beaucoup par leur forme : la première, c'est-à-dire celle qui recouvre les mandibules, est courte, large, garnie d'un assez grand nombre de poils, et formée de quatre articles; la suivante est au contraire grêle et allongée. La troisième a été décrite ci-dessus. L'abdomen est divisé en deux segments : le premier supporte une paire de fausses pattes rudinientaires; le second esl terminé par deux appendices en forme de spatule, biarticulés et ciliés. Ce Crustacé diffère essentiellement de tous les autres animaux de la même classe déjà étudiés. Le nombre et la disposition de ses pattes le rapprocheraient de certains Mysis, mais il s'en éloigne beaucoup par la structure de son Ihorax qui esl assez semblable à celui des
IsopoUes el dus Ainphipodcs. EiiRn , la forme de son rostre el de ses antennes rappelle ce que l'on voit dans qaelqires Entomostiacés.
PoNTiE DE Savignt. Ponlia Saviqnyi, M. Edw., An. des Se. nat., t. xiit, pi. 14. Dos d'un blanc argenté et nacré, entouré d'une bordure assez large, d'un vert émeraude. Cet animal nage sur le ventre et se meut avec une vivacité extrême. On le trouve près du Croisic en Bretagne
PONTIE. /'o«<ia. [5S. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, établi par Fabriciiis, et renfermant les Piérides de Schranck et LatreiUe. A'. Piéride.
PONTOBDELLE. Pontobdella. AfîNÉL. Ce genre a été établi par Leacli ; Savigny lui a substitué le nom d'Albione, Albiune (Ouvrage d'Egypte, Syst. des Annél., p. 110); il le range dans la deuxième section de la famille des Sangsues, et lui donne pour caractères distinctifs : ventouse orale très -concave; màcboires réduites à trois points saillants; six yeux disposés sur une ligne (ransverse; ventouse anale exactement terminale. Les espèces de ce genre ont le corps cylindricoconique, aminci vers la ventouse antérieure, composé d'anneaux quaternés, c'est-à-dire ordonnés quatre par quatre, inégaux, hérissés de verrues ; les huit anneaux compris entre le quinzième et le vingt-quatrième sont courts et serrés; ils offrent dans la jonction du dixseptième au dix-huitième, et dans celle du vinglième au vingt et unième les deux orifices de la génération. La bouche est très-petite, située dans le fond de la ventouse orale, plus près de son bord inférieur; elle est munie de mâchoires réduites à trois points saillants et peu visibles. La ventouse orale, formée par un seul segment, est séparée du corps par un fort étranglement très-concave, en forme de godet; son ouverture est oblique, elliptique, sensiblement longitudinale el garnie d'un rebord. La ventouse anale est très-concave et 'bordée. Les Pontobdelles ou Albiones sont toutes marines ; elles se nourrissent du sang des Raies et autres Poissons.
AiEiONE ÉpmEnSE. Albioiie mun'cala, Pontobdella miiricala, Lain.; Ponlobdella spinulosa, Leach; Hirudo muricata, L. On la trouve communément sur les côtes de l'Océan el de la Méditerranée; elle s'attache aux Raies et à d'autres Poissons.
PONTOCARDE. Pontocardia. acal. Genre de Zoopbytes, que Lesson définit ainsi : corps libre, simple, gélalineux, consistant, ovaliforme, échancré supérieurement de manière à afïecter une forme de cœur, aminci et rétréci en bas; nulle trace de viscères; un canal translucide, en croix, occupant l'intérieur, composé d'une branche plus longue, transversale, et d'une plus courte, verticale, ayant à son sommet une bouche correspondant à une autre ouverture placée à la partie inférieure du Zoophyte ; hyalinilé parfaite. La place de ce genre sérail peut-être à côté de celui nommé Gleba, ou dans les Acalèphes libres, près des Diphies.
PoNTOCARDE CROISÉ. Pontocardia cruciala , Less. C'est un Zoophyte de consistance mollasse, d'un blanc de cristal hors de la mer, nuageux, et ne paraissant que comme une croix délicate dans l'eau. Le pourtour
de la bouche inférieure est d'nn jaune pâle. On ne voit aucune Irace de nucléus. Des sortes de très-petits tubes enlorlillés et blancs sillonnent le dedans de la croix. Ce Zoophyle est un peu moins grand qu'une pièce d'un franc; il est assez régulièrement cordiforme, et l'écliancrure supérieure est profonde el concave. Trouvé dans l'océan Pacifique, ])ar les 27» 30' de latitude sud, près de Pile de Guébé.
PONTOME. Pontonia. crost. Genre de l'ordre des Décapodes, section des Hétérochèles , famille des Macioures, tribu des Salicoques, institué par Lalreille, avec les caractères suivants: carapace coiirle et renflée; front armé d'un rostre court, mais robuste cl infléchi; yeux cylindriques, saillants el très-mobiles; antennes internes courtes, avec le premier article de leur pédoncule très-large, lamelleux en dehors, les suivants petils el cylindriques; deux filets terminaux donl l'un très-court et l'autre bifide à l'extrémité; antennes externes s'insérant au-dessous et au dehors des précédenles, avec leur appendice lamelleux, grand el ovalaire; pieds-mâchoires externes petits cl très-étroits dans toute leur longueur; pâlies des quatre premières paires didaclyles : celles de la première sont grêles et terminées par une main bien formée, mais très-petite ; les mains de la seconde paire sont au contraire Irèsgrandes et de grosseur très-inégale; les suivantes médiocres.monodaclyles et terminéespar un tarse presque rudimentaire : abdomen grand; branchies bien développées, au nombre de cinq de chaque côlé.
PonTONiE ARMÉE. Poitlotiia aimata, Edw. Carapace armée d'une petite épine près de la base des antennes externes et déprimée près de l'insertion des yeux; rostre ne dépassant pas la moitié de la longueur de l'écaillc des antennes externes; abdomen très-gros; pattes de la seconde paire médiocres el peu renflées. Couleur rougeâlre. Taille, deux pouces. Des côtes de la Nouvelle- Irlande.
POiNTOPHILE. Pontophilus. crust. Kom donné par Leach {Mal. Podophil. Britan.) à un genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Salicoques, qui ne diffère des Crangons, de Fabricius, que par la longueur relative des deux derniers articles des pieds-mâchoires extérieurs, ou du premier article du pédoncule des antennes inférieures. Dans les Pontophiles, cet article se prolonge au delà du milieu de la longueur de l'écaillé annexée au pédoncule; le dernier article des pieds-mâchoires extérieurs est presque une fois plus long que le précédent et pointu. Dans les Crangons, il est de sa longueur et obtus; le premier article des anlennes est plus court. Risso avait établi ce genre sous le nom d'Egeon. Lalreille ne l'a pas adopté et il le réunit à son genre Crangon. /'. ce mot.
PONTOPIDANA. bot. Scopoli a donné ce nom au Couroupita Guianensis d'Aublet, ou Lecythis bracteata, Willd. V. Coerocpita et Lecythis.
POO-BOOK. ois. Espècedu geni e Engoulevent, y. ce mot.
POONAHLITE. min. Brooke a donné ce nom à une substance particulière, qui accompagnait de l'Apophyllite de Poonah , dans les Indes, et que lui avait envoyée Heuland. Cette substance était en cristaux prismatiques
rhomboïdaiix de 93° 20'. Iraversaiil des masses d'apo- |)liyllite el leiir gangue; son aspecl est assez semblable à celui de certaines mésolypcs ; sa pesanteur spécifique est 2.26. Gnielin l'a trouvée composée de : silice 45.54; alumine 30,44; chaux 10,19; soude 0,65 ; eau 1û,ô8.
POOPO-AROWRO. OIS. Espèce du genre Coucou. /'. ce mot.
POOTIA. BOT. Ce genre est le même que le Canscora de Lamarck.
POPEL. jioLi. (Adanson). Dénomination appliquée au Ceiilhiuin railula. f^. Cérite.
POPETUÉ. OIS. Espèce du genre Engoulevent, f-'. ce mol.
POPILLIE. Popillia. IKS. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, inslilué par Leach, aux dépens du genre Hanelon d'Olivier, pour une espèce indienne, qui lui a offert pour caraclères distinctifs : antennes de neuf articles dont le premier en massue et dilaté à sa partie supérieure, le deuxième globuleux, le troisième cylindrico-conique, un peu plus long que le précédent, les trois suivants cupulaires, diminuant de longueur en .ipprocliant de la massue qui est ovale-oblongue et un peu velue ; dernier article des palpes maxillaires pies- <|ue cylindrique, beaucoup plus long que le précédent; palpes labiales fort courtes; chaperon transversal, rebordé, séparé de la tête par une suture transverse, avec ses angles antérieurs arrondis; corps large et déprimé ; corselet beaucoup plus étroit en devant qu'à sa partie postérieure; écusson grand et triangulaire; élyires recouvrant des ailes et laissant à nu l'extrémité de l'abdomen; pattes de longueur moyenne; deux dents au côté externe des jambes antérieures; les intermédiaires et les postérieures garnies de petites épines placées par lignes transversales; dernier article des tarses aussi long ou plus long que les quatre autres réunis.
PopiiLiE BiPONCTUÉE. PopUlia bipunctata, Lepell.; Melolonlha bipunctata, Oliv. Il est noir, avec la tête et le corselet cuivreux; il a deux taches blanches sur l'abdomen à l'extrémité. Taille, six lignes.
POPIKETTE. OIS. Synonyme vulgaire de Mésange à longue queue, y . IMésaivge.
POPOWIE. Popuwia. BOT. Genre de la famille des Anonacées, établi par Endlicber pour une plante de l'ilede Java, que le docteur Blurae avait placée d'abord dans le genre Bocagea. Caractères : calice à trois divisions décidues; corolle composée de six pétales bypogynes, disposés sur deux rangs, réunis en globule : les extérieurs plus courts, les intérieurs épais, avec l'extrémité onguiculée et infléchie; douze étamines bypogynes, insérées avec les pétales, toutes fertiles et cunéiformes; filaments presque nuls; anthères à deux loges, ovales, à connectif tronqué, à bords adués extérieurement et formant un angle, déhiscentes longitudinalement;six ovaires sessiles, connivenls, libres, à une loge renfermant deux ovules anatropes superposés, insérés au milieu de la suture ventrale; stigmates sessiles, obtus, verruculeux; baies globuleuses, solitaires par avortement, sessiles, unilociilaireset monospermes; semence subglobuleuse.
PopowiEPisocARPE./'o/;oip/a/^(soca»'/)o,End.;Bocaqea pisùcarpa. Bl. C'est un arbre à rameaux très-élalés, un peu penchés; feuilles alternes, elliptico-oblongues, arrondies inégalement à la base; très-entières, marquées en dessous de veines tomenleuses; Heurs en faisceaux opposés aux feuilles et pédonculées.
POPPIGIE. Poppiqia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Presl, aux dépens du genre Cœsa //ïi'/no. Caractères : tube du calice subcampanulé, subgil)heux postérieurement vers la base; son limbe est partagé en cinq lobes dressés, presque égaux; corolle composée de cinq pétales insérés à l'orifice du calice, alternes avec ses divisions, oblongs, rétrécis à leur base, le postérieur plus grand; dix étamines insérées avec les pétales, dressées, égales et toutes fertiles; filaments soudés par leur base et glabres; anthères ovales; ovaire stipilé, comprimé, aigu, dressé du côté de la suture, séminifère, convexe de l'autre, cilié, velu à la base, et mulliovulé; style très-court; stigmate obliquement tronqué, calloso-marginé, finement frangé. Le fruit est un légume comprimé.
PoppiGiE PROCÈRE. Poppigia procera, Pr.; Cœsalpi«(op/oce/o,Popping. C'est un arbre élevé, à feuilles simplement el brusquement pennées, dont les folioles, opposées par paires nombreuses, sont privées de stipules. Les fleurs sont jaunes, réunies en panicules terminales. De l'île de Cuba.
Deux autres genres ont été proposés sous le nom de Poppigie : l'un par Kunze, iii Reivlienb. Cuttsp., p. 212 a, ne diffère pas du genre Tccopliitœa, de Bertero; l'autre par Bertero, Bullet. des Se. nat., 1830, p. 109, a été réuni au genre Citaiexylon, de Linné.
POPPYA. BOT. Le genre institué sous ce nom par Necker. a été réuni au genre Momordica, de Linné.
POPULAGE ET POPIIL.^GO. BOT. y. Caltha.
POPULLS. BOT. l-'. Pedplier.
POUANE. Pnraiia. bot. Genre de la famille des Convolvulacées et de la Penlaudrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants : calice à cinq folioles lancéolées, obtuses, persistantes et agrandies avec le fruit; corolle monopétale, campanulée, divisée jusqu'à la moitié, en cinq segments aigus et égaux entre eux; cinq étamines alternes avec les segmenis de la corolle, non saillantes ; ovaire supère, presque rond, surmonté d'un style filiforme, de la longueur des étamines, persistant, bifide, et terminé par des stigmates capités; fruit capsulaire bivalve. Jussieu. dans son Gênera Plantarntn, avait indiqué les afiSnités de ce genre avec VEhreliu el les Borraginées. mais tous les auteurs modernes l'ont rapporté aux Convolvulacées. L'espèce qui en forme le type, Porana volubilis, huvmann, Flor. Incl., p. 51, lab. 21. est un arbrisseau grimpant, à feuilles distantes, ovées, acuminées, et à fleurs en grappes lâches. Cette plante croit à Java. Palisot-Beauvois en a décrit et figuré (Flore d'Oware, p. 05, tab. 49) une seconde espèce sous le nom de Porana acuminala.
PORANGA. OIS. Pison (Uist. nat. Brésil, p. 80. 1. m ) a figuré sous le nom de Mutu-Poranga, le Cra.r Jlector des méthodes. (^\ Hocco.
PORANTHÈRE. Poranthera. bot. Sous le nom de Poranflura vricifoliu , Rudge a décrit et figuré
(Tiansact. Soc. Liim., vol. x, p. 302, lab. 32, fig. 2) une piaule qui appartient à la Penlaïuiiie Trigynie, L., mais dont les affinités naturelles ne sont pas liien déterminées, quoiqu'il païaîlrait, d'après une note de Sweel [Hort. Biitau., 2, p. 499), qu'on doive le rapporter aux Rulacées. Cependant, ni Adr. DeJussieu, ni De Candolle, n'ont mentionné ce genre lorsqu'ils ont revu c()m|)lélement celte famille. Il appartient probablement à la petite famille des Trémandrées de R. Brown, également composée de plantes de la Nouvelle-Hollande, qui offrent des caractères à peu près semblables. Le Poranlheia. ericifulia est un arbrisseau dont la tige est divisée en rameaux étalés, garnis de feuilles nombreuses, linéaires, imbriquées. Les Heurs foiinent un corymbe dense cl terminal. Chacune d'elles est dépourvue de calice; la corolle est composée de cinq pétales oblongs, très-entiers; les élamines, au nombre de cinq, ont leurs filets du double de la longueur des pétales; les anthères quadriloculaires, terminées par des pores; -trois fruits capsulaires polyspermes. Cette plante croit aux environs du port Jackson.
PORAQCEIBA. EÛT. Aublet a donné ce nom à un arbrisseau originaire de la Guiane, qu'il décrit et figure sous le nom de Poraquciba Gnkineiisis, tab. 47. Cet arbuste, selon Richard père, est très-toufFu, très-rameux et acquiert quelquefois jusqu'à trente pieds d'élévation. Son écorce est cendrée et couverte de petits points proéminents. Ses feuilles sont alternes, pétiolées, très-grandes, ovales, acuminées, entières, glabres, blanchâtres à leur face inférieure; le pétiole, long d'environ un pouce , est canaliculé. Les fleurs sont trèspetites, d'un jaune verdàtre, très-caduques, formant des grappes axillaires, presque simples et plus courtes que les feuilles. Le calice est très-petit, monosépale, à cinq divisions obtuses et persistantes. La corolle est formée de cinq pétales valvaires, légèrement cohérents entre eux par leur base, lancéolés, aigus, un peu épais, offrant à leur face interne une lame longitudinale légèrement proéminente. Les étamines,au nombre de cinq, sont alternes avec les pétales; leurs filets sont subulés ou peu dilatés à leur base; leurs anthères terminales, rapprochées, subcordiformes et à deux loges introrses, s'ouvrant par un sillon longitudinal. Les étamines sont insérées tout à fait à la base du calice. L'ovaire est libre , globuleux , à une seule loge ; il se termine supérieurement par un style très-court, au sommet duquel est un stigmate très-petit, et qui paraît simple. Le fruit qui n'est pas à son état de maturité parfaite, est ovoïde, terminé en pointe, du volume d'un gros pois, charnu, accompagné à sa base par le calice.
Il est fort difficile de déterminer la place de ce genre dans la série des ordres naturels. De Jussieu l'avait rapproché des Berbéridées, mais il ne peut y demeurer. Il paraît plutôt avoir quelques rapports avec les Térébinthacées ou les Aurantiacées.
PORC. zooi. C'est l'un des noms vulgaires du Cochon. On l'a étendu à d'autres animaux avec quelque épithète. Ainsi l'on a appelé ;
Porc ou Poissos Porc, le Humantin, sorte de Squale. le Batistes Capriscns, elc.
Porc ue rivière, le Cabiais.
Porc de mer. le Marsouin.
Porc a Mise, le Pécari, etc.
PORO-ÉPIC. Hystrix. ma». C'est, suivant tous les j auteurs systématiques, et même suivant tous les zoologistes modernes, à l'exception de Lacépède, de F. Cuvier, de Ranzani, de Temminck et de Lesson, un genre de Rongeurs à clavicules incomplètes, comprenant toutes les espèces qui présentent les caractères suivants : deux incisives supérieures très -fortes, lisses antérieurement, terminées en biseau ; deux inférieures fortes et un peu comprimées latéralement; molaires au nombre de quatre de chaque côté et à chaque mâchoire; , toutes sont de forme cylindrique, et marquées sur leur ' couronne de (|uatre ou cinq empreintes enfoncées; tête forte; museau très gros et renflé; oreilles courtes, arrondies; langue hérissée d'écaillés épineuses; pieds antérieurs à quatre doigts, les postérieurs ordinairement à cinq, tous armés d'ongles robustes; un rudiment de pouce avec un ongle obtus aux pieds de devant. Des piquants plus ou moins longs sur le corps, quelquefois entremêlés de poils; queue plus ou moins longue, quelquefois prenante (Cuv., Règne Anim., t. i, p. 208, et Desm., Mammif., p. ô4-î). Ce genre, ainsi établi, comprend, dans l'état présent de la science, cinq ou six espèces assez bien déterminées, et deux ou trois autres très-obscures, répandues dans l'Europe méridionale, l'Asie, l'Afrique et les deux Amériques. Toutes se trouvent liées entre elles par des rapports que l'on doit considérer comme assez intimes pour qu'elles ne puissent être éloignées les unes des autres, mais qui cependant n'empêchent pas qu'on ne puisse signaler parmi elles plusieurs types génériques. C'est ce que Lacépède a indiqué le premier en formant aux dépens du groupe des Hystrix son genre Coendou, et ce que Fr. Cuvier a démontré d'une manière rigoureuse, dans un Mémoire où l'on pourrait peut-être signaler quelques déterminations un peu hasardées, mais que les vues philosophiques qu'il renferme, et des idées très -ingénieuses sur quelques-uns des principes de la science zoologique, font regarder comme éminemment remarquable. Dans ce Mémoire, publié dans le t. ix des Mém. du Mus., p. 413, l'auteur propose de diviser le groupe des Porcs-Épics en cinq genres ou sous-genres qu'il désigne sous les noms d'Hystrix, ô." ^ canthion , à'Erelhizon, de Synœther et de SptUggurus, et que nous allons rapidement passer en revue, en indiquant seulement les caractères différentiels propres à chacun d'eux.
•]- PoRcs Épics proprement dits, Hystrix.
Les caractères assignés par Fr. Cuvier, à ce premier groupe, sont les suivants : màchelières à peu près d'égale grandeur, circulaires et divisées par des échancrures transverses qui, en s'effaçant, laissent au milieu de la dent des rubans plus ou moins longs, irréguliers, dessinés par l'émail; incisives supérieures unies et arrondies en devant, naissant de la partie antérieure et inférieure des maxillaires; et les inférieures, semblables aux supérieures par la forme, naissant à quelques lignes au-dessous du condyle. Pieds plantigrades; queue rudimentaire; œil très-petit, à pupille ronde;
POKC -ÉPIC T) 'ITALIE LTRSOTSr.
oreille peu élendiie, arrondie; fentes des narines longues, élroiles, s'élendant, en se recoiirliant légùremenl sur les côlés du museau, et se réunissant au dessus de la lèvre supérieure; la peau qui entoure les narines, nue, épaisse et non glanduleuse; poils du dessous du corps courts, peu épais et peu épineux ; de longues soies Qexihles, répandues entre les longues épines du dos; côtés du museau et dessus des yeux garnis d'épaisses et longues moustaches.
Porc Épic d'Italie. Hyshix crislata, L.; le Porc- Épic, Buff., t. XII, pi. 51. Sa taille est de plus de deux pieds, sans comprendre la queue qui est extrêmement courte. Les piquants, qui couvrent la partie supérieure du corps, sont colorés par de grandes zones de blanc et de noirâtre, et présenleul des stries longitudinales; ils sont très- pointus, très-épais, et généralement aussi très-longs, principalement sur le dos où l'on en voit qui ont jusqu'à un pied de long et quelquefois davantage; le cou, les épaules, la poitrine, le ventre el les jambes n'ont au contraire cpie des pii|uants très-courts, Irès-grcles, coloiés uniformément de brun-noiràtre, et terminés par un filament très-flexible. Des piquants de même nature, mais beaucoup plus longs, se retrouvent aussi, mêlés avec un grand nombre de soies trèslongues, sur la nuque et le sommet de la tête où ils composent une sorte de crinière ou plutôt une huppe qui a plus d'un pied de long. C'est ce caractère qui a valu au Porc-Épic d'Italie le nom spécifique d'Hystrix cn'stala; mais le caractère le plus remarquable que présente ce Porc-Épic est, sans contredit, la forme des ])oilsqui garnissent la queue. Ce sont des tuyaux creux, blancs, à parois minces, longs de deux pouces environ, coupés transversalement à leur extrémité, et supportés à leur base par un pédicule délié, long d'un pouce environ. Enfin le bout du museau et l'cxlrémilé des pieds sont garnis de petites soies rudes, de couleur brunâtre, el les moustaches, dont la longueur est considérable, sont d'un noir brillant. Ce Porc-Épic, priiuMpalement répandu dans le sud de l'Italie, existe aussi en Espagne et en Grèce. 11 se nourrit de racines, de bourgeons, de graines et de fruits sauvages, et vit dans des terriers à plusieurs issues, qu'il se creuse loin des lieux habités, et où il reste solitaire et caché pendant toute la durée du jour. Lorsqu'il esl irrité ou effrayé, il redresse Ions ses piquants, à la manière du Hérisson. Le Porc-Épic n'esl pas ordinairement placé au nombre des animaux hibernants. 11 paraît cependant qu'il hiverne, mais son sommeil esl peu profond, el il se réveille dès les premiers beaux jours du printemps. C'est au mois de mai que l'accouplement a lieu, el c'est au mois d'août que les petits naissent; ils ont alors neuf pouces ^viron, el soûl déjà couverts de petits poils épineux de sîS ou sept lignes de long.
On Irouve dans l'Inde, au Sénégal, en Barbarie el au cap de Bonne-Espérance, des Porcs-Épics très-semblables à VHystiix cn'stala. 11 est vraisemblable, et plusieurs auteurs onl déjà émis celte opinion, que l'on trouvera, parmi eux, le type d'une ou de plusieurs espèces nouvelles; Fr. Cuvier (toc. cit.) a même déjà désigné l'un d'eux sous le nom d'Hystrix Senegalica, el Sykes un autre qu'il a décrit dans les Proceetlings
of Util Zoological Society of Loiiduii, 1831. p. 103, sous le nom de Hysti ix leucoius, à cause de sa queue blanche.
PoKC ÊticvE M M Kcch. Hystrix Malaccw; Hysliix fasciciilain , Sh. Ses formes générales le rapprochent du Porc-Épic d'Italie, mais il s'éloigne de celui-ci par sa queue de moyenne longueur, nue el écailleuse jusque vers sa pointe, terminée par un bouquet de poils" rudes, longs el aplatis en forme de lanières que l'on a comparées à des rognures de parchemin. Le museau est revélu d'une peau' noire; les yeux sont noirs cl petits; les oreilles petites et arrondies, le dessus du corps hérissé de piquants longs, aplatis, sillonnés dans toute leur longueur d'une rainure, et colorés par grands anneaux allernativement noirs et blancs; le ventre couvert de soies blanchâtres, el les jambes de poils d'un brun noir. Celle espèce habile la presqu'île de Malacca.
tt AcANTHioNS, Acanthion.
Fr. Cuvier n'a établi ce sous-genre que sur l'examen de deux crânes présentant un système dentaire absolument analogue à celui du Porc-É|(ic d'ilalie, mais dans lequel le chanfrein esl presque droit, au lieu d'être, comme chez celui-ci, extrèinemenl ar<iué. Les os propres au nez, les frontaux, les pariétaux présentent aussi quelques différences; mais il faut avouer ((ue dans l'étal présent de la science, ce genre ne peut êlre admis que provisoirement. Il en esl de même des deux espèces indiquées par Fr. Cuvier sous les noms ô.'' Acantliion Javuniciiiii el d'Acaiithion Duvbentonii. f-f-f Éréthizoiss, Eielliison. Ce groupe et les deux suivants sont propres à rAméri(|ue; tous trois présentent des caractères communs, qui les éloignent des Porcs-Épics de l'ancien monde, un peu plus que les Hystrix ne s'éloignent des Acanthion, et un peu plus que les .Syncether ne s'éloignent des Sphigguius. Les dents de toutes les espèces américaines sont plus simples el à contour moins anguleux, el la i)lante est susceptible de se ployer de manière à embrasser et à saisir les corps, d'où résulte, pour les Porcs Épies américains, la possibilité de monter et de se percher sur les arbres. Quant aux caractères propres aux Érélhizons, Fr. Cuvier les indique à peu |)rès de la manière suivante : os du nez courts; arcades zygonialiques très-saillantes; pieds antérieurs lélradactyles, les postérieurs pentadaclyles; pauroe el plante entièrement nues, garnies de papilles trèspetites ; queue non prenante.
ÉRÉTHizoN Urson, Buff., t. XII, pi. 55, Hystrix (lorsuta, Gmel.; Erethizon dorsutum, Fr. Cuv. Sa taille est de deux pieds environ, sans comprendre la queue qui a environ huit pouces; son corps est couvert de piquants annelés de blanchâtre el de noirâtre ou de brun, beaucoup plus courts que ceux du Porc- Épic d'Italie; les plus grands, situés sur la croupe, n'ayant que deux ou trois pouces; ces pi(|uantssonl en partie cachés dans de longs poils brun-roussâlres, assez rudes, et il existe en outre à la base des poils et des piquants un duvet cendré-brunâlre. La queue est revêtue en dessous de poils roides, de couleur brune, et le ventre, les jambes, les pieds et le museau, de soies
d'un hriin noirâlre. Cette espèce, répandue dans toute l'étenrtue des Élats-Cnis. s'élahlit ordinairement sous les rameaux des arl)res creux, et se nourrit d'écorces, de fruits et de racines qu'elle cherche pendant la nuit.
Fr. Cuvier croit pouvoir regarder comme une seconde espèce d'Eicthison, le Porc-Épic tif;uré par BufTon (t. xii, pi. 54), sous le nom de Coendou. Celle fÏRure, dont l'original existe encore au Muséum d'Histoire naturelle, ne serait-elle pas une variété de l'Urson, remarquable par le petit nombre de poils qui se trouvent mêlés avec ses piquants ?
ttlf Synéthères, Synœlher, ou Coenuobs, Cocndiis, Lacép.
Fr. Cuvier caractérise ainsi ce sous-genre, auquel Lesson (Manuel de Mamm.) conserve le nom de Coen- <lusen remarquant que le nom de Lacépède, ayant l'anlériorilé, doit être préféré: yeux petits et saillants, avec la pupille ronde ; narines s'ouvrant par des orifices simples et circulaires, très-rapprochés l'un de l'autre dans une surface large, plate, couverte d'une peau lisse et non glanduleuse; oreilles très-simples; bouche trèspetite; lèvre supérieure entière; langue douce. Pelage presque entièrement formé d'épines tenant à la peau par un pédicule Irès-mince. 11 n'y a de poils que sur la queue et sous le corps. Pieds de derrière tétradactyles.
SïNÉTnÈRE-CoEIVDOU A T ONGCE QCECE, Buff., Sup., VII,
pi. 78; Hystiix prehensilis, var. /3, Gmel.; Coendus prehen.iilis, Less.; Synéthère à queue prenante, Fr. Cuv. Parties supérieures du corps couvertes de piquants de grandeur moyenne, jaunes à leur base, noirs dans leur milieu, et blancs dans leur portion terminale ; sur les membres, sur les côtés de la télé, et dans la première moitié de la queue, les piquants sont courts et très-minces; enfin, sur les parties inférieures du corps, et dans la dernière moitié de la queue , ce sont des poils rudes et d'un brun noirâtre. Celle espèce a deux pieds de long, sans comprendre la queue qui alleint un pied et demi. Ce Porc-Épic, répandu dans le Mexique et dans l'Amérique méridionale, vit habituellement sur les arbres où il se tient avec facilité, à l'aide de ses pattes. On a remar(|ué qu'il n'emploie sa queue que lorsqu'il veut descendre. Il se nourrit de fruits, de feuilles, de racines et de bois tendre.
Fr. Cuvier pense que le Hoitzllacuatzin de Hernandez (cbap. xii, p. 322) est peut-être une seconde espèce de Coendou, caractérisée par la couleur noire de l'extrémité des piquants.
ttttt Spiiiggckes, Sphiggnrus.
Ce groupe, que la plupart des naturalistes se refuseront à admelire comme générique, et peut-être même comme subgénéri(iue, ne diffère du précédent que par la forme des parties antérieures de la tôle qui, trèsproéminentes chez les Synéthères, sont très-déprimées chez les Sphiggures. Du reste, ce sont les mêmes caractères, les mêmes formes, les mêmes mœurs et la même patrie.
Sphigcbre Codiy, Azzara, Hist. du Par., Sphiggnrus spinosus, Fr. Cuv. ; Hystiix prehensilis, var. y, Gmel. Cette espèce, d'un tiers plus petite que le Coen-
dou , et à queue proporlionnellenient beaucoup plus courte, est caractérisée par F. Cuvier de la manière suivante : toutes les parties supérieures du corps revêlues d'épines attachées ù la peau par un pédicule trèsmince, et terminées par une pointe fort aiguë ; les plus grandes ont de dix-huit lignes à deux pouces de long; celles de la tète sont blanches à leur hase, noires à leur milieu, et marron à leur extrémité ; celles qui viennent après, depuis la naissance du cou jusque vers la croupe, ont leur base d'un jaune soufré ; celles qui garnissent la croupe et le tiers supérieur de la queue sont jaunes à leur base et noires à leur pointe. Parmi toutes ces épines s'aperçoivent cpielques poils longs et tins , mais très-rares. De petiles épines se voient encore sur les membres et les parties inférieures du corps qui sont revêtues principalement d'un pelage grisâtre d'apparence laineuse ; les parties supérieures de la queue sont garnies d'épines, couveites d'un poil dur et noir, excepté dans la longueur de deux à trois pouces en dessus de l'exlrémilé, où cet organe est nu.
VOr'ico, Sphiggiinis rillosiis, F. Cuv., loc. cil., admis généralement comme espèce distincte, est identique avec le Couiy. Ce qui a causé l'erreur est sans doule la différence complète de sa robe d'été à sa robe d'hiver. Dans l'hiver, il sort à travers les épines, de longs poils dont elles sont presque enlièrement cachées, tandis que l'été ces poils tombent, et il ne reste plus que les épines dont la couleur jaunâtre, exposée à l'ardeur d'un soleil brûlant, devient roussâtre â l'extrémité des aiguillons. On le trouve à Rio de Janeiro, près des Forêts-Vierges, du côté du Pain de Sucre.
PORC-ÉPIC. ÉCBiN. Espèce du genre Cidarite. f^. ce mot.
PORCELAINE. Cyprœa. Moti. Les caractères génériques que Blainville donne à ce genre, sont : animal ovale, allongé, involvé, gastéropode, ayant de chaque côté un large lobe appendiculaire, un peu inégal; un manteau garni en dedans d'une bande de cirres tentaculaires, pouvant se recourber sur la coquille et la cacher; tête pourvue de deux tentacules coniques, fort longs; jeux très-grands, à l'extrémité d'un renllement qui en fait partie; tube respiraloiie du manteau fort court et pres(|ue nul, formé par le rapprochement de Pextrémité antérieure de ses deux lobes; orifice buccal transverse, à l'extrémité d'une sorte de cavité, au fond de laquelle est la bouche vérilable, entre deux lèvres épaisses et verticales; un ruban lingual hérissé de denticules et prolongé dans la cavité viscérale; anus à l'extrémité d'un petit tube situé tout à fait en arrière, dans la cavité branchiale; organe excitateur linguiforme, communiquant par un sillon extérieur avec l'orifice du canal déférent, plus en arrière que lui. Coquille ovale, convexe, fort lisse, presque complètement involvée; spire tout à fait postérieure, très-petite, souvent cachée par une couche calcaire, vitreuse, déposée par les lobes du manteau; ouverture longitudinale trèsétroite, un peu aripiée, aussi longue que la coquille, à bords rentrés, dentés le plus souvent dans toute leur longueur, et échancrée à chaque extrémilé.
La partie postérieure du corps de la Porcelaine est formée par les viscères de la digestion et de la gêné-