‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 11 sur 103 · I' 0 II · texte numérisé non relu

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ration, el en cela ces animaux suivent la règle commune à tous les Mollusques à coquille spirale; mais ce qui est particulier à ce genre, c'est la forme du muscle columellairequis'allaclieaupieil dans toute la longueur el qui, formé d'une mullilude de faisceaux fibreux, qui laissent entre eux de petits inlervallf s, produit les dentelures de l'ouverture. Le manteau, dans les individus adultes, a une disposition particulière, formée de deux grands lobes; ils se relèvent sur la coquille, l'enveloppent complètement et sécrètent sur la surface extérieure cette matière calcaire, vitreuse, qui est douée d'un si beau poli. On est convaincu que c'est le manteau qui fournil à cette sécrélion, par l'observation facile à faire entre les jeunes et les vieux individus de même espèce; ils ont non-seulement une coloration complètement différente, mais, à un certain âge, ils ont une forme qui présente si peu de rapports, que des zoologistes Irès-recommandables n'ont pas hésité d'en faire un genre à part. Cette différence de coloration tient, comme le prouvent les observations d'Adanson, à ce que le manteau n'est point encore développé ; il ne commence à prendre un accroissement considérable que lorsque la coquille, de bulloïde qu'elle était, cesse tout accroissement en grosseur par le renversement en dedans du bord droit.

Les espèces fossiles de ce genre ne sont répandues que dans les terrains tertiaires; leur nombre ne saurait se comparer avec celui des vivantes. Celles-ci se trouvent dans presque tous les parages; cependant on n'en connaît pas dans les mers du Nord. Les grandes espèces sont toutes des régions équatoriales.

PoRCEt.^iNE ÉGLANiNE. Cyprœa eglanina, Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 375, n" 1; Cypiœa ocellala, L., Gmel., p. 5403, n° 18; Chemn., Conch. cab., t. X, p. 143, 6g. 1343; Encycl., pi. 331, fig. 3. — PoH- CEiAirtE Argus, Cypiœa jiigiis, L., loc. cit., n» 4; Chemn., I. i, tab. 28, fîg. 283, 286; Lister, Conch., tab. 703, fîg. 54; Encycl., pi. 330, fig. 1, a, b. — Porcelaine Lièvre, Cxprœa tesludinaria, L., Gmel., n" 5; Lamk., loc. cit., n" 4; Lister, Conch., tab. 689, fig. 36; Chemn., t. i , lab. 27, fig. 271, 272; Encycl., pi. 351, fig. 2. — Porcelaine géographique, Cypiœa mappa, L., Gmel., loc. cit., n» 2; ibitl., Lamk., loc. cit., n» 6; Favann., Conch., pi. 29, fig. a, 3; Chemn., t. I, t. 25, fig. 243, 240; Encycl., j)!. 352, fig. 4. — Porcelaine arabique, Cypiœa arabica, L., Gmel., n» 3; ibiil., Lamk., /oc. cit., n» 7; Encycl., pi. 332, fig. 1, 2. Coquille des plus communes de l'Océan des grandes Indes; on la nomme vulgairement la Fausse Arlequine; elle présente quelques variétés remarquables par la disposition des taches.

PORCELAT ou PORCELET. ïooi. On a donné ce nom vulgaire au Cobaie ou Cochon d'Inde et aux Cloportes.

PORCELET. BOT. L'un des noms vulgaires de la Jusquiame noire.

PORCÉLIE. Porcelia. bot. Genre établi par Ruiz et Pavon, appartenant à la famille des Anonacées, et caractérisé de la manière suivante : le calice est à trois divisions profondes ; la corolle est formée de six pétales dont les trois intérieurs sont plus grands. Les étamines sont extrêmement nombreuses, courtes et presque ses-

siles. Les pistils varient de trois à six; les carpelles sont sessiles, coriaces, cylindriques ou toruleux, un peu charnus, contenani un grand nombre de graines disposées sur deux rangées longitudinales. Ce genre, auquel on avait réuni plusieurs espèces, ne se compose que d'une seule, Poicelia nitidifolia, R. et P., grand arbre originaire des montagnes du Pérou.

PORCELIN, PORCELLAiNIE et PORCHAILLES. bot. Noms vulgaires du Pourpier.

PORCEI.LANE. MOLi. Espèce du genre Crépidule. F. ce mot.

PORCELLANE. Porcellana. CRtsT. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Galalliines, établi par Lamarck avec ces caractères : antennes latérales insérées au côté extérieur des yeux, sélacées, longues, les intermédiaires très-pelites et logées entre les yeux dans deux cavités longitudinales et creusées au-dessous du front. Pieds-màchoires exlérieurs ayant leurs deuxième, Iroisième, quatrième et cinquième articles comprimés et dilatés en dedans, surtout le deuxième; le sixième étant en forme de triangle allongé, garni d'une série de très-longs poils sur son bord interne; pattes de la première paire ou serres grandes, terminées par une main plus ou moins comprimée, didadyle; celles des deuxième, Iroisième et quatrième paires assez grandes et terminées par un article ou un angle pointu ; celles de la cinquième trèspetites, filiformes, mutiques, repliées de chaque côté du test, cachées ou peu apparentes. Carapace presque orbiculaire, déprimée, légèrement bombée en dessus, un peu rélrécie en pointe à son extrémité antérieure. Abdomen tout à fait recourbé, et appuyé sur la poitrine, terminé par une nageoire caudale qui est formée de la dernière pièce abdominale, divisée par des scissures en quatre parties distinctes, et de deux nageoires placées une de chaque côté, lesquelles se composent de deux lames portées sur un pédoncule commun. Les habitudes des Porcellanes sont peu connues; d'après Risso, ces Crustacés sont faibles et timides ; ils restent pendant le jour cachées sous les pierres des bords de la mer, et n'en sortent que pendant la nuit pour chercher leur nourriture.

Porcellane a larges pinces. Porcellana plalycheles, Lamk., Latr.; Cancer plafyclieles, Penn., Zool. Brit., t. 4, tab. 6, f. 12; Herbst, Cancr., tab. 47,fig. 2. On la trouve dans la Méditerranée.

PORCELLANITE. Mm. Même chose que Thermantide Jaspoïde.

PORCELLANITES. MOLt. Porcelaines fossiles.

PORCELL.ANSPATH. MiN. Synonyme de Orthose. F. ce mot.

PORCELLARIA. OIS. K. Pétrel.

PORCELLE. BOT. Nom vulgaire de VHypochceris radicata que Dodoens appelait Porcellia, et qui est devenu le type du genre Porcellite. t'. ce mot.

PORCELLI^E. Porcellina. moil. Genre nouveau, proposé par Ch. Leveillé, dans la famille des Ammonites, pour une Coquille trouvée dans le calcaire du nord de la France et de la Belgique. Voici les caractères que l'auteur a reconnus à ce genre : coquille symétrique, à cavité simple, inanothalame; spire très-appa-

renie, enroulée sur le même plan; oiiverliiie ronde ou quailraiigulaire, recevant, dans son sillon, la parlie dorsale du relour de la spire; bord droil, mince et tranchant. La seule espfce connue jusqu'à ce jour, a reçu le nom de Porceltina Piizo.

PORCELLION. Porcellio. crcst. Genre de l'ordre des Isopodes, section des Terrestres, famille des Cloportides, établi par Latreille , aux dé|)ens du genre Cloporte, et n'en différant (|ue par les antennes qui n'ont que sept articles, tandis que celles des Cloportes en ont huit. Ces insectes ont absolument les mêmes mœurs que les Cloportes ; seulement on a observé que les appendices de la (|ueuedes Porcellions, laissent échapper une liqueur visqueuse que l'on peut tirer à plusieurs lignes de distance; elles paraissent être des sortes de filières. Dans les mâles, les petites pièces ou valvules qui recouvrent, sur deu.\ rangs, le dessous de la queue, sont beaucoup plus longues ([ue dans les femelles, et terminées en pointe allongée; les appendices latéraux du bout de la queue sont aussi plus longs. Le type de ce genre est le Porcellion rude, Porceilio scuber, Latr.; Oniscus Aselliis.

PORCELLITE. Porcellites. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Chicoracées de Jussieu, établi par Cassini, et qui a pour type VHypochœris rndhata. Il ne se distingue du genre Hypuchceris de Gœrtnerque par ses fruits qui sont tous cnllifères, c'est-à-dire qui ont tous l'aigrette stipitée, tandis que, dans VHypochœris, ceux de la circonférence ont l'aigrette sessile. Le genre Porcelliles se distingue aussi du Sen'ola par linéiques caractères analogues et par son involucre formé de folioles irrégulièrement imbriquées. Au sur- |)lus, ce genre est le même que VJcIiyrophoriis de Gœrtner. Cette dernière dénomination n'a pas été adoptée , parce qu'elle a été ai)pliquée à des genres réellement distincts, par Vaillant, Adanson et Scopoli, et qu'elle exprime une idée fausse relativement à l'aigrette. A'. Hypochëride.

PORCELLUS. UAM. Comme qui dirait Pelit-Poic. Sous le nom de Porcelliis fiuiiientarius, Schwenckf désigne le Hamster ou Mus ciicetiis de Linné. Le Cobaie était le Porcellus ludicus, etc.

PORCIEN. bot. (Paulet.) y. Piate\d.

PORCINS. Porcini. bas. Vicq-d'Azyr formait sous ce nom une famille de Mammifères dans laquelle il comprenait les genres Cochon, Pécari et Phacochère.

PORCUS. MAM. Synonyme de Hus. V. Porc et Co-

CUOK.

PORE. poi.YP. Ce nom fut employé quelquefois par d'anciens naturalistes pour désigner les Polypiers pierreux, qui sont couverts de pores.

POREAU. BOT. Pour Poireau. V. Ail.

PORELLA. BOT. Dillen avait donné ce nom à un genre dont la fructification avait été mal observée, et plus mal figurée encore par lui (Hist. musc, lab. 48); car il parait que ce qu'il avait figuré comme tel, n'était que des bourgeons ou des fructifications imparfaites. Dickson, qui reçut des échantillons en bon état de la même plante, reconnus, par la comparaison avec l'échantillon de Dillen, pour être bien la même espèce, s'assura que c'était une véritable Jungermanne, qu'il

a décrite sous le nom de Jiingermannia Porella (Trans. Llnn.,û, p. 237, tab. 20, fig. 1). 11 paraît toutefois que celle espèce, ainsi que plusieurs autres Jungermannes, qui croissent dans les lieux humides, est très-rare en fructification; car, depuis Dickson, personne ne l'a retrouvée dans cet état, et cependant elle est commune en Pensylvanie.

Quant au Porella itiibricata deLoureiro (Flor. Coch., 2, p. 859), on ignore encore ses véritables caractères; il dit que ses capsules sont ovales, multiloculaires. sessiles, et s'ouvrent par des pores nombreux; ses tiges dressées, rameuses, portent des feuilles lancéolées, linéaires, ondulées, insérées sur cinq rangs. Est-ce réellement un genre distinct, ou serait-ce une espèce à'Jzoila ?

PORES, zooi. et bot. On appelle ainsi des ouvertures extrêmement jietiles, qu'on n'aperçoit qu'avec le secours du microscope, et qui existent sur la surface de certains organes, dans les animaux et les végétaux. Dans les animaux, on observe de semblables ouvertures à la surface de l'estomac el des intestins où ils paraissent être les ouvertures des vaisseaux absorbants; on en voit aussi dans l'intérieur des membranes séreuses oùBichat, sans aucune preuve anatomique, les considérait comme les ouvertures externes des prétendus vaisseaux exhalants. Dans les végétaux, il existe également des Pores. On avait admis les organes sur les parois du tissu cellulaire; mais quelque soin qu'on ait mis à observer ces organes, même avec les microscopes les plus parfaits, on n'est pas parvenu, dans ces derniers temps, à y constater l'existence des Pores. Cependant, comme les cellules communiquent entre elles, et que les Huides aiiueux passent des uns dans les autres, à travers les parois, on peut admettre que cette transmission a lieu à travers des Pores intermoléculaires, que les meilleurs instruments d'optique n'ont point encore fait apercevoir. L'existence des Pores, quoique contestée et même niée par la plupart des naturalistes, paraît plus certaine sur les vaisseaux. En effet, ces Pores avaient été aperçus par Lewenhoeck, et, dans ces derniers temps, le professeur Jlirbel en a fait connaître l'organisation. Selon cet habile physiologiste, les Pores des parois des vaisseaux sont de deux sortes : les uns sont de très-petites ouvertures arrondies, les autres, au contraire, sont plus ou moins allongés et sous la forme de fentes. Dans l'un et l'autre cas, ils sont bordés d'un bourrelet plus épais, et qui paraît être formé de cellules. Les tubes sur lesquels on trouve des Pores de la première sorte, sont appelés vaisseaux ou lubes poreux, ceux où existent des Pores allongés ou fentes, sont désignés sous le nom de Pores ou vaisseaux fendus. Dutrochet n'admet point l'existence de ces Pores ou de ces fentes; selon lui, au lieu d'ouvertures, on doit voir de petites vésicules pleines d'un Huide particulier, et qu'il regarde comme l'ébauche du système nerveux dans les végétaux. Les fentes des vaisseaux fendus ne seraient, selon le même auteur, que des amas en série linéaire de ces mêmes cellules. A. Richard joint son témoignage à celui du professeur Mirbel ; il a vu, et plusieurs fois revu chez le professeur Aiiiici de Modène, et au moyeu de son excellent microscope, des

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