‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 103 sur 103 · VIETTE · texte numérisé non relu

VIETTE

SITTELLE. Sitta. (Linné.) ois. Genre de l'ordre des Anysodactyles. Caraclères : bec médiocre, droit, cylindrique, cojiique, déprimé, tranchant vers la pointe; narines placées à la base du bec, arrondies, recouvertes à claire voie par des poils dirigés en avant; (|ualrc doigts : trois en avant, l'extérieur soudé par sa base a l'intermédiaire; un derrière très allongé, muni d'un ongle long el courbé; douze reclrices terminées car-

ri'itiPiit, faiblement élagées, h liges flexibles; premii^i'c rétniffe Irêscoiirle, deuxième moins longne que les Irnisième el qualrième qiii <lépassenl lonles les antres. Grimpeurs par excellence, les Oiseaux compris dans ce genre ont en général des habitudes qui tiennent heaiicoiip de celles des Pics et des Mésanges; comme les premiers, ils courent avec beaucoup de rapidité sur le tronc des arbres, el, de plus qu'eirx, s'y dirigent également de liant en bas et de bas en liaul; ils y cberchent les insectes réfugiés sous la couche corticale, les effraient par les coups de bec dont ils frappent celle couche, et au moment où les pauvres victimes croient échapper par la fuite à un danger qui n'est qu'apparent, elles sont saisies et avalées par l'Oiseau. Ces coups, ordinairement redoublés, rendent un son trésforl, el qui se fait entendre de l)ien loin ; Ton est même surpris, en approchant de l'endroit d'où il part, qu'il soit occasionné par un aussi petit animal. LesSitlelIcs partagent avec les Mésanges l'habilude de se suspendre à l'extrémité des branches el de s'y balancer; au moyen de ce manège, elles prennent une quantité de petits insectes qui viennent imprudemment voUiger autour d'elles. Les Sitlelles ne sont point seulement insectivores, elles font aussi usage de graines et surtout d'amandes; lorsqu'elles ont détaché une noisette de sa branche, elles la fichent solidement dans une crevasse en frappant la coque jus(|u'à ce qu'elles soient parvenues à la percer; alors, faisant de leur bec un levier, elles enlèvent des éclats qui agrandissent l'ouverture et leur permettent d'extraire l'amande par morceaux. Elles quittent rarement les grandes foréis el les bois pour se rapprocher des habilalions; elles ne se perchent point comme la plupart des autres Oiseaux sylvains. mais se retirent la nuit dans im Irou qu'elles ont adoplé. C'est aussi dans un trou pratiqué le plus souvent dans un vieux tronc, et presque toujours l'ouvrage d'un Oiseau plus grand, qu'elles déposent leurs œufs. La construction de ce nid esl assez remarquable pour que nous en donnions une idée : lorsqu'au retour du printemps le besoin de la reprodticlion vient se faire senlir aux époux que les frimas ne désunissent point, ceux-ci se mellcnt de concert à la recherche d'un Irou favorable à la ponle; s'il n'est point assez grand, ils l'élargissent à grands coups de bec, et les éclats qu'ils détachent sont balayés, à l'exception des plus menus qui, avec un peu de duvet, constituent le matelas de l'incubatinn; le Irou arrangé, il s'agit de le mettre à l'abri de toute attaque, el pour cela on travaille avec zèle aux clôtures extérieures que l'on élève avec de la terre glaise gâchée. L'adresse avec laquelle les Sitlelles se servent du bec en guise de palette ou de truelle pour transporter et disposer les matériaux de leurs bâtisses, les ont fa il comparer à des maçons ou à des potiers, et de là leur sont venus leurs noms vulgaires et surtout celui de Torche-Pot que plusieurs ornithologistes leur ont conservé. La ponle consiste en cinq ou sept œufs blanchâtres, ordinairement lâchetés de roux ; la femelle les couve avec tant de constance que rien n'est capable de lui faire abandonner le nid ; pendant lonl ce temps elle reçoit sa nourriture du mâle qui la lui porte avec une assiduité admirable. Excepté sous les latitudes

é(iualoriales, on a trouvé des Sitlelles dans toutes lis parlies habitées du globe.

SiTTEiLE AUX Aii.ES DORÉES. SiUa chrysopleva, Lalli. Tète brune; parties supérieures grises, Hammécs de brun; ailes brunes, avec des reflets jaunes et rayées de brun-marron; croupion blanc; parties inférieures d'un blanc lavé de roussâlre. liée et pieds noirâtres. Taille, quatre pouces et demi. De la Nouvelle- Hollande.

SiTTELLE AZCRÉE. Sitta aziiieo, less. Tête noire ; manteau d'un bleu d'azur; ailes noires, bordées de bleu; (levant du corps blanc; abdomen noir; bec et pieds d'un brun verdâtre. Taille, (|uatre pouces.

SiTTEiiE A BEC coDRT. Si'tla hrcvirostris ; Silla luficauila, Vieill. Parties supérieures roussâtres; sourcils blanchâtres; gorge el ventre blancs, flammés de brunâtre; bec brun; pieds noirs. Taille, quatre pouces trois lignes. Amérique méridionale.

SiTTEiLE BRCNE. •Si'tta fiisco , Vicill. Partics supérieures brunes, variées de noirâtre; sourcils blancs; parlies inférieures blanchâtres; abdomen lavé de rnns sâtre; bec et pieds bruns. Taille, quatre pouces.

SiTTELLE CAFFRE. VîVte co/fia, Sparm. Parlies supérieures variées de noir et de jaune, les inférieures entièrement jaunes; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces. Du cap de Bonne-Espérance.

SiTTELLE caivadie:vive. BufF., pi. enl. 623. fig. 2. Cette espèce prétendue paraît êlre la Sittelle folle dans son jeune âge.

SiTTELLE cHioRis. SHta clilofis, Sparm., Mus. curls.. pi. ôô. Parties supérieures vertes, les inférieures blanches; queue noire, jaune à l'extrémité; une grande tache jaune sur le milieu des leclrices alaires; bec cendré; pieds noirs. Taille, quatre pouces. Du cap de Bonne-Espérance.

SiTTELLE CHRYSOPTÈRE. f^. SiTTELLE AUX AILES DORÉES.

SiTTELLE COIFFÉE. Silla pileata , Vig. Front, strie sourcilière, tour du bec, poitrine et milieu de l'abdomen blancs; sommet de la tète el vertex noirs; plumes auriculaires, nuque et dos d'un brun cendré; croupion blanchâlre; lectrices caudales brunes, variées de blanc ; queue noire, terminée de blanc ; ailes brunes avec un tache rousse; base du bec et pieds jaunes. Taille, quatre pouces el demi. De l'Inde.

SiTTELLE COMMDKE. 1^. SiTTELLE TORCHE-PoT.

SiTTELLE FOLLE. Sitta stiilta, Vieill ; Silla Jojiiaicensis, var., Lath. Parties supérieures d'un gris ardoisé; sommet de la tète noir; cette nuance se termine en pointe sur la nuque; sourcilsblancs.se prolongeant sur le cou el accompagnant un Irait noir; rémiges et reclrices les plus extérieures noires, terminées de blanc. Parties inférieures d'un brun roiigeâtre; bec noir; pieds d'un vert obscur. La femelle a les teintes beaucoup moins prononcées, el les parlies inférieures d'un roux obscur. Les jeunes sont cendrés en dessus cl d'un roux brun en dessous. Taille, quatre pouces et demi. Amérique septentrionale. Peut-être n'est-ce, comme le pense Latham, qu'une variété du Sitia Jamaicensis ou du Carolinensis.

SiTTELLE A HUPPE NOIRE. ^. SiTTELLE FOLLE.

SiTTELLE lEucoPTÈRE. Sitla leiicoplera, Gould. Ver-

lex, |)luines auiiciilaiies, l'émiges l'I lecliices noirs; <|ueiie rayée et lerminée de blanc, qui est la couleur (lu loiir du bec, des lectrices caudales et des parties inférieures; parties supérieures cendrées, avec le milieu des plumes brun; base dn bec et pieds jaunes. Taille, quatre pouces. De l'Australie.

SiTTEi.i.E A LONG BEC. Sittu lovgirostia, Lath. Sommet de la tête et parties supérieures d'un gris bleuâtre; parties inférieures d'un brun roussâlre, un peu fauve. Taille, sept pouces et demi. De Java.

SiTTELlE NAINE. 1^. SiTTELLE PETITE.

SiTTELLE PETITE. Silla pusilla, Lath. Têle rousse; parties supérieures et joues d'un brun roussâtre, tacbetées de brun; parties inférieures d'un blanc satiné, avec les lianes grisâtres; bec cendré; pieds noirs. Taille, quatre pouces. Amérique septentrionale.

SiTTELLE poiïCTCÉE. Sitta piinclala, Quoy et Gaim., Zool. de l'Astrol., p. 221, pi. 18, fig. 1. Sommet de la tête grivelé de noir et de fauve; dos olive; croupion d'un jaune verdâlre; gorge et poitrine blancbes, tachetées de brun ; ventre d'un fauve clair; queue courte et arrondie; reclrices d'un vert foncé, terminées de jaunâtre; bec et pieds noirs. Taille, trois pouces. De la Nouvelle Zélande.

SiTTELLE DES uocBERS. Silta sfriacd, Elirenb.; Sitta rupe.ilri/i, Caiilr-.iine. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre; une loni;iie bande noire à la base du bec, elle s'étend le loii;i; du cou, vers le dos; joues, gorge, devant du cou et poitrine blancs; le reste des parties inférieures roussâtre; une petite tacbe de cette dernière nuance sur la recirice externe; bec noirâtre; pieds bleuâtres. Taille, six pouces. De la Dalmalie.

SiTTELLE SOYEUSE. Silta sen'cea, Temm. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre clair; front et sourcils blancs ; lorum couvert d'une bande noire, qui descend sur le cou; joues et parties inférieures d'un blanc lustré; rectrices latérales noires à la base, puis marquées d'une tacbe blanche et terminées de cendré. Taille, quatre pouces et demi. Dalmalie.

SiTTELLE SYRIAQUE. A'. SiTTELlE DES ROCHERS. SiTTELLE A TÈTE BRCPÎE. 1^. PETITE SiTTELLE.

SiTTELLE A TÊTE NOIRE. Sitta melatiocephala, Gm. Parties supérieures brunes, les inférieures blancbes ainsi que les joues; queue blanche, rayée en chevrons. Taille, quatre pouces. De l'Amérique septentrionale.

SiTELLE ToRCHE-PoT. Sitla Euiopœa, Lath.; Silta cœsia, Meyer, BufF., pi. enl. G?3, fig. 1. Parties supérieures d'un bleu cendré; ti'ait oculaire noir; rémiges noirâtres; les deux reclrices inlerméiliaires cendrées, les suivantes noires, terminées de cendré, les latérales noires; gorge blanche; devant du cou, poitrine et ventre d'un roux jaunâtre; Hancs et cuisses d'un brun marron; bec d'un gris brunâtre; iris brun; pieds cendrés. Taille, cinq pouces. La femelle a les couleurs moins vives et moins tranchantes. Sa taille est aussi moindre. D'Europe.

SiTELLE A VENTRE BRUN. Sitta caslauea, L. Tête, ailes et gorge d'un cendré bleuâtre; jugulaires d'un noir intense; parties inférieures d'un brun de chocolat. Bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces. De l'Inde.

SiTTELLE A VENTRE MARRON. Sitta castaiieOBcntris,

Vig. Parties supérieures d'un gris plombé; poitrine et abdomen d'un brun marron; un trait partant de l'angle du bec, s'élendant à travers les yeux jusqu'à la nuque, rémiges et bord interne des rectrices noirs; tour du bec et une tacbe sur les rectrices latérales d'un blanc pur. Taille, cinq pouces. De l'Inde.

SiTTELLE VOILÉE. Sitta vclata, Temm., pi. color. 72, fîg. 3; Silta fiontalis, Horsf. Parlies supérieures d'un bleu d'azur; joues et côtés du cou d'un bleu tirant suite pourpré; un large bandeau noir sur le front ainsi qu'une bande de celle couleur au-dessus des yeux; rémiges et rectrices d'un bleu nuancé de cendré; menton blanc; parlies inférieures d'un cendré pâle, nuancé de jiourpre; bec jaune; avec la pointe noire; pieds bruns. Taille, cinq pouces. Des Moliiques.

SITTINE. Xenops. ois. Genre de l'ordre des Anysodaclyles. Caractères : bec court, grêle, très-comprimé, subiilé, pointu, retroussé; poinle des mandibules recourbée en haut, la supérieure à peu près droite, l'inférieure plus étroite et plus relevée vers la pointe, conséquemment très- bombée en dessous. Narines placées de clia(|ue côlé du bec. près de la base, ovoïdes, couvertes d'une membrane; pieds médiocres. Quatre doigts, trois en avant, ceux des côtés à peu près égaux, l'externe uni ù l'intermédiaire jusqu'à la seconde articulalion, et Pinlerne jusqu';"i la première. Ongles forts, comprimés el arijués. Ailes méiliocres : la première rémige plus couile que la deiixième, qui l'est un peu moins que la troisième. (Jueue conique, à liges flexibles. Tout ce que l'on connaît des mœurs et des habitudes des Sitlines a le plus grand rapport avec celles des Siltelles. Toutes les espèces connues jusqu'à ce jour sont propres au continent de l'Amérique.

SiTTiNB ANABAToÏDE. Xeiiops anabutoides ; Xenops geiiiburhis, Temm., Ois. color.. pi. loO, fig. 2. Parlies supérieures d'un brun rnux; bande occipiliile blanche; un collier blanc siu' la niicjuc; reclrices d'un roux vif; gorge blanche; poitrine el milieu du ventre d'un roux terne ; le reste des parties inférieures d'un roux foncé; bec blanchâtre; pieds gris. Taille, sept pouces. Du Brésil.

SiTTiNE EicANDE. Xeiiopn rulilans , Temm., Ois. color., pi. 72, fig. 2. Parlies supérieures d'un brun roussâtre; sommet de la têle rayé de brun; trait oculaiie d'un Manc jaunâlre rayé de noirâtre : il est encadré dans deux autres Irails blancs, coupés transversalement de noir; gorge blancbâlre; parties inférieures brunes, Haminéchées de blancbâlre; rémiges et reclrices brunes, bordées de roussâlre; bec assez allongé, noir, avec la base de la mandibule inférieure jaunâtre. Taille, quatre pouces. Brésil.

SiTTiNE BRUNE. Xeiiops fiixciis, Lafr. Tout le plumage brun, à l'exception d'un collier, d'un trait derrière l'œil qui sont blancs ainsi que la gorge. Bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces. Du Brésil.

SiTTiNE DE HoFFHANSEGG. Xeiiops Hoffiiiatiseffffii, Temm.. Ois. color., pi. 130, fig. 1. Pailles supérieures d'un roux brun; sourcils d'un roux vif; collier et gorge d'un blanc pur; parlies inférieures d'un fauve clair; bec el pieds cendrés. Taille, six pouces. Amérique du Sud.

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SiTTiKE A QiiEUE RocssE. Xetiops ruflcotulus, Less. Patlies supérieures d'un brun olivâtre; les inférieures d'un roux cendré; lêle et gorge tachetées de blanc sale; sourcils blanchâtres; une strie blanche au-dessous des joues; bord externe des rémiges terminé de roux ; rectrices latérales rousses, les autres noires; bec et pieds bruns. Taille, quatre pouces. Cayenne.

SiTTiNE A SOURCILS Roix. Xenops nifo- svperciliatus, Lafr. Parties supérieures d'un brun olivâtre ; de chaque narine part une bande d'un roux vif, passant par l'œil, en forme de sourcils, et se prolongeant sur la nuque; oreilles recouvertes de plumes décomposées, d'un roux clair; gorge, devant et côtés du cou blancs, lavés de roussâtre; poitrine et abdomen olivâtres, flammèches de blanc; bec et pieds noirâtres; mandibule inférieure blanchâtre à sa base. Taille, six pouces et demi. Brésil.

SITULE. REPT. Espèce du genre Couleuvre.

SIUM. BOT. /'. Berle.

SIVATHERICM. maji. foss. Nom donné par Falconer à un Ruminant fossile de l'ordre des Pachidermes, qu'il a observe dans les couches de la série tertiaire de l'Hymalaya. Il est presque aussi grand qu'un Éléphant; son front est remarquablement large . et supporte les noyaux osseux de deux cornes courtes , épaisses et droites, dans une position semblable à celle de l'Anlilope à quatie cornes, de l'imlostan. Les os nasaux sont développés à un degré sans exemple chez les animaux ruminants, et ils surpassent même, sous ce rapport, ceux du Rhinocéros, du Tapir et du Palœotherium, les seuls Herbivores qui offrent une pareille singularité d'organisation. Il est donc hors de doute que le Sivatherium était pourvu d'une trompe. Sa mâchoire est double en grandeur de celle du Buffle.

SIZERIN oB SIZIN. OIS. Espèce du genre Gros-Bec. Vieillot en a fait le type d'un genre particulier, dans lequel il a encore placé le Cabaret. A'. GrosBec.

SKIB. POIS. Espèce du genre Pomatome.

SKIMMIE. Skimmia. but. Genre de la famille des Célastrinées et de la Télrandrie IMonogynie, L., établi par Thunberg. dans sa Flore du Japon, et ainsi caractérisé ; calice très-petit, persistant, et ilivisé profondément en quatre segments; corolle à quatre pélales concaves ; quatre étamines très courtes ; ovaire libre ; style unique; baie ovée, omhiliquée, marquée obscurément de quatre sillons, presque à quatre valves, intérieurement pulposo- farineuse; quatre graines presque Irigoncs. olilongues.

Skimmie dd Japon. Skimmia Japonica, Thunb., loc. cit., figurée par Kaempfer {Amœn. exot., lab. 5); Itex Japonica, Spreng. C'est un arbrisseau à feuilles alternes, très-rapprochées, toujours vertes, oblongues et ondulées. Les Heurs sont blanches et disposées en paiiicules; les pétales sont fort petits; le fruit est une baie rouge.

SKINK. REPT. Pline mentionne sous ce nom (liv. 8) un Saurien du Kil ressemblant au Crocodile, mais moins grand. Les modernes ont regardé ce Skink, dont ils ont fait Scincus, comme étant un petit Lézard, tandis qu'il est Irès-prdbable que le Scinque de Pline est le Ouaran du Nil. Monilor, dont la taille est de qualre

l)ieds y compris la queue, quoique sa grosseur soit peu considérable.

SKINKORE. REPT. Shaw a figuré sous ce nom la Salamandre pointillée.

SKINNERIA. BOT. Le genre établi sous ce nom, par Forster, a été réuni au genre Fuchsia, dont il forme une section. Un autre genre Skiniieria a élé élabli par Choisy, dans la famille des Convolvulacées; il se caractérise par un calice à cinq divisions lancéolées, obtuses, persistantes ; par une corolle monopétale, campanulée, divisée jusqu'à sa moitié en cinq lobes aigus, égaux entre eux; cinq élamines alternes avec les lobes de la corolle; anthères à deux loges; ovaire supèrc, à une loge, renfermant quatre ovules; slyle filiforme; stigmate à deux lobes capitato-globuleux. Le fruit est une capsule déhiscente.

SKIROGLYPHIS. BOT. L'une des sections du genre Tiagocerus, de Lessing.

SKIRRHOPHORE. Skinhophorus. bot. Genre de la famille des Synanthérées, élabli par le professeur De Candolle qui lui donne pour caractères : capitules bifiores, homogames, réunis en un glomérule dense et ovale, entouré d'un involucre commun , formé de deux rangées de squammes dont les extérieures sont laineuses, les intérieures plus longues et scarieuses; réceptacle commun, papilleux; involucres partiels sessiles, formés de squammes hyalines, oblongues. décidues; corolles tubuleuses, petites, dont le tube est dilaté à sa base en tubercule squirreux, subruguleuxet plus large que l'ovaire; le limbe a cinq dents réfléchis; stigmates courts, capilellés au snmmel; akènes glabres, oblongs, atténués à leur base.

Skirrbophore DE CcNNiKGHAM. Skiiihophoms Cmininghaniii, DC. C'est une plante herbacée, même un peu sufîruliculeuse, à tiges très -rameuses, couvertes d'un épais duvet; les feuilles sont alternes, linéaires, très-entières, un peu épaisses; les glomérules qui terminent les rameaux sont ovales; les bractées qui recouvrent l'involucre commun sont blanchâtres, elles capitules internes sont d'un jaune scarieiix. De l'AiisIralie.

SKITOPIIYLI.UM. bot. {Movsses.) Bacbelot-La-Pylaie avait séparé sous ce nom les Fissidens d'Hedwig <|ue la plu|)art des botanistes considèrent comme une sim|)le section des Dicianum, bien distincte par son poil, mais qui n'offre pas de caractères propres à la séparer comme genre. F. Dicranlm.

SKORODITE. MIN. y. Fer arsériaté.

SKORZA. iim. F. Thallite.

SKYTANTHE. Skitanthus. bot. Genre de la famille des Apocynées, élabli par Meyen , avec les caractères suivanis : calice â cin(| divisions; corolle bypogyne . bypocratérimorphe, réirécie à sa base, avec son tube et son orifice dépourvus d'écaillés, son limbe régulièrement divisé en cinq lobes; cinq anthères distinctes, membraneuses, insérées à hi base du liilie; elles sont subsessiles et ù deux loges; les conneclifs sont appendiculés et plus longs que le tube de la corolle; deux ovaires; style filiforme, dilaté au sommet; stigmate épais, subglobuleux, verruqueux, bipartite au sommel; derrx follicules très-grands, comprimés, en fauxet suluilés. La seule espèce dont se compose jusqu'ici ce genre.

est un arbuste à (ifte un peu couchée et puhéiule; les feuilles sont ou opposées on allernes , lancéolées , alfîiiËs, entières, coriaces, brunâtres et glabres en dessus, glauques et farineuses en dessous; les fleurs sont en cimes terminales et axillaires, accompagnées de petites bractées lancéolées, aeiiminées; les pédoncules sont velus ainsi ((ue les calices; les corolles sont glabres, coriaces et purpurines. Du Pérou.

SLATÉRIE. Slaleria. bot. Desvaux ( Journ. de botanique, 1, p. 243) a donné ce nom au genre Fltiggea de Richard père. Ce genre a depuis reçu le nom d'Opliiopogon, qui lui a été imposé par Gawler dans le Botanical Magazine. 11 est formé aux dépens des Conval/aria de Linné, et appartient, comme celui-ci. ù la famille des Asparagées, Hexandrie Monogynie. h. Voici ses caractères principaux ; périanihe corollol'de, sans tube manifeste, profondément découpé en six segments égaux, ovales, un peu ouveris lors de la floraison; six étamines insérées à la base et au contact de l'ovaire, à filets très-courls, à anthères presque sagiltées, linéaires, dressées, adnées par leur base aux filels; ovaire à demi infère, triloculairc, renfermant dans chaque loge six ovules oblongs, ascendants, surmonté d'un style un peu épais, atténué eu cône au sommet, portant trois stigmates très-petits et connivenls; baie bleue, ovoïde, arrondieau sommet, triloculairc, renfermant un petit nombre de graines, quelquefois une .seule, par suite de l'avortement des ovules.

Slatérie dd Japon. Slateria Japonica, Desv.; Cotivallaria Japonica, L.; Redouté, Liliacées, tab. 80; Ophiopogon Japonicus, Gawler, Bot. Mag., t. 1065. C'est une plante herbacée, vivace, en touffes épaisses, munie de feuilles radicales linéaires, longues et pointues, du milieu desquelles s'élèvent quelques hampes plus courtes que les feuilles, chargées de fleurs blanchâtres, en épis, avec le périanthe bleuâtre.

SLÊPES. MAM. Synonyme de Zemnii. f^. Aspalax.

SLEVOGTIA. BOT. I,e genre institué sous ce nom, par Reichenbacli, dans la famille des Gentianées, ne diffère pas du genre Hippiou de Sprengel, et lui a été réuni.

SLOANÉE. Sloanea. bot. Genre de la famille des Tiliacées, et de la Polyandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants : calice composé de quatre à sept sépales lancéolés, linéaires, couverts extérieurement d'un duvet doux, colorés intérieurement, soudés entre eux depuis la base jusqu'à leur milieu; corolle nulle; étamines en nombre indéfini, à filets presque nuls, ù anthères très-longues, surmontées d'un petit appendice en pointe; ovaire terminé par un style filiforme; cap-

sule coriace . ligneuse, presque arrondie, couverte de pointes ligneuses, nombreuses et rapprochées, à quatre ou cinq valves et à autant de loges renfermant une à trois graines couvertes d'un arille charnu. Ce genre se compose d'arbres indigènes de l'Amérique équinoxiale, A feuilles allernes, très grandes, et à fleurs munies d'une petite bractée. De Candolle(P;w//-. Sxst. yegcL, 1, p. 513) partage le genre Sloanea en cinq sections composées chacune d'une seule espèce. La première, sous le nom de Sloanea, a le calice à six ou sept divisions; un style long; une capsule quadrivalve, couverte de piquanfs diversement infléchis; des graines enveloppées d'un arille charnu. Le Sloanea denlala, L. ; Castanea Sloanea, Miller, Dict. ; Sloanea Plumierii ? Aubl.. Guian., p. 530, Plum., Ed. Burm. , t. 224?, est un arbre de l'Amérique méridionale, à feuilles ovales, aiguës, dentées, accompagnées de stipules cordiformes, triangulaires. — La deuxième seclion porte le nom de Gynostonia. Calice à cinq lobes égaux; lorus épais; anthères hérissées extérieurement; style subulé; stigmate perforé, à peine denliculé; capsule couverte desoies diversement infléchies, à quatre valves déhiscentes de la base au sommet. Le Sloanea Massoni, Swarlz, F/. /M(/.-Occ!V/.,9, p. 938, croît dans les Antilles. Ses feuilles sont cordiformes, elliptiques, obtuses, entières, munies de stipules linéaires. — La troisième section, sous le nom de Myiiochœta, a le calice divisé en cinq lobes dont un plus petit que les autres; lorus velu; style court; quatre à cinq stigmates simples; capsule à quatre ou cinq loges et autant de valves , couvertes de soies piquantes, très-nombreuses et rapprochées. Le Sloanea sinemariensis , Aubl. , Guian., lab. 212; Lamk., illuslr., t. 4G9; 5/oaMea Aubletii , .Swartz, est un arbre de la Guiane et de l'ile Saint-Christophe. Ses feuilles sont ovales, presque rondes, entières, munies de stipules longues, acuminées et caduques. — Le nom iVOryandra a été imposé à la quatrième section, qui est caractérisée par son calice à cinq lobes linéaires, acuminés; son lorus petit; son style filiforme long et simple; sa capsule vraisemblablement dépourvue de piquants. Cette section devra peutêtre constituer un genre distinct ; elle renferme le Sloanea corymbiflora , DC, qui croît dans la Guiane française.— Enfin sous le nom de Foveolaha ,X)e Candolle forme une cinquième section, qui a des caractères tellement tranchés qit'on pourrait eu former un genre. Le Sloanea? Berteriana est une plante de Saint-Domingue, recueillie par Bertero. Son calice a quatre lobes; son torus est marqué de fossettes; ses étamines sont velues, et il y a trois stigmates.

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