‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 102 sur 103 · S 1 II · texte numérisé non relu

S 1 II

(liiqiie, court, peu liérissù de poils; le second ovale oii nlilonj;, muni d'une soie lerniinale ((iieliiiicfois ciliée. Trompe avanc(''e, courte, perpendiculaire, de la lonffueiir de la (ète au plus. Palpes cylindriques ou en forme d'écaillés couchées sur la trompe; corselet ovale; écusson demi-circulaire, assez étroit; ailes obtuses, velues vues à la loupe, couchées l'une sur l'autre dans le repos. Balanciers découverts. Pattes assez déliées, les postérieures toujours grêles, plus longues que les autres; cuisses antérieures ou Intermédiaires renflées. Premier article des tarses aussi long que les quatre autres pris ensemble. Abdomen oblong, cylindrique, (le sept segments, pointu dans les femelles. Ce (jenrc se distingue facilement des Empis, Rampbomyles, Hilares, Bracliistomes et Glomes, parce que ceux-ci ont trois articles aux antennes. Les Drapétis en diffèrent parce que le second et le dernier article de leurs antennes sont lenticulaires; enfin les Hémérodroniyies en sont distiuituées parleurs hanches antérieures qui sont très-longues. Les .Siques se tiennent sur les plantes el sur le tronc des arbres; ils saisissent d'autres petits insectes dont ils font leur proie. Leurs métamorphoses ne sont pas encore bien connues. Ce génie se compose d'environ soixante espèces tontes européennes; elles sont classées en deux division.s ainsi qu'il suit :

I. Deuxième arlicli' des aniennes dipiiiné, elliptique ; palpes cylindriciues; cuisses anléricuies renflées. Cette division ountienl deux espèces : Sicits feiruginciis, Fabr., Stioliumxs macioleon, Panz., et le Sictm arrof/an.i , Latr. ; Miisca oriogiini et cimicoiilea , Oliv., Encycl.; Tachfdromia arrogans, Meig., Dipl. d'Europe.

II. Ueuxièmc article des antennes ovale, terminé en pointe; palpes en forme d'écaillés aplaties. Cuisses intermédiaires rentlées, finement épineuses en dessous. .\ cette division appartiennent quarante-trois espèces de Meigen, en tête desquelles on peut placer le Siens cursitans, Latr.; Tachydromia cursifans, Melg., Dipt. d'Eur.; Mitsca cursitans, Oliv., Encycl.

SIlîKCE. ms. Pour Sirex. ^. ce mot.

SIRÈNE. S'ireii. rept. L'un des genres les plus remarquables de la classe des Reptiles et de tout le règne animal, par la combinaison insolite d'un organe de respiration aérienne et d'un organe de respiration aquatique, existant simultanément et d'une manière permanente. Pourvu de poumons complètement développés et mis en communication avec le monde extérieur par l'intermédiaire d'une trachée-artère et d'un larynx, il porte en même temps sur chaque côté du col trois branchies en forme de houppe; organisation que le Protée ( /-'. ce mot) partage seul avec les Sirènes, et qui. à quelques égards, réalise d'une manière permanente les conditions (|ue présentent d'une manière transitoire les larves des Salamandres, les têtards des Batraciens Anoures et même, d'après de nouvelles et très-curieuses recherches, les jeunes embryons des classes supérieures. La Sirène peut donc être considérée comme un animal qui reste pendant toute sa vie à l'état de larve ou d'embryon, et c'est ce qu'indique au reste tout l'ensemble deson organisation. Comme l'embryon des Mammifères ;"! l'une des premières époques de son développement,

la Sirène eslentièrement privée de membres postérieurs; les membres antérieurs, quoique assez courts, sont au contraire bien complets et terminés par quatre doigts bien distincts (F. Serpents). Le corps, très- allongé, a été comparé par plusieurs auteurs à celui d'une Anguille. La queue est comprimée, comme celle du Protée. Les yeux, placés latéralement, .sont extrêmement petils. ronds et sans paupières. Les oreilles sont cachéns. La mâchoire inférieure est armée de dents attachées à la face interne de ses branches, et non implantées sur leui bord, et il existe aussi plusieurs rangées de dents palatines.

On voit que la Sirène est, sous le point de vue de l'anatomift philosophique, comparable it une larve de .Salamandre. Quelques auteurs ont été plus loin, et ont pensé qire la Sirène est réellement une larve de Salamandre; suivant eux, tous les individus qui ont été examinés par les naturalistes sont déjeunes sujets chez lesquels, it un état plus adulte, lors de la métamorphose, les membres postérieurs se seraient développés, et qui, en même temps, auraient perdu leurs branchies. Cette opinion a été soutenue par plusieurs auteurs, et le docteur Riisconi de Milan la regarda comme mise hors de contestation, en annonçant (Amours des Salamandres, p. Il ) l'existence, au Muséum Hunlérien h Londres, d'une Sirène <|uadrupède et sans branchies. Cuvier, dans son Mémoire sur les Reptiles douteux (Observations zoologiques de Humboldt, t. i), s'est fait le défenseur de l'opinion inverse, et il a établi, par des preuves multipliées, que la Sirène est un Reptile d'un genre à part; qu'elle reste bipède pendant toute sa vie, et ne perd jamais ses branchies; enfin, qu'elle peut, véritable amphibie, respirer dans l'air par ses poumons et dans l'eau par ses branchies. Depuis, dans son ouvrage sur les Ossements fossiles (1. v) et dans son Mémoire sur le genre ^nipliiumn (Mém. du Mus., t.xtv, p. 1), il a cilé de nouveaux faits à l'appui de son opinion qui aujourd'hui semble incontestable. Ceux de ces faits qui paraissent les plus concluants sont : 1" le squelette de la Sirène diffère essentiellement de celui des Salamandres; 2o d'après le témoignage de plusieurs voyageurs el naturalistes, la longueur des Sirènes varie, selon leur âge, depuis quatre pouces justju'à trois pieds et demi, et les plus grandes, comme les plus petites, ont des branchies et n'ont point de membres postérieurs; 5» il est certain que les Sirènes, à l'époque oi"i elles se reproduisent, ont encore leurs branchies; 4" relativement à la possibilité de la respiration aérienne chez les Sirènes, on avait objecté que les Sirènes ne peuvent inspirer l'air, parce qu'elles sont dépourvues de diaphragme et de côtes, et qu'elles ne peuvent non plus le faire entrer par leurs narines et l'avaler, parce que les narines ne donnent pas dans la bouche, et(iue d'ailleurs les ouvertures branchiales laisseraient échapper ce gaz. Mais, d'après d'autres recherches de Cuvier, les narines communi(|uent avec la bouche par un trou percé, comme dans le Protée, entre la lèvre et l'os du palais qui porte les dents , et l'appareil branchial est complété par des opercules membraneux, en partie musculaires, et capables de fermer hermétiquement les ouvertures branchiales. En outre, Cuvier a vu sur plu-

sieiii'S iiutiviiius pourvus de bruiicliieii, des |iuuinoiis eiiliÈremciit diiveloppés et riches en vaisseaux saii- );uins. 5° Quant à la prétendue Sirùne quadrupède, il n'est pas douteux aujourd'liui qu'elle n'appartienne au jienre Amphiumn; c'est ce que Cuvier a parfaitenienl démontré dans le travail qu'il a publié sur ce genre remarquable.

On ne connaît encore d'une manière bien certaine, dans le fjenre Sirène, (lu'une seule espèce, Siren laceitina, Lin.;elle vit dans les marais de la Caroline, principalement dans ceux que l'on établit pour la culture du riz. Elle est généralement noirâtre, et parvient à la taille de plus de trois pieds. Elle se nourrit de Mollusques, d'insectes el de Lombrics; mais, d'après Barlon, il est faux qu'elle se nourrisse aussi de Serpents, et qu'elle fasse entendre un cliant semblable à celui du Canard ; liabittides que lui avait attribuées Gardeii, auquel on doit la connaissance de ce Re|)tile singulier.

Ce n'est que récemment (en 18"22) qu'une seconde espèce de Sirène a été décrite par le docteur Mitcbill de New-York, dans une note adressée au Muséum de Paris, et mentionnée par Cuvier dans la seconde édition de l'ouvrage sur les Ossements fossiles. Cette seconde espèce, dont l'existence n'est point encore bien constatée, est rayée el tachetée de blanc. Sa taille est de beaucoup inférieure à celle de la Sirène laccrtine.

SIRENl.i. MA». Sous ce nom, lUiger a proposé une l'aniille de Mammifères de son quatorzième ordre des Natanlia, et destinée à recevoir les trois génies Manulus, Haliiore et Rylina. Cette famille a pour caractères : dents incisives et caniiies nulles ; molaires lamelleuses ou sinuées; évents nuls, deux mamelles pectorales; membres antérieurs enveloppés d'une membrane et munis d'ongles; les postérieurs soudés en une queue aplatie et horizontale.

SIREX. INS. Linné désignait ainsi un genre d'Uyménoptèresauxdépensduquel Latreillea formé les genres Urocère, Tremex, Xyphidrie el Céplius. y. ces mots et Urocêr\tes.

SIKI. BOT. y. SlRUM.

SIKICIENS. Siriciaui. ins. La famille érigée sous ce nom, dans la section des Térébrans, de la classe des Hyménoptères, instituée par Blanchard, coriespond à la tribu des Urocérates de Latreille. r. ce mol.

SIRIDIUM. BOT. (Sprengel.) Pom- Seiiidiii m. f. ce mot.

SIUINGA. BUT. l'our Syringa. >'. ce mot.

SlRlNGl.i. poLVi'. Il parait que la prétendue plante marine, de l'Adriatique, que Donalia désignée sous ce nom, est VAinathia lendigera de Lamouroux. K. Ab\-

TUIE.

SIRIUM. BOT. Le genre établi sous ce nom, par Linné, a été réuni au Satitaliim du même auteur.

Rumph a décrit, sous le nom de Siiiiiin ilccttmaiiiim, une espèce de Poivre, que Linné rapportait à son Piper devuiiiaiium, mais qui, selon Willdeuow, est le Piper iiiethjsticuin de l'orstcr. Au reste, ce nom de Sirium vient du mot Siri, que les peuples malais donnent aux espèces de Poivre qui leur servent à com|>u-

ser le masticalonc vulgairement connu sous le nom de Bétel.

SlRLl. Certliilauda. ois. Ce genre, de l'ordre des Granivores, a été séparé par Svvainson de celui des Alouettes; l'ornithologiste anglais lui donne pour caractères : bec allongé, comprimé, arqué, à mandibule supérieure convexe, recourbée el pointue à l'extrémité; bords du bec recourbés, entiers; narines ovalaires, nues, percées dans une membrane ; tarses allongés, robustes; pouce muni d'un ongle robuste, droit, coupant, très-aigu, en forme de lancette; queue allongée, fourchue, ample; ailes allongées, |)oinlues. Leurs mœurs et leurs habitudes sont communes à celles des Alouettes.

SiRLi d'Afrique. Certhilauda Jfricana, Swains.; Alouette Sirli, Alaiida Africana, Latli. Le Sirli, Bufï., jil. enlum. 712. Celte espèce s'éloigne de ses congénères par la longueur et la courbure de son bec. Parties supérieures variées de brun et de blanc, sur un fond roussàlre; parties inférieures blanchâtres, avec des taches longitudinales brunes; longueur, huit pouces. Elle est répandue dans toute l'Afrique.

Sirli DiFASciÉ.Ce»//«7aMr/oft//««C)'a/n,Sw.; Alouette bifasciée, Jlauda bifasciala , Liclilt., T. pi. 393. Plumage d'un jaune ocreux; devant du cou et ventre blanchâtres; des taches noires sur le haut de la poi- Irine; rémiges el recirices brunes; bec long, large el triangulaire; pieds jaunes; doigts Irès-courts; ongle du pouce un peu plus long que les antres. Taille, cinq (louces. Du midi de l'Europe et du nord de l'Afrique.

Sirli de 1)iipo>t. Cerihilauda Dupontii, Less.; ytlauda Dupunlii, Vieill. Parties supérieures variées de roux et de brun; les inférieures d'un Isabelle roussàlre, avec des mèches longitudinales noires; lectrices lirunes ; leslalérales noires, bordées de blanc; bec noirâtre; pieds rougeâlres. Taille, huit pouces. De la Syrie el du midi de l'Europe.

SiRti A UAixTE.vD ROUX. Cerlhilauda riifo-pallida. De la Fresnaye. Parties supérieures d'un roux caiielle. plus foncé sur la léte, dont toutes les plumes ont leur tige noirâtre; cou d'un gris roussàlre; tectrices alaires noires, bordées de roux; rémiges el recirices noirâtres, frangées de roux; loruin, sourcils el tour des yeux d'un blanc roussàlre ; gorge el devant du cou blanchâti es; parties inférieures roussâtres; flancs roux. Bec Irèslong el corné; pattes jaunâtres. Taille, sept pouces. Du cap de Bonne-Espérance.

Sirli a queue barrée de elanc. Cerlhilauda albovillala, [)e la Fresii. Parties supérieures rousses, d'une teinte plus vive sur la tête : chaque plume a son centre taché de noir, el celles du dos sont en outre bordées de roussàlre; oreilles d'un roux clair et vif; rémiges brunes ou noires; lectrices noires, brunes à l'origine, blanches à l'extrémité; gorge el devant du cou blancs ; le reste des parties inférieures d'un roux ferrugineux, avec quelques mèches noires sur les flancs. Bec couleur de corne; pieds jauiiâlres. Taille, cinq pouces et demi. Du cap de Bonne-Espérance.

SIRO. INS. f". CiRON.

SIRRUAPTES. OIS. A'. Syrroahes.

SIRTALE. REPT. Espèce du genre Couleuvre.

SISARON. BOT. Espèce du genre Berce.

SISELLE. OIS. Nom vulgaire de la Draine, y . Merle.

SISIN. OIS. L'un des noms vulgaires de la Linotte. /'. Gros ISec.

SISON. sl-o]). BOT. Genre de la famille des Omhelli- Irri's. cl (le 11 l'iMilandrie Digynie, Institué par Linné. CiiMcliics : ( (illi'ielle générale composée d'une à trois liiliolcs; ciiilircUe partielle de quatre folioles; calice Irés-pclil; corolle de cinq pétales lancéolés, égaux, recoujIh'S en dc'dnnsj cinci étamines de la longueur des pélales; un ovaire infère, surmonté de deux styles à stigmates obtus. Le fruit est ovale, relevé de côtes olituses, et composé de deux graines planes en dedans, convexes en dehors. Les Sisons sont des plantes herbacées, à feuilles alternes, jilus o\i moins composées, A fleurs petites, disposées en ombelles. Les limites entre ce genre et celui des Berles ne sont encore qu'im- P^irfailemeut circonscrites, de sorte que différents au-

SisoN AMOME. SisoH aiiioiiiuiii, Lin. Sa racine est fusiforine; il s'en élève une ou plusieurs liges, hautes d'un à deux pieds, grêles, glabres, très -rameuses; les feuilles radicales sont ailées, composées de sept à neuf folioles ovales, lancéolées, déniées; les caulinaires sont étroites et incisées; Heurs blanches, réunies au nombre de quatre à six en ombelle terjninale. Europe.

SISOR. POIS. F. Hamilton a, sous ce nom, institué un genre (rès-voisin du Calliclhe, et dont un Poisson du Gange est le tyjjc.

.SISSITE. HiN. Synonyme de Fer hydraté limoneux et géodique. A'. Œtite.

SlSTOTItÈME. Sistotiema. bot. {Champignons.) i;e genre, établi par Persoon, a été réduit dans des limites beaucoup plus circonscrites par Fries, qui en a rapporté la plupart des espèces aux Hytlnuin. Le genre Sistotrema ne comprend plus, suivant cet auteur, que le Sistotrema confluens dont le caractère est ainsi tracé : membrane fructifère |)resiiue dislincle ilu chapeau, divisée en lamelles dentelées; lamelles interrompues, en forme de pointes aplaties, dilatées, disposées irrégulièrement, courtes, planes ou tlexueuses, portant les Ibèques sur leurs deux surfaces; le chapeau est iirégulier, continu avec le pédicule qui est central on oblique. Cette plante croît sur la terre, parlieulièrement dans les bois de Pins; sa forme générale est celle d'un cône renversé, sa couleur est d'un blanc jaunâtre. Bulliard en a donné une bonne figure sons le nom de Hydnum sublamelloswn, Champ., pl. -Wô, fig. 1.

SISTRE. Sistruin. holl. Genre pr-ojxisé par Montfort dans sa Conchyliologie systématiiiue (t. ii, p. 594) pour les Coquilles ([ue Lamarck avait déjà rangées sous la dénomination générique de Uicinule. /'.ce mot.

SISYMBRE. Sisymbrium. bot. Genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynarnie Sili(iueuse, L., offrant les caractères suivants : calice comi)Osé de quatre folioles égales à la base, lanlôl conniventes, tantôt étalées; corolle à quati'e pélales onguiculés, entiers; étamines libi'es, à tilets non denliculés; silique sessilc, cylindr.que ou un peu anguleuse, à valvea concaves,

surmontée d'un style ordinairement à peine sensible, à deux loges séparées par une cloison membraneuse; graines ovées ou oblongnes, placées sur un seul rang, pourvues de cotylédons pljins, incombants, quelquefois d'une manière oblique. Ces caractères ne conviennent qu'à une pailie it& Siaymhriunt de Linné. Plusieurs espèces en ont été éloignées par les botanistes modernes pour la formation des genres Nastiirlium, Brachxiohos et Diplotaxis. D'un autre côté. De Candolle (Syst. yeijet., 2, p. 459) a réuni à ce genre VEiysimum officinale et plusieurs antres espèces placées dans divers genres de Crucifères. Le genre Sisymhrium diffère de VEiysimum par sa sili(|ue non tétragone; de VHesperis. par son calice qui n'est pas en forme de sac à sa base, et par ses stigmates non connivents; du Nastiirlium Kl lie VA rabis, par ses cotylédons non accouibanls; enfin du Sinapis, du Brassica et du Diplotaxis, par ses cotylédons plans et non condupliqués. Plus de cinquante espèces constituent ce genre, sur lesquelles l'Europe en nourrit à peu près la moitié; les antres sont réjiarties entre les diverses régions du globe, de la manière suivante : quatre en Amérique, une à Ténériffe, cinq à la pointe ausliale d'Afrique, quatre dans l'Afrique septentrionale et douze dans les contrées occidentales d'Asie. Ce sont des herbes annuelles ou vivaces, rarement sousfrulescentes. Leurs feuilles varient beaucoup de forme; il y en a de très-découpées, de lyiées, de pinnalilides, de sinuées et de presque entières. LesUeurs sont jaunes ou blanches, disposées en gra))pes qui s'allongent après la Horaison.

Les cinquante-cinq espèces de Sisymbrium, décrites dans le Systema Fegetubiliuin du professeur Ue Candolle, oui, été réduites à cinquante-trois dans son Proilroinus , à cause de la formation du genre Andreziotoskia, fondé sur les Sisymbrium iiitegril'olium et etjlaiuliilosiim. Ces espèces ont été groupées en six sections, de la manière suivante : l" VELAUua. Siliques stibuliformes, appliquées contre l'axe, plus larges à la base, linissarit au sommet, en un slyle Irèscourl; Oeuis jaunes. C'est danscetlesection qu'est placé le Sisymbrium o//tuinale ou Erysimum ojJicitMle, L., vulgairement nommé Vélarou Herbe aux Chantres. Celte piaule est très-commune le long des chemins, dans toute riiurojie. — 2" INobta. Siliques cyliudri- (jucs; calice élalé; Heurs Jaunes, disposées en grappes dépourvues de bractées; graines oblongnes. Cette section, érigée en genre particulier par Adanson, a pour type leSisymbruiiit slrictissimuin, qui croit dans les localités montueuses de l'Europe tempérée. — 3o Psii.osTYLtM. Siliques cylindriques, apiculées par un style long et grêle; calice fermé; Ueurs jaunes; graines ohlongues. D'après le caractère que fournit ce style, cette section sera peut-éire un jour distinguée comme genre |>ai liculier. Elle ne renferme que le Sisj mbiium exacoidvs , UC. et Deless., Icon. Select., 2, tab. G3, espèce du uiojrt Liban. —A" iRio. Siliques cylindriques; Heur s jaunes, à pédicelles dépourvus de bractées; graiires ovées, presque Iriiiuèlies. Ce groupe renferme vingt six espèces dont les feuilles olîrenl des formes tellement diversifiées qu'on peut eu former trois sub-

divisions. Parmi celles qui ont les feuilles entières ou dentées, on remarque \e Sisfmbrium His/ianicuni, Jacq., Icou. rar., lab. 124. Dans les espèces à feuilles pinnées, et à lolies entiers, ou dentés. De Candolle place les Sisymbrhim oblusangutiim , acutangiilitm, Iiio, Columnœ, etc., qui croissent sur les murs cl dans les lieux montagneux de l'Europe. Enfin la Iroisième subdivision a pour type le Sisjmhiiuiit Sophia, qui a les feuilles découpées eu folioles nombreuses. — 5» KtBERA. Fleurs petites, jaunes ou blanches, à pédicelles pourvus de bractées ù la base; slyle court, épais et tronqué. Adanson avait encore formé un genre de ce groupe qui se compose d'espèces en général originaires des pays cliauds de l'Europe, à l'exception du Sisyiubtium Perxtviaiium. Parmi ces espèces, se trouve le Sisynibilum supininn, qui croit aux environs de Paris. — 6» Arabidopsis. Silique» linéaires, comprimées, terminées par un stigmate sessile et tronqué; fleurs blanches, portées sur de courts pédicelles dépourvus de bradées; à ce groui)e appartiennent les Sisfinbrium biirsifoliioii et pinnatip,ilum, que l'on trouve dans les montagnes de l'Europe. On y a aussi placé quelques piaules indigènes de l'Afrique septentrionale.

Une septième section, qui portait le nom de Hesperi- Dopsis, a élé érigée par le professeur De Candolle en genre distinct, sous le nom li^Aiidieoskia /elle renfermait les Sisymbiium inlegnfoliiim, eglamliUosum et pectinalum. Les caractères du genre nouveau sont : calice subdressé, décidu, égal à sa base; pétales onguiculés et entiers; deux élamines latérales, libres, et «lualre plus grandes soudées par paire ; silique sessile, un peu cylindrique; valves un peu concaves; style court et grêle; cloison membraneuse; semences ovales, placées sur un seul rang.

Quant aux Sisymbiiuin Naslurtium e\. sylvestre , <|ue l'on connaît vulgairement sous les noms de Cresson de fonlaine. Cresson d'eau, etc., ces plantes font partie du Qtnre Nasiurtium. V. Nastortier.

SISYiMBRËES. Sisymbieœ. bot. De Candolle {Sysl. l^eget., n, p. 438) a ainsi nommé la septième tribu de la famille des Crucifères, caractérisée par sa silique liiloculaire, déhiscente longitudinalement, à valves concaves el carénées ; graines ovées ou oblongues, non bordées, à cotylédons plans, incombants, opposés à la cloison. Celte tribu se rapproche de celle des Arabidées et elle lire son nom du genre Sisymbrium qui en est le type. A^. Sistmbre.

SISYPHE. Sisyphiis. iKS. Latreille a le premier distingué ce genre, qu'il a établi aux dépens du grand genre Scarulœus de Linné et d'Olivier. Geoffroy, ainsi ([u'Olivier, dans l'Encyclopédie, l'avait confondu avec les Copris ; enfin Weber et Fabricius n'en distinguaient pas les espèces de leur genre Ateuchiis. Les Sisyphes font partie de la tribu des Scarabéides, famille des Lamellicornes, section des Pentamères; ces Coléoptèies ont pour caractères ; corps court, épais, convexe en dessus; tèle presque circulaire, un peu prolongée poslérieurement, inutique dans les deux sexes; chaperon muni au bord antérieur de deux à six petites dénis; yeux paraissant très -peu en dessus; antennes île huit

articles : le premier long, presque cylindrique, un peu comprimé; le deuxième globuleux, plus gros que les suivants; ceux-ci peu distincts; les quatrième et cinquième cupulaires ; les trois derniers formant nne massue libre, lamellée, plicatile, ovale; labre et mandibules cachés et de consistance membraneuse; mâchoires terminées par lin grand lobe membraneux ; palpes maxillaires de quatre articles ; le deuxième et le troisième courts, coni(|ues; le quatrième plus long que les deux précédents réunis, fusiforme, se terminant presque en pointe; palpes labiales velues, leur dernier article peu distinct; lèvre membraneuse, cachée par le menton ;corseletmutique, très bombé, son bord antérieur échancré pour recevoir la tête ; écusson nul ; élytres recouvrant des ailes, ayant une forme triangulaire, n'ayant ni échancrure ni sinuosité à leur partie extérieure, et laissant l'exlrémilé de l'abdomen à découvert; pattes assez velues, les postérieures beaucoup plus longues que le corps; hanches intermédiaires Irès-écartées entre elles, les autres rapprochées; abdomen presque triangulaire, court et éiiais. Ce genre se distingue des Ateiichits, parce qu'ils ont neuf articles aux antennes; les Gymnopleures et les Hybomes ont un sinus profond à l'angle extérieur de la base des élytres; enfin les Bousiers, les Onthophages, les Phanées et les Chœridies s'en distinguent par leurs jambes postérieures courtes et dilatéesà l'extrémité. Des caractères de la même valeur séparent les Sisyphes des autres genres voisins. Leurs mœurs sont les mêmes que celles des .^/ei/c/iKS;coinme eux, ils forment une boule avec des excréments , et la placent avec un œuf dans un trou qu'ils ont creusé en terre.

Sisyphe de Schoeffer. Sisy/ihiis Schœffen'i, Latr.; Copris Schœfferii, Oliv., Encycl., pi. 152, fig. 7. On le rencontre en Europe; il recherche les lieux secs et exposés au midi.

SISYRANTHE. Sisyranthiis. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, institué par Meyer, qui lui assigne pour caractères : calice à cinq divisions; corolle campanulée, quinquéfide, à sinus anguleux; colonne des organes reproducteurs incluse; couronne slaminifère à cinq lobes ovales, avec un appendice en forme de verrue sous le sommet et intérieurement; anthères simples au sommet; masses polliniques dressées, fixées par leur base; stigmate déprimé; follicules grêles et lisses. La plante qui a servi de type à ce genre, est herbacée, très-glabre, à tige simple et grêle, garnie de feuilles opposées, linéaires, aiguës, roides, carénées, semi -embrassantes à leur base. Les fleurs sont peu nombreuses, en ombelles axillaires; les corolles sont d'un blanc jaunâtre ou verdâtre. ruguleuses extérieurement, barbulées à l'intérieur. Du cap deBonne-Espé-

SISYRINCHIUM. bot. y. CERMtDiiiisE.

SISYROPHORE. eot. Même chose que CMœnvlobiis.

y. PTEROCAULOrî.

SITAKION. bot. Le genre de Graminées auquel Raffinesque a donné ce nom, ne diffère pas du genre Elymus de Linné.

SITARIS. AVam. ISS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Héléronures, famille des Truchélidts.

Iribu des Canlliuridies, élabli |iai' Lalreille aux dépens du genre Canlliaris de Geoffroy el d'Olivier, el (|ue Fabricius confondait avec ses Nécydalis; les caraclères de ce genre sonl : corps ohlong; lêle pencbée; yeux (■chancres à leur partie inférieure ; antennes filiformes, longues, insérées dans l'échancrure des yeux, composées de onze articles presque cylindriques, le deuxième trois fois plus petit que le suivant; labre transversal, un peu coriace, entier; mandibules fortes, arquées et pointues à l'extrémité; mâchoires composées de deux lubes courts, membraneux, un peu velus à l'extrémité; palpes filiformes, leur dernier article plus long que le précédent, ovale, cylindrique et obtus; lèvre membraneuse, presque cordiforme, courte, large, surtout à l'extrémité, profondément écliancrée; corselet presque carré, plan, ayant ses angles latéraux un peu arrondis; écusson assez grand ; élytres à peine de la longueur de l'abdomen, se rétrécissant fortement avant leur milieu, béantes à l'extrémité, terminées en pointe, et ne recouvrant pas. complètement les ailes; pattes fortes; jambes postérieures terminées par deux é|)ines trèscourtes, assez larges, tronquées à l'extièmité; articles des tarses entiers, le dernier terminé par deux crochets bifides, à divisions simples et sans dentelures; abdomen court. Ce genre se distingue de tous ceux de sa tribu par ses élytres rétrécies en pointe à l'extrémité poslél'ieure. Il se trouve ordinairement sur les vieux murs exposés au soleil. Les larves des Sitaris vivent dans le nid de quelques Abeilles maçonnes, et surtout dans celui des Osmies. Elles se nourrissent probablement de la pâlée destinée à la larve de l'Hyménoptère, ou peutêtre dévorent-elles aussi celle larve.

Sitaris hdbéral. Silaiis humeraiis, Latr.; Canlliaris huvieialis, Oliv., Geoff. Il est long de quatre ou cinq lignes, noir, luisant; ses élytres sont Jaunes à leur base. Europe.

SITHODENDRON. poLVp. (Schweigger. ) Synonyme il'Oculine. /'. ce mot.

SITNIC. jiAM. Espèce du genre Rat.

SITODIER. .S'(Vo(//i*«/. BOT. Sous ce nom, Gœrluer (De Fruct., i, p. 344, lab. 71, 72) a établi, d'ajirès Banks, un genre qui a pour type VArctocarpiis iitlegiifo/ia, L. Voici les caractères qu'il lui a assignés : fleurs de sexes distincts sur le même tronc ; les mâles forment un petit chàlon un peu en massue, à écailles bivalves; leur corolle est nulle, et elles n'ont qu'une étamine; les Beurs femelles sonl disposées en un chàlon presque globuleux, involiicré de deux folioles colorées el caduques; elles n'ont point de coiolle; le stigmate est sessile el sphérique; le fruit est une baie très-grande, nuiriquée,à un grand nombre de facettes, composée d'un grand nombre de carpelles uniloculaires, monospermes et soudés intimement. Le Siiodiuin canlifloruni , Gaertn., loc. cit.; Jrctocaipus integrifolia , L., f. suppl. 412; Jrclocarijun Jaca, Lamk.; Radeinachia intégra, Tliunberg, Act. Holin., vol. 30, p. 252, est la piaule qui porte réellement le nom de Juquiur ou Jack dans les colonies. C'est un assez grand arbre, dont la cime est fort rameuse, et dont l'écorceesl épaisse et pleine d'un suc laiteux; ses branches sont garnies de feuilles alternes, [létiolécs.

ovales, entières, glabres el coriaces. Les frujls naissent sur les branches et sur le Ironc de l'arbre; ils acquièrent une grosseur considérable, car il y en a qui ont au delà d'un pied el demi dans leur plus grand diamètre. Leur chair est jaunâtre, d'une saveur eu général douce et agréable, mais quelquefois d'un mauvais goût. Les graines, que l'on fait rôtir comme des châtaignes, sont assez agréables à manger. Cet arbre croit dans les Indes orientales, et il est cultivé à l'Ilede-France.

SlTOLOlilUM. mt. (Fougères.) Desvaux (Ann. de la Soc. Linn. de Paris, juillet 1827, p. 202) a érigé en un genre particulier le Nephrodiiim punclilobum de Michaux, que divers auteurs avaieutpUicédansd'aulrcs genres, tels que V Aspidiuiu et le Dicksoiiia. Voici les caraclères essentiels de ce nouveau genre : sores globuleux ; involucre en voûte, globuleux, déhiscent de la base au sommet.

SITONE. Siloita. ins. Coléoptères tétramèrcs; genre de la famille des Rhynchopliores. établi par Germar, adopté par Schoenherr, Dejean et aulres entomologistes, avec les caractères suivants : antennes assez comtes et minces, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers obconiques et les plus longs, les autres courts, ordinairement noduleux et quelquefois turbines; avec la massue étroite, ovale cl formée des cinq derniers ; tromiie courte, épaisse, presque linéaire, plane en dessus, avec une ligue enfoncée, médiane; fossette linéaire, arquée, longeant iiiférieuremenl le bord des yeux; ceux-ci arrondis et peu saillants; corselet tronqué aux deux extrémités, arrondi sur les côtés, avec le bord un peu élevé; élytres oblongues, tronquées à leur base, avec les épaules oblusément anguleuses et l'extrémité arrondie; pieds presque égaux el muliques. Le Curciilio gressoiius, de Fab.; Oliv., Enlom., v, 83, p. 546, lab. 19, fig. 251, est le type de ce genre, dans lequel on trouve décrites quarante auties espèces d'Europe, d'Asie et de rAméri<iue septentrionale.

SITOSPELOS. coT. (Adansou.) Synonyme iVEtymus, L.

SITTA. OIS. A'. SlTTÈLE.

SITTACILLE. Sillacilla. ois. Ce genre a été formé par Lessoii, aux dépens de celui des Picucules, pour une espèce qui se distingue principalement par son bec en coin, c'est-à-dire court, conique, à pointe légèrement déprimée en dessus, assez renflé au milieu de la mandibule inférieure, el qui a été décrite sous le nom de Dendrocolaples cuneatus. y . Picbcule.

SITTASOMUS. OIS. \V. Swainson a proposé sous ce nom un nouveau genre d'Oiseaux dont le type serait le Dendrocolaples sylviellus, de Temminck. A'. Svi.-

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