‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 15 sur 103 · IG · texte numérisé non relu

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nom de Prepitm Hookeriaiio-; il l'a trouvée aussi an liK'Sil, cl tn a rapporté des individus vivants qui ont été propagés en Angleterre. C'est une plante charmante, propre à l'orneinent des plates-bandes.

PBESAIE. OIS. Par corruplion d'Effraie et de Fresaye. .Synonyme vulgaire de Sliix flammea. f. Chouette.

PRESBYTIS. MAM. Esclisclioltz, médecin de la marine im|)ériale russe, a publié, à la suite dn Voyage autour du monde du capitaine Kolzebue, un Mémoire sur une espèce de Singe de Sumatra, et lui trouvant des caractères suffisants pour créer un nouveau genre, il proposa le nom de Presbylis, pour indi(|uer la physionomie grippée de la seule espèce qu'il y rangea. Ce genre est très-mal défini, et tout porte à croire <iue le Preshjlis mitrala d'Eschcholtz n'est pas autre <iwe la Guenon Erre, Somnopithecus comutiis, que Diard et Duvaucel ont découvert dans l'ile de Sumatra. /'. Guenon.

PRESCOTTlE.P/esfo^îa.BOT.Genredelafamilledes Orchidées et de la Gynandrie Jlonogynie. L., établi par l'imWey {Exotic. Flora, n" 115) qui l'a ainsi caractérisé : périanthe droit (résupiné, selon la manière de s'ex|)rimer des auteurs), à segments réfléchis, les deux supérieurs connés par la hase; labelle dressé, charnu, cucullé, très-entier, embrassant le gynostème qui est Irès-petil; anthère biloculaire, persistante, parallèle au stigmate; les deux masses polliniques didymes. granuleuses, fixées au gynize par une glande apicilaire. Ce genre, dédié au chevalier Prescotl, l'un des botanistes les plus savants et les plus infatigables de répoi|ue, offre maintenant quatre espèces bien caractérisées.

Prescottie colokante. Prescotf/a coloians, Lindl. Ses racines sont cylindrico-filiformes ; il s'en élève une seule feuille ovale, ohlongue, acuminée, roulée en gouttière ou en cornet à la base, striée, réticulée, longue de sept pouces, large de trois et d'un vert intense; la hampe qu'elle accompagne est garnie d'écaillés spatbiformes, lancéolées, aiguës et brunâtres; elle est terminée par un long épi de fleurs serrées les unes conlie les autres, entre des bractées brunes; chacune d'elles est composée de sépales réflécliis et connés à leui' hase, de pétales plus petits, réfléchis ou dressés, d'un vert tendre ainsi que le lahelle, qui embrasse entièrement le gynostème. L'anthère est jaunâtre, les deux masses polliniques sont blanches. Celte Orchidée se cultive en serre chaude et dans une atmosphère que l'on a soin d'entretenir conslamment humide.

PRESLE. bot. ^. Prèle.

PRESLÉE. P/eslœa. dot. Genre de la Penlandrie Monogynie, L., établi par Marlius {Nov. Gêner, et Spec. Plant. lirasil., 2, p. 73, tah. 1G4) qui l'a placé dans la famille des Borraginées ou Aspérifoliacées, el l'a ainsi caractérisé: calice persistant, divisé en cinq parties profondes, linéaires, lancéolées, droites; corolle infundihuliforme, le limbe à cinq lobes égaux, courts, présentant dans chacun des sinus un petit appendice pointu et recourbé en dedans, et à la hase interne, sommet des anthères un peu dilaté et poilu; cinq élamincs dont les filets, très-courls, sont attachés sur la hase interne de la corolle; les anthères sont oblongues, unies enire elles par un tissu réticulé,

et munies à leur sommet de cinq touffes de poils; ovaire qiiadriovulé, terminé par un slyle persistant, couronné par un stigmate conique, discoïde à la hase; drupe sec et divisible en quatre noyaux uniloculaires. Ce genre a beaucoup de rapport avec le SiMciilenia; peut-être devra-t-il lui être réuni.

Preslëe paradoxal. Preslœa paradoxa. C'est une herbe très-rameuse, diffuse, entièrement hérissée de poils simples, à feuilles alternes, lancéolées, à Heurs jaunes, solitaires dans les aisselles îles feuilles, et hiièvenient pédonculées. Elle croit dans les localités sablonneuses, sur les rives du fleuve deSan-Francisco. dans la province de Bahia, au Brésil.

PRESLIE.P/es/m.noT. Dans un mémoire publié par la Société botanique de Ratishonne (t. 2, 18-J8), Fresenius a proposé rétablissement de ce genre, sur le Men/lta cernina de Linné, el Opilz l'a caractérisé de la manière suivante : calice ovale, égal, à quatre dents arisiées, avec l'orifice subvilleux intérieurement; tube delà corolle inclus, son limbe est divisé en quatre lobes égaux et entiers; quatre étamines courtement exsertes, égales, distantes et dressées; filaments glabres; anthères à deux loges parallèles; style bifide au sommet, avec les deux lobes égaux, terminés chacun par un stigmate arrondi; akènes ohlongs, secs el lisses.

Preslie cERvmE. Preslia cervina, Opitz. Toute la plante est glabre; ses tiges sont grêles, herbacées, ramifiées, létragones, presque arrondies, lisses, d'un blanc rougeâlre, garnies de feuilles opposées, sessiles, linéaires, étroites, un peu pointues, enlières, assez ouvertes, perforées par des points (ransparcnls et brillants. Les fleurs sont portées sur de courts pédicelles d'un blanc rougeâtre ou un peu violetles, formant des verticilles axillaires, écartés les uns des autres, trèsgarnis, avec bractées. On la trouve au midi de l'Europe.

PBESSET. BOT. Même chose que Persec. Variété de Pêche.

PRESSIROSTRES. ois. Kom donné par Duméril à une famille d'Oiseaux de rivage ou Gralles, qui comprend les genres Jacana, Râle, iluîtrier, Gallinule et Foulque. Cuvier a donné le même nom à une famille plus étendue qui admet les genres Outarde, Pluvier, œdicnème. Vanneau, Uuîlrier, Coure-Vite etCariama.

PRESTOiNIE. Preslonia. bot. Genre de la famille des Apocynées, et de la Penlandrie Monogynie, L., établi par R. Brown (Trans. Soc. //-'erner., 1, p. G'J), et ainsi caractérisé : calice divisé profondément en cin(| parties; corolle hypocralériforme; couronne double, placée au sommet du tube: l'extérieure annulaire, indivise; l'intérieure à cinq folioles en forme d'écaillés, et opposées aux anthères; celles-ci à demi exsertes, sagiltées, adhérentes par leur milieu au stigmate; les lobes extérieurs vides de pollen; deux ovaires entourés de cinq écailles hypogynes,quelquefois3oudées entre elles; style unique, filiforme, dilaté au sommet; stigmate turbiné, dont le sommet est très-étroit ; follicule uicéolé.

Prestojîie tohenteuse. Preslonia lomeutosu. C'esl un arbrisseau voluhile, à feuilles cotonneuses, à Heurs en corymbes ou fascicules axillaires. .loscpb Banks l'a rapporté de Rio-.laneiro.

Scopoli avail élabli sous le nom de Prestonia, un genre tic Malvacécs, qui se rapporlc au Pavonia de Cavanillcs. K. Pavonie.

PRESTUi CD PRESTRE. pois. l'. Joèl au mol AthénmE.

PRÉSURE, zooi. On donne ce nom an lait qui s'est couijiilc dans l'eslomac ou dans une parlic de l'eslomac (la caillelle) des jeunes Veaux. La Présure est employée à la préparation des fromages. Pour l'obtenir et la conserver, on ouvre l'estomac du Veau, au(|uel on a fait avaler à cet effet une assez grande quantité de lail; on retrouve ce lait sous la forme de grumeaux; on enlève ces grumeaux qu'on lave soigneusement ainsi que la caillelle d'où on les a ôtés, on les sale, puis on les rélablil dans la caillette, dont on forme une sorte de sac que l'on suspend à l'air libre où le tout se dessèche, pour servir au besoin.

PRETREA. BOT. Sous ce nom, Gay (Ann. des Scienc. nal., avril 1824) a indiqué la formation d'un nouveau genre inlermédiaire entre [è Sesamum et le Josephinia; il a pour lype le Marixnia Zunguebaiica de Loureiro.

PRÉTROT. OIS. Synojiyme vulgaire du Rossignol de muraille.

PRÉUGÈNE. Pneiigena. ins. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Sténélylres, tribu des Hélopiens, institué par Brnllé, aux dépens du genre Nelups, de Fabricius. Caractères : antennes longues, filiformes, dont le premier article est assez court, un peu renflé, le deuxième court el Globuleux; les suivants égaux, le dernier sensiblement plus long, presque cylindrique, pointu à l'exli'émilé; dernier article des palpes un peu triangulaire; léle ovalaire,un peu allongée; yeux légèrement r-approchés sur le front; corselet tr'arisversal, très-arrondi sur les côtés; écusson petit et tiiangulaire; élylres assez larges à la base, allant en se rétrécissant juscpr'à l'exlréruilé; corps ovalaire, légèrement déprimé, un peu allongé; pattes moyennes; cuisses un peu renflées.

Pkécgène aux pieds rodges. Prœugena rubiipes. 11 est d'un bleu un peu verdàlre, brillant, couvert de points; la tète el les antennes sont noires; le corselet est rebordé en avant el en arrière; l'écusson est très-petit et noir; les élylres ont des siries longitudinales formées de petits points très-serrés; le dessous du corps est noir, ponctué; les segments de l'abdomen sont impressionnés de chaque côté; les pâlies sont ponctuées, d'un brun rouge, avec l'extrémité des cuisses noire, ainsi que les laises. Taille, sept lignes. Du Sénégal.

PRÉVAT. BOT. Paulel appelle ainsi quelques espèces d'Agarics, dont la saveur est poivrée.

PUEVOSTEA. BOT. Choisy a imposé cette dénomination au genre Dufouiea de Kunlh, parce qu'il existait déjà deux genres de ce dernier nom. f^'oj'. Dv-

FOURÈE.

PREVOTIA. BOT. Adanson a désigné sous ce nom le genre Cerastium de Linné, f . Céraiste.

PRETER, PRIER, PRDYER. OIS. Synonymes vulgaires de Proyer.

PRIACANTHE. Priacanlhus. pois. Genre de l'ordre des Acanlhoplérygiens, famille des Percoïdes, tribu des

Sparnïdes, créé par Cuvier qiri lui donne pour caraclèiBS ; corps couvert d'écaillés rudes jusqu'au bout du museau; la mâchoire inférieure plus avancée; la bouche obli(|nement dirigée vers le haut; li's dents faisant la carde ou le velours, et sans inégalités; un piéopercrrle dentelé, terminé inférieurement par une épine ellemême dentelée.

PRr ACANTHE A LONGUE ÉPINE. Piiacantlius macrocanlhiis, Cuv. Son corps est assez allongé, rongeàlre en dessus, argenté sur les côtés, avec les nageoires blondes; son piéopercule est très finement dentelé, el armé d'une aiguille robuste, garnie à sa base de quelques siries. P. 17; D. 10/15; c. 1/3; a. 3/14; c. 17. De la rade d'Amboine.

PRIAiM. Pritiiniis. iiss. L'une des plus belles espèces du genre Papillon.

PRIAPÉE. BOT. L'un des noms vulgaires du Nicotiaiia luslica, L.

PRIAPOLITHES. Foss. Quelques auteurs onl donné ce nom à des espèces d'Alcyons fossiles percés par une cxlrémilé. f'. Alcyon.

PRIAPULE. Priapulus. échin. Genre de l'ordre des Écbinodermes sans pieds, ayant pour caraclères : corps allongé, cylindracé, nu, annelé transversalement à Pcxtrémilé arrtérieure, ((ui est glandiforme, presque en massue, striée longiludinalemenl, rétractile; bouche Icrminale, orbiculaire, munie de dénis cornées à son orifice; anus placé ù l'exlrémilé postérieure, garni d'un filament papillifère sorlanl. Ce genre ne renferme qu'une espèce; on l'avait rangée parmi les Hololhuries, mais elle s'en dislingue éminemment par le défaut de petits pieds rélracliles. Elle se trouve dans la mer du Kord; sa longueur varie de deux à six pouces; son corps est cylindrique, marqué ti'ansversalement de rides annulaires et profondes; il esl terminé en avant par une massue elliplii|ue, lègèr'emerrt ridée, percée par la bouche, et en arrière par l'anus d'où sort un gros faisceau de filaments qui, suivant Cuvier, pourraient être des or'ganes générateurs, et cpre Lamaick croit destinés à la respiration. L'intérieur' de la bouche est garni d'un grand nombre de dents corrrées, très-aiguës, placées en quinconce el dirigées en arrière; l'intestin va droit de la bouche à l'anus. Le système musculaire ressemble à celui des Holothuries.

PRIAPUS. DOT. Rafiînesque a donné ce nom à un genre de Champignons qui présente, dil-il, la forme du genre Phallus et la fructification des Hyiliium. La seule espèce encore connue, croît aux États-Unis. PRICKA. POIS. r. Pétromyzon.

PRIER. OIS. f^. Preyer, ou plulôt Proyer. PRIESTLEYE. Piiestleya. bot. Genre de la famille des Légumineuses, et de la Diadelphie Décaudrie, L., établi par De Candolle (Mém. sur les Légumineuses, p. 190, et Piodrom. Sysl. veget., 2, p. 121) qui l'a ainsi caractérisé : calice à cinq lobes presque égaux; corolle glabre, ayant l'étendard presque arr'ondi, brièvement slipité, les ailes obluses, presque en forme de faux; le dos de la carène courbe et convexe ; étamines diadelphes; style filiforme, surmonté d'un stigmale capité, quelquefois muni postérieurement d'une dent aigrre ; gousse sessile, plane, comprimée, ovale oblon-

îïiie. apiciilée par le style, et renfermant (iiialie à six jjraines. Ce genre lienl le milieu cnlre le Boibonia et le Lipaiia. Ces planles sont des arbrisseaux à feuilles simples, entières, dépourvues de stipules, et à fleurs jaunes et disposées en capitules. On les trouve au cap de Bonne Espérance.

PRIEORÉE. Prieuna. bot. Genre de la famille des Onagiaires, et de la Triandrie Monogynie. L., établi par l)c Candolle (Pioilr. Syst. veget., ô, p. 38) iiui l'a ainsi caractérisé : calice dont le tube est cylindrique, allongé, adhérent à l'ovaire; le limbe profondément découpé en trois folioles lancéolées, aiguës, persistantes; corolleà trois i>étales petits; trois élamlnes alternes avec les lobes du calice, à filets grêles et courls ; style court; semences très-petites. Ce genre est placé à la suite du Jiissiœa, dont il diffère surtout par le nombre des parties de la fleur. Il est fondé sur une rs|)èce qui a été découverte au Sénégal par Le Prieur à qui le professeur De Candolle a dédié le genre. Celle plante (Prievrea Seneyalensis, DC, loc. cit., et Collect. Mém., ô, t. 2) est herbacée, glabre, rameuse, couchée, d'une couleur obscure, rougoàlre, ayant le port du Jussiœa ramulosa. Ses feuilles sont alternes, linéaires, aiguës et entières. Ses fleurs sont brièvement pédicellées et solitaires dans les aisselles des feuilles.

PRI.MATES. MAM. Nom donné par Linné, dans son Sritema iialurœ, au premier ordre des animaux Mammifères.

PRIME D'ÉJIERAUDE. miiv. Nom que l'on donne quelquefois à la Chaux flualée verte.

PRIME D'OPALE. MIN. On donne ce nom à la gangue qui supporte les Opales et en renferme souvent de petits fragments disséminés, l'. Quartz.

PRIMEVÈRE. Piimula. dot. Ce genre, appelé vulj;airemenl f//«(«»o/e, appartient à la PenlandrieMonogynie.L.; il forme le type de la familledes Primulacées, it se distingue aux caractères suivants ; le calice est monosépale, persistant, cyliudiique ou vésiculeux, à cinq dents; la corolle est monopétale, régulière, hypocratériforme, ayant son tube cylindracé, variable en longueur, nu à son sommet; limbe plan, à cinq divisions; ses cinq étamines incluses, à filaments trèscourts, insérées à la partie supérieure du tube; ovaire l:brc, appliqué sur un disque hypogyne et annulaire, offrant une seule loge contenant un trèsgrand nombre d'ovules attachés à un Irophosperme central; style simple, terminé par un stigmate globuleux ou un peu déprimé. Le fruit est une capsule uniloculaire, s'ouvranl par son sommet au moyen de cinq ou dix dents qui sont autant de valves incomplètes. Les espèces de ce genre sont fort nombreuses; on en compte plus de soixante et sont surtout trèscommunes dans les lieux montueux de l'Europe et de l'Asie. On n'en tiiiuve aucune ni dans l'Amérique méridionale, ni à la Nouvelle-Hollande. Ce sont en général des plantes herbacées et vivaces, ayant leurs feuilles toutes radicales, des fleurs ]iortées sur une hampe simple ou pédoncule radical et disposées en sertule ou ombelle simple. Parmi ces espèces, quelques-unes sont extrêmement communes dans presque toutes les parties de la France, et leurs fleurs s'épanouissent dès le

premier printemps; de là le nom de Primevère qui leur a été donné; tels sont les Primula veris, Piiwula elatior et Piimtila granilifloru , qu'on voit fleurir partout dans les bois dès les premiers jour.s du printemps. Un assez grand nombre d'espèces de ce genre sont cultivées dans les jardins où elles font un très bel efl'et par la variété des couleurs de leurs Heurs. Parmi ces espèces, il n'en est pas de plus célèbre que le Primula auriciila, L., connue sous le nom vulgaire d'Oreille d'Ours. Originaire des Alpes, cette espèce, cultivée dans les jardijis, y a produit un trèsgrand nombre de variétés dont quelques-unes sont extrêmement recherchées par les amateurs de Heurs. Les plus estimées sont celles dont les Heurs bien veloutées sont ou d'un bleu pourpre liséré de blanc, ou brun foncé, brun-olive, orangé, etc. On les multiplie en général par le moyen des graines, ou on éclate les vieux pieds. Une seconde espèce est la Primevère à feuilles de Corluse, Primula Corlusoides, L. Elle est originaire du nord de l'Europe, et on la voit dans les jardins de quelques amateurs. Depuis un petit nombre d'années, on cultive deux autres espèces, fort remarquables l'une et l'autre : ce sont les Primula Palinuri, Tenore, el Primula Sinensis, Lindley. La première est fort belle et originaire du royaume de Naples. Elle a beaucoup de lapport avec la Primula avri cilla, dont elle diffère par ses Heurs complètement jaunes, ses feuilles très-glauques et offrant des dents très-aiguês dans leur contour; la seconde est une des plus jolies plantes d'agrément qui aient été introduites dans les jardins. Elle est originaire de Chine. Elle a été décrite et publiée pour la première fois, par Lindley, dans ses Coltcctaiiea botauicu, t. vu. Ses feuilles sont étalées, échanciées en cœur, et pétiolées, découpées en lobes assez profonds et hidentés, légèrement velues, ainsi que la hampe qui se termine par une sertule de Heurs roses à gorge jaune, très-grandes et très-nombreuses. Cette espèce se multiplie facilement de graines.

PRIMINE. BOT. On a donné ce nom à la membrane ou enveloppe extérieure de la Nucelle. y. ce mot.

PRIJtNO. CRDST. Genre de l'ordre des Amphipodes, famille des Hypérines, institué par Raffinesque et auquel Guérin a donné pour caractères : corps allongé, composé de quatorze segmenis; tête ovale, très bombée, perpendiculaire et terminée en pointe; deux antennes plus longues que la tête, subulées, composées de deux articles dont le premier est court, le second effilé vers le bout et point articulé ; pieds de la première paire les plus courts, dépassant la tête de toule sa longueur, terminés par un petit ongle pointu ; les deuxièmes pieds un peu plus longs, avec le premier article large et aplati, les deuxième et troisième très courls , les quatrième et cinquième plus longs el égaux ; troisièmes et quatrièmes pieds encore plus longs, simples, et les cinquièmes les surpassant de plus du double; les trois premiers segments de l'abdomen grands et arrondis en arrière, portant chacun une paire de pattes natatoires non préhensiles; la cinquième est terminée par une grosse main didactyle, bien formée; la queue est plus mince que le corps, elle donne attache à des lames

iialaloircs siiii|iles, un peu lobées au boul, mais non lerminées par ileux pelils appendices.

Primivo a grands pieds. Piimno maciopa, Guér. Sa couleur est le rouRe-jaunâlrc; on le trouve dans les mers du Chili. Son corps, y compris la lélc, a environ cjuinze lifjnes.

PRIMNOA. POI.TP. Genre de l'ordre des Gorgoniées dans la division des Polypiers flexibles, ayant pour caractCires : polypier dendroïde, dicliotome; mamelons allongés, pyriformcs ou coniques, pendants, imbriqués et couverts d'écaillés également imbriquées. Tous les ;iuteurs ont laissé parmi les Gorgones le Polypier appelé Piimnoa par Lamouroux, que la forme bien particulière de ses cellules a déterminé à regarder comme un genre distinct. Aucune Gorgone, en effet , n'a ses cellulesconformées d'une façon aussi singulière; elles sont dirigées en bas, pendantes comme des stalactites, ré- Irécies à leur base, ovalaires, assez volumineuses, el couvertes à l'extérieur d'écaillés anguleuses , imbriijuées.

L'axe du Primnoa sepadifera est solide, hlancliâtre, presque pierreux dans la tige el les branches principales, corné et flexible dans les rameaux; ceux-ci sont nombreux, dicliotomes ou irréguliers; l'écorce, peu épaisse, est de couleur blanc sale ou jaunâtre. Cette espèce se trouve sur les côtes de la Norwège.

PRIMORDIAL. Piimonltalfs. bot. On donne le nom de Primordiales aux feuilles qui naissent immédiatement après la germination.

PRIMULA. noT. F. Primevère.

PRBIULACÉliS. Piimulaœœ. bot. Cette famille, ainsi nommée par Ventenat, est la même que celle que Jussieu avait désignée sous le nom de Lysimachiées. Celui de Primulacées, quoique moins ancien, a néanmoins été plus généralement adopté. Ce sont des plantes généralement herbacées el vivaces, ayant des feuilles simples, opposées ou verlicillées, plus rarement alternes, quelquefois toutes radicales. Les Heurs sont composées d'un calice monosépale persistant, ù cinq dents ou cinq divisions plus OH moins profondes; une corolle monopétale régulière, de forme variée, bypogyne, donnant attache à cinq élamines, très-rarement monadelphes par leur base, mais constamment opposées aux lobes de la corolle ; les anthères, qui sont à deux loges, s'ouvrent chacune par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, globuleux ou ovoïde, placé sur un disque bypogyne el annulaire; il présente une seule loge, dans laquelle un grand nombre d'ovules sont attachés à un Irophosperme central, basilaire et globuleux. Le style est constamment simple, terminé par un stigmate indivis. Le fruit est une capsule recouverte par le calice persistant, à une seule loge contenant un grand nombre de graines anguleuses, fixées à un Irophosperme basilaire et central. Celle capsule s'ouvre soit en cinq valves, soit par son sommet seulement en cinq ou six dents, soil en boîte à savonnette (pyxide). Les graines se composent d'un double tégument recouvrant un endosperme charnu, dans lequel un embryon presque cylindrique se trouve placé transversalement ,iu bile. Les genres principaux de cette famille sont : Piimuln,}. ; Àtuliomcp, L.; Cor/usa,}, iSohhiufl/n,

L.; Dodeciilhi'on, L.; Cyclamen, L.; y/nngallix, L.; Lysirnavliia , L. j Ccnhniciiliis , L.; Notlonia , L.; Coris, L.; Eiiparca, Gxrtn.; Pelteleiia , St. -Ilil.; Tn'entatis, L. Les caractères essentiels de celte famille, qui la dislingiienl vraiment des autres familles monopétales et liypogynes, consislent surtout dans les étainines opposées aux lobes de la corolle et l'ovaire unilociilaire, avec un Irophosperme central. Ces caractères se retrouvant aussi dans le genre Samolus, presque tous les botanistes le placent à la suite des Primulacées, bien (pi'il ait son ovaire adhérent avec le calice. Le genre Glaiix, placé par Jussieu dans les Salicariées, a été réuni, par Auguste de Saint-Hilaire, aux Primulacées, malgré l'absence de la corolle. D'un autre côté, on a retiré des Primulacées plusieurs genres qui y avaient été associés. Ainsi le genre Globulun'a forme la famille des Globulariées ; les genres Ulriculaiia et Pingninila, celle des Lentibulariées. (F. ces mots.) Le genre Nymphoides de Toiirnefort ou yUlarsia, de Gmelin. a élé transporté dans les Gentianées; le 7*03zia elle Conohœa dans les Anlirrhinées. A', ces différents mots.

PRINCARD, PRINCHARD. ois. Synonymes vulgaires du Pinson. K. Gros-Bec.

PRlNCts. i:^s. L'un des noms vulgaires de l'Argyne Collier argenté.

PRINCE-RÉGFNT. ois. Espèce du genre Séiicule. F. ce mot.

PRINCESSE Moi.i,. L'un des noms marchands du Turbo marmoratiis, L. F. Sabot.

PRINCESSE. BOT. Espèce du genre Passiflore. F. ce mot.

PRINCHARD. OIS. y. Princard.

PRINIE. Priiiia. OIS. Horsfield a créé le genre Piini'a, dans son Catalogue systématique des Oiseaux de Java, et il doit être placé dans l'ordre des Anisodactyles, près du genre Grimpereau. Il a pour caractères ; bec médiocre, droit, élargi à la base, atténué un peu au delà des narines, robuste à la pointe; mandibule supérieure droite à la base, légèrement recourbée vers le sommet, avec l'arête carénée entre les narines, puis arrondie, et légèrement échancrée à sa pointe; mandibule inférieure droile, légèrement recourbée; narines basâtes, grandes, oblongues, à moitié recouvertes d'une membrane; ailes arrondies; queue longue, cunéiforme; pieds allongés : le doigt du milieu plus grand , soudé à la base à l'extérieur. Les caractères essentiels de ce genre, qui se rapproche particulièrement du Pomatorhinus, consistent dans les narines à moitié recouverles et les tarses allongés. On n'a observé.jusqu'ici qu'un petit nombre d'espèces de Prinies, et encore sont-elles fort peu connues ; leurs habitudes même n'ont pu être suffisamment étudiées pour que l'on entreprenne de les tracer. Le nom de Piinia est emprunté au langage des savants.

Prinie FAMILIÈRE. P tinta fatiuHatis, Horsf., Trans. Linn., t. xiii, p. 165. La couleur générale de son plumage est le fauve olivâtre; abdomen jaune; gorge el poitrine, ainsi que deux bandes sur les ailes, blanches; (|ueue bordée d'un liséré blanc, surmontée d'une bande t fauve. Longueur, cinq pouces.

^lis cendré ; dos, ailes el queiie d'un gris olivâtre; lour du liée, poitrine et ;il)domen blancliâtres; rectrices traversées par une bande noire, terminée de blanc. Bec et pieds noirâtres. Taille, quatre pouces et demi. De l'Inde.

PaiPiiE A LONGUE QOEDE. Piiitia maciouru, Frankl. Parties supérieures d'un brun grisâtre; tête, ailes et croupion roussâtres; parties inférieures d'un blanc teint de roux; lescpiatre rectrices intermédiaires confusément rayées de brun. Bec et pieds cendrés. Taille, cinq pouces et demi. De Calcutta.

Prinie coureuse. /" /■(«(■« cursilans, Frankl. Parties supérieures d'un brun pâle, striées de briMi, les inférieures roussâtres; tour du bec el gorge d'un blanc pur; rectrices intermédiaires brunes : toutes sont traversées en dessous par une bande noire, terminée de blanc. Bec el pieds gris. Taille, quatre pouces. De l'Inde.

Prinie sociale. Piinia socialis, Sykes. Parties supérieures d'un gris cendré; rémiges et rectrices d'un gris brunâtre, ces dernières rayées de brun vers l'extrémité; parties inférieures d'un blanc roussàtie, avec les côtés de l'abdomen bruns. Bec noir; pieds jaunes. Taille, sept pouces. De l'Inde.

Prlnie simple. Piiiiia inornala, Sykes. Parties supérieures d'un brun cendré pâle; les inférieures ainsi (|ue les sourcils blancbâtres; côtés de l'abdomen et tectrices subcaudales roussâtres; des bandes transverses peu apparentes sur les rectrices. Bec biun, avec la base de la mandibule inférieure jaune. Taille, six pouces. De l'Inde.

PlllNOSE. Piiuus. BOT. Genre de la famille des Célastrinées, extrêmement rapprocbé du genre Jlex dont il ne diffère, selon De Candolle {Pioil. Sysl. f^iget., 2, p. 10), que par ses Heurs dioï(|ues par avortement ou polygames, à six divisions, à six étamines, et par ses fruits à six noyaux, (f^., pour le reste des détails de l'organisation Horale, l'article Uocx.) Adanson donnait à ce genre le nom à'Jgeiia, et Mœncb a constitué son genre /('inteilia sur le Prinos glaber, L. Les Prinos sont des arbrisseaux à feuilles caduques ou persistantes, et à Ueurs portées sur des pédicelles axillaires. De Candolle (loc. cil.) a distribué les espèces connues jusqu'à ce jour en trois sections, qu'il a nommées Piinoides, Àgeriael If'interlia. Elles sont caractérisées d'après les Qeuis, à quatre ou cinq divisions dajis la pieniière, à six divisions el à feuilles caduques dans la deuxième, à six divisions et à feuilles persistantes dans la troisième. La plupart des plantes qui composent ce genre sont indigènes de l'Amérique septentrionale.

pRiNOSE VERT1CILLÉE. Piiuos veilivillalus, L.; Duliam., Arb., 1, lab. 23. Les feuilles sont ovales, acuminées, dentées en scie, et pubescentes en dessous; les Heurs naissent par paquets dans les aisselles des feuilles. Cette plante croit dans les forêts humides depuis le Canada jusqu'en Virginie.

Le Prinos ou Priniis des anciens était l'Yeuse, et non le genre du nouveau monde dont il vient d'être ques-

PlilNSÉPIE. PiinselJia. bot. Ce genre de la l':Miiilh: des Chrysobalanées, a été institué par Boyle qui lui a reconnu pour caractères essentiels : calice ù tube trèscourl el cyatbiforme, à limbe divisé en cinq lobes obtus, à eslivation imbriquée; corolle composée de cinq pétales insérés à l'orifice du calice , alternes avec ses lobes, courtement onguiculés et orbiculés; trente â quarante étamines insérées â l'orifice du calice, suiplusieurs rangs el libres; filaments subniés, d'inégale longueur; anlbères à deux loges, longitudinalement déhiscentes; ovaire sessile, uniloculaire; style terminal ; stigmate orbiculaire, caplté. Le fruit est une baie coriace, ovale, inéquilalère, appendiculée par le slylc qui lui est latéral, monosperme par avortement; semence dressée, avec son test strié; embrypn sans albumen; cotylédons épais; radicule supère. On ne connaît encore qu'une seule espèce de Prinsé|>ie, c'est un arbrisseau à rameaux épineux, à feuilles alternes, fasciculées, coriaces, pétiolées, lancéolées, les jeunes entières, les adultes dentelées; les pédoncules naissent entre les épines; les bractées sont membreuses, lancéolées, denlato-ciliées; les fleurs sont blanches el les baies d'un rouge pourpré. De l'Himalaya.

PIUNTANIÈRE. zooL. Espèce du genre Bergeronnette, f^. ce mot. Geoffroy avait donné ce nom à la femelle d'un Bombyx, Phalœna prodiomaiia, Fabr.

PRliNTZlE. Piinlsia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Aslérées, établi par H. Cassini, (|ui lui a imposé les caractères suivants : involucre composé de folioles sur deux rangées, les exlérieuies un peu plus petites, lancéolées, aiguijs, concaves et carénées; réceptacle nu, plan el marqué de fossettes; calathide composée au centre de fleurons nombreux, réguliers el hermaphrodites , à la circonférence de demi-fleurons femelles; les corolles des Heurs centrales à cinq divisions aiguës; corolles des Ueurs de la circonférence ayant le tube filifoime, le limbe en languette droite, lancéolée el tridentée au sommet; anthères peu cohérentes , munies d'un appendice au sommet, et de deux appendices à la base; style à deux branches saillantes, dressées et aiguës; ovaires oblongs, hispides, surmontés d'une aigrette fragile el brièvement plumense. Ce genre est voisin, selon Cassini, de VUleaiia de Mœnch , et du Cliiliotnckum. La plante qui a servi à l'établir est indigène du cap de Bonne- Espérance. Bergius {Descript. Plant, cap. Bon.Spei) l'a décrite sous le nom A'Innlu cernua, dont Linné a changé le nom spécifique, dans son MantissaPtanta- /■MW(, en celui de cœnilea. Dans les premières éditions de son Species Plantai uni, ce dernier botaniste l'avait nommée Aster polifolius. Cassini présume que le genre Lyoidia de Nccker peut avoir pour objet la plante dont il s'agit ici.

PKIOCÈRE. Pn'ocera. ins. Génie de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Serricornes, tribu des Clairones, établi par Kiiby, qui lui a donné pour caractères ; labre échancré; lèvre bifide; palpes maxillaires filiformes, de quatre articles, le dernier comprimé, oblong ; les labiales de trois articles dont le dernier grand, pédoncule, sécuriforme ; antennes déniées en scie; corselet presciue cylindrique.

Irf's-resserré; corps convexe. Ce genre esl Irès-voisiii (les Tilles el des Thanasimes.

Priocère variée, /"/i'ocera ranfjro^a, KItby, Transactions de la Soc.Linnéenne de Londres, f. xii,p. 479, pi. 91 , fig. 7. Elle est d'un brun noirâtre luisant ; son cor|is est velu; son corselet esl ponctué; la base des élytres a aussi des points, mais plus nombreux; cbaciine d'elles a deux taclies jaunes et une large bande bi'une, près d'une autre jaune; les tarses et l'anus sont roux. Taille, six lignes. Du Brésil.

PRIOCÈRES. ms. (Duméril.) r. SerricoRiVes. PRIODON. Priotlon. pois. Genre de l'ordre des Acanllioplérygiens, de la famille des Theutyes, établi par Cuvier, pour un Poisson rapporté de l'ile de Timor, qui semble ne différer des Sidjans ([lie par le manque d'armure à la base de la queue.

Priodon A^^iEr.É. Piiodon unnulalus, Quoy. Corps très-comprimé, ovalaire; fronl élevé, arrondi; museau piotraclile, saillant; bouche ronde; mâchoires munies d'une rangée de petites dents serrées et barbelées sur leur bord ; œil grand, argenté , placé au sommet de la lêle; orbite saillant, louchant aux narines qui s'ouvrent par deu.v orilîces; ouïes très-serrées et linéaires; nageoire dorsale élevée, s'étendant jusqu'à la queue, eompo.^ée de cinq rayons épineux et de vingtneuf branclius; anale moins large, à deux rayons épineux et vingt-neuf articulés; caudale à peine échancrée, pédiculée; pectorales petites, triangulaires, dirigées en haut, à dix -huit rayons; ventrales à quatre rayons, dont un épineux et les autres branchus. Couleur gris cendré, avec un anneau blanc, qui entoure la base de la queue, et une bande de la même couleur qui borde l'extrémité de la caudale. Un liséré noir à la membrane de la dorsale dont les rayons sont blancs à la pointe. Pectorales jaunâtres. Taille, deux pouces six lignes.

PRIODONTE. Piiodontes. mam. Fr. Cuvier a établi sous ce nom un genre qu'il a démembré des Tatous, de l'ordre des Mammifères édenlés, pour recevoir le grand Talou d'Azzara, Dasjpiis giganteus de G. Cuvier. K. Tatod.

PRIOMÈRE. Pn'oments. tus. Hyménoptères; genre de la famille des Chalcidites, établi parWalker qui lui assigne pour caractères : antennes composées de onze articles, dont les trois derniers forment une large massue; tète moyenne; corselet convexe; abdomen subpétiolé; oviducle exserle; cuisses postérieures allongées et assez épaisses; jambes postérieures arquées.

Priomère pacbymère. Priomeriis pacUxiiiervs , Walk. 11 est d'un noir verdàtre, avec l'abdomen d'un vert bronzé; l'oviducte est de moitié plus long que le corps, brun ainsi que les antennes; les pieds sont roux, et les ailes hyalines. Taille, une ligne. Europe.

PRIO.N'. Pdcliy/jlila. ois. Genre de l'ordre des Palmipèdes. Caraclères : bec gros, robuste, très-déprimé, lÊ-ès-large; mandibule supérieure renflée sur les côtés; aréle distincte, terminée par un crochet comprimé; bord intérieur garni de lamelles cartilagineuses; mandibule inférieure très-déprimée, composée de deux arcs soudés à la pointe, formant dans leur intervalle une petite poche gutturale. Narines placées à la surface du

bec el près de sa base, s'ouvranl par deux troncs distincts, dans un tube nasal, très court. Trois doigts en avant, à palmures découpées; il ne parait du pouce qu'un ongle très-court. Première rémige plus longue que les autres. C'est Lacépède qui a distingué ce genre admis par llliger. On ne connaît guère les Prions que par ce qu'en a rapporté Forster dans la Relation du second voyage de Cook. et, d'après les observations de ce naturaliste, il y a une telle ressemblance de mœurs el d'habitudes entre ces Oiseaux et les Pétrels, que si l'on ne devait tenir compte que de cette seule considération, il faudrait aussitôt réunir et confondre les deux genres comme ils le furent primitivement.

Prioiv a ba'vdead. r. Prion a large BEC.

Priok a bec étroit. Procellaria cœiulea, Latli.; Pachyptila cœnilea , lllig. Parties supérieures d'un gris bleu, les inférieures blanches; un trait sous les yeux el une bande sur la poitrine, d'un noir pur; grandes rémiges d'un cendré blanchâtre, plus foncé cpie le dos; rectrices terminées de blanc, les latérales blanches extérieurement; bec bleu à sa base, puis jaune et terminé de noir; pieds bleus. Taille, onze pouces. De l'Océanie.

Prio'ï a large bec. Procellaria viltala , L. ; Pachyptila Fursterii, lllig. Temm. Ois. col., pi. 528. Parlies supérieures d'un gris bleu, avec une bande plus foncée sur les ailes el le bas du dos; côtés de la tête blanchâtres; sourcils noirs; rémiges et extrémité des six rectrices intermédiaires d'un noir bleuâtre; parties inférieuresd'un blanc bleuâtre; bec d'un gris bleu, trèslarge; pieds noirs. Taille, treize pouces. De l'Océanie.

PRIONACHNÉ. Prioiiachne. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Nées Van Esenbeck qui lui assigne pour caractères : épillet à deux fieurs hermaphrodites; deux glumes complicalo-cultriformes, inéquilatères et muriquées; deux paillettes plus petites que les glumes, dont l'inférieure aiguë, plus grande que la supérieure qui est linéaire et bidentée au sommet; deux squammules tronquées, courbées; trois élamines; ovaire sessile et glabre; deux styles terminés par des stigmates pénicilliformes. La seule espèce encore connue de ce genre est une plante annuelle, à feuilles roulées, à épis ramassés en grappe el composés d'épillets mollement imbriqués; elle est originaire du cap de Bonne -Espé-

PRIONAPTÈRE. Prionapteius. iNS. Coléoptères té- Iramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Prioniens, institué par Guérin, avec les caractères suivants : antennes filiformes, presque sétacées, à peu près de la longueur du corps, composées de onze articles qui vont en diminuant de grosseur ; tête assez petite; palpes maxillaires plus grandes que les labiales, grêles, allongées, dont les articles sont cylindriques; mandibules plus courtes que la tête, pointues; yeux grands el réniformes; corselet court, large, en carré transversal, un peu dilaté latéralement el très sinué extérieurement; corps aptère, mou, assez court; écusson triangulaire; pattes allongées, comprimées; jambes sans épines internes; tarses presque filiformes, avec le troisième article à peine bilobé.

Prionaptêrestaphylin. Piionaptenis slai hylinus,

r.iiLr. Son corps esl il'im noir leirie; son corsclel fsl ;iii milieu el reboiilé poslérieureinenl ; chaque bord laléral présenle Irois lobes peu saillants; ses élylres sont iliin brun un peu roiigeàlre, assez luisant, ayant chacune deux Jifjnes longitudinales peu saillantes; les j.iinbes postérieures sont un peu arquées. Taille, onze lignes et demie. De Coidova.

PRIOiNE. /';/OH»s. irss. Genre de Coléoptc'res tétrainères, de la famille des Longicornes, tribu des Prioniens, établi par Geoffroy aux dépens du grand genre i.émmbyx de Linné. Caractères : léte aplatie, placée dans la direction de l'axe du corps, ayant un prolongement spiniforme sous la base des mandibules. .Antcnnos sétacées ou filiformes, souvent plus longues (|ue le corps, ou dépassant au moins sa moitié, insérées audevant des yeux, et composées de onze à vingt et un articles de forme très variable. Labre Irés-petit, presque nul, entier, corné, cilié antérieurement. Mâchoires cornées, courtes, étroites, cylindriques, entières, obtuses et ciliées, quelquefois un peu aplaties. Palpes pres(|ue égales entre elles; leur dernier ai ticle un peu plus grand; les maxillaires de quatre articles; les labiales de trois. Lèvre cornée, IrÈs-courle. presque tr iani;ulaire; menton très-court, Iransverse. Yeux échancrés. Corps déprimé; corselet de forme variable, épineux ou dentelé sur les côtés. Écusson petit. Élylres grandes, recouvrant entièrement l'abdomen. Pattes comprimées; jambes terminées par deux petites épines. Pénultième article des tarses bilobé. Les larves des Priones vivent dans le tronc des vieux arbres; elles se construisent une coque pour se métamorphoser. Les Priones, en général, sont assez grands; certaines espèces américaines atteignent plus de six pouces de longueur. On n'en connaît cjue quatre ou cinq en Europe.

Prione Tank£i;r. Piioiius con'arius, Fabr., Oliv., Lut., no 52, pi. I, fig. I; Ceiamhyx coiiarius, L.; le Prione,Geoff.,lns., Paris. 11 estd'unbrun marron; son corselet a trois dentelures. Il est long de quinze à dixhuit lignes. U n'est pas rare dans les bois des environs de Paris.

PKIOML^S. Piiouii. iws. Tribu de l'ordre des Col.oplères, famille des Longicornes. établie par Latreille qui lui donne |>our caractères : labre nul ou très-petit. Corps généralement déprimé, avec les bords latéraux du corselet souvent tranchants, dentés ou épineux. Les mâles d'un grand nombre ont les mandibules plus fortes et les anteni:es pectinées en scie. Cette Inbu renferme les genres Spondyle, Prione, Tbyrsie et Anacole. K. ces mots.

PIUOtMER. Pn'uiiium. bot. Genre de la famille des Juiicacées, institué par E. Meyer qui lui donne pour caractères : périgone glumacé, à six folioles; des trois extérieures, deux sont opposées et carénées, la troisième est incluse el plane; six étamines bypogynes, opposées aux folioles du périgone; ovaire libre, ù trois loges lenfermanl chacune plusieurs ovules anatropes, (liesses sur de courts funicules et attachés à l'angle central de la loge; style très-court, trois stigmates pUimeux; capsule triloculaire, à trois valves septifères par le milieu; semences ascendantes; test fragile, puhescout, qui s'étend tout autour de la senuMice.

Pkiouier DElviElt. Piiuniiim nenulum, M.; /)/«tus sertaliis, Thunb.; Acortis pulmila, Lichst. Son chaume est feuille ; les feuilles sont ensiformes, planes et blanchâtres en dessous; les fleurs forment au sommet de la lige une panicule lâche, dont chaque ramification esl accompagnée, en dessous, d'une bractée d'un jaune brunâtre. Du cap de Bonne-Espérance.

PRIORITES, ois. (llliger.) Synonyme de Momol.

PKIONITIS. BOT. Linné, dans son I/oiitis Clifjoitia- 1IUS, avait donné ce nom à une plante de la famille des Acanthacées, déjà désignée par Plumier sous le nom génériijue de Binieriu. V . Barreiière.

Le même nom a été employé par Adanson, d'après lin auteur ancien, pour un genre d'Ombellifèies formé sur le Sivm falcaria, L. Ce genre a été admis seulement par Delarhre, dans sa Flore d'Auvergne.

PRIONOCÈRE. Piioiioceiiis. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Malacodcrines, tribu des Lampyrides, voisin desTéléphores, établi par Peily (|ui lui assigne pour caractères : antennes longues, composées de onze arlicles, dont le premier assez gros, le deuxième court, le troisième long, les antres égaux, triangulaires, le dernier long el pointu ; dernier article des palpes élargi et tronqué obliquement; corps allongé et mou; léte prolongée eu avant; yeux trèsgros; corselet en carré long; élylres parallèles ; pattes grêles; tarses velus.

Prioîsocère db Sénégal. Pi ionoceius Senegalensis, Perly. 11 esl jaune; sa tête esl noire, à l'exception des parties de la bouche el de la base des antennes qui sont jaunes; extrémilé des élylres, jambes et tarses noirs. Taille, (|uatre lignes.

PR10iN'OCHlLE./'(/o/.oc/i(7Mi.ois.Stricklan(laformé sous ce nom un genre distinct, qu'il a sé[iaré des Pardalotes de Temmiiick, jiarce qu'il a observé que le bec était un peu plus long, un peu plus comprimé, avec les mandibules presque égales et la pointe un peu carénée; que l'arèle était droite près de la base et graduellement plus courbée jiisiiu'à l'extrémité. Les autres caractères différentiels ne sont guère plus saillants, ce <|ui ne parait pas devoir faire considérer comme indispensable la création de ce nouveau genre qui, du reste, se compose des Pardalotiis peicussiis , T.; thoraciiiiis, T., et viaculatus, T. y. Pardalote.

PRIOJSODERIUE. Piionodeitna. intest. Genre de Vers intestinaux, d'un ordre'indélerminé, que Rudolphi avait institué (Entoz. Hisl.) pour une espèce anomale de Vers trouvés dans l'estomac du Silure mâle. 11 lui donnait pour caractères : corps aplati, plissé transversalement; bouche munie de lèvres inégales. 11 a été supprimé dans le Synopuis du même auleur, el regardé néanmoins comme devant appartenir à Tordre des Nématqïdes. Cuvier ( Règne anim., l. iv) a établi, sous le nom de Prioiioderme, un genre de Vers intestinaux qui diffère de celui de Rudcjlphi et qui renlre dans le genre que ce dernier a nommé Peiitastume. y . ce mol.

PRIONOMÈRE. Piioiiomenis. livs. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchopliores, établi par Schoenherr, pour un insecte de l'Amérique sejdentrionale, qui lui a offert les caractères suivants : anlenues médiocres, assez grêles, coudées, coiiii>osées de

(loiizo ardcles, ilonl le iiiemier ipais el obcoiiique ainsi <iue le second, les autres peliCs, serras et suhperfoliés; Ici massue est oblongue-ovale et acuminée; trompe assez longue et forle, cylin(lri(|ue, médiocrement arquée; yeux rapprocliés, arrondis et un peu convexes; corselet bisinué à sa base, rétréci antérieurement, arrondi sur les côlés; écusson allongé, étioit; élytres ovalaires, presque carrées, avec les épaules ohiusément anguleuses et l'extrémité arrondie; pieds robustes, ceux de la première paire rapprochés à leur base, avec les cuisses épaisses et dentées vers l'extrémité de la face inférieure. Le Prionoinerus carbonaiius est noir, peu luisant, avec les antennes elles tarses lestacés.

l'RlONOPË. Pnonopus. iws. Genre de Coléoptères télrainères, institué par Dalman, dans la famille des Curculionides, avec les caractères suivants : rostre aussi long i|ue la tète cl le corselet réunis, cylindrique, arqué, quelquefois déprimé, linéaire ou un peu plus grêle à la base; antennes atteignant à peine la base du corselet, insérées au milieu du rostre, ayant le premier ailicle grêle, le deuxième et le troisième courts el ovales, les quatrième, cinquième et sixième très-courts et iiodiformes, les trois suivants beaucoup plus grands et globuleux, le terminal ovato-conique et acuminé; corps ovale, subpyriforme, convexe, bossu, formant avec le corselet et la tête une sorte de cône dont la base est égale avec les élytres; celles-ci striées et plus longues que l'abdomen; poitrine mutique; pieds robustes; cuisses renflées dans le milieu, ayant plusieurs épines distinctes en dessous; jambes assez épaisses, un peu arquées, mutiques à l'extrémité. Dalman a créécegenre d'après un seul individu <|u'il a trouvé empâté dans le copal; Il est voisin du i^tme ^ ni ho m on us de Germar et de Scboenberr, mais il s'en dislingue par la conformation de ses antennes.

l'RioNoPE ACANTDOMÈiiE. Piioiiopus acanlUomenis, Daim. Il est ovale, bossu, cendré-pubescent, avec deux bandes brunâtres, ol)li<|ues et ondées sur les élytres; les antennes, le rostre et les pattes sont ferrugineux.

l'IllOISOPliLME. Prionopelma. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, famille des Térébrans, tribu des Clialculites, institué par Westwood, avec les caractères suivants ; antennes composées de onze articles dont les deuMcine et troisième presque égaux et petits, les auties diminuant insensiblement de longueur; tète large, tridenlée antérieurement; abdomen sessile ou subsessile, avec l'oviducte du double plus long que le corjis; vaginules poilus; pieds grêles : les intermédiaires plus épais, avec les jambes légèrement arquées et armées d'un éperon; tarses intermédiaires dilatés.

PliiONOPELME VERTE. Piioiiopetiiia viiidis, Westw. Elle est d'un vert doré, cuivreux et brillant; l'abdomen est noir, luisant; les cuisses sont d'un vert npirâtic, avec les jambes et les tarses obscurs; les genoux des pieds intermédiaires sont blancs; les antennes noires; les ailes sont un peu roussàtres, avec le milieu el les nervures d'un brun obscur. Taille, trois lignes et demie, bu Brésil.

PKIONOHS. OIS. (Vieillot.) T. Bagadais.

PKlONOPSlDIi. Prionopsis. bot. Genre de la famille (les Synaiilbéiées, établi par INiillal (|ui lui assigne

pour caractères : capitule multiQore, bétérogame, radié; Ueurons de la circonférence pliirisériés, ligules et pislilligères; ceux du disque liibuleux; involucres garnis de plusieurs rangs d'écaillés imbriquées, raboteuses et foliacées au sommet; réce|itacle plan, subalvéolé; stigmates des fleurons de la circonférence, glabres, minces et à peine exsertes, ceux du dis(|ue pubescents, filiformes, obtus et un peu comprimés; akènes courts, ovato-cylindriques, glabres, contractés au sommet; aigrette garnie de soies rigides, inégales, rudes, surpassant les fleurs.

PBIONOrSIDE A FEDILLES ÉTROITES. PHoUOpsis filifo-

liiis ; ylplopappus fili/'oliiis,ïie Cand.Toule la planle est incane; les feuilles sont linéaritiliformes; les liges sont terminées par un corymbe monocéphale, composé de Heurs à languettes jaunes et à aigrettes blancbes. De la Colombie.

PRIONOPTERIS. BOT. Le genre de Polypodiacées. auquel Wallicli a donné ce nom, ne diffère pas du genre Sphœiopteiis de Robert Brown. A'. SpoiERop-

TÈRIDE.

PRlOiNOPxAMPHES. ois. Nom d'une famille dans laquelle Duméril place ses genres Canard, Flammant ou Pbénicoplère et Harle.

PRIONOTE. Prwnotus. pois. Lacépède, qui forma ce genre aux dépens des Trigles, lui assigna pour caractères : des dents en velours, formant une rangée sur cbaque palatin; un corps épais, comprimé; pectolalesà rayons distincts, isolés et libres; des aiguillons dentés entre les deux nageoires du dos. Ciivier y admet le Trigta punctata, décrit par Bloch , pi. 55i et 354; le Tiigla coraiina , Linné, ou pabnipes, Mitchill . Trans. de New- York, i, pi. 4; le Triijla trihultis, Cuv., et le Triyla evolatis, Lin., ou sliiyata, Cuv., ou bien encore tineata, IMitcbill, qui laissait quelques doutes sur son existence, mais Buse assure avoir luimême pèclié ce Prionote, et il en a donné une descrij)tioii assez précise pour qu'on soit autorisé à penser que ce Poisson existe. Il dit que sa tète est couverte de grandes écailles ciliées en rayons, et que ses nageoires pectorales sont de la longueur de la moitié du corjis; aussi peut-il les employer et les emploie-l-il souvent, comme les Exocets, pour s'élancer hors de l'eau et parcourir dans les airs d'assez grands espaces. Il n'a pas moins d'un pied de long; son corj)s est rougcàtre, et ses nageoires tirent au noir.

PHIONOTE. Prionotes. bot. Genre de la famille des Ëpacridées et de la Pentandrie Wonogynie, L., établi par Rob. Brown (Prodr. Flor. Nov.-tloU., p. 352), qui l'a ainsi caractérisé : calice dépourvu de bractées; corolle tubuleuse, dont l'entrée est libre et le limbe non hérissé; étamines hypogynes, dont les âlets adhèrent par leur moitié au tube, et dont les anthères ont leurs cloisons complètes; cinq écailles hypogynes. Ce genre est fondé sur VEpacris cerinlhoii/es de Labillardière, Noe.-Holl., i, p. 4ô, lab. 59. R. Brown doute de l'exactitude du caractère que cet auteur exprime dans la figure de la capsule, caractère ([ui consiste dans les placentas libres et pendants du sommet. Cette structure ne se présente que dans quelques genres d'Epacridées qui ont d'ailleurs leurs feuilles engai-

naiiles ou laissaiil après leur cluile des cicatrices annulaires sur les branches.

Prionote cÉHiNTUoïDE. Piioiioles cen'nthoides, Roherl Brown. Arbrisseau glabre, Irès-rameaux, à feuilles éparses, péliolées, dentées en scie, à fleurs grandes, pendantes, solitaires au sommet de pédoncules axillaires. Terre de Diémen.

PRIONOTHÈQUE. Piionotheca. ir»s. Coléoptères héléromères; genre de la famille des Mélasomes, tribu des l'ruiélites, institué par Solier qui lui donne pour caractères : antennes grêles, filiformes, à articles Irès-al- Icingés, le deuxième court et nodiforme,Ies six suivants subcylindiiiiues, un peu en massue ù leur extrémité et diminuant successivement de longueur, les neuvième et dixième plus gros que les précédents, plus courts <|ue le huitième, et en cône renversé, le dernier plus petit que le pénultième, ovoïde, aigu et bien détaché du précédent; yeux transverses et faiblement lunules; lobe interne des mâchoires terminé par deux crochets cornés, dont l'un est plus Ion;; que l'autre; palpes maxillairessubfiliformes, terminées par un article légèrement sécuriforme, à peine plus gros que le précédent; les labiales terminées par un article à peine plus large que le pénultième qui est beaucou|>plus long <|ue lui, trèsuiince à sa base, et fortement renQé à son extrémité; corselet subcylindrique, très-court, fortement transverse, un peu élargi dans son milieu et arrondi sur les côtés, tron(|Hé à sa base et légèrement échancré antérieurement; écusôon ayant une saillie en trapèze et tronquée postérieurement; élylres larges, ovales, peu convexes, anguleuses latéralement, avec l'extiémité tronquée; cuisses filiformes, peu comprimées, tuberculeuses, couvertes de poils couchés ; jambes filiformes et arrondies, couvertes de tubercules aigus, et de poils assez longs, dirigés vers le bas; tarses épais et poilus, les quatre premiers articles des antérieurs très-courts.

Prionotbêque cocronnEe. Piionotheca coronata, Sol.; Pimélie couronnée, Olivier. Elle est d'un noir peu brillant et hispide; le dos du corselet est finement granulé, de même que les élytres qui ont eu depetits luberitiles coniques, très-aigus, disposés sur six rangs. Taille, un pouce environ. De la haute Egypte.

PRIONOTI. OIS. Nom adopté i>ar Vieillot, dans son Ornithologie élémentaire, pour désigner une famille d'Oiseaux dont les Moniots sont le type.

PRIONOTOPHYLLUM. bot. Ce genre de Lessing a été lefondu dans celui des Cbœtanthères de Ruiz et Pavon; il y forme la quatrième section.

PRIONUUES. POIS. r. ACANTHERES.

PRlONYgUE. Prionychus. ins. Coléoptères hétéromères ; genre de la famille des Xystropides, tribu des Cistélides, institué par Solier aux dépens du grand genre Helops de Fabricius. Caractères : antennes filiformes, à articles coniques, diminuant de grosseur à la base et à l'extrémité; tête subtrapéziforme, peu rétrécie postérieurement; yeux légèrement lunules, écartés en dessus et ne convergeant pas d'une manière sensible à la partie antérieure ; palpes maxillaires terminées par un article large, tronqué obliquement au bout, et notablement cultriforme; palpes labiales terminées par un arliclc sécuriforme; corselet transverse,

rétréci antérieurement, trapéziforme et légèrement échancré en avant, sinueux à sa base (|ui est à peu près aussi large <|iie les élytres; cuisses comprimées et larges; jambes filiformes, avec le pénultième article bilobé, dont les lobes sont réunis en dessous par une petite pelote membraneuse.

Prioinyqoe atre. Piionychiis aler, Sol.; Helops ater, Fab. Il est ovale, d'un noir peu luisant en dessus, d'un brun foncé en dessous; il est en dessus finement pointillé et couvert d'un duvet très-court; les élytres sont striées. Taille, quatre lignes. On le trouve en Europe, sous l'écorce des vieux troncs.

PRIOPE. Priapiis. iNS. Coléoptères penlainères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Agriotides, établi aux dépens du grand genre Elater de Fabricius. avec les caractères suivants : antennes dentées, avec leurs articles fortement allongés; elles sont insérées sous les bords d'une saillie du front; tête médiocrement enfoncée dans le corselet ; yeux ovales ou globuleux et gros ; corselet presque carré, assez long, élargi postérieuremeni; élytres allongées, linéaires, parallèles, arrondies à l'extrémité; crochets des tarses dentelés en dessous.

Priope noir. P/iopus niger ; Etaler niger, Fabr.; Elater alerrinus, Oliv. Il est noir, peu luisant, Irèsponctué, pubescent; les élylres ont des stries de points enfoncés; les jambes et les tarses sont d'un noir brunâtre; le corselet a une ligne un peu élevée et trèsbrillante dans son milieu. Taille, six lignes. Europe.

PRIOSCÈLE. Prioscelis. ins. Coléoptères héléronières; genre de la famille des Mélasomes, institué par Hope qui lui assigne pour caractères : antennes monolitormes, composées de onze articles, dont le dernier est un peu idus gros; palpes filiformes, avec le derniei' article des antérieures plus grand et sécuriforme. Ces insectes ont la forme générale des Ténébrions; Hope les divise en deux sections : la première renferme les espèces qui ont la lèvre supérieure plate et échancrée, le chaperon muni dans son milieu d'un tubercule qui ne se voit pas chez les insectes de la seconde division ; le lobe interne des mâchoires est bifide chez les premiers et entier chez les derniers, enfin le prothorax est suboctogone, les élytres sont anguleuses aux épaules, chez les uns, tandis qu'il est presque carré et que les épaules sont arrondies chez les autres. Ces insectes habitent l'Afrique australe.

Prioscèle de Raddos. Prioscelis Raddoni, Hope. Ses antennes sont courtes, avec le premier article quadrangulaire; les jambes antérieures sont courbées, dilatées au sommet, les postérieures sont dentelées extérieurement et subitement dilatées vers le bout; on aperçoit deux points enfoncés vers le bord postérieur du prothorax qui est presque carré. Tout l'insecte est d'un brun noirâtre; sa longueur est de quatorze lignes environ. On le trouve en Guinée.

PRIOTROPIS. BOT. L'une des sections du genre Crotularia. V. Crotalaire.

PRItUT. OIS. Esi)èce du geure Gobe-Mouche. V. ce mot.

i'RISMATANTHUS. bot. Ce genre, établi par Hooker et Arnolt, dans la famille des Sciophularinées, a été

Il I

reconnu comme id(ïnli<|ue riii ^enre Siphonosteyia de Benlham. y. ce mol.

PRISMATOCARPK. Prismatocarpus. bot. Ce «enre de la famille des Campanulacées cl de la Penlandrie Monogynie, L., avait M primitivement élabli par Diirande, dans sa Flore de Boiirsogne, sous le nom de Legouzia. L'Hérilier, dans son Sertiim anglicum, proposa i)Our ce genre le nom de Prismalocarpvs qui, malgré l'antiiriorilé du Legoiizia, a été admis par De Candolle (FI. fr.), et qui a prévalu sur ce dernier nom. Caractères : tube du calice cyliiidracé, allongé, soudé avec l'ovaire; son limbe supère, à cinq lobes; corolle infundibulaire, à cinq lobes au sommet, insérée au bas du tube du calice; cinq étamines insérées de la même manière que la corolle; filaments (rés-largcsàleurbase et filiformes à leursomniel; andiéies libres; ovaire infère, à deux loges renfermant plusieurs ovules anatropes, pendant de la surface des cloisons; style court, avec sa base persistante; deux stigmates courts; capsule allongée, prismatique ou cylindrique, à deux loges, s'ouvrant du sommet vers la base, par cinq décliirnrcs linéaires; semences ovoïdeo comprimées, obtuses, ponctuées; embryon orlhotrope dans l'axe d'un albumen cbarnu; cotylédons très-courts; radicule supère, rapprocbée de l'ombilic.

PliiSMikTOCARPE uiROin DE VÉNOS. Piiswalocurjius speculmn, l'Hér.; Cainpanula spéculum, l. Cette piaule est très-commune dans les moissons; sa tige est herbacée, petite, rameuse, garnie de feuilles [letites, sessiles, légèrement dentées. Ses Heurs ont un aspect assez agréable; leur couleur est violette, un peu rougeâtre; elles sont disposées au sommet et dans les aisselles supérieures de la lige.

PRISIMOPIIYI.LIS. noT. Du Pelit-Tbouars a ainsi nommé une Orcbidée de l'Ile-de-France qui, suivant la nomenclature reçue, doit porter le nom âeCynibifliiim ou Bidbophylliim pn'siiiuticuin.

PRISODON. CONÇU. Scliumaclier, dans son nouveau Système de Conchyliologie, a proposé ce nom pour un genre qu'il établit aux dépens des Mulelles. ^. ce mot. PRISOPE. Prisopus. ins. Orthoptères; genre de la famille des Phasmiens, institué par Serville, pour des insectes des Indes, dont il n'a encore rencontré que des mâles, et qui paraissent assez voisins des Phyllies. Les Prisopes ont les antennes longues et filiformes, les trois segments du thorax larges et plats en dessous, l'abdomen large et muni sur les côtés d'une membrane peu étendue; leurs pattes sont élaigics,niais bien moins que dans les Phyllies, et les dentelures de la membrane qui les garnit, leur a valu le nom qu'ils portent. Les ailes des Prisopes sont Irèsdéveloppées et capables de couvrir tout l'abdomen; les élytres ont environ les deux tiers de la longueur des ailes; les articles des palpes sont presque plats, poinlcouverts des saillies qui les rendent presque anguleux dans les Phyllies; ils ont leurs contours arrondis; les premier et cin((uième articles des tarses sont un peu plus longs que les autres.

PRISTIGASTRE. Pristiijaslei: pois. L'une des sections du genre Clupe. /'. ce mot.

PKISTILOl'llE. Piislilophtis. ins. Coléoptères pentaméres; genre de la famille des Serricorues, Irihu des

Ëlalérides, institué par l.atreille, qui lui donne pour caractères : antennes composées d'articles allongés, comprimés, presque obtrigones ou presque cylindriques, plus larges vers le bout, avec l'angle inlernc avancé : le onzième et dernier long, avec le faux article terminal très-distinct, presque conique; les deuxième et troisième i)lus courts; bord antérieur du front élevé, formant une tranche ou une caiène transversale; corps étroit et long. Le reste des caractères se rapporte à ceux des Taupins en général.

Pristii.opue mélancolique. PiislilopUusmekmclioliens. Il est noir, avec les élytres obscurément bronzées et striées. Taille, cinq lignes. On le trouve sur les montagnes de l'Europe centrale.

PRISTIPHORE. Piislipliorn. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Porte-Scies, tribu des Tenthrédines, élabli par Lalreille aux dépens du genre Tenthrcdo de Fabricius, et ayant pour caractères : antennes filiformes, de neuf articles nus et point tronqués obliquement. Labre apparent. Mandibules échancrées ou légèrement bidenlées. Palpes filiformes : les maxillaires plus longues ([ue les labiales et de six articles, les labiales de quatre. Lèvre trifide. Trois petits yeux lisses, disposés en triangle sur le vertex. Corselet un peu cylindrique. Ailes supérieures ayant une grande cellule radiale, et trois cellules cubitales, dont la dernière atteint l'extrémité de l'aile. Abdomen composé de huit segments, outre l'anus; tégument supérieur du premier incisé dans son milieu; une tarière, dans les femelles, qui ne dépasse pas l'extiémité de l'abdomen; elle est logée, pendant le repos, dans une coulisse qui partage en deux le tégument inférieur de l'anus; ce même tégument est entier, la i)artie supérieure est presque nulle dans les mâles. Pattes de longueur moyenne; les quatre jambes postérieures sont dépourvues d'épine médiale.

PmsTipnoRE TESTACÉE. PiisUpliora les/acea, Latr., Lep. de Saint-Farg., Mon. Tenlhr., p. 39, n" 171; Pleronns teslaceits, Jurine, p. 04, pi. 15. On la trouve aux environs de Genève.

PRISTIPOME. PrislipOHiiis. pois. Genre formé par Cnvier aux dépens des Luijans de Bloch et de Lacépède; le corps est comprimé, haut, avec les écailles grandes et la bouche petite; des dents en velours el le bord du préopercule dentelé. La plupart des espèces qui composent ce genre ont le front élevé, et viennent des mers des pays chauds.

PitiSTiPOME PIQUE. Piistipoiiius hanlutus, Cuvier; /-i(/;V(«ma/i«s/o/o, Bloch, 246. Nuque élevée; màcboii'es égales; dents antérieures plus giandes; second aiguillon de la nageoire anale long et fort; dos jaune; ventre argenté; des taches ou des raies cendrées; nageoires pectorales et caudales rouges, de même que les calopes; nageoire anale bleuâtre. Des mers du .lapon. PRISTIS.POis. A'. Scie.

PUISTLEYE. PiUlleya. liOT. Même chose que Piiv.ttleye. y. ce mol.

PRISTOBATE. Piistobulus. pois. Blainville a él=ibli aux dépens des Raies un sons-genre dont il seia i)arlé â l'article de ces animaux. /'. Raie.

PRISTOCAUPHA. Dor. Le g( nre institué sous ce i.om

:..IKI(!î'Ei©(Dii:

par Meyer, ilans la famille des Synantliéiées, a élé reconnu iilenlliine avec le genre Holopliylle. K. ce mot.

PRISTODACTYLE. Piistodacljla. iNS. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Féronides, établi par Dejean, pour un insecle de l'Amérique du nord, qui lui a offert les caractères suivants : antennes filiformes, composées de onze articles presque cylindriques, allongés; palpes longues, avec le dernier arlicle presque cylindrique et tronqué; mandibules un peu arquées, assez aiguiis; léle médiocre; corselet ovalaire, arrondi postérieurement; élytres ovales, allongées, un peu convexes; les trois premiers articles des larses antérieurs dilatés dans les mâles.

Pristodactyi.e américain. Prhloclac/xla americaiia, Dej. U est d'un brun noir; ses élylres sont profondément striées, avec deux points enfoncés enlre la deuxième et la troisième strie; les antennes et les pattes sont d'un brun rouge ferrugineux. Taille, quatre à cifjq Iij;nes.

PRlSTO^YQl]E. PiislonycliKs. ipis. Genre de Coléoptères penlamèies, de la famille des Carabiques, tribu desFéronides, inslilué par Dejean, aux dépens du grand genre Carabus de Fabricius. Caractères : antennes filiformes et assez allongées; dernier article des palpes subcylindrique et tionqué à son sommet; labre transversal, légèrement écbancré; mandibules faiblement arquées et assez aiguës; une assez forte dent bifide dans l'écbancrure du menton; prolliorax allongé, cordiforme; élylres en ovale allongé, presque planes; les trois premiers articles des laises antérieurs dilalés dans les mâles; crochels des larses dentelés en dessous. Les Pristonyquessont en général peu agiles; on les trouve dans les lieux obscurs et un peu bumides, tels que les groUes, les caves, etc.

Pristonïqïe TERRicoiE. Pn'stoiifchus lenicola, Dej.; Carabus lenicola, Oliv. Sa lêle est d'un brun noirâtre, lisse, avec le labre, les palpes et les trois premiers articles des antennes roussâlres; prolhorax de la couleur de la télé, beaucoup plus long que large, pres- (|ue lisse, faiblement rebordé postérieurement, avec deux impressions bien maniuées près des angles postérieurs; élytres d'un noir bleuâtre, nn peu sinuées à leur extrémité, ayant cbacune neuf slries, faiblement ponctuées; dessous du coips et cuisses d'un noir luisant; jambes et taises obscurs. Taille, sept lignes. Europe.

PRIVA. Pi ira. eot. Genre de la famille des Verbénacées et de la Didynamie Angiospermie, L., établi par Adanson. Caractères : calice ventru, à cinq dénis; corolle dont le liibe est cylindracé, le limbe quinquéfide, plan, inégal, resserré à la gorge; quatre élamines didynames. incluses; sligtnale latéral; drupe sec, couvert par le calice renflé, qiiadriloculaire, bipartite, à loges monospermes. Les plantes de ce genre sont des berbes presque dicholomes, hérissées de poils rudes et à feuilles opposées. Leurs fleurs, presque sessiles et accompagnées de bradées, sont disposées en épis terminaux et axillaires. Le Priva denlala, i|ui parait devoir forfher le type du genre, croît en Arabie. D'aulres espèces ont été trouvées au Mexique.

PRO ABEILI.R. INS. Ce nom a élé donné par Degéer

et Réaumur aux Hymriioptères de la tribu des Aiidnnèles. F. ce mot.

PROBOSCIUACTYLA. acu.. Ce genre a été proposé par J.-F. Brand, dans l'ordre des Discopbores, famille desMédnsides,pour une espèce qu'il a nommin Prohut,ciiladxla flavicirrUala, et qui a élé trouvée sur la côte du Kamtschatka.

PROBOSCIDE oc TROMPE. INS. F. Bouche.

PROBOSCIDE. Proboscidea. bam. Genre de l'ordre des Carnassiers, famille des Chéiroptères, inslilué par Spix parmi les Vespertilions, pour quelques espèces dont le nez s'allonge en forme de Irompe, en dépassant la mâchoire supérieure. Le système dentaire présente parfois de six à huil incisives à la màcboiie inférieure. Quant aux autres caractères, ils ne paraissent pas différer sensiblement de ceux des Vespertilions.

PROBOSCIDE DES ROCHES. Proboscidca saxaliliS; Spix. Oreillesliès-étroites, lancéolées, écbancrées à leur bord externe, marquées de sillons en dedans; oreillon trèscourt; pelage brun-fauve. Longueur du corps, trois pouces onze lignes. Envergure, huit pouces neuf lignes. Celte espèce habite les forêts de l'intérieur du Brésil.

PROBOSCIDE DES RIVAGES. Proboscideu rivalis, Spix. Oreilles étroites; oreillon petit et lancéolé; pelage supérieur d'un brun fauve pâle, l'inférieur d'un gris brunâtre. Longueur, deux pouces. Envergure, huil pouces. Des bords du fleuve des Amazones.

PROBOSCIDE. Proboscidea. intest. Genre établi par Bruguière (Encycl. méth.), et adopté par (pielques auteurs; il y comiirenait cinq à six espèces que Rudolphi a réparties dans les genres Ascaride, Ophioslome, Liorhynque el Écbinorliyni|ue. F. ces mois.

PROBOSCIDE. Proboscidcus. En forme de trompe ou de bec.

PROBOSCIDEA. bot. Sous ce nom Scbniiedil, Mœncli el Mcdicus ont formé un genre qui a été réuni au 717a)- Ijnia.

PROBOSCiDÉS. Proboscidea. iNS. Lalreille désigne ainsi (Gêner. Criisl. et Ins., el Cousid. sur l'ordre nalurel des Crusl., Arach. et 1ns.) sa première section de l'ordre des Diptères.

PROBOSCIDIA. BOT. De Candolle, dans son Prodromiis, cile ce mol comme nom générique d'une Mélaslomacée de l'Herbier de Richard, laquelle fait partie du nouveau genre RItynchanthera. y. ce mol.

PROBOSCiDlEKS. mam. F. Pachydermes.

PROBOSKIDIE. Proboikidia. inf. Dans son Essai d'une classification des Animaux microscopiques, Bory de S<-Vincent a formé ce groupe aux dépens du genre Brachiunus de MUller, et lui donne pour caractères : lest arrondi, nullement écbancré ou denté en sou limbe, sous lequel le corps, terminé par une queue obtuse, muni de deux apiiendices cirreux el latéraux, n'occupe guère que le centre. Les rolatoires, Irès-complels lorsque l'animal les développe entièrement, s'allongent en forme de petites trompes ou de cornels coniques, dont le sommet esl à l'insertion el la base ouverte en dehors, où Us cirres vibraliles semblent garnir le pourtour d'une ventouse, la seule espèce citée esl le Bratliioniis Paliiut, MUller, liif., lab. 48, tig. C-IO; Eue,

Vers., |»l. 27, fiy. 1310, que l'on rencontre fréquemment parmi les Lenticules, où le microscope le fait reconnaître, toujours a^ité, et le plus brillant des Criistodés.

PROCELLARIA.ois. y. Pétrel.

PROCÉPHALE. Procephalus. ins. Coléoplères penlanières; ce genre de la famille des Ciciiidelèles, établi par De!aporte,cst voisin de celui de Cténoslome,dont il n'est même qu'un démembrement : il en diffère par la lèvre supérieure, c|ui est plus courte, plus transversale, recouvrant moins les mandibules; celles-ci sont fortes et offrent deux denlelures très-prononcées à leur base; les palpes sont un peu plus ovalaires à l'extrémité; les élylres sont presque parallèles, non élevées postérieurement et recouvrant des ailes. Toutes les espèces sont propres à rAméri(|ue du sud.

Procéphale métallique. Procephalus melalliciis , Delap. Il est d'un vert cuivreux; ses élytres sont parsemées de très-gros points enfoncés; les parties de la bouche, les antennes et les pâlies sont brunâtres, avec queli|ues poils assez longs et roides, que l'on observe également sur la tête et les élytres. Taille, neuf lignes De Cayenne.

Procëfbale succinct. Procephalus succhiclus, Delaporte. D'un vert cuivreux obscur; élytres faiblement rugueuses, avec une tacbe jaune transversale, un peu arquée vers le milieu; pattes noirâtres. Taille, ciiu] ù six lignes. De Cayenne. — Il faut encore lapporter à ce genre le CtenoslomaJacqitieridKDeiean, S[iec. suppl., t. v,p.271.

PROCÉPHAI.ES. Procephala. MOLl. Tel est le nom que Latreille a donné à la première famille de son ordredesMagaplexigiens, appartenant aux Pléropodes. Cette famille, caractérisée par une tête distincte, par les brancbies qui font partie des nageoires, et par la coquille i|ui n'a qu'une seule ouverture, est partagée en deux sections : la première, qui a pour type le genre Atlante, dont la coijuille est tournée en spirale, et la seconde pour ceux qui n'ont point de coquille ou qui ne l'ont point en spirale; tels sont les genres Clio, Léodoxe et Cymbulie. Le genre Hyale, qui semblerait devoir naturellement entrer dans cette dernière section, en est rejeté pour former à lui seul la famille des Exyphocépbales. ^oyez à l'article Ptéropodes, pour la validité de cette opinion de Latreille.

PROCÉliATE. Procerala. ins. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Tordeuses, institué par Latreille. Ses caractères sont : palpes labiales avancées, peu recourbées, point pioloiigées au-dessus de la tête, et ne prenant pas la forme de cornes, composées de trois articles : le deuxième et le troisième presque également longs et écailleux; corps allongé, d'une forme intermédiaire entre la triangulaire et la demi-cylindrique. — Le Procérate de Sol- DANi, Procerala SoUlana, Latr., Pfralis Sulduna , Auct., est le type de ce genre nouveau.

PROCÈRE. Proceras. ms. Genre de Coléoptères penlamères, de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, établi par Megerle. Caractères ; tarses semblables dans les deux sexes; dernier article des palpes Irès-forlement sécuriforme et plus dilaté dans les mâles.

Antennes filiformes. Lèvre supérieure bilobée. Mandibules légèrement arquées, très aiguës, lisses, el n'ayant qu'une dent à leur base. Une très-forte dent au milieu de l'écbancrure du menton. Corselet presque cordiforme. Élytres en ovale allongé. Ce genre diffère sui tout des Carabes proprement dits, parce que ceux-ci ont les tarses antérieurs dilatés chez les mâles. Les Procères sont les géants des Carabiques européens. Ils paraissent habiter exclusivement les montagnes et les forêts de rillyrie, de la Turquie d'Europe, de la Russii^ méridionale, etc.

Procère scabreux, /"/ocen/s scabrosus, Dej.; Carubus scabrosus, Fabr., Latr.; Carabus gigas, Creutzer. 11 atteint jusqu'à plus de deux pouces de longueur, et il est tout noir. On le trouve dans les montagnes de la Carniole, dans les bois et sous les feuilles sèches. Le Procerus Olivier! de Dejean, Carabus scabrosus d'Olivier (Eut., n» 7, lab. 7, fig. 85), est aussi grand que le précédent; il est d'ini beau bleu foncé, tirant sur le violet. On le trouve aux environs de Conslantinople.

PROCESSE. Processa, crcst. Nom donné par Lcach au genre que Latreille a nommé Nika. f^. ce mol.

PROCESSIONNAIRES. iNS. Réaumur donne cette épithèle aux chenilles des Bombyx Processionnea et Pithyocampa des auteurs. F. Bombvce.

PROCHETON. DOT. L'un des noms du Tussilage.

PROCHILE. Prochilus. puis. Sous-gcure de Perche. y. ce mot.

PROCHILE. Prochilus. iws. Orthoptères; genre de la famille des Locustiens, institué par Brullé, qui lui assigne pour caractères : lèvre supérieure avancée et ovale; corselet en carré long; élylres étroites et allongées, dépassant les ailes en arrière; antennes sctacées et velues : premier article gros et aplati, un peu plus long que les suivants; cuisses antérieuies un peu plus épaisses à l'extrémité qu'à la base, et faiblement arquées, les inlermédiaires pins courtes que les précédentes; abdomen long et étroit dans le mâle, se terminant par deux filets coni(|ues classez courts.

PROCHILE AUSTRAL. Prochilus auslralis, BruI.II est d'un brun roussâtre, tacheté de jaunâtre sur les pattes; les antennes sont rousses, annelées de brun; le vertex et une large bande sur tout le corselet sont d'un brun foncé, entremêlé de petites taches roussâtres; les élytres sont d'une couleur rousse, variée de brun et de blanc sale, et toutes les nervures sont noirâtres; les ailes sont transparentes et ornées, sur les nervures qui les parcourent, de bandes brunes et étroites. Taille, quatorze lignes. De la Nouvelle-Hollande.

PROCHILUS. BAM. Illiger créa sous ce nom un genre destiné à recevoir l'animal connu alors sous le nom d'Ours paresseux. Mais Illiger avait été trompé par révulsion comiilète des dents de l'animal en captivité qu'il avail sous les yeux, et Blainville reconnut le premier que le genre Prochilus devait élre su|)primé, et (|ue l'Ours paresseux élait un véritable Ursus. y. Ours.

PROCHOME. Prochoma. iivs. Coléoidères hétéromères; genre de la famille des Xysiropidcs, tribu des i Tcnlyridcs, établi par Solier pour un insecte trouvé

;iNX erivirniis de Uagilatl, el (|ui lui a offert pour carael( les : anlennes grêles, un peu plus épaisses vers leur «xlrémilé, ù articles obconiques, le troisième aussi long i|iie les deux suivants réunis, les liuilième, neuvième <'t dixième coniques, plus larges que les autres, le dernier ovalaire, aigu; un pli longitudinal au-dessus des yeux qui sont transverscs et légèrement convexes ; en ilessousune impression transverse, avec une fossette au milieu; mandibules découvertes latéralement, avec une (lent à leur partie supérieure; palpes maxillaires subliliformes, grossissant un peu vers leur extrémité, avec le dernier article à peine sécuriforme; palpes labiales Irès-saillantes au delà du menton, avec leur dernier article cylindrique; labre transverse; corselet rectangulaire, avec les côtés arrondis; écusson légèrement saillant, en pointe triangulaire; élytres carénées; jambes sublîliformes, grossissant à peine vers leur extrémité; tarses grêles.

Prochome D'Acnoum. Prochoma Auiloiiini , Sol. Il est d'un noir obscur; sa tête est tuberculeuse; le corselet est finement ponctué, avec ses bords plissés; les élytres sont courtes, larges et gibbeuses; l'abdomen est lisse; le labre, les antennes et les tarses sont d'un rougeâtre obscur. Taille, cinq lignes.

PRO-CIGALE. INS. Réaumur et Geoffroy désignent ainsi les insectes qui forment les genres Teltigone et Itlembracis. f. ces mots.

PROCIRRE. l'rociirns. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Bracliélytres, tribu des Sténides, institué par Lalreille, qui le distingue du genre Fédère en ce que le quatrième article des palpes maxillaires se termine en massue, (lue le dernier article des antennes est ovoïdo-conique. plus grand que le précédent; tête jointe au corselet par un pédicule allongé; corselet étroit et allongé; les deux tarses extérieurs très-dilatés, le premier article des autres très long, le pénultième bifide.

Procirre de Lefebvre. Procirrus Lefeburi. Il est d'un brun jaunâtre et ponctué; le corselet présente un quadrilatère allongé. Taille, trois lignes. On trouve cet insecte en Sicile.

PROCKIE. Prockta. bot. Genre placé à la suite des Rosacées, mais réuni par Kunth à sa famille des Bixinées, et qui peut être caractérisé de la manière suivante : son calice est persistant, à trois ou cinq divisions profondes, incombantes latéralement; il n'y a pas de corolle; les étamines sont extrêmement nombreuses, libres, attacbées sous l'ovaire et y formant plusieurs rangées; leurs filets sont grêles, el leurs antbères sont presque globuleuses, à deux logos, s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, ovoïde, rétréci à sa base, offrant une seule loge dans laquelle un grand nombre d'ovules sont attachés à trois trophospermes pariétaux. Le style, quelquefois assez long, d'autres fois très court, se termine en général par un stigmate entier. Le fruit est charnu, indéhiscent, à une snile loge; il contient un nombre très-variable de graines. Celles-ci ont un embryon légèrement recourbé dans un cndosperme charnu, très-mince. Ce genre se compose d'arbrisseaux à feuilles alternes, simples, munies d'une ou de deux stipules à leur base ; les fleurs

sont de grandeur moyenne, pédonculées et axillaires.

l'RoCKiE de l'île de S.mnte-Croix. Prochia Cnici.s. Ses feuilles sont minces, dentées en scie et cordiformcs; les deux stipules sont opposées.

PROCiVÉ. Procnkis. ois. Genre de l'ordre des Insectivores. Caractères : bec plus large que le front, dur, robuste, dilaté sur les côtés, déprimé au centre, mais très-comprimé vers la pointe qui est un peu écliancrée; arête faiblement élevée à la base. ISarines placées près i\u front, à la partie supérieure du bec, un peu tubulaires, bordées par un cercle membraneux. Tarse plus long que le doigt intermédiaire; quatre doigts : trois en avant, soudés à la base , les latéraux égaux ; un pouce libre. Première, deuxième et troisième rémiges presque égales et plus longues que les autres. Le genre Procné est un démembrement du genre Cotinga; il a été proposé par Illiger et adopté par la plupart des méthodistes. Du reste, Vhahitus des Procnés paraît en tout semblable à celui desCotingas, qui sont originaires comme eux. de l'Amérique méridionale.

ProciVé Tersine. f/ocnîas ventralis, Illig., Temm., Ois. color., pi. 5. Tête, cou, dos, tectrices alaires, poitrine et flancs d'un bleu céleste, changeant en aiguemarine; rémiges et rectriccs noires, bordées extérieurement de bleuâtre; lorum, aréole des yeux, bec el pieds noirs; ventre et abdomen blancs, finement rayés de bleu. Taille, six pouces. La femelle (f/iniiu/o riiidis, Temm.) a le plumage d'un vert tendre et brillani où le mâle l'a bleu; la gorge grise, variée de cendréverdâtre. Du Brésil.

PROCOMBANT. Procumhens. bot. On qualifie ainsi toute partie de la plante qui au lieu de s'élever perpendiculairement de la surface du sol, s'y étend latéralement. La lige esl Procombante quand elle est appli(|uée à la surface du sol, sans y émettre de rameaux.

PROCONIE. Proconia. ipis. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Homoptères, famille des Cicadaires, établi par Lepelletier de Saint-Fargeau et Serville. Caractères : antennes ayant leur premier article plus gros que le deuxième, un peu dilaté extérieurement; le deuxième cylindrique; le troisième peu épais à sa base, terminé par une soie fort longue. Tête plus longue que large, triangulaire, aussi longue que le corselet. Yeux grands, saillants, débordant de beaucoup le derrière de la lète. Corselet point dilaté latéralement, rhomboïdal; son bord postérieur échancré vis-à-vis de l'écusson; les latéraux formant chacun un angle. Écusson triangulaire, avec sa base sinueuse. Elytres presque linéaires. Jambes postérieures légèrement arquées. Premier article des tarses pres(|ue aussi long que les deux autres réunis. Toutes les espèces de ce genre sont étrangères à l'Europe; elles habitent les climats chauds.

Procoisie a CRÈTE. ProcoHia cristata, Lep.; Cicada crislata, Fab. Elle est brune; son corselet est comprimé, élevé; ses élytres sont terminées de bleu qui esl aussi la couleur de l'abdomen. On la trouve à Surinam. PROCRIDE. Procris. bot. Genre de la famille des Uriicécs, voisin du genre Bœhmcria de Swarlz, et offrant des fleurs unisexuées, monoïques ou dioïqiies;

les fleurs mâles ont un calice à qualre divisions profondes el quatre élamines; les fleurs femelles sont réunies en un clialon globuleux, et finissent par former un fruit pulpeux et lugueux, qui se compose d'un réceptacle charnu, dans lequel sont enfoncés un tièsyrand nombre de petits akènes indéhiscents. Les espèces de ce genre sont toutes exotiques, originaires des Antilles ou de l'archipel Indien. Ce sont en général des plantes herbacées, vivaces, à feuilles alternes et entières.

Procride lisse. Piocris lœvigala, Blume. Sa tige est sous-ligneuse, garnie de feuilles très-glabres, oblongolancéolées, aiguës, obliquement atténuées à leur base et finement dentelées sur les bords, vers leur sommet. Les fleurs mâles sont peu nombreuses; elles forment, par leur réunion, des grappes lâches à l'extrémilé des liges ou de leurs ramific:itlons; les fleurs femelles sont sessileset axillaires sur des réceptacles épais. Le docteur Blume a trouvé cette espèce nouvelle avec une douzaine d'autres qu'il a décrites ilans son Bijdrageu, sur les rives humides de l'ile de Java.

PROCRIS. i.vs. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Crépusculaires, tribu des Zygéiiides, établi par Fabricius aux dépens du genre Sphynx de Linné, il a été adopté par tous les entomologistes avec ces caractères: palpes non velues, s'élevant à peine au delà du chaperon; antennes sans houppe à leur extrémité, simples ou garnies d'écaillés peu allongées dans les femelles, liipectinées dans les mâles. Langue distincte. Ailes iiblongues et ciliées. Jambes postérieures terminées par deux épines trè.s-petites. Chenilles courtes, ramassées, peu garnies de poils, se rapprochant beaucoup de la forme des chenilles Cloportes. Chrysalide renfermée dans une coque. La taille des Procris est moyenne, elles ont le port des Zygèncs; mais leurs ailes ne sont pas tachées de diverses couleurs comme dans celles-ci : elles sont en général d'un vert métallique ou brunes. On les trouve dans les lieux secs des bois, dans les clairières. Elles se tiennent posées sur la tige ou les feuilles des herbes.

Procris de Staticé. Procris Statiuis, Latr., God., Ilist. des Lépid. de France, t. m, p. 158, pi. 22, fig. 15; Zygœiia Slaticis, Fabr.; Sithytix Staticis, L.; la Turquoise, Geoff. Elle a neuf lignes d'envergure. Ses ailes supérieures sont d'un vert doré; les inférieures cendrées.

PROCRUSTE. Procriistes. ins. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Carnassiers, tribu des Carabi(|ues abdominaux, établi parBonelli. Caractères: les i|uatre premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les mâles, les trois premiers très fortement, le «piatrième beaucoup moins; dernier article des palpes fortement sécuriforme, et plus dilaté dans les mâles. Antennes filiformes. Lèvre supérieure trilobée. Mandibules légèrement arquées, lisses, et n'ayant qu'une dent à leur base. Cne très-forte dent bifide au milieu de l'échancrure du menton; corselet cordiforme; ély- Ires allongées.

Procroste cori.\cé. Procrustes coriaceiis, Dej., Bon.; Carabits coriaceus, Fabr., Latr.,01iv., Enlom., t. m, p. 18, fig. Ô5, n» 'J, tab. 2, fig. I, a, b; le Bu-

preste noir chagriné, Geofî. Il est long de quinze à dix-sept lignes, noir, avec les élytres couvertes de points enfoncés et irréguliers. Europe.

PROCTACANTHE. Proctacanthus. rus. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Asiliques, institué par Macquart qui lui assigne pour caractères : face saillante; corps allongé; abdomen conique; oviducte muni d'un cercle de pointes divergentes; armure copulalrice assez petite; cuisses antérieures munies en dessous de soies fortes et rapprochées; ailes beaucoup plus courtes que l'abdomen; nervure sous-marginale interne aboutissant au bord extérieur avant l'extrémité de l'aile; deuxième cellule sous marginale longue et arquée; quatrième postéiieure péliolée; nervure transversale oblique entre les cellules basilaires et la première postérieure.

PROCTACANTHE SEiGErx. Proctacantlius niveus, Macquart. Front, moustache et barbe blancs, sans poils noirs; palpes et antennes noires, à poils blancs; corselet blanc, à fond noir; bandes peu distinctes; écusson à soies blanches; abdomen à duvet et soies blancs; pieds noirs, à duvet blanc; ailes hyalines, à nervures brunes : les postérieures au delà de la cellule discoïdale sont blanches et peu distinctes. Taille, douze lignes. De l'Arabie.

PROCTOLES. poiYP.? (RafBnesque.) T. Piiysoopi.

PROCTOTRUPE. Proctotnipes. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Pupivores, tribu des Oxyures, établi par Latreille. Caractères : mandibules arquées, aiguës, sans dentelures. Palpes maxillaires beaucoup plus longues que les labiales et pendantes, composées de quatre articles inégaux; les labiales de trois. Antennes filiformes, point coudées, presque de la longueur du corps, un peu velues dans les mâles, insérées au milieu de la face antérieure de la tête, composées de douze articles dans les deux sexes. Tète verticale, comprimée, presque carrée, les angles arrondis et lisses. Yeux ovales, entiers; trois petits yeux lisses, disposés en triangle sur le haut du front. Corps étroit, allongé. Corselet long, son premier segment court; métathorax allongé, obtus, chagriné. Ailes supérieures ayant une cellule radiale extrêmement petite, qui, avec le point marginal, forme un triangle et émet une nervure en se dirigeant vers le disque; point d'autres cellules distinctes. Abdomen ovale, conique, lisse, comprimé, très-brièvement pédicule, son premier segment fort grand, en forme de cloche. Anus des mâles terminé par deux valvules latérales, pointues; une tarière simple, cornée, toujours saillante, servant de conduit aux œufs, terminant le corps dans les femelles. Pattes assez grandes; jambes antérieures sans échancrure. Ce genre est peu nombreux en espèces. En général, elles fréquentent les plantes, d'autres courent sur la terre. 11 est probable que les femelles déposent leurs œufs dans le corps des larves ou des nymphes d'autres espèces.

PKOCTOTRiiPEPALLlPÈDE./'/Ot/yi/«/;es;;o«//;e«,Latr.; Codrtis paUipes, Jurine, Hym., p. 309, pi. 13. 11 est long de deux lignes et demie. Ses antennes et ses pattes sont testacées; la tête et le thorax sont noirs, l'abdomen est brun. Euiope.

l'HOCTOTRUPlENS. Proctotiupii. ms. Nom donné l>ai Lalreille à une famille (rHyménoplères./'.OxYDRES.

l'ROCYON. MAM. (Sloir.) Synonyme de Ralon.

r'RODONTIE./'/w/oH<i'a.ii«s.Coléoplèreslélfamères; !;enrede la famille des Longicornes, liibii des Céramhycins, formé par Aiidlnet-Scrville, pour un insecle dn liiésil, que Dejean avait placé dans le genre Calli- (7(ro»//a. Caraclères : antennes un peu piibescenles , oomposées de douze articles, dont le premier est assez îjros, les autres un peu aplatis et dentés en scie, le terminal trés-allongé; tête dirigée en avant; palpes courlos. presque égales, avec leur article terminal court, conique et tronqué à l'extrémité; mandibules fortes, nés saillantes, creusées en dessus, larges, bidentées iiilérieurement; corselet arrondi latéralement, mutique, déprimé en dessus, ayant les quatre angles bien prononcés, les bords latéraux peu arrondis dans les mâles, crénelés dans les femelles; écusson triangulaire; élytres un peu rebordées latéralement, s'élargissant un peu vers leur partie postérieure, arrondies et mulii|iies à leur extrémité.

l'RODOiSTiE «[-PARTIE. Pioiloiitta dimiUiata, Audin.; CalUchroma lUmidiala , Dej. Sa tête est d'un noir mat. son corselet d'un roux brillant, avec son disc|ue d'un noir mat et muni en dessous de deux lignes longiludinales de cette couleur; élytres rousses antérieurement, noires postéiieurement; écusson, antennes, poitrine, abdomen et pattes d'un noir brillant. Taille, neuf lignes.

PRODL'CTE. Piodiictus. MOLL. ross. Sowerby, dans son Histoire des coquilles fossiles d'Angleterre, a donné ce nom à un genre de Coquilles fossiles, qu'il croit voisin des Anomies, et auquel on peut assigner les caractères suivants; Coquille bivalve, inéquivalve, équilatérale, à bord presque cylindrique, à cbarnière linéaire, Iransverse, garnie dans toute sa longueur de très-petites dents sériâtes et intrantes comme celles des Arches; le sommet est imperforé; l'une des valves est convexe et l'autre concave extérieurement. Ce genre se compose d'un assez grand nombre d'espèces, observées en Angleterre et en Ecosse par Sowerby, et en France, dans les terrains anciens du Boulonnais, par Boucliard-Chantereaux. ^'. le Mémoire de ce dernier, inséré dans les Annales des Sciences naturelles, cahier de septembre 1842.

PRO-GALLINSECTES. iss. Réaumur donne ce nom aux insectes hémiptères du genre Cochenille. A', ce mot.

PROGNATHE. Prognalhus. iNS. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Carnassiers, établi par Kirby ([ui lui avait donné le nom de Siagone, déjà employé pour un genre de Carabiques, et auquel LatreiUe a substitué celui de Prognathe. Caractères ; tête séparée du corselet par une sorte de col; labre entier; palpes filiformes et subulées; le quatrième ou dernier article des maxillaires et le troisième ou dernier des labiales distincts. Jambes antérieures un peu dentelées ou épineuses extérieurement. Tarse ordinairement susceptible de se replier sur la jambe, composé de cinq ai ticles, dont le premier, iiui est court, est caché par les poils de l'extrémité de la jambe, et dont le der-

nier est au moins aussi long que les quatre précédenis réunis. Antennes de onze articles; corps déprimé, allongé et parallélipipède.

Progi^athe rufipepîjie. Proynalhiis nifipennis. UWk est longue de quatre millimètres, glabre, ponctuée, rousse; avec la partie postérieure de la tête, du thorax et de l'abdomen noire. Europe.

PROINOIA. BOT. (Erhart.) Synonyme d'^/m prœcox, L.

PROIPHYS. BOT. Sous ce nom, W. Herbert a proposé rétablissement d'un genre qui a pourlype le Pancralîiiin amboiiiense, L., et qui a été réuni au genre Eiiiycles, de Salisbury. A', ce mol.

PROJECTURE. Piojecluia. bot. Nom donné aux petites cotes saillantes, que l'on observe sur certaines feuilles. Ces côtes partent ordinairement de l'origine de la feuille et se prolongent sur la tige de haut en bas.

PROLIFÈRE. /"yo/z/era. bot. Vaucher, dans son Histoire des Coiiferves d'eau douce, a séparé et nommé Prolifères quelques espèces de Conferves qui se multiplient par des renflements ou des bourrelets qu'on voit naître tout du long des tubes, lesquels, dans leur premier développement, sont couverts d'une matière ou poussière propre, ou de corps étrangers, et d'où sortent de nombreux filets semblables à celui où elles ont jiris naissance. Ces plantes, qui vivent dans les ruisseaux, sont formées par des filaments lubuleux, articulés, simples ou peu rameux, divisés intérieurement par des cloisons ou endophragmes; dans leur intérieur est contenue une matière verte, composée de grains brillants, assez nombreux. Les filaments sont capillaires et généralement fort longs (de plusieurs pieds). Vaucher fait remarquer (|ue, malgré que ces plantes se multiplient par les bourrelets ou renflements qui naissent le long des tubes, il faut qu'il existe un autre genre de multiplication, et que les graines soient contenues dans ces mêmes organes. 1! se fonde sur ce que dans d'autres espèces de la même famille, lorsque les tubes ne s'ouvrent pas assez tôt pour donner issue aux graines, celles-ci germent à l'intérieur, se font ensuite jour par ce tube, d'où leurs filaments soi tenl en paquet. Cette voie de multiplication est très-fréiiuente dans la famille des Algues, et une ressource pour la nature dans bien des circonstances où la propagation par graines n'est pas suffisante ou ne peut avoir lieu. Le Coiifeiva riVHlaris , Lin., type des Prolifères, ne se multiplie que par celte voie, et en peu de temps ses filaments, longs de plusieurs pieds, flottent sur les ruisseaux et les remplissent presque entièrement.

PROLIFÈRE. Piolifeius. bot. On applique cette épithète à un organe quelconque toutes les fois qu'il donne naissance à un autre organe qu'il n'a pas coutume de porter, ou bien s'il produit un organe semblable à lui. Ainsi une fleur est Prolifère quand de son centre il sort une autre Heur ou un rameau.

J PROLONGEMENTS MEDULLAIRES, bot. En physiologie végétale, on comprend aussi sous cette déno-

1 mination, les rayons médullaires. /'. ces mots.

[ PROLONGOA. Piolungoa. bot. Genre de la famille

' des SynaiUliérées. établi par Boissier, dans son Voyage

Il o

l)Olani<|ue au midi de l'Espagne, avec les caraclèles suivants : capitule mulliMore, liélérogame; fleurs ilu rayon unisériales, ligulées, nenln-s el slériles; ovaire allongé, couronné par une aigrcKe annulaire; llcurs du disque lubuleuses, liermaplirodiles el à cini| dents; akènes chauves, pentagones, un peu lecourbés fn dedans, à quaire côles sur la partie extérieure et à deux sillons au côté opposé; involncre campanule, formé d'écaillés imbriquées, scarieuses, hyalines et Irès-obtuses. Réceptacle nu el convexiusculc. Ce genre a été formé aux dépens des Lcueanllièmes de De Caudolle dont il se distingue par ses ligules Jaunes et stériles, par son aigrette en forme de couronne surmonlant l'ovaire, par ses akènes, etc.

Prolongoa pectine. Prolongoa peclinala, Boiss.; Cluysantliemutn pectinalum, De Cand. Ses tiges sont Irès-courtes, assez épaisses, couchées cl rampantes; à feuilles petites, pennées et pubescenles; les fleurs sont jaunes, portées sur un pédoncule dont la base a deux feuilles subulées. Midi de l'Europe.

PROMÉCÈS. Piomeces. i^s. Coléoplères létramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Céranibycins, établi par Audinet-Serville, avec les caractères suivants ; antennes glabres, de la longueur du corps, composées de onze articles cylindriques, les quatre derniers un peu plus épais el plus courts; celles des mâles plus longues, avec un douzième article pointu; palpes égales, avec le dernier article peu comprimé, presque conique, tronqué au bout; cot-selet presque cylindriciue, muti(|ue, guère plus long que la lèle, ponctué et un peu inégal en dessus; corps allongé, linéaire, presque glabre; écusson triangulaire; élytres linéaires, arrondies et muli(|ues à leur extrémité; pattes grêles, les postérieures les plus longues; jambes un peu comprimées; tarses postérieurs très-grands, égalant presque en longueur la moilié de la jambe, avec le premier article plus grand que les trois autres réunis.

Promécès lONGTPÈDE. PromecBs lungipes, Audin.; Cerambyx longipes, Fab.; Collidium longipes, Oliv. Il est d'un verl bleuâtre; ses antennes sont noires avec l'extrémité grise, les yeux sont noirs; les élytres sont un peu chagrinées. Taille, sept lignes. Du cap de Bonne- Espérance.

PROMECHUS. INS. Synonyme de Promèque. 1^. ce

PROMÉCODÈRE. Promecoderus. l^s. Coléoptères pentamèrcs; genre de la famille des Carabiques, tribu des Thoraciques, institué par Dejean qui lui assigne pour caractères : antennes filiformes; dernier article des palpes presque cylindrique et tronqué à l'extrémité; les quaire premiers articles des tarses antérieurs triangulaires et dilatés dans les mâles; léie un peu renflée en arrière; menton offrant une dent bifide au milieu de son échancrure; corselet ovalaire; élytres trèsallongées, ne recouvrant point d'ailes; i)attes fortes, les antérieures échancrées.

Prohëcodère a antennes bhbnes. Proiiiecoileius hrunnicoiiiis , Dej. Il est d'un verl presque noir, à reflets violâlres; parties de la bouche, antennes et l.irses bruns; coiselct Irès-lisso; élytres faiblement

striées; Jambes d'un noir tirant sur le brun. Taille, sept lignes. De la Nouvelle-Hollande.

PROMÉCOPE. Promecnps. ins. Caléoplères létramères; genre de la famille des Rliynchopliores, élabli par Sahiberg et adopté par Schoeuberr qui le caractérise ainsi : antennes assez courtes, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers obconjques, et les autres noduleux ou turbines; massue ovale, acuminée; trompe courte, épaisse, profondément canaliculéeen dessus; yeux ovales, déprimés; corselet phis court que large, à peine sinué à sa base, plus large antérieurement, profondément écliancré en arrière, avec des lobes arrondis et avancés derrière les yeux; élytres oblongues ou ovales, plus larges que la base du corselet, obtusément anguleuses aux épaules, convexes en dessus, arrondies au bout; pieds médiocres; jambes assez épaisses; tarses grêles et spongieux en dessous: les deux premiers articles Irigones, le troisième élargi et bilobé.

Prohécope ÉPiscopAL. P lomecops episcopalis, Sahl. Son corps est noir, ovale; la tête et le corselet sont couverts d'écaillés arrondies, d'une couleur de cuivre doré, et tachetés de noir; les élytres sont brunes, si riées el ponctuées, ornées de trois bandes loiigiludinales, d'un vert argenté : une sur la suture, une autre parlant de l'épaule et descendantjus(iu'à l'extrémité de l'élytre, enfin la troisième située sur le bord marginal. Taille, trois lignes. Du Brésil.

PROMÉCOPSIDE. Promecopsis. iNS. Genre de l'ordre des Hémiptères, qui, suivant Duméril, ne diffère des Cicadelles que par l'absence des yeux lisses. Duméril, qui a établi ce genre dans sa Zoologie analytique, n'en fait aucune mention dans ses autres ouvrages; il ne le traite point à son ordre alphabéti(|ue dans le Dictionnaire à la rédaction duquel il concourt; en sorte qu'il est difficile de savoir quels sont les insectes qu'il a voulu désigner sous ce nom générique.

PROMÉCOPTÈRE. Promecoptem. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carabiques, section des Truncalipennes, établi par Dejean. Caractères : lèvre supérieure avancée, moins longue que large; palpes se terminant par un article presque pointu et de forme ovalaire; menton muni d'une forte dent à sou milieu; corselet cordiforme, allongé; élytres assez longues et étroites; articles des tarses dilatés, l'avant-dernier bilobé. On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce; elle csl oiiglnaire des Indes.

PROMÉCOPTÈRE A BORDURE. Pioviecopteia iiiarglnalis, Dej.; Lebia niarginalis, Wiedeman, Zool. Mag. Il est jaune , avec les palpes, les antennes et les pattes plus i)âles; les élytres sont ornées, en dehors, d'une bande longitudinale d'un verl bronzé, qui ne s'étend pas tout à fait jusqu'aux deux extrémités; les stries sont très-finement ponctuées. Taille, trois lignes.

PUOMÉFIL. OIS. Espèce du genre Promérops. A', ce mot.

PROMENEURS, ojs. Sous ce nom ou plulôl sous celui A'Ambiilatores, llliger a formé le deuxième ordre de son Piodromits Jciiim. Cet ordre suit les Scansoies el précède les Itaptatorcs.

PRO.MÉPIC. OIS. EsiH'ce du genre Pic. /'. ce mol.

PROMÈOUE. Pioiiicclius. INS. Coléiiplères létiamèrcs; î;ciiic de la famille des Chrysonitlines, insliliié |iai' Dejeaii. el encore Irfs-peii nombreux; il se compose, ainsi que son nom l'indique, d'insecles de forme oblongue. Caraclùres : antennes filiformes, insérées devant les yeux; palpes courtes, presque globuleuses à l'exlrémilé; mandibules terminées par des dents émeussées; corselet en carré transversal; ccusson petit; ély- Ires olilongues; pattes moyennes; pénultième article des tarses bilobc^.

Promèqoe spiEîVDiDE. Pioiiiechus splendiilus, DeJ. Il est d'un vert brillant et doré; son corselet a des impressions latérales; les élytres ont des stries de points enfoncés; elles sont d'un bleu luisant sur leur partie postérieure, avec l'extrémité d'un brun roux; le dessous du corps est vert-doré, avec une partie de l'abdomen teslacée. Taille, sept lignes. De la Nouvelle- Guinée.

PROMERAR. OIS. Espèce du genre Promérops. f^.ce mot.

PROMÉROPS. Promérops. ois. Genre de l'ordre des .Anisodactyles. Caractères ; bec beaucoup plus long que la tète, grêle, fendu jusque sous les yeux , plusoumoinsarqué, comprimé dans toute sa longueur; mandibules acérées, la supérieure faiblement échancrée à la pointe, plus longue que l'inférieure; arête s'avançant entre les plumes du front; narines placées de chaque côté du bec et à sa base, ouvertes par devant, en partie recouvertes par une membrane empluniée. Tarse de la longueur du doigt intermédiaire; quatre doigts : trois en avant, dont l'externe, plus long que l'interne, est soudé à sa base; un pouce muni d'un ongle longet robuste. Première rémige 1res courte; deuxième, troisième el quatrième élagées. plus courtes que la cinquième qui dépasse toutes les autres. Les récits contradictoires que plusieurs historiens des Oiseaux ont faits concernant les mœurs el les habitudes des Promérops, tendent à faire croire que l'on man(|ue encore d'observations exactes pour établir avec certitude les généralités de celte petite famille; il faut espérer que les naturalistes qui parcourent en ce moment l'Océanie et l'Australie, parviendront bienlôt à concilier des opinions qui peuvent n'être divergentes que parce qu'elles sont basées sur des observations partielles el momentanées. Plusieurs niélbodistes ont établi différentes coupes dans le genre Promérops , d'oii esl résultée la création des genres Epiniachus, Cuv.; FalcineUus, Y'mU. ; liliiiiopomastiis, lan]. D'après ces ilispositions nouvelles, il ne resterait dans le genre Promérops qu'un nombre d'espèces assez borné.

Promérops aîbré. Pomerops ozureus; Upiipa In- (lica , Lath.; Falcinellns cyaneus ,\"ie\[\.. Lcvaill., Hist. des Prom., pi. 7. Parties supérieures d'un bleu azuré, irisé en vert; rémiges et rectrices d'im gris argentin en dessous, bordées de bleu azuré; parties inférieures d'un bleu céleste, tirant sur le vert ; bec noirâtre; pieds d'un gris bleuâtre. Taille, quatorze pouces. Du sud de l'Afrique.

PrOMÉBOPS des BaRBADES. ^. TROrPIAIE ORANGÉ.

Promérops a dec rouge. Promérops errlltrorliynrlios ; Upupa erthrorliynchos , Lath., Levaill.. Hist.

9 nicT. nps sciences :s\t.

(les Prom., pi. I, 2 et 5. Parties supérieures d'un vert luisant, irisé île bleu et de bronzé; rémiges el rectrices latérales tachées de blanc; parties inférieures d'un vert changeant en violet; bec et pieds rouges. Taille, douze pouces. Du sud de l'Afrique. La femelle esl plus petite. Il se pourrait que vu l'union des deux doigts externes, celte espèce devint le type d'un genre distinct où se rangeraient aussi les Promérops erytlirorhynchos et

iicMs

Promérops broih a veitre tacheté, f'. Promérops Dc Cap.

Promérops du Cap. y. Souimanga nu Protea. Promérops épimaqoe. f . Promérops royal.

Promérops bdppé des Indes, f^. Moucherolle Pro-

MÉRUPE.

Promérops jaone du Mexique. A'. Trobpiale orange.

Promérops a large parore. Promérops supe.rbus; Upupa magna, Gm., pi. enl., 651); Levaill., Hist. des Prom., pi. 15. Le mâle a le plumage d'un noir velouté, à reflets pourprés très-éclatants; les plumes qui garnissent les lianes sont longues, développées, relevées, frisées, brillantes, d'un bleu d'acier bruni à leurs bords; ces mêmes reflets éclatent également sur la tête et sur le ventre; le dos brille d'un vert doré; la ((ueue a deux pieds et demi; elle est trois fois plus longue que le corps, très-étagée el foit brillante eu dessus. La femelle esl rousse sur les ailes el la queue; elle a le corps maillé de noir et de brun. De la Nouvelle-Guinée.

Promérops magnifiqoe. Prumerops magiiifiçiis ; Falcincllus iiingnificus , Vieill., Levaill., Hist. des Prom., pi. 16. Parties supérieures d'un noir velouté, irisé en pourpre, avec le bord des tectrices alaires reflété en pourpre doré; rémiges larges el coupées carrément; rectrices d'un vert pourpré, les latérales d'un noir velouté; gorge et devant du cou écaillés, formanl une sorte de plastron bleu, à reflets argentés sur la poitrine; un collier verl bronzé; parties inférieures el flancs d'un violet irisé; les plumes de ces dernières parties longues et décomposées; bec et pieds noirs. Taille, douze pouces trois lignes. De l'Australie.

Promérops moqueur. F. Promérops a bec rouge.

Promérops Multifil. Promérops respletulescens ; Paradisea alha, Bliiin. ; Faliine/ius resplendescens , Vieill. Parties supérieures, tête, cou et poitrine d'un noir velouté, à reflets verts et pourpres; plumes des côtés larges et arrondies, terminées par des taches d'un vert doré, très-brillant ; celles des flancs larges, à barbes effilées, d'un blanc jaunâtre, terminées, du moins six d'entre elles, par les longs appendices criniforuies de la lige; rectrices intermédiaires d'une nuance semblable à celle du dos, les latérales noires, bordées de roux; parties inférieures blanches; bec et pieds noirs. Taille, neuf pouces six lignes. De l'Australie.

Promérops Namaquois. Promérops cyanomelas; Falcinellns cyanomelas, Vieill.; Rliinopomastus Smithii, Jard. ^. Rhypiopomaste.

Promérops olivâtre. /^. Philédon olivâtre.

Promérops orangé, y. Trocpiale orangé.

Promérops Promèfil. f^. Promérops magnifique.

Promérops Phomérar. Falcinellus caudaculiis , Vieill.. Levaill., Ilisl. dos Prom., pi. 8. Parties supé-

rieures d'un noir irisé cii vert sombre; rémiges primaires noires, les seconilaires variées de blanc et de fauve au centre, ainsi qu'à l'extrémité; rectrices pointues et d'un noir irisé; parties inférieures d'un noir brunâtre; bec noir, avec un Irait blanc sur l'arête; pieds bruns. Taille, onze pouces. De Madagascar.

PrOMÉROPS PrOMÉROPE. f'. MOBCHEROllE PROMÉ- RUPE.

PrOMÉROPS DD PrOTEA. K. SODIJIANGA DD PROTEA.

Promérops ROYAL. Pioiiterops regiiis; Ei>iniachvs regius , Less. ; Ptiloris parailiseus , Swains. Sommet de la tète recouvert de plumes écailleuses, d'un vert Iileuâtre métallique; une cravate triangulaire orne le cou et la gorge, en formant un plastron de plumes écailleuses, d'un vert-émeraude brillant, prenant au\ leHets de la lumière diverses teintes chatoyantes et métalliques; la forme de ces plumes est triangulaire; elles sont de couleur vert-olive mat, et comme franjjées sur les bords, avec le centre très-éclatant; parlies supérieures d'un noir velouté, reflétant le rouge pnnceau le plus éclatant; abdomen couvert de plumes écailleuses, irisées en rouge cuivreux; queue courte, carrée, d'un vert doré. Bec noir, couilié, denté sur le bord de la mandibule supérieure ; pieds noirs. De la Kouvelle-Galles du sud.

Promérops sifflebr. Falcincllus sihilator, \iei\l., Levaill., Hist. des Ois. de Paradis, pi. 10. Parties supérieures brunâtres, nuancées d'olivâtre, les inférieures blanches, avec les flancs mouchetés de brunâtre; un collier blanc; rectrices latérales blanches, rayées de brun-noirâtre ; bec brun ; pieds jaunes. Du sud de l'Afrique.

On a donné le nom de Promérops à une espèce du genre Picucule. F. ce mot.

PROMÉUUPE. OIS. Espèce du genre Moucherolle. /'. ce mot.

PRONACRE. i'/OHnc/ow. noT. Genre delà famille des Synanthérées, tribu des Hélianthées, proposé parH. Cassini, qui Pa ainsi caractérisé : involucre presque globuleux, composé de sept folioles disposées sur deux rangs : deux extérieures plus grandes, opposées, arrondies, foliacées, hispides; cinq intérieures, verticillées, arrondies, concaves, membraneuses, glabres. Réceptacle à peu près plan, garni de quelques paillettes rudlinentaires, subulées. Calatbide presque globuleuse , composée au centre d'environ douze fleurons réguliers et mâles, et à la circonférence de cinq demi -fleurons femelles. Les fleurs du centre ont un ovaire avorté, grêle, glabre et privé d'aigrette; une corolle dont le limbe est plus long que le tube, et à cinq divisions; des anthères soudées entre elles. Les fleurs de la circonférence ont l'ovaire dépourvu d'aigrette, très-comprimé des deux cotés, très-large, épais , comme tronqué au sommet, muni d'aréoles apicilaire et basilaire obliques et intérieurs; leur corolle a le tube parsemé de glandes et élargi à la base, la languette longue, large, entière et arrondie au sommet.

Prunacre todffb. Pronacron ramosissimum. C'est une herbe dont la tige, qui s'élève à environ deux pieds, est très-rameuse, garnie, ainsi que les feuilles, de trèslongs poils articulés, munis de feuilles opposées, briè-

vement péliolées, lancéolées et à peine dentées. Les calatbides sont jaunes, presque globuleuses, placées sur de courts pédoncules terminaux, et accompagnées de deux bourgeons opposés, qui s'allongent en brandies après la floraison, de sorte que cba(|ue calathide semble née dans la bifurcation de ces branches. De la Guiane. PROiNAYE. Pronaya. bot. Genre de la famille des Piltosporées, établi par Hugel qui lui assigne pour caractères : calice à cinq folioles subulées, égales; corolle composée de cinq pétales liypogynes. alternes avec les folioles du calice, obovales, presque sessiles, courlement onguiculés, connivents inférieurement, subrotato-étalés au sommet; cinq étamines hypogynes, alternes avec les pétales, érecto-élalés; filaments subulato- filiformes; anthères introrses, biloculaires, oblongues, marginées à leur base, attachées par le dos, contournées au sommet, longiludinalement déhiscentes; ovaire ellipsoïdeo-cylindrique, à deux loges renfermant chacune plusieurs ovules disposés sur deux rangs de chaque côté de l'axe de la cloison, horizontales et anatropes; style court, dressé; stigmate écliancré faiblement. Le fruit consiste en une baie coriaceocharntie, cylindrique, mutique et hiloculaire; semences suliglobuleuses ou anguleuses, logées dans une pulpe résineuse; embryon orthotrope, très -petit, près de l'ombilic, placé dans un axe d'albumen dur.

PROiVAYE A FEUILLES DE RoMARm. PlOttaja lioSllia-

rinifolia, Hug. C'est un sous- arbrisseau à rameaux volubiles, à feuilles alternes, oblongues ou linéaires, très-entières; les pédoncules, placés au sommet des 1 ameaux, sont très-courts, solitaires ou en cymes dichotomes; les fleurs sont bleues. Delà Nouvelle-Hollande, dans la partie occidentale.

PRONEE. Proiiœus. ins. Hyménoptères. Ce genre de Porle-Aiguillons, de la tribu des Sphégites, a été institué par Latreille dans sa famille des Fouisseurs; il diffère très-peu de celui des Chorioiis et pourrait même y être réuni comme simple section. Ses principaux caractères sont : lobe terminal des mâchoires lancéolé; division intermédiaire de la lèvre étroile et allongée; mandibules très-fortement ciliées intérieurement, ayant une dent médiane, simple el courte; cellule radiale appendiculée.

Prônée maxillaire. Promeus maxiUaris, Latr.; Peptis maxiUaiis, Palis. Son corps est d'une couleur bleue très -éclatante; son corselet a deux tubercules antérieurement; ses cuisses sont renflées et noires; ses antennes, ses mandibules, ses jambes, ses tarses sont d'un brun châtain. Les mandibules sont plus grandes que la tête, velues et creusées intérieurement; ailes d'un noir brunâtre. En Afrique, dans le royaume d'Oware.

PRONO-DJEVO OB DJIVO. bot. r. Angelin.

PRONOÉ. Pionoe. crcst. Genre de l'ordre des Amphipodes, famille des Hypérines, institué par Guérin qui lui assigne pour caractères : corps allongé, étroit, composé de quatorze segments; tête grande, occupée par les yeux, arrondie, avancée, ayant le front très-bossu, creusé devant pour recevoir les antennes supérieures, avec le tubercule buccal peu saillant; antennes plus courtes que la lête, plates, paraissant composées de

I' Il 0

(rois ailicles dont les deux |)iemiers lrès-coiir(s; aii- (ennes inférieures insérées près de la Ijouclie, grêles, cylindriques, sélacées, formées de cinq articles qui se reployent l'un sur l'aulre; pâlies simples el monodactyles, allant en augmentant de longueur depuis les premières jusqu'aux cinquièmes, les quatre premières paires ayant tous les arlicles cylindriques; premier article des trois dernières paires large, aplali et arrondi; sixième paire beaucoup plus courte; septième composée seulement du premier article et d'un petit tubercule qui semble le rudiment <les autres; les trois premiers segments abdominaux grands, arrondis et portant chacun une paire d'appendices natatoires; les trois segmenlssuivanlsayant lesappendices étroits, plats, allongés et terminés par deux petites lames airondies au boiM; le dernier segment court et triangulaire.

Propioé capito. Pronoe capi/o, Guér. Son corps est jaunâtre, comprimé, avec l'abdomen un peu plus épais et plus long que le Ihorax. Il n'a guère plus d'un pouce. On le trouve sur les côtes du Chili.

PRONOMÉE. Pronomwa. ins. Genre de Coléoptères de la famille des Brachélytres, tribu des Microcéphales, institué par le docteur Érichson qui lui donne pour caractères : mandibules égales, allongées, cornées inlérieurement et terminées par un crochet ; palpes labiales exarticulées, sétacées; languette bifide, petite, cachée sous le menton et dépourvue de paraglosses; tête pelile, retirée en partie sous le corselet; antennes allant en grossissant de la base à l'extrémité; quatre articles aux tarses antérieurs et cinq aux postérieurs, dont le premier plus allongé que les suivants. Le Pronomœa rostiata, seule espèce connue, est un insecte trouvé récemment aux environs de Berlin; il a une ligne et demie de longueur; if esl allongé, noir, brillant et pointillé; son corselet est marqué postérieurement de fossettes; ses élylres et ses pieds sont bruns. PROPACULE. Propacnliim. bot. Link donne ce nom à une sorte de filet ou coulant, terminé par un bourgeon à feuilles, susceptible de s'enraciner quand il est séparé de la plante mère.

PROPAGULES. BOT. Corps pulvérulents, au moyen desquels s'opère la multiplication des plantes agames. Cette sorte de poussière parait ù la superficie de la plante et n'est jamais renfermée dans des ovaires; et l'on pense qu'elle n'est composée que de simples fragments du tissu extérieur. Beaucoup de Lichens se perpétuent de Propagules.

PUOPAGYNE. Propogo. Nom que l'on donne aux hulbilles des Mousses et des Marchanties ; ces bulbilles sont ordinairement renfermées dans une sorte de sac que divers botanistes appellent cyatlms on scyphus ; Necker leur donne le nom de origomn. On considère encore comme Propagyne un gemme très-simple, sans feuille, de forme variable, nu ou recouvert , qui peut se développer sur une partie quelconque d'une plante et faire office de graine.

PROPHYLACE. Prophylax. crdst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Paguriens, établi par Latreille (Fam. nat. du Règne Animal), et ayant pour caractères : corps grêle, étroit, presque linéaire. Post -abdomen droit, simplement courbé en

dessous, avec tous les segments distincts et recouverts d'une peau coriace, canaliculé longiludinalemeut en dessous, avec deux rangs d'appendices ovifères; ceux de l'avant-dernier segment presque égaux, leur plus grande division foliacée, en nageoire et ciliée; ces appendices, ainsi que l'extrémité des quatre pieds postérieurs, faiblement granuleux; ces pieds terminés par un seul doigl. peu ou point ouvertement bifides

PROPION ET PROSOPIS. BOT. Synonymes anciens de Bardane.

PROPITHÈQUE. Propilhecus. ™am. Genre de Quadrumanes, appartenant à la famille des Lémuriens, institué par Bennett qui lui assigne pour caractères : quatre dents incisives aux deux mâchoires : elles sont dilatées et rapprochées vers la couronne, et écartées vers la base, à la mâchoire supérieure, rapprochées et proclives, à la mâchoire inférieure où les deux externes sont plus grandes; une canine de chaque côté, en haut comme eu bas ; huit molaires à la mâchoire supérieure, dont les deux premières de chaque côté, pointues, la' troisième et la quatrième allongées et bitubercul'ées extérieurement; six seulement à la mâchoire inférieure, dont la première a une pointe et les autres plusieurs tubercules; rostre médiocre; jambes de derrière plus longues que celles de devant; index court; queue longue et poilue. L'espèce qui forme le type du genre, et la seule connue jusqu'ici, a été observée par Telfai'r à Madagascar.

PROPITHÈQUE Diadème. Propfthecus Dia(lema,Senn. Pelage des parlies supérieures cendré; membres, <|ueue et bande frontale blanchâtres; face interne des cuisses nuancée de roux; vertex, nuque et mains noirs. Longueur totale, vingt et un pouces.

PROPOLIS. INS. Substance résineuse et odorante que les Abeilles préparent pour enclore leur demeure. f^. Abeille.

PROPOLIS. BOT. Ce genre de Champignons, proposé par Pries, a été réuni au genre Stictis de Persoon.

PROPTÈRE. Proplera. boll. Raffinesi|ue { Journ. de Phys. élém., 1619, p. 420) a établi sous ce nom une tribu du genre Uiiio, comprenant les espèces dont les valves sont dilatées antérieurement et plus ou moins ailées à leur bord supérieur, qui ont l'axe presque médian et la dent lamelleuse, flexueuse; telles sont les Proptern aluta, Phaciila et pallides.

PfiOQUIER. BOT. Pour Prockia. ^. ce mot. PKOSAPTIA. BOT. Ce genre, établi par Preste, dans la famille des Polypodiacées, n'a été admis quecomme section du genre Davallia. y. ce mot.

PROSARTE. Prusartes. bot. Genre delà famille des Smilacées, institué par Don avec les caractères suivants : Heurs hermaphrodites; périgone corollin, campanule, décidu, à six divisions égales, creusées en forme de sac; six étamines insérées à la base des folioles du périgone et décidues en même temps qu'elles; anthères dressées, adnées; ovaire à trois loges renfermant chacune deux ovules pendant au sommet du placenta ; trois stigmates très-courts et recourbés. Le fruit esl une baie à trois loges qui renferment chacune une semence, rarement deux. Les Prosartessont des plantes herbacées, vivaces, couvertes d'ime pubescence rameuse, à tiges'

cylindrii|UPS. s'élcvanl simiillaïK'inPiU d'un même rhizome; les feuilles soiil sessiles et dilatées; l'inflorescence est ombellée. terminale; les fruits sont rouges. De l'Amérique septenirionale.

PROSCARABF.E. Proscarabœiis. l^s. (Geoffroy.) Espèce du genre Méioé.

PROSCOLLE. Proscolla. bot. Le professeur Richard appelle ainsi, dans les Orchidées, une glande rpie l'on observe, dans certains genres, vers la partie moyenne ou au sommet du processus (pii termine supérieurement et antérieurement le gynoslème. Cette glande existe principalement dans les genres dont les masses polliniques sont dépourvues de caudicule et de rélinacle, et. comme ce dernier organe, elle sert à agglutiner le pollen , et favorise ainsi sou séjour à la surface du stigmate. F. ORcnioÉES.

PROSCOPIE. Proscopia. iNS. Genre de l'ordre des Orthoptères, famille des Sauteurs, tribu des Acrydiens, établi par Klug. Caractères -. tête ayant sa partie supérieure sinuée, souvent très-longue, s'élevant en une apparence de rostre conique, plissé on anguleu.x. Yeux saillants, hémisphériques, situés à la base du prolongement, assez près du sommet de la tête et placés latéralement. Point de petits yeux lisses. Antennes filiformes, plus courtes que la tête, composées de sept articles dans les femelles, de six dans les mâles; le dernier plus long, acuminé. Labre grand, membraneux, voûté, échancré à l'extrémité, ayant quatre dents obtuses et des tubercules vers le bout. Mâchoires courtes, cornées, bifides ou plutôt à deux dents aiguës, dont l'interne simple, l'externe petite, portant elle-même une petite dent avant son extrémité. Lèvre grande, membraneuse , échancrée. Quatre palpes membraneuses, à articles cylindriques : les maxillaires plus longues , de cinq articles; les labiales de trois, dont le dernier plus long. Corps cylindrique, très-long, aptère. Corselet long, cylindrique; métathorax court. Point d'ailes ni d'élytres; abdomen cylindrique, faisant à lui seul la moitié de la longueur du corps, composé de liuit segments, les premiers plus grands, le dernier très-court. Oviducle nul. Parties sexuelles saillantes. Cuisses et jambes presque d'égale longueur; les quatre pattes antérieures presque de la longueur du cou, presque égales entre elles. Les deux premières insérées vers le milieu du corselet, très-éloignées des autres; les quatre suivantes très-rapprochées, les deux postérieures plus longues que l'abdomen ; leurs cuisses allongées, renflées, propres à sauter; leurs jambes un peu courbes, carénées en dessus, et munies de deux rangs d'épines ou de dents. Ces pattes ont leur attache à la partie postérieure du corselet; tarses de trois articles, le deuxième plus court; crochets aigus, un peu dentelés, munis dans leur entre-deux d'une pelotle grande, membraneuse et dilatée.

Proscopie rabotec.se. Proscopia scabra, Klug, Prose. Nov. Gen., p. 18, no 2, lab. 5, fig. 2. Corps brunâtre; quatre lignes noires sur la tète; prolhorax roussâtre, couvert d'aspérités; pattes et abdomen d'un brun varié de noirâtre. Taille, six pouces; on la trouve au Brésil.

PROSÉLIE. Prooelfn. bot. Ce genre de la famille des

Synanthérées, tribu des Mulisiacées , a été établi par D. Don. aux dépens du genre Chœtanthera, dont il parait différer essentiellement par .son involucre imbriqué, composé de plusieurs écailles inégales, appliquées et entières, et par son aigrette, qui est formée de paillettes sétacées sur un seul rang.

Prosêlie deutèe. Proselia serrata, Don; Chœtanthera Chilensis, De Cand. Les feuilles radicales sont cunéiformes, oblongues . linéaires et un peu soyeuses; celles de la tige sont linéaires, peu nombreuses, spinuloso-denlelées, et plus rapprochées vers la sommité; les capitules sont solitaires. pauciHores, entourés d'un involucre d'écaillés acuminées.

PROSENCIIYME. dot. Link, dans ses Éléments de philosophie botanique, a donné ce nom au tissu cellulaire jilus consistant, mais qui ne forme point encore les couches ligneuses; c'est en quelque sorte un état intermédiaire du parenchyme et du ligneux.

PROSÈNE. Proseiia. iws. Diptères. Genre de la famille des Aticères. tribu des Conopsaires. institué par Lalreille qui lui assigne pour caractères : antennes couchées sur l'hyposlome, un peu plus courtes que lui, composées de trois articles : les deux premiers trèscourts, le troisième fort long, linéaire, comprimé, obtus à son extrémité, muni à sa base d'une soie plumeuse et triarticulée; trompe quatre fois plus longue (|ue la lêle, filiforme, non coudée; lèvres longues; palpes Irès-courtes. ovales, ciliées, insérées sur la base de la trompe; yeuxellipti<|ues.presqueanguleuxàleurs deux extrémités ; trois ocelles très rapprochés en triangle sur le verlex, accompagnés de quelques soies longues et roides; corps court, hérissé de poils roides; ailes écartées et courlement velues : première cellule du bord postérieur presque fermée par une nervure coudée, un peu éperonnée au coude, la seconde assez rapprochée du bord postérieur, fermée par une nervure transversale et sinuée; côte des ailes garnie de poils roides et courts, qui la font paraître en scie; balanciers recouverts par un cuilleron double; abdomen de i[ualie segments; pattes longues et grêles.

Prosène de Sibérie. Prosena ■Siberifa, Latr.; .s/omaxis Siberila, Fab. Elle est grise, avec la face et les côtés du front blancs, à reflets jaunâtres; bande frontale, palpes et antennes d'un brun roux; côtés de l'abdomen testacés et diaphanes. Taille, (|ualre lignes. On trouve quelquefois cette espèce dans le nord de la France.

PROSERPINACA. BOT. Ce genre, nommé Trixis par Gsertner, appartient à la famille des Hygrobiées du professeur Richard. 11 se compose de deux espèces originaires de l'Amérique septentrionale. Ce sont deux plantes vivaces, croissant dans les eaux, portant des feuilles opposées, glabres, des tiges rampantes, des fleurs axillaires, presque sessiles. Celles-ci sont hermaphrodites. Leur ovaire est adhérent avec le calice, dont le limbe est partagé en trois divisions très-profondes; il n'y a pas de corolle; les élamines, au nombre de trois, sont presque sessiles et placées en face des divisions calicinales. Du sommet de l'ovaire naissent trois stigmates subulés ; cet ovaire présente trois loges, contenant chacune un ovule pendant de leur sommet.

Le fruit esl à Irois angles iiieiubianeii.v, el à liois \nses iiionospeinies et indéliiscentes. Les ijraines ofFieiil sous leur légumenl propre un endospernie charnu, dans lequel est renfermé un embryon cylindrique, qui a la même direction que la graine.

PROSIMIA. MAM. lirisson a décrit sous cette dénomination plusieurs IVIakis, et entre autres le Lemur Mongoz de Linné, le Mongous de Biiffon et le Lemur Calta.

PflOSODE. Piosodes. ws. Hyménoptères. Genre de la famille des Chalcidiles, trihu des Miscogastéridées, établi par Walker, qui lui assigne pour caractères : antennes de treize articles, dont les Irois derniers forment une massue conique; tète grande, plus large que le corselet; yeux médiocres; corselet large, pres(|ue arrondi; écusson du prothorax très-court; paraplèrc et épimère à peine visibles; écusson du métathorax grand, cannelé; pétiole de l'abdomen tiès-grand, le deuxième segment plus long que les suivants qu'il recouvre, le dernier tronqué à l'extrémité; pieds grêles; cuisses et jambes droites.

Prosode noir. Piosodes aler, Walk. Il est noir, avec les antennes brunes, les pieds jauues el les ailes hyalines. Taille, une ligne. Europe.

PROSOPIA. bot. Genre de la famille des Scrophularinées, établi par Reichenbach, dans la Flore germani- (|ue; il a été réuni au genre /"«//cu/acjs de Tournefort.

PROSOPIDE. Piosopis. iws. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Mellifères, tribu des Andrenètes, établi par Jurine, qui lui avait d'abord donné le nom A'Hylœiis. Ce genre a pour caractères : tête verticale, appliquée contre le corselet; face plane; trois petits yeux lisses, disposés en triangle et posés sur le verlex. Antennes tiliformes, non coudées, insérées au milieu du front, composées de douze articles, grossissant un peu vers le bout, dans les femelles; de treize articles dans les mâles, dont le premier assez long, souvent renflé et patelliforme; deuxième et troisième articles égaux en longueur dans les deux sexes. Mandibules sans dents dans quelques-uns, dans les autres obtuses à leur bout, écbancrées, et ayant deux dents égales. Mâchoires courtes, leur bord interne membraneux, en forme de dent. Languette membraneuse, cordil'ormc, divisée en trois lobes égaux en longueur. Palpes labiales de quatre articles dont les derniers plus petits et les maxillaires longues de six arlicles. Corps glabre, presque cylindrique. Segment antérieur du corselet très-court, ne formant qu'un rebord transversal, ses cotés se prolongeant jusqu'à la naissance des ailes en manière d'épauletles arrondies el ciliées; métathorax coupé presque droit postérieurement ; écusson mutique ; ailes supérieures ayant une cellule radiale se rétrécissant du milieu â l'exlrémité, celle-ci presque aiguë, un peu appendiculée, el tiois cellules cubitales, dont la première plus grande que la deuxième, recevant la première nervure récurrente près de sa jonction avec la deuxième; la deuxième un peu rétrécie vers la radiale, recevant la seconde nervure récurrente près de sa jonction avec la troisième; celle-ci atteignant pres(|ue le bout de 1 aile, l'attes de longueur moyenne; jambes inlcrmé-

diaires n'ayant qu'une seule épine, courte et aigut â leur extrémité; crochets des tarses petits, unidentés. Point d'organes pour la récolte du pollen.

Prosopide variée. Prosopisvarieguta, Lalr., Fabr., Jurine (Hym. , p. 220); Piosopis coloiata , Panz. (Faun.Gerin.,fasc.89.fis. 14). Elle est longue de trois lignes, noire, variée de jaune, avec la base du premier et du second segment de l'abdomen ferrugineuse. Europe.

PROSOPIS. BOT. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Linné, et depuis caractérisé ainsi qu'il suit : fleurs polygames. Calice à cinq dents; corolle à cinq pétales libres; dix élamines à peine cohérentes par leur base; gousse continue, remplie de pulpe, linéaire, un peu comprimée, souvent loruleuse dans les points où sont situées les graines, et un peu séparable entre celles-ci. Ce genre fait partie de la tribu des Wimosées, et se compose d'arbres ou d'arbrisseaux à feuilles bipinnées, chaque pinnule à une ou quatre paires de folioles oblongues-linéaires. Les Heurs verdâtres ou jaunâtres forment des épis axillaires. pédoncules et allongés. Leurs gousses sont comestibles. Kunth, dans son bel ouvrage sur les Mimoses el autres Légumineuses d'Amérique, en a figuré deux espèces {Piosopis lioriida cl Piosopis dulcis), et il en a décrit plusieurs nouvelles.

PROSOPISTOME. Piosopistoma. crdst. Genre de l'ordre des Xyi)hosures, institué par Latreille qui lui assigne pour caractères : corps ovoïdo-hémisphérique, recouvert presque entièrement par un bouclier divisé en deux segments : l'antérieur plus petit, presque demicirculaire, ayant en dessus deux yeux à réseau, écartés, et deux antennes très-petites, sétacées et simples; offrant en dessous deux paires de mâchoires épineuses au bout, recouvertes par une lame demi-circulaire; le second segment esl caréné longitudinalemenl dans son milieu, tronqué el échancré postérieuremenl; il y a trois paires de pâlies filiformes, simples et mutiques, insérées sur les côtés d'un plaslron triangulaire, appliquées aux côtés de la poitrine et coudées. L'abdomen esl en forme de pelite queue, composé de quatre segments dont le dernier aplati, presque demi-circulaire, portant des filets barbus, branchiaux et réiracliles. Ce genre semblerait devoir former à lui seul une famille particulière, terminant la division des Crustacés dentés ou poui'vus de mâchoires. On n'en connail encore que deux espèces.

PROSOPISTOME A FRONT POiriTILLÉ. PrOSOpistOma,

Lalr. U esl d'un jaune brunâtre; son corps esl rond, liémispbéri(|ue, presque aussi large que long el concave en dessous; entre les yeux sont trois taches brunes, figurant un triangle. Taille, deux lignes el demie; sa largeur excède sa longueur. On trouve ce petit Crustacé en Europe, dans les ruisseaux; il ressemble d'abord à un Coléoplère; mais sa démarche vive et sa queue qu'il agite précipilammenl le décèlent bientôt. Geoffroy, dans son abrégé de l'histoire des insectes des environs de Paris, l'a décrit sous le nom de Binocle à queue en plumet.

PROSTA.^THÈRE. Prostantheru. dot. Genre de la famille des Labiées el de la i)idynaniie Gymnospi'rmie,

élalili par Labillardière, qui Ta ainsi caractérisé : calice l)ilal)ié, fermé après la fruclificalion, ayant le lube sirié. les lèvics indivises et obtuses, l'inférieure quelquefois tronquée; corolle rinsente : la lèvre supérieure ou casque partagée en deux jusqu'à la moitié, la lèvre inférieure divisée en trois laciniures, dont celle du milieu est la plus grande et hilobée; anthères munies en dessous d'éperons qui naissent du point de l'insertion et qui diffèrent dans les diverses espèces, souvent adnés inférieurement aux lobes des anthères, en forme de crèle supérieure ; caryopses nucamentacées , presque bacciformes. Le Pioslanthera Lasianllios, Labill., Nov.-Holl. Specim., 2, p. 18, tab. 157, est le type générii|ue. R. Brown a fait connaître douze espèces nouvelles, qui croissent à la Terre de Vau-Diémen et dans les environs de Port -Jackson à la Nouvelle-Hollande. Ce sont des arbrisseaux qui exhalent une odeur forte et qui sont couverts de glandes sessiles. Leurs feuilles sont, pour la plupart, dentées ou crénelées ; leurs fleurs sont, ou en grappes terminales que soulendent des bractées caduques, ou axillaires et solitaires.

PROSTATE. zooL. /''. Génération et Glandes.

PROSTÉE. Piostea. bot. Genre de la famille des Sapindacées, établi par Cambessèdes, avec les caractères suivants : calice à cinq divisions et deux folioles extérieures ; cinq pétales avec une écaille chacun à la base interne; un disque annulaire occupant le fond du calice; vingt étamines insérées sur deux rangs, entre le bord de ce disque et l'ovaire; un pistil central; style indivis et plongé entre les lobes de l'ovaire, qui sont au nombre de trois, arrondis et profonds; trois loges uniovulées; ovules dressés. Le fruil est indéhiscent, unilobé et uniloculairc par avortement. Ce genre a des rapports, par son fruit, avec leSchmiitelia, mais il s'en distingue par son calice el sa corolle en nombre quinaire, son disque régulier el ses vingt étamines.

Prostée a FEBiiiES AILÉES. Pioslea pinnala. C'est un aibre ou un arbuste dépourvu de cirres, à feuilles imparipinnées, exstipulées. Les fleurs sont réunies en grappes. De la Guinée.

PROSTEMME. Piostemma. ins. Genre de l'ordre des Hémiptères, famille des Réduviens, institué par Delaporte, qui lui assigne pour caractères : corps trèsaplati; corselet n'offrant pas d'étranglement fort prononcé; deuxième article des antennes plus court que les autres; pattes antérieures courtes, avec les cuisses renflées en une grosse massue.

§ Pattes antérieures épineuses.

PROSTEMME picipÈDE. Piosleiiima picipes, Delap.; Reduvins picipes , Klug. Son corps est d'un brun très-luisant; son corselet est fortement aplati; ses ély- Ires n'ont point de taches et sont un peu plus larges que l'abdomen ; les pattes sont roussâtres. Taille, cinq lignes. Egypte.

§§ Pattes antérieures dépourvues d'épines.

PROSTEMME A GOUTTELETTES. PlOSteilima yuttultt,

Delap.; Reduvius guttula, Fab. Son corps est d'un noir brillant; ses élytres sont d'un rouge vif, avec la partie membraneuse noire, et un point blanc vers le bord extérieur; les pattes sont rouges. Taille, cinq lignes. Euroiie.

PROSTERNE. Piostenion. ins. Coléoptères pentamères ; genre de la famille des Serricornes, Iribu des Élatérides, établi par Lalreille, aux dépens du grand genre Taupin. Caractères : antennes composées en majeure partie d'articles turbines ou obconiques, le dernier ovoïde ou ovalaire, à faux article point ou trèspeu distinct, lesdeuxième el troisième plus petits que le quatrième. Lalreille établit deux divisions principales dans ce genre : il place d'abord les espèces qui, comme VElater holosen'ceus, Fab., ont une forme plus ovale, avec la cloison extérieure de la cavité des deux hanches postérieures brusquement dilatée ou élargie; le bord inférieur de la partie dilatée arrondi ou formant un angle plus ou moins prononcé. La seconde division a le dessus de la tête terminé immédiatement avant le labre, en manière de chaperon plan, arrondi el souvent un peu rebordé; la plupart des articles des antennes obconiques ou turbines el poinl ou très -peu avancés à l'angle interne du sommet.

PROSTHÉMIER. Proslhemium. iioT. {Hypoxxlées.) Genre de la tribu des Xylomacées de Fries, établi par Kunze, et se rapprochant beaucoup des C/losporade Fries. Il est caractérisé ainsi : péridium inné dans la planle qui le porte, à moitié libre, se fendant à sa maturité, el renfermant des sporidies fusiformes, cloisonnées, réunies plusieurs par leur base, el rayonnant comme des étoiles, d'abord adhérentes à une base filamenteuse, ensuite libres. Une partie des sporidies avortent el restent transparentes, les autres sont plus renflées et opaciues. Le Prostemium Betuliniim (Kunze, Alyc. Hist., 1, p. 17, tab. 1, lig. 10) croit sur les branches à moitié sèches du Bouleau.

PROSTHÉSIE. Pioslhesia. bot. Blume (Bijdr. FI. ned. Ind., p. 866) a établi sous ce nom un genre de la Penlandrie Monogynie, L., qu'il a placé à la suite des Êricinées, en indiquant néanmoins de plus grands rapports avec le Thomasia de Gay, qui se rapporte aux Byltuériacées, famille assez éloignée des Ericinées. Il se rapproche encore du f^arecade Gaerlner; mais il s'en dislingue facilement par son fruit capsulaire et ses graines non arillées. Voici au surplus ses caractères : calice divisé profondément en cinq parties; corolle à cinq pétales, connivents en tube inférieurement; cinq étamines alternes avec les pétales, ayant leurs filets cohérents par la base, el leurs anthèies dressées, biloculaires, introrses, portant sur le dos une écaille membraneuse el terminée en dedans par deux soies; un seul style surmonté d'un stigmate simple el tronqué; capsule uniloculaire, trivalve, renfermant plusieurs graines sans arille, fixées à trois réceptacles placés sur le milieu des valves.

Prosthésie de Java. Pioslhesia Javanica. C'est un arbrisseau à feuilles alternes, oblongues, finement dentées en scie, munies de petites stipules, à fleurs disposées en grappes composées, axillaires, courtes, el munies de bractées sur le milieu des pédicelles.

PROSTOME.f/os^uHiMS. INS. Coléoptères létramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Schoenherr, aux dépens du genre Ciirculio de Fab. el d'Oliv. Caractères ; antennes longues, coudées, composées de douze articles, dont les premiers les plus

longs el ohconiques; les auliessoiU un peu plusconils, turbines, avec la massue oblongue ou ovale; liompe liO's-courte, épaisse, anguleuse, bisillonnée en dessus, .ivec une carène médiane, linéaire, élevée, interrompue vers le bout ; bouche placée sur une surface plane, (•u forme de cœur; mandibules exserles, fortes et inermes; yeux arrondis, proéminents; corselet presque lond ; écusson plus ou moins élevé et arrondi; élytres .illongées, presque écbancrées à leur base au point de jonction inteine. avec les épaules obtusémenl arrondies; leur extrémité est calleuse.

l'ROSTOME sccTELiAiRE. Piostotii II S sculellarts , Scboenb.; Cuictilio scutellaiis, Fab..Oliv., Enl. v. 83, pi. 12,fig. 142. Son corps est allongé, d'un noir brillant ( t glabre; son corselet est couvert d'une fine poussière; il est peu rugueux; les élytres sont fortemcul crénelées el sillonnées, avec les angles des épaules obtus et un tubercule postérieur, élevé el conique. Taille, dix lignes. De la Nouvelle-Hollande.

PliOSTOMlDE. Proslomis. I^s. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Télramères, famille des Xylopbages, tribu des Trogossilaires, établi par Latreille, aux dépens du genre Trogossile de Fabricius, et ayanl pour caractères : corps étroit et allongé ; antennes plus courtes que le corselet, plus épaisses vers leur exlrémilé, comprimées, de onze articles, les cinq intermédiaires monilifornies, les trois derniers arrondis, formant une massue. Labre avancé, coriace, petit, plus large que long, presque carré, velu en devant. Mandibules avancées , forles, très-grandes, trigones; leur côté interne finement mullidenlé. Mâclioires bilobées, s'avançanl sous les mandibules. Palpes courtes : les maxillaires un peu plus longues que les labiales, piesque filiformes, de quatre articles; les labialesde t rois, donl le dernier plus épais, presque ovale el obtus. Lèvre coriace, presque carrée; languette étroite, fort allongée, s'avançanl sous les mandibules. Corselet en carré long, séparé de l'abdomen par un étranglement très visible. Ce genre se distingue des Trogossilcs, parce que ceuxci n'ont que deux dents au côté interne des mandibules. Les Mérix, Latridiesel Sylvains ont les mandibules i)elites et peu saillantes. Enfin les autres genres de la tribu s'en distinguent par des caractères aussi tranchés.

Prostojiide mandibulaire. Pjostoniis mandibulalis, Lalr.; Tiogossila mumlilmlaris , Fabr., Slurni., Faune d'Allem., tab. 2, pi. 49; Panz., Faune Germ., tasc. 103, fig. 3. U est long de quatre lignes, d'un brun marron. Ses élytres sont striées, et les slries sont ponctuées. On le trouve dans le nord de l'Europe.

PROSTYPE FUNlCUL.-ilRE. eot. Wirbel appelle ainsi le petit faisceau de vaisseaux qui, pénétrant par le hile, rampent entre les deux lames du tégument propre de la graine pour former le raplie. F. Graine et Uapbe.

PROTEA. DOT. F. Protée.

PROTÉACÉES. Prolecweœ. bot. Famille de la classe des Dicotylédones apétales et hypogynes. Les Heurs sont hermaphrodites, rarement solitaires, plus souvent réunies en épis, ou en capitules, ou accompagnées <|uelqucfois de bractées très-grandes et formant des sortes de cônes; chacune d'elles se compose d'un ca-

lice à (|uatrc sépales distincts ou pinson moins soudes entre eux, et formant quelquefois un périanihe tubuleux, à quatre découpures. Étamines en même nombie que les sépales, sessiles et placées à la partie supérieure de la face interne de chaque sépale; leur anthère est i* deux loges, s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal. Ovaire libre, tantôt sessile, tantôt stipité, un peu oblique, à une seule loge, contenant un seul ovule attaché par le milieu de sa hauteur au côté de l'ovaire où correspond lesillon longitudinal, qui règne sur le style; celui-ci est simple, plus ou moins allongé, terminé par un stigmate discoïde et un peu oblique. Le fruit est une sorte de capsule uniloculaire, s'ouvrant d'un seul côté par un sillon longitudinal. La graine, qui est quelquefois membraneuse el ailée, contient, sur un téguinenl propre extrêmement épais, un emhiyon dressé, dont la radicule est inférieure el placée au-dessous du point d'insertion de la graine. Les Protéacées sont tan loi des arbies extrêmement élevés et d'un port trèsmajestueux , tantôt des arbrisseaux ou des arbustes très-petits; leurs feuilles soûl alternes ou éparses, sans stipules, et leurs Heurs, tantôt axillaires, tantôt terminales, offrent une iuHorescence très-variée. Aucune espèce de celte famille ne croîl en Europe; elles abondent au contraire et forment un des caractères particuliers de la végétation au cap de Bonne- Espérance el à la Nouvelle -Hollande. Cette famille a élé l'objet de travaux imporlants de la part de Salisbury el de R. Brown. Voici le tableau des genres présenté parce dernier botaniste dans le dixième volume des Transactions de la Société linnéenne de Londres : •[■Fruit indéhiscent, a. Anthères distinctes.

Atilax, Berg.; Leucadentiron, Herm.; Petrophita, Brown; Isopogon, Brown; Prolea, L.; Leucospermum, Brown; Serntria, Salisb.; Mimefes, Brown; Nivenia, Brown; Sorocephahis , Brown; Spalella, Brown; Jdenantlios, Lahl)].; Guevina, Molina; Biabeium, L.; Peisoonia, Smith; Cenarrhenes, Brown; Agastachys, Brown; Symphionema, Brown; Dillendena, Brown; Franklandia, Brown.

/3. Anthères soudées.

SiiHSia, Brown ; Conospernittiii, Smith; Synaphea, Brown.

f-j- Fruit débiscenl.

oc. Uniloculaire.

/Iiiadeiiia, Brown; Greriltea, Brown; HuUea , Schrad.; Lamberlia, Smith; Xyloinelum, Smilh; Orites, Brown; lihopala, Aubl.; Kniglitia, Brown; Emholhn'um, Forsler; OieocalUs, Brown; Telopea , Brown; Lomatia, Brown; Stenocaipus, Brown. /3. Biloculaire.

Batihsia, L. fils; Diyandia, Brown.

PROTÉE. Pioteus. rept. Genre de Batraciens de la famille des Urodèles, très-voisin des Triions el des Salamandres, donl il diffère en ce qu'il conserve des branchies durant tout le temps de son existence. U fait donc un passage très-naturel aux Poissons. Ses caractères sont : corps allongé, avec une queue en nageoire; quatre pattes d'égale longueur, sans ongles; des bra'iicbies et des poumons existant ensemble à l'âge adulte

cor|>s lui, sans écailles. Les animaux du genre Hiolée exIsIÈienl dis les premiers âges du monde ou du moins à l'é|)Oi|ue ofi remonle la fonnalion de ces Scliisles d'^Eiiiiigen si aboiidanls en fossiles et en empreintes rares. Les restes d'un pareil animal, dont la taille devait être fort considérable, ayant été découverts vers le premier quart du siècle dernier, furent pris par le théologien-naturaliste Scheuclizer pour les débris pétrifiés d'un homme témoin du déluge, r. Aivthropo- LiTBE. L'empreinte gravée dans les planches de ce Dictionnaire, en regard d'un squelette humain pétrifié de la Guadeloupe, en donnera l'idée. Ce n'est qu'assez récemment que les espèces de Protées encore existantes ont été connues. La première, appelée Angdillabd, Pioteus Anguiniis de Laurenti, n'a encore été trouvée que dans les eaux des lacs souterrains de la Carniole et de l'Autriche, qui, débordant quelquefois par les cavernes qui les mettent en communication avec l'extérieur, en entraînent quelques-unes au dehors. Schreber, directeur du cabinet de Vienne, est le premier naturaliste auiiuel on doive une bonne anatomie de ce singulier Reptile. Les Protées savent à peine marcher, mais nagent très-bien à la manière des Tritons; ils paraissent fort incommodés de la lumière; leur forme générale est celle d'une Salamandre à queue plate. L'oreille est couverte par des chairs; les pattes, trèscourtes, ont trois doigts aux antérieures, et deux à celles de derrière. Outre des poumons, il y a trois houppes branchiales extérieures, de chaque côté, plus colorées que le reste; l'animal possède un vestige de larynx el fait entendre un petit cri. Entre ses branchies sont pratiqués des trous qui pénètrent dansl'arrière-bouclie. Le foie est divisé en cinq lobes; la vésicule du fiel est fort ample, l'estomac est fort épais et coriace, il se termine par un intestin grêle, qui fait trois plis avant que de se terminer au rectum. Le cœur, situé entre les pieds de devant, n'a qu'un ventricule et une oreillette, el les poumons, semblables à ceux des Salamandres, ont la forme de tubes minces et simples, terminés chacun par une dilatation vésiculaire. Le squelette, qui ressemble aussi à celui des Salamandres, a beaucoup plus de vertèbres, avec moins de rudiments de côtes ; mais la tête osseuse y est beaucoup plus analogue à celle de la Sirène (/-'. ce mot). On compte trente vertèbres entre la tète et le bassin, deux auxquelles celui-ci est suspendu, et vingt-cinq du bassin au bout de la (|ueue, en tout cinquante-sept. Elles sont fort bien ossifiées et s'articulent, comme chez les Poissons, par des faces creuses, remplies de cartilages. Excepté le col de l'omoplate, tout le reste de l'épaule est cartilagineux. U n'y a point de sternum proprement dit; le bassin est cartilagineux ainsi que l'extrémité des quatre |iieds qui ne sont que de véritables ébauches. Les Protées que l'on conserve s'obstinent à ne pas manger, mais n'en vivent pas moins assez longtemps. On a trouvé dans l'estomac de ceux que l'on disséqua et qui avaient été pris au sortir de leurs ténèbres, des restes de petites Coquilles, ce qui indique leur manière de se nourrir.

PROTÉR. Prolfits. im. Roësel a donné ce nom à quchiues Infiisoiies ('iKintiotrètes.qui paraissent appar-

tenir ù ilitféreiils genres de la cinquième section de lu classedesPhytozoaires polygaslriques, selon le système d'F.brenberg. /'. I^F^ISolKE9.

PROTÉE. Prolea. bot. Type de la famille des Protéacées, ce genre, établi par Linné, a été subdivisé en plusieurs autres genres par les auteurs modernes, el en particulier par Salisbury el R. Brown. Ce dernier caractérise de la manière suivante les véritables espèces du genre Prolea : le calice est tubuleiix; le limbe est partagé en deux lèvres inégales, la supérieure est plus lar(;e, à quatre lobes soudés et portant les étamines sessiles à sa face interne. Le style est allongé, subulé, terminé par un stigmate cylindrique. Le fruit est une sorte de noix toute couverte de poils, el terminée à son sommet par le style qui est persistant. Les Heurs forment des cajiitules lerminaux, rarement axillaires, dont le réceptacle commun est couvert d'écaillés courtes el persistantes, et qui sont environnés par un involucre imbriqué et persistant. Les espèces de ce genre sont des arbustes, des aibies, ou quelquefois même de petits sous- arbrisseaux sans tige, portant des feuilles alternes el très- entières. On en compte une quarantaine, toutes originaires des parties australes de l'Afrique, et en particulier du cap de Bonne- Espérance, qui parait être en quelque sorte le berceau de toute la famille des Protéacées. Parmi ces espèces on peut citer comme exemples de ce genre les Prolea cxnarokles, L., lUant., Xiiiis Bot. Mugaz., lab. 770; Proteu s/jeciosa, L., loc. cit., Sims Bot. AJagaz., lab. 1183; Prolea meltifera, Thunb., Diss. Cari. Mufjas., 346; Prolea giandiflora, Thunb., etc., et plusieurs autres espèces cultivées dans les serres. y., pour les espèces de Prolea dont on a fait des genres nouveaux, les mots Aui.ax, Ledcâdefjdrdh, LEBCOSPERHUM, MlMETES, Serrbria, etc.

PKOTEINE. Proleinus. ins. Genre de Coléoptères peiitamères, de la famille des Brachélytres, tribu des Aplatis, établi par Latreille. Caractères : corps aplati; tête libre, entièrement découverte; corselet court, transversal; élylres couvrant la jilus grande partie de l'abdomen el des ailes. Antennes insérées devant les yeux, sous un rebord de la tête, allant en grossissant, composées de onze articles presque entièrement grenus. Les derniers nolablement plus gros que les précédents. Labre entier ; palpes maxillaires beaucoup plus courtes que la tête, de quatre articles, le pénultième épais, le dernier distinct, grêle, aciculaire, presque aussi long que le précédent; les labiales de trois articles. Tarses à articles allongés, le dernier beaucoup plus court que les autres réunis.

Protéine bracrtptère. Proleinus brachfpterus , Latr. Il est long d'une ligne, noir, luisant et très-finement pointillé. Les mandibules, la base des antennes el les pattes sont roussàtres. On le trouve à terre el sous les plantes, en Europe.

PROTÉLE. Proleles. mam. J. Geoffroy S'-Hilaire a établi sous ce nom (Mém. du Mus., t. xi, p. 354, 1824) lin genre fort remarquable de Carnassiers digitigrades, dont le type est une espèce rapportée du cap de Bonne- Espérance jiar Delalaiide, et à laquelle Cuvier avait I d'abord donné le nom provisoire de Civette ou Genette

Cu genre doil èlre |)lacé

du ijeiiie

l'ROTELE Delalande. Piolelcs Lalaiulu (Mém. du Mus., l.xi, pi. 20). Il a les oreilles allongées el couvertes iriiM poil liès-court et peu abondant : elles icssembli'iit à celles de l'Hyène rayée. Les narines font saillie au delà du museau qui est noir et peu fourni de poils. Les moustaches sont longues. Les poils de la crinière et ceux de toute la queue sont de longues soies rudes au toucher, et annelées de noir et de hianchâlre; ce qui fait que la crinière et la queue sont aussi dans leur ensemble annelées des mêmes couleurs. La crinière s'étend de la nuque à l'origine de la queue. Le reste du corps est presque en entier couvert d'un poil laineux, entremêlé de quel(|ues poils plus longs elplus rudes. Le fond du pelage est d'un blanc lavé de grisroussâtre, mais il est varié sur les côtés et la poitrine de lignes noires transversales, inégalement prononcées et espacées. Les tarses sont noirs; le reste de la jambe, de même couleur que le corps, est varié aussi de bandes noires liansveisales, dont les supérieures se continuent avec celles du tronc. Ce bel animal, répandu dans la Cafrerie et le pays des Uollenlols, est, à l'étal adulte, de la taille du Chien de berger. Il parait être rare, ou du moins très -peu connu des naturels du pays, ce qui peut être attribué , non-seulement à la rareté de l'espèce, mais aussi aux habitudes de l'animal qui est nocturne, et se lient pendant toute la durée du jour dans des terriers à plusieurs issues. Lorsigu'on l'irrite, sa crinière se dresse, et ses longs poils se hérissent depuis la nuque jusque sur la queue.

PKOTEKOME. Prolenoiims. ins. Genre de la famille des Rhynchophores, dans la classe des Coléoptères té- Iramères, inslilné par Schoenherr, pour im insecte de la Mongolie, auquel il a reconnu les caractères suivants : antennes assez courtes et fortes, couilées, composées de douze articles, dont les deux pieniiers obconiques et courts, les (|uatre suivants turbines, le septième fort éjiais, adhérent à la massue, qui est ovale-oblongue; trompe courte, épaisse, large, anguleuse et concave en dessus; yeux ovalaires, un peu saillants; corselet allongé, presque cylindrique, tronqué à sa base, avec le bord antérieur relevé de chaque coté, el des lobes exigus derrière les yeux, une large fossette de chaque côté, en dessous, et généralement ciliée; élytres ovales-oblongues. écliancrées antérieurement, au point de jonction, avec les épaules proéminentes en dehors et le dos presque plan. Le Prolenomtis saisanensis a le corps noir, couvert décaillcs blanches; son corselet est finement pointillé, avec des points écailleux blanchâtres; les élytres sont noires, striées el poinlillécs, marquées d'une ligne suturale, étroite et blanche.

PROTiiOIDES. Protcœ. bot. (Jussieu.) Synonyme de Protéacées. F. ce mot.

PROTEOPSIS. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Marlius, dans la famille des Synanthéiées, a été réuni au genre l^'ernonia. V. ce mot.

PROTEUOPS. P/otero/js. 1RS. Hyménoptères; genre de la famille des Braconides, tribu des Polymorphes, établi iiar Wesraael, dans la monographie de celte

famille, qu'il a présentée à l'Académie de Uiuxelles en 18.33. Caraclères : antennes droites, arquées vers l'extrémité; un ocelle antérieur placé entre leur base; abdomen inséré à l'extrémité du métatliorax; il estsessile, insensiblement plus large vers le bout, où se trouve cachée une tarière droite el inarticulée; cellule radiale grande, triangulaire, fort éloignée du bout de l'aile; trois cellules cubitales: la deuxième presque une fois plus courte que la première; celle-ci reçoit la nervure récurrente; radius fortement tracé aux ailes inférieures; pieds grêles; jambes de derrière droites et éperonnées; cinq articles aux palpes maxillaires, quatre aux labiales, le dernier renflé au milieu.

Proterops NiGRiPEnnE. Pioleiops niyripennis , Wism. Antennes noires, ainsi que la tête (|ui est luisante et couverte d'un faible duvet; une fossette de chaque côté de la face; corselet noir et lisse; abdomen d'un jaune safrané, avec le premier segment élevé el anguleux; le second est divisé par une impjession transverse et profonde; pieds noirs ; ailes noirâtres avec une bande presque transparente. En Belgi<|ue.

PROTÉSILAS. ip»s. Espèce du genre Papillon.

PROTHÉEITE. SUN. Nom donné par le comte de Razumowsky à la substance minérale nouvelle, découverte dans le Tyrol par Gephard. Ce minéral s'offre presque toujours sous la forme d'un prisme rectangulaire à faces striées. Sa cassure est lamelleuse dans le sens longitudinal et conchoïde transversalement; sa couleur est le vert foncé, se dégradant jusqu'au blanc, opaque ou transparent; sa dureté est assez grande pour rayer le verre, sa fusibilité résiste à l'action du clialumeau. Le chatoyement de cette substance égale celui de l'Opale, ce qui lui a fait donner le nom de Prothéeïte. Du reste, son analyse n'a point encore été faite.

PROTUORAX. INS. y. Thorax.

PROTIER. Protiiim. lot. Genre de la famille des Burséracées, établi par Burmann (FI. ind., 88), qui lui assigne pour caractères : Qeurs diclines; calice petit, persistant, à cinq divisions; corolle composée de cinq j)étales insérés sous un disque urcéolé, tronqué, à dix côtes, sessiles, oblongs, aigus, à estivation valvaire, trèsétalés sous l'anthèse; dix élaraines pins courtes que les pétales, insérées sous le disque; filamenls libres, un peu plus longs que lesdivisions callcinales; anthères introrses, biloculaires. attachées par le dos au-dessus de la base, déhiscentes longitudinaleniejil des deux côtés; ovaire sessile, ovale et triloculaire; ovules géminés, appendus collaléralement à l'axe central; style simple; stigmate indivis. Le fruit est un drupe à trois pyrènes dont deux avortent habituellement.

Protier de Java. Proliuiii Jacanictim, Burm. C'est un arbre balsamifère, dont les feuilles sont alternes, imparipinnées, composées de folioles opposées, inéquilatères, très-entières, à points pellucides; les Heurs sont petites, pédicellées, pourvues de bractées et réunies en panicules axillaires.

PHOTO. JIOLI,. Genre de Coquilles, qui parait institué par Dcfrance, pour une espèce probablement vivante, qui lui fut donnée par Waraschini, ainsi qu'une autre fossile des environs de Bordeaux. Caractères ; coquille

univalve, turriculée, pointue au sommet, sans coluinelle apparente, à ouverture arrondie, presque inférieure, et formée par la léunion du bord gauclie.qui, passant circulairemenl au bord droit, va se terminer plus haut, vers le milieu du dernier tour. Blainville, dans son Traité de Malacologie, a adopté ce genrci qu'il a justement placé près des Turritelles et des Scalaires. Voici les deux espèces décrites par Defrance : — Proto de Maraschiki, Def., Dict. des Scienc. nat., t. XLiii, lig. 1; Proto alêne, Piolo teiebialis,'B\a]nv., Trailé de Malac, pi. 51 bis, fîg. 1. — Proto Territelle, Piolo Turrilella, Def., Dict., Atlas, fîg. 1, a; Tiinitvlla Proto, Bast., Méra. Géol. sur Bord., pi. 1, fig. 7.

PROTO. CRDST. A'. Proto:«.

PROTOCOCCUS. BOT. Genre d'Hydropbytes, proposé par Agardh, dans son Systema J/gantin, pour des globules qui colorent quelquefois la neige en rouge, ou qui recouvrent souvent les murs d'une couche verte, l-es caractères assignés à ce genre paraissent encore fort incertains.

PROTOGYiNE. géol. C'est à Jurine que l'on doit l'élahllssemenl de cette espèce de Roche talqueuse, à conlexture graniloïde, essentiellement composée de Feldspath, de Talc et de Quartz, dans laquelle le Feldspath est ordinairement le principe dominant. Elle est remarquable par sa grande ténacité. Le Feldspath y est souvent rougeâtre; le Quartz gris et le Talc, qui est presque toujours à l'état compacte ou chloriteux, communique à la Roche une teinte verdâtre. Cette Roche est peu sujette à la décomposition; elle contient peu de minéraux accidentels : on y a observé, mais rarement, du Sphène, des Pyrites de Fer, du sulfure de Molybdène, etc. La Protogyne est stratifiée d'une manière distincte; elle ne renferme presque point de filons, mais des couches subordonnées de Talc scliisloïde, de Pétrosilex, de Diorite, etc. Elle parait appartenir à la partie supérieure des terrains talqueux, et se montre dans deux localités principales, en Corse (au Violo), et dans les Alpes du Mont-Blanc (au Pormenaz, vallée de Servoz; auTalèfre). K. RocuES et Terraiivs.

PROTON. Prolo. crdst. Genre de l'ordre des Lœmodipodes, famille des Filiformes, établi par Leach, et ayant pour caractères : dix |>ipds disposés en une série continue depuis la léte jusqu'au dernier anneau inclusivement; corps terminé par deux ou trois articles qui forment une sorte de queue ; un appendice à la base des pieds de la deuxième paire et de ceux des paires suivantes. Femelles portant leurs œufs dans une poche formée d'écaillés rapprochées , et placée sous les deuxième et troisième segments du corps.

Proton Pédiaire. Proto pedatum , Desm., Latr.; SquUla petlala, Mull., Zool. Dan., tab. 101, fig. 1 et 2; Cancer pedatus, Montagu, Trans. Linn., t. xi, |)1. 2, fig. 6. On trouve cette espèce sur les côtes de France.

PROTONEMA. bot. Genre de Champignons bypliomycètes, établi par le professeur Agardh. Ce genre paraît être le même que VHerpolrichum de Fries. A'. Herpotrique.

PROTONIE. Protonia. crdst. Nom donné par Raffincsque (Précis des Découvertes soiuiologiques) à un

genre de Crustacés dont les caractères sont encore peu connus.

PROTONOPSIS. rept. Ce genre créé parBartou dans la famille des Urodelles, pour un individu qu'il a nommé Protonopsis horrida, a été réuni au genre Ménopome, de Harlan.

PROTONOTAIRE. ois. Espèce du genre Sylvie, f^. ce mot.

PKOTOPHYLLE. Protophyllum. bot. Même chose que feuille séminale.

PROTOSPH^RIA. bot. Ce genre formé par Turpin, qui le compose de globules élémentaires de la plus grande simplicité, montrant l'origine des tissus cellulaires, se rapporte entièrement au genre Chlorococcum de Gréville. F. Chlorocoqbe.

PROUSTIE. Promlia. bot. Genre de la famille des Synanthéiées, établi par Lagasca [Jmenid. nat. de las Espan., vol. 1, p. 33), qui l'a placé dans sa tribu des Chœnanthophores. Caractères : involucre imbriqué, à folioles petites et obtuses; ciii(| fleurons tous hermaphrodites et à deux lèvres : l'extérieure tridentée, l'intérieure bidentée; aigrette poilue, denliculée, sessile; réceptacle nu et étroit.

Proi'Stie a feuilles de Poirier. Pronstiu Pyrifolia, De Cand., Ann. du Mus., vol. 19, pi. 12. C'est un arbrisseau à rameaux cylindriques, un peu tomenteux vers leur partie supérieure, à feuilles opposées ou alternes, péliolées, cotonneuses en dessous, lisses, entières, ovales et mucronées au sommet; à Heurs disposées en grappes courtes au sommet de pédoncules axillaires. (hili.

PROUSTITE. MIN. Variété de la mine d'Argent sulfuré aiilimonifère. y. Argent.

PROVENZALIA. BOT. (Petit.) Synonyme de Calla palustris. f. Calle.

PROX. MAJi. Mac-Leay a proposé, sous ce nom, la création d'un genre nouveau, dans la famille des Cervidées, pour le Cervus Mundjac ou Muiit-jac. f\ Cerf.

PROYER. OIS. Espèce du genre Bruant.

PROZETIA.BOT.(Necker.)Syn. de /'OH^c/ia d'Aublel.

PRUINE. Priiiiia. EOT. Poussière glauque, répandue sur différentes parties des plantes, principalement sur différents fruits.

PRUNE. BOT. Fruit du Prunier, dont les variétés sont innombrables. On a étendu improprement ce nom de Prune à beaucoup d'autres productions végétales.

PRUNE DE REINE-CLAUDE, moll. Ce nom d'une variété de Prunes est devenu, dans le langage vulgaire et marchand, celui de VAmputaria guinaica.

y. AJIPIILAIRE.

PRUNELLA. OIS. L'un des synonymes de Fauvette brune ou Mouchet.

PRUNELLE. Prunella. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymnospermie, L., primilivement nommé £/M«eH« par Tourneforl. Caractères: calice nu pendant la maturation, à deux lèvres : la supérieure grande, plane, à trois dents et presque tronquée au sommet, l'inférieure bilobée; tube de la corolle renflé vers l'orifice, son limbe à deux lèvres : la su|)érieure concave, inclinée vers l'entrée du tube, l'infé-

1' Il V

riiMiie léflécliie vers le calice, et paitagée en trois lobes ohliis, celui du milieu large et crénelé. Les quatre élaniines didynaines ont leurs filets fourchus au sommet, l'une des poinles nue, l'autre portant une anthère. Le style s'élève du milieu des quatre parties de l'ovaire, et se bifurque au sommet.

Prdnelle commise. Prunella vidgaris; Brutiella vulgaris, Tournef. C'est une petite plante herbacée, à feuilles un peu velues, dentées ou pinnatifîdes, à Heurs bleues, rouges ou blanches, et disposées en capitule ou épi terminal serré, séparées entre elles par de larges bractées opposées, ciliées et colorées. Eu Europe, dans les bois et les prés.

PRUNELLE. zooL. Même chose que pupille. T. Œil. PRUNELLES, bot. Fruit du Prunellier.

PRUNELLIER, bot. Espèce du genre Prunier. PRUNIER. Prunus, bot. Genre de plantes de la famille des Rosacées, tribu des Drupacées. Les anciens bolaiiistes, et en particulier Tourneforl, considéraient comme autant de genres dislincts, les Pruniers {Prunus), les Ceiisiers (Cerasus), et les Abricotiers {jirmeniuca); mais Linné crut devoir réunir en un seul ces trois genres, et lui conserva le nom de Prunus. Cependant Jussieu rétablit les trois genres de Tourneforl, et son exemple a été suivi par pres(iue tous les botanistes modernes. Le genre Prunier peut être caractérisé de la manière suivante : son calice est monosépale; le tube est subcampanulé. tapissé sur toute sa face interne par un disque pariétal, peu épais; le limbe a cinq divisions réfléchies; la corolle est composée de cinq pétales égaux et étalés; les élamines sont en grand nombre, insérées à la partie supérieure du tube calicinal ; l'ovaire est sessile, ovoïde, uniloculaire, contenant deux ovules suspendus et collatéraux; le style se termine par un stigmate simple, et le fruit est un drupe à peau lisse, glabre, toujours glauque, contenant un noyau osseux, rugueux, comprimé, et ayant son bord aigu, creusé d'un sillon. Les Pruniers sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles alternes, pétiolées, simples, munies de deux stipules à leur base. Les fleurs sont blanches, s' épanouissant avant les feuilles, et portées sur des pédoncules axillaires et uniformes.

Prcnier ÉPiNEEX OU Prc:vellier. Prunus s/jinosa, L. Cette espèce est extrêmement commune en Europe, dans les haies et les bois. Ses Heurs sont petites et trèsnombreuses ; ses rameaux sont terminés en pointe roide et aiguë ; ses fruits sont petits et excessivement âpres. C'est avec ces fruits non mûrs que l'on prépare en Allemagne un extrait astringent connu sous le nom d'^icacia nostras.

Prcrfer de Briançon. Prunus Bri'ganliœ, Vill., FI. Dauph., ô, p. S33. Cette espèce, qui croit dans les Alpes du Dauphiné, a ses fruits jaunâtres, fades et peu agréables; on retire de leur amande une huile grasse, légèrement amère, et qu'on emploie aux mêmes usages que l'huile d'olive : elle est connue sous le nom vulgaire d'Huile de Marniolle.

Prunier cultivé. Prunus domestica, L. C'est un arbre de moyenne grandeur, qui parait originaire de la Syrie, mais (pii est naturalisé en Europe depuis un temps immémorial, et qui par suile de la culture a

produit dans les vergers un grand nombre de variétés, relatives à la forme, au volume, à la couleur et à la saveur des fruits. Ces variétés sont à fruits violacés ou à fruits jaunâtres ou verdâlres; parmi les premières, on dislingue : la Prune de Monsieur, le gros Damas, la Reine-Claude violette, la Royale de Tours, la Couelschen,etc. Au nombre des secondes, on trouve: la Reine- Claude, la Mirabelle, la Sainte-Catherine, etc. Le Prunier est un arbre assez rustique, qui s'accommode des différentes sortes de terrains, pourvu qu'il ne soit pas trop glaiseux ni trop sablonneux. De même que la plupart des autres arbres fruitiers, une terre franche et légère est celle où il prospère le mieux; l'exposition du levant ou même du midi sont celles qui lui sont le plus favorables. Les Pruniers se multiplient de deux manières, par les semis ou par le moyen des rejetons qui se développent auprès des vieux pieds. Toutes les variétés se conservent et se propagent par la greffe.

Lorsque les Prunes sont parvenues à leur maturité parfaite, les bonnes variétés, comme la Reine-Claude, la Mirabelle, la Sainte-Catherine, forment un des meilleurs fruits; leur saveur douce et sucrée est rendue encore plus agréable par un arôme délicat; aussi en faiton une très-grande consommation pendant les chaleurs de l'été. Cependant, mangées en trop grande quantité, elles finissent i)ar devenir laxatives, et occasionnent souvent des diarrhées opiniâtres. Ces fruits ont le trèsgrand avantage de pouvoir être conservés pendant l'hiver : sèches au soleil, après avoir été passés au four, ils forment les Pruneaux qui sont à la fois un aliment et un médicament; ceux qu'on prépare avec les grosses espèces, comme la Sainte-Catherine, la Reine- Claude, la Couetschen, ont une saveur agréable et sucrée, et on les sert sur les labiés au dessert. Les meilleurs viennent de la Touraine et des environs d'Ageri. La saveur douce et sucrée des Prunes parvenues à leur maturité comiilète, annonce en elles l'existence du sucre qui y est en quantité assez notable pour que quelques chimistes aient proposé de l'en extraire. On ne s'étonnera donc pas que dans quelques pays, en Alsace, par exemiile, on retire des Prunes, par la fermentation, une très-grande quantité d'alcool qui y est employé aux mêmes usages que celui qu'on extrait du vin. On voit souvent suinter du tronc et des grosses branches des vieux Pruniers une matière visqueuse, qui se sèche, se durcit et forme une véritable gomme ; cette gomme indigène est peu soluble dans l'eau, d'une saveur douce et fade.

Indépendamment des espèces mentionnées ci-dessus, on cultive encore dans les jardins d'agrément les suivantes : Prunier à fleur de Cerisier, Prunus Chamœcerasus, L.; Prunier couché, P. prosiraia, Labill.; Prunier de la Chine, P. Sinensis, L.; Prunier cotonneux, P. incana, etc.

PRUNIER D'AMÉRIQUE, bot. Un des noms vulgaires de l'icaquier, Chrysobalanus Icaco, L.

PRUNNÉRITE. min. Ce minéral a été trouvé aux îles Feroé;il a beaucoup de ressemblance avec l'Apophyllile des mêmes contrées; mais il contient plus de Silice et cristallise d'une manière différente.

PRUNUS. BOT. r. Prunier.

PRUSSlATIi UE FEU KATII'-. niN. Nom viilj;;iiie du Fer pliosplialé bleu. V . Fer.

PROSSIQUE.Mm.^.IlYunucYAsiQUEÙl'aiticleAciuE. PRUTER. OIS. r. Proyer.

PRYCK OD PRYCKA. POIS. Pour Piicka. /'. Pétro-

MYZON.

PRYPNE. Piypnus. lus. Ci)l(?oplères létrainèrcs ; genre de la famille des Rliynchopliores, établi par Sclioenlierr (pii lui assij;ne pour caractères : antennes longues, minces, coudées, composées de douze articles obconiques, dont les premiers les plus longs, les autres Tort courts, à re.xce|)lion de la massue formée descini] derniers , et qui est allongée et ovale ; trompe assez courte, assez épaisse, presque cylindrique, carénée et sillonnée en dessus; yeux arrondis ou ovalaires et déprimés; corselet tronqué aux deu.t e.'Ctrémités, lobé en | arriére des yeux, arrondi sur les côtés; écusson petit, i triangulaire; élytres ovales - allongées et soudées. Schoenherr admet dans ce genre six espèces, dont quatre du cap de Bonne-Espérance et deux de la Nouvelle-Hollande.

Prypne a cinq noeuds. Pifpnus quinquenodosus , Sclioen. Son corps est allongé, ovale, noir, couvert de petites écailles d'un brun cendré; le rostre est raar(|ué lie deux sillons; le corselet est rugueux et tuberculeux, caiialiculé; les élytres sont striées et ponctuées, avec cinq nodosités placées vers leur extrémité. De l'Australie. 1

PSACALIER. Psacalium. bot. Genre de la famille des Synantliérées, tribu des Adénostylées, établi par H. Cas- | sini sur le Cucalia petlata de Kunth, Noc. Gen. et Spec. Plant, œquinoct., vol. iv, p. 170, lab. 561. Ce genre est voisin de l'-^t/e/ios'^/es, dont il diffère principalement par les deux grandes bractées qui naissent immédiatement de la base de l'involucre. Il se distingue aussi du Ligularia de Cassini, par sa calathide sans rayons.

Psacalier pelté. Psacalium peltatum, Cassini. C'est une plante berliacée, liante de quatre à six pieds, dressée, rameuse, garnie de feuilles, les radicales longuement péliolées et ayant leur limbe presque orbieulaire et pelle. Les calalhides sont composées de Qeurs verdàtres, et forment une panicule terminale, garnie de bractées ovales-oblongues, aiguës et entières. Mexique.

PSALIDIER. Psalidium. ms. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétrainères. famille des Rhynclioi)liores, tribu des Charansoiiilcs, établi par Germar, et adopté par Scboenlierr. Les caractères que Germar assigne à ce genre sont : rostre court; mandibules irès-avanoées; corps aptère; antennes plus courtes que la tète et le corselet.

PSALIDlER A HACBOIRES. PsalidiUlH Waxil/OSUIH ,

Germar; Citiciilio maxillosus , Fab. Son corps est ovalaire, d'un noir foncé, brillant; le front a une profonde impression transversale entre les yeux; le rostre est profondément ponctué, avec une fossette dans le milieu ; le corselet est légèrement chagriné , ponctué de même que les élytres; celles-ci sont en outre striées, avec les intervalles granuleux. Taille, quatre lignes. Allemagne.

l'SALlbOGNATUE. Psalidoynatliiis. IMS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Prionides, institué par Gray, avec les caractères suivants -. corps assez long; tête penchée eii avant, sillonnée entre les yeux et dilatée latéralement en une pointe robuste; mandibules dentelées au côté interne, presque verticales, courbées en dessous et croisant l'une sur l'autre; palpes maxillaires excessivement longues, dépassant la tète de sa longueur, ayant leur premier article très -court , le deuxième deux fois aussi long que le premier, grêle à sa base, mais trèsreuHé ù son extrémité; le troisième entier, plu* court que le premier, le dernier assez grêle à sa base, mais très-élargi et comprimé à son extrémité qui est tronquée et canaliculée; palpes labiales n'atteignant guère que la longueur des trois premiers articles des maxillaires; antennes un peu plus longues que le corps, dans les mâles : premier et deuxième articles très-gros, le troisième fort long, avec une petite épine de chaque côté; corselet armé latéralement de quatre épines : les trois antérieures très-robustes, la dernière formée par l'angle postérieur, et très-petite; élytres se rétrécissant vers le milieu dans les mâles et s'élargissaiit dans les femelles, armées d'une épine sur chaque épaule et chez les mâles d'une seconde à l'angle suturai ; pattes assez longues; jambes antérieures des mâles dilatées et creusées en cuiller, garnies de poils intérieurement.

PsALiuOGNATHE DE Friend. Psuliduyuullius Fiictidii, Gray. Son corps est entièrement d'un beau verl doré ; les mandibules et la tête sont fortement chagrinées, cette dernière creusée et sillonnée entre les yeux; antennes d'un beau vert, à l'exception des trois derniers articles qui sont noirs; corselet très- rugueux, ayant ses bords latéraux relevés ainsi que ses épines; élytres dépassant l'abdomen chez le mâle, et laissant son extrémité à découvert chez la femelle, bordées latéralement, fortement chagrinées et pres(|ue rugueuses; elles ont, chez le mâle, trois lignes longitudinales élevées, s'ohlitérant à la base et à l'extréinilé; pattes vertes, avec les jambes antérieures du mâle garnies intérieurement de poils grisâtres; tarses bruns. Taille, deux pouces. On trouve quelquefois des individus dont la couleur est bleue. De la Colombie et du Pérou.

PSALIDOMYIE. Psatidomxa. ins. Diptères. Genre de la famille des Athéricères, tribu des Muscides, établi par Doumerc, pour un insecte observé sur les galets couverts des fucus (jui garnissent les rives de la Manche. Caractères : tête demi-sphérique; yeux assez grands; antennes très-courtes, insérées entre les yeux, composées de trois articles dont le premier grenu, le deuxième cupuliforme, garni de poils roides sur les bords, et en outre un plus long et redressé, le troisième lenticulaire et un peu comprimé, terminé par une longue soie, lisse et biarticulée; hypostome lisse, dirigé oliliciuement en bas, vers la bouche; ouverture buccale grande, ovale, garnie sur les côtés de quelques poils; trompe rélractile, charnue, triangulaire, comprimée et bilabiée; palpes petites, ovales, allongées, de deux articles égaux; corselet plat en dessus, lisse, coupé droit antérieurement, arrondi sur les côtés et en arrière, muni à chacun de ses angles d'un tubir-

mil- assez gros, le (oui gaini de poils loldesct isolés; l'cusson médiocre; ailes élroiles et assez longues, iier- \ urées, à Irès-peu dé chose près, comme celles des Scalopliages; cuillerons pelKs, bordés et veltis; balanciers assez grands, nus et en forme de raquette; corps de forme allongée; pâlies de moyenne longueur, assez grêles; jambes Inlermédiaires et postérieures garnies de quatre épines droites; tarses ciliés, munis de deux crochets entre les!|uels il y a deux grosses pelotes velues.

PsALiDOMYiE FCCicOLE. Psaliilomya fiicicola, Doum. Tête rousse, brune en dessus; antennes et pieds roussàlres; corselet noirâtie, avec trois lignes grises; abdomen d'un noir soyeux; ailes hyalines, roussâtres à leur base. Taille, quatre lignes.

PSA1.LI0TA. BOT. ^. Agaric.

PSALTRIE. Psaltna. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, institué par Temminck, pour un trés-pelit Oiseau de Pile de Java, qui offre pour caractères : bec extrêmement court, obtus, gros et bombé ; mandibule supérieure Irigone, courbée, à arête vive, l'inférieure à peu près de la même grosseur, un peu bombée en dessous; narines basales, latérales, entièrement cachées par les plumes dn front; ailes courtes, arrondies, avec la première rémige de moyenne longueur, et les deux suivantes un peu plus courtes que les autres; ijueue très longue, un peu étagée ; pieds à tarse long; le doigt postérieur le plus fort; l'externe soudé jusqu'à la seconde articulation. On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce, et c'est après l'Oiseau -Mouche Pygmée, le plus petit de tous les êtres emplumés; la grosseur de son corps égale à peine celle d'un Hanneton. Ces Oiseaux vivent en petites troupes dans les buissons, et se rappellent par un petit cri. sans cesse répété.

PsALTRiE MiGHOHE. Psfilliia exilis, Tem., Ois. col., pi. COO, fîg. 4. Parties supérieures brunâtres, avec un glacé de bleu azuré pâle; sommet de la tête , côtés et devant du cou bruns; rémiges et rectrices noirâtres; parties inférieures d'un blanc grisâtre, lavé de violâ- Ire. Bec noir; pieds jaunes. Taille, un pouce et demi, jusqu'à la naissance de la queue qui a presque la même longueur.

PSAMATHE. CRBST. Nom donné par Raffinesque à un nouveau genre de l'ordre des Isopodes, dont les caractères sont encore peu connus.

PSAMATOTE. Psamaloliis. kmtL. Guetlard a formé sous ce nom un nouveau genre de Fossiles, qui parait devoir êlre rapporté au genre Hermelle de Savigny. Ce dernier n'hésile pas à le regarder comme l'analogue de son Hei niella alveolatu. F. Hermelle.

PSAMME. Psamma. bot. Palisot-Beauvois a nommé ainsi un genre de la famille des Graminées, qu'il a établi pour VAiundo arenaiia, L., distinct des autres Roseaux par la présence d'une seconde fleur rudimen- (aire, placée entre les poils qui accompagnent la glume. Les autres caractères assignés à ce genre par Beauvois sont ; épi composé, dressé, cylindri(|ue; glumes submutiques. plus longues que les pailleltes qui sont mucronées , avec le sommet échancré; deux squammes lancéolées, subulées ; ovaire liirbiné, presque Irigone ;

style à trois divisions; trois sligmales plumeux; semence libre, semblable à l'ovaire; corcule terminal. Ce genre a reçu presque en même temps de Host, le nom de ylmviopliila.

PsAMME DES SABLES. Psamma arenaiia, Beauv. ; /inindo arenaiia, L. Ses racines sont très-longues et rampantes; la tige est droite, simple, cylindrique, haute de trois ou quatre pieds, dure, articulée, garnie à sa base de feuilles nombreuses, fasciculées, d'un vert blanchâtre, striées, très- longues, aiguës. Les fleurs forment une paniciile terminale. Sur les côtes méridionales de l'Europe.

PSAMMÊCIE. Psammœcius. ins. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Trachélides, tribu des Pyrochroïdiens, institué par Latreille qui lui assigne pour caractères : antennes allant en diminuant de grosseur jus(|u'à l'extrémité : premier article grand, les suivants coniques, les neuvième et dixième plus larges, triangulaires, le dernier en boulon ovalaire; palpes maxillaires terminées par un grand article triangulaire; labre carré, membraneux; mandibules fortes, arrondies et pointues ; mâchoires velues et bilobées. avec le lobe externe grand et obtus, l'inlerne petit el aigu; menlon petit; corps un peu déprimé; élytres allongées, presque cylindriques; pattes longues; tarses ayant des pelottes arrondies sous les trois premiers articles.

PsAMMÉciE BipowcTOÉ. Psavtmœcius bipunctalus,

Lalr.; Anthicus hipunctatus, Fab. Il est d'un brun

ferrugineux; ses élytres sont jaunes, avec un point noir

i sur chacune d'elles. Taille, une ligne. On trouve cet

insecte en Allemagne.

Lepelletier-St.-Fargeau a proposé l'établissement d'un autre genre Psammœcius , dans l'ordre des Hyménoptères Fouisseurs, famille des Crabronites, tribu desGorytes, pour un insecte bien distinct des Gorytes de Latreille, des yirpactus de Jurine et des Mellinus de Fabricius, par ses antennes filiformes el composées d'articles courts et serrés, allant en grossissant vers le bout, jusqu'au neuvième, et par le suivant qui est échancré; en outre, la quatrième cellule cubitale est complète, les jambes postérieures sont épineuses et a niuées. Le type de ce genre serait le Goijtes latifrons, de Spinola, que Lepellelier appelle Psatnmœcius ptinctulatus. Il est long de quatre lignes, noir, avec le corselet bordé de brun-roussâlre, et les anneaux ou segments de l'abdomen bordés de brun leslacé. Cet insecte habite l'Europe.

PSAMMÈOUE. Psammœchus. ins. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Eupodcs, Iribu des Sagrides, institué parBoudier, avec les caractères suivants : antennes plus courtes que le corps, composées de onze articles, dont le premier allongé, cylindrique, et les autres allant en grossissant; têle triangulaire; mandibules à pointe simple, avec le côté externe arqué; palpes maxillaires plus grandes que les labiales, composées de quatre articles dont le dernier est plus grand, en massue triangulaire; les labiales de trois articles; labre membraneux, transversal, arrondi sur les côtés, légèrement échancré au bord antérieur; menton corné et transversal ; languetle presque cornée, mem-

liianeuse, un peu plus large en haut ; yeux saillan(s ; i:orselet étroit, presque cylindrique, rétréci postérieulemenl; écusson petit et triangulaire; élylres légèrement bombées, recouvrant l'abdomen, qui est allongé; pattes courtes et fortes; tarses garnis inférieurement de pelotes, le pénultième article fortement bilobé. Ce genre parait identique avec le Qeme Psaiiimœcius de Latreille.

PSAMMÉTIQUE. Psammelichus. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille des Mélasomes, tribu des Piméliaires, établi par Latreille sur quelques insectes du Chili, et dont les caractères sont : antennes de onze articles, dont le premier très-court, en massue, caché en partie par le bord dilaté de la tète, le deuxième encore plus court; le troisième obconique, presque aussi long que les trois suivants réunis, les antres subglobuleux, allant en diminuant de grosseur' et de longueur; tête oblongue, rétrécie en avant et en arrière des yeux qui sont lunules; palpes subfiliformes , avec l'article terminal des maxillaires très-légèrement comprimé; mâchoires à lobe interne étroit, presque droit et terminé par un crochet corné; languette transverse, mince et snbmembraneuse sur les bords, cachée par le menton qui est épais, échancré antérieurement , se rétrécissant vers la base ; prothorax guère plus long que la tête, et d'une longueur presque égale à sa largeur, rétréci en arrière, avec ses quatre angles avancés et prolongés en dents triangulaires; corps ovalaire; flanc des élylres sinueux en dessus, s'élargissant en segment de cercle au centre, avec de petites stries transverses; saillie postérieure de l'écusson courte ; pattes et tarses filiformes.

PsAMMÉTiQEE A CÔTES. Psavimelicus costolus, Guér. 11 est d'un noir obscur; tête ponctuée en avant, tuberculée au milieu et en arrière; élytres généralement terreuses, à suture élevée, marquées chacune de huit côtes raboteuses. Taille, six à sept lignes. Du Pérou.

PSAMMITE. GËOL. Ce nom, qui veut dire Corps arénacé ou Grès, a été donné par Hally au Grès intermédiaire ou à la Grauwacke commune, qui est un assemblage de grains de Quartz, dePhyllade, de Mica, agglutinés mécaniquement par un ciment ordinairement de la nature du Phyllade, et qui est tantôt à gros grains, et tantôt à grains fins. Elle comprend comme variété la Grauwacke schisteuse (Graiitcacken-Schiefe)), qui renferme accidentellement du carbonate de Chaux sous la forme de veines parallèles on irrégulières. Brongniart, au contraire , donne le nom de Psammile aux différents Grès mélangés, quelle que soit leur position géognostique, dont la composition est analogue ù celle du Grès des houillères , et qui sont un assemblage de grains de Quartz et de parcelles de Mica , réunis par une petite quantité d'Argile. Le Grès des houillères (Grès micacé ou friable de plusieurs géologues; Métaxite d'HaUy) forme, dans sa Classilicalion des Roches, le type de cette espèce, sous le nom de Psammite commun ; la plupart des Grès rouges à petits grains, et <|uelques uns des Grès bigarrés des Allemands, composent son Psammile rougeàtre; enfin, plusieurs des

(iraiiwacken-Schief'er forment une troisième variété qu'il nomme Psammite schistoïde. F. les mots Grès el Terrains.

PSAMIMITES ET PSAMMIUM. MIN. Forsier, dans son Onomatologie, emploie ces noms comme synonymes du mot Grès. /'. Psammite.

PSAMMOBIE. Psammobia. MOLi. Genre d'Acéphales lestacés, intermédiaire aux genres Telline et Solen, institué par Lamarck qui le caractérise ainsi ; coquille ovale, allongée d'avant en arrière, ou oblongue, à bords non parallèles, assez comprimée, un peu bâillante, subinéquivalve.à sommets peu marqués, légèrement inclinés en arrière; corselet assez bien indiqué par un pli régulier; une dent cardinale sur la valve droite, se logeant entre deux autres de la gauche; ligament court, bombé et complètement extérieur; deux impressions musculaires distantes, outre une troisième plus petite, un peu avant le sommet; impression palléale tiès-large et très-profondément excavéc en arrière. Lamaick décrit dix-huit espèces de Psammobies; elles habitent toutes les mers. Leur nom indique l'habitude qu'elles ont de vivre enfoncées dans le sable.

PsAMMOBiE VERGETÉE. Psammobiu virgata, Lam. Le fond de la coquille est blanc, il est peint de rayons roses; la forme est ovale, subangulaire postérieurement et traversée par des rugosités assez épaisses. De l'Océan indien.

PSAMMOCHARE. IJIS. T. PoMPilE.

PSAMMOCHLOA. BOT. L'une des sections du genre Elynnis de Linné.

PSAMMOCOLE. Psammocola. concb. Ce genre, créé par Blainville, ne diffère pas suffisamment du genre Psammobie de Lamarck ; aussi la plupart des conchyliologues ne l'ont-ils pas adopté.

PSAMMODE. Psammodes. iiss. Genre de Coléoptères hétéromères, de la famille des Mélasomes, tribu des Piméliaires, établi par Kirby. Caractères ; labre échancié; lèvre bifide; ses lobes divergents; mandibules se touchant l'une et l'autre par leur extrémité, bidentées; mâchoires écartées à leur base; palpes filiformes, les maxillaires allongées; menton en trapèze; antennes grêles, un peu en massue; cette massue composée de trois articles; corps ovale-oblong.

PsAMMODE A LONGUES ANTENNES. Psamviodes lovgicornis, Kirby. Elle est noire, allongée et aplatie; son corselet est lisse; ses élytres sont raboteuses. Du cap de Bonne- Espérance.

PSAMMODIE. Psanimodius. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéidcs, division des Coprophages, établi par Gyllenhall (Ins. suc, 1826), et auquel il donne pour caractères : mandibules cornées, arquées et dentées; mâchoires courtes, cylindriques, armées d'une dent intérieurement; lèvre ovale, obtuse et un peu échancrée; corps petit, ovale-oblong, entièrement convexe; écnsson distinct; chaperon court, large, convexe et transverse.

PsAMMODiE poRcicoL. Psaviviodius poicicollis, Gyll. j4phodius porcicoUis , lllig. Il est ovale, globuleux el brun; son corselet a des rides transversales et il est d'une nuance plus foncée que les élytres; celles-ci offrent de très-fortes côtes longitudinales, dont les in-

Icrvalles sont poricdic-s. Taille, deux lignes. Jlidi de l'Europe.

PS.\MMODROME. Psammodromus. rept. Genre de Sauriens, établi par Ch. Bonaparte, dans la famille des Lacertides, pour «n reptile nouveau qu'il a découvert aux environs de Marseille et qu'il a nommé Psammodrome cendré, Psammodromus cineretis. 11 a quatre pouces trois lignes de la pointe du museau à l'extrémité de la queue ; la tête est triangulaire, sans renflement sur les tempes; l'ouverture de la bouche se prolonge jusque sous le bord postérieur desyeux; la plaque frontale se rétrécit un peu au sommet, l'occipitale est petite et trapézoïde; l'interpariétale est à peine plus grande et presque rIiomI)oïda!e ; les plaques sous-maxillaires sont au nombre de quatre de chaque côté; une sorte de collier est formé par neuf ou dix écailles paraboliques ; les lamelles abdominales sont disposées en six séries longitudinales ; les écailles du dos sont grandes, lancéolées et carénées ; les pores fémoraux, au nombre de treize, sont petits et presque point relevés; les i)atles sont grêles et de forme arrondie, les postérieures plus fortes que les anlérieures. La couleur générale est un cendré métallique, uniforme, quoique à reflets bien prononcés; les parties inférieures sont d'un blanc nacré.

PSAMMOMYTE. i'.saw/»jo»H>-.î. mam. Ruppel, dans la relation de son voyage en Nubie, a donné ce nom à un genre de Rongeurs, dont les caractères sont : seize dents, huit supérieures dont deux incisives et six molaires; huit inférieures où sont également deux incisives et six molaires; rostre aigu, comprimé antérieurement, obliquement tron(|ué au bout; labre entier; point de poches buccales; oreilles médiocres, arrondies; corps couvert de poils très- souples et doux; queue plus courte que le corps et bien fournie; pieds ambulatoires : les antérieurs ont quatre doigts, avec une verrue tenant lieu de pouce; les postérieurs en ont cinq armés d'ongles en faux. L'espèce qui a servi de type à ce genre a reçu le nom de Psammomys obesus; elle se trouve uniquement dans les localilés sablonneuses d'Alexandrie et de ses en virons; elle se creuse des trous dans le sable, vil en communauté, sort le soir pour chercher sa nourriture qui consiste en racines, n'entre jamais dans les habitations, et fait, d'après les apparences, un sommeil hibernal. Longueur du corps, la queue y comprise, onze pouces.

Un autre genre Psammomys, dont la dénomination sera vraisemblablement changée, parce que la création de ce genre est postérieure à l'autre, a été publié par .1. Leconte, dans le troisième volume des Annales du Lycée d'histoire naturelle de New-York, p. 132. En voici les caractères : dents incisives subexserles; les supérieures larges, égales, tranchantes et cestriformes; molaires rugueuses, conliguës, lamelleuses, difificilesà distinguer, trois de chaque côté, les supérieures presque égales, les inférieures inégales et les postérieures les plus petites; rostre court et un peu obtus; rhinarion assez large et cartilagineux; narines s'ouvrant latéralement; yeux petits; oreilles petites et cachées par les poils; mammelles placées sur le ventre; pieds distincts, ambulatoires, à cinq doigts dont les extérieurs plus courts; pouce très-court; ongles en faux.

L'espèce unique, Psammomys pinelorum, vit dans les forêts de Pins des États-Unis, où on la connaît sous le nom de Ground-Mouse, parce qu'elle vit sous terre, dans des galeries qu'elle se creuse. Elle se nourrit principalement de racines; son poil est court, brun en dessus, cendré en dessous, avec les pieds nuancés de rouge. Taille, trois pouces.

P.SAMMOPIilDE. Psamtnophis. rept. Genre d'Ophidiens, de la tribu des Serpents proprement dits, établi par Boyé pour deux espèces de l'Archipel indien, qu'il a nommées l'une Psammophis cerasogaster, l'autre Psammophis nigrofasciatus. La première est d'un fauve pâle, à reflets dorés, couverte en dessus d'écaillés hexagones ou rhomboïdales, à sommets carénés, en dessous d'écailles semblables mais lisses , et d'un rouge de cerise, bordé de chaque côté par une ligne d'un jaune brillant. La seconde est en dessus d'un jaunerougeàtre, orné de larges bandes transversales noires et de deux lignes dorsales de la même couleur, avec des points noirs dans les interstices; le dessous est blanc.

PSAMMOSAURUS. REPT. Fiizinger a proposé sous ce nom la formation d'un genre nouveau, dans la famille des Sauriens, et dont le type serait le Laceita nilotica,

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