POT
herbacées, clépoiirvues le plus souvent de lise, dont la racine se composed'nne touffe degrnsses racines cylindriques et simples, qui naissent même des différenis points de la lise quand celle-ci existe. Les feuilles sont ou radicales ou alternes, entières ou découpées, généralement dures et coriaces. Les fleurs sont disposées en un spadice cylindrique, simple, qui est environné d'une spallie monopliylle. Chaque fleur offre un calice formé de quatre sépales épais, dont deux plus extérieurs, d'autant d'étamines qui correspondent chacune à un des sépales et dont le filet est épais et terminé, à son sommet, par une anthère dont les deux loges sont écartées et s'ouvrent par une suture longitudinale. L'ovaire est libre, à deux loges, contenant chacune deux ovules. Le stigmate est simple et presque sessile. Le fruit est une baie renfeimant en général deux graines. Plusieurs des espèces de ce genre sont cultivées dans nos serres; tels sont les Pothos crassinervia , Jacq., le, t. GOQ;Pollios violacea, Swarlz, Hook., Exot. FI. , 55; Portos aca !(/iS, Jacq.,Hook., /oc. fj7.,t. 122, etc.
POTIMA. BOT. Persoon a donné ce nom à une section du genre Coffea, caractérisée par sa baie raonosperme, j c'est-à-dire où une des graines avorte constamment. Le Coffea occidenlalis, Jacq. (PI. Amer, pict., tableau 68), en est le type. V. Café.
POTlPiONS ET P0TI;R0-N.S. bot. y. Patdron.
POTOROO OD POTOROU. Hypsyptymniis. mam.
Genre de Mammifères, de l'ordre des iNIarsupiaux, éta- \ hli d'abord par Vicq-d'Azyr et Cuvier sous le nom de | Kanguroo-Rat, rangé parmi les Kanguroos ou Macropus par Shaw, dont Illiger a formé son genre hypsfpiymmts, et que Desmaresta nommé Potorous, en latinisant le nom de Poloroo, que l'espèce primitivement connue porte chez les naturels de la Nouvellefialles du sud, au rapport de White. Le mot Hypsy- I prytnnos signifie qui est élevé de la partie postérieure. Les Potorous ont les plus grands rapports avec les Kanguroos; et par la forme et l'organisation de leurs dents, ils font le passage des Phalangers à ces derniers. Ce qui les distingue surtout, est l'appaieil dentaire. Voici ce que dit à ce sujet F. Cuvier (Dents, p. 133) : dents au nombre de trente; à la mâchoire supérieure, six incisives, deux canines. deux fausses molaires et huit vraies; à la mâchoire inférieure, deux incisives, point de canines , deux fausses molaires et huit vraies. A la mâchoire supérieure, la première incisive est forte, plus longue que les autres, à trois faces arrondies en avant, et droite sur ses deux autres côtés; elle est en outre enracinée profondément, et la capsule dentaire reste libre ; la deuxième est une petite dent semblable à l'analogue des Pétaurus et des Phalangers; la troisième, un peu plus grande que la précédente, est tranchante et se rapproche de la forme normale des dents de son ordre. Après un petit intervalle vide, vient une petite dent mince, comprimée et crochue, qui est la canine, et qui, comme l'analogue des Phalangers, dépend presque autant de l'os incisif que du maxillaire. Un large vide suit, et la première mâchelière est une fausse molaire, remarquable par sa forme singulière, mais dans laquelle on trouve modifiée l'analogue des Phalangers; elle est longue, mince, en forme de coin,
striée sur ses deux faces et dentelée sur son bord. Les quatre molaires qui viennent immédiatement après, se ressemblent entre elles, si ce n'est que la dernière est plus petite que les autres, et elles ont absolument les formes des molaires des Phalangers. A la mâchoire inférieure, les incisives ressemblent à celles des deux genres précédents, et les fausses molaires sont, comme les molaires, sans aucune exception, semblables à leurs analogues de la mâchoire opposée. Dans leur action réciproque, ces dents n'offrent rien de pai ticulier, si ce n'est que la face externe de la fausse molaire inférieure correspond ù la face interne de la fausse molaire supérieure. Ce système de dentition, ajoute F. Cuvier, est donné par quatre têtes qui appartiennent certainement à trois ou quatre espèces; l'une est celle du Kanguroo-Rat {Hypsypryninus /f'hilei); les espèces auxquelles les autres appartiennent ne lui sont point connues : conséquemment il s'abstient de les nommer.
Les caractères extérieurs des Potorous sont principalement les suivants : leurs jambes de derrière sont beaucoup plus grandes à proportion que celles de devant, dont les pieds manquent de pouce, et ont les deux premiers doigts réunis jusqu'à l'ongle; en sorte, dit Cuvier, qu'on croit d'abord n'y voir que trois doigts, dont l'interne aurait deux ongles. Leur <|ueue est ordinairement longue et robuste; la poche abdominale est complète et renferme deux mamelles. Leur estomac est grand, divisé en deux poches, et muni de plusieurs hoursoufflures; le cœcum est médiocre et arrondi.
Les Potorous ne vivent que d'herbes qu'ils paissent avec leurs longues incisives coupantes. Us se tiennent dans les broussailles et dans les buissons, où ils poussent de petits cris assez analogues à ceux des Rats. Us sautent avec force.
PoTOBOK DE White. Hypsypryiiintis JFhiiei, Ouoy et Gaymard, Zool. de l'Uranie, pi. 10; Polorous muiinus et Kangunis Goymardi, Desm., sp. 422 et 842, .Mamm-, Kanguroo-Rat, Phillip., //., pi. 47; White, It., pi. GO; Kanguroo-Rat, Cuv., Règne Anim., t. 1, p. 181; Macropus miiior, Shaw, Cen. Zool., pi. 1?6. Ce Polorou a la tête triangulaire, large et un peu aplatie par derrière, pointue en avant; le muffle et les narines sont placés à l'extrémité du museau et sont séparés dans leur milieu par un sillon longitudinal; les moustaches sont d'une médiocre longueur; la bouche est petite, et la mâchoire supérieme s'avance un peu plus que l'inférieure. Quelques poils noirs surmontent l'œil; les oreilles sont courtes, très-larges et velues à leur partie postérieure. La grosseur du cou donne à cette espèce quelque ressemblance avec les Rats, disent Quoy et Gaymard. Leurs pattes antérieures sont petites, pourvues d'ongles blanchâtres, longs, grêles et arqués. L'ongle du milieu est plus saillant. Les membres postérieurs sont proportionnellement plus longs et plus déliés que dans les Kanguroos. La queue est presque aussi longue que le corps; elle est grêle, écailleuse, presque nue, flexible, et porte à terre : son extrémité est teiininée par un bouquet de poils. La couleur du pelage de cet animal est uniformément d'un gris roux; la gorge, la poitrine, le ventre et l'intérieur des membres sont d'un blanc sale; le dessus de la tête,
Ic! dos, une pailie îles flancs et des cuisses, soiil d'un gris brun. Le boul de la ([ueue esl brun. Les poils soiil de deirx sortes : les pins profonds sont courts, doux, moelleux et un peu floconneux. Ils présentent une teinte gris de souris lorsiju'on les écarte; les extérieurs sont plus longs, roides et plus rares. Les tarses sont recouverts de poils longs, rudes et fauves, dirigés d'arrière en avant, et s'étejidant jus(|u'à l'extrémité des ongles. Ceux des pattes antérieures, plus doux, recouvrent les ongles. Longueur du corps, du bout du museau à l'origine de la queue, un pied cimi lignes; de la queue, un pied; de la tète, du bout du museau à l'occiput, trois pouces; des membres antérieurs, trois pouces six lignes; des membres postérieurs, buit pouces dix lignes. En général, la taille du Potorou est celle d'un petit Lapin. Les Potorous ont des mœurs Irés-douces et moins timides que celles des Kangouroos. Ils sont trèsagiles et fuient en faisant des bonds considérables lorsqu'on les inquiète. De la Nouvelle-Hollande. C'uoy et Gaymard rapportent qu'un de ces animaux vint enlever familièrement des restes d'aliments, au milieu d'une cabane bâtie pour les abriter, dans une excursion dans les monlagnes Bleues, et qu'il s'est enfui par un trou à la manière des Rats. Ces mêmes naturalistes ont raj)porté de l'île Uirck-Hatichs plusieurs tèles de l'otorous, qui ont à peu près les mêmes dimensions que le Potorou de Wbite. Elles diffèrent toutefois par l'étendue plus considérable de la cavité tympanique, par la largeur des arcades zygomatiques, ce qui les rapprocbe de celle du Kanguron élégant, et par la brièveté de la voûte palatine. Ces tèles appartiennent à une espèce nouvelle, pour laipielle ils proposent le nom de l'otorou de Lesueur. Hypsyprymiius Lesuemii.
Pérou a déposé au Muséum d'Histoire naturelle un squelette de Potorou, dont la tête, longue de deux pouces onze lignes, est plus mince, plus pointue et plus allongée en cône que les précédentes. Les incisives supérieures mitoyennes et les canines ont plus de longueur; la caisse du tympan esl moins développée; les arcades zygomatiques sont plus étroites et moins convexes; l'extrémité des os du nez dépasse le niveau des dents incisives supérieures. Sans doute ce squelette est celui qu'a mentionné F. Cuvier. Quoy et Gaymard, après l'avoir comparé avec le Potorou de White, proposent le nom de Potorou de Pérou, Hjtjsyprxmnus Pérou ii.
PoTORoii A SOIES. Hypsyprymnus setosus, Ogilby, Proceed. Soc. Zool., 1831, p. 149. Tout son corps est couvert en dessus d'un poil très-soyeux et d'un brun cendré; les parties inférieures sont d'une nuance beaucoup plus claire, presque blanchâtre; les oreilles sont grandes et larges, nues et noires; la queue est d'une médiocre longueur, grêle, écaillense, parsemée de poils très-courts et roides, outre le bouquet de soies qui la termine. Taille, deux pieds et un pouce, la queue comprise. De la Nouvelle-Uullande.
POTOS OD POTTOT. MAM. r. KiPIKAJOE.
POTTIA. BOT. (Mousses.) Le genre <|u'Erbart nommait ainsi esl le même que le genre Gymnoslomum. y . ce mot.
POTTO. MAM. C'est le nom par lequel Bosman, voya-
geur en Guinée, a le premier fait connaîlre un animal dont Gmelin a fait son Letiiiir Polio, et que Geoffroy a nommé Nycticèbe Potto. Illiger en avait fait un Sleno/is/el Desmarest l'a décrit, Spec, 127 de sa Mammalogie, sous le nom de Galcigo Guineensis.
POTTSIE. Pollsia. bot. Genre de la famille des Apocinées, établi par Kookei' et Arnntt, qui lui ont reconnu pour caractères essentiels : calice à quatre divisions; corolle bypogyne, infundibuliforme, à tube nu, sans écailles, de même que l'orifice; à limbe partagé en cinq découpures équilalérales, recourbées, à estivation valvaire; cinq étamines exsertes, insérées à l'orifice de la corolle; filaments filiformes et courts; antbères sagittées, cohérentes, entourant le stigmate, et ayant leurs appendices dépourvus de pollen; deux ovaires; style fort éjiaisàsa base et diminuant insensiblement d'épaisseur jusqu'au sommet qui est atténué; stygmate subglobuleux, pentagone, aigu. On ne connaît encore qu'une seule espèce de Pottsie; c'est un arbuste à rameaux dressés et pubères, à feuilles opposées, glabres, pétiolées, ovales, un peu cordées à leur base; les Heurs sont petites, peu nombreuses, longuement |)édonculées, réunies en panicule lâche et terminales. De la Chine.
POTURONS. BOT. r. Patdroivs.
POT-VERT. MOLL. Nom vulgaire et marchand du Turbo tnurinoratus, L.
POU. Pediculus. ins. Genre de l'ordre des Parasites, famille des Rostres, établi par Linné. Degéer a le premier divisé ce genre en Poux proprement dits et en Ricins, r. ce mot. Latieille a conservé le nom de Pou aux insectes qui ont pour caractères essentiels -. bouche consistant en un museau d'où sort à volonté un petit suçoir. Ces insectes, qui ne sont que trop connus des personnes malpropres, des enfants et des individus attaqués de maladies particulières, qui semblent les propager, méritent autant l'attention du naturaliste que les animaux ornés des plus belles couleurs : ils ont le corps aplati, demi-transparent, mou au milieu et revêtu d'une peau coriace sur les bords; la tète assez petite, ovale ou triangulaire, munie à sa partie antérieure d'un petit mamelon charnu, renfermant un suçoir qui parait simple, de deux antennes courtes, filiformes, de cinq articles et de deux yeux petits et ronds; le corselet est presque carré, un peu plus étroit en devant; il porte sLx pattes courtes, grosses, composées d une hanche de deux pièces, d'une cuisse, d'une jambe et d'un fort crochet arqué et tenant lieu de tarse dont l'insecte se sert pour se cramponner aux poils ou à la peau des animaux sur lesquels il vit; l'abdomen est rond, ou ovale, ou oblong, lobé et incisé sur les côtés, de huit anneaux, pourvu de seize stigmates sensibles et d'une pointe écailleuse au bout, dans les deux sexes.
Swammerdara a soupçonné que le Pou de l'Homme, dont il a donné une analomie, élait hermaphrodite : il a été porté à cette idée parce qu'il n'a pas découvert de mâles parmi ceuxqii'il a examinés, et qu'il leur a trouvé un ovaire. Leuwenhoek a fait sur cette même espèce des observations qui diffèrent beaucoup de celles de Swammerdam ; il a observé parmi ces insectes des indi-
liji
vidiis pourvus ri'organes générateurs mâles dont il a donné des figures; il a découvert dans ces mâles un aiguillon recourlié, situé dans ral)domen, et avec lequel, selon lui, ils peuvent pii|upr; il pense que c'est de la piqûre de cel aiguillon que provient la plus grande démangeaison (|u"ils causent, parce qu'il a remarqué «lue l'iiilroduclion de leur trompe dans les chairs ne produit piesque aucune seiisalion si elle ne touche pas à quelque nerf. Degéer a vu un aiguillon semblable placé au bout de l'abdomen de plusieurs Poux de l'Homme; ceux-ci qui, d'après Leuwenhoek, sont des mâles, ont, suivant Degéer, le bout de l'abdomen arrondi, au lieu que les femelles, ou ceux à i|ui l'aiguillon man(|ue, l'ont échaucré. Lalreille a vu trés-distinclemenl dans un grand nombre de Poux, l'aiguillon et la pointe dont parlent ces auteurs.
Les Poux vivent de sang; les uns se nourrissent de celui des Hommes, les autres de celui des(Ju;ulrupèdes; c'est avec leur trompe, qu'on n'aperçoit presque jamais quand elle n'est pas en action, (|u'ils le sucent. Chaque Quadrupède a son Pou particulier, cl quelques-uns même sont atla(|ués par plusieurs. L'Homme nourrit trois espèces de ce genre : le Pou commun ou des vêtements, le Pou de la (ête, et le Pou du pubis, vulgairement appelé Morpion, et dont le docteur Leach a formé un genre distinct sous le nom de Phlliirius. {f^. ce mot.) Ces insectes sont ovipares; leurs œufs, (|ui sont connus sous le nom de Lentes, sont déposés sur les cheveux ou sur les vêtements ; les petits en sortent au bout de cinq à six jours; après plusieurs mues et au bout d'environ dix-huit jours ils sont eu étal de reproduire : ils multiplient beaucoup, des expériences ont prouvé qu'en six jours un Pou peut pondre cinquante œufs, et il lui en reste encore dans le ventre; ou a calculé que deux femelles peuvent avoir dix-huit mille petits dans deux mois.
Dans la méthode de Duméril, le genre Pou est placé dans son ordre des Aptères, famille des Rhinoplères (y. ce mot). Le professeur Nilzch le place dans son ordre des Hémiptères épizoïques ; enfin le docteur Leach |)lace les Poux dans son ordre des Anoplures, famille des Pédiculidés; il les divise en trois genres, les Phlhires, les Uœmatopines et les Poux proprement dits.
On a donné le nom de Pou à plusieurs insectes de genres bien différents; tels sont les suivants :
Pou UE Baleiine. f^. Cyame et Pycnogonoiv.
Pou DE EOIS ou FoURMr BLANCHE. K. KERMÈS Ct PSUQUE.
Pou DE MER. /'. CYMOTOOÈ et CVAME.
Pou DES Oiseaux, r. Kicm.
Pou DES Poissons ou Pou de Kivière. Espèce d'Enlomoslracé qui s'attache aux ouïes de plusieurs Poissons. ^'. Calice et Argule.
Pou PULSATEUR. /'. PSOQUE PUISATEUR.
Pou VOLANT. On désigne sous ce nom des insectes qui habitent les lieux humides et se jettent, dit-on, sur les Cochons qui vont se vautier dans la fange; ils sont de la grosseur des Poux qui se trouvent sur ces animaux, mais ils sont noirs et ailés. Ce sont probablement des Diptères des genres Simiilie ou Cousin.
POUACRE. ois. y. BiuoBEAU, au mot Héron.
POUCE-PIED. Pollicipes. cirru. Ce genre, qui appartient à l'ordre des Cirrhipèdes pédoncules, a d'abord été fondé par Leach aux dépens des Anatifes, et a été adopté ensuite par Lamarck (llist. des Anim. sans vert., t. V, p. ■iOîî) (|ui lui a donné pour caractères : corps recouvert d'une coquille ct soutenu par un pédoncule luhuleux et tendineux; plusieurs bras tenlaculaires, comme dans les Anatifes; coquille comprimée sur les côtés et multivalve; les valves presque cnnligues, inégales, au nombre de treize ou davantage; les inférieures des côtés étant les plus petites. Ainsi caractérisé, ce genre ne renfermait (|u'un très-petit nombre d'espèces; mais il a été encore réduit et, de plus, son nom français de Pouce-Pied a été changé en celui de Pollicipède qui est la traduction littérale du nom latin. F. pour les habitudes et pour les rapports d'organisation avec les genres voisins, les articles Anatife et
CiRRHIPEDE.
POUCHARl. OIS. K. BOUCHARI.
POUCHET. moll. Dénomination employée par Adanson (Hist. nalur. du Sénégal, p. 18, pi. 1) pour désigner une espèce qui doit être rapportée au genre Hélice, et qui paraît être YHelix miiralis de Linné.
POUCHETIE. Poiichetia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par A. Richard qui lui assigne pour caractères : tube du calice ovale, soudé avec l'ovaire; son limbe est supère, petit, à cinq dents et persistant; corolle supère, à tube court, obconique, à orifice glabre, à limbe partagé en cinq lobes ovalioblongs, contournés avant l'inflorescence; cinq anthères sessiles dans le tube de la corolle, et linéaires; ovaire infère, à deux loges; style filiforme; deux stigmates linéaires, aigus, un peu divergents, à peine exsertes. Le fruit consiste en une baie sèche, ohovale, couronnée par les dents connivenles du calice, à deux loges renfermant chacune de quatre à six semences difformes, oblongues, recouvertes d'une pubescence soyeuse; albumen charnu.
PoucuETiE d'Afrique. Pouchetia Jfricana, Rich.; Gardénia parri/lora , Smeathman. C'est un arbuste glabre, à rameaux presque cylindriques, garnis de feuilles ovales, pointues, eourlement pétiolées; stipules ovales, solitaires, armées au sommet d'une petite pointe; pédimcules opposés, paniciilés, pauciQores, axillaires et terminaux; fleurs petites et glabres.
POUDINGUE. MOLL. Nom vulgaire et marchand du Cou us nibiginosus.
POL'DINGUE. MIN. et géol. Conglomérat ou Roche de transport formée par l'accumulation de cailloux roulés et réunis par un ciment quelconque. Les Poudingues diffèrent des Brèches en ce (|ue celles-ci ne sont composées que de fragments anguleux et de débris provenant des roches voisines du lieu où on les trouve, tandis que les piemiers ne renferment que des parties noilulaires et ovoïdes, de véritables galets ou débris de roches de nature diverse, transportés au loin par les eaux, et complètement arrondis par leur frottement mutuel. Les Poudingucs forment des bancs ou amas puissants, assez étendus, intercalés dans les diverses sortes de terrains, depuis ceux de transition jus(|u'aux plus superficiels. Pour les distinguer les uns des autres,
nn ajoute au nom gijnériiiiie de PoiKlin(;ue une é\ llièlequi exprime lanlôt la naluie des fraymeiiU doiil il se compose, ou au moins de l'él(!imenl qui y domine, lanlôt celle du ciment ou de la pâle (|ui réunit ces fiaj;menls. Ces matières ont souvent assez de consistance pour pouvoir êlre taillées, polies et employées dans l'art de la décoration. Les principales espèces de Poudinsue sont les suivantes : le Poïdingue AnagéisiQUE ( Anagéiiile d'Hauy), (|ui est un assemidage de fragments de Roches primitives, réunis par ini ciment scliisloïde, pétrosiliceux ou calcaire. A cette espèce appartiennent les Poudingiies de Trient et de Valorsine en Valais, et le Poudingue taUpieux ou pétrosiliceux de Cosscyr.dansla Haule-Égypte, nommé iS/èr/ie universelle, Brèche égyplienne ; il est composé de galets de Quartz, de Pétrosilex verdàlre,deSiénile,etc., dans le(|uel le Talc est l'élément dominanl. — Le Poudingue PROTOGVNtQUE du pied du Mont-Blanc. — Le PocDiisGUE OPHITIQCE des Vosges et de la vallée de Bruche, composé de fragments de roches diverses, réunis par une pâle opliilique ou un ciment de .Serpentine. — Les POUDINGUES FEl.DSPATHIQUE, PÉTBOSI- LicEBX, BASALTIQUE, etc., à fragments de Feldspath, de Pétrosilex, de Basalte. — Le Poouingoe siliceux ou jaspique, à noyaux de Silex ou d'Agathe, réunis par une pâle de Jaspe ou \\n ciment de Grès : lel est le caillou de Rennes à petits fragments rougeâlres ou jaunâtres, réunis par une pâte de couleur rouge, et i|u'on trouve en cailloux roulés, plus ou moins gros; telssonl encore le Poudingue psammitique ou Poudingue des Anglais {Piultliiigstoiie), formé de cailloux de Silex réunis par un ciment de Psanimite, et que l'on trouve dans le comté d'Herfiirt en Angleterre, et le Poudingue siliceux à ciment de Grès quarlzeux,de la forêt de Fontainebleau. — Le Poudingue calcaire, à fragments de Carbonate de Chaux, réunis par un ciment de même nature. A celte espèce appartient le Nagelflue des Suisses, Gnmpliolite de Biongniart.
POUDRÉ. MAM. ( Vicq-d'Azyr.) Synonyme de Blanc- Nez, espèce de Guenon.
POUFIGKO.N. OIS. Synonyme vulgaire de Pouillot. ^. Sylvie.
POUGOUNIÉ. MAM. Nom vulgaire du Paradoxurus tjpiis, Cuv. /'. Paradoxure.
POUILLEUX. BOT. L'un des noms vulgaires du Thym
POtllLLOT. OIS. Espèce du genre Sylvie. A', ce mol.
POUL. OIS. Nom que l'on donne vulgairement au Roitelet, r. Sylvie.
POULAIN. MAM. Nom du jeune Cheval.
POULAIN. Equulu. pois. Sous-genre de Zée. P'. ce mot.
POULE. zooL Femelle du Coq. On a étemlu ce nom h beaucoup d'autres Oiseaux qui n'appartiennent pas au genre Coq, et même à des Coquilles; ainsi l'on a appelé :
Poule, les Anoinies et les Téréhralules fossiles.
Poule d'Afrique et de Barbarie, la Pinlade.
Poule bleue, le Porpliyrion.
Poule de bois, la Géliiiole.
Pc.uLE DE MARAIS, le Tétras Gélinole d'Ecosse.
Poule du Cuih Dieu, le Troglodyte.
Poule de Bruyère ou de Limoges, le Tétras femelle.
Pocle de Bouleau, le petit Tétras.
Poule de Corée, le Paon.
Poule de Dasiiette, le Porphyrion.
Poule d'eau, la Galliniile.
Poule de la mère Carey, le Procellarla rjignnicn.
Poule faisakde. la femelle du Faisan.
Poule gloussante, les Crabiers.
Poule des Coudriers, le Tétras Gélinole.
Poule de mer. le Guillemot.
Poule de Neige, le Lagopède.
Poule de Ncmidie, la Pintade.
Poule péteuse. l'Agami.
Poule de Pharaon, le Catharte alimoche.
Poule du port Eghont, le Goéland brun.
Poule rouge du Pérou, le Hocco du Pérou.
Poule sauvage, la Gélinole.
Poule Sultane, le Porphyrion.
POULET. OIS. Nom du jeune Coq. On a appelé la Huppe, Poulet de bois; la Gallinule, Poulet d'eau, elc.
POULETTE, zooi. C'est à proprement parler la jeune Poule; mais le vulgaire a étendu ce nom aux principales espèces du genre Gallinule.
POULIN et POULINE, mam. Le jeune Cheval et la jeune Jument. Celle-ci est aussi désignée par le nom de PocLicBE. On appelle Poulinière, la Jument en étal de gestation.
POULIOT. bot. Espèce du genre Menthe, Mentha Pulegium; on a encore appelé Pocliot-Thym, le Men- Iha cervina, et Pooliot de mer, le Teucrium capital tim.
POULPE. Octopus. boll. Genre de l'ordre des Céphalopodes, qui peut être caractérisé de la manière suivante : corps plus ou moins globuleux, sans expansion natatoire du manteau, ni corps protecteur dorsal, avec une tête fort grosse, pourvue, autour de la bouche, de quatre paires seulement d'appendices tenlaculaires trèsconsidérables . garnis d'un ou de deux rangs de ventouses dont le burd esl constamment musculaire. Les mœurs des Poulpes ne paraissent pas ditîérer beaucoup de celles des Sèches et des Calmars; cependant les premiers sont moins bien disposés pour la nage, mais ils sont mieux organisés pour la marche; aussi se tiennent-ils presque toujours au fond de l'eau, près des rivages, recherchant le creuxdes rochers. Ils se cachent ou gagnent la haute mer en hiver, car on n'en trouve presque pas pendant celte saison; on dit pourtant que c'est le temps de leur accouplement , ce qui est peu probable. Vers le printemps ils sont très-abondants sur lescôles,où ils font une très-grande destruction de Crustacés, ce qui fait un véritable tort aux pêcheurs, parce qu'ils se jettent de préférence sur ceux qui sont le plus recherchés pour la nourriture de l'Homme. Ces Mollusques eux-mêmes servent de nourriture, si ce n'est délicate, du moins copieuse. Comme la chair en est ferme et dure, elle a besoin d'être fortement battue pour devenir plus tendre et de plus facile digestion. Certains Poulpes peuvent, à ce qu'il paraît, atteindre à une taille assez grande, mais il y a loin de là à la taille vraiment gigantesque qu'on attribue à quelques-uns
dViiIre eux. Monlforl s'est plu à rechercher tout ce qui a pu être dit sur ces auimaux Fabuleux, soit chez les anciens, soit dans hs temps de barbarie du moyen âge. Aidé de son imaRiiialion, il les a comparés à des îles, à des monlagnes, surpassant en taille les plus grands Cétacés, capables en un mot de se jeter sur un navire et de le faire sombrer sous voile, tant par leur force que par leur pesanteur. On a dit qu'il y avait des Poulpes assez f;rands pour faire périr nu homme à la nage en empêchant ses mouvements par l'enlacement de ses bras : cela ne présente rien d'impossible, d'autant qu'il est assez facile de s'effrayer lorsqu'un se sent en contact avec un animal contre lequel il existe des préventions.On a assuréaussi queleconlactde leuis ventouses occasionnait à la peau des irritations |iusluleuses, quelquefois dangereuses; cela a pu avoir lieu, mais il arrive plus souvent que la peau conserve seulement un peu de rougeur.
Le nombre des espèces connues de ce gcnie est encore peu considérable. 11 n'est pa.s douteux <|u'il ne s'augmente considérablement, puisqu'on en trouve dans toutes les mers. Lamarck en a décrit quatre seulement, lilainville en indique un plus grand nombre dont quelques-unes semblent douteuses. Si ce que dit Raffinesque est vrai, les auteurs auraient confondu jusqu'à neuf espèces bien dislinctes dans le seul Octopiis vulgarU; cela paraît peu probable; il l'est moins encore que toutes soient de la même mer.
Poulpe commbiv. Oclopus vulyaris, Lamk., Mém. de la Société d'Hist. nat., p. 18; Encycl.. pi. "G, fig. 1, 2; Hepia Oolopus, L., Gmcl., p. 51-W, n" 1; Polypns Octopus , Rondelet, Pis., p. 513, très-commun dans les mers d'Europe. — Poulpe granclecx. Octopusgiainilutus, Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p.G5S, n"2; ibid., Lamk., /oc. cit., p. 20, ou Sepia riigosu? Bosc, Ad. Soc. llisl. nat., p. 24, lab. 5, fii;. 1,2. — Poïipe ciRBHErx. Octopus Linliosiis, Lamk., loc. cit., n" 3; ibid., Mém., p. 21, pi. 1. fig. 2. a, b. Espèce fort rare dont on ignore la patrie. — Poulpe musqué. Octopus moschatus, Lamk., loc. cit., n" 4; ibid., Mém., pi. 2, 1; Rondelet, Pis., p. 373. Troisième espèce de Poulpe, à un seul rang de ventouses. On le trouve dans la Méditerranée.
POULS. lOOL. /'. AtlTÈUCS.
POUMELLE. BOT. L'un des noms vulgaires de V^garicus procvrus, espèce mangeable.
POUMERGUE ET POUMÉRINGIIE. pois. Noms vulgaires du Spuriis auratiis, sur queliiues rivages.
POUMON MARIN ou POUMON DE MER. acal. Nom vulgaire de plusieurs espèces de Méduses.
POUMONS. Puliiiones. zooL. Ce sont les organes de la res|iiralion aérienne chez les Mammifères, les Oiseaux et les Reptiles. Quelques Invertébrésde différentes classes ont aussi des organes de respiration aérienne, que l'on a comparés, avec juste raison, aux Poumons des animaux supérieurs, et qui ont reçu le même nom. Parmi les Poissons, un seul genre a, jusqu'à ce jour, présenté des organes que leur slruclure et leur disposition permettent de leur comparer : c'est le genre Hétérobranclie de Geoffroy Sainl-Hilaire, appartenant à la famille des Siluroïiles {t-'. Silure), et jusiiu'ici
composé seulement des deux espèces figurées par Geoffroy Sainl-Hilaire, et décrites <lans le grand ouvrage sur l'Egypte, sous les noms i}'Heterobianchu.i aiiguillai is et d'Helerobranchus bidursalis.
POUPART. CRDST. L'un des noms vulgaires du Cancer Pag unis. ^'. Pagure.
POUPARTIE. Pouipartia. BOT. Commerson a donné ce nom à un arbrisseau originaire de l'ile de Mascareigne , et qui appartient à la famille des Térébinlhacées, tribu des Spondiacées de Kunth. Le Poiipartia boihonica, la seule espèce qui compose ce genre, est un arbrisseau ayant des feuilles alternes, im|)ari|)innées, composées de neuf folioles disposées par paire. Les Heurs forment des grappes axillaires et terminales; elles sont unisexuées, dioïques; les mâles offrent un calice à cinq divisions elliptiques, concaves ; une corolle de cini| pétales sessiles et égaux, insérés à un disque bypogyne; dix étamines attachées sous le disque et moitié plus courtes que les pétales; les fleurs femelles offrent un calice persistant, un ovaire à deux loges, contenant chacune un ovule attaché et pendant à la partie supérieure de la cloison. Le fruit est un drupe contenant une noix osseuse; les graines sont un peu comprimées, rejifermant un embryon sans endosperme.
POUPON. BOT. F. Pépoiv et Courge.
POUPON NOBLE, pois. L'un des noms vulgaires du Balisle Caprisque. /''. Baliste.
POURCEAU. MAM. INom vulgaire du Cochon, f^. ce mot. On a étendu ce nom au Hérisson qu'on appelle quel(|uefois Pourceau ferré, au Marsouin appelé Pourceau DE MER, et au Cloporte, dit Pourceau de terre.
POURCELANE et POURCHAILLE. BOT. Vieux noms du Pourpier. A", ce mot.
POUHETIA. BOT. (Kuiz et Pavon.) y. Pourrétie.
POUROUMA. BOT. Auhlet a nommé ainsi un genre encore mal connu, qui offre des Heurs dioïques; les Heurs femelles se composent d'un ovaire ovoïde, comprimé, terminé par un stigmate discoïde, strié et crénelé, sans calice ni corolle; cet ovaire devient une capsule ovoïde, uniloculaire, s'ouvrant en deux valves et contenant une seule graine. On ne connaît point encore les fleurs mâles. Le Pourouina Guianeiisis, Aublet. Plant. Guian.,ô, p. 8U2, t. 341, est un très grand arbre, portant des feuilles alternes, trilobées, rudes à leur face supérieure, blanchâtres et velues à l'inférieure; ces feuilles sont enveloppées, avant leur déroulement, dans une grande sti|)ule membraneuse. Ce genre parait appartenir à la famille des Urlicées.
POURPAIROLLE. bot. Synonyme vulgaire de Sorgho.
POURPIER. Portulaca. bot. Genre de la famille des Portulacées, établi par Tournefort et adopté par Linné qui l'a placé dans la Dodécandrie Monogynie. Ce dernier auteur avait formé, sous le nom de Meridiana, un génie qui avait pour type son Poitulaca qiiudiifida; mais il fut abandonné par Linné fils et par la plujparl des auteurs, excepté Schraiik. D'un autre côté, Thunberg décrivit, sous le nom de Purtuluca fruticasa , une plante du Caj» que Jacquin a érigée en un genre particulier et nommée Poitutucaria. Dans le troisième volume de son Piodruiuus sysleinatis l'c-
PORTUI^CA THELUSSONn.
ijvtahUiiim, De Candolle ailmel le genre Portiilaca lel ((lie l'élahlil Tourneforl, el il le caracléiise ainsi : calice ou libre ou adhérent à la base de l'ovaire, divisé |irofoudément en deux parties, finissant par se fendre circiilaireinenl à la base; corolle à quatre ou six pétales éj;au.\, libres ou réunis légèrement entre eux à la base, et insérés sur le calice; huit à quinze étainines dont les filets sont libres, ou quelquefois soudés avec la base de la corolle; ovaire presque rond, surmonté d'un style divisé au sommet de trois à six parties , ou surmonté de trois à buil stigmates allongés; capsule presque globuleuse, uniloculaire, fendue circulairemenl par le milieu comme une boite à savonnette; graines nombreuses, attachées à un placenta central.
PocRPiERUEsctiisiNES./'or/H/acao/e/acea,L. Plante herbacée, que l'on dit originaire des Indes, mais qui est maintenant naturalisée et comme spontanée dans les lieux voisins des jardins potagers en Europe. Ses luuilles sont très-charnues, de même que ses liges; elles sont éparses, très-entières, munies de poils dans les aisselles, fasciculécs autour des fleurs qui sont petites et jaunes. Celte espèce olîre plusieuis variétés : les nues à feuilles larges, les autres à feuilles vertes ou jaunâtres; celle dernière a reçu des jardiniers le nom de Pourpier doré.Le Pourpier a une saveur un peu acre, qui se dissipe par la cuisson; on le mange en salade, ou cuit et assaisonné de diverses manières. Ses feuilles mâchées passent pour détersives des ulcères de la bouche, el pour anliscorbuliques.
Pourpier de Toélcssom. Poitutaca Thelussunii, Lindl.; Poitutaca grandi/lora rutila, Bot. reg., 1839. Plante annuelle, à tiges rouges el dressées, à filaments axillaires, à feuilles épaisses, subcylindriques, linéaires, clituses au sommet; les fleurs lerminent les rameaux; elles sont d'un beau rouge ponceau vif, avec l'onglet des pétales jaune et une lâche concentrique purpurine. Elles ont plus de deux pouces de diamètre, et les cinq pétales qui les composent sont fortement échanciés au sommet. Buénos-Ayres.
On a éleiidu le nom de Pourpier à des végétaux qui n'appai tiennent pas au genre Poitutaca, et appelé : PoiRPiER AQUATiQCE (PETIT), le MoHlia /'ontaua . PotRPiER DE BOIS, Ics Péjiéromies, dans les Antilles. Pourpier de Cdeval, le Trianthema monuijyna, dans les colonies.
Pourpier de mer, V^tripiex Hulimus el le Crassulii Cot) leilon.
POIUPIÈKE. BOT. y. Peplis Porlulacoides, L. POUKPUE. Purpura, holl. Genre de Gastéropodes pcclinibranches, établi par Lamarck (Uist. des Anim. sans vert., t. vu, p. 253) aux dépens des Buccins el des Rochers; il est caractérisé de la manière suivante : coquille ovale, soit mulii(ue, soit tuberculeuse ou anguleuse; ouverture dilatée, se leiminant inférieurement en une échancrure oblique, subcaiialjculée; columelle aplatie, finissant en pointe à sa base. La coquille des Pourpres se distingue essentiellement de celle de plusieurs des genres voisins, ])ar l'existence d'un canal à la base de l'ouverture, mais ce canal est très-court, el conduit natiiiellement à ce qu'on observe dans les Harpes, les Buccins, etc., dans lesquels il a complète-
ment disparu. Adanson (Voy. au Sénégal, p. 100, pi. 7, fig. 1 ) a décrit, sous le nom de Sokem, l'animal de la Pourpre Hémasiome. Il dit que la lêle de l'animal qui remplit la coquille est petite, eu égard au reste du corps; elle est cylindrique, de longueur el de largeur presque égales. De son extrémité, qui parait comme échancrée et creusée en arc, sortent deux tentacules épais, de figure conique el près de deux fois plus longs qu'elle. Ces tentacules sont considérablement renflés depuis leur racine jusqu'au milieu, et coupés en dessous par un sillon qui en parcourt la longueur. C'est sur ces appendices que les yeux sont placés au milieu de leur longueur et à leur côté externe ; ils sonl noirs, fort petits et semblables à deux points qui ne saillent point au dehors. La bouche se fait reconnaitre par \\n petit trou ovale, ouvert Iransversalemenlau-dessous de la tète : vers son milieu. Il y a apparence qu'elle renferme une trompe ou une langue en forme de tuyau; le manteau consiste en une membrane peu épaisse, tapissant les parois intérieures de la coquille, sans s'étendre au dehors. Ce manteau est ondulé et comme légèrement frisé sur les bords; à sa partie supérieure, il se replie en un tuyau qui sort par l'échancrure de la coquille, se déjette à gauche et atteint en longueur le sixième de la coquille. Le pied est un gros muscle elliptique, obtus à ses extrémités, une fois plus long que large, cl près de moitié plus court que la coquille. On remarque en dessous deux sillons dont l'un traverse son exliémilé antérieure pendant que l'autre parcourt sa longueur, en croisant le premier à angles droits. Le reste de sa surface est encore coupé d'un nombre infini de petits sillons longitudinaux. Lorsque l'animal marche, ce pied cache la tête en dessous et une partie des tentacules. Dn opercule mince el cartilagineux est attaché entre le manteau et le pied de l'animal, un peu audessusdu milieudesalongiieur.il a la forme d'une demilune; sa longueur est double de sa largeur, et une fois moindre que celle de l'ouverture de la coquille; il la bouche cependant très-exactement en rentrant avec l'animal jusqu'au milieu de la première spire qui se trouve beaucoup rétrécie dans cet endroit. Sa surface est lisse, d'un brun noir, et marquée de cinq sillons légèrement creusés en arc dont les cornes sont tournées en haut.
Pourpre. pERsiQDE. Purpura persfca , vulgairement Conque persique. — Pocrpjie antique. Purpura patula. Columna a prétendu avoir retrouvé dans cette espèce la Pourpre des anciens; mais cette opinion a été réfutée. On la trouve en très-grande quantité dans l'Océan et dans la Méditerranée. — Pourpre Consul. Purpura Consul; c'est la plus grande des espèces connues. — Pourpre a teinture. Purpura lupitlus; trèscommune sur ses côtes. Elle fournit une couleur pourpre ou cramoisie qui a été mise en usage, mais à laquelle on a renoncé depuis la découverte de la Cochenille. — Pourpre uemastome. Purpura liœmastoma, de l'océan Atlantique.
POUKRAGNE. bot. Nom vulgaire de VAsphodelus fistulosus.
POCKKÉTIE. Pourrelia. bot. Genre de la famille des Bombacées de Kunlli, et de la Monadeli>hie Polyan-
(Iiie, L., établi par Willdenow {Species Plant., 3, |i. 844), et ainsi caractérisé : calice nu, divisé profondément en cini] segments, campanule et persistant; corolle à cinq pétales; élamines nombreuses, soudées par leurs filets en un cylindre découpé au sommet en cin<| faisceaux; à anthères uniloculaires; stigmate capité; capsule coriace, membraneuse, à cinq ailes folia- I cées, très-grande, uniloculaire. indéhiscente, à loges monospermes, la plupart avortées; cotylédons chiffonnés. Ce genre avait été nommé Cavanillesia par Ruiz et Pavon. Kunlh est le seul, parmi les botanistes d'aujourd'hui, qui ait adopté celle dernière dénomination; on l'a rejelée à cause de l'existence antérieure d'un genre dédié à Cavanilles par Thunberg. A'. Cwaniila. — PoDRRÉTiE AREOREsnENTE. Powietia aiborea, Willdenow; Cavanillesia umbellata, Ruiz et Pat\. , Piodi: FI. Peruv., lab. 20. C'est un arbre dont le tronc est épais et comme renflé vers son milieu, le bnis fongueux, les feuilles cordiformes, les fleurs rouges, trèsfugaces et disposées en ombellis; il croit dans les Andes du Pérou. — PoPRRÉTiE A rEiiii ES DE Pr.ATXNE. Poiirretia Platunifolia , Huml). et lioiipl. Ses feuilles .sont presque pellées, à cinq nu sepl bibes; ses (leurs ont les pétales couleur de cliaii' et coiiveils cxléiieurement d'un coton couleur de rouille. Cet arlire croît dans la province de Carthagène , de r.\méri(|ue méridionale.
Ruiz et Pavon ont établi un genre Pourietia qui a été réuni au Pi/ciiiniid. F. ce mot.
POU.S.SEPIED. ciKRH. Pour Pouce-Pied. ^. ce mot. POUSSIÈliE FÉCONDAiNTli. BOT. K. PoLLEn.
POLlTARQUi;. POIS. F. RotTARQUE.
POUTFJllE. Poiileiia. dot. Genre de la famille des Ébénacées, établi par .\ublet(|ui lui donne pour caractères : un calice persistant, à (piatre lobes; une col'olle miinopétale, lubuleuse, reuHée, à qualre divisions terminées chacune par une soie; quatre étaniines insérées au fond de la corolle; un ovaire libre, terminé par un style simple et un stigmate qiiadrilobé; le fruit est \UK capsule ovoïde, liis|iide, à ([ualre loges, s'ouvranl en quatre valves et contenant chacune une graine enveloppée de pulpe. Ce genre est le même que le Chœtocaiyus de Schreber; on doit aussi y réunir le Labatia de Swarlz. Il se compose d'arbres ou d'arbustes tous originaires d'Amérique, ayant leurs fleurs réunies en petit nombre aux aisselles des feuilles.
POUZOLTIA OD POUZOLZIA. dot. Le genre institué sous ce nom, par Gaudichaud, dans la famille des Urticées, pour une plante de Java, ne parait point différer du genre Pariétaire, f'. ce mot.
POUZZOLANE. MiPi. et géol. Sorte délave pyroxénique altérée, provenant de la décomposition des Scories, et qui, vue à la loupe, ofïre une multitude de parcelles cristallines et d'autres un aspect terreux. Le type de celte espèce de Roche est cette matière pulvérulente, d'un brun rouge foncé ou d'un gris plus ou moins sombre, (|ue l'on tire de Poui-zolcs, près de Naples, où il s'en est formé des dépôts immenses, et (|ui est extrêmement précieuse pour les arts. Son caractère essentiel, celui (pii en fait toute la valeur, est la propriété dont elle jouil de former, avec la Chaux et le Sable
commun, des mortiers qui durcissent sous l'eau en très-peu de temps, et qui s'opposent aux infiltrations. On en distingue deux variétés principales: l'une est la Pouzzolane poreuse, fiiable, rude au toucher et magnétique, composée de Silice, d'Alumine, de Chaux, de Magnésie, de Soude, de Fer titane et d'Eau; c'est VArena des anciens, que l'on trouve en abondance à Raies, à Pouzzoles, à Naples et à Rome. Son exploitation, pendant de longues années, aux portes de cette dernière ville, a donné naissance à ces immenses carrières connues sous le nom de Catacombes. L'autre est la Pouzzolane argileuse que l'on trouve aux environs du cratère de l'Etna, et dans les volcans éteints d'Italie, de l'Auvergne et du Brisgaw.
POUZZOLITE ou POZZOLITE. MIN. et géol. Nom donné par Cordier à une variété de Pouzzolane ou de Scorie décomposée, qui s'offre en couches, et jouit d'un certain degré de consistance. Ses couleurs sont variables ; elle est amygdalaire ou fragmentaire, et renferme souvent des cristaux disséminés, r. Pouzzolane. POZOA. ROT. Lagasca (Nov. Geii. cl Spec, p. 13, u» 10-5) a élal)li, sous ce nom, un genre qui appartient à la famille des Ombellifères , et qui a été placé par Sprengel (in Rœmer et Schulles .Syst. f^eget., vol. C) à la suite de VAstianlia. Voici les caractères qui lui sont assignés : ombelle simple; involucre plus grand que l'ombelle, crénelé-denté, à plusieurs nervures, et de consistance un peu coriace. Corolle dont les pétales sont entiers. Fruit prismatique, tétragone, couionné par les dents du calice. Le Pozoa coiiacea, Lagasca, loc. cit., est une plante herbacée, à feuilles simjdes, cunéiformes, profondément dentées au sommet, longuement pétiolées, coriaces, et à cinq nervures. Cette plante croît dans les Andes de l'Améri(|ue méridionale. PRAEDATRIX. ois. (Vieillot.) Synonyme de Stercoraire, y. ce mot.
PRAESEPID.M. BOT. Ancien nom du Chardon bénit. PR^DGÈNE. Prœiiçiena. ins. Genre de Coléoptères bétéromères, de la famille des Sténélylres, tribu des Hélopiens, institué parKIug, aux dépens du geiu-e Hclops de Fabricius. Caractères : antennes longues et filiformes, avec le premier article assez court et un peu renflé, le deuxième globuleux, les suivants égaux, le dernier sensiblement plus long, presrpie cylindrique, pointu à l'extrémité; dernier article des palpes un peu triangulaire ; tarses pres(|ue filiformes, avec le premier article un peu plus long que les suivants, et le dernier un peu moins long que tous les autres réunis; télé ovalaire, un peu allongée; yeux rapprochés sur le front; corselet transversal, très -arrondi sur les côtés; écusson petit et triangulaire; corps ovalaire, légèrement déprimé, un peu allongé; élylres assez larges à la base, allant en se rétrécissant jusqu'à l'extrémité; pattes moyennes; cuisses un peu renflées.
PRjEUGtiVE A PIEDS ROUGES. Prœiigeiia nihripe.i, Kl. Il est d'un bleu tirant sur le verdâtre, brillant, couvert de points : sa tête et ses antennes sont noires; le corselet est rebnrdé en avant et en arrière; l'écusson est noir, les élytres ont des stries longiludinales, formées de points très- serrés; le dessous du coips est noir, ponctué; les pattes sont d'un brun rouge, avec
l'i xtiéiiiité (les cuisses el les larses noirs. Taille, sept liijiies. Du Sénégal.
l'R.VIE. Pruia. ACAt. Génie de la famille des Béroïdos , instilué par Quciy el Gaymard qui lui ont imposé pour caractères : corps suhgélalineux, assez mou, transparent, binaire, déprimé, oblus ou tronqué obliquement aux di'ux extrémités, creusé d'une cavité assez peu pr(jfonde. avec une ouverture ronde, presque aussi grande (|U>lle, et [lourvu d'un large canal ou sillon en dessus.
Praie oodtekse. Praia dubi'a, Blainv.; Diphysdubia, Q. et G. Ciirps subquadrilatére, arrondi, élargi à une extrémité, bilubé à l'autre qui présente une surface oblique, creusée d'une large ouverture â bourrelet, donnant dans un vaste entonnoir peu profond, avec les vaisseaux symétri(|uement rangés sur son pourtour, gélatineux, transparents. Des rivages de la Nouvelle- Hollande.
PIi.l^GOS. Pravgos. bot. Genre de la famille des Ouibellifères, établi par Lindiey qui le caractérise ainsi : limbe du calice à cinq dents; pétales ovales, entiers, avec le sommet roulé; slylopodes du fruit déprimés; section transversale presque cylindrique; commissure large; méricarpes comprimés sur la face dorsale, à cin(| paires de cotes lisses, épaisses à leur base, se continuant sur le dos en ailes verticales, membraneuses; semence ornée de bandes nombreuses; albumen roulé.
Prangos fourragère. Piaiigos pabularia, Lindl. Plante herbacée, vivace; tiges cylindri(|ues; feuilles décomposées, à découpures linéaires ; ombelles nombreuses , entourées d'un involucre formé de folioles simples, el composées de fleurs jaunes. De l'Inde.
l'KAMZE Pianizn. crcst. Genre de l'ordre des Ainplilpodes, famille des Uécempèdes, établi par Leacli et adopté par Lalrcille qui lui donne pour caractères : dix pieds onguiculés, sans pinces, et dont la longueur augmente graduellement en allant de devant en arrière; quatre antennes sétacées, srmiiles, courtes; tronc ou lliorax divisé en trois segments dont le dernier est Irès-grand, et porte les trois dernières paires de pieds; une paire à chacun des autres ; post abdomen ou (|ueue de six segmerjts, avec «lualre lames ou nageoires ciliées au bout.
PRANrzEELEBATRE./'/a//i.:acœf «/ea/a,Leach;0«i'scus lœnilealHS, Montagu ; Slabber, Recueil d'observ. microscop., pi. 1, fig. 1. 11 est entièrement bleuâtre, avec quatre indices de taches plus claires sur le dernier arrneau du corps dorrt la forme est ovalairc. Taille, une ligne et demie. On le trouve en Angleterre, à Pcmboucbur'e des fleuves.
PRAOCITE. Piuocis. INS. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Mélasomes, tribu des Praocitées, institué par Solier, avec les caractères suivants : antennes lîlrformes. de onze articles, dont le troisième coniiiue el iilus long que cerrx entre lesiiuels il est placé; lête enfoncée jusque près des yeux, dans le pr-otborax, rétrécie en avant des antennes; yeux assez grarrds ; menton petit, court, liansveise, dilaté en trapèze de la base vers le bord antérieur; palpes maxillaires assez longues, étroites et terminées par irn ar-
ticle comprime, les labiales courtes, terminées par un article cylindriqire; labre liés- saillant ; prolhorax transverse, écbancré antérieurement el trilobé à sa base; écusson légèremenl saillant, triangulaire, peu apparent; corps plus ou moins convexe, déprimé sur le dos ; pattes courtes ; jambes garnies d'aspérités subépineuses; larses grêles el jîliformes, dont le premier article est fort allongé.
Praocite Ri'FiPÈDE. Piaocis rufipes, Esch. Son corps est noir, avec un obscur reflet métallique et cilié ; trois sillons sur chaque élylre, ils sont couverts d'un épais duvet blanchâtre el d'inégale lorrgiieur, le dernier étant le double du premier, leur extrémité est rougeâtre; antennes el pattes rouges. Taille, cinq lignes. Du Chili.
PRAON. Praon. ins. Hyménoptères; genre de la famille des Térébrans. tribu des Ichneunionides, établi par' Haliday, avec les caractères suivants : antennes filiformes; tête oblato-globuleuse ; mandibules bidentées; palpes maxrllaires de quatre articles, les labiales de trois; écusson du mésothorax bisillonné el tomen- Icux; abdomen lancéolé, avec le pi-emier segment court el anguleux à sa base; aiguillon conique, horizontal et ascendant; cellule cubitale complète, se prolongeant vers l'extrémité de l'aile.
Praon dorsal. Praon dorsalis, Hal. Tête d'un noir brunâtre luisant; hypostome, base des antennes, abdomen el pieds d'un jaune ferrugineux. Taille, deux lignes. Europe.
PRaSANTUEA. bot. L'une des sections du genre Gesnei ia.
PRASE. MIN. ^. Chrtsoprase.
PRASI.\. OIS. Espèce du genre Gros-Bec. /-'. ce mol.
PRASIUM. BOT. Genre de la famille des Labiées, el de la DidynamieGyrnnospermie. 1,.. offiaril les caiacléres suivants : calice turbiné, presipie campannlé. à deux lèvres dont la supérieure est plus large el à Irois ilerils, rinférreiUT plus pelile el à deux dents; corolle â deux lèvres: la siiptrieure droite, concave, légèremenl éehancrée, l'inférieure pendanle, plus large, à trois lobes, celui du milieu plus long (|ue les latéraux ; i|ualr e étamines didynames, donl les filets sont appliqués contre la lèvre supérieure de la cor olle ; ovaire (iriadrilobé, au centre duquel s'élève un slyle filiforme, de la longueur des étamiries; fruit formé de quatre haies arrondies, situées au fond du calice. Le genre Prasium est trèsremarquable entre les Labiées par son fruit bacciforme. Linné l'a conslilué sur deux plantes qui croissent dans la Sicile. l'Ilalie méridionale el sur les côtes de Barbarie, il les a décrites sous les noms de Prasium majus el Prasium minus. Ce sont des arbrisseaux Irèsrameux, hauts d'environ quatre à cin(| pieds, garnis de feuilles assez semblables à celles de la Mélisse officinale. Les fleurs, d'une couleur blanche ou d'un bleu tendre, sont peu nombreuses, terminales el axillaires. Waller, dans sa Flore de la Caroline, a décrit, sous les noms de Prasium imr/jureuin, coccineum et incarnatum, des plantes (|ui se rapportent au genre Dracocephalum. y. ce mol.
PRASOCDRE. Prasocuris. ins. Genre de Coléoptères télramères, de la famille des Cycliques, tribu des Chrysomélines, établi par Latreille, et ayant pour
1' Il A
caractères ; corps allonifti, presque linéaire, au moins trois fois plus long que large, déprimé; lêle presque liorizonlale, un peu enchâssée dans le corselet; antennes de onze articles, les cinq derniers formant une sorte de massue allongée; les septième, huitième, \ neuvième et dixième, qui font partie de cette massue semi-globuleuse, pas plus longs que larges ; lahre co- ! riace, court, assez large, arrondi antérieurement; j mandibules courtes, obtuses; mâchoires membraneuses, bifides; palpes courtes, plus épaisses dans leur milieu : i les maxillaires de quatre articles, les labiales de trois ; lèvre plus étroite à sa base, ayant son extrémité ar- | rondie, dilatée, membraneuse; corselet carré; écusson triangulaire, assez grand; élytres débordant peu l'abdomeii ; pénultième article des tarses bilobé. Ces insectes vivent, à l'état de larve, dans l'intérieur des liges des plantes aquatiques. L'insecte parfait ronge les feuilles des mêmes planles.
PuASocïRE DE i\ Phellandkie. Prasociiris Phellandrii, Lalr.; Helodes Phellamlrii, Fabr.; Ciioceris Phellandiii, Panz., Faun. germ., fasc. 85, lig. 9. Elle est noire, avec les bords du corselet et deux lignes sur chaque élytre, jaunes. En Europe.
PRASOIDE. MIN. Synonyme de Péridot. y. ce mol.
PRASON. BOT. Synonyme ancien de Poireau, d'où
\es noms d(iScoiodoPrasoH,ydwpeloPrason,Schwno-
Piason, donnés D d'autres espèces du genre Ail. F. ce
PRASOPIIYLI.E. Prasophylliim. bot. Genre établi par Robert Brown (Prodr., 1, p. 517) dans la famille des Orchidées. Les Heurs sontextrèmemeul petites et en épis; leur calice est irrégulier; les trois divisions externes forment un casque placé vers la partie inférieure de l'organe; les deux divisions internes sont inéiiuilalérales; le labelle est supérieur, indivis, onguiculé à sa base et sans éperon; le gynostème est divisé supérieurement en deux parties latérales et membraneuses; l'anthère est antérieure, persistante, à deux loges contenant chacune deux masses polliniques pulvérulentes et fixées au stigmate par leur sommet. Ce genre a des rapports, d'une part avec le genre Cranichis, et d'autre part avec le genre Geno)desiuiii.
Prasopbylle élevé. PrasophyUnrn elatum, R. Br. La feuille est plus courte que sa gaine, presque égale à la moitié supérieure de la tige; les pétales sont aigus, d'un jaune brunâtre, variés de jaunâtre. De la Nouvelle- Hollande.
PRASSE. ois. L'un des noms vulgaires du Moineau, qu'on a étendu aux Bergeronnettes grise et jaune.
PRASSIUJI. BOT. Qu'il ne faut pas confondre avec Pidsium. Petiver a mentionné sous ce nom une Labiée de Madras, qui parait appartenir au genre Ballote. PRATELLE. Pralelliis. bot. ^. Agaric PRATIA. BOT. Gaudichaud, dans sa Flore des îles Malouines, appelle ainsi un genre de la famille des Lobéliacées, (|ui offre tous les caractères du genre Loheiia, mais (|ui a son fruit légèrement charnu.
PRATlLOLA. BOT. (Ehrhart.). Synonyme de Thalic- Iruiii simpkx. y. Pigamon.
PRATICOLE. Praticola. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, institué par GouUI, pour un Oiseau de
l'Australie, qui lui a offert ponr caractères distinclifs : bec plus court que la léte, renflé vers la base, comprimé latéralement à l'extrémité qui est proéminenle et fort aiguë; narines latérales, grandes, ovales et couvertes par un opercule; ailes courtes, arrondies : la quatrième rémige la plus longue, les troisième, cinquième, sixième et septième égales entre elles; queue assez courte, arrondie; tarses médiocres; pouce assez long, pourvu d'un ongle allongé; doigts latéraux égaux entre eux, l'externe plus court. On ne connaît rien des mœurs et des habiludes de ces Oiseaux, que l'on soupçonne avoir les plus grands rapports avec celles des Pardalotes.
PRATIC01.E CHAMPÊTRE. Ptuticola campesMs, Gould. Front et plumesauiiculairesd'iin roux assez vif; gorge blanchâtre; parties supérieures d'un brun cendré, les inférieures ainsi que les flancs d'un brun jaunâtre, striés de jaune et de cendré. Taille, quatre pouces et demi.
PRATIE. Pratia. bot. Genre de la famille des Lobéliacées, établi par Gaudichaud qui lui donne pour caractères : tube du calice hémisphérique ou obconique, soudé avec l'ovaire ; son limbe est supèie, à cinq dents ou à cinq découpures; corolle insérée au bas du tube du calice, gamopétale, avec son tube fendu et son limbe divisé en cinq découpures égales ou bilabiées; cinq étamines insérées avec la corolle : leurs filaments sont soudés en tube; deux anthères sont inférieures et séligèrcs au sommet; ovaire infère, à deux loges renfermant plusieurs ovules anatropes, attachés de chaque côté de la cloison et sur des placentaires subglobulcnx; style inclus; stigmate émarginato-bllobé, subexserte. Le fruit est une baie subglobuleuse, couronnée par le limbe du calice et à deux loges ; semences nombreuses et ovales; embryon ortliotrope dans l'axe de l'albumen charnu; radicule centripète, rapprochée de l'ombilic.
PRAUNUS. CROST. Nom donné par Leach à un genre correspondant aux Wysis de Latreille. f. Mysis.
PRAXÉLIDE. Praxc'lis. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Eupatoriées. H. Cassiiii l'a ainsi caractérisé : involucre cylindracé, à peu près égal aux fleurs, très caduc, composé de folioles imbriquées, appli(iuées, comme striées, presque membraneuses : les extérieures plus courtes, ovales, lancéolées, acuminées, les inlérieures oblongues. presque obtuses. Réceptacle élevé, coni(|ue et nu. Calathide sans rayons, composée de fleurons nombreux, réguliers et hermaphrodites. Ovaires oblongs, presque pentagones, hispidules, munis à la base d'un petit bourrelet presque cartilagineux, surmontés d'une aigrette composée de poils nombreux et brièvement plumeux. Ce genre est voisin de VEapiiloiium.
Praxëliue velue. Piaxelis villosa, Cass. Elle est herbacée, haute d'environ un pied, un peu ramifiée supérieurement, laineuse ou garnie de long^ poils arliculés. Les Feuilles sont opposées, distantes, pétiolées, ovales, dentées en scie et hérissées, comme la lige, de longs poils. Les calalhides sont peu nombreuses et comme paniculées au sommet de la tige et des rameaux. De la Guianc française.
l'nÉBALANCIERS. ms. Corps mobiles insérés sur les rôles du Ihorax des Rhipiplëres, au-devanl des ailes. Tes deux corps précèdent les ailes qui sont plissées en (•venlail.
PRÉBOUISSET. BOT. Synonyme vulgaire de Ruscus (iculealus. f\ Fr\coh.
PRÉCONSUL. OIS. L'un des noms vulgaires du Larus
f/lauCUS. y. MOBETTE.
PRÉFET. HOLL. Espèce du genre Cône, Contis prefectiis.
PRÉFLEURAISON. Prœfloratio. bot. Ce nom, el celui d'Eslivalion que l'on emploie quelquefois, signifient la manière d'èlre des différentes parties de la fleur avant son épanouissement. Celte considération est d'une trèshaute importance, et fort souvent elle fournit un bon caractère pour la disposilion de genres en familles naturelles. Aussi les botanistes modernes y atlacbentils une grande importance. Les expressions par lesquelles on exprime les diverses modifications de la Préfleuraison, peuvent s'appliquer à la fois, soit au calice, soit à la corolle, soit enfin au périanlhe simple. Voici le sommaire de celles de ces modifications qui se présentent le plus fréquemment : I" tantôt les sépales, les pétales ou les divisions du calice et de la corolle sont rapprochés et conligus bords à bords, à la manière des valves d'une capsule, et la Préfleuraison est dite valvaire, comme dans les Araliacées, les sépales des Clématites, etc.; 2» les divisions du périanthe peuvent être imbriquées, quand elles sont très-nombreuses et <|u'elles se recouvrent mutuellement en partie les unes les autres, à la manière des tuiles d'un toit : cette disposition se remarque par exemple dans un grand nombre de fleurs doubles; 5» on dit que la Préfleuraison esl tordue, (\uant\ les parties du périanthe se recouvrent mutuellement entre elles par un de leurs côtés : c'est ce qu'on observe dans les pétales des Malvacées, de beaucoup de Caryophyllées, etc.; 4» la corolle monopétale peut être pliée sur elle-même à la manière des filtres de papier, ainsi qu'on le voit dans les Convolvulacées et plusieurs Solanées; 5" les pétales sont quelquefois chiffiinnés {Prœfloratio corriiyala) quand ils sont plies en tout sens et irrégulièrement, comme dans les Pavois, les Cistes, le Grenadier; (i» les pétales ou les divisions de la corolle peuvent être roulées en spirale, ainsi qu'on le remarque dans les Oxalis, les Apocynées, etc.; 7» enfin, quand les pétales sont au nombre de cinq, (|u'il y en a deux extérieurs, deux intérieurs et un cinquième qui recouvre les intérieurs par un de ses côtés, tandis qu'il est recouvert de l'autre par les extérieurs, on donne à ce mode le nom de Préfleuraison quinconciale ; exemple : la corolle de l'Œillet, le calice des Rosiers.
PRÉFOLIATION. Prœfolia/io. bot. La Préfolialion est aux feuilles ce que la préfleuraison est aux Heurs ; c'est à-dire qu'étant uniforme et conslanle dans les plantes de même espèce et souvent de même genre, on peut tirer quelques caractères de la disposition ou de l'arrangement des pailles de la feuille dans le bourgeon, pour faciliter l'étude et la connaissance des végétaux. Voici les principales modifications que présentent les feuilles dans la Préfoliation. En général , les
feuilles non encore développées ioni appliquées, pliées ou roulées dans le bourgeon; de là leur division en Irois classes : — 1° Les feuilles appliquées ont leurs limbes plans, droits, appliqués les uns conlre les autres par leur face supérieure (/Imaryllis, et autres monocotylédons). - 2» Les feuilles plissées, où l'on dislingue celles qui sont : — A. Plicalires ou plissées proprement dites, lorsque ayant les nervures palmées, elles sont plissées sur ces nervures, de manière à représenter les plis d'un éventail fermé {feigne, etc ). — B. Réplicatives ou pliées tle haut en bas, quand la partie supérieure de la feuille se recourbe et s'applique sur l'inférieure {aconit, etc.). — C. Équilatives ou pliées moitié sur moitié, lorsque les deux côtés séparés par la nervure longitudinale, s'appliquent ou tendent à s'appliquer face contre face. Mais, dans ce mode de plicature, on distingue cinq cas, savoir ; les feuilles : — a. En regard ou équilatives proprement dites, qui, étant opposées, sont légèrement pliées sur leur nervure longitudinale, de manière que leuis bords se touchent (Troène). — j}. Demi-embrassées ou semiavtplectives, qui, n'étant pas tout à fait opposées, sont pliées sur leur nervure, de sorte que la moitié de chaque feuille est placée entre les deux pans de la feuille opposée (Saponaire). — y. Embrassées ou amplectives , dont les deux côtés de la feuille plies l'un sur l'autre, sont recouverts par les deuxcôlés de la feuille précédente, pliée de même (Iris). — S. Conduplicatives , ou pliées côté à côlé, quand les deux feuilles pliées en deux parties s'appliquent latéralement l'une sur l'autre sans s'embrasser (Hêtre). — e. Einbricatives, quand les rudiments des feuilles sont appliqués en recouvrement les uns sur les autres, de manière à former plus de deux séries (Mélèze). — ô» Les feuilles roulées, parmi lesquelles on distingue celles qui sont : — A. Roulées sur le sommet, circinales , en crosse ou en volute, roulées sur leur nervure longitudinale, du sommet à la base (Fougères , Droséracées). — B. Convolutires ou roulées en cornet , quand l'un des bords de la feuille sert d'axe, autour duquel le reste du limbe s'enroule en forme de cornet (Bananier , Balizier. Graminées, etc.). — C. Supervolulives ou raillées l'une sur l'autre, quand l'un des bords se roule lui-même en dedans, et que l'autre bord l'enveloppe en sens contraire (/Ibricotier). — D. Involulives ou roulées en dedans , quand les bords se roulent sur euxmêmes en dedans (Pommier, Nymphœa , elc). — E. Révolulires ou roulées en dehors, quand les deux bords se roulent sur eux mêmes en dehors (Romarin, Polygonées). — F. Curralives, quand le roulement est incomplet, à cause du peu de largeur des feuilles.
PREGA-DIOU. lus. f^. Mante.
PREHENSORES. ois. Synonyme de Grimpeurs.
PREHNITE. MIN. Aussi nommé Chrysoprase et Chrysolithedu Cap, Prase cristallisée. Boslrichite, Zéolithe radiée. Substance vitreuse, d'une teinte plus ou moins verdàtre, transparente ou translucide; d'une dureté moyenne entre celles de l'Apalile et du Quartz; aisément fusible; pesant spécifiquement 2.7.
Ce minéral a été rapporté du cap de Bonne-Espérance, d'abord par le physicien Rochon, et c|uelques
années apiès par le colonel Preliii , dont il porle le nom. C'est un double silicate de Chaux et d'Alumine, contenant : Silice, 30; Alumine, 23; Chaux, 2S. Il renferme souvent un peu de Iritoxyde de Fer, qui y fait fonction de piincipe colorant, el remplace une portion d'Alumine. La Prehnite est souvent crislallisée en prismes rhoinboïdaux ou rectangulaires; la cassure est ordinairement écailleuse; son éclat vitreux est assez vif, et quelquefois un peu nacré. Soumise ù l'action du chalumeau, elle se hoursoufHe considérablement el fond ensuite en un émail brunâtre. Elle est du nombre des substances qui sont électriques parla chaleur; l'axe électrique est situé dans le sens de la petite diagonale du prisme fondamental.
Prebnite cristallisée, en prismes rhomboïdaux plus ou moins nels, ayant leuis faces souvent un peu courbées; ils sont quel(|uefois blanchâtres et presque incolores; souvent olivâtres, d'un vert jaunâtre, d'un vert pomme ou d'un vert de poireau.
Prehnite lamelliforme (Koupholilhe), sous-variélé de la précédenle dont le prisme est si court qu'il se réduit à de simples lames tirant sur le jaunâlre ou le blanc sale, et ordinnirenient implantées dans leur gangue sur Iciiis Iranchcs.
pREUNiTt FLAiitLi.iFORME, Composée de cristaux qui divergent par leurs grandes faces, à peu près comme les rayons d'un évenlail, de manière que le tout présente souvent l'aspect dune CO(iuille bivalve du genre des Cames.
Prehnite entrelacée, composée de cristaux prismati(|Ues qui sont comme enchevêtrés les uns dans les autres, et se réunissent deux à deux par leurs sommets, sous un angle oblus d'environ 140».
Preumte FiDREUSE, à fibres droites, divergentes ou entrelacées, composant souvent des globes, et par la réunion de ces globes, des masses inaineloniiées.
Prehnite compacte (Prehnile d'yEdelfors ou OEdelithede Kirwan).
La Prelinllese rencontre dans deuxsortesde terrains différents. Dans les terrains primordiaux, où elle se montre tantôt en cristaux implantés sur les parois des cavités des Roches, lanlôt en nids ou en veines plus ou moins puissantes au milieu de ces Roches, savoir ; dans le Diorile du Dauphiiié, au bourg d'Oysans, avec laChlorileet l'Épidole; dans un Stéascliiste, au pic d'Éredlitz, près de Baréges, dans les Pyrénées; dans une roche diallagique, au Monte-Ferrato, en Toscane; dans la Siénite, au Groenland. L'autre sorte de gisement de la Prehnite a lieu dans les Roches pyrogènes, savoir : au milieu des Amygdaloïdes, à Oberstein, dans le Palatinat, où le Cuivre natif et le Cuivre oxydulé l'accompagnent; à Fassa, dans le Tyrol; en Ecosse, et dans les îles Feroë, où elle s'associe à la Slilbite, à la Chabasie, etc.
PRÉLAT. MOLL. Espèce du genre Cône, Coniis Prelatiis.
PRÈLE. Eiiiiisetum. bot. (Équisélacées.) Ce genre constitue à lui seul la famille des Équisélacées, famille bien distincte néanmoins de toutes celles dont on peut la rapprocher, et qui n'a que des analogies assez éloignées avec les Fougères, les Lyco|iodes et les Characées,
auprès desquelles on doit cependant la placer. Déjà distingué par les botanistes les plus anciens sous les noms CCEquisetum, et quelquefois ii'/Iijjpiiris, il a été bien caractérisé par Linné, el placé parmi les Fougères. Willdenow en avait formé une section particulière de cette grande famille, sous le nom de Gonopleriiles; enfin, il fut considéré comme type d'une famille naturelle particulière par L.-C. Richard el par tons les botanistes modernes. Il a été l'objet de recherches nombreuses de la part d'Hedwig [Tlieoiia geuerutionis), de Mirbel {Bull. Soc. Phil.), de Vaucher (Monograp. des Prêles), d'Agardh (Méin. du Mus.), et de Bischoff {C/yplog. Gewachse, 1818). Ces piaules ci-oissent ordinairement dans les terrains froids et profonds, souvent même dans les lieux très humides; elles présentent une tige qui rampe horizontalement à une plus ou moins grande profondeur sous le sol; celle lige est divisée de dislance en distance par des nœuds d'où naissent des gaines bien moins développées que celles des tiges aériennes et des racines, verticillées , nombreuses, peu rameuses, qui sortent ordinairement deux par deux des tubercules placés à la base des gaines. Ces tiges diffèrent encore des liges aériennes en ce ([u'elles ne présentent pas de cavité centrale, ou que celle cavité est beaucoup plus étroite. Outre les racines, il naît assez souvent des tiges souterraines, des rameaux imparfaits, ovoïdes, quelquefois disposés en chapelets, pleins et solides, resseinblant à de véritables luberciiles, de la grosseur d'une noisette; ces tubercules, bien figurés par Bischoff, ne sont évidemment, comme les tubercules de la Pomme de terre, que des rameaux qui ont subi un mode de développement particulier. De ces mêmes liges rampantes, véritables rhizomes, sortent les liges aériennes qui s'élèvent au dessus du sol, et portent les r'ameaux et les fructifications. Ces tiges fistiileuses présentent, à des dislances assez régulières, dos nœuds formés par des diaphragmes tr'ansvcrsaux; c'est du |ioinl de la surface qui correspond à ces articulations que naissent des gaines très-régulières, cylindriques, embrassant élroitement la tige, et terminées supérieurement par un nombre plus ou moins considérable de dents aiguës, mais souvent en partie desséchées; la lige montre intérieurement, outre la cavité centrale qui la parcourt, un ou deux rangs de cavités tubuleuses, placées très-régulièrement vers la circonférence; ces cavilés sont en rapport avec les stries qu'on remarque sur la surface extérieure, mais ce ne sont pas des vaisseaux, car elles sont interromprres à chaipie nœrid; les vrais vaisseaux, en petit nombre, sont placés autour des plus intérieures de ces lacurres cylindriques ; ce sont des vaisseaux annelés, très-bien caractérisés; on n'en aperçoit pas d'autres; tout le l'esle de la plante n'est formé que de tissu cellulaire plus ou moins allongé, et souvent rempli de matière verte vers la surface; celle surface est recouverte par un épiderme qui, dans les espèces dont la lige est verte, est percé de stomates ou pores corticaux assez nombreux, disposés en séries longitudinales. Les rameaux naissent en verticilles plus on moins complets autour des articulations; ces rameaux offrenlà peu près la même structure que les tiges, mais ils paraissent pleins; ils sont égale-
meiil ai-Uculés,el leurs ailiculalions sont environnées lie gaines plus courles, et à trois, quatre, cinq ou six (lenIs.La fructification de ces plantes singulières consiste en épis terminaux qui, le plus souvent, n'existent qu'à l'extrémilé des tiges principales, qui, queIi|uefois cependant, se développent aussi à l'extrémilé des rameaux; ces épis sont formés d'écaillés peltées, disposées en verticilles plus ou moins réguliers. Cliaque écaille représente un disque le plus souvent à peu près hexagone, porté sur un pédicelle central, et soutenant à la surface inférieure six ou liuil sacs membraneux, qui cunlienneni les corps reproducteurs. A la maturité, on voit ces écailles s'écarter, les sacs qu'ils supportent s'ouvrir par une fente longitudinale du côté qui correspond au pédicelle de l'écaillé, et une poussière abondante d'un gris verdàtre s'échapper de ces sacs. En examinant celte poussière au microscope , on voit qu'elle est composée de grains verts assez gros, sphériques. donnant attache sur un des points de leur surface, à deux filaments disposés en croix et se terminant, a chacune de leur exirémilé, par un renflement en forme de spatule; chaque grain parait ainsi supporter quatre filaments lubuleux et membraneux spalulés. Les filaments, trèshygroscopiques, s'enroulent par l'influence de l'humidité autour du globule vert; la sécheresse, au contraire, les fait étaler, et détermine en eux des mouvements continuels. Ces mêmes filaments renferment particulièrement dans leur exirémilé spalulée des granules nombreux, très-fins, qu'Hedwig avait déjà bien figurés et qu'on tiouve en grande quantité à leur surface, sans qu'on sache bien comment ils en sortent. Hedwig avait déjà considéré chaque filament avec ses granules comme l'organe mâle, mais il les avait assimilés à des anthères remplies de pollen, opinion qu'il est difficile d'admettre, car ces sacs membraneux n'ont la structure d'aucune anthère connue, et les granules que l'organe renferme, sont bien plus ténus (|im' ceux qui constituent le pollen. L'analogie seule indiquait donc que ces filaments renflés avaient beaucoup de rapport avec les grains de pollen eux-mêmes, et les granules qu'ils conlieiinent avec les granules spermatiquesdes plantes phanérogames (Brongniait, Mém. sur la génération des Végétaux phanérogames, Ann. des Sciences natur., l. xii); mais une observation nouvelle confirme celte idée, car ces petits granules, qui ont à peine '/eoo à '/to» de millimètre de diamètre, sont doués des mêmes mouvements que ceux observés sur les granules spermaliques des plantes phanérogames.
On ne peut donc plus douler que ces granules ne soient les corpuscules fécondants de ces plantes, et les sacs qui les renferment les analogues des grains de pollen; quant au globule vert i|ui les porte, sa germination, observée par Agardh, Vaucher et Bischoff, prouve bien qu'il renferme l'embryon; mais sa véritable organisation est peu connue, car sa petitesse le soustrait à une véritable anatomie. Hedwig remarqua que le développement de celte partie avait lieu plus tard que celui des filaments spatules, et que, dans sa jeunesse, ce globule présentait, sur le point opposé à celui qui donne attache à ces filaments, un petit mamelon
saillant ; ces considérations lui firent regarder ce corps comme un ovaire surmonté d'un stigmate qui disparaissait après la fécondation, lorsque l'embryon se développait; mais la simplicité de structure de ce petil corps, dans lequel on ne peut reconnaître que des granules amylacés, comme dans les graines des Chaia et d'aulres plantes cryptogames, porterait à le considérer pinlôt comme uji ovule nu, et peut-être même comme l'amande de l'ovule seulement, surmonlé de son mamelon d'imprégnation , se transfnrmant ensuite en une graine nue, composée de l'embryon et d'un périsperme amylacé abondant. Telle parait être la manière la plus naturelle de concevoir le mode de reproduction de ces plantes. Ces séminules donnent naissance en germant à des filaments radicellaires très- fins et confervoïdes, et à d'aulres filaments courts, dressés, irréguliers , sortes d'appendices cotylédonaires du centre desiinels naît la jeune tige.
Ces plantes présentent des modifications nombreuses dans leur structure extérieure. Tantôt leurs tiges sont simples et nues ou peu rameuses; d'autres fois, elles sont couvertes d'une infinité de rameaux verticilles simples ou même subdivisés; les fruclifiealions sont le plus souvent portées sur des liges semblables à celles qui en sont dépourvues; dans (lueUiucs espèces, au contraire, elles sont soutenues par des lijjes d'un aspect tout à fait difîérenl, car ces liges fructifères sont brunes, privées de rameaux et enlourées de gaines gran<les et larges, tandis que les tiges stériles sont verles et très-rameuses.
Cette considération a servi à classer les Prèles en deux sections : celles à lige fructifère différente des liges stériles, et celles parmi lesquelles les deux sortes de liges ne diffèrent pas. Le nombre et la forme des dents, et la striiclure de l'épiderme. sont ensuite les meilleurs caractères pour disliirgirer les espèces. Ces espèces, assez nombreuses, croissent dans totiles les pallies du globe. La Nouvelle-Hollande est la seule région où l'on n'en connaisse pas. On en trouve jus(|u'eu Laponie et sous l'équaleur. On remarque cependant que ces plantes ne s'élèvent pas très-haut dans les Alpes, et qu'elles atteignent une taille d'aulant plus considérable <|u'elles croissent dans des climats plus chauds. 11 suffit pour cela de comparer VEquiselum sciipoiiles de Laponie avec VEqiiisetutu giganteum de rAméri(|ue équatoiiale. La nature rugueuse et la dureté de l'épiderme de plusieurs de ces plantes, et particulièrement de VEquiselum hiemale, fait généralement employer ces tiges pour donner au bois son dernier poli dans les ouvrages de tour et d'ébénisterie.
Les Prèles sont anciennes dans la nature, et font partie de la première végélalion dont il reste des traces dans les couches du globe. La famille des É(|Uisélacées parait s'y présenter sous des formes assez différenles dans les terrains de diverses époques; dans les terrains de sédiment supérieur, on retrouve quel(|uefois des fragments de tiges et de rameaux qui ne diffèrent pas sensiblement de ceux des Eguisitiiiii vivants; tel est VEquiselum brachyoïion et plusieurs autres.
PliEMNA. BOT. Genre de la famille des Verbénacées et de la Didynamie Angiospermie , L. , ainsi carac-
lérisé : calice cyalhiforme-campaniilé, à cinq denls; corolle dont le limbe est étalé et bilabié; la lèvre supérieure partagée jusqu'à la moitié en deux lobes, l'inférieure divisée profondément en trois lobes presque égaux ; quatre étamines didynames, saillantes hors de la corolle et également distantes; stigmate bifide; drupe pisiforme, contenant un noyau quadriloculaire, à une seule graine dans chaque loge. En établissant ce genre, Linné n'en décrivit que deux espèces sous les noms de Premna inlegrifolia et de Premna serralifo- /(O.La première a pour synonyme le Cormilia corymbosa de Burmann . et le Gnmiia litloren de Rumpb {Herb. Amboin., ô, tab. lôô et 134). Jussieu y ajoute le Citharexylon melanocaidiiim de Swartz,et Willdenow le Callicarpa lanata de Lamarck. Enfin R. Brown (Prodr.Flor. Nov.-Holl., p. S12) a décrit six nouvelles espèces de Premna, tontes indigènes de la Nouvelle- Hollande entre les tropiques. Ce sont des arbrisseaux à feuilles opposées, simples, quelquefois dentées en scie dans les jeunes plantes, et très-entières dans les adultes. Leurs Heurs sont petites, blanchâtres, disposées en cymes terminales et paniculées ; celles du Premna integrifolia, L., ressemblent aux corymbes de Heurs de Sureau. Les feuilles ont en général une odeur forte et désagréable, surtout lorsqu'elles sont sèches; R. Brown la compare à celle du Chenopodium olidtiiii {Clienopodiiim viilvaria, L.). Lamarck cite une observation de Commerson qui attribue aux feuilles du Premna integrifolia la propriété de dissiper les maux de tète lors<|u'nn les applique sur le front.
PREMiXADE. Premnas. pois. Genre de la famille des Squammipennes, dans l'ordre des Acanlhoplérygiens, établi par Cuvier qui lui donne pour caractères ; de fortes épines au sous-orbiculaire; le préopercule et le second opercule dentelés; la tête extrêmement obluse; les dents fines, courtes, égales et sur une seule rangée; la ligne latérale se termine avant d'arriver à la queue.
PBEM?iADE A TROIS BANDES. Preniticis tnve/talus; Chœlodon binc7ilealits,fi\och, pi. 219. fig. 2. Ce Poisson a deux fortes épines au sousorbitaire; sa bouche est peu fendue; sa couleur est un fond argenté, avec trois bandes blanchâtres, finement liséréesde noir : la première prend depuis la nuque jusqu'à la gorge; la deuxième va depuis l'intervalle de la partie épineuse de la dorsale, jusqu'à l'anus; enfin la troisième entoure la partie nue de la queue.
PRÉNANTHE. Prencinihes. bot. Genre de la famille des Synantbérées, tribu ries Cbicoracées, établi par Vaillant, et offrant les caractères suivants : involucre cylindroide - campanule , formé d'un petit nombre de folioles, presque sur un seul rang, égales, appliquées, oblongues, obtuses au sommet , presque foliacées, un peu membraneuses sur les bords, et munies à la base de quelques petites écailles surnuméraires, très-inégales. Réceptacle très-petit, plan et nu. Calalbide composée de demi-fleurons en très-petit nombre et hermaphrodites; corolle dont le limbe en languette est très-arqué en dehors; le tube est élargi vers son sommet et velu. Styles très-longs, fort saillanls hors (\u tube des anthères. Ovaires portés sur de courts pédicelles, cylindroldes ou presque pentagones, un peu amincis vers la
base, surmontés d'une aigrette blanche, longue cl plumeuse. Les Prénanlhes sont des plantes herbacées, indigènes des pays monlueux de l'Europe.
Préhanthe pocrprée. Prénanlhes piirpiirea, h. Sa (ige est haute d'environ un mètre, menue, lisse, paniculée supérieurement, garnie de feuilles lisses, oblongues, d'un vert glau<|ue en dessous. Chaque calalbide est ordinairement pendante et se compose de trois à cinq Heurs purpurines. Dans les montagnes, en Europe.
PRENSICULANTIA. mam. llliger a donné ce nom à l'ordre des Mammifères, qui renferme les Rongeurs à clavicules parfaitement distinctes.
PREONANTHUS. bot. De Candolle appelle ainsi l'une des sections du genre Anémone, qui comprend les espèces dont les fruits se terminent en une pointe plumeuse.
PRÉPODE. Prepodes. iîïs. Coléoptères létramères; genre de la famille des Rbynchophores, institué par Schoenherr qui lui assigne pour caractères : antennes médiocres, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers obconiques et les plus longs, les autres fort courts, et la massue oblongue-ovalc ; trompe un peu plus longue que la tête, plane ou un peu convexe en dessus; fossette flexueuse suivant les contours de l'œil d'un angle à l'antre; yeux proéminents; corselet bisinué à sa base, plus étroit antérieurement, tronqué aux deux extrémités; écusson arrondi postérieurement; élytrcs oblongues-ovales, acuminées au bout, médiocrement convexes en dessus, avec les épaules avancées, obliquement a nguleuses. Ce genre se compose d'une vingtaine d'espèces, toutes de l'Amérique; on peut en considérer comme le type, le Cnrculio villatiis de Linné, de Fabricius et de la plupart des entomologistes.
PRÉPUCE, uoii. F. Arrosoir. On a quelquefois donné le nom de Prépuce de mer à une espèce de Pennalule.
PRÉPUSE. Prepusu. bot. Genre de la famille des Gentianées et de l'Hexandrie Monogynie, L.. établi par Martitis (Nuva Gen.elSpec. Plant. Brasil., 2, p. 120, tab. 190) qui l'a ainsi caraclérisé : calice grand, coloré comme la corolle, campanule, à six divisions profondes, aiguës et droites, muni de six ailes, perpendiculaires, grandes et correspondant (d'après la figure, et non d'après la description) aux sinus des divisions calicinales. Corolle campanulée, à six divisions peu profondes, à tube court, cylindrique, ayant l'orifice nu. Six étamines insérées sur l'entrée du tube de la corolle; la base des filets semble former une duplicature de la corolle; les anthères ne changent pas de forme après la floraison. Style filiforme, de la longueur des élamines, terminé par un stigmate à deux lamelles. Capsule uniloculaire, bivalve; les valves rentrantes et portant un grand nombre de graines.
Prépcse de hontagse. Preptisa viontana, Mari. C'est un arbrisseau à rameaux dressés et fastigiés, garnis de feuilles opposées à angles droits; les supérieures très rapprochées, à Heurs jaunâtres, très-belles, disposées en grappes terminales. Celle plante croit dans les monlagnes de la province de Babia. au Brésil.
l'ne autre espèce a été décrite par Gardner, sous le