‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 23 sur 103 · UILLE · texte numérisé non relu

UILLE

PYUGITA. ois. (Duméril.) Synonyme de Moineau , qui est devenu le type d'une division du genre Gros- Bec. F. ce mot.

PYRGO. MOLL. Ce genre, créé parDefrance, pour de petites coquilles fossiles, paraît ne pas différer de celui des Biloculines.

PYRGOJIE. Pyrgoma. mou. Genre institué par Savigny, dans la famille des Cyrrhipèdes, et caractérisé de la manière suivante : animal inconnu ; coquille sessile, univalve, subglobuleuse, ventrue, convexe en dessus, percée au sommet; ouverture petite, elliptique; opercule bivalve. On ne connaît encore qu'uu très petit nombre d'espèces de Pyrgomes; Lamarck n'en a cité qu'une et Sowerby une autre. Pyrgome rayonsante, Pyrgoma cancellata , Lamk., Anim. sans vert., t. v, p. 401; C/eMsiaca»JceWato,Blaînv., Traité de Malacol., pi. 85, fig. 7, 7 a, 7 b; Pyrgoma crenatum, Sow., Gênera, n° 18, f5g. 1 à 6. Cette espèce vient de la mer Rouge et probablement de l'océan Indien. Pyrgome anglaise, Pyrgoma anglica, Sow., loc. cit., fig. 7. Petite espèce des côtes d'Angleterre.

PYRGOJIE. MIN. Nom donné par Werner à une variété de Pyroxène qu'on a également nommée Fassaïte. A'. Pyroxène.

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PYRGOPOLON. MOU. V. Pirgopolk.

PYRGOSEA. BOT. L'une des sections du genre Crassula, de Hawoidl.

PYRGOTE. Pxrgota. ins. Genre de la famille des Adiéricères, tril)u des Muselles, institué par Wiedeman (jui lui assigne pour caractères ; antennes obliquement écartées, composées de trois articles, dont le deuxième et le troisième à peu près égaux, celui-ci accompagné d'une soie dorsale, simple; épistome rentré, excavé en dessus; front avancé; yeux petits; occiput un peu renflé; trois ocelles; abdomen en massue, partagé en cinq anneaux; ailes couchées.

Ptrgote onddlèe. Pxrgota undulata, Wied. Corselet ferrugineux, marqué d'une croix noire; ailes brunes, avec quelques points et le bord interne presque limpides : celui-ci est sinueux. Taille, cinq lignes. De l'Amérique septentrionale.

PYliGUS. BOT. (Loureiro.) y. Ardisie.

PYRIDION. BOT. Le professeur Mirhel appelle ainsi le fruit de la famille des Rosacées que Linné désignait sous le nom de Potnuiii, et que le professeur Ricbard avait antérieurement nommé Mélonide. A', ce mot à l'article Fruit.

PYRIE. Pyria. ins. Hyménoptères; genre de la famille des Pupivores; tribu des Chrysides, institué par Lepclletier, d'abord sous le nom de Calliste, donné par lionelli à un genre de Carabiques. Caractères : tète sans dépression frontale; trois ocelles rapprochés en triangle sur le vertex, les latéraux notablement distants des yeux à réseau; corselet un peu convexe; avancement scutelliforme du métatborax convexe ou plan en dessus; ailes supérieures ayant une cellule radiale grande, fort longue, à peu près complète, atteignant presque le bout de l'aile; une seule cellule cubitale esquissée presque jusqu'au bord postérieur, recevant la première nervure récurrente, et séparée dans sa partie moyenne par une nervure longitudinale, un peu empâtée à sa base; abdomen convexe en dessus ; son deuxième anneau guère plus grand que les autres, le troisième ou l'anus dépourvu de bourrelet transversal, ayant seulement une ligne de points enfoncés. Ce genre est partagé en quatre divisions fondées sur les dentelures de l'anus.

Ptrie émeracde. Pyria smaragdula, Lcp. Son corps est très-ponclué, d'un vert doré, changeant en violet; l'avancement scutelliforme du métathorax est de longueur moyenne; les pattes sont de la couleur du corps; les antennes sont noires et les ailes enfumées; l'anus a six dentelures à son extrémité. Taille, quatre lignes et demie. De Cayenne.

V\M¥Ol\UV.. PyrifoniUs. bot. C'est-à-dire qui a la forme d'une poire.

PYRITE. MIN. Ce mot peut être considéré comme le nom vulgaire et générique des Sulfures métalliques; cependant, quand il est employé seul, il désigne plus particulièrement le Fer sulfuré. On ajoute d'ailleurs à ce mot différentes épitbétes, qui servent à en déterminer l'application. C'est ainsi qu'on nomme : Pyrite arsémcale, l'Arséniure de Fer ou le Mispickcl. Pyrite blancde, le Fer sulfuré blanc arsénifère. Pyrite cavii.i.aire, le Sulfure de INickel.

Pyrite cuivreuse, le Cuivre pyrilenx.

Pyrite nÉPATiQrE, le Fer sulfuré décomposé.

Pyrite jaune, le Fer sulfuré jaune.

Pyrite magnétique, le Fer sulfuré altirable à l'aimant.

Pyrite martiale, le Fer sulfuré cristallisé.

Pyrite rayonnante, le Fer sulfuré globuliforme radié.

Pyrite rodge, le Nickel arsenical, etc., etc.

PYROBOLUS. BOT. Le genre institué sous ce nom par Welnmann, dans la famille des Champignons, ne diffère point du genre Eurotiiim de Link.

PYROCH-îlTA. BOT. Le professeur De Candolle a donné ce nom à l'une des sections du genre Haplopappus, de Cassiiii.

PYROCHLOKE. bin. Nom donné par "Woehler à une substance nouvelle, découverte par Tank, dans la Siénite zirconienne de Fredrickswarii, en Norwége. Elle est en petits grains de la grosseur d'un pois au maximum, empâtés dans le Feldspath et quelquefois dans l'éléolilhe. Sa couleur est le brun-rougeâtre; en masse elle est opaque, mais ses fragments minces sont translucides; sa cassure est conchoïde et éclatante; sa poussière est d'un brun clair; elle raye le Spath fluor, elle est rayée par le Feldspalh; sa pesanteur spécifique est 4,2. Traitée au chalumeau sans addition, elle devient d'un jaune clair; avec le borax, elle se fond en un verre Iransiiareiit , d'abord d'un jaune orangé puis blanc. Woehier l'a trouvée composée de Acide tilanlque, 33; Chaux, 15; protoxyde d'Urane, 13 ; oxyde de Cérium, 7; oxyde de Fer, 2; oxyde d'ÉtaIn, 0,0; protoxyde de Manganèse, 3; Eau, 6,4.

PYROCUORIS. INS. Nom donné par Fallen à un genre de l'ordre des Hémiptères, section des Hétéroplères, famille des Géocorises, tribu des Longllabres. Latreille a réuni ce genre à ses Lygées.

PYROCHRE. Pyrochrou. INS. Genre de Coléoptères hétéromères, de la famille des Trachélides, tribu des Pyrochroïdes, établi par Geoffroy aux dépens des genres Cantharis et Laiitiiyris de Linné, et adopté par tous les enloniologistes avec ces caractères : corps déprimé; tète presque triangulaire, un peu penchée, dégagée du corselet ; yeux éohancrés intérieurement, allongés; antennes filiformes , pectinées dans les deux sexes, mais plus fortement dans les mâles, insérées audevant des yeux, et composées de onze articles, dont le premier allongé, pyriforme, le deuxième petit, globuleux, les autres obconiques; labre membraneux, Iransveise, presque tronqué, un peu cilié antérieurement; mandibules cornées, faibles, arquées, sans dentelures et aiguës; mâchoires presque membraneuses, entières; palpes maxillaires filiformes, de quatre articles, le premier court, le deuxième allongé, le troisième petit et le dernier long; les labiales sont |)lus courtes que les maxillaires, triarticulées, à articles cylindriques et allongés; lèvre bifide; corselet arrondi; écusson petit; élytres planes, flexibles, allant un peu en s'élargissant vers l'extrémité; pattes longues; cuisses et jambes grêles; tarses filiformes à pénultième article bilobé, le dernier long, arqué, terminé par deux crochets simples.

PïRucDRii RutGE. Pyiocliioa rubens, Fabr., Latr., l'anz. {Kaim.Germ., fasc. 95, f. 5), la Cardinale de Geoffroy. Elle es! noire, avec le corselet, la lêleel leséljires d'un rotige vif. Sa taille est de cinc| à si.\ lignes. Elle se trouve aux environs de Paris, dans les haies el les bois. PYROCHROA. BOT. (Lichens.) Le genre proposé sous ce nom par Escliweiler, a été réuni par Sprengel au Plalyarumma de Meyer, genre formé aux dépens du Grapliis d'Aeliaiius el de VJithoïiia de Fée.

PYUOCllUOIDES. Pyrochioidcs. ws. Tribu de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille des Tracbélides.

PYRODE. Pyrodes. ins. Coléoptères létramères; genre de la famille des Longicornes, établi par Audinel-Serville aux dépens du genre Pn'onus, de Fabricius et d'Olivier, avec les caractères suivants : antennes filiformes, de la longueur du corps, plus comtes dans les femelles, composées de onze articles cylindriques, un peu comprimés, surtout les tiois derniers : le premier grand, renflé en massue à l'extrémité, le troisième sensiblement plus long que le quatrième; tète un peu allongée derrière les yeux; mandibules fortes, plus épaisses dans les raàles, courtes, tridentées intérieurement, pointues et recourbées à l'extrémité; palpes courtes, avec le dernier article cylindrique; corselet transversal, dilaté et fortement crénelé latéralement, tronqué obliquement à partir de la dernière crénelure jusqu'à l'angle postérieur; écusson grand, glabre, triangulaire, pointu; élylres larges, très-peu convexes, rebordées extérieurement, presque carrées; corps assez court, abdomen entier, avec son dernier segment un peu siniié à son bord postérieur; pattes assez longues; jambes dépourvues d'épines internes; dernier article des tarses très-grand, sensiblement plus long que les trois autres réunis.

PïRODE ANGULEUX. Pjrudes anyulalus , Audin. Prionus aïKjulatus, Oliv. Il est partout d'un beau veitdoré luisant; la tête est ponctuée, portant un sillon longitudinal et profond; yeux noirs; corselet et élytres chagrinés. Taille, dix sept lignes. Du Brésil.

PYRODE. HiN. Forsler, dans son Onomatologie, désigne ainsi le Fer sulfuré magnétique.

PYR0D.MAL1TE ET PYROSJIALITE. MIN. Substance lamelleuse, d'un brun verdàlre, opaque, cristallisant en prismes à six pans, dont la base paraît être inclinée il l'axe, et qui sont divisibles avec assez de netteté parallèlement à cette base. Son éclat est légèrement nacré, ce ipii l'a fait nommer Mica perlé par Mohs, et Margaiite par Fuclis. Essayée au chalumeau, elle répand des vapeurs d'Acide muriatique; de là le nom de Pyrodraalite <iue lui a donné Hausmann. et «[ui indique <|u'elle développe une odeur remarquable par le feu. Sa pesanteur spécifique est de 3,08. La classification de ce minéral est encore incertaine. Suivant Hausmann, sa forme primitive serait im prisme hexaèdre régulier; mais HaUy et Beudant adoptent, au contraire, pour type de ses cristaux, un prisme oblique rhomboidal. liisinger, qui l'a analysé, l'a trouvé composé ainsi qu'il suit : Silice, ô3,85; bioxyde de Manganèse, 21,14; bioxyde de Fer, 21,83; muriatede Fer, 14,2'J; Eau et perte, 5,89. D'après celte analyse, Beu-

dant considère le Pyrosmalite comme un Pyroxène à base de Fer el de Manganèse, el mêlé de muriale de Fer. HaUy l'a placé dans le genre Fer, en le regardant comme du Fermurialé mélangé. Ce minéral a d'abord été trouvé au milieu d'un bloc décomposé dans la mine de Fer de Bjelke, près de Philippstadt, en Nordmark, dans le Wermeland, el dans la paroisse de ISya Kopparberg, et Weslmanland. 11 était accompagné de Calcaire laminaire et de gros cristaux d'Amphibole noir. On l'a relrouvé depuis à Slerzing en Tyrol, dans un bloc de Roche primitive, qui paraissait être venu des Hautes Alpes; il y était associé à du Mica verl et à de l'Amphibole noir. Enfin Breilhaupt l'a reconnu dans un minéral venant de l'île d'Elbe.

PYROLE. Pjrola. bot. Genre de la famille des Éricinées de Jussieu, Monotropées de Nuttall, el de la Décandrie Monogynie, L., offrant pour caractères : un calice monosépale, à cinq divisions étalées et étroites; une corolle monopétale rolacée, un peu concave, à cinq lobes très-profonds, obtus, un peu inégaux, et formant comme cinq pétales distincts; dix élamines à filaments dressés, élargis à la base, ayant les anthères renversées, c'est-à-dire attachées jiar le sommet; à deux loges, s'ouvrant chacune par un petit liou. L'ovaire est arrondi, déprimé, à cin(| côles el à cinq loges contenant chacune un très-grand nombre de Irès-pelils ovules allachés à un Irophosperme saillant de l'angle interne de chaque loge. Du sommet déprimé de l'ovaire naît un slyle simple, recourbé, décliné, qui se termine par un stigmate très-petit et à cin(| lobes. Le fiuit est une capsule presque globuleuse, à cinq loges polyspermes, s'ouvrant nalurellemenl en cinq valves. Les espèces de ce genre sont des plantes herbacées, vivaces, ayant des feuilles simples, réunies en rosette à la base de la tige qui est simple, et qui se termine par une Heur solitaire ou plus souvent par des fleurs réunies en un épi lâche. Le professeur Nullall {Gêner, of Norlh Amer. Plants) a fait du Pyrola umbcllata un genre particulier, sous le nom de Cliiinophila. y. ce mot. On doitaudocteurJuslus Radius une monographie des deux genres Pyroia et Chimophila. Il y décrit neuf espèces de Pyroles qui croissent dans les diverses contrées de l'Europe et de l'Amérique septentrionale.

PYROLIRION. Pyroliriitm. bot. Genre de la famille des Amaryllidées, formé par Herbert pour une plante observée au Pérou par les auteurs de la Flore de celte vaste partie de l'Amérique du Sud, et qu'ils avaient d'abord placée parmi les Amaryllis, quoique des caractères bien distincts l'en éloignent. Ces caractères sont.: hampe creuse, pourvue d'une seule Heur sessile, campanulalo-infundibulaire et dressée; périanthe à six découpures égales, avec le sommet pointu et recourbé : le tube est cylindrique, sortant d'une spathe bifide, presque régulière; six étamines étalées d'une manière conforme, mais d'inégale longueur, trois d'entre elles se trouvant alternativement plus longues; toutes sont insérées sur l'orifice qui est nu; anthères biloculaires; ovaire à trois loges polyspermes; ovules plans, horizontaux; stigmate à trois lobes linéaires, dilatés au sonuiiet.

PïROLiRioM ooRi,.P,r>'oliiiuiiiauieum,}leib.;y4malyUisauiea. RiiizclPav.; ^marfUis Pe>uviana,Kev. Son bulbe est presque ronil, un peu turbiné, de la grosseur d'une forte noix et revêtu de membranes ou tuniques brunes. Sa hampe est cylindrique, creuse, terminée par une seule fleur; elle est accompafînée à sa base d'une ou deux feuilles linéaires, canaliculées, pointues à l'extrémité qui est recourbée, d'un vert obscur en dessus, d'une teinte plus jaunâtre en dessous, longues de liuil pouces environ, larges de quatre lignes : la hampe, dans les plantes cultivées, n'excède guère la hauteur des feuilles. La spathe est oblongue, divisée en deux découpures profondes, lancéolées, aiguCs, divergentes. La Heur est sessile, longue de trois pouces environ, de quatre dans sa croissance spontanée. Le périantheest infundibuliforme; son tube est couit; les six lobes du limbe sont lancéolés, étalés et un peu réfléchis dans leur partie supérieure. Les ctamines ont leurs filaments linéaires, un peu plus épais vers la base, paraissant égaux lorsqu'ils sont étalés, mais en réalité alternativement un peu plus courts. Les anthères sont linéaires et versatiles. L'ovaire est oblong, assis sur la hampe dont il semble être la conlinuation, à trois côtes et polysperme; le styleest simple, cylindrique, couronné par le stigmate triparliteet linéaire, dilaté à l'extrémité qui est papilleuse. On cultive cette plante bulbeuse en serre chaude, dans un mélange de terre douce et substantielle et de sable; on l'arrose fréquemment lors du développement de la végétation. On la propage par les bulbilles que produit le bulbe.

PYROLUSITE. MIN. Nom donné par Haidinger à l'oxyde naturel de Manganèse, dont on fait communément usage dans les arts industriels, pour en obtenir une partie de son Oxygène, qu'il cède avec grande facilité, f^. Manganèse.

PYROMAQUE. uiN. ^'. SiiEX.

PYROMÉRIDE. min. Roche feldspathique, formée essentiellement de Feldspath compacte ou Pétrosilex et de Quartz, et renfermant souvent des masses globulaires, qui se composent tantôt d'esquilles de Feldspath disposées en rayons divergents et mêlées de parties quartzeuses et de Fer oxydé en petits cristaux dodécaèdres, tantôt de globesà couches concentriques, ou à structure rayonnée , mais microscopique. I.a matière du Feldspath a éprouvé dans celle Roche une tendance à se pelotonner en globules d'une teinte différente de celle delà pâte; ces globules s'en détachent avec facilité, mais ils se sont formés en même temps qu'elle. Le Pyroméride est ordinairement porphyroïde; il est susceptible d'altération et passe au Pétrosilex argiloïde ; lorsqu'il est intact, il offre assez de cohésion pourqu'on puisse le scier et le tailler en plaques d'ornement. Sa couleur est en général le brun-rougeâtre, marqué de petites taches grisâtres dues au Quartz; la pâte est souvent d'une teinte plus foncée que celle des globules. On ne connaît, à proprement parler, qu'une seule variété de Pyroméride, qui est le Pyiiobériue clobaire; c'est la roche vulgairement nommée Porphyre globuleux ou oibiculaire de Corse, parce qu'on la trouve , principalement en Corse, dans un terrain porpliyrique, faisant partie des anciens terrains intermédiaires. On I

en cite également dans les Vosges. C'est à Monteiro que l'on est redevable de la détermination exacte de ce prétendu Porphyre, et de l'établissement de cette nouvelle espèce de Roche feldspathique.

PYROMORPHITE. MiN. Nom donné par Hausmannau Plomb phosphaté et au Plomb carbonate terreux.

PYRONOTE. Pyronota. iNS. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Lamellicornes, tribu des Mélolontliides, établi par Boisduval , aux dépens du genre Meloloniha de Fahricius, dont il se distingue particulièrement par le chaperon qui est échancré. Les Pyronotes ont en outre une forme remarquable qui rappelle celle des Colymbetes.

Pyronote ÉLÉGANTE. Pyronota festiva, Boisd.; Melotontlia festiva, Oliv., pi. 5, fig. 48; Fabric, Syst. t'I., 63. Elle est d'un vert brillant en dessus, avec une bandelette dorsale sur les élytres et leur bord externe d'un brun cuivreux; la tète est lisse; le corselet a une ligne longitudinale d'un rouge cuivreux; le dessous du corps est d'un rouge bronzé, garni d'un duvet blanchâtre. Taille, quatre lignes. De la Nouvelle-Hollande.

PYROPE. Pyropim. iNS. Coléoptères télramères ; genre de la famille des Rhynchopbores, établi par Schoenherr, pour un insecte de la Jamaïque que Herbst avait placé parmi ses Charansons. Caractères : antennes médiocres, coudées, composées de douze articles, dont le premier allongé, obconique, les autres trèscourts, pressés et s'élargissant progressivement sur la face extérieure à mesure qu'ils se rapprochent de la massue qui est ovalaire; trompe longue, cylindrique et courbée; yeux latéraux, oblongs, déprimés; corselet transverse, bisinué postérieurement, lobé au centre, étroitement échancré sur les côtés et convexe inférieurement; écusson petit; élytres ovales, peu convexes en dessus; pieds courts, les antérieurs écartés à leur base; jambes muliques; tarses courts, larges, dont tous les articles sont fort serrés et rapprochés. Le Pyro/ms saphirinus, Curculio cyaneits, Herbst, est d'un bleu violâtre, brillant, glabre, avec les antennes et les tarses bruns.

PYROPE. MIN. Variété de Grenat d'un rouge de feu. y. Grenat de Bobème.

PYROPIIANE. MIN, C'est-à-dire qui devient transparent par l'action du feu. Telles sont certaines pierres siliceuses, qu'on a imbibées de cire; elles sont opaques tant que la cire est froide et solide, et deviennent translucides quand la cire se fond par l'action de la chaleur.

PYROPHILA. 1RS. f. POILOPÏRA.

PYROPUORE. Pyrophorus. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Élatérides, institué par Latreille aux dépens du grand genre Taupin de Linné. Caractères : articles des antennes obtrigones, comprimés et avancés au côté interne, en manière de dents de scie, le troisième plus court que le suivant, et le faux article tiès-distinct; tête plus étroite (lue l'extrémité antérieure du corselel; yeux de grandeur moyenne, peu saillants. Le reste des caractères est conforme à ceux des Taupins. Latreille comprend dans ce genre les Etaler noclitucus, phosplioreus et i'jnitus de Fabricius.

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PYUOPHORUM. BOT. (Necker.) Synonyme de Pyrus. y. Poirier.

PYROPHYLLITE. Min. Celte substance se rencontre dans l'Oural; elle est connue des minéralogistes sous le nom de Talc radié; sa réaction au chalumeau est cependant toute autre que celle du Talc, car lorsqu'on la chauffe seule, elle se divise en une masse flabelliforme, et se gonHe à un tel point que son volume devient vingt fois plus considérable. Cette masse est infusible. Si on chauffe le minéral dans le petit malras de verre, il se rassemble, dans la partie supérieure, de l'eau qui n'attaque point le verre et ne donne point de Silice par l'évaporalion. Avec la Soude, il fond en bouillonnant en une verre jaune et transparent; avec le sel de Phosphore, il se dissout en un verre incolore, en abandonnant un squelette de Silice. Chauffé avec la solution de Cobalt, il prend une couleur bleue. 11 est composé de Silice 59.3; Alumine 29,5; Magnésie 4; o.xyde de Fer 1,3; Eau 5,3.

PYROPUYSALITE. MW. Variété de Topaze, r. ce mot.

PYROPS. Pyrops. ms. Genre d'Hémiptères de la famille des Fulgorines, tribu des Cicadaires, institué par Spinola qui lui assigne pour caractères : tête très-protubérante, conique, allongée, avec la face frontale divisée en trois facettes, dont la médiane relevée en dessus à son extrémité ; base du front profondément échancrée; chaperon sans carène médiane; lobe médian du prothora.x large et peu avancé; carènes dorsales oblitérées.

Pyrops de Servilie. Pyrops Servillei, Spin. La tête et la partie supérieure du thorax sont d'un fauve lavé de rouge, parsemées de points noirs et ronds disséminés irrégulièrement; les ailes supérieures ont en outre quelques points orangés, beaucoup plus gros le long des nervures principales; dessus du métathorax et de l'abdomen noir, avec le bord postérieur des anneaux d'un fauve clair, ainsi que le dessous du corps; pattes pâles, avec des anneaux noirs aux cuisses et des taches aux jambes ; ailes inférieures translucides, sans taches, leurs nervures transversales sont blanches, ce qui fait paraître ces ailes ondulées. Taille, deux pouces. De Java.

PYROPTÉRON. Pyropteion. 1RS. Lépidoptères crépusculaires; genre de la famille des jEgéries, institué par Kewnian, qui lui assigne pour caractères : palpes allongées, avec le premier article nu, échancré en dessous; antennes un peu plus longues que le corselet : celles du mate sont ciliées; abdomen terminé par une frange comprimée dans les mâles, dilatée dans les femelles.

PïROPTÉRON cBRtsiDiFORME. Pyropleron chrysidiformis, ISewm.; Sesia ihiysidiformis, Ochs.; Sesia crabroni/oimis, Fah. La tête est noiie,avec le front et le collier jaunâtres; les palpes sont velues, noires, avec le sommet fauve ; les antennes sont brunes, plus claires en dessous; le corselet est d'un bleu noirâtre, luisant, avec un point blanc de chaque côté; l'abdomen est bleu, couvert de poils cendrés; la frange a le milieu d'un rouge fauve comme les jambes; les ailes supérieures sont du même rouge, avec lesburdset une tache

contiguë à la côte noirs; cette tache est accompagnée de deux autres transparentes, dont l'antérieure allongée et triangulaire, la postérieure plus petite et arrondie; les ailes inférieures sont transparentes, avec les nervures, les bords et un petit croissant costal noirs, bordés de rouge. Envergure, dix lignes. Europe.

PYRORTHlTIi. Miis. Substance qui ressemble beaucoup à rOrthite, et qu'on trouve à Koraret, dans un Granité à gros grains, où elle est disséminée en lames noires et minces, qui, vues sur leurs tranches, s'offrent sous l'aspect de longues aiguilles ou baguettes d'un noir luisant. Ce Granité renferme aussi de la Tanlalile, de l'Élain oxydé et de la Gadolinite. Le Pyrorthite ne diffère de l'Orthile que par sa manière de se comporter au chalumeau. H y brûle comme du Charbon, tandis que l'Orthite fond en bouillonnant, y. Orthite et All\site.

PYROSKLÉRITE. MIN. Substance qui se trouve à Pile d'Elbe , accompagnée d'une matière talqueuse verdàtre; elle a une structure cristalline, qui appartient au système rhomboédrique; sa cassure est inégale et esquilleuse, mate ou d'un éclat gris pâle; elle est translucide, ordinairement d'un vert pomme, mais d'un vert d'émeraude dans quelques endroits, et d'un gris verdàtre dans d'autres ; elle est rayée par la Chaux carbonatée; sa pesanteur spécifique est 2,7; elle est composée de : Silice ô8 ; Magnésie 32; Alumine 14; protoxyde de Fer 3.5; oxyde de Chrome 1,3; Eau 11.

PYROSMALITE. MiN. A'. Pïrodmalite.

PYROSMARAGD. ni!». Variété phosphorescente de Chaux flualée que l'on trouve à Kertschinsk, en Daourie.

PYROSOiME. Pyiosoma. holl. Ce genre, qui paraît avoir été institué par Bory de Saint-Vincent, sous le nom de Monophore, puis admis sous celui de Pyrosome appliqué par Pérou, et que Lamarck avait d'abord placé dans les Radiaires, dut être transporté parmi les animaux agrégés dont le beau travail de Savigny a dévoilé la curieuse organisation. Sans rentrer ici dans la question où doivent être rangés ces êtres agrégés que les zoologistes les plus recommandables placent les uns près des Radiaires, les autres dans les Mollusques, on peut se borner à dire que le genre Pyrosome, dans le Système de Lamarck, termine le premier ordie desTuniciers agrégés, ou Botiyllaires, et se trouve ainsi en rapport, d'un côlé, avec le genre Botrylle, et de l'autre avec le genre Bipbore qui commence l'ordre suivant des Tirniciers Irbres ou ascidiens. Cuvier, qui pense que ces animaux sont des Mollusques par leur organisation, les place, dans son Système, à la lin des Acéphales, sous le nom d'Acéphales sans co(|uilles, divisés en simples et en composés. Les Pyrosomes se sont rangés parmi ces derniers, entre les Bolrylles et les Polyclines. Dans ses Tableaux des Mollusques, Férussac a adopté complètement les genres et ladisliibulion méthodique de Savigny. Quoique les Pyrosomes y forment à eux seuls une famille (les Lucies), ils sont placés de telle sorte que leurs rapports restent comme dans Lamarck, c'est-à-dire à la tin des Tunicîers agrégés, après le genre Botrylle. Blainville (Traité de Malacol., p. 390), prenant plutôt en considération la nature intime de ces animaux ([\ie leur éliil

d'ajjiéiîalioii.ix'unil les l'yrosoiiies et les Bipliores dans sa famille des Salpiens (^'. ce mot) où ces deux groupes constituent deux tribus sous les noms de Salpiens simples et de Salpiens composés. A l'article Biphobe, on a donné des détails sur l'orsanisation des Pyrosomes. Voici maintenant les caractères de ce genre : animaux hilobés, agréjîés, formant par leur réunion une masse commune, libre, Hotlante, gélalineuse, cylindri(|ue, creuse, fermée à une extrémité, ouverte et tronquée à l'autre, et extérieurement chargée de tubercules; ouverture orale des animaux à l'extérieur de la masse commune; les anus s'ouvrant à la paroi interne de la cavité de cette masse; deux vessies gemmifères opposées et latérales. Parmi les animaux marins qui jouissent de la faculté de répandre de la lumière, il en est peu qui jettent un aussi vif éclat. La lumière qui jaillit des Pyrosomes n'a pas toujours la même teinte. Elle passe subileinent d'une nuance à l'autre, en prenant toutes celles de l'iris ou du spectre solaire.

On ne connaît encore qu'un petit nombre d'espèces de ce genre. Lamarck cite les trois suivantes : Pïro- SOBE ATLANTIQUE, Pfrosoma atlaiitica, Lamk., Aniin. sans vert., t. m, p. 111, n" I. 11 vient de l'océan Atlantique.— Pyrosome élégant, Px'osoma elerjans, Lamk., loc. cit., n» 2; Péron et Lesueur, Nouv. Bullet. des Scienc, vol. m, p. 283. Cette espèce vient de la Méditerranée. — Pyrosome géant, Pxrosoma /jitjantea , Lamk., loc. cit., n" ô; Lesueur, Bullet., loc. cit. Également de la Méditerranée.

PYROSTOMA. BOT. Genre de la famille des Verbénacées, et de la Didynamie Angiospermie, L., établi par Meyer (Piimitiœ Florœ Esseqiieb., p. 219) qui l'a ainsi caractérisé : calice lubuleux, à cinq lobes oblongs, lancéolés et étalés; corolle monopélale, ringenle, dont le tube est un peu renHé supérieuiement et courbé; le limbe bilabié ; la lèvre supérieure à trois découpures, l'inférieure bifide; quatre étamines didynames, à anthères libres; ovaire arrondi, déprimé, surmonté d'un style filiforme, plus long que les étamines et de deux stigmates subulés, recourbés; fruit inconnu. Ce genre est très-voisin du Columnea ; il en diffère par son calice allongé, lubuleux, à cinq lobes plus courts, et par la lèvre inférieure de la corolle. Le Pj-i'ostoma iernata, Meyer, loc. cit., est un arbre ou un arbrisseau à feuilles opposées, tcrnées, pétiolées. Les Heurs sont très-belles, à corolles velues, soyeuses, disposées en corymbes terminaux. Cette plante croit dans les forêts de l'Amérique méridionale.

PYROSTKlli. Pyiostiia. bot. Genre de Rubiacées, et de la Pentandrie Monogyiiie, L., établi par Commerson pour un arbrisseau de l'île de Mascareigne où il est connu sous le nom vulgaire de Bois de Mussard. Ce genre se distingue par un calice très-petit et à quatre dents très-courtes; une corolle monopélale subcampanulée, ouveite et à quatre divisions peu profondes; quatre étamines; un ovaire surmonté d'un style simple que termine un très-petit stigmate. Le fruit est un pelit nueulaine pyriforme, à peine ombiliqué à sou sommet, strié, et renfermant huit petits iiucules monospermes. PïUosiRiE A feijillesd'Olivier. P^/osir/aO/eOH/cs, Lamk., III., lab. GiJ. C'est un arbrisseau portant des

feuilles opposées, glabres, sessiles, lancéolées, un peu obtuses ; des fleurs disposées en petites grappes courtes et axillaires.

PYROXÈNE. MIN. Hatly a réuni sous ce nom, qu'il regardait comme spécifique, un grand nombre de minéraux dont la structure cristalline est presque identiquement la même, qui se rapprochent encore par une composition analogue, mais qui diffèrent sensiblement par les caractères exlérieurs. Aussi les minéralogistes de l'école allemande les ont- ils séparés et dislingués sous une multitude de dénominations diverses. Depuis les nouvelles et importantes découvertes concernant l'isomorphisme des substances minérales, on s'accorde assez généralement à considérer le Pyroxène, non plus comme une espèce uni(|ue, mais comme un de ces groupes naturels d'espèces qui ont une forme et une composition semblables, et (|ui se différencient entre elles par la nature de leurs bases, ainsi qu'on l'a déjà vu pour les groupes de corps qui ont élé décrits sous les noms de Grenat et d'Amphibole. Les Pyroxènes ont pour caractères généraux d'offiir un aspect vitreux, un éclat assez vif, mais inférieur à celui des Amphiboles; d'être fusibles avec plus ou moins de facilité au chalumeau; de cristalliser sous des formes qui dérivent d'un prisme rhomboïdal oblique, et se clivent parallèlement aux faces de ce prisme, mais avec plus de netteté dans le sens de la base (|ue dans celui des pans. La forme primitive de ce groupe d'espèces est donc un prisme oblique à base rbouibe, dans lequel deux pans font entre eux un angle de 87» environ, et avec la base un angle de 100" 1/2. Cette dernière inclinaison varie dans les différentes espèces, de lOO" 10' à 100» 40', suivant Phillips. La composition de tous les Pyroxènes peut être ainsi formulée ; un atome de bisilicale de l'un des trois bioxydes isomoiplies de Chaux, de Magnésie ou de Fer, combiné avec un atome de bisilicate de l'un des deux autres bioxydes. Leur dureté est supérieure à celle de la Chaux Buatée, mais inférieure à celle du Feldspath. Leur pesanteur spécifique varie de 3,13 à 5,40. Us manifestent, quand ils sont transparents, la réfraction double à un degré très-marqué, et possèdent deux axes de réfraction. Le résultat de leur fusion au chalumeau est en général un globule vitreux, incolore ou d'un vert sombre.

Les formes cristallines des Pyroxènes sont assez variées : celles qu'UaOy a déciiles dans son Traité sont an nombre de vingt -sept. 11 ne sera fait mention ici que des plus simples et des plus communes, de celles auxquelles toutes les autres peuvent être facilement rapportées. Le Pyroxène périorthogone : prisme rectangulaire, à base oblique, parallèle à celle du prisme fondamental. Cette forme appartient à l'espèce nommée Sablite. — Le Pyroxène périhexaèdre : en prisme hexagonal, irrégulier et à base oblique (Pyroxène Augite d'Arendal). — Le Pyroxène périoctaèdre : eu prisme octogonal, irrégulier. Celte forme est celle qu'aflectent le plus communément les cristaux de Sahlile d'Arendal en INorwége, et de Pargas en Finlande.— Le Pyroxène bisunitaire : prisme hexagonal, à sommet dièdre; les faces culminantes se réunissant sur une arête parallèle à la base (très -commun parmi les Pyroxènes Augites

(les volcans, ainsi i|iie la vaiiélé suivante). — Le Pyroxine trinnilairc : prisme octogone , avec le sommet dièdre. — Le Pyroxène sénoqualernairc : octaèdre à triangles scalènes, émarginé latéralement, et dans lci|uel la base aurait une position oblique à l'axe (variété de Sahlile, dite Pyrgome et Fassaïte). — Le Pyroxène sénnbisunitaire : prisme hexagonal, à sommet Irièdre (variété dite Baikali(e). — Le Pyroxène épiméride: prisme octogone, comprimé, terminé par un sommet à cinq faces diversement inclinées (cristaux de Pyroxène blanc d'Amérique; à raison de leur forme el <l« leur couleur, ils ont une giande analogie d'aspect avec certains cristaux de Feldspath). — Le Pyroxène odovigésimal : prisme octogone, terminé par un sommet à dix faces (cristaux de Diopside transparent, du Piémont).

Indépendamment des formes simples qui viennent d'être citées, les cristaux de Pyroxène offrent fréquemment des groupements réguliers, qui, le plus ordinairement, ont lieu par des faces prismali(iues el avec liémilropie. La variété triunitaire est une de celles qui sont le plus susceptibles de ce genre d'accident, facile à reconnaître aux angles rentrants qu'il détermine toujours vers l'un des sommets. Ces cristaux hémitropes forment quelquefois des groupes, en se croisant deux à deux, ou trois à trois, à la manière des Slaurotides, mais sous des angles très-varialiks. On peut subdiviser le groupe des Pyroxènes en quatre espèces, d'après les différences qu'ils présentent dans leurs compositions.

I" Pyroxène diopside, à base de Chaux et de Magnésie. Incolore ou blanc lorsqu'il est pur; d'un vert pâle lorsqu'il se mêle à Pespèce suivante, c'est-à-dire au Pyroxène de Fer et de Magnésie. Sa texture est vitreuse ou pierreuse. Ses cristaux se clivent parallèlement aux faces de la variété périortliognne : la base est inclinée à l'axe de 10G»50', suivant les mesures de Phillips. Leur pesanteur spécifique est de 3,50. Ces cristaux offrent en général des prismes plus allongés et plus chargés de facettes à leurs sommets que ceux des autres espèces du genre; ils sont souvent striés longitudinalement. Le Diopside fond au chalumeau avec ébullilion en un verre incoloie. Lorsqu'après avoir été fondu avec un Alcali, on le dissout dans un Acide, sa solution, privée de Silice, précipite abondamment en blanc par l'oxalale de Potasse, puis par l'Ammoniaque, et quelquefois en bleu par l'hydrocyanale ferrugineux de Potasse. II est composé de Silice 37, de Chaux 23, Magnésie 18. Les variétés de formes cristallines qu'il a présentées sont, parmi celles citées plus haut : la périorlbogone, l'épiméride et l'octovigésimale. Les Pyroxènes que l'on rapporte à cette espèce, sont les 1 suivants : le Diopside blanc, en cristaux prismatiques, I comprimés, translucides, en masses laminaires ou gra- | nuliformes (Coccolithe blanche), engagées dans un Calcaire saccharoïde.à Kingshridge, comté de Putnam, dans l'État de New-York, et à Lichlfield, dans le Connecticut, en Amérique; à Tamare el à Orrijervi, en Finlande; à Maisjoe et à Gulsjoe dans le Wermeland, en Suède; à l'ile de Tiotten, près de Helgoland, en ÎSorwége. Le Diopside blanc-grisâtre, opaque ou translu-

cide, avec un éclat légèrement nacré, en longs prismes comprimés ou en cylindres ordinairement minces et allongés, formant de petites masses enveloppées dans les roches serpentineuses. à l'Alpe de la Mussa . en Piémont. C'est la variété décrite par Bonvoisin sous le nom de Mussite. Le Diopside gris-verdâlre, en cristaux transparents, avec un éclat vitreux, du mont Ciarmetta, dans la vallée d'Ala, affluant de la vallée de Lans, en Piémont. C'est l'Alalite de Bonvoisin. Le Diopside vertpâle, de la mine d'Argent de Sahla, en Westmanie.

2° Pyroxèxe Sahlite, à base de Fer et de Magnésie. Cette espèce ne s'offre jamais pure, mais toujours mélangée avec la précédente, à laquelle elle communique une teinte d'un vert plus ou moins foncé. Si elle existait seule, elle serait composée de Silice 34. liioxyde de Fer 29. Magnésie 17. Ses cristaux se clivent avec netteté parallèlement aux faces d'un prisme rbomboïdal-obli- <|ue, dont la base est inclinée à l'axe de lOG» 12', et sur les pans de 100» 40', d'après les mesures de Phillips. Ils sont quelquefois assez volumineux et fort nets; mais la Sahlite s'offre plus fréquemment en masses, à structure laminaire, ou composées, tanlôtde longs prismes ou de baguettes comprimées, tantôt de grains sphéroïdaux, agrégés, et changés en Polyèdres par leur compression mutuelle. Toutes les variétés que l'on rapporte à cette espèce fondent aisément en un verre de couleur sombre. Les principales sont : la Sahlite verl-obscur (Malacolithe d'Abildgaard), en cristaux, ou en masses laminaires, à grandes lames, de Buoèn, près d'Arendal, en Norwége, et de Biornmiresveden, en Dalécarlic. La Sahlile gris-verdâlre (variété de la Malacolithe), de Kew-Haven, aux Etats-Unis. La Sahlite vert-jaunâtre, dite Fassaïte el Pyrgome. de Monzoni dans la vallée de Fassa, en Tyrol. La Sahlite vert-olivâtre, dile Baïkalile, des bords du lac Baïkal, en Sibérie : elle est accompagnée de Béryls. La Sahlile granniiforme (Coccolithe d'Andrada), composée de grains d'un vert noirâtre, ou d'un vert clair, d'Arendal en Norwége, et de Langsbanshyllan, près d'Hellesla, en Suède.

ô» PïHoxÈivE BÉDENEERGiTE, à basB de Chaux et de Fer. 11 est d'un vert foncé, tirant sur le brun. Sa poussière est d'un vert olive. Sa pesanteur spécifique est de 3,15. Il est divisible à la fois en prisme rectangulaire, et en prisme rhomboïdal, à hase oblique, dont les angles sont ceux du Pyroxène, suivant G. Rose. Quand il est pur, il est composé de Silice 30, de Chaux 22, Bioxyde 28. On l'a trouvé presque uniiiuement à Tunaberg, eu Suderraanie. Brongniart rapporte à cette espèce le minéral décrit par Keating sous le nom de Jeffersonite, et qu'on a trouvé au milieu d'un minerai de Fer des fourneaux de Francklin, près de Sparta, dans la province de New-Jersey, aux États-Unis.

4° Pyroxène Acgite, aussi nommé SchorI volcanique, Pyroxène des volcans. Mélange de Sahlite et d'Hédenbergile, avec des quantités variables de diverses autres substances; l'Alumine y entre presque constamment en remplacement d'une portion de Silice. Ses cristaux dérivent d'un prisme oblique, rhomboïdal, dont la baseest inclinée à raxedelOG» 15', et aux pans de 100" 10' (Phillips). Ils fondent au chalumeau, mais difficilement, en un verre noir. Leur éclat est sensible-

ment moins vif (|iie celui de l'Amphibole hoinl)lenile. On lapporle à celle espèce le Pyroxène d'un verl foncé, lamellaire ou massif, du port de Llierz, vallon de Suc, à l'exlrémilé de la vallée de Vic-Dessos dans les Pyrénées, et au<iuel on a donné les noms de Llierzolile et de Pyroxène en roche; les Pyroxènes d'un verl sombre, de Parlas en Finlande; quebiues variétés du Pyroxène de Sahia, et le Pyroxène lamellaire, nommé Disluile. que l'on trouve dans une roche siéiiitiqne à Wesl-Point, aux États-Unis. Mais les principales variétés d'Augite, celles qui sont le plus répandues et le plus anciennement connues, sont les Pyroxènes noirs des volcans, que l'on trouve en cristaux disséminés dans la plupart des roches des terrains ignés, en Auvergne, au Vésuve, à l'Elna. à Albanoet Frascali,dans la campagne de Rome, dans les terrains volcaniques des bords du Rhin, etc.

Le Pyroxène considéré seul forme des masses assez considérables pour prendre rang parmi les Roches proprement dites. Il compose à l'état grenu ou compacte quelques couches subordonnées dans le terrain de Micaschiste, aux Pyrénées (Llierzolile grenue et compacte), et dans la vallée d'Ala. en Piémont (Diopside et •Sahlile). Mais le plus souvent il est disséminé dans diverses Roches du sol primordial, ou en cristaux implantés sur les parois de leurs cavités (Alalile, Sahlile, Fassaïle). Ces Roches appartiennent principalement aux terrains de Micaschiste et de Serpentine. On le trouve aussi dans les amas métallifères subordonnés au terrain de Gneiss, à Arendal en Norwége : il est fréquemment associé au Fer oxydulé. Au delà du sol primordial, on ne le rencontre plus que dans les filons basaltiques et les Roches d'origine ignée; et c'est seulement alors l'espèce Augile. H fait partie constituante d'un grand nombre de Roches pyrogènes, et de plus se présente en cristaux isolés et fort nets, disséminés, et comme empâtés au milieu de ces mêmes Roches, dans les Trapps (Aphanites) et les Ophites, dans les Xérasites qui proviennent de leur décomposition, dans les Dulérites, les Basaltes et les Wackes, où il est souvent altéré et transformé en terre verte; dans les roches vitreuses nommées Gallinacés; dans les Scories et Pouzzoliles, les Pépérinos et les Tufas; enfin dans les Cinérites ou cendres rouges volcaniques. Le Pyroxène Augite parait s'être formé de toutes pièces dans les volcans, ainsi que l'Amphigène, et probablement il se forme encore dans les laves modernes, quelques instants après leur déjection. On l'a même vu se cristalliser dans les Scories et Laitiers de fourneaux où se traite le Fer. Anciennement on supposait qu'il était étranger aux roches volcaniques, qu'il existait déjà tout formé dans des roches qui avaient été seulement fondues par l'action du feu pour former des laves; de là le nom de Pyroxène qu'on lui avait donné et dont il faut tout à fait oublier l'étymologie.

PYRRIIANTHUS. BOT. Ce genre, établi par Jacquin dans la famille des Combrétacées, ne diffère point par ses caractères du genre Lumnilzera, de Willdenow.

PYRRUOCORAX. Pj-irliocoiax. ois. (Cuvier.) Genre de l'ordre des Omnivores. Caractères : bec médiocre, assez grêle, plus ou moins arqué et tranchant, comprimé, un peu subulé à la pointe qui est unie ou fai-

blement écharicrée; narines placées de chaque côté du bec et à sa base, ovoïdes, ouverles, mais entièrement cachées par des poils dirigés en avant; tarses robustes, plus longs que le doigt intermédiaire; quatre doigts: trois en avant, presque entièrement séparés, un en arrière, tous armés d'ongles foris et arqués; quatrième et cinquième rémiges les idus longues.

Les Pyrrhocorax sont les Corbeaux des plus hautes montagnes, que bien rarement ils abandonnent pour descendre dans les plaines et les vallons : ils y goùlent les douceurs de la vie sociale et s'accommodent de toute sorte de nourriture; la mue est simple et n'apporte aucun changement dans le plumage, et l'on ne distingue les jeunes ou vieux que par la couleur du bec et des pieds qui sont toujours gris chez les premiers. Néanmoins, les habitudes des Pyrrhocorax sont beaucoup plus sauvages que celles des Corbeaux, et leurs couvées sont d'un accès infiniment moins facile. Leur nid, que les deux sexes préparent avec beaucoup de soin, et qu'ils tapissent intérieurement du duvet le plus doux, est toujours placé dans les fentes des rochers ou des vieilles constructions alpines; rarement on le trouve établi sur les Pins qui couronnent quelquefois ces cimes arides. La ponte consiste en trois ou quatre œufs blanchâtres, tachetés de jaunâtre ou de brun. Les Pyrrhocorax sont, dans les divers ouvrages d'ornithologie, des Corbeaux, des Coracias, des Craves ou des Choquarts. On les trouve dans toutes les grandes chaînes de l'ancien continent.

Pyrrhocorax aux ailes bik^cbm. Pxirhocoiax leucopteius, Temminck. Plumage noir, à l'exception des grandes rémiges qui sont d'un blanc pur; queue arrondie; bec et pieds noirs. Taille, quinze pouces trois lignes. De l'Australie.

PYRRHOcoRAxCHOCARD.Co)DUs/y;;7iOCoroa?,Gmel., Buflf.. pi. enl., 531. Plumage d'un noir irisé; queue légèrement arrondie; ailes courtes; bec d'un jaune orangé; iris brun; pieds rouges. Taille, quatorze pouces six lignes. Les jeunes ne sont point irisés sur le plumage; ils ont le bec et les pieds noirs. Des montagnes des Vosges, des Alpes, des Pyrénées, etc.

Pyrruocorax coracias. Corvus graculus, Gmel.; Corvtis eiemita, Gmel.; Fingilus erytliroiamphos, Dum. ; Coracias erylhroramphos, Vieill., BufF., pi. enlum. 253. Plumage d'un noir irisé; queue carrée; ailes longues ; bec long et un peu effilé, pointu, arqué, rouge, ainsi que les pieds; iris brun. Taille, seize pouces. Les jeunes ont le plumage noir, sans reflets ; le bec et les pieds sont d'un gris noirâtre. Des montagnes d'Europe.

PvRROOcoRAX SiCRiN. Coiviis crùiitiis, Daud., Levaill., Ois. d'Afr., pi. 82. Plumage noir, irisé; sommet de la lète couvert d'une huppe noire, bordée de roux ; du derrière des yeux partent de chaque côté trois crins d'inégale longueur, et dont l'un surpasse la taille de l'Oiseau; ils sont noirs, terminés de rou.x-jaunâtre; bec jaune; pieds gris. Taille, sept pouces six lignes. Patrie inconnue; classement douteux.

PYRRHOL^MUS. ois. Nom donné par Gould à une division du genre Pigeon, que la construction du bec l'a décidé à ériger en genre distinct; une espèce de

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l'Australie, que son nom seul, Prniiolœmus bninfieus, spécifie parfailement, est le type du nouveau Renre proposé.

PYRRHOPAPPE. PyriUopappus. eot. Genre de la famille des Synanlhérées, établi par le professeur De CandoUe qui lui assigne pour caractères : capitule multiflore; involucre double cl polyphyllc, à écailles linéaires, acuminées, dont les extérieures lâches et un peu étalées, les intermédiaires dressées; réceptacle dépourvu de paillettes; akènes oblongs, submuriculés, atténués au sommet en un bec {çréle et allongé; aigrette formée de plusieurs rangées de soies flexibles et rouss;Ures.

Ptrrbopappe de la Caroiihe. Pyrrhopappus CayoUnianns, Nutl. C'est une plante vivace et glabre; sa tige est droite, rameuse, pourvue de feuilles lancéolées, aiguës, subentières ou faiblement découpées; les pédicelles sont très-longs et les fleurs qu'ils portent sont d'un jaune intense.

PYRRHOSE. Pyrrhosa. bot. Genre de la famille des Myiisticées, établi par le docleur Blume qui lui donne pour caractères : périgone simple, coloré, urcéolé, à deu.ic ou quatre divisions, à eslivation valvaire; huit anthères tiirbinées, adnées longiludinalement au sommet d'une colonne staminale et serrées contre l'exlrémilédes lobes ilu périanlbe; deux ovaires : l'un Irèspetit et épuisé, l'autre uniloculaire, renfermant un seul ovule analrope, dressé sur la base; stigmate sessile, oblus, indivis. Le fruit consiste en une baie capsulaire, bivalve, monosperme; semence nucamenlacée, dressée, renfermée dans un arille charnu, à plusieurs divisions; embryon très-petit, dans un axe d'albumen charnu; cotylédons plans et divariqués; radicule infère, très-courte.

Pyrrhose de Horsfield. Pyrrhosa HorsfieUlii,h\.; Horsfieldia o(lorata,Vl\\\i\. C'est un arbre de moyenne élévation, à feuilles alternes, courtement pétiolées, Irès-entières. Les Heurs sont très-petites, rassemblées en panicules axillaires. De l'ile de Java.

PYKRUOSIDÉRITE. Min. C'est à-dire Fer de couleur pourpre. Cllmann a donné ce nom au Fer oligiste micacé (Eisenglimmer), dont il a fait une espèce particulière. 11 est en lames très-petites et confusément groupées à la surface d'un Fer hydroxydé hématite. On le trouve dans les raines d'Eisenzèche, pays de Nassau-Siégen. F. Fer Oligiste.

PYRRH0TR1C11IA. bot. Le genre institué sous ce nom, par Wight et Arnott, dans la famille des Légumineuses, a été reconnu identique avec le QemeEriosema (lu professeur De CandoUe.

PYRRHOXIE. OIS. Nom appliqué par Vieillot à un Oiseau peu connu, décrit par Latham sous le nom de Loxia psillacea, et dont Temminck a fait le type de son genre Psittacirostre. K. ce mot.

PYRRHULA. OIS. y. BoiIVRECIL.

PYRROCHITON. bot. (Renauline.) Synonyme d'Ornithogatum litteum.

PYRROCIDE. Pyrrocis. ws. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Sténélytres, tribu des Hélopiens, institué par Brullé, aux dépens des Hélops de Fabricius, avec les caractères suivants : antennes lon-

gues, composées de onze articles : le premier épais, le deuxième très-petit, le troisième trèslong,le quatrième moyen, le cinquième plus long, le sixième court, le suivant allongé, les autres courts et égaux, le dernier terminé en pointe aiguë ; palpes maxillaires longues : premier article très petit, le deuxième le plus long de tous, le troisième presque carré, un peu coudé, le dernier ovalaire; palpes labiales très -courtes, de trois articles dont le dernier ovale et court; tète courte, transversale; yeux gros; corselet large, transverse, tronqué en avant, arrondi sur les côtés, élargi en arrière, à angles postérieurs avancés, le milieu du bord postérieur prolongé et arrondi; écusson presque rond; élytres grandes et déprimées; pattes fortes, assez longues; premier article des tarses antérieurs un peu plus long que les suivants qui sont égaux, presque carrés, un peu prolongés en dessous; tarses postérieurs ayant leur premier article aussi long que tous les autres réunis; les crochets sont assez forts.

Pyrrocide oblique. Pyrrocis obliqtiata, Br.; Helops ohliquata, Fab. 11 est brun, un peu pubescent; son corselet est bi-impressionné en arrière; les élytres sont couvertes de stries très-fines et très-serrées; l'écusson est jaune, ainsi que le dernier article des antennes. Taille, six lignes. De l'Amérique du Nord.

PYRROCOME. Pyrrocoma. bot. Genre de la famille des Synanlliérées, tribu des Eiipatoriées, institué par Hooker qui lui assigne pour caractères : involucre lâche, formé de plusieurs rangées de folioles membraneuses, dont les intérieures sont très-entières et les extérieures spinulosodentées; aigrette unisériale, plus I longue que la fleur et scabre ; corolle dont le limbe I n'est point distinct du tube.

PYRROcojiECARTHA5ioïDE.i'/-rrocowiaCarWiawioWe«, Hook. C'est une plante herbacée, qui a l'aspect et le port du Carlhame; ses feuilles sont alternes, coriaces, subspinoso-dentées, parsemées de points translucides; la tige est terminée par un capitule solitaire, à fleurs jaunes. Cette plante a été recueillie, par le docteur Douglas, sur la côte nord-ouest de la Californie.

PYRROSIE. Pyrrosia. jsot. {Fougères.) Genre étabh par Mirbel, et qui paraît différer très-peu de son genre Camhillea ou du Cyclophorus de Desvaux. Suivant cet habile botaniste, ces deux genres, qui présentent également des capsules réunies en groupes arrondis, nus, réguliers, disposés en cercles, diffèrent en ce que les capsules du Candollea sont plongées dans les fossettes de la feuille, et celles du Pyrrosia sont sessiles et non pédicellées, comme cela a lieu dans presque tous les genres des Polypodiacées.

Pyrrosie de LiiCaint,. Pyrrosia Chinensis. C'est une Fougère à fronde simple, comme la plupart des Cyclophores, et dont la surface inférieure est couverte d'un duvet roux et abondant, qui lui a fait donner le nom qu'elle porte.

PYRROTE. Pyrrota. ois. Vieillot a proposé sous ce nom la formation d'un genre démembré du genre Tanagra des auteurs. A'. Taîioara.

PYRULAIRE.Px/M/a»!a. bot. Ce genre, dont la place n'est pas encore bien déterminée dans la série des ordres naturels, a reçu plusieurs noms. Établi par le

2{iO

professeur Riclinrd dans la Flore de l'Am(-ri(|iie septen- Irionale de Michaux, MUhlemherf; l'a nommé Ilamiltoiiia, nom qui a été adoplé par Wilidenow; Beauvois, Pleurof/onis ; el enfin Raffinesi|ue, Callineux. Mais de tous ces noms, celui de Pyrulaire est le seul qui doive êlre conservé comme le plus ancien.

Pyrulaire pubère. Pyritlaiia piibeni , Michaux, loc. cit. C'est un arbuste de trois à six pieds, portant des feuilles alternes, sans stipules; de très-petites fleurs dioïques : les mâles en petits épis multiflores et terminaux; les femelles solitaires à l'aisselle des feuilles supérieures. Les premières ont un calice prescpie campanule, à cinq divisions courtes el réfléchies; cinq étamines à filaments courts et à anthères filohuleuses, didymes, à deux loges s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal. Tout l'intérieur du tube calicinal est tapissé par une matière jaun;Ure, formant un disque qui est légèrement (|iiinquélol)é dans son contour. Les fleurs femelles ont le tube de leur calice turbiné et adhérent avec l'ovaire infère; les cinq étamines sont imparfaites; un disque épigjne à cinq lobes tapissant le sommet de l'ovaire qui se termine par un style et un stigmate simples. L'ovaire est à une seule loge contenant un ovule dressé. Le fruit est pyriforme, oml)ilic|ué, renfermant une petite noix monosperme. Cet arbrisseau croit dans l'Amérique septentrionale. Il a quelques rapports avec le genre Nyssa.

PYRULE. Pyruln. moi.l. Genre de Coquilles univalves, siphnnoslomes, institué par Lamarck qui l'a caractérisé de la manière suivante : animal inconnu; coquille subpyriforme, canaliculée à sa base, ventrue dans la partie supérieure, sans bourrelets au dehors el ayant la spire courte, surbaissée quelquefois; columelle lisse; bord droit sans échancrure. Les Pyrules ont des rapports intimes avec les Fuseaux ; elles en ont également avec certaines espèces de Pleurolomes ù spire très-courte. Quelques espèces sublamelleuses ont de la ressemblance avec les Murex foliacés; mais il est bien facile de ne confondre aucun de ces genres, si on fait attention que les Fuseaux ont la spire égale ou plus grande que le canal de la base; que les Pyrules ont la spire toujours plus courte que le canal; enfin que les Rochers, s'il y en a (|uelques uns de foliacés, le sont régulièrement et ne sont pas pour cette raison dépourvus de varices. Le genre Pyrule compte un assez grand nombre d'espèces, Lamarck en indique vingthuit vivantes; il en existe aussi un certain nombre de fossiles.

Pykcle CANALICULÉE. Pyrula canali'culata, Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 157, n» 1; Murex canaliculatus, t., Gmel., p. 5344, n» 65; Encyclop., pi. 430, fig. ô. Grande coquille mince, assez lisse, subpyriforme, ventrue, à spire assez élevée, dont les tours, aplatis en dessus, sont partagés en deux par un angle crénelé et séparés entre eux par une suture fortement canaliculée. Couleur, le fauve pâle. Des mers glaciales.

PYRUS. ituT. f^. Poirier.

PYTHAGORÉE. Pythagorea. dot. Loureiro (Flor. Conchinch., éd. Willd., I, p. 300) a consacré à la mémoire de Pythagoie un genre de l'Octandrie Tétragynie, mais dont on ne connaît pas encoie les aflSnilés

naturelles. Voici ses caractères : calice campanule, à sept ou huit folioles linéaires, colorées et hérissées; corolle canipanulée, à sept ou huit pétales lancéolés, concaves, hérissés, et de la longueur du calice; huit étamines à filets subulés, plus longs que la corolle et ù anthères didymes : ovaire presque ovoïde, velu, surmonté de quatre styles subulés, réfléchis, plus courts que les étamines; capsule ovée, quadriloculaire et polysperme. Le Pythagorea Cochinchiiiensis, unique espèce de ce genre, est un petit arbre très-rameux, à feuilles ovales-lancéolées, dentées en scie, glabres et presque sessiles. Les fleurs sont blanches, axillaires, disposées sur de courts pédicelles, en grappes longues, presque simples. On trouvecette plante dans les champs delà Cochinchine.

RaflBnesque-Schmallz(Journ.dePhysique,août 1819) a proposé un autre genre Pythagorea qui a pour type le Lythrum lineare, L. Ce genre n'a pas été adopté. F. Salicaire.

PYTHE. Pytho. ins. Genre de Coléoptères hétéromères, de la famille des Sténély très, tribu des Hélopiens, établi par Latreille aux dépens du genre Tcnebrio de Linné, et qu'Olivier et Paykul confondaient avec le genre Cucujus. Caractères : corps très-déprimé; tête presque triangulaire, un peu plus étroite que le corselet; yeux saillants; antennes fililormes, insérées à nu devant les yeux, composées de onze articles, le premier obconi(iue, les cinq suivants presque de cette même forme; les deuxième, troisième et quatrième presque égaux entre eux, les cinquième et sixième un peu plus courts que les précédents, les quatre suivants semi-globuleux, le onzième ou dernier ovale, diminuant de grosseur et finissant en pointe; labre apparent, membraneux, transverse, entier; mandibules avancées, fortes, déprimées, pointues; mâchoires à deux divisions presque triangulaires et velues, dont l'extérieure plus grande; palpes grossissant vers le bout, leur dernier article plus large, comprimé, presciue triangulaire, tronqué; les maxillaires deux fois plus longues que les labiales, s'avançant un peu en devant, de quatre articles, les labiales de trois; lèvre coriace, membraneuse, profondément échancrée ou bifide, pres- (jue en cœur; corselet presque orbiculaire. tronqué en devant, et postérieurement aplati, sans rebords; écusson petit; élytres non rebordées; pattes de longueur moyenne; cuisses ovales, étroites, comprimées; jambes longues, grêles, à peine élargies à l'extrémité; tarses courts, petits, à articles entiers; crochets courts. On ne connaît encore qu'une espèce de ce genre; elle est propre à la Suède, et se trouve sous les écorces des arbres, où il est probable que vit sa larve. Cet insecte varie beaucoup pour la couleur, et quelques auteurs ont fait plusieurs espèces avec ces variations : c'est le Pythe déprimé. Pytho depressus, Latr.; Pylho cœruleus, ibid., Gen. Crust., etc., Fabr., Panz. (Faun. Germ., fasc. 95, fig. 2); Tenebrio ilepresstis, L., Oliv. (Entom., t. III, Ténébr., n" 19, pi. 2, fig. 18); Cucvjus cœruleus, Oliv., ibid., t. iv; Cucujus, n" 11, pi. 1, fig. 11, a, b, c). Cet insecte est long de six lignes, il est d'un bleu foncé en dessus, avec les pattes et le dessous (lu corps d'un brun châtain plus ou moins foncé.

PYTHIE. Pylliia. moi.l. Soiis ce nom,Ot:keii a proposé lin genre (iéinembrB des Hélices, et qui renfermait loii(es les espaces ù ouverture ovale ; les genres Bulime et Agalhine de Lamarck y sont rassemblés. Ce genre n'a point élé adopté; il en est de même de celui de Scliuinacher qui porle le même nom.

PYTHION. Pylhion. bot. Martius, dans une revue de différents genres de la famille des Aroïdées {Flora, 1831, n» 26), a étalili celui-ci pour la plante nommée, par Roxbourg, ^;uw) campanulatum, et qui est tiguréc sous ce nom, dans l'atlas de ce Dictionnaire. Voici les caractères assignés par Martius au genre nouveau : spatlie étalée; spadice nu au sommet, qui est irrégulièrement conique et sublohé; le milieu est slaminifère, sans staminodes ou rudiments d'élamines avortées; la liase est pistillifère, sans rudiments de pistils avortés; anthères compactes, cylindriques, portant de chaque côté un locelle divisé |)ar une cloison médiane, avi'c deux pores au sommet; ovaires distincts, uniloculaires, renfermant un petit nombre d'ovules ordinairement dressés, mais dont les Iropbospermes atteignent quelquefois une certaine longueur, et alors les ovules deviennent renversés; style subulé; stigmate ample et rudement subbilobé. Le fruit consiste en des baies dislinctcs, obovaleset pulpeuses : le nombre des carpelles soudées ensemble varie de deux ù douze ; quelquefois il s'en présente aussi deux simples.

PvTniOîf CAMPAM'LÉ. Pythioii campanulalu})!, Martius; Anim caiiipaiiulalum, Roxb. Ses racines sont grosses, tubéreuses, arrondies, marquées de lignes concentriques et de nombreuses cicatrices; du centre de chacune d'elles s'élève assez généralement une seule feuille de la liauteur d'un à deux pieds, pinuatifide, à segments profonds, alternes et irréguliers; la tige, qui n'est à proprement parler qu'un pédoncule, est trèscourte, verle, marquée de tacbes arrondies, un peu plus sombres; elle est terminée par une spathe pourprée à sa base, puis jaunâtre, avec les bords ondulés, plissés et d'un lilas assez intense : celte spalhe est, à l'extérieur, d'un gris livide, parsemé de tacbes ocellées d'une nuance plus foncée. Le spadice a environ un pied de hauteur; sa partie inférieure, garnie de pistils, est cylindrique et jaune; la supérieure, où sont placées les élamines, est beaucoup plus dilatée : son extrémité se déploie en une tête large, ondulée, granulée et d'un pourpre foncé. Cette plante remarquable est originaire de l'archipel des Indes.

PYTHIDM. BOT. (Pries.) r. Pbstlune.

PY'THON. REPT. Ces Ophidiens ressemblent beaucoup ,nux Boas et aux Couleuvres; ils se distinguent des premiers par leur double rangée de plaques sous-caudales et par la longueur de leur queue; et ils différent des Couleuvres, dont l'anus est dépourvu d'éperons. L'absence de crochets ù venin les éloigne des Crotales, des Vipères et des autres Serpents venimeux. Ce genre ne renferme qu'un petit nombre d'espèces qui, toutes, proviennent de l'Inde; il paraîtrait, d'après Cuvier, que ce genre doit contenir les prétendus Boas de l'ancien con-

PYTHONIER. Pythonium. bot. Genre de la famille des Aroïdées, institué par Schott, pour quelques plantes

de l'Inde, que l'on avait placées parmi les Gouets. Ses caractères sont : spathe roulée à sa base, avec son limbe en voûte: spadice androgyne et continu inférieurement; anthères sessiles. fasciculées, à quatre loges ou pores dont on aperçoit les ouvertures de chaque côté de la glandule; ovaires libres, uniloculaires, renfermant chacun un ovule dressé; style subulé; stigmate trilobé.

Pytdonier de l'Inde. Pythoniinn Iiidicœ, Schott; Tliotiipsonia Nepalensis,^^»]].; Arum biilbiferuut, r.oxb. Ses feuilles sont peu nombreuses et grandes, bipinnatifidement composées, portées sur un pédoncule allongé. On le trouve dans les forêts montagneuses, qui forment le littoral de diverses contrées de l'Inde.

PYTHONISSE. POTS. Le Scorpena horrida de Linné a reçu ce nom. /'. ScoRPÈnE.

PYTHYORNE. Pythyoriius. ois. (Pallas.) r. Bruant

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