‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 24 sur 103 · A COURONNE LACTÉE · texte numérisé non relu

A COURONNE LACTÉE

PYTIS. EOT. Foss. Brongniard a donné ce nom à un genre de végétaux fossiles de la famille des Conifères, qu'il a observé dans les lerrains supérieurs de sédiment. Dans ce genre il a reconnu pour caractères distinclifs : feuilles en faisceaux, au nombre de deux, trois ou cinq, et entourées d'une gaine à leur base; cônes imbriqués d'écaillés dilatées au sommet en un dis(|ue rhomboïdal.

PYURE. Pfiira. jioLL. Molina (Hist. nat. du Chili) a décrit sous ce nom un animal de la mer du Sud, qui paraît appartenir à la division des Ascidiens.

PY^XACANTHA. BOT. Maltbiole, Dodœns et d'autres botanistes ont décrit et figuré sous ce nom un petit arbre originaire de la Lycie et de la Cappadoce, dont les fruits, petits et ronds comme des grains de poivre, sont disposés en paquets axillaires, et dont les rameaux, les feuilles et les racines fournissaient le suc épaissi appelé Lycium. On n'a aucune donnée positive sur la plante à laquelle se rapporte l'espèce décrite; il y a quelques présomptions en faveur d'un Hhamnus.

PYXIDAIRE. Pyxiilaria. bot. Genre de Lichens, établi par Bory de St.- Vincent et qu'Acharius a reconnu pour ne pas différer d'une espèce de son genre Cœnomyce, Cœnomyces verticillata.

PYXIDANTUÉRE. Pyxidanihera. nOT. Genre établi par leprofesseur Richard [inMichx. Flor. Bor.yfmer., I, p. 152) et offrant les caractères suivants: calice à cinq divisions très- profondes, elliptiques, obtuses, incombantes latéralement, minces et membraneuses; corolle monopélale, subcampanulée, à cinq lobes subcunéiformes et réHécliis; cinq étamines dressées, alternes avec les divisions de la corolle, ayant leurs filets épais et élargis, et leurs anthères à deux loges obovoïdes, rappiochées, terminées en pointe à leur base, s'ouvrant par une scissure transversale en deux parties presque égales, dont la supérieure forme une sorte de couvercle. L'ovaire est libre, appliqué sur un disque hypogyne, peu saillant; il offre trois loges contenant chacune un assez grand nombre d'ovules attachés à un trojibosperme axiUaire. Le style est simple, triangulaire, terminé par un stigmate très-petit et

Irilobé. Le fruil n'est pas encore connu. Ce genre, qui a (les rapports avec les Azalen, est néanmoins fort distinct, cl sa place ne parait pas encore définllivement fixée. Il se compose d'une seule espèce, />^ar(V/nH(/iem harbulata, Michx. , loc. cit., tab. 17. C'est un petit arbuste ayant le port de VÂzalea procuiiibeiis, des feuilles alternes ou quelquefois opposées, cunéiformes, lancéolées, très-aiguës, couvertes d'une touffe de |)0ils à la base de leur surface supérieure. Les fleurs sont solitaires et terminales. Il croit dans la Caroline supérieure.

PYXIDARIA. BOT. C'était le nom donné par Lindern, auteur de VHorlus alsaticus , à un genre de plantes auquel Linné imposa celui de Llmlernia comme générique, en conservant le mot P/xidaria comme spécifique, y. LiISBERNIE.

PYXIDE. Py-xis ou Pyxidium. bot. C'est l'espèce de fruit que Linné désignait sous le nom de Capsula circumcissa, et que l'on appelle aussi vulgairement Capsule en boite à savonnette. Cette espèce de fruit est bien caractérisée par ses deux valves superposées, dont la supérieure forme une sorte de couvercle. On en trouve des exemples dans les genres Anayallis, Portulaca , Hyoscyanins, Lecylhis, Coiiratari, etc.

PYXIDF.LLE. BOT. On a proposé sans succès de substituer ce nom francisé à celui de Lindernie. l'^. ce mot.

PYXIDIUM. BOT. (Hill.) Même chose que Pyxidaire. V. ce mot. Il est aussi le synonyme de Phasciim curvicollum, Hedw.

PYXIDULE. Pyxidula. bot. On applique quelquefois ce nom à l'urne des mousses.

PYXINE. Pj-xina. bot. (Lichens.) Le Lecidea sorediala, d'Acbarius, est devenu le type de ce genre fondé par Frics {Syst. Oib. regel., p. 207) qui le définit

ainsi : Liclien à péril liécie superficielle, orbiculaire, d'abord close, puis s'ouvrant en coupe; à nucléum céracé, ascigère, imitant le disque. Le tballe est cartilagineux, foliacé, imbriqué, lacinié. fixé par des fibrilles. Il imite celui des Parmélies ou des Slictes. Les Pyxines sont des plantes exotiques qui, pour être mieux connues, devraient être figurées.

PYXINÉES. Pyxineœ. bot. {Lichens.) Première tribu des Lichens idiothalanies, de Pries (Syst. Oih. l'eyet., p. 2C5). Il la caractérise ainsi : réceptacle propre, nu, placé superficiellement sur le thalle, et d'abord fermé. Le thalle est étendu horizonlalement , foliacé, discolore, libre inférieurement, d'une texture filamenteuse. Pries rapporte aux Pyxinées les genres Umbilicaria et Pyxina.

PYXIPOME. Pyxipoma. bot. Genre de la famille des Portiilacées, institué par Penzl, avec les caractères suivants ; calice libre, à cinq divisions inégales, acuminées; point de corolle; plusieurs élamines bypogynes, insérées tout en bas du calice; leurs filaments sont subulés, d'inégale longueur, soudés en lulie à la base de l'ovaire qu'ils entourent; anthères biloculaires, cordalo -arrondies , longitudinaleraent déhiscentes; ovaire libre, bi ou triloculaire; plusieurs ovules dans chaque loge; ils sont insérés à l'angle central, sur deux ou trois rangs de funicules; deux ou trois stigmates filiformes. Le fruit est une capsule ovoïde, membraneuse, bi ou triloculaire, déhiscente par la circonférence; les graines sont peu nombreuses, noires, lisses et subrénifornies.

PvxiPOHE PoiYANDRE. Pyxipomu polyandritui , Penzl. C'est une plante herbacée, couchée, charnue, glabre; ses feuilles sont opposées et linéaires; ses fleurs sont axillaires, solitaires, pédicellées et bibractéatées. DesMoluques.

QUACARA. OIS. (Frisch.) L'un des noms vulgaires donnés anciennement à la Caille. F. Perdrix.

QUACHAS. MAM. Synonyme vulgaire de Couagga. K. Cbeval.

QUACK. OIS. Nom vulgaire du Bihoreau. f^. Héroh.

QUADERSANDSTEIN. Mm. Nom sous lequel on désigne ordinairement le Grès qui offre un aspect cristallin, une cassure vitreuse.

QUADRATORIA. bot. (Gaza.) Synonyme de Fusain, Evonyinus, L.

QUADRETTE. bot. Même chose que Rhexie.

QUADRIA. BOT. (Ruiz et Pavon.) Synonyme de Gévuine. K. ce mot.

QUADRICOLOR. ois. On a donné ce nom à divers Oiseaux, tels qu'un Colibri, un Gros-Bec, etc.

QCADRICORNES oc POLYGNATHES. CRDST. Nom donné par Duméril (Zool. aualyt.) à une famille de Crustacés qui renferme les genres Physode, Cloporte et Armadille. f^. ces mots.

QDADRIDEiNT. bot. (Motisses.) V. Tétraphis.

QUADRIDIGITÉ. Quadridigitatus. bot. Épithète employée pour désigner certaines feuilles composées dont le pétiole porte à son sommet quatre folioles. Ce mot est le synonyme de Quadrifoliolé.

QUADRIE. BOT. y. QCADRIA.

QUADRIFIDE. Quadiifidiis. bot. Se dit d'un organe divisé en quatre sections ou lobes.

QUADRIFURQUÉ. BOT. Organe divisé régulièrement en quatre branches.

QUADRIJUGUÉ. Quadrijugus. bot. On nomme Quadrijuguée la feuille ailée dont le pétiole commun porte quatre paires de folioles.

QUADRILATÈRES. Quadrilalera. crbst. Tribu de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, établie par Latreille et à laquelle il assigne les caractères suivants (Fam. nal. du Règne Anim.) : Ihoracide tantôt presque carré ou en trapèze, tantôt en forme de cœur, élargi et arrondi aux angles antérieurs, et tronqué trans-

vei'salement à son extrémilé posti^rieuie ; milieu du front ou sa lotalité avancé et plus ou moins incliné; point «le pieds terminés en nageoires. Lalreille divise ainsi celle Iribu :

I. Oualrième article des pieds-mâclioires extérieurs, on la paire inférieure, inséré près du milieu du sommet du précédent ou plus en dehors.

-f Antennes intermédiaires Irès-peliles, à peine bifides au bout; leur premier arlicle plutôt longitudinal <|ue transversal.

Genres : Ocypode, Géiasime, Mictvre.

•ft Antennes intermédiaires 1res dislinctemenl bifides à leur extrémilé; leur premier arlicle plus transversal que longitudinal.

Genres: Pinnotbère, Gécarciiv, Cardisome. Uca, Plagdsie, Grapse, Macrophtai.me.

II. Quatrième article des pieds-mâchoires extérieurs inséré à l'exlrémilé supérieure interne du précédent (sur une saillie courte el tronquée ou dans un sinus).

Genres : RHOiinrLLE, Trapëzie, M£tiE, Trichodac-

TTLE, TnElPBUSE, ËriPDIE.

QDADRILLE. bot. Nom vulgaire de VJsclepias cainosa, L. F. Asci-épiade.

QUADRILOCULAIRE. bot. Partagé en quatre loges.

QOADRIPENNES. Qiiadripennia. iNS. Lalreille (Fani. nal. du Règne Anim.) divise sa seconde section de la classe des Insectes, celle des Ailés, en deux coupes. Dans l'une il comprend tous ceux qui ont deux ailes recouvertes par deux élylres,ou par des hémi-élylres; il donne à celle coupe le nom à^Élytioptères. La seconde coupe est celle des Qiiatiripennes; elle renferme les insectes qui ont quatre ailes.

QUADRIPÉTALÉ. bot. Composé de quatre pétales.

QDADRISULCES. jiam. Quelques mélhodisles ont ainsi désigné les animaux qui ont les pieds divisés en (|uatre doigts à sabots, tels que les Cochons et l'Hippopotame.

QUADRISULFCRE DE FER. min. (Berzélius.) F. Fer

SULFDRÉ JAI31VE.

QUADRUMANES. MAM. Deuxième ordre de la classe des Mammifères, suivant la méthode de Cuvier. Tous les Quadrumanes ont, de même que l'Homme, les yeux dirigés en avant, soit direclemenl, comme chez les Singes, soit obliquement, comme chez les Makis; les mamelles peclorales; la verge pendante; la fosse leml)orale séparée de l'orbite par une cloison osseuse; et les hémisphères cérébraux composés de trois lobes, dont le postérieur recouvre le cervelet. Leurs formes générales sont plus ou moins analogues à celles de l'Homme, et leur organisation inlerne offre de Irèsgrands et de très-nombreux rapports avec celle de cet être le plus parfait de tous. Leur caractère dislinclif est toutefois très-facile à saisir : leurs membres poslérieiirs, plus ou moins complètement impropres à la station bipède, deviennent des inslrumenls Irès-parfails de préhension, et sont terminés par de véritables mains aussi bien que les antérieurs; tous leurs doigts sont allongés et très- flexibles, et leurs pouces, très-mobiles et très-écartés des autres orteils, leur sont parfaitement opposables. C'est cette circonstance organique trèsremarquable, qui a valu au deuxième ordre de la classe

des Mammifères le nom de Quadrumanes ou animaux à quatre mains, nom qui, au resle, comme il est facile de le démontrer, ne serait pas rigoureusement applicable à tous les genres auxquels on l'a étendu. En effet, parmi les Singes eux-mêmes, les Alèles el les Colobes, qui manquent de pouce aux mains antérieures, el même plusieurs Semnopithèques, qui n'ont antérieurement que des pouces rudimenlaires, ne sont pas de véritables Quadrumanes, en donnant à ce mot le sens <|ui dérive rigoureusement de son élymologie ; et une semblable remarque est applicable, quoi(|ue par l'effet d'une toute autre modification organl(|ue, aux Ouistitis et aux Tamarins. C'est un fait bien digne d'atlenlion que les anomalies par lesquelles divers Quadrumanes s'écarlenl, sous ce point de vue, du type de leur ordre, portent toujours sur les membres anlérieuis el jamais sur les postérieurs. Chez l'Homme, lesexlrémilés antérieures ont seules un pouce libre et opposable; chez les Quadrumanes, au contraire, le pouce existe conslammenl aux membres postérieurs, el il y est toujours très -développé el très -opposable aux autres doigts, quand, dans un 1res grand nombre d'espèces, les pouces antérieurs s'atrophient el deviennent rudimenlaires ou même tout à fait nuls. Tous les Marsupiaux pédimanes ont des pouces libres el opposables à leurs extrémités postérieures, el jamais à leurs extrémités antérieures, el il en est de même d'un Mammifère placé par la plupart des naluralisles, près des Écureuils, mais qui semble bien plutôt un Quadrumane voisin des Tarsiers qu'un Rongeur; c'esl l'Aye-Aye. Ainsi il est un très-grand nombre d'animaux de dififérenles familles qui ont des mains aux exlrémités postérieures, sans en avoir aux antérieures; tels sont les Alèles, les Colobes, les Didelphes, les Plialangers, l'Aye- Aye, etc.; mais il n'est qu'un seul être chez le(|ucl on trouve le système inverse; el cet être remarquable par une telle anomalie, c'est l'Homme.

QUADRUPÈDES. zooL. Chez d'anciens naluralisles qui allachaient une grande importance au nombre des membres propres à la préanibulalion, on donna ce nom collectif aux animaux à quatre pieds. BufFon appela Quadrupèdes ce que Linné appela plus convenablement Mammifères, sans considérer que les Phoques ou les Lamantins n'ont que deux pieds et les Cétacés pas du tout. Lacépède appela Quadrupèdes ovipares, par opposition aux Quadrupèdes vivipares (Mammifères), des Reptiles dont plusieurs n'ont que deux pattes. Ce nom de Quadrupèdes est aujourd'hui banni de la science pour ceux qui s'en occupent sous un point de vue plus philosophique. F. Mammifères.

QUALIER. Qiialea. bot. Genre établi par Aublel, el placé par Auguste de Saint-Hilaire dans sa nouvelle famille des Vochysiées. Ce genre peut êlre caractérisé de la manière suivante : Heurs formant des sortes de grappes terminales; leur calice est à cinq divisions très-profondes, inégales, el dont une plus grande se termine à sa base en éperon; la corolle se compose d'un seul, très rarement de deux pétales; une seule ou très-rarement deux élamines alternent avec le pétale; l'ovaire est libre, à trois loges, contenant chacune plusieurs ovules attachés à l'angle inlerne; le style est

simple, lermin(! par un sligmalc très-pelit, également simple ; le fniil esl une capsule ligneuse, à trois loges polyspermes, s'oMvrant en (rois valves seplifères; les graines sont ailées d'un côté, et conliennent un embryon épispermique, dont les cotylédons sont trèsgrands et roulés. Ce genre se compose d'environ sept ou huit espèces originaires du Brésil ou de la Guiane. Ce sont des arbres à feuilles opposées, coriaces, glabres, très- entières, ayant les nervures pennées, assez semblables à celles des Calophyllitm, el accompagnées à leur base de stipules cadui|ues. Aublet a décrit et figuré deux esi)èccs de Qiialea. sous les noms de Qiiatea rosea, i,p. 5, t. 2, et Qiialea cœiulea, loc. cit., p. 7, 1. 1. Martius, dans sa Flore du Brésil, en a figuré quatre espèces nouvelles, savoir : Qitalea ecatcarala, i, p. 150, tab. 78; Qitnlea giamliflora, loc. cil., p. 13ô,tab.79; Qiialea mtiltiflora, loc. cit., p. 134, tab. 80; Qualea parviflora, loc. cit., i, p. 1ô5,tab. 81.

QUAMEAU. OIS. Pfom vulgaire du Blongios nain. F. Héron.

QUAMELLE. bot. Même cbose que Coulemelle. F. ce mot.

OUAMOCLIT. BOT. Nom de pays d'une des espèces les plus remarquables du genre Ipomœa. Ce nom a été employé génériquement par Poiret, dans l'Encyclopédie, pour désigner en français loules les espèces de ce genre. Mœncb avait établi sur Vlpontœa coccinea un genre Quamoclit, qui se rapporte au vrai genre Ipomœa tel qu'il a été réformé par Kuntb ; car la plupart des Ipomœa décrits par les auteurs doivent être reportés parmi les Convoleulus. V . Ipomée et Liseron.

QUAO. M\M. Le général Uardwicke a décrit, sous ce nom (Trans. Soc. Lin. de Londres, t. xiii, p. 236), une variété du genre Chien, Canis, qui habite les montagnes de Ramghur dans l'Inde.

QUAPALIER. BOT. On trouve ce nom employé dans quelques ouvrages pour désigner le genre Sloanea. y. Sloane.

QUAPOYA, QUAPOYER. BOT. V. CttSlE.

QUAQUILE. BOT. Pour Cahile. V. ce mol.

ODARANTAINE. BOT. Les jardiniers donnent ce nom à une variété de Giroflée, Clieiranihus annuus.

QCARARIBEA. EOT. Ce genre, établi par Aublel, a été réuni au genre Myrodia, dans leciuel il forme une seclion à part, distinguée par ses anthères éparses sur l'androphore, et non réunies à son sommet comme dans les espèces primitives de ce genre. F. MTRoniE.

QUARIAU. POIS. Synonyme vulgaire de Carrelet, espèce du genre Pleuronecte. F. ce mot.

QUARTINE. BOT. Dans sa définition de l'ovule et de ses accessoires, le professeur Mirbel donne le nom de Quartine à une sorte de tissu cellulaire dans lequel plonge l'ovule, et qu'à sa naissance on serait tenté de prendre pour une matière gommeuse en dissolution dans l'eau. Ce tissu naît simultanément de tous les points de la paroi de la cavité ovulaire. Dans plusieurs Légumineuses, il commence au sommet de la cavité, et descend progressivement jusqu'à sa partie inférieure.

QUARTINIA. BOT. Le genre institué sous ce nom, par Richard (Dec. pi. Abyssin.), est le même que celui

nommé peu auparavant Pterolobium, par Rob. Brown. F. Ptérolobier.

QUARTZ ou QUARZ. min. L'une des espèces minérales les plus remarquables, par le rôle important qu'elle joue dans lastrucluredu globe, et par les usages multipliés auxquels se prêtent ses nombreuses variétés. C'est peut-être la substance la plus abondante du règne minéral; on la rencontre partout, à la surface comme dans l'intérieur de la terre, à quelque profondeur (|Uè l'on descende. On la Irouve dans les terrains de tous les âges, de toutes les formations, el avec toutes les circonstances géologiques dans lesquelles un minéral puisse s'offiir. Le grand nombre et la diversité des modifications que iirésente celte espèce ont porté tous les minéralogistes à établir dans leur série des subdivisions assez muUipliées et caractérisées par des dénominations particulières. Ces dénominations, souvent prises dans des acceptions difFérenles par les divers auteurs, sont relatives aux variélés de siructure el d'aspeci, aux accidents de coloration el à une foule de dislinclions qui sont ou minéralogi(iues ou simplement techniques. A considérer la chose sous le point de vue purement scientifique, on peut se borner à établir avec HaUy, dans l'ensemble de ces variétés, quatre subdivisions assez bien tranchées, qui correspondent aux principaux états, aspects ou formes sous lesquels le Quarlz, c'est-à-dire la Silice pure, s'offre à nos observations. Ces quatre subdivisions ou sous-espèces sont: le Quartz hyalin, le Quartz-Agathe, le Qoartz-Jaspe el le Quartz-Résinite.

Toutes les variélés comprises dans ces subdivisions ontdeux caractères communs qu'il est aisé de leur faire manifesler : l'un de ces caractères esl la dureté, qui est toujours supérieure à celle du Verre, de l'Acier, et même du Feldspath; aussi ces variélés donnent - elles loules des étincelles par le choc du briquet. Le second caractère esl l'infusibililé au chalumeau par les moyens ordinaires. Le Ouarlz, pour être fondu et rendu soliible parles Acides, a besoin d'êlre attaqué préalablement par un Alcali. Si l'on veut s'assurer i)lus complélement de sa nature chimique, on prouve qu'il n'est formé que de Silice pure, par les mêmes procédés <iu'emploient les chimistes pour reconnaître en général les Silicates el les distinguer ensuite les uns des autres. Le Quarlz ayant été fondu au chalumeau avec la Soude ou la Potasse caustique, el le résultat de la fusion ayant élé dissous dans l'Acide nitrique, on évapore la solution presque à siccilé, puis jetant de l'eau sur le résidu et fillranl, on sépare la Silice qui resle sur le filtre sous forme de poudre blanche. La solution ainsi privée de Silice est ensuite examinée par les réactifs, dans le but de faire connaître successivement les différentes bases qui peuvent être unies à la Silice. Mais dans le cas où la matière d'essai est un Quartz, si elle est minéralogiquement pure, elle ne doit rien précipiter par les réactifs.

Quartz htaiin. Substance crislallisée, limpide ou diversement colorée, ordinairement transparente, à cassure vitreuse, quelquefois ondulée, el comme ridée ou guillochée, assez dure pour rayer le verre el élinceler sous le choc du briquet, possédant la double

réfraction, el pesant spécifiquement 2,65, infusible, et ne blancliissant pas par l'action du feu. Ses cristaux, dont la forme est généralement celle d'un prisme liexagonal régulier terminé par des sommets pyramidaux, ou celle d'un dodécaèdre bipyramidal à Irianfjles isocèles, dérivent d'un rhomboïde obtus de 04» 15' et 85" 45'. Us sont rarement clivables parallèlementaux faces de ce rhomboïde, à cause de leur grande cohésion; cependant on parvient (luelquefois à les diviser à l'aide de la percussion, ou bien ù provoquer la séparation de leurs feuillets, en les chauffant fortement et les plongeant bruscjnement dans l'eau froide. Le Quartz hyalin, lorsqu'il est pur, n'est formé que de Silice; il contient trois atomesd'Oxygènepour un atome de Silicium, ou en poids 50 parties d'Oxygène et 50 de Silicium; mais il est rare <|u'il offre cette pureté parfaite; il renferme piesque toujours un peu d'Alumine ou d'un Oxyde colorant, le plus souvent dans la proportion de quelques millièmes au plus. Nous allons parcourir ra|)idement la série des nombreuses variétés du Quartz hyalin, qui seront réparties en variétés de formes, variétés de structure, variétés de couleurs, variétés-dépendant des accidents de lumière, et variétés dépendant des accidents décomposition.

Le Quartz s'est présenté, mais très-rarement, sous la forme du rhomboïde primitif; c'est ainsi qu'on le trouve en cristaux fort petits, dans les cavités d'un Silex, à Chaudfontaine, près de Liège, et à Schnceberg en Saxe. Il se rencontre plus fréquemment en dodécaèdres biiiyramidaux, à triangles isocèles, provenant de la combinaison de deux rhomboïdes semblables au primilif. Ces cristaux, de couleurs variées, sont disséminés dans des Roches de différentes natures, dans un Calcaire aux environs de Sienne, en Italie; dans un Porphyre, à l'ile de Ténériffe ; dans une Argile rougeàtre, mêlée de Gypse et d'Arragonite, en Espagne. Mais la forme la plus commune, celle que l'on peut regarder comme le type de toutes les autres variétés, et dont celles-ci ne sont que de légères modifications, est le prisme hexagonal pyramide, qui n'est autre chose que la variété dodécaèdre dont les deux pyramides sont séparées par les pans d'un prisme hexaèdre régulier, qui ont pris naissance sur les arêtes de leur base commune. La cristallisation du Quartz est donc une des moins variées que l'on connaisse; mais cette forme presque unique, sous laquelle se présente ce minéral, se diversifie à l'infini par l'inégale extension que prennent les faces de même ordre, en restant toujours inclinées entre elles de la même manière. Il résulte de lu, dans l'ensemble des faces du cristal, un défaut de régularité et de symétrie (|ui en change complètement l'aspect. Sous ce rapport, on distingue les sous -variétés suivantes : le Quartz hyalin prisme régulier, en prisme hexaèdre, terminé par des pyramides à triangles isocèles égaux. Les pans sont souvent sillonnés par des stries perpendiculaires aux arêtes longitudinales, el qui indiquent les bords des lames décroissantes, dont sont formés ces mêmes pans. — Le Prisme bisallerne, dont les pyramides présentent alternativement troispetites facettes triangulaires et tioisgrandes faces penlagonales.— Le Prisme comprimé, en cristaux

aplatis, de manière que deux des pans opposés sont beaucoup plus larges que les autres, ce qui rend le sommet cunéiforme. — Le Prisme basoïde, dans lequel une des faces de la pyramide a pris un accroissement considérable, ce qui a rendu les autres presque rudimentaires, et a fait paraître le prisme comme tronqué obliquement à ses extrémités. Cette sous variélé est commune dans les montagnes du Uaupliiné.— Le Prisme sphalloïde, qui a éprouvé un allongement dans une direction oblique à l'axe, de manière que les axes des deux pyramides ne sont plus sur une même direction. — Le Quartz hyalin prisme est sujet encore à beaucoup d'autres allérations; telle est, par exemple, celle qui est due à l'amincissement du prisme en forme d'obélisque, et qui semble offrir, au premier aspect, une aiguille ou pyramide à six faces, très-aiguë el profondément sillonnée en travers.

Toutes les autres variétés de formes régulières peuvent se rapporter aux précédentes : elles n'en diffèrent que par l'addition de petites facettes sur les angles ou sur les arêtes de la base du prisme hexagonal. Telles sont parliculièrement les variétés Rhombifère et Plagièdre. Dans la première, les six angles des bases sont alternativement intacts el remplacés par des rhombes; dans la seconde, ces angles sont tous à la fois remplacés par de petites facettes situées de biais, et Ilerschell fils a remarqué qu'elles étaient tournées tantôt dans u» sens, tantôt dans un autre, et que celte variation de position s'accordait avec une variation semblable dans le sens suivant lequel a lieu, dans le Quartz, la modification de la lumière coiuiue sous le nom de Polarisalion circulaire. — Les cristaux de Quartz atteignent quelquefois des dimensions considérables; on en connail qui ont jusqu'à cinq décimètres de long; les plus remarquables, sous ce rapport, viennent de Fischbacli en Valais, de lAIadagascar et de Sibérie. — Indépendamment des formes cristallines régulières, le Quartz présente aussi des formes purement accidentelles, produites les unes par groupement, les autres par voie d'incrustation ou de pseudomorphose, ce qui constitue les variétés suivantes : — le Quartz sphéroïdal ou mamelonné, en boules isolées ou réunies, à surface unie ou drusiqiie, c'est-à-dire recouverte de cristaux implantés et fortement serrés les uns contre les autres; en masses botryoïdes, composées de globules accolés comme les grains d'une grappe de raisin; en roses ou petites masses groupées, qui ressemblent à des rosaces d'ornement. — Le Quartz stalactiforme, en stalactites cylindrciïdes, à surface unie ou drusique, composées de cristaux de Quartz agrégés, et qui convergent vers l'axe du cylindre. — Le Quartz géodique, en géodes ou boules creuses, revêtues à l'intérieur d'une druse de cristaux de Quartz, et contenant quelquefois des cristaux d'une autre substance, de Chaux carbonatée par exemple.— Le Quartz pseudomorphique, modelé en carbonate de Chaux rhomboïdal ou dodécaèdre, en sulfate de Chaux lenticulaire (groupe de Lentilles des Marnes de Passy, près Paris); en Fer oligiste rhomboïdal, en rhomboïdes inverses de Chaux caibonatée (Calcaire agglutinant du Sable, ou Grès cristallisé de Fontainebleau). — Le Quartz incrustant, en concrétions ou

(,) tJ-

incnislations cristallines sur des cristaux de diverses espèces, (elles que la Chaux carbonalée, la Chaux iluatée, etc.

Considéré sous le rapport de la structure, le Onarlz offre encore comme variétés : le Quartz laminaire, divisible on grandes lames ou plaques parallèles, ordinairement d'un hianc laiteux, d'un gris obscur ou d'un ronge de rose. — Le Ouartz polyédrique, présentant dans sa cassure les traces des couches polyédriques auxquelles il doit son accroissement successif. Quelquefois la distinction entre ces couches est si nette, que les plus intérieures sont blanches et opaques, tandis que celles qui les recouvrent sont translucides; le ciislal parait alors composé de deux parties eniboilées l'une dans l'autre et que l'on peut séparer. Tels sont les cristaux désignés sous le nom de Quartz en capuchon que l'on trouve à Beeralslon, dans le Devonshire, en Angleterre. — Le Quartz laminiforme ou haché, composé de lames isolées, comme le serait un corps

que

l'on aurait haché

instrument tranchant.

Ces lames paraissent s'êlre formées dans les tissures de (|uelque matière terreuse desséchée que des causes inconnues ont fait disparaître ensuite. — Le Quartz libreux, à fibres parallèles ou divergentes. — Le Quartz compacte ou massif, diaphane ou translucide, quelquefois laiteux ou tout à fait opaque. — Le Quartz grenu, à gros ou à petits grains, pur ou mélangé de parcelles de Mica; c'est le Quarlzite ou Quartz en roche des minéralogistes allemands; il a souvent la structure schisteuse. — Le Quartz arénacé, vulgairement Sable ou Gravier, composé de petits grains, plus ou moins fortement agrégés, et donnant naissance aux différents Sables ou Grès. A', ces mots.

11 y a deux sortes de variétés de couleurs, les unes produites par des mélanges mécaniques de la matière quarizeuse avec diverses autres substances, souvent discernables à travers la niasse cristalline, et qui l'accompagnent d'ailleurs pres(|ue toujours dans son gisement; les autres dues à de véritables mélanges chimiques, qui ont lieu eu proportions indéfinies, et laissent subsister jusqu'à un certain point la transparence du corps. Malgré leur état de combinaison, les principes colorants étant ici tout à fait accidentels, le ton de ces couleurs, ainsi que leurs teintes, varie à l'infini. —On distingue parmi les premières :

Le Quartz chloriteux : mélangé de Chlorite en grains ou en petites parcelles verdàlres, qui lui communiquent une teinte verte et nébuleuse (Cristaux du Dauphiné et du Saint-Gothard). — Le Quartz amphiboleux, ou la Prase, d'un veit obscur et d'un éclat gras, mélangé d'Actinote ou Amphibole vert, souvent en masses bacillaires (Cristaux de la Saxe et de la Bohème). — Le Quariz hématoïde, en cristaux opaques et isolés, d'un rouge sanguin (Hyacinthes de Compostelle), disséminés dans une Argile rougeàtre, ou engagés dans le Gypse et les Arragonites que renferme cette Argile, à Saint- .Tac(iues de Compostelle en Galice, à Molina en Aragon, à Bastène près de Dax; en masses amorphes, à cassure vitreuse (Sinople), accompagnées de substances métalliques, dans les filons; il est coloré par le peroxyde de Fer. Le Quartz rubigineux, d'un jaune de rouille, mé-

langé d'hydroxyde de Fer, en masses grenues, formées par l'accumulation d'un grand nombre de petits cristaux, irès-nets, de la variété Prismée.— Le Quariz jauneverdàtre, dit Canlalite. parce qu'il vient du Cantal ; il a la texture grenue, et paraît aussi mélangé d'hydroxyde de Fer, d'après l'analyse qui en a été faite par Laugier.

Les variétés de couleurs, dues à des mélanges chimiques, donnent la série suivante : le Quartz incolore, ou limpide, vulgairement Cristal de Roche; c'est le Quariz dans son plus haut degré de pureté. Analysé par Bucholz, il a fourni 99,3 de Silice sur 100; il offre dans sa cassure un aspect semblable à celui d'un morceau de Verre. On le distingue du Verre de glace ou Cristal artificiel, d'abord par sa duieté et ses autres caractères minéraingiques, mais aussi en ce qu'il est ordinairement, comme le Verre, parsemé de petites bulles (|ui y sont disposées sur un même plan, tandis que, dans le Cristal artificiel, elles sont éparses sans garder aucun ordre.— Le Cristal de Roche se rencontre en cristaux souvent volumineux, implantés en druses dans les cavités des montagnes primitives, nommées Poches ou Fours à cristaux (montagnes de la Tarentaise, du Dauphiné, de Madagascar); et aussi en cailloux roulés dans le lit des rivières (cailloux du Rhin, du Brésil, de Cayenne, de Médoc, etc.). Ces cailloux roulés ne sont que des fragments de crislaux limpides, qui se sont arrondis par leur frottement muluel dans le lit des torrents. Leur surface est ordinairement terne, mais le poli leur rend l'éclat et la transparence. — Le Quariz rose, dit Rubis de Bohème : ayant souvent une teinte laiteuse; sa couleur, que l'on croit due à la présence du Manganèse, paraît s'altérer au contact de l'air ou par l'action de la lumière (à Rabenstein en Bavière, et dans un grand nombre de lieux). Le Quariz violet, dit .Améthyste : d'une teinte violette plus ou moins uniforme et plus ou moins foncée, due à la présence d'une petite quantité de Manganèse ; en cristaux isolés, et plus ordinairement réunis et serrés les uns contre les aulres, formant des masses dont la coupe présente des zones parallèles ou en zigzag ( dans les terrains primitifs, et surtout les terrains pyrogènes anciens).— Le Quariz bleu : variété rare; on la trouve au cap de Gale, en Es])agne, sous la forme du dodécaèdre. — Le Quartz jaune; d'un jaune pur ou d'un jaune miellé ou roussàlre; vulgairement fausse Topaze du Brésil, Topaze de Bohême, Topaze d'Inde et Topaze occidenlale. Ce Quartz, d'une couleur assez pure, est fréquemment employé comme objet d'ornement (au Brésil, en Bohême, en Carinthie, etc.). — Le Quariz verdàtre : d'un vert pâle, tirant sur le brunâtre, offrant dans sa cassure des lignes courbes croisées, dont la disposition est analogue à celle des stries des doigts (au Brésil). — Le Quariz enfumé, vulgairement Cristal brun, Diamant d'Alençon, Topaze enfumée; offusqué par une teinte brune et comme fuligineuse (à Chanleloube, près Limoges, à Madagascar, au Brésil). — Le Quartz noir : presque opaque, susceptible de clivage (en Toscane, en Dauphiné). — On a essayé quelquefois de colorer le Quartz artificiellement; pour cela, on le fait chauffer fortement, afin que le crislal se fendille,

cl on le plonge ensuite dans un bain coloré. La malièie toloranle pénètre dans les fissures de la masse et la colore, mais jamais d'une manière uniforme. On donne le nom de Rubasses à ces produits de l'art.

Les variétés produites par des jeux de lumière, c'està-dire par reflets particuliers, sont les suivantes : le Ouariz opalisantou Girasol, qui présente un fond laiteu.\ d'où sortent des refiels bleuâtres ou rougeâlres. — Le Quartz cbatoyant, vulgairement Œil de Cliat et Clialoyanle ; d'un gris verdâtre, offrant, lorsqu'il est taillé en cabocbon, des reflets nacrés blancliàlres ou jaunàlres, qui semblent flotter dans l'intérieur de la pierre, ù mesure (|u'on la fail mouvoir. Ces reflets parlent d'une multitude de fibres déliées, soyeuses et parallèles entre elles, que l'on a reconnues pour élredes filameiils d'Asbesle. Les plus beaux Quartz chatoyants viennent de Ceylan et de lacôle deSlalabar.— Le Quariz iiisé : offrant superficiellement ou dans son intérieur (les couleurs d'iris qui proviennent, ou d'une alléialion qu'a subie sa surface, ou des fissures dont sa masse est traversée. — Le Quartz aventuriiié. ou l'Avenlurine nalurelle. C'est un Quariz translucide, de couleur brune ou grise, à texture grenue, et dont le fond est parsemé d'une mullitude de poinls brillants. Celte scintillation a lieu par suite de la décomposition de la lumière entre des lamelles de Quariz plus vitreuses que la masse envii'onnanle , et tantôt par suite d'un mélange de paillettes de Mica avec la matière quarizeuse (en cailloux roulés, aux environs de Nantes en France). — Le Quariz gras, ayant l'apparence d'une substance qui aurait élé frottée d'huile ; il est ordinairement blanc ou grisâtre.

Les variétés dues aux incidents de composition sont : le Quariz fétide; il répand, lorsqu'on le brise, ou manifeste par le frottement une odeur de gaz hydrogène sulfuré, que l'on présume avoir élé engagé dans ses fissures (à Clianleloube près Limoges). — Le Quariz aéroliydre ou huileux, offrant des cavilés qui contiennent un liquide, et une bulle de gaz qui monte et descend, comme dans le niveau d'eau, lorsqu'on incline la pierie d'un côté ou de l'autre. Ce liquide est tantôt de l'eau pure, tantôt du Naplite; le gaz. qui souvent est irès-raréfié, est de l'air atmosphérique ou de l'Azole pur. — Le Quartz lenfermant des corps étrangers; ce sont ordinairement des cristaux aciculaires de différents minéraux, dont les principaux sonl : le Tilane oxydé rouge ou le Rulhile (à Madagascar et au Brésil); la Tourmaline (au Sainl-Golhard, en Espagne); le Mica (à Zinnvvald, en Bohême); la Topaze (au Brésil); le Bélyl (dans le district du Maine, aux Élals-Unis); le Fer hyilroxydé (à Framonl dans les Vosges; dans l'île de Wolkostroff en Russie); le Manganèse oxydé métalloïde (dans le Daupbiné).

Le Quariz hyalin a son principal gisement dans le sol primordial, où il fojme, tantôt une roche distincte il lui seul (le Quarlzite), et lanlôt entre comme base ou ciunme partie consliluanle dans un grand nombre de Roches composées, le Granité, le Gneiss, la Pegmatite, le Greisen, le Micaschiste, la Prologyne, etc.; il se présente en petits cristaux, mais beaucoup plus souvent en grains informes et disséminés au milieu de ces Roches. 11 s'y

rencontre aussi en puiïsanls filons ou en amas, qui, en se dilatant, laissent des cavités plus ou moins considérables, dont les parois sont tapissées de cristaux remarquables pai' leur volume et leur limpidité. Ces filons , ordinairement plus durables que les Roches qu'ils traversent, demeurent en place après la destruction de ces Roches, et présenleni des sortes de muis que l'on a pris queliiuefois pour des couches de Quartz iiyalin. La même substance se montre aussi dans les filons métallifères et dans les filons pierreux formés par d'autres substances, et c'est là «lu'il offre un graïul nombre d'associations avec la Galène, le Fluor, la Baryle sulfatée, le Calcaire, les Pyrites, etc. On le rencontre quelquefois formant des druses et des géodes siliceuses au milieu d'une pâte compacte ou cristalline de nature toute différente. Tel est le cas de ces cristaux, d'une pureté remarquable, que l'on trouve au milieu du Calcaire saccharoïde de Cairare, dont les plus petils sont cmi)ûtés dans le Calcaire, et les aulies réunis en groupes dans les fours ou poches à cristaux. Jusqu'à présent il a été assez diflîcilo de concevoir la formation de ces druses, de même que celle des ciistauxdc Quariz ([ue l'on trouve au milieu des Calcaires de sédiment les plus modernes. Mais les expériences de Berzélius ont appris que la Silice, au moment oii elle se forme, est très soluble dans l'eau ; il serait donc possible (|ue les cristaux de Quariz qui tapissent l'inlérieur des Géodes, ou qui forment des druses au milieu des Roches, eussent été produits au milieu d'un liquide tenant la Silice en dissolution, et qui se sera introduit après coup dans les cavités des Roches. Emmanuel Repetli vient de rendre celle explication très-probable dans un ouvrage sur les Marbres de Carrare, où il fait connaître plusieurs faits de la plus grande importance. Les Géodes que l'on trouve dans ces Calcaires, oulre les cristaux (|u'elles renferment, contiennent généralement une plus ou moins grande quantité d'une eau limpide, légèrement acidulée, avec la(|uelle les carriers ont l'habitude de se désaltérer. Une de ces Géodes, couverte en loul sens de cristaux , contenait environ une livre et demie de liquide, et l'on remarquai! au fond une protubérance transparente, grosse comme le poing, et paraissant avoir tous les caractères du Cristal de Roche. Celte matière, retirée de la cavité, ne présenta puisqu'une substance molle et gélatineuse qui ne larda pas à devenir solide et opaque, et à prendre l'aspect d'une Calcédoine. — Le Ouariz hyalin, sous la forme de cristaux, devient rare dans les terrains secondaires; on ne le trouve que çà et là, en petils cristaux, soit épars, soit implantés dans l'intérieur des Nodules calcaires ou des cavilés des Silex. Il reparait un peu plus fréquemment dans les terrains tertiaires, et s'élève jusque dans les couches Icsi)lus superficielles; mais c'est surtout &ou.s la forme aréJiacée qu'on le rencontre abondamment dans le sol de sédiment. Il constitue sous celle forme des dépôts considérables que l'on retrouve à toutes les hauteurs, depuis les terrains intermédiaires jusiiu'aux dernières alluvions des continents. F. les mois Grés et Sables.

Les diverses variétés du Quariz hyalin sont taillées et employées en bijoux , en vases , en plaques d'orue-

V Li A

menl. La variélti incolore premi le nom de Crislal de Roche, lorsqu'on veiil désigner les corps travaillés par l'art dont elle a fourni la matière; c'était pour les anciens le Cristal par excellence; ils le regardaient comme n'étant autre chose que de l'eau fortement congelée (Kiystallos); et parce que ce mot de Cristal se trouvait lié avec l'idée d'un corps de forme géométrique, il est devenu dans la suite le nom de la science qui liaite des formes régulières des minéiaux. Le Ciislal de Roche a élé employé principalement en olijels d'ornement et de luxe; on en a fait des lustres, des boîtes de poche, de grandes coupes sur lesquelles on sculptait ou gravait des tigures. Plusieurs manufactures de ce Cristal avaient été élablies dans le voisinage des montagnes qui le fournissent en ahondance; telle était celle de Briançon. Mais l'usage en est bien moins répandu, et la plupart de ces fabriques sont lonibées depuis que le Cristal naturel a été remplacé avec beaucoup d'avantage par le Cristal artificiel ou verre de Crislal, qui est plus limpide, plus facile à travailler, et qui ne le cède au Quartz hyalin que sous le rapport de la dureté. On fait avec le Quartz rose des coupes qui sont assez agréables; avec l'Amélhysle, de petites colonnes, des boites, de petits coffrets; avec le Quartz jaune, des cachets, des pierres de ceinture et de diadème. Les seules variétés employées dans la joaillerie qui aient quelque valeur, sont l'Amélhysle et l'Œil de Chai. Les Améthystes de teinte foncée et uniforme sont très-rares : une pierre de treize lignes sur onze, a été estimée deux mille cinq cents francs; un Œil de Chat d'un pouce carré, lorsqu'il présente de beaux reflets, ne vaut pas moins de quatre à cinq cents francs.

Qdaktz-Agatue. Les variétés comprises dans celle subdivision, sont décrites, dans les nouveaux systèmes de minéralogie, sous les noms communs d'Agalhe, de Calcédoine ou de Silex. Ces noms ne s'appliquaient dans l'origine et ne s'aiipliquent encore maintenant dans les arts qu'à ceilaines vaiiétés du groupe. Les auteurs ayant eu besoin d'une dénominalion pour caractériser le groupe entier, ont adopté tantôt l'un de ces noms, tantôt un autre, en le prenant dans un sens plus étendu. Ces variétés ont pour caractères généraux, de ne point offrir la transparence ni la texture vitreuse du Quartz hyalin; il'êlre seulement translucides, et quelquefois même opaques; d'avoir un aspect lilhoïde, une cassure terne ou subluisanle, écailleuse ou coiichoïdale; de ne se présenter presque jamais sous des formes cristallines, mais presque toujours sous des formes nodulaires; de n'être enfin que des masses compactes, à pâle plus ou moins fine, plus ou moins grossière, formées par voie de concrélion ou de précipitation gélatineuse. Les Agathes font feu avec le briquet; elles sont infusihles, ce qui sert à les distinguer des Pélrosilex; seulement elles blanchissent au feu, mais sans dégager d'eau comme les Quartz-Résiniles on les Opales. La série des variétés peut se partager en deux sections ; 1» les Agathes fines ou les Calcédoines, qui ont la cassure écailleuse ou ciieuse, la transparence nébuleuse, les couleurs vives et variées, mais presque toujours mêlées d'une teinte de laiteux, et qui sont susceptibles de lecevoir uu poli assez éclatant; 2o les

Agathes grossières ou les Silex, qui ont moins de translucidllé que les Calcédoines, et dont la cassure est terne, ordinairement conchoïdale, quelquefois droite ou esquilleuse; leurs couleurs sont moins vives; et le poli qu'elles reçoivent n'a jamais l'éclat de celui des Calcédoines.

' Les Calcédoines.

Les principales variétés de formes qu'elles présentent donnent la série suivante : la Calcédoine cristallisée en rhomboïdes oblus, semblables à ceux du Quarlz hyalin, à la partie supérieure des masses de Calcédoine bleue (à Treszlya, près de Kapnick en Transylvanie). Peut-être celle couche superficielle n'esl-elle que la matière de la Calcédoine sous jacenle plus épurée et passant à l'état de Quarlz hyalin. — La Calcédoine en slalaclites, mamelonnée ou cylindrique. — La Calcédoine en rognons ou nodules, tantôt pleins, tantôt géodiques, souvent formés de couches concentriques; ils renferment quelquefois de l'eau (Calcédoine anhydre).

Les variélés de couleurs sont les suivantes : la Calcédoine proprement dite ou Calcédoine des lapidaires, dont la couleur est bleuâtre ou blanchàlre, et dont la transparence est troublée par une nébulosité laiteuse (à Oberslein, aux îles Férot). — La Calcédoine bleue ou la Saphirine. — La Calcédoine jaune-orangée ou lu Sardoine; elle est très-recherchée pour la gravure en relief.— La Calcédoine rouge ou la Cornaline, souvent d'un beau rouge de cerise; elle est employée principalement à faire des cachets. — La Calcédoine vertl)omme ou la Clirysoprase, ù cassure cireuse; colorée |)ar l'oxyde de Nickel (à [fosemiitz en Silésie, avec la rimélile). — La Calcédoine d'un vert d'herbe ou le Plasma, à cassure conchoïde. — La Calcédoine vert obscur ou l'Héliotrope, souvent ponctuée de rouge (en liucharie, en Sibérie et en Bohême). — La Calcédoine blanche et opaque ou le Cacholong, d'im blanc mat, hapi)ant à la langue, et offrant une lexlure plus ou moins terreuse; elle se trouve le plus souvent à la sui'face des rognons de Calcédoine, et provient probablement de la décomposition de cette dernière.

Les Calcédoines stratiformes ou à couches concenti'iques présentent divers assortiments de plusieurs des variétés précédentes ou différentes teintes de la même variété. C'est à ces Calcédoines que l'on a donné plus parliculièrcment le nom d'Agathes ( / '. ce mol). Les couleurs sont tantôt disposées par bandes droites, à bords nettement tianchés (Agathe rubannée). tanlôt par bandes curvilignes concentriques (Agathe Onyx). — Les Calcédoines se rencontrent principalement en rognons plus ou moins volumineux dans les cavités des Roches pyrogènes amygdalaires. C'est ainsi qu'on les trouve en Islande, dans les îles Féroe et à Obersteiii dans le Palalinat; on en trouve aussi dans l'intérieur des filions métallifères : elles ont élé sans aucun doute produites par voie d'infiltration el de concrétion, et la matière siliceuse paraît avoir pénétré sous forme gélalineuse dans les cavités des Roches, et s'y être durcie en y formant des couches successives. On aperçoit souvent, sur la coupe des géodes, la trace du canal par lequel celle matière s'est introduite.

•* Les Silex.

Les iniiicrpalos variélés de Silex sont : le Silex pyroiiia([iic, ou la Pierre ù fusil, à cassure concliol'dale, snhluisanle. divisible par la percussion en fragments convexes, à bords Irancbants, i|ui, étant frappés par l'acier, en font jaillir de vives étincelles. Il est translucide, au moins sur les bords; ses couleurs sont le Moir. le noir-i;risàtre, le blond, le rouge et le verdâtre. En rognons de diverses grosseurs et de formes irréguliéres, |>lacés les uns à côté des autres, et formant des sortes de lils interrompus dans les terrains calcaires, et principalement dans le terrain de Craie. — Le Silex corné (llornslein infusible des minéralogistes allemands) : opaïue, à cassure plate ou légèrement esquil- ItMise; éclat gt as ou lerreux, mais le plus souvent analogue à celui de la corne; sa pâle est plus grossière f|ue celle du Silex pyromaquc; il est moins fragile. Ses couleurs les plus ordinaires sont le gris, le gris-jaunà- Ire, le rougcàtre, le brunâtre et le verdâtre. On le trouve en rognons, ou en lils interrompus, dans les calcaires compactes des lerrains de sédiment les plus anciens, dans les assises inférieures du terrain de Craie, dans les bancs moyens du Calcaire grossier, et jusque dans le terrain d'eau douce supérieur au Gypse. — Le Silex molaire, ou la Meulière, la Pierre à meules : à cassure droile et à texture cellulaire, criblé de cavités iirégulières, que remplit en partie une .4rgile ordinairement rougeàlre; faiblement translucide ou tout à fait opaque, tanlot presque plein, tantôt très-poreux. Ses couleurs sont pâles cl sales : elles varient entre le blanchâlre, le jaimàtre, le rougeàlre, et le gris lirant sur le bleuâtre. Il appartient aux dernières couclies des lerrains tertiaires, et on l'observe principalement aux environs de Paris, en bancs non continus, en amas ou en blocs de dimensions variées au milieu d'un dépôt argileux, qui couronne presque tous les plateaux élevés. On l'emploie dans la bàlisse et pour faire des meules : celui de la Ferlésous-Jouarre est surtout recherché pour ce dernier usage. — Le Silex neclique : en masses nodulaires, blanches ou grises, à texture lâche et terreuse, Irès-légèrcs, au point de surnager quelques instants sur l'eau lorsqu'on le met dans ce lic|uide; mais il finit par se précipiter au fond lorsqu'il en est imbibé. Le centre des nodules est souvent occupé par un noyau de Silex pyromaque. A SaintOuen près Paris, dans un terrain marneux d'origine d'eau ili>uce. — Le Silex pulvérent ; en poussière blanchàlre ou grise, rude au toucher, dans l'intérieur des géodes siliceuses, ou en dépôts assez considérables dans les lerrains calcaires, à Vierzon, déparlement du Cher. f^oyes, pour l'histoire géologique des Silex en général, leur formation dans la nalure et leur emploi dans les arts, le mot Silex.

Le Quartz-Jaspe.

On range ordinairement sous cette dénomination toutes les variélés de Silex qui, par suite d'un mélange mécanique, mais intime avec diverses matières colorantes, sont devenues opaques, et présentent une cassure terne et compacte avec des couleurs plus ou moins vives, et souvent variées dans le même échantillon. ^'. Jaspe.

Le Qiiarlz-Mésinile ou Opale.

Celte sous-espèce comprend tous les Silex qui renferment de l'eau, dont l'éclat est résineux, et qui sont fragilesanpointde ne pas faire feu avec le briquet, comme les autres variétés précédemment décrites. Leur cassui e esl largement conchoidale. quelquefois cireuse. Leur pesanteur spécifique varie de 2,11 à 2.55. Ils sont infusibles, blanchissent au feu, et donnent de l'eau par la calcination. Suivant Berzélius et la plupart des minéralogistes, celle eau n'est qu'interposée entre les particules siliceuses, et sa quanlilé est tout à fait variable. Beudaiit la regarde au contraire comme combinée avec la Silice, et pour lui l'Opale forme une espèce particulière sous le nom d'ilydroxyde de Silicium. Parmi ses variétés, on dislingue principalement : l'Opale perlée, en concrétions fislulaires ou mamelonnées ; elle est lanlôt limpide cl vitreuse (Hyalile, Muller-Glass) : telle est celle que l'on trouve en enduit sur des laves ou des trachyles aux environs de Francfort sur le Mein, de Schemnilz en Hongrie, et en Auvergne; tantôt elle est blanche, opaque et nacrée (Fiorile, Amianlile), à Santa- Fiora, dans le Montamiala, en Toscane. — L'Opale hydrophane : poreuse, blanche ou jaunâtre, légèrement translucide, et acquérant un certain degré de transparence lorsqu'on la plonge dans l'eau et que ses vacuoles se rem|)lissent de ce liquide. ^. Hyurophane. — L'Opale irisée ou Opale noble : c'est à cette variété <|iie se rapporte spécialement le nom d'Opale dans le langage des lapidaires ; elle se distingue par de beaux reflets d'iris, qui présentent les leinles les plus vives et les plus variées, y. Opale. — L'Opale chatoyante ou le Girasol : fond laileux, d'un blanc bleuâtre, d'où sortent des reflets rougeàlres ou d'un jaune d'or, lorsqu'on fait mouvoir la pierre à la lumière directe du soleil : au Brésil et au Mexique. — L'Opale miellée ou Opale de feu {Feueropal de Karstein) : fond d'un rouge orangé, avec des reflets d'un rouge de feu; en veines dans les filons de Zimapan, au Mexique. — L'Opale commune : réniforme, en rognons ou en veines dans les Porphyres argileux, dans les calcaires et les roches argileuses des terrains tertiaires , dans les filons métallifères. Ses couleurs les plus ordinaires sont le jaune, le brunâtre, le rougeàlre, le jaune- roussâlre, le rose purpurin et le verdàlre. — L'Opale sublnisanle ou la Ménilite ( Pechslein de Ménilmontanl) : opaque, grise, ou d'un brun lirant sur le bleuâtre. Elle se trouve en plaques ou en masses tuberculeuses, aplaties, dans l'Argile schisteuse happante, sorte de Magnésile terreuse, souillée d'Argile, à llénilmonlant et à SaintOuen près Paris. — L'Opale xyloide : jnésentant la forme extérieure et la structure du bois ordinaire ou du bois de Palmier. On en trouve en beaucoup d'endroits, mais une des variétés les plus remarcjuables est l'Opale xyloide d'un jaune orangé, qui vient de Telkobanya en Hongrie. — L'Opale incrustante ou thermogène, ou le Tuf du Geyser : en concrélions d'un blanc mal, qui se déposent, en Islande, sous forme de croûtes à la surface du sol, près d'une source d'eau bouillante, qui contient de la Silice en dissolution. — On connaît aussi quelques variélés d'Opale, produites par mélanges mécaniquesavec des substances élrangères : telles sont entre

QUE

autres l'Opale calcifèîc mêlée de Calcaire, et l'Opale ferrugineuse ou le Jaspe-Opale. — Le gile spécial des Opales est dans les roches (pii proviennent du remaniement par les eaux des terrains tracliyliques ; on en trouve aussi dans les cavités ou les fentes de quelques roches primordiales altérées, dans les filons qui tiaversent ces roches et dans les déjiôls argileux ou calcaires des terrains tertiaires.

OD\RTz-EPi CHEMISE. Crislaux de Quartz limpide, recouverts d'une couche de Quartz laiteux ou blanc opaque.

Quartz cueiqce. C'est le rmm (ju'ou a donné quel- <|uefois, et avant qu'on en connût exactement le rapport des principes constituants, à la Magnésie boratée ; la dureté presque siliceuse de cette substance jointe à ses formes géométriques ont contribué à entretenir longtemps cette erreur.

Qdartz Fels. r. Qcartzite.

Quartz Flus. Nom donné par les anciens minéralogistes allemands aux Quartz colorés.

Quartz magrésieiv. C'est une variété silicifére de Magnésie carbonatée, qui accompagne la Chrysoprase à KosemUlz en Silésie.

Quartz nectique. y. Quartz Siiex.

Quartz oeillé. Nom sous lequel on désigne un Quartz- Agathe, formé de couches concentriques différemment colorées ou d'anneaux noirâtres, bruns et blancs, qui imitent la prunelle de l'œil.

Quartz Saphir. C'est le Quarlz bleu, mais plus ordinairement le Dichroïte ou Cordiérile.

Quartz therhogè^e. /^. Quartz- Résiivite incrustant.

Quartz zéolithiforme, le Quarlz hyalin fibreux. 1^. Quartz byalin.

QU.'VRTZITE ou QU.IRZITE. jim. C'est le Quartz hyalin grenu, ou Quartz en roche (Quarlz Fels des Allemands), que l'on trouve en couches puissantes dans les terrains primordiaux. Il a élé formé par voie de cristallisation, ce qui le dislingue du Grès quarlzeux, avec lequel il a souvent beaucoup de ressemblance. 11 présente quelquefois, comme ingiédienls accidentels, du Mica et du Graphite. Il n'est point sujet à la décomposition. Ou peut y rapporter le Quarlz dit Itacolumile, ou Grès flexible du Brésil.

QUASJE. MAM. Nom d'une espèce américaine de Moufette.

QUASSIER. Qitassia. bot. Genre appartenant à la tribu des Simaroubées, dans la famille des Rutacées, et qui se compose d'une seule espèce, Qiiassia aiiiara. Ce genre offre pour caractères d'avoir des fleurs hermaphrodilcs, dont le calice est très court et à cinq divisions; la corolle se compose de cinq longs pétales réunis en tube. Les étamines, au nombre de dix, sont plus longues que la corolle; l'ovaire est gynobasique, à cinq angles et à cinq loges, a|)pliqué sur un disque liypogyne plus large que la hase de l'ovaire. Le style est très long, terminé par un stigmate à cinq lobes à peine marcpiés. Le fruit se compose de cinq drupes peu charnus, distincts vers leur sommet, portés tous sur le disque hypogyne. Linné fils avait réuni à ce genre le Siiuaniba, sous le nom de Qunssiu Sima-

riiba; mais les auteurs modernes ont de nouveau distingué le Shiiariiba comme genre particulier (^. Simaruba), el il n'y a définitivement qu'une seule esjièce dans le genre.

QuASSiER amer. Qiiassia amara, Lin. Fil. Suppl., 235; Lodd. Bot. cab., t. 172. C'est un arbrisseau de huit à dix pieds de hauteur, droit, irrégulièrement raineux. Ses feuilles sont éparses, souvent rapprochées vers le sommet des rameaux, Irès-glabres, composées de trois à cinq folioles sessiles, obovales, oblongues, acuminées, portées sur tin pétiole commun, qui est plan et ailé. Les fleurs sont d'un beau rouge et forment un épi terminal. La racine du Qiiassia amara est d'une extrême amertume, surtout dans sa partie corticale. Cette saveur est due à un principe particulier, que Thompson a désigné sous le nom de Qiiassiiie. Cette racine est employée en médecine, comme tonique el fébrifuge. De la Guiaue.

QUASSINE. Qiiassina. bot. Nom donné à l'Alcaloïde oblenu du Quansia amara. Cet Alcaloïde, dans son élat de pureté, est limpide, cristallin et d'une amertume extrême; traité chimiquement, il se comporte à jieu près de la même manière que tous les autres principes végétaux qui lui sont analogues.

QDATA ET QUATO. MAM. Pour Coaita, espèce d'Atèle, l'une des sections du genre Sai)ajou. F. ce mol.

QDATALA et QUATELÉ. bot. /'. Léctthis.

QUATERNÉ. Qiiatenialus. bot. Cet adjectif s'emploie pour les feuilles verticillées par quatre, comme celles du f^a/aiilia criiciata, etc.

QUATRE-DENTS. pois. Daubenton avait ainsi francisé le nom du genre Télrodon. A', ce mol.

QUATRE-ÉI'ICES. BOT. On donne quelquefois ce nom au fruit du Ravensara. F. ce mot.

QDATRE-OEIL. mam. L'un des synonymes vulgaires de Sarigue, f^. ce mot.

QUATRE-RAIES. POIS, et rept. On a ainsi nommé une espèce de Perche du sous-genre Térapon, et une Couleuvie.

QUATRE SEMENCES, bot. Dans les anciens traités de pharmacologie , on réunissait ensemble des fruits ou graines au nombre de quatre, jouissant à peu près des mêmes propriétés et qu'on désignait sous les noms de Quatre Semences froides et de Quatre Semences chaudes. Les unes et les autres étaient distinguées eu mineuresoii faibles et en majeures on actives. Les quatre semences froides mineures étaient celles de Chicorée, d'Endive, de Lailue et de Pourpier; les quatre semences froides majeures étaient celles de Citrouille, de Concombre, de Courge et de Melon. Les quatre semences chaudes mineures étaient celles d'Ache, d'Ammi, de Persil, de Carotte; les quatre chaudes majeures, celles d'Anis, de Carvi, de Cumin et de Fenouil.

QUATRE-TACIIES. POIS. Espèce de Silure du sousgenre Pimélode.

QUATTO. DiASi. Même chose que Quala et Qiialo.

QUAU. OIS. L'un des noms vulgaires du Mauvis. 1^. Merle.

OIJEBOT. POIS. (Delaroche.) Synonyme de Gobiiis niger, L. ^. Gobie.

QUEBRANTA-HUESSOS. ois. Ce nom, qui signifie

QUE

QUE

Briseur d'os, a été appliqué au Procellana f/iganlea. y. Pétrel.

QUÉCHU ET OUESCHU. ois. Noms vulgaires du Manchot de Chiioé. y. Manchot.

OUEKETTIE. Quekellia. bot. Genre de la famille des Orcliidées, établi par Lindiey qui lui donne pour caractères : périgone cylindracé, dont les folioles extérieures sont linéaires, égales et gibheuses à leur base, les inlérieures presque semblables, connées et d'égale longueur; labelle oblong. enlier, mutique, parallèle avec le gynosiènie, creusé à la base, accompagné de deux callosités; gynostème demi-cylinilrique, dressé, avec un appendice auriculé de chaque côté du sommet; anlhère uniloculaire; deux masses polliniques creusées postérieurement; caudicule linéaire; glandule trèspetite. Ce genre se rapproche beaucoup du Pleurothallis, mais la structure et la position des masses polliniques ne permellent pas de les réunir. Il a été dédié par Lindiey au chevalier Quekelt, l'un des bolanisles les plus distingués et dont les travaux en physiologie végétale sont de la plus haute importance. On ne connaît encore qu'une seule espèce de Quekeltie ; c'est une petite plante herbacée, à feuilles cylindriques et tachetées; les Heurs sont petites, jaunes et réunies en panicule capillaire, élevée de deux à trois pouces au plus. On ignore le nom de la contrée d'où a été apportée celle petite Orchidée.

QUELTIA.BOT. Salisbury etIla\vorlh(.TMCCM/.i'te^i^ Siippl , p. 12.3) ont établi sous ce nom un genre aux dépens des Narcisses des auteurs. Ce genre, faiblement caractérisé, contient les Narcissus ocloius , montanus et calalhiantis. y. Narcisse.

QUELHSIA. BOT. Sous ce nom, Vandelli (in Rœmer. Script. , p. 101, lab 7, fîg. 10) a décrit et tiguré le Fuchsia coccinea. De Candolle s'est servi du même nom pour désigner la première section du genre Fmc/jsia, composée de toutes les espèces américaines.

QUËNIQIJIER. BOT. y. GlIILANDIPiE.

QUENOT. BOT. L'un des noms vulgaires du Mahaleb, espèce du genre Cerisier.

QUENOTTE SAIGNANTE. MOli. Nom vulgaire et marchand du Nerita peiuronta.

QUENOUILLE. MoiL. Espèce du genre Fuseau , qui élait le Murex Colus de Linné.

QUENOUILLETTE. Synonyme vulgaire d'Atraclylide. /'. ce mot.

QUERCERELLE. ois. Pour Cresserelle , Fatco Tinnunculus. y. Fadcoïï.

QUERCITRON. bot. Espèce du genre Chêne, dont l'écorce fournit un principe colorant jaune, y. CaÊNE.

QUERCUS. BOT. y. Cbène.

QUEREIVA. OIS. Espèce du genre Colinga. A'. ce mot.

QUERELLEUR, ois. Espèce du genre Gobe-Mouche.

QUERIE. Queria. bot. Genre de la famille des Paronychiées et de la Décandrie Trigynie, L., établi par LœHing (Iliu., p. 48), et présentant les caractères suivants : calice à cinq sépales très-entiers et à peine cohérents par la base; corolle nulle; dix étamines dont les filels sont grêles et inégaux; quehiuefois cinq sont stériles; d'autres fois le nombreest réduit à Irois paravor-

tement; trois styles très-grêles ; capsule uniloculaire. à trois valves; graine réniforme, unique à la maturité (les autres vraisemblablement avortées). Ce genre ne se compose que d'une seule espèce, les Queria Canadensis, L.. et Queria copi/lacea de Nuttall, faisant maintenant partie du genre j4uychia de Michaux. Au surplus, le genre Queria se distingue à peine du Minuartiu, selon De Candolle (Prodr. Sysl. yeijet. uaf., -5, p. .579); car il est presque évident que sa graine n'est solitaire que par suite d'avorlement. Le Queria Bispanica.L., Quer.. FI., esp. 6, lab. 13, f. 2; Ortega, Cent., lab. IS, f. 1, est une petite plante herbacée, annuelle, un peu roide, à feuilles opposées , rapprochées, sélacées. recourbées au sommet; les fleurs sont solitaires et sessiles dans les aisselles des rameaux et des feuilles supérieures. Celle plante croît sur les pentes arides des collines, en Espagne. Le Queria trichotoma de Tliunberg (Act. Soc. Linu., 2, p. 529), que ce botaniste avait décrit dans sa Flore du Japon comme une espèce de Ruhia , ne se rapporte probablement pas au genre dont il est question dans cet article.

QUERQUEDULA. ois. Synonyme de Sarcelle, y. Canard.

QDER-QUER. ois. Nom vulgaire du Vanneau armé de Cayenne, yaneltus Cnxennensis. y. Vanneab.

OUERULA. OIS. (Schwenfeld.) Synonyme de Sizerin.

QUESNE. BOT. Synonyme vulgaire de Chêne, y. ce mot.

QUEUE. Cauda. zooL. bot. On nomme Queue, en appliquant ce mot suivant des manières de voir trèsdiverses, à tout prolongement qui part de la partie postérieure d'un animal ; mais une définilion aussi vague ne peut être admise, et la Queue, pour être rigoureusement distinguée, a besoin d'être considérée dans les diverses séries des êtres. Dans la première classe, celle des animaux Mammifères, la colonne vertébrale repose sur le sacrum, et celui-ci est terminé par des portions soudées ou de pelils os qui en sont le prolongement, et dont le dernier, nommé Coccyx, reste libre, engagé dans le tissu cellulaire; de sorte que la Queue n'existe point, car elle ne doit son existence qu'à ces os coccygiens prolongés et saillants en dehors du corps, et accompagnés de prolongements musculaires, vasculaires et tégumeuteux. La longueur de la Queue résulte uniquement de la quantité de ces os. Dans la plupart des autres animaux, soit Quadrumanes, soit Carnassiers, soit Rongeurs, soit Marsupiaux, la Queue existe et varie en dimensions, en formes, suivant le nombre et la grosseur des os coccygiens détournés de leur primitive origine (y. WASiMirEREs). Des muscles épais, munis de tendons robustes , un épiderme revêtu de poils, ou d'écaillés, ou de squammelles, concourent à la former; mais la Queue, accordée aux Mammifères par une nalure sage et bienveillante, ne l'a point été comme un vain ornement ou par luxe; le plus souvent elle a reçu une destination utile. Ainsi, bien que la plupart des Quadrumanes et certains Marsupiaux aient été dolés de la plus grande adresse dans les moiivemenls des membres antérieurs, leur Queue souple leur sert encore comme d'une cinquième main, et par elle ils s'accrochent aux branches et s'y tiennent lorsqu'ils

QUE

QUE

uinploii'nl Ions luiiis meiiilncs pour saisir leur proie. La Oijcuc, cliez les Caslnrs, est encore une véi'i(al)le main, mais destini^ à d'autres fonctions que la préhension. Les grands Quadriipi>des, au contraire, dont les formes lourdes ne permeltenl point aux quatre membres qui les supportent des mouvements rapides pour se garantir des insectes, trouvent dans leur Queue mobile, et terminée le plus ordinairement par des poils en touffes, beaucouji plus longs que sur les autres parties du corps, un moyen cÉBcace de s'en débarrasser, en la faisant onduler suivant leur volonté, sur les diverses partiesde leur corps. La Queue toutefois est l'une des parties du corps d'un animal, qui varie le plus; aussi n'a-t-on jamais pu s'en servir comme d'un bon caractère pour la distinction des genres; car souvent de deux animaux qui ont les plus grands rapports d'organisalinn, l'un sera muni d'une longue Queue, et l'aulre n'en aura iiu'une pelile. 11 n'y a guère que la famille des Singes dans laquelle on ait distingué des genres par l'absence, la présence ou la forme de la Queue; de sorte que le genre Orang (^. ce mot), le jtlus voisin de l'Homme, privé lui-même de Queue, s'en rapproche aussi en cela comme en bien d'autres points. Dans tous les autres ordres, elle n'a guère fourni qu'un caractère spécifique lorsqu'il s'agit de donner à un animal l'épilhète de mucrourus (à longue queue) par opposition avec un autre du même genre qui en a une petite.

Les poils qui recouvrent la Queue sont plus ordinairement longs et touffus, surtout à l'extrémité, parfois courts et ras; le tissu cellulaire se charge souvent de graisse, comme on en a un exemple dans une espèce de Mouton (F. ce mol). D'autres fois la surface de la Queue est nue ou garnie de squanimelles d'entre lesquelles sortent quelques i)Oils rares. Chez les Tatous, les Pangolins, elle est enveloppée, comme l'ensemble du corps , de bandes épaisses et solides. Quant à la forme, elle varie, soit en longueur, soit en épaisseur; elle se termine en pointe, ou bien elle forme un bout arrondi et épais, etc., etc.

Dans la classe des Oiseaux, ce qu'on nomme Queue est une partie toute différente de celle ainsi appelée cliez les Mammifères. Les os coccygiens des Oiseaux se terminent un peu au delà du bassin en se redressant; ils supportent un corps musculo-glandulaire fait en forme de trèfle recouvert par l'épiderme, et dans lequel s'implantent de longues plumes, de larges et fortes pennes qu'on nomme rectrices , et qui constituent la Queue. On conçoit alors que cette Queue, formée d'un nombre borné de ces recLrices (de dix, douze, et quelquefois quatorze, seize, dix-liuil), varie de forme et de longueur. Quelquefois la queue manque. Le but de cette Queue est de servir à l'Oiseau de gouvernail pour le diriger dans le vol.

La Queue, dans les Reptiles, est, comme chez les Mammifères, le prolongement de la colonne vertébrale. Dans les Poissons, elle n'est <iue l'épanouissement tendineux des muscles du corps atlacliés aux dernières vertèbres ((ui s'avancent en rayons dans le sens vertical, et se festonnent en lobes destinés à servir de rame pour aider le Poisson à se mouvoir au sein de l'eau. La

Queue des Cétacés n'est pas sans analogie avec celle des Poissons, bien qu'elle soit horizontale; elle est musculo- tendineuse, formée de deux immenses lobes mobiles, adossés à la terminaison de la colonne vertébrale, mais sans être le prolongement et l'enveloppe.

Ce que l'on nomme Queue dans les autres classes n'est plus qu'une partie arbitraire, qui termine le corps de certains Insectes, de certains Mollusques. Ainsi, on dit la Queue d'un Scorpion, la Queue d'un .Salpa, la Queue d'un Muiex, etc.; mais ces organes terminant le corps sous une apparence de forme caudale, jouissent d'une organisation si différente et si variée dans les mêmes genres, que ce mot ne veut dire qu'un prolongement qu'on ne sait à quoi rapporter, ou qui est innominé.

En botanique, ce que l'on désigne ordinairement par Queue est un appendice terminal, allongé, un peu mou, qui se trouve sur certains organes. Les pétioles et les pédoncules sont vulgairement exprimés par le mot Queue. La Queue de la racine est la partie la plus éloignée du collet, etc.

Le mot QcEi'E est aussi devenu nom propre quand on l'a accompagné de certaines épilliètes; ainsi l'on a appelé, entre les animaux et jusque chez les plantes :

Queue d' .Fronde ou u'Arondelle (Bot.),le6'«^(«ano aquatica, L.

Queue de B[cnE(Bot.), VJruIropofjon sacchaioitles, Swartz.

Qoeoe blancbe (Ois.), le Pygargue. f^. Faucow.

Queue de Cbevai. (Bot.), VHi/ipuiis vulgaris.

Queue en ciseaux (Ois.), une espèce du genre Engoulevent.

Queue de Crades (MoII.), les Oscabrions.

Queue en éventail (Ois.), une espèce du genre Gros- Bec.

Queue fourchue (Ins.) (Geoffroy), le Bombyx vidua.

Queue gazée (Ois.) (Levaillanl), le Mérion binnion, qui est piiur Lesson le type d'un genre distinct.

Queue d'Hermine (MoII), le Conus mnstellinus.

Queue jau^e (Pois, et Ins.), le Scomber clirysurus; \ePhalœ)ia utkala de Linné. K. Botvs.

Queue de Lion (Bol.), le Plilomis Lconunis.

Queue de Loup (Bot.), le Melampyium arvense, l.

Queue de poèle (Ois.), la Mésange à longue queue.

Queue de Pourceau (Bot.), le Peucédan ofiBcinal.

Queue de Renard (Bot.), les Prèles, une Amaranihe, VAlopeuunis ou Vulpin.

Queue rouge (Ois), le Motacillatitys, L. F. Sylvie.

Queue de soie (Ois.), le Jaseur de Bohème.

Queue de Souris (Bol.), le genre Myosums et le Cacle flabellifonne, etc., etc.

QUEUES-RUDES. jDo;7-/''io;M,s. rept. Cuvieradonné ce nom à une division des Stellions ; ils se distinguent de leurs congénères en ce qu'ils manquent de pores et qu'ils n'ont pas le tronc hérissé de petits groupes d'épines. Le SteWo bievicaudatus, figuré dans les planches de ce Dictionnaire sous le nom de Doryphore à queue courte, peut être considéré comme le type des Queues-rudes.

QUEUNERON. bot. L'un des noms vulgaires de la Camomille piianle.

OUEUX. MIN. L'un dos noms vulgaires du Scliisle colicule.

QUIINIER ou QUINIER. bot. Nom donné par quelques auletirsau genre Quitta d'Aublct. F. Qdina.

QUI LAMON.QHfVawMwi. BOT. Le père Manuel Blanco, dans sa Flore des Pliilipplnes, a institué ce Renre, sans indiquer positivement la place qu'il doit occuper dans la méthode; voici les caraclèies qu'il lui assigne : calice libre, à cinq divisions; point de corolle; quatre on cinq étamines insérées entre les divisions du calice, et pourvues d'anthères ovales, à une seule loge; ovaire libre, conique, comprimé, à deux sillons; style recourbé; stigmate capité. Le fruit consiste en une capsule comprimée, bisillonnée, biloculaire et polysperme; les semences sont très-petites, pendanlos à l'axe de la capsule. La seule espèce connue et qui a reçu le nom de Qui/a muni liileum, est un arbre à feuilles opposées, courlement pétiolées; les fleurs sont axillaires et réunies en grappes-.

QUILÉSIE. Qiiilesia. bot. Genre de la famille des Olacinées, établi par le père Manuel Blanco (Flora de Filipinas, p. 176), avec les caractères suivants : calice libre, à cinq divisions; corolle composée de cinq pétales sessiles, alternes avec les divisions du calice et bifides au sommet; dix étamines plus courtes que les pétales, auxquels elles sont opposées; elles sont alternativement stériles et fertiles; celles-ci sont pourvues d'anllières arrondies; ovaire lenticulaire et velu; style très-court; stigmate court et bifide. Le fruit consiste en un drupe baceiforme, comprimé, émarginato-bilobé, à deux loges, à deux pyrènes cordiformes.

QuiLÉsiE SOYEDSE. Quilesia sericea, lilanco. C'est un arbre élevé; les feuilles sont alternes, lancéolées, trèsentières : leur surface supérieure est rude, l'inférieure est soyeuse; les pétioles sont bistipulés à leur base; les fleurs sont réunies en grappe composée; leur calice est velu à sa partie extérieure.

OUILLAJA. BOT. Genre de la famille des Rosacées, et rapporté à la tribu des Dryadées par De Candolle, à cause de l'estivation valvaire des sépales. Il a d'abord été conslitué sous le nom de Qtiillaja ou Qutllat du Chili d'après Molina, par Jussieu,dans son Gênera Plantarinti, mais il fut publié plus lard, par Ruiz et Pavon, sous le nom de Smeginadertiios que Willdenow changea en celui de Smegmaria. Voici ses caiactères essentiels d'après Kuntb (A'or. Gen. Amer., 6, p. 136, in adnot.) : fleurs polygames par avortemenl; calice persistant, à cinq lobes ovés, aigus, à estivation valvaire; cinq pétales caducs; disque quinquélobé, couvrant le fond du calice; dix étamines naissant du sommet des lobes du disque; cinq ovaires épais, cohérents par leur base, et se terminant en styles subulés; autant de capsules trigones, coriaces, étalées; graines bisé- I iées, imbriquées, ailées au sommet. Ce genre se com- |iose de deux espèces : Quillaja Smegmadermos et Quillaja Molinœ, DC, Prodr. Syst. yeget., 2, p. 547, décrites l'une et l'autre sous le nom de Quillaja sapoluiria par les auteurs. Ce sont des arbres du Chili, ù feuilles éparses, simples, très-entières, accompagnées de stipules petites et caduques. Les rameaux portent un petit nombre de fleurs à leur sommet. Le Quillai

(lu Chili est précieux dans ce pays, à raison de son écorce qui, pulvérisée et mêlée ù une suffisante quantité d'eau, rend celle-ci mousseuse comme de l'eau de savon; elle sert à dégraisser les étoffes de laine. On en fait un commerce assez considérable.

QUILLES ET PETITES QUILLES. BOT. Paulet appelait ainsi certaines Clavaires, notamment le Clavarin cœspitosa.

QUIMA. MAJi. Même chose qu'Exquiwa.

QUIMPHZÉE. HASi. Pour Cbampanzée. /'. ce mot.

QUINA. BOT. Aublet, dans son Histoire des Plantes de la Guiane (2, lab. 379), a décrit et figuré sous ce nom un genre encore mal connu, dont Gartner a représenté le fruit dans sa Carpnlogie. tab. 222. C'est un arbre peu élevé, ayant ses feuilles opposées, coriaces, entières, ovales, longuement acuminées, presque sessiles, accompagnées de deux stipules linéaires et caduques. Les fruits sont charnus, S(ililaires ou réunis sur un pédoncule commun et axillaire. ([ui porle h sa base deux peliti's bractées S(|uaminifères; ces fruits sont accompagnés à leur base par le calice à quatre lobes et persistant; ils sont ovoïdes, striés, jaunâtres, terminés par une sorte de mamelon à leur sommet. Sous leur chair qui a une saveur acide et agiéable, on trouve deux nucules monospermes, couverts de poils roussâtres. Cet arbre croît à la Guiane.

Sous le nom de Qiiiiia, les habitants du Brésil désignent plusieurs écorces fébrifuges. Ainsi les Quina (la serra, Quina de renijo sont de véritables Quinquinas ; le Quina do malo est une espèce d'Exostenuna; le Quina do campa est le Stiyclinos pseiido-Quifia d'Auguste Sainl-Hilaire, etc.

QUINA-OUINA. BOT. Selon La Condamine, l'arbre qui le premier a porté ce nom au Pérou, est le M/roxylon peruiferum, de la famille des Légumineuses, dont on exlraitle baume du Pérou; mais dont lesgousses étaient jadis employées dans cette partie du nouveau monde, comme fébrifuge, avant qu'on connût les propriétés éminemment fébrifuges des Cincliona , auxquels on a depuis lors appliqué le nom de Quina-Quina ou de Quin(|uina. F. ce mot.

QUINAlilA. BOT. Sous le nom de Quinaria Lansiuni, Loureiro (Flur. Cocliincli., i, p. 334) a décrit une plante de la Chine qui parait être le Cookia punctata. y . Cookie.

QUINATISÉQDÉ. Quinalisecalus. bot. Une feuille est dite Quinaliséquée, lorsqu'elle est divisée jusqu'à la nervure moyenne, en cinq parties continues.

QUINCAJOU. MAH. Pour Kinkajou. F. ce mot.

QUINCHAMALA et QUINCHAMALI. bot. PourQM()îcliamalium. /-'. ce mot.

QUINCHAMALIUM. bot. Genre de la famille des Santalacées el de la Pcntandrie Monogyjiie, L., ayant les caractères suivants : chaque fleur est accompagnée à sa base d'un petit calicule globuleux, urcéolé, ù cinq dents. Le calice est longuement tuhuleux, adhérent par sa base avec l'ovaire infère, terminé supérieurement par cinq lobes étroits et recourbés; les cinq étamines, pres(|ue sessiles, sont insérées à la face interne du calice. L'ovaire est uniloculaire et monosperuie; le style est assez long, terminé par un stigmate simple; le

fruit est iiii akène recouvert parle calicule, qui <levieiit crusiacé. L'embryon est cylindrique, placé au cenire d'un pelit endosperme farineux. Ce genre se compose d'une seule espèce, Qiiinchamatium procutnbens, Ruiz et Pavon, FI. Peruv., i, tab. 107, f. b, déjà décrite et figurée dans Feuillée, sous le nom de Qiiinchainali tinifblio, 2, (ab. 44. C'est un petit sous-arbrisseau à liges effilées, à feuilles linéaires, Irès-élroiles, dont les Heurs blanchâtres sont réunies presque en léte à l'extrémité des rameaux. Il croit au Chili.

QUINÇON. OIS. Synonyme vulgaire de Pinson, r. Gros-eec.

OUINCONCIAL. Quincuncialis. bot. On dit l'eslivalion Quinconciale, lorsque sur cinq parties il y en a trois extérieures et deux inlérieures ou vice versa; comme dans le calice des Cistes, des Rosiers, etc. On appelle souvent ces estivations embriquées; souvent aussi on confond sous ce nom le cas où il y a une pièce extérieure, une intérieure et trois recouvertes sur l'un des bords, et libres sur l'autre.

QUINCYTE. MIN. Berlhier a donné ce nom à une substance minérale qui se trouve à Qulncy, déparlemenl du Cher, dans une roche calcaire. Elle est solubie en partie dans les Acides après queli|ue temps de digestion; sa couleur est le rose foncé, qui disparaît par l'action du feu; elle se fond avec difficulté au chalumeau. Berthier en a obtenu par l'analyse : Silice 54; Magnésie 10; oxyde de Fer 8; Eau 19.

QUINDÉ. OIS. Synonyne de Colibri, f^. ce mol.

QUINÉTIE. Quinelia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, liibu des Inulées, établi par Cassini, qui lui donne pour caractères : calalbide incouronnée, androgyniflore; périclineoblong, formé de Iroissquammes égales, unisériées, appliquées, subcaréiiées, foliacées, un peu membraneuses sur les bords; clinanthe trèspetit et nu; ovaire allongé, cylindrique et mince; aigrette plus longue que le fruit, composée de sqiiammellules unisériées, libres, filiformes et barbellulées; corolle plus courte (|ue l'aigretle, articulée sur l'ovaire, glabre, à tube très-long et menu, à limbe peu distinct du tube, court, obconi(|ue et quadrilobé; anthères incluses; style à deux stjgmatophores grêles, allongés, exserts et divergents, terminés par un petit appendice filiforme et diaphane.

QomÉTiE BE DuRviLLE. Qiitnetia DuiviUei , Cass. C'est une pelilc plante herbacée, annuelle, dont la lige ne s'élève pas ù plus de deux pouces; les feuilles sont alternes, ovalaires et pointues; les calalhides sont terminales ou axillaires, ù fleurs rougeâlres vers le limbe. De l'Auslialie.

QUINIER. BOT. Pour Qitina. V. ce mot.

QUININE. BOT. Subslance alcaloïde, obtenue du Quin- <(uina, par le docteur Goniez, qui lui donna d'abord le nom de Cinchonin. Ce principe n'était point ù Télat de pureté auquel l'ont amené depuis Pelletier et Cavenlou, ainsi que Houlon-Labillaidière, qui subslilnèrent au nom de Cinchonin celui de Quinine. Celte subslance est blanche, cristalline, d'une amertume extrême, presque insoluble dans l'Eau, se dissolvant facilement dans l'Élher et surtout dans l'Alcool , solubie aussi dans les fluides oléagineux, se combinant aux Acides et formant

avec eux des sels qui conservent, en grande partie, les propriétés de la Quinine et que l'on emploie avec le plus grand succès et à Irèspeliles doses dans les cas de thérapeutique où il fallait précédemment avoir recours à de grandes (luantités de Quinquina.

QUINOA. BOT. Espèce d'Anserine (Chenopodium Qtiinon) abondamment cultivée au Pérou, à cause de ses fruits qui sont assez gros , très- farineux et qui y servent d'aliment; on les substitue au Riz et aux autres céréales.

QUINQUÉKIDE. Quinquefidus. bot. Organe divisé dès son origine en cinq lanières; lorsque ces lanières sont unies entre elles à leur naissance, par une sorte de membrane, la division de l'organe prend le nom de Quinquéparlile.

QUINQUEFOLIUM. bot. (Tourneforl.) Synonyme de Polenlille. F. ce mol.

QUINQUÉNÈRES. ois. L'un des synonymes vulgaires de Mésange.

QUINQUINA. Cinchona. bot. Genre de la famille des Rubiacées et de la Penlandrie Monogynie, L., dont plusieurs espèces sont du plus haut inlérèt à cause des vertus héroïques de leurs écorces. Ces espèces sont les seules qui seront mentionnées dans cet article, après l'exposé des caractères du genre Cinchona. Le calice est adhérent avec l'ovaire qui est infère; son limbe est à cinq dénis; la corolle est monopétale, régulière, infundibuliforme, à cin(| divisions égales; le tube est légèrement anj;uleux; les cinq élamines, insérées au lube de la corolle sont incluses. L'ovaire est surmonté d'un slyle simple, terminé par un stigmale bilobé. Le fruit est une capsule ovoïde, allongée, couronnée par les dents du calice, à deux loges renfermant chacune plusieurs graines planes et membraneuses sur les bords, et s'ouvrant naturellement en deux valves. Les espèces de ce genre sont nombreuses. Ce sont en général de grands et beaux arbres, majestueux dans leur port, ayant des feuilles opposées, entières, munies de stipules intermédiaires, des Heurs blanches ou roses, formant de vastes panicules hyrsoïdes. Toutes ces espèces croissent dans l'Amérique méridionale. On les trouve siirlout dans la Colombie et le Pérou. Auguste Saint-Hilaire a aussi observé de véritables espèces de Quinquina dans diverses contrées du Brésil. Les espèces principales de ce genre, celles surtout dont les écorces sont employées en médecine, sont peu nombreuses. En voici la description :

Qdinqdima gris ou DE La Comiajiine. Cinchona Condaminea, Humb. et Bonpl., PI. Equin., i, p. 33, t. 10; Cinchona offlcinalis, L., Sp. 244. Celte espèce forme un grand et bel arbre qui croîl dans les andes du Pérou, aux environs de Loxa et d'Ayavaca, ainsi que dans la république de Colombie. Les jeunes rameaux sont presque carrés, portant des feuilles opposées, glabres, ovales, lancéolées, luisantes, presque coriaces, portées sur un pétiole long d'environ un ponce, et offrant à leur face inférieure, à l'aisselle de chaque nervure, une petite fossette dont le bord est garni de poils, el qui contient une matière crislalline. Irès-aslringenle. Les fleurs sont roses ou blanches, d'une odeur suave, dis-

posées en une paiiicule lenninale. L'écorce de Oiii"i|tiina gris, lelle qu'elle se Irouvc dans le commerce, se présente sous la forme de morceaux roulés en tuyaux, d'une longueur variable, d'une demi-ligne à une ligne d'épaisseur. Leur surface externe est inégale el rugueuse, recoiiverle d'un épiderme marqué de fenlcs longitudinales (t transversales, d'une couleur grlslilancliàtre , souvent comme nacrée, ou bien terne et brimàlre, quelquefois offrant des Licliens foliacés ou filamenteux, parmi lesquels on distingue des espèces (les genres Parmetia , Lecanora, Usiiea, etc. Leur surface interne est fauve ou brunâtre; la cassure est nette dans les échantillons minces, fibreuse vers la parlie interne dans ceux dont l'épaisseur est plus grande. I.'odeurest faible, du moinsdans les écorees desséchées; la saveur, d'abord faible, devient bientôt amère et astringente, et laisse dans la bouche, après qu'on l'y a mâchée, un goût douceàlre. La poudre est d'une belle couleur fauve. Pour l'usage médical, on doit en général choisir les écorees les plus minces, les plus lourdes, et celles dont la cassure est la plus nelle el la plus compacte. Généralement les droguistes estiment beaucoup celles qui abondent en Lichens; néanmoins ce caractère n'est pas toujours l'indice <rune qualité supérieure, car on trouve souvent des Quinquinas gris de première qualité dont l'épidermo esl totalement nu. Dans tous les cas, on doit avoir soin, avant de réduire les écorees en poudre, de les débarrasserde ces Lichensquand ils y ixistent. ^ celte espèce doivent être rapportées, comme de simples variétés, les écorees connues dans le commerce sous les noms de Quin<|uina gris-brun de Loxa, Quinquina de Lima, Quinquina Havane, Huanuco, ferl'ugineux, etc.

QciNQBiivA ORANGÉ. Cinc/ioita laiicifolia , Mulis ; Cinchona angusiifolia, Ruizet Pavon. Arbre de trente â quarante-cinq pieds d'élévation, portant des feuilles rapprochées vers le sommet des rameaux, pétiolées, ovales, lancéolées, aiguës, glabres, longues d'environ deux pouces el accompagnées de deux stipules trèspetites el lancéolées. Les fleurs, blanches ou roses, formenlune panicule trichotome, qui termine les ramifications de la tige. La capsule, longue d'environ six lignes, est ovoïde, oblongue, noirâtre, striée, à deux loges contenant chacune un assez grand nombre de graines lenticulaires, à rebord membraneux. Cet arbre croit sur les pentes escarpées des montagnes; on le trouve aux environs de Pampamarcha, Chacaliuassi, Chucbéro, etc. L'écorce de Quinquina orangé esl assez raie dans le commerce. Elle est pesante, compacte, en morceaux plans ou roulés; leur épiderme esl brunâtre, fendillé; leur surface interne est d'un jaune paille; leur cassure esl fibreuse. La saveurde cette espèce esl amère el aromatique, el sa poudre et son infusion aqueuse sont d'un fauve clair.

QuisQLiivA JAUNE. Cinchona coidi/'olia, Mulis; Cinchona pubescens , Vahl ; Cittcltona patlescens, Ruiz, Quinolog. Celle espèce est un arbre de vingt â vinglcinq pieds, dont les jeunes rameaux sont pubescents el grisâtres; les feuilles ovales, lancéolées, échancrées en cœur à leur base, longues d'environ cinq pouces sur une. largeur de trois pouces. Les fleurs, dont la coiolle

(Si légèrement tomenleuse en dehors, foinieiit une panicule terminale, ayant ses ramifications pubesccntes. Cette espèce a été trouvée dans les provinces de Cuença et de Loxa. L'écorce de celte espèce esl aussi désignée sous le nom de Calisaya , nom d'une des provinces du Pérou, où elle est fort commune. Elle se présente sous deux formes principales : tantôt elle esl en morceaux roulés de la grosseur du pouce, ayant l'épiderme grisâtre, fendillé, el parfois chargé de Lichens ; leur surface intérieure est d'un jaune clair,leurépaisseur d'une à deux lignes; tantôt ce sont des morceaux non roulés, irréguliers, sans é|iiderme, de deux à quatre lignes dépaisseur,ayant leur texture essenliellenient fibreuse. Un des caractères les plus tranchés de cette espèce, c'est la saveur essentiellement amère, sans aucune trace d'aslringence, et surtout sa texture fibreuse et brillante. Sa poudre est d'un jaune pâle, de même que son infusion aqueuse.

QoiNQCiiVA ROiGE. Cituhona viayiiifolin , Ruiz el Pavon; Cincliona oblonyifolia, Mulis. Celte espèce esl une des plus grandes i\u genre. Son tronc s'élève quelquefois jusqu'à <|uatre-vingt el même cent pieds. Ses feuilles, assez longuement pétiolées, sont elliptiques, oblongues, glabres el luisantes supérieurement, offrant à leur face inférieure des veines souvent purpurines; elles acquièrent (juelquefois jusqu'à deux pieds de longueur, sur une largeur d'environ six pouces. Les fleurs sont blanches, d'une odeur très-suave, disposées eu une grande panicule qui termine les rameaux. Celte espèce esl commune aux environs de SanlaFé de Bogota , el dans quelques provinces du Pérou. L'écorce de Quinquina rouge esl Irès-aliondammenl répandue dans le commerce. Elle se présente en général sous la forme de morceaux, tantôt plans, tantôt roulés, compactes, lourds, recouverts quelquefois (l'un épiderme comme crétacé el blanchâtre, fendillé, rugueux, d'un brun rougeâtre inlérieurement, à cassure compacte, et comme résineuse dans sa moitié externe, fibreuse dans sa moitié interne; dans les morceaux très-épais et (pii ont été recueillis sur le tronc et les grosses branches, la cassure est partout fibreuse, la saveur est amère. mais surtout astringente; la poudre est d'un brun rougeâtre.

Qdinqdina BiANC. Cinvhono ovalifolia , Mutis; Cinchona maciocarpa, Vahl, Quinolog., i, p. C5, lab. 19. Celle espèce n'a guère qu'une douzaine de pieds de bauleur; ses rameaux Iriangulaiies et soyeux portent des feuilles ovales, presque obtuses, luisantes à leur face supérieure, soyeuses infér'ieuremenl , pétiolées et longues de quatre à six pouces. Les fleurs, dont la panicule esl dressée, sont petites et blanches. Elle est originaire des Andes péruviennes. Ou la trouve aussi aux environs de Sanla Fé de Bogota, dans la république de Colombie. L'écorce de Quinquina blanc est rare dans le commerce. Elle est en général mince, à épiderme grisâtre et veiruqueux; sa cassure est fibreuse, sa saveur amère, un peu astringente el désagréable.

Telles son! les espèces les plus remarquables du genre Cinchona, celles surtout dont les écorees se trouvent répandues dans le commerce el fournissent ce précieux médicament, qu'on doit regarder comme un des plus

beaux préseiils du nouveau monde ;i I anciCJi coiilinent. Le Ouinquina, en effet, est une des ressources les plus énergiques elles plus efficaces de la tlii;rai)eulique. 11 parait que les liabitanis du Pérou connaissaient les propriétés fébrifuges des Quinquinas avant que leur pays fût découvert par les Européens. Mais néanmoins ce ne fut que longtemps après cette époque célèbre que ces derniers en furent instruits. On rapporte qu'en 1658 la comtesse del Cinclion , femme du vice-roi du Pérou, tourmentée depuis fort longtemps par une fièvre intermittente, qui avait résisté à tous les médicaments jusqu'alors employés, en fut guérie promptement par le gouverneur de Loxa, qui lui fit prendre de la poudre de Quinquina, dont un Indien lui avait révélé les propriétés. Ce succès l'ut l'origine de la réputation du Quinquina. A son retour en Europe, en 1640, la comtesse del Cinclion en rapporta une assez grande quantité, qu'elle dislril)ua en Es|)agne. Mais ce médicament fut peu connu jusqu'en 1049, époque où les jésuites établis à Rome, en ayant reçu une tièsgrande quantité, le répaniliienl dans toute l'Italie. Comme ils le donnaient en poudre, ainsi (|ue l'avait fait la comtesse del Cinclion eu Espagne, ce médicament porta successivement les noms de poudre de la Comtesse et de poudre des Jésuites. Mais ce précieux remède, connu seulement de quelques individus, était resté un secret, surtout en France, pour le plus grand nombre des médecins. En 1679, Louis XIV en acheta la connaissance d'un Anglais nommé Talbot, contemporain de Sydenliam, et la rendit publique. Ce fut à dater de cette époque seulement que le Quimiuiua fut réellement connu et apprécié à sa juste valeur, et que son emploi devint général en France, en Allemagne et dans le reste de l'Europe.

Cependant (|uoi(|u'on connût la patrie du Quinquina, on ignorait alors sa véritable origine, c'est-àclire l'arbre qui le produisait. Le célèbre La Ciindamine. membre de l'Académie des sciences de Paris, qui était i)arli en 17Ô0 jiour mesurer, dans plusieurs points des CordiUières du Pérou, quebiucs degrés du méridien terrestre, fut le premier qui,ù son retour en Euroiie, fit connaître ( Mémoires de l'Académie pour 1758) l'arbre qui produit le Quinquina. Linné le décrivit sous le nom de Cinchotia offlciiialis. Mais comme par la suite l'usage de ce médicament était devenu trèsfréquent, et sa consommation beaucoup plus considérable, les négociants du nouveau monde mélangèrent ensemble les écorces de plusieurs autres espèces du même genre, qui arrivaient toutes en Europe sous le même nom. C'est aux botanistes voyageurs, qui ont exploré cette partie du nouveau monde, que l'on doit la connaissance el la détermination d'un grand nombre des espèces de ce genre, dont les écorces sont répandues dans le commerce. Parmi ces savants, ou doit citer ici particulièrement, Mulis, directeur de l'expédition botanique de Santa Fé de Bogota; Uuiz el Pavon, auteurs de la Flore du Chili el du Pérou, Zea et Tafalla leurs successeurs, el enfin les célèbres voyageurs Huniboldlet Bonpiand, dont les recherches dans les régions équinoxiales ont jeté tant de lumières sur l'histoire naturelle de ces contrées. Aux noms de ces naturalistes

célèbres, qui oui eu l'inappréciable avantage de pouvoir comparer les écorces du commerce avec celles des diverses espèces qu'ils avaient l'occasion de voir croissant dans leur sile naturel, on doit encore ajouter ceux de Vahl, Lambert, Laubert el de quelques autres botaiiisles ou pharmaciens qui, dans des écrits spéciaux sur ce sujet, ont réuni tout ce qui avait été publié avant eux sur les diverses espèces de Quinquina.

Le nombre des espèces d'écorccs de Quin<|uina qu'on trouve aujourd'hui dans le commerce est extrêmement considérable. Mais néanmoins, comme un grand nombre de ces espèces ne sont que de simples variétés les unes des autres, et qui dépendent soit des différences de localilés. soil des différences d'âge des lameaux sur lesquels elles ont été recueillies, et que généralement on ignore l'espèce botanique qui les produit, on peut se borner à citer ici celles de ces espèces que l'on trouve plus fréquemment dans le commerce.

Avant de parler des propriétés médicales des Quinquinas, il faut indiquer ici le résultat des analyses que les chimistes ont faites de ces écorces, d'autant jdus que, depuis un pelil nombre d'années, ces analyses ont appris à connaîlie le principe actif du Quinquina et h pouvoir l'isoler des aulres matières qui en masquent l'efficacité. Sans parler ici des premiers essais tentés sur les Quinquinas, on doit rappeller ijue Descliamps de Lyon,Fourcroy elVauquelin y avaient démontré l'existence d'un Acide particulier, aui|Hel ils avaient donné le nom à'/lcide quinique; que plus tard, Gomez, de Lisbonne, y avait trouvé un principe immédiat nouveau, qu'il avait appelé Cinchonin. C'est surtout pour obtenir ce principe nouveau el en étudier la nature, que dans ces dernières années deux habiles chimistes, Pellelier et Caventou, se sont livrés à une nouvelle analyse des Quinquinas. Le Quinquina gris de Loxa est la première espèce sur laquelle ils ont opéré; ils y ont retrouvé le principe que Gomez avait nommé Cinchonin, mais dont il n'avait pas connu la nature. Les deux chimisles français ont constaté que ce principe était une base salifiable, ayant même une capacité de saturation plus grande que la Morphine découverte dans l'Opium; el pour rendre son nom plus conforme à la nomenclature chimique, ils l'ont appelé Cinchonine. D'après ces analyses, le Quinquina gris se trouve composé ; 1" de Cinclionine unie à l'Acide quinique; 2» d'une matière grasse verte ; ô" d'une matière colorante rouge peu soluble; 4» de Tannin ; 5" d'une matière coloranle jaune; 6" de Quinate de Chaux; 7» de Comme; 8" enfin d'Amidon et de Ligneux. Ai)rés avoir signalé dans le Quinquina gris l'existence d'une substance alcaline, il était important de s'assurer si le même principe se retrouvait dans les autres espèces; à cet effet, les deux chimistes ont analysé le Quinquina jaune. Mais la substance alcaline qu'ils en ont retirée est en masses solides, iioienses, non ciislallisables, d'un blanc sale, peu soluble dans l'Eau, soluble dans l'Alcool et l'Ëlher sulfurique, formant avec les Acides des Sels qui cristallisent facilement; en un mot, elle leur a offert des caractères tellement différents de la Cinclionine, qu'ils l'ont regardée comme un principe distinct, auquel ils ont donné le nom de Quinine.

Ayanl enfin analysé le Quinquina louge, ils y ont Iroiivé réunis les deux principes qui existent isolément dans le Quinquina gris et le Quinquina jaune, c'esl-à-dire la Cinclionine et la Quinine.

Ce qui a surtout donné de l'imporlance aux résultats de celle analyse, c'est ijue l'expérience a prouvé que ces deux Alcaloïdes et surtout leurs sels solubles, sont la partie véritablement active des Quinquinas. Or cette siihslance, toujours identique, n'a pas l'inconvénient des écorces de Quinquina qui, trop souvent, varient beaucoup dans leur efficacité. D'après les analyses de Pelletier et Caventou , le Quinquina rouge devrait être l'espèce la plus efficace, puisque non-seulement il contient les deux alcaloïdes réunis, mais que ces substances y sont l'une et l'autre en plus grande proportion que dans les deux autres espèces. Cependant de nouveaux essais ont fait reconnaître à ces cbimisles l'existence d'une petite quantité de Quinine dans le Quinquina gris et de Cinchonine dans le Quinquina jaune.

Le Quinquina doit être placé à la têle des médicaments toniques, c'est-à-dire qu'il possède au plus baiit degré la propriété d'exciter, dans toule l'économie animale, un mouvement général, (|ui active et accélère les diveises fonctions. Mais la propriété la plus caractéristique du Quinquina, celle qui le rend im des médicaments les plus précieux de la Ibérapeutique, c'est son action anti-périodicpie dans les fièvres et en général dans toutes les maladies intermittentes. En effet, l'expérience a depuis longtemps constaté l'efficacité du Ouini|uina dans ces fièvres intermittentes de tous les types, qui résistent souvent à tous les autres agents thérapeutiques, et que le Quinquina seul fait disparaître et quelquefois comme par enchantement. C'est surtout contie ces fièvres que leur gravité et la promptitude avec laquelle elles deviennent souvent mortelles au bout de (|uelques accès, ont fait appeler fièvres pernicieuses, que le Quinquina ne peut être remplacé par aucun autre médicament. Cependant, pour être suivie de succès, l'administration du Quinquina demande quelques précautions. Ainsi il est essentiel de combattre d'abord les complications qui pourraient s'opposer au succès du Ouin(|uina : s'il y a embarras gastrique, il faut administrer un vomitif, ou faiie usage de boissons acidulés; s'il existe des signes d'embarras intestinal, on doit prescrire un purgatif, que l'on choisira de préférence dans la classe des purgatifs Ioniques, comme la rhubarbe par exemple ; enfin on a recours à la saignée, si la fièvre intermittente est accompagnée de symptômes inflammatoires très-marqués. Ce n'est (|u'après avoir rempli ces diverses conditions que l'on doit administrer le Quinquina. Jusqu'en ces derniers temps, c'était la poudre que l'on prescrivait à une demi once, à une once et même au delà, selon l'âge de l'individu et la gravité des symptômes. Mais donné de cette manière, le Quinquina est un médicament fort difficile à faire prendre, à cause de son grand volume et de son excessive amertume; cette dose devait être partagée en cinc] ou six parties que l'on administrait successivement. dans l'intervalle d'un accès à un autre. La découverte des principes actifs ;i mer. PEs sriF.^iCE'^ n\t.

des Quinquinas a siinplifié singulièrement l'administration de ce remède; en effet, d'après les expériences d'im grand nombre de praticiens habiles, il a été constaté que douze à seize grains de sulfate de Quinine agissaient avec la même force que six à huit gros de poudre de Quimiuina. Or on conçoit qu'il doit être extrêmement facile d'administrer celle petite quantité de médicament que l'on parlage aussi en trois ou quatre prises, pour en masquer la saveur excessivement amère; tantôt on enveloppe civique prise qui est communément de trois grains, dans une feuille de pain azyme, dans un pruneau ou une cuillerée de confiture. La même dose, que l'on diminue ensuite graduellement, doit être continuée encore pendant quelque temps, même (|uand les accès ont disparu, afin d'en prévenir le retour; si la fièvie n'avait pas été coupée, la dose devrait être augmentée à l'accès suivant.

De toutesles préparations de Quinquina, la poudre est, avec le sulfate de Quinine, celle que l'cxpéiience a le plus généralement trouvée efficace pour combattre les fièvres intermittentes graves. Cependant il est des individus dont l'estomac ne peut supporter une dose aussi considérable que celle <|uc l'on est obligé d'administrer à la fois, et ils la vomissent presque aussitôt qu'ils l'ont avalée; c'est pour prévenir ce fâcheux résultat que l'on mélange au Quinquina la poudre de Canelle ou l'Opium. Outre la poudre, le Quinquina peut être administré sous plusieurs autres formes. Ainsi on ])répare une infusion et une décoction; on peut donner la teinture, l'extrait mou, l'extrait sec connu sous le nom de sel essentiel de Lagaraye, le sirop, le vin de Quinquina, etc.; mais ces diverses préparations ne peuvent être employées que dans les cas de fièvres peu graves; dans les fièvres pernicieuses, on doit leur préférer la poudre de Quinquina ou le sulfate de Quinine.

QDINSOUN. OIS. Même chose que Quinçon ou Pinson.

QUINTEFEUILLE. bot. Nom vulgaire de diverses Potentilles, particulièrement du Potentilla quinyuefolia, L.

QlUNTICOLOR. ois. Divers Oiseaux ont reçu ce nom, notamment un Gros- Bec et un Guêpier. (^. ces mots et

SoOIM/kNGA.

QOirs'TILIE. Qiiintilia. bot. Genre de la famille des Gesnéracées, institué par le docteur Endiicher, pour une plante de Java, dont le docteur Blume avait formé son Ë^nre iMiquelia : mais comme sous ce dernier nom, il existait déjà un genre de la famille des Araliacées, publié par Meisner pendant le séjour de Blume aux Indes et conséquemment à son insu, force fut donc de changer le nom imposé par Blume. 1^., pour les caractères du genre Quintilie, l'article Miquelie.

QUINTINIE. Quintinia. bot. Alphonse De Candolle, dans sa Monographie des Campanulées, a établi ce genre qui appartient à la famille des Saxifragées; en voici les caractères : calice ayant son tube soudé à l'ovaire, son limbe supère et partagé en cinq lobes; corolle composée de cinq pétales ohlongs, obtus, étalés, insérés sur un anneau épigyne; cinq étamines insérées avec les pétales -. leurs filaments sont filiformes et leurs

anthères ovales-oblongues, à deux loffes; ovaire infère, nu au sominel, sur leciuel esl soudé l'anneau épigyque (jui reçoit l'insertion de la corolle; il est partagé en cinq loges par de courtes cloisons incomplètes; placentaires mulliovulés; style simple; stigmate capité, à cinq lobes peu apparents. Le fruit consiste en une capsule couronnée par le limbe du calice persistant ; les cinq loges qui la composent sont incomplètement fermées par cinq valves, dont les bords sont réHécliis et servent d'attache aux graines qui sont lisses et brillantes.

QuiNTiNiE DE SiEBER. Quinlùiia Sieheiii, De Cand. Arbrisseau glabre, à feuilles alternes, pétiulées, ovales, acuminées au sommet, atténuées à la base, très-entières et coriaces. Les fleurs sont réunies en une panicnle terminale. De l'Australie.

QUINZE-ÉPINES. POIS. L'un des noms vulgaires de l'Épinoche. F. Gastêrostée.

QUIRIVÉLIE. Quiiicelia. bot. Un arbrisseau de l'île de Ceylan, où il porte le nom de Kiriwael, avait été placé parmi les Apocynum par Burniann et Linné. Celui-ci l'avait désigné, dans son Systetèia f-'egetabilium, sous le nom d' Apocynum fnitescens. Lamarck, ayant reçu des exemplaires de cette plante, recueillis par Sonnerai, se convainquit qu'elle n'appartenait ni au genre Apocynum, ni même à la famille des Apocynées; néanmoins il n'indi(iua point à quel autre groupe de végétaux elle pouvait se rapporter. Poiret, qui a fait connaître ces détails dans l'Encyclopédie méthodique, a proposé d'en faire un genre particulier sous le nom de Quiiivelia; mais l'admission n'a pu en être définitivement prononcée, puisque plusieurs parties delà fructification ne sont point suffisamment connues. Son caractère essentiel consiste dans le fruit, qui est une petite capsule mince, ovale, supérieure, très -courte, environnée à sa base par le calice, à une loge et à cinq valves. L'arbrisseau qui fait le type de ce genre douteux, est figuré dans Burmann (Thesaiir. Zeylan., lab. 12, fig. 1); il a des rameaux d'un brun roussàlre, légèrement pubescenls, garnis de feuilles opposées, ovales, lancéolées et réticulées en dessous. Les Heurs sont petites, et naissent en petites grappes axillaires ou terminales, sur des pédoncules rameux et pubescenls. Les corolles sont tubuleuses, velues à l'oritice du tube, et ayant leur limbe partagé en cinq découpures ouvertes en étoile.

QUIUIWA. OIS. Espèce du genre Coulîou. rayez ce mot.

OUISCALE. Quiscalus. ois. Vieillot a démembré ce genre de VIcterus de Brisson, si fréquemment disloqué par les auteurs systématiques, sans que pour cela les genres proposés puissent être adoptés d'après les caractères qui sont toujours très- arbitraires et peu prononcés. Les Quiscales ne diffèrent en effet des Cassiques, des Troupiales, des Carouges, des Léisles, que par leur bec épais, courbé, anguleux à la base, et par une (lueueétagéeetcyrabiforme. r. Trobpiaie.

QUISQUALIS. bot. Ce genre, créé par Linné, d'après Rumph, appartient à la Décandrie Monogynie, et à la famille des Combrélacées. Il offre les caractères suivants : calice dont le tube est grêle, longuement déve-

lopi)é an dessus de l'ovaire, et dont le limbe esl à cinq petites divisions; corolle à cinq pétales ovales-oblongs, obtus, pins grands que les divisions calicinales ; étaniines saillantes, insérées sur l'enfrée du tube calicinal, alternativement plus courtes; ovaire ovoïde- oblong, renfermant quatre ovules; style filiforme, obtus, saillant, agglutiné inférieuremenl au tube du calice; drupe sec, à cinq angles, ne contenant qu'une seule graitic dont les cotylédons sont charnus, très-grands, plans et convexes. Ce genre se compose d'un petit nombre d'espèces (ini croissent dans l'Inde et dans l'Afrique intertropicale. Le Qui.igiialis Iiulica, L. ; Rumph, Heib. Amb., 5, tab. 58; Lamarck, Illustr., lab. 537, Bot. Hegisl., tab. 492, est un aibrisseau à rameaux grimpants, qui ressemblent à des cordes, et s'appuyent en divers sens aux arbres voisins, sans cependant les entourer ni les serrer. Les feuilles sont opposées, ou rarement alternes, très -entières et ovées. Les Heurs sont disposées en épis courts, terminaux ou axillaires. Elles sont très-variables dans leurs couleurs, car Rumph dit que le matin elles sont blanches, rouges après midi, et roses vers le soir. Cette plante croît dans l'Inde, principalement à Java et à Amboine. Palisol de Beauvois (Flore d'Oware, i, p. 37, tab. 54) a décrit et figuré, sous le nom de Quisquatis ebiacteata, une espèce qu'il a trouvée dans le royaume d'Oware en Afrique.

QDISQUILIUM. BOT. Synonyme de Quercus coccifera, L. f. Chêne.

ODIVISIE. Quivisia. bot. Genre de la famille des Méliacées et de la Monadelpliie Décandrie, L., établi par Commerson et Jussieu (Gênera Plant., p. 204), et ainsi caractérisé ; calice urcéolé, à quatre ou cinq dents; corolle à quatre ou cinq pétales courts, lancéolés, oblus, soyeux extérieurement, et attachés à la base du tube qui porte les anthères; huit à dix étamines, ù anthères sessiles sur un tube court, urcéolé; ovaire supère. globuleux, sillonné, surmonté d'un style simple, plus long que le tube des anthères, et terminé par un stigmate capité; capsule coriace, à quatre ou cinq loges, déhiscente par le sommet en quatre ou cinq petites valves qui porlent des cloisons sur leur milieu; les loges renferment chacune deux graines. Gmelin, WiUdenow et Smith ont adopté pour ce genre le nom de Gilibertia, qui ne peut lui rester, non-seulement ù cause de la priorité du Quivisia, mais encore parce qu'il y a un autre Gilibertia créé pai' Ruiz et Pavon. C'était encore à ce genre que Commerson, dans ses manuscrits, avait donné le nom de Barretia. Les quatre espèces connues de Quivisia ont été décriles et figurées par Cavanilles(Diss. 7, p. 507 et 508,1.211 à 214), sous les noms de Quivisia opposili/'olia, ovata, lieterophylla et racemosa; ce sont des arbrisseaux rameux, à feuilles alternes ou opposées. Les Heurs sont petites et disposées en grappes courtes. Toutes ces plantes croissent dans l'île de France.

QUOIMIO. BOT. Variélé du Fraisier.

QUOUYA. MAM. (Azzara.) Synonyme de Coypou. y. Myopotame.

QLOYE. Qiioya. BOT. Gaudichaud, dans la partie botani(|uede la relation du voyage de l'Uranie, a institué ce genre qui parait appartenir ù la famille des Verbe-

nacées; il lui donne pour caraclèrcs : calice siibturbiné, ù deux lèvres, dont la supérieure est trilobée et l'inférieure bifide; corolle hypogyne, lurbinato-campanulée, avec son limbe bilabié : la lèvre supérieure divisée en cinq lobes, dont quatre trés-aigus et les latéraux plus petits, le cinquième est très-grand, un peu arrondi et concave; quatre étamines insérées au milieu du tube de la corolle, exsertes et didynames; anthères à deux loges opposées, parallèles, éperonnées à leur base, et les éperons soudés inférieurement; ovaire obovale, écbancré, à quatre loges et bipartite; ovules

solitaires dans les loges et insérés à l'angle central de cliacune d'elles; style terminal, (îliforme, dressé; stigmate épais, bilolié au sommet.

QuoYE A FEUILLES EN COIN. Qiioya cutieala , Gaud. C'est un arbrisseau tomenteux, dont les poils sont assez souvent disposés en étoile; les rameaux sont trèsgrèles; les feuilles sont opposées, sessiles, presque ovales et cunéiformes, crénelées, un peu rugueuses; les fleurs sont pédicellées, simples, peu nombreuses, accompagnées de bractées, bleuâtres et réunies en ombelles axillaires, pédonculées. De l'Australio.

UaBA. bot. (Lippi.) Synonyme de Trianthema mo- Hogyna, L.

RABAILLET. ois. Synonyme vulgaire de Cresserclle. F. Faucon.

UABANENCO. POIS. L'un des noms vulgaires de l'Ombre de rivière. Poisson du genre Salnio. F. Saumon.

lîABARBARL'M. BOT. F. RuDBARBE.

RAliDOCULOA. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Palisot de Beauvois (Agrostogr., p. 84, 1. 17, f. ô) pour les Cxnosunis monostachyos, virqatus, Domiiigensis, etc., et qui présente les caractères suivants : Qeurs en épis composés, solitaires, é|iars ou agglomérés, filiformes, alternes ou digilés; épillets unilatéraux, contenant de trois à cinq Ueurs; lépicène bivalve, plus courte que les fleurs; paillette inférieure de la filume crénelée à son sommet et portant une soie qui nait au-dessous du sommet; la supérieure entièie et mutique; le style est biparti et porte deux stigmates plumeux. Ce genre a des rapports avec les genres Le/jtochloa elOxydenia.

RABETTE. bot. Synonyme vulgaire de Colza, espèce du genre Cbou. F. ce mot.

RABIOLLE ET RABIOULE. BOT. Noms vulgaires du Chou Rave et du Chou-Navet.

RABIROLLE. ois. L'un des noms vulgaires de l'Hirondelle des fenêtres.

RACARIA. BOT. Aublet (Guian., ii, Suppl., 24, t. 382) décrit et figure sous ce nom un genre qui doit être rapporté au Talisia. V. ce mol.

RACCO. BOT. Variété de Froment.

RACEAJUS. BOT. Synonyme de Grappe. F. ce mot.

RACHAMACH. ois. (Bruce.) Synonyme d'Alimoche, espèce du genre Calbarte. V. ce mot.

RACHE. BOT. L'un des noms vulgaires de la Cuscute. V. ce mot.

RACHEMORPHE. Rachemorphus. Palisot de Beauvois donnait cette qualificationàl'axeflorifère articulé, que l'on observe dans l'épi des Graminées.

RACHID10N./Jac/H'</(0«. INS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, établi par Audinet-Serville, avec les caractères suivants ; antennes glabres, composées de onze articles

dentés en scie et comprimés à partir du troisième ; mandibules peu arquées; palpes presque égales, avec leur article terminal obconique, presque cylindrique; corselet un peu dilaté latéralement, lisse en dessus, unituberculé de cba(|ue côté au milieu, avec une dépression à sa partie postérieure en face de l'écusson, et les angles postérieurs fortement écliancrés; écusson grand, fort long, large "t triangulaire; élytres rebordées latéralement, arrondies et muliquesà leur extrémité; angles huinéraux avancés; corps glabre et luisant; pattes courtes et fortes.

Rachidion NOIRATRE. Rachkliou Higritum, Audin.; Lissonoliis nigi itus, Dej. il est noir, luisant; troisième et quatrième articles des antennes peu dilatés, les suivants l'étant fortement; tête tiès-pointillée, avec un sillon enfoncé entre les antennes, qui n'atteint pas le vertex; corselet très-distinctement pointillé dans sa partie moyenne, avec une sorte de pli relevé au-dessus des angles postérieurs; élytres plissées à leur base et lisses. Taille, sept lignes. Du Brésil.

RACHIODE. Rachiodcs. iNS. Coléoptères létramères; genre de la famille des Rhynchopliores , élabli par Schoenberr, pour un insecte apporté récemment de la Nouvelle-Hollande, dont les caractères sont : antennes assez longues et fortes, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs et obconi(iues, les autres courts, subturbinés, avec la massue oblongue, ovale et acuminée; trompe allongée, forte, cylindrique et arquée; yeux ovales, peu convexes; corselet bisiniié ù sa base, plus étroit antérieurement, lobé derrière les yeux et prolongé postérieurement, vers le milieu; écusson élevé, arrondi; élytres ovalaires, avec les épaules obtusément anguleuses, étendues latéralement; pieds robustes, égaux en longueur et rapprochés à leur base; cuisses renflées vers le milieu et mutiques ; jambes presque cylindriques. Le Rachiodes spinicollis est d'un noir brunâtre, couvert d'écaillés denses et serrées, de diverses couleurs; on remarque trois carènes sur la trompe, quatre tubercules coniques sur le corselet et des stries de points sur les élytres.

RACHIS. BOT. F. Axe.

RACINE. Radix. bot. Organe principal de la nutri-

tion, la Bacine est la partie du végétal (|iii, le Icrminant inférieiirenient, croît dans un sens opposé à la lise, c'esl-à-dire s'enfonce perpendiculairement vers le centre de la terre, tandis que celle-ci s'élève dans l'atinosphère, et ne devient jamais verte dans son tissu. A l'exception de quelques Aganies qui, plongées dans l'eau ou végétant à sa surface, absorbent les matériaux de leur nutrition par les différents points de leur étendue, tous les autres végétaux sont pourvus de Racines, qui servent à les fixer au sol et à y puiser une partie de leurs principes nutritifs. Les Racines, dans le plus grand nombre des végétaux, sont le plus souvent implantées dans la terre. Mais il en est d'autres qui, vivant à la surface de l'eau, présentent des Racines tlottantes au milieu de ce liquide, comme on l'observe dans certaines Lentilles d'eau. La plupart des plantes a(|ualii|iies. comme le Trèfle d'eau, le Nénupbar, l'L'triculaire, offrent deux sortes de Racines. Les unes, enfoncées dans la vase, les fixent au sol ; les autres, parlant ordinairement de la base des feuilles, sont libres et Bottantes. D'autres plantes végètent sur les rocliers, comme les Licbens; sur les murs, comme la Girollée commune, le grand Muflier, la Valériane rouge, etc.; sur le tronc ou la racine des autres arbres, comme le Lierre, certaines Orchidées des tropiques, la plupart des Mousses. L'Orobanche et l'Hypociste implantent leurs Racines sur celles d'autres végétaux, et, véritables parasites, en absorbent les matériaux nutritifs et vivent à leurs dépens. Le Ctusia losea, arbrisseau sarmenteux de l'Amérique méridionale, le Sempervirviii aiboreum, le Maïs, le Manglier, les Va(iuois et quelques Figuiers exotiques, outre les Racines qui les terminent inférieurement, en produisent d'autres de différents points de leur tige, lesquelles, d'une bauteur souvent considérable, descendent et s'enfoncent dans la terre. On a donné à ces Racines surnuméraires le nom de Racines adventives, et un fait fort remarquable qui les concerne, c'est qu'elles ne commencent à se développer en diamètre que quand leur extrémité a atteint le sol et y puise les matériaux d'accroissement.

11 y a différentes parties dans les végétaux, qui sont susceptibles de produire des Racines. Coupez une branche de Saule, de Peuplier ; enfoncez-la dans la (erre, et au bout de quelipie temps, son extrémité inférieure sera chargée de radicelles. Le même phénomène aura encore lieu lorsqu'on aura implanté les deux extrémités de la branche dans la terre : l'une et l'autre s'y fixent, au moyen de Racines qu'elles développent. Dans les Graminées, particulièrement le Maïs ou Blé de Turquie, les nœuds inférieurs de la tige poussent quelquefois des Racines <iui descendent s'enfoncer dansia terre. C'est sur cette propriété qu'ont les tiges et même les feuillesdans beaucoup de végétaux, de donner naissance ;1 de nouvelles Racines, que sont fondées la théorie et la pratique des marcottes et des boutures, moyens de multiplication très -employés dans l'art de la culture.

La Racine, considérée dans son ensemble et d'une manière générale, peut être divisée en trois parties : 1" le corpsou partie moyenne, de forme et de consistance variées, il est (pielquefois plus ou moins renHé. comme dans le Navet, la Carotte; 2" le collet ou nœud vital;

c'est le point ou la ligne de démarcation qui sépare la Racine de la tige, et d'ofi part le bourgeon de la tige annuelle, dans les Racines vivaces; ô» les radicelles on le chevelu; ce sont les fibres plus ou moins déliées qui terminent ordinairement la Racine à sa partie inférieuic.

Suivant leur durée, les Racines ont été distinguées en annuelles, bisannuelles, vivaces et ligneuses. 1» Les Racines annuelles sont celles des plantes qui, dans l'espace d'une année, se développent, fructifient et meurent: tels sont le Blé, le Pied-d'Alouelle (Del/ihiniuiii Consolida). \e Coi\ue\icol{PapaveiHliœas), etc. 2» Les Racines bisannuelles sont celles des plantes à qui deux années sont nécessaires pour acquérir leur parfait développement. Les plantes bisannuelles ne produisent ordinairement la première année que des feuilles; la seconde année, elles meurent après avoir fleuri et fructifié, comme la Carotte, etc. ô<>On a donné le nom de Racines vivaces à celles qui apparliennent aux plantes ligneuses et à celles qui, durant un nombre indéterminé d'années, poussent des tiges herbacées, qui se développent et meurent tous les ans, tandis que leur Racine vit pendant un grand nombre d'années; telles sont les Asperges, les Asphodèles, la Luzerne, etc.

Celte division des végétaux en annuels, bisannuels et vivaces, suivant la durée de leurs Racines, est sujette à varier sous l'intluence de diverses circonstances. Le climat, la lempéraUire, la situation d'un pays, la culture même, modifient singulièrement la durée des végétaux. Il n'est pas rare de voir des plantes annuelles végéter deux ans et même davantage, si elles sont mises dans un terrain qui leur est convenable et abritées contre le froid. Ainsi le Réséda odorant, qui, en Europe, est une plante annuelle, devient une plante vivace dans les sables des déserts de l'Egypte. Au contraire, des plantes vivaces et même ligneuses de l'Afrique el de l'Amérique, tiansplantées dans les régions septentrionales, y deviennent annuelles. La Belle de nuit (Nycta(io horlensis). le Cobœa, sont vivaces au Pérou, et meurent chaque année dans nos jardins. Le Ricin, qui, en Afrii|ue, forme des arbres ligneux, est annuel en France. Cependant il reprend son caractère ligneux quand il se retrouve dans une exposition convenable. En général, toutes les plantes exotiques vivaces, dont les graines peuvent former des individus, qui fleurissent dès la première année dans nos climats, y deviennent annuelles. C'est ce qui arrive pour le Ricin, le CÙhœu, la Belle de nuit, etc. Les Racines ligneuses ne différent des Racines vivaces que par leur consistance plus solide, et par la persistance de la tige qu'elles supportent; telles sont celles des arbres et des arbrisseaux.

Suivant leur forme et leur structure, les Racines peuvent se diviser en : 1» pivotante (Radix perpendicularis), 20 fibreuse (Radix fihroso), 3» tubérifère [Radix tuherifera), 4° Iiulbifère (Rudix hiilbi/era). — Les Racines pivotantes .sont celles qui s'enfoncent perpendiculairement dans la terre. Elles sont simples et sans divisions sensibles, comme dans la Rave, la Carotte; rameuses dans le Frêne et le Peuplier d'Ilalie, etc. Elles appartiennent exclusivement aux végétaux dico-

lylédons. — La Racine fibreuse se compose d'un grand nombre de fibres, quelquefois simples el grêles, d'autres fois épaisses el ramifiées. Telle est celle de la plupart des Palmiers. Elle ne s'observeque dans les plantes monocolylédones. — On appelle Racines lubérifères celles qui présentenl sur différents points de leur étendue, quebiuefois à leur partie supérieure, d'autres fois au milieu ou aux extrémités de leurs ramifications, des tubercules pins ou moins nombreux. Ces tubercules ou corpscbarnus,que l'on a longtemps, et ù tort, regardés comme des Racines, ne sont que des amas de fécule amylacée, que la nature a, en quelque sorte, mis en réserve pour servir à la nulrition du végétal. Aussi n'observe-t-on jamais de véiitables tubercules dans les plantes annuelles ; ils appai tiennent exclusivement aux plantes vivaces; tels sont ceux de la Pomme de terre, duTo pinambour, des Orchidées, des Patates. — La Racine bulbifère est formée par une sorte de tubercule mince et aplati, qu'on nomme plateau, produisant par la partie inférieure une Racine fibreuse, et supportant supérieurement un bulbe ou ognon.(|ui n'est rien autre cliose qu'un bourgeon d'une nature particulière, formé d'un grand nombre d'écaillés ou de tuniques appliquées les unes sur les autres; par exemple, dans le Lis, la Jacinthe, l'Ail, et en général les plantes <|u'on appelle bulbeuses.

Telles sont les modifications principales que présenle la Racine relativement à sa structure particulière. Toutes les Racines qui ne peuvent être rappoi tées à l'une des quatre modifications principales qui viennent d'être indiquées conservent le nom commun de Racine.

Le chevelu des Racines, ou cette pailie formée de fibres plus ou moins déliées, sera d'autant plus abondant et plus développé, que le végétal vivra dans un terrain plus meuble. Lorsque par hasard l'extrémité il'une Racine rencontre un filet d'eau, elle s'allonge, se développe en fibrilles capillaires et ramifiées, cl constitue ce que les jaidiuiers désignent sous le nom de Queue de Renard. Ce pliénomène, que l'on peut produire à volonté, explique pourquoi les plantes aquatiques ont, en géiréral, des Racines beaucoup plus développées.

Les Racines sont généralement organisées comme les liges. Aitrsi dans les arbres dicolylédons, la coupe transversale de la Racine offre des zones concentriques de bois disposées ciiculairement et emboîtées les unes dans les autres. On a dit que le caractère vraiment distiiictif entre la tige et la Racine, c'est <iuc celte dernière est dépourvue de canal iiiédullairc, et par conséiiuent de moelle, tandis qu'au contraire on sait que cet organe existe constammenldans la tige desarbres dicolylédons. Il suit de là nécessairement que les insertions médullaires manquent aussi dans les Racines. Cependant cette différence parait de peu d'importance, et même toul à fait contr aire aux faits. En effet, on trouve dans un grand nombre de végétaux que le canal médullair-ede la lige se proloirge sans aucune interruption dans le corps de la Racine. Si, par exemple, on fend longiludinalemenl la tige et la Racine d'un jeune Marounier d'Inde d'un à deux ans, on verra le canal médullaire de la tige s'étendre jusqu'à la partie la plus

inférieure de la Racine. U en sera de même si l'on examine une jeune plante de Sycomore ou d'Érable plane. Mais, Irès-fréqrremmenl, ce canal, qui était très-manifeste dans la plante peu de temps après sa germination, finit par diminuer el même par disparaître insensiblement parles progrèsde la végétation, eh sorte qu'on ne le retrouve plus dans les plantes adulles cirez lescjueilles il a d'abord existé. Il résulte de là qu'on ne peut donner comme un caractère analomique distinctif entre la tige el la Racine le manque de canal médullaire dans celte dernièi'C, puisqu'il existe presque constammcrrldans la radicirle de la graine germante, el soirvenl dans la Racine d'un grand nombre de végétaux, longtemps après celle première époque de leur vie. Cepetrdant les Racines pivolanles ne l'offrent jamais dans leurs ramificalions, même dans celles qui sont les plus grosses.

Jusqu'en ces derniers temps, on avait donné comme caractère distinctif enlre la structure analomique de la Racine el celle de la tige le manque de vaisseaux-trachées dans ce premier organe; cejjendant deux des savants qui en Allemagne se sont occupés de l'analomie végétale avec le plus de succès, Link et Tréviranus, sont parvenus à trouver ces vaisseaux dans la Racine de quelqrres plantes. Plus récemment encore, Amici a dérorrlé des liachées dans les Racines de plusieurs plantes, el entre autres de Vylyapunthus umbellalus el du Criitum eiuhesccns. La différence qui existe dans l'niganisalion du tronc des Dicolylédons et du slipe des Monocolylédons , se remarque également dans leurs Racines. En effet, jamais dans les plantes monocolylédones on ne trouve de pivot faisant suite à la lige. Cette disposition est une conséquence du mode de développement de la graine à l'époque de la germination, puisqire, comme on l'a vu lorsqu'il a été traité de celle fonction, la radicule centrale et principale se détruit toirjours peu de temps après la germination. U existe encore une autre différence très-remarquable enlre les Racines el les tiges. Ces dernières, en général, s'accroissent en hauteur par tous les points de lerrr étendue, tandis que les Racines ne s'allongent que par leur exliémité seulement. C'est ce qui a été prouvé jrar les expériences de Duhamel. Que l'on fasse àurrejeurie tige, au moment de son développement, de petites marques éloignées les unes des autres, dun pouce, par exemple, et l'on verra, lorsque l'accioissemenl sera terminé, que les espaces situés enlre ces marques se sont considérablement augmentés. Que l'on répète la même expérience sur des Racines, et l'on se convaincra que ces espaces restant les mêmes tandis que la Racine s'est allongée, l'augmenlation en longrteur a eu lieu par son extrémité seulement.

Les Racines servent, 1" à fixer le végétal à la terre ou au corps sur lequel il doit vivre; 2° à y puiser urre partie des matériaux nécessaires à son accroissement. Les Racines de beaucoup de piaules ne paraissent remplir que la première de ces fonctions. C'est ce que l'on observe principalement dans les plantes grasses et succulentes, qui absorbent par tous les points de leur surface les substances propres à leur nutrition. Tout le monde conuaitle magnifique Cierge du Pérou (Cactus Peruvianus), qui existe dans les serres du Muséirm

d'Histoire naturelle. Ce végiital, qui est d'une Iiauleur extraordinaire, pousse avec une extrême vigueur des rameaux énormes, et souvent avec une rapidité surprenante; ses Racines sont renfermées dans une caisse qui contient à peine trois à quatre pieds cul)es d'une terre que l'on ne renouvelle et n'arrose jamais.

Les Racines ont aussi pour usage d'ahsorher dans le sein de la terre les substances qui doivent servir à l'accroissement du végétal. Mais tous les points de la Racine ne concourent pas à celte fonction. Ce n'est (|ue par l'extrémité de leurs fihres les plus déliées que s'exerce cette absorption. Les uns ont dit qu'elles étaient terminées par de petites ampoules ou des spongioles plus ou moins reiiHées, d'autres par des sortes de bouches aspirantes; quelle que soit leur structure, il est prouvé que c'est par ces extrémités seules que s'opère cette fonction. 11 n'est point d'expérience plus facile à faire que celle au moyen de laquelle on démontre d'une manière péremptoire la vérité de ce fait. Si l'on prend un Radis ou un Navet, qu'on le plonge dans l'eau par l'extrémité de la radicule qui le termine, il poussera des feuilles et végétera. Si, au contraire, on le place dans l'eau de manière à ce que son extrémité inférieure soit hors du liquide, il ne donnera aucun signe de développement.

Les Racines de certaines plantes paraissent excréter une matière particulière, différente dans les diverses espèces. Duhamel rapporte ([u'ayanl fait arracher de vieux Ormes, il trouva la terre qui environnait les Racines d'une couleur plus foncée et plus onctueuse. Cette matière onctueuse et grasse était le produit d'une sorte d'excrétion faite par les Racines. C'est à celte matière, qui est différente dans chaque espèce végétale, que l'on a attribué les sympathies et les antipathies que certains végétaux ont les uns pour les autres. On sait, en effet, que certaines plantes se recherclient en quelque sorle, et vivent constamment les unes à coté des autres, ce qui forme les plantes sociales; tandis qu'au contraire d'autres semblent ne pouvoir croître dans le même lieu. On a remarqué que les Racines ont une tendance marquée à se diriger vers les veines de bonne terre, et que souvent elles s'allongent considérablement pour se porter vers les lieux oii la terre est plus meuble et plus substantielle. Elles s'y développent alors avec plus de force et de rapidité. Duhamel rapporte que, voulant garantir un champ de bonne terre des Racines d'une rangée d'Ormes qui s'y étendaient et en épuisaient une partie, il fit faire le long de celle rangée d'arbres une tranchée profonde qui coupa toutes les Racines qui s'étendaient dans le champ. Mais bientôt les nouvelles Racines, arrivées à l'un des côtés du fossé, se recourbèrent en suivant la pente de celui-ci jusqu'à la partie inférieure; là elles se portèrent horizontalement sous le fossé, se relevèrent ensuite de l'autre côté, en suivant la pente opposée, et s'étendirent de nouveau dans le champ. Les Racines, dans tous les arbres, n'ont pas la même force pour pénétrer dans le tuf. Duhamel a fait l'observation qu'une Racine de Vigne avait pénétré profondément dans un tuf très-dur, tandis qu'une Racine d'Orme avait été arrêtée par sa dureté, et avait en quelque sorte rebroussé chemin.

La Racine a une tendance naturelle et invincible à se diriger vers le centre de la terre. Cette tendance se remarque surtout dans cet organe, au moment où il commence à se prononcer, à l'époque de la germination de l'embryon ; plus tard, elle est moins manifeste quoiqu'elle existe toujours, surtout dans les Racines qui sont simples, ou dans le pivot des Racines rameuses; car elle est souvent nulle dans les ramifications latérales de la Racine. Quels que soient les obstacles que l'on cherche à opposer à cette tendance naturelle de la radicule, elle sait les surmonter. Ainsi placez une graine germante de Fève ou de Pois de manière que les cotylédons soient placés dans la terre et la radicule en l'air, vous verrez bientôt celte radicule se recourber vers la terre pour aller s'y enfoncer. On a donné beaucoup d'explications diverses de ce phénomène; les uns ont dit que la Racine tendait à descendre, parce que les fluides qu'elle contenait étaient moins élaborés, et par conséquent plus lourds que ceux de la lige. Mais celle explication est conlredile par les faits. Ke voit -on pas dans certains végétaux exotiques, tels que le Cliisia rosea , des Racines se développer sur la lige à une hauteur très- considérable, et descendre perpendiculairement pour s'enfoncer dans la terre? Or, dans ce cas, les fluides contenus dans ces Racines aériennes sont de la même nature que ceux qui circulent dans la lige, et néanmoins ces Racines.au lieu de s'élever comme elle, descendent au contraire vers la terre. Ce n'est donc pas la différence de pesanteur des fluides qui leur donne cette tendance vers le centre de la terre. D'autres ont cru trouver celle cause dans l'avidité des Racines pour l'humidité, humidité qui est plus grande dans la terre que dans l'atmosphère. Duhamel, voulant s'assurer de la réalité de celle explication, fit geimer des graines entre deux éponges humides et suspendues en l'air ; les Racines, au lieu de se porter vers l'une ou l'autre des deux éponges bien imbibées d'humidilé, glissèrent entre elles, et vinrent pendre au-dessous en Icndant ainsi vers la terre. Ce n'est donc pas l'humidité qui attire les Racines vers le centre de la terre. Serait-ce la terre elle-même par sa nature, comme milieu propre à sa nutrition? L'expérience contredit encore cette explication. Dulrochet a rempli de terre une caisse dont le fond était percé de plusieurs trous; il a placé dans ces trous des graines germantes de Haricot, et il a suspendu la caisse en plein air à une hauteur de six mètres. De cette manière, dit-il, les graines, placées dans les trous pratiqués à la face inférieure de la caisse, recevaient de bas en haut l'influence de l'atmosphère et de la lumière : la terre humide se trouvait placée au-dessus d'elles. Si la cause de la direction de cette partie existait dans sa tendance pour la terre humide, on devait voir la radicule mouler dans la terre placée au-dessus d'elle, et la tige au contraire descendre vers l'atmosphère placée au-dessous d'elle; c'est ce qui n'eut point lieu. Les radicules des graines descendirent dans l'atmosphère, où elles ne tardèrent pas à se dessécher; les plumules au contraire se dirigèrent en haut dans la terre. Knighl, célèbre physicien anglais, a voulu s'assurer par l'expérience si celte tendance ne serait pas détruite par le mouvement rapide

Kl circulaire imprimé ù des graines germantes. Il fixa lies graines de Haricot dans les augets d'une roue, mue tonlinuellement par un filet d'eau, dans un plan vertical; celle roue faisait cent cinquante révolutions en une minute. Ces graines, placéesdans delà mousse sans cesse humectée, ne tardèrent pas à germer; toutes les radicules se dirigèrent vers la circonférence de la roue, el toutes les gemmules vers son centre. Par chacune de ces directions, les radicules et les gemmules ohéissaienl i> leurs tendances naturelles et opposées. Le même physicien fit une expérience analogue avec une roue mue horizontalement et faisant deux cent cin<iuante révolutions par minute; les résultais furent semblables, c'esl-à dire ([ue toutes les radicules se portèrent vers la circonférence et les gemmules vers le centre, mais avec une inclinaison de di.x degrés, des premières vers la terre, et des secondes vers le ciel. Ces expériences, répétées par Dulrochet, ont eu les mêmes résultais, excepté que dans la seconde l'inclinaison a été beaucoup plus considérable, cl que les radicules et les gemmules sont devenues presque horizontales.

Des diverses expériences rapportées ci-dessus , il résulte évidemment que les Racines se dirigent vers le centre de la terre, non parce qu'elles contiennent un Buide moins élaboré, ni parce qu'elles y sont attirées par l'humidité ou la nature même de la terre, mais par un mouvement spontané, une force intérieure, une sorte de soumission aux lois générales de la gravitation.

Mais quoiqu'on puisse dire que cette loi de la tendance des tiacines vers le centre de la terre soit générale, néanmoins quelques végétaux semblent s'y soustraire; telles sont en général toutes les plantes parasites, et le Gui (f^iscum album) en particulier. Celte plante singulière pousse sa radicule dans quelque position que le hasard la place; ainsi quand la graine, qui est enveloppée d'une glu épaisse et visqueuse, vient à se coller sur la partie supérieure d'une branche, sa radicule, qui est une sorte de tubercule évasé en foi me de cor de chasse, se trouve alors perpendiculaire à l'horizon ; si, au contraire, la graine est placée à la partie inférieure de la branche, la radicule sedirige versle ciel. La graine est-elle située sur les parties latérales de la branche, la radicule se dirige latéralement. En un mot, dans quelque position que la graine soit fixée sur la branche, la radicule se dirige toujours perpendiculairement à l'axe de la branche.

Dulrochet a fait sur la germination de cette graine un grand nombre d'expériences pour constater la direction de la radicule. En voici les plus intéressantes : cette graine, qui trouve dans la glu qui l'enveloppe les premiers matériaux de son accroissement, germe et se développe non -seulement sur du bois vivant et mort, mais encore sur des pierres, du verre, et même sur du fer. Dulrochet en a fait germer sur un boulet de canon. Dans tous ces cas, la radicule s'est toujours dirigée vers le centre de ces corps. Ces faits prouvent, ainsi que le remarque cet ingénieux expélimentateur, que ce n'est pas vers un milieu propre à sa nutrition que l'embryon du Gui dirige sa radicule, mais que celle-ci obéit ù l'attraction des corps sur les-

quels la graine est fixée, quelle que soit leur nature. Mais cette attraction n'est qu'une cause éloignée de la tendance de la Racine du Gui vers les corps. La véritable cause est un mouvement intérieur et spontané, exécuté par l'embryon à l'occasion de l'attraction exercée sur sa radicule. Dulrochet colle une graine de Gui germée à l'une des extrémités d'une aiguille de cuivre, semblable à une aiguille de boussole, et placée de même sur un pivot; une petite boule de cire mise à l'autre extrémité foime le contre-poids de la graine. Les choses ainsi disposées, Dulrochet approche latéralement de la radicule une petite planche de bois, à environ un millimètre de distance. Cet appareil est ensuite recouvert d'un récipient de verre, afin de le garantir de l'action des agents extérieurs. Au boni de cin(| jours, la tige de l'embryon s'est fléchie et a dirigé la radicule vers la petite planche qui l'avoisinait, sans que l'aiguille eût changé de position , malgré son extrême mobilité sur le pivot. Deux jours après, la radicule était dirigée perpendiculairement vers la planche avec laquelle elle s'élait mise en contact, sans que l'aiguille qui portait la graine eût éprouvé le moindre dérangement. La radicule du Gui présente encore une autre tendance constante, c'est celle de fuir la lumière. Faites germer des graines de Gui sur la face interne des vitres d'une croisée d'apparlemeni, et vous verrez toutes les radicules se diriger vers l'intérieur de l'appartement pour y chercher l'obscurité. Prenez une de ces graines germées, appliquez-la sur la vitre en dehors de l'appartement, et sa radicule s'appliquera contre la vitre, comme si elle tendait vers l'intérieur de l'appartement pour fuir la lumière.

Le mot Racine a été parfois employé spécifiquement avec une épithète, et l'on a appelé :

Racine d'abondance, la Betterave.

Racine AMiDONiÈRE, divers Gouets.

Racine d'.^rménie, la Garance de Smyrne.

Racine blanche, le Panais.

Racine du Brésil, l'Ipécacuanha.

Racine de Charcis, le Dorslenia contrayeioa.

Racine de Chine, la Squine.

Racine de chrétien, une Astragale.

Racine de disette, la Betterave.

Racine docce, la Réglisse.

Racine de Florence, les Iris parfumés.

Racine jaune on d'or, un Thalictnim de la Chine.

Racine de Mécboacan, un Liseron du Mexique.

Racine de Mongo, l'Ophiorliizei

Racine de peste, les Tussilages.

Racine de Rhodes, le Rhodiola rosea.

Racine de Safran, le Curciima.

Racine Dc Saint-Esprit, l'Angélique ofiîcinale.

Racine de Sainte-Hélène, l'Acore odorant.

Racine salivaire, VyJiilliemis Pyrelrum.

Racine de Sanagroel ou de Snagroel, l'Aristoloche Serpentaire.

Racine de Serpent, l'Ophiorhize, le Polygala Seiieka, etc.

Racine de Solon, un Gouet voisin de la Colocose.

Racine de Tbtmelée, la Lauréole.

Racine de Virginie, VIpomea tuherosa, etc.

RACINIER. BOT. Nom donné par Paulel à VJgaricus radicosiis de Bulliaid.

RACK. Nom donné à l'Alcool produit par la fermentation du Riz.

RACKA. BOT. Sous le nom de Racle, ou Backa torriila, Bruce (Voyage en Abyssinie, 5, p. 39, tab. 12 ) a décrit et figuré un arbre commun dans l'Araljie Heureuse, l'Abyssinie et la Nubie, principalement dans les lieux inondés par la mer. La bauteur de cet arbre varie entre buit et vingt-quatre pieds; son écorce est blancbe et lisse; ses jeiuies brandies sont opposées, axillaires; ses feuilles ojiposées, lancéolées, très-aigu6s, entières, péliolées, d'un verl foncé en dessus, blancbà- Ires en dessous. Les pédoncules sont opposés dans les aisselles des feuilles supérieures. Les Beurs ont le calice à quatre divisions; la corolle de couleur orangée, tubuleuse, rolacée, à limbe divisé en quatie lobes ovés, mucronés; quatre élamines placées entre les lobes de la corolle; un ovaire verdâtre, ovoïde, marqué d'un léger sillon. Le bois de cet arbre acquiert une grande dureté par son séjour dans l'eau de la mer. Les Vers ne l'altaquent jamais, et les Arabes s'en servent, dit-on, pour construire des canots. La description que Bruce a faite de cet arbre est insuffisante pour déterminer avec certitude à quel genre il peut appartenir; cependant on le croit voisin de V^vicetmia. Rcemer et Scbuites (Syst. f^egel., 3, p. )ô et 207) l'ont adopté comme un genre particulier qu'ils ont placé dans la Tétrandrie Monogynie, et ils ont donné à l'espèce le nom de liacka oiatu.

RACLE. BOT. Nom vulgaire du genre Cenchrus, adopté par quelques botanistes fiançais. Fo/ez Cen-

CBRE.

RACLETIA. BOT. (Adanson.) Synonyme de Reatimuria. V. ce mot.

RACODIUM. BOT. Le genre de Mucédinées établi par Persoon et ayant pour type le Byssus cellaiis de Linné, a été modilié par le professeur Link, qui l'a partagé en deux genres, savoir : le Dematiiim, qui n'est pas le même que le genre déjà établi sous ce nom par Persoon, et le Racudinm. Voici les caractères que Link attribue à ce dernier genre : filaments rameux, à peine cloisonnés, ayant les extrémités raoniliformes, entrelacées, agglomérées en petits globules, et contenant des sporidies nues, simples et opa<|ues.

RACOMITRIOM. bot. (Mousses.) Genre élabli par Bridel, et adopté depuis par la plupart des muscologues. U se compose d'un assez grand nombre d'espèces, placées auparavant dans legenrc Tiichosloinum d'Iledwig, dont elles se distinguent par les caractères suivants ; péristonie simiile, à dents divisées jusqu'à la base en deux, trois ou quatre lanières étroites; coiffe plus courte que l'urne, en forme de mitre, finement décbiquetée à sa base; urne régulière, sans anneau, contenant des sporules lisses ou plus rarement hérissées. Les espèces de ce genre sont en général vivaces, formant de petites touffes gazonneuses , et croissant dans les lieux sablonneux ou sur les rochers. Leurs feuilles sont étroites, lancéolées, plissées longitudinalement, avec une nervure médiane, et terminées par un poil denliculé et blancbàlre. Parmi ces espèces, on

citera les suivantes : Racomiliium canescens, Brid., Bryol. nniv., ou Tiichoslomnin canescens , Ueiiw., Musc. 3, pi. 3; Rucomilihim lielerosticlium, Bvid.; Racomiliium lanuginosum, Racomiliium /'ascicularc, etc.

RACOPILE. Racopiliim. bot. (Mousses.) Genre établi par Palisot de Beauvois, et offrant pour caractères : périslome double ; l'extérieur à seize dénis lancéolées, l'intérieur prolongé en une membrane découpée en seize dents alternes, avec autant de cils; coiffe glabre, cam|)anulée, ayant sa base ciliée et fendue latéralement. Des deux espèces rapportées à ce genre par Beauvois, l'une, Racopiluin jiiiberti, a d'abord été placée par Bridel dans le genre Neckeia, sous le nom de Neckera Aubeiti, et maintenant il l'a réunie à son Plerigophyllum aWicans ou Lakea albicuns U'Hedwig. L'autre est le Racopiluin mnioides, Beauvois, Méni. Soc. Linn., Paris, 1822, pi. 9, fig. C, ou Ilypniiin tomenlosum, Hedwig, Musc. 4. pi. 19, que l'on a trouvée à Bourbon, en Afrique, dans le royaume d'Oware et de Bénin, et à Saint-Uomingue.

RACOPLACA. BOT. Dans son travail sur les Lichens des écorces exotiques, Fée a établi sous ce nom un genre qui, selon le professeur Meyer, doit être transporté dans la famille des Champignons. Ce genre a le thalle adhérent, membraneux, très-lisse, divisé en segments étroits et anastomosés, et portant des apothécies tuberculeuses, éparses, hémisphériques, homogènes à l'intérieur et d'un noir luisant. Une seule espèce compose ce genre, Racuplaca sablilissima, petite plante parasite sur les feuilles du Theohroma sylvesliis, eldc diverses autres plantes.

RACOUBÉ. Racoubea. bot. Le genre ainsi nommé par Aublet ( Gnian., i, p. 389, tab. 256) doit être réuni au genre Iluiiialinm. /'. ce mot.

UACOUET. bot. L'un des noms vulgaires de VAlopeciiiusurvensis. F. Vulpiw.

RACQUET. OIS. L'un des noms vulgaires du Castagneux, espèce de Grèbe. F . ce mot.

RACROCHEUSE. moll. Nom vulgaire et marchand du Ranella Cniineiia, Lamk., appelé aussi Bourse.

RADDIA. LOT. Le genre de Graminées ainsi nommé par Bertholone, dans les Opuscules scientificiues de Bologne, ne diffère pas du genre Olyre et doit conséqueniment lui être réuni. F. Olthe.

RADDISIE. Ruddisia. bot. Genre de la famille des Hippocratéacées et de la Triandrie iMonogynie, L., établi par Schrank, d'après le botaniste brésilien Leandro Sacramenle (in Denksih. Muncli. Acad., 7, p. 244, lab. 13), et ainsi caractérisé : calice à cinq sépales; corolle rolacée, quinquéfîde; anneau en dehors des élamines et entourant l'ovaire; trois élamines à fîlels linéaires, à anthères biloculaires; ovaire plus long que les élamines, terminé par un slyle court; capsule triloculaire, à loges renfermant plusieurs graines presque globuleuses, fixées à un axe central. Ce genre n'est, selon le professeur De Candolle, presque pas distinct de VAitilwdon de Ruizel Pavoii. U ne renferme qu'une seule espèce. Radiiisia aiborea, qui croit sur le rivage près de Rio de Janeiro. C'est un arbre dont les feuilles sont clIliUiques, aiguCs, glabres, dentées en scie et

•im

poi (écs sur (ie courts pélioles. Les Qeurs sont axillaires, .solitaires ou agrégées.

RADEMACUIA. eût. (Tliunl)erg.) Synonyme d'^rto- I arpus iiitegrifoliiis, L. A'. Jaqcier.

RADIAIRE. BOT. (Lamarck, FI. fr.) Synonyme d'^s- /raiilia. f. ce mol.

RADIAIRES. zooL. Lamarck, dans son Histoire des Animaux sans verlèl)res, désigne sons ce nom la troisième classe, celle qui suit les Polypes. Le nom de Ra- <iiaire, Irés-signiHcatif, exprime qu'une disposition rayonnante existe dans toutes les parties tant internes qu'externes de l'animal qui, cependant, n'a encore ni tète, ni yeux, ni surtout de membres articulés. Ce sont (les animaux mous, nus, libres, vagabonds, générak'jnenl liéniispliériques au moins au centie du corps, et qui perdent déjà sensiblement la faculté de régénérer leurs parties, quoique plusieurs des prolongements de ceux qui en ont se puissent, dit on, reformer après l'amputation. Des ovaires commencent à constituer les organes reproducteurs; mais on n'y découvre point encore de sexe. L'organe digestif semble être surtout l'essence des Radiaires; il se compose d'un sac alimentaire, court à la vérité, mais augmenté sur les côtés par des appendices ou cœcums, souvent vasculaires et fort ramifiés. L'organe respiratoire le plus important de tous, après celui de la digestion, se montre par des pores extérieurs, pénétrant jusqu'au centre par des tubes qui sont déjà des sortes de tiacliées. Les Radiaires se tiennent en général dans une position renversée, c'est-à-dire que leur boucbe centrale est toujours en dessous. Spix a reconnu le premier des nerfs avec des ganglions dans ces animaux. Tous les Radiaires sans exception sont aijuati<|ues et même marins; nul ne présente encore d'ébauche d'une ossature intérieure, mais plusieurs se revêtent déjà d'une enveloppe protectrice plus ou moins dure. De là leur division en Mollasses et en Échinodcrjnes.

§ 1. Les Radiaibes mollasses ont le corps gélatineux; une peau transparente et sans consistance; point d'organes rétractiles lubulaires externes; il n'y a point de parties dures à la bouche, destinées à broyer la proie. Ce sont les Radiaires les plus imparfaits. Ils sont souvent tellement translucides qu'on a peine à les distinguer dans l'eau, et plusieurs jettent Jes lueurs pliospboriques pendant l'obscurité des nuits. Ils étaient des Mollus(|ues pour Linné, ils sont les Acalèphes libres de Cuvier. Lamarck subdivise les Radiaires mollasses de la manière suivante :

■f Première famille. Les Anojiads.

* Bouches en nombre indéterminé. Genre : STÉPHANoaiE.

•* Bouche unique et centrale.

a Corps sans vessie aérienne connue.

Genres : Ceste , Calliasire, Beroé, Noctiluqde,

LtJCEKNAlRE.

/3 Ccirps iiiîiant, soit une vessie aérienne, soit un cartilage central.

Genres :PaVS0PH0RE,RulZOPUYLE,PBYSAllE,VELELLE, PORPVTE.

tt Seconde famille. Les Méucsaires.

• Une seule bouche au disque inférieur de l'ombrelle.

Genres : EllDnRE,PBORCVPSE,CARYRÉE,El'QBORÉE,CAL-

LiRnoÉ, Orytbie, Dianée.

'* Plusieurs bouches au discjuc inférieur de l'ombrelle.

Genres: ÉPBYKE,0BÉHE,CASS10PÉE,ArR£lIE,CÉPHÉE,

Cyanée.

§ II. Les Radiaires écbikoderhes ont la ]ieaii opaque, coriace ou crustacée, le plus souvent tuberculeuse, épineuse même, et généralement percée de trous disposés par séries. On les divise en trois familles.

t Les Stellêrides. Peau non irritable, mais mobile; corps déprimé, à angles ou lobes rayonnants et mobiles; point d'anus.

Genres ; Cohatcle, Euryale, Astérie.

tt Les ÉcBiivinES. Peau intérieure, immobile et solide; corps non contractile, globuleux ou déprimé, ! sans lobes rayonnants; anus distinct de la bouche.

Genres : ScïTELLE , Cltpéastre, Fibllaibe, Écbi-

konée, Galérite, Anancbite, Spatangïe, Cassidcle,

Kccléolite, OtRsm, Cidarite.

! -j-ft Les FisTCLiDES. Peau molle, mobile et irritable;

! corps contractile, allongé, cylindracé; le plus souvent

I un anus.

Genres : Actisie, Holotdrie, Fistdlaire, Priapule, I SipoNCCLE. f^. tous ces mots.

j RADICANT. Radicuns. bot. On dit que la tige est Radicante, lorsqu'elle émet sur divers points des racines qui semblent chercher le sol pour s'y enfoncer.

RADICELLE. Radicella. bot. Rudiment de racine formé par le prolongement de la radicule ou du bas de la tigelle.

RADICULA. BOT. Dillen, Haller et Mœnch ont désigné, d'après Dodœns, sous ce nom génériiiue, <iuel- (pies espèces de Crucifères (pie Linné avait placées parmi les Sisymbriiim, et qui constituent mainlenanl une section du ^enve Nasttirlium de Brown et De CandoUe. Cette section a reçu le nom de Bracliftobus, du nom qui fut imposé par Allioni au môme genre que le Railicula de Dillen. l^. Nasturtium.

Le mot de Rudicula avait été employé par d'anciens botanistes pour désigner des Crucifères fort différentes de celles qui viennent d'être citées, par exemple le Cochleitria Jrmoruria, le Rapkanus sativus, et le Sysimbrium amiihibium. L.

RADICULE. Radicula. bot. Partie inférieure de l'enabryon, qui, lors de la germination, doit se changer en racine, y. Esbryoiv.

RADIÉ. RaUicitus. MiN. Caractère distinctif de l'espèce. La forme Radiée s'entend ordinairement de boules pinson moins consiiiérables, dont l'intérieur présente, dans la cassure, un rayonnement du point central vers la circonférence.

RADIÉES. BOT. Quatorzième classe de la méthode de Tournefoit, comprenant les plantes à fleurs composées, dont le capitule juésentc au centre des Heurons, et à la circonlérence des demi-Heurons. Tels sont les Hélianthes, les Chrysanthèmes, les Pâquerettes, etc. A'. Synaivtbérées.

j RADIOLE. Radiola. BOT. Le Linum Radiola de I Linné a été rétabli comme genre distinct par Gmelin (Syst. l'ujet., 1. p 2S9), etia plupart des botanistes

modernes ont adopti^ celle distinction. En effet, celte plante diffère des véritables espèces de Lin par le nombre des parties de la fleur qui est qualernaire au lieu d'être quinaire, et par ses sépales soudés presque jusqu'au milieu, et trifides au sommet, tandis qu'ils sont à demi cohérents par la base et entiers dans les Uns. Le Radiola linoUlea, Gmel., loc. cit.; liadiola Millegrana, Smith, Eiigl. Bot., tab. 893; Vaillant, Bol. Par., lab. 4, f. 6, est une très-petite herbe dichotome, à fleurs nombreuses, fort petites. Elle est commune dans les localilés sablonneuses de l'Europe, et particulièrement aux environs de Paris.

RADIOLÉES. MoiL. Lamartk a formé, parmi les Céphalopodes microscopiques, celte famille pour ceux dont la coquille est discoïde, à spire centrale, à loges rayonnantes du centre à la circonférence. Cette famille ( Traité des Animaux sans vertèbres, t. vu, p. CIG) est composée des trois genres Rotalie, Lenticuline et Placenlule. F. ces mots.

RADIOLITE. MIN. Cette subslance minérale, qui paraît se rapprocher de la Mésotype hydratée par la plupart de ses caractères extérieurs, en diffère néanmoins par sa composition. L'analyse chimique (jui en a élé faite parllunefeld, a donné : Silice 44,5; Alumine 20; Soude 14,5; Potasse 1; oxyde de Fer 1 ; carbonate de Chaux 2,5 ; Eau 10,5. Ce minéral a été trouvé à Brewig en Norwége.

RADIOLITE. Radiantes. MOLt. Genre de Coquilles que l'on ne rencontre qu'à l'état fossile et dans des couches qui paraissent très-anciennes. Voici les caractères assignés à ce genre par Lamarck : cociuille inécpiivalve, striée à l'extérieur; à stries longitudinales, rayonnantes : valve inférieure turhinée, plus grande <iue la supérieure qui est convexe ou conique, operculiforme, adhérente par la base de la valve inférieure ou quelquefois par un de ses côtés. Ces coquilles varient beaucoup dans leurs formes, comme presque toutes celles qui sont adhérentes.

Radioiite ROTiiLAiRE. liadioliles rotularis, Lam. Coquille à valves coniques, opposées, courtes et à peu près égales. Hauleur des deux valves réunies, (juatorze lignes. Des Pyrénées.

RADIS. liudijc. HQLL. Montfort a proposé sous ce nom un genre démembré des Limiiées, pour les espèces à spire courte, telles que le Liinnea auriculalu. A'.

LlUNÉE.

RADIS. BOT. Koin vulgaire de quelques Crucifères appartenant au genre Boplianus de Linné; c'est particulièrement celui du liapltaiiiis sativus , dont ou mange les racines. Oueli|ues aulears français ont employé ce mol comme générique; mais le nom de Raifort est plus fréquemment usilé. /^. UAiroRT.

On a aussi apjielé Radis de Cheval le Cocldearia armoracia.

RADIUS, f. Squelette.

RADIUS. MOLL. (Denys Monlfort.) 1^. Navette.

RADIUSIA. bot. Sous ce nom, Reicbenbach a institué un genre pour une plante herbacée de la Sibérie; ce genre n'a point élé admis, et l'espèce a pris rang parmi les Soplioru de Linné.

RADIX. aoLL. A'. Radis.

RADIX. bot. f'. Racine.

RADULE. Radula. bot. Genre de la famille des Jungermanniacées, établi par Dumortier qui lui assigne pour caractères ; involucre formé de deux feuilles trèsprofondément bilobées; involucelle ou tronqué ou Irès-enlicr, déprimé ou un peu cylindrique; orifice tronqué; plusieurs ovaires, avec le stigmate radiatodenté; coiffe pyriforme, mince, longtemps persistante, couronnée par le style, s'ouvranl en dessous du sommet; sporange ovale, à quatre valves profondes; élatères géminés, nus, décidus, atténués aux deux extrémités, attachés aux parois internes des valves; spores grands et globuleux.

Radule aplatie. Radula coviplanala, Dum.; lungermaiinia coiiiplanala , L. Ses tiges sont longues d'un pouce et demi, rameuses, aplaties, étalées, couchées et disposées en gazon d'un vert foncé ou un peu jaunâtre; les rameaux sont nombreux, redressés, vagues et obtus; les feuilles sont arrondies, presque planes, serrées les unes contre les autres et imbriquées sur deux rangs; les pédicules sont excessivement courts et terminent des rameaux également courts, qui parlent de la base et des côtés des tiges; ils soutiennent de petits sachets bruns, qui se partagent en quatre parlies étroites et rougeâtres. Europe. Sur les troncs d'arbres.

RADULIER. BOT. Synonyme de Flindersia. F. ce mol.

RADULIUM. BOT. [Cliampiijnoris.) Genre proposé par Fi'ies pour certaines espèces d'Hxdnum, qui ont leur hymenium interrompu, tuberculeux, à tubercules allongés, souvent flexibles à leur exirémité. A ce genre, qui forme le passage entre les genres Hydnum el Telcpliora, l'auteur rapporte les Hydnum pendulum, radula, alerrimvm, et le Telephora hydnoidea.

RADULOTYPUS. bot. Dumortier a créé sous ce nom une section dont le genre Radula; elle comprend les espèces dont les feuilles péiichéliales ne diffèrent point sensiblement des autres. F. Radule.

RjÎ:DELERZ. min. F. BOBRNONITE.

RAFFaULT. BOT. L'un des noms vulgaires de VJtjaricus necator, L.

RAFFLÉSIE. Rafflesia. bot. Une production végétale extraordinaire, qui croît en parasite sur la racine de quelques arbres, dans l'île de Java, a servi de type à l'établissement de ce genre, ([ui a élé pioposé par le célèbre R. Brown, dans le xiii" volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres. Toute la plante consiste en une énorme Heur de plus de deux pieds de diamètre quand elle est ouverte, et qui, avant son épanouissement, ressemble en quelque sorte à un Chou pommé, très-volumineux. Sa racine est horizontale, cylindrique, lisse, offrant la même strnclure intérieure que celle delà Vigne et de la plupart des plantes dicotylédones. De celte racine, qui est |iarasile, naît la fleui', d'abord globuleuse, environnée d'un grand nombre de bractées se recouvrant étroitement, et qui sont arrondies, coriaces, glabres, très-entières, parcourues de grosses veines ramifiées, mais peu saillantes. Le |)érianlhe est sessile au centre de l'involucrc; il est nionosépale, coloré, offrant inféiicuremcul un tube large etcouit, un limbe coloré, plan, ii cinq divi-

L\OB.\TE LISSE, ^.s.smu.

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