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nbcoiiiqiie; le deuxième et le Iroisième Irès-pelils, iransveisaux; les aiiltes courts, s'allongeanl en une lame très-courte dans les premiers, mais devenant, surtout dans les mâles, fort longs, principalement dans les intermédiaires; cette lame est étroite, linéaire, unique sur chaque article. Labre petit, écliancré. Mandibules comprimées et très-arquées, avec leur extrémité aiguë, laissant entre elles et le labre un vide remarquable, même quand elles sont fermées; mâchoires linéaires, avec leur extrémité frangée; palpes presque égales, lilifornies,de la longueur des mandibules, leur dernier article oblong ou presque en massue; lèvre très-petite, comprimée, velue à son extrémité. Corselet court, convexe, point rebordé; écusson petit; élytres longues, un peu rélrécies vers leur extrémité, recouvrant les ailes et l'abdomen. Pattes de longueur moyenne; jambes un peu comprimées; tarses ayant leurs quatre premiers articles très -courts, cordiformes, garnis chacun en dessous d'une pelote membraneuse, longue, bifide, lamelliforme, avec le dernier plus long que les autres réunis, muni à son extrémilé de deux longs crochets entre lesquels on remar(|ue un petit pinceau de soies divergentes, porté sur un petit tubercule.
Rhipicère bleu. Hhiiiicera cyanea. Son corps est d'un noir bleuàire; ses antennes sont bronzées; les élytres ont un reflet bleuâtre; les pattes sont brunes. Taille, dix lignes. Nouvelle-Hollande.
RuiPicÈRE MARGINÉE. Jilii/iicera marginata, Latr.; Polytoinus marginatus ,\>3\m., jlnalecla Entom., p. 22, n" 2, lab. 4. Son corps est d'un noir-verdâtre bronzé, garni d'un duvet roussâtre; les élytres sont d'un brun cuivreux; leur base, leur suture et le bord extérieur sont d'un tcstacé pâle; la base des cuisses est ferrugineuse, ainsi que les hanches; les jambes, les tarses et les antennes sont noirs. La femelle est beaucoup plus grosse cpic le mâle, et ses antennes ont un moins grand nombre d'articles. Taille, un pouce. On trouve cet insecle au Brésil.
RHIPIDIE. Rhipidia. iNS. Genre de l'ordie des Diptères, famille desNémocères, tribu desTipulaires, division des Terricoles, établi par Meigeu, qui lui donne pour caractères : lêle globuleuse, un peu rétrécie postérieurement : bec court; pattes velues, à peu près de la longueur de la tète, de quatre articles : le premier un peu plus court que les autres; antennes un peu arquées, velues, une fois plus longues que la tête, de quatorze articles : le premier cylindrique, épais; le deuxième cya- Ibiforme; le Iroisième d'égale longueur, moins épais; les dix suivants globuleux, séparés par un pédicule très-menu et muni, dans les mâles, de deux rayons opposés, un peu épaissis vers l'extrémité, le dernier fusiforme; yeux ronds, pieds très-allongés et menus; ailes écartées; cellule stigmatique nulle, point de sous-marginale, quatre postérieures, deuxième sessile.
RHrpiDiE TACBETÊE. Rhipidia iiiacidala , Meig. , Dipt. d'Europe, Macq., Dipt. du nord de la France, fasc. I, pag. 80, pi. 5, fig. 4. Corps d'un gris brun; front d'un gris clair; thorax marqué de trois bandes foncées, plus ou moins distinctes; abdomen terminé \ de roussàlrc; extrémilé des cuisses, des jambes et des tarses, obscure; ailes hyalines, à base Icgèreinent
jaunâtre, couvertes de petites lâches obscures, la plupart arrondies; trois ou quatre plus grandes ou plus foncées au bord extérieur, une grande moins foncée à l'extrémité de la nervure axillaire ; nervures transversales bordées de brun. Taille, trois lignes. Très-commune.
RHIP1D1U5I. BOT. Ce genre de Fougères, proposé par Cenhardi, ne diffère pas du genre Schizœa de Smith. f^. ScnizÉE.
RHIPIDODENDRUM. bot. Le genre proposé sous ce nom par Willdenow, et fondé sur les .4loe dichotoma et plicalilis, L., n'a pas été adopté. A'. AïoÈs.
RHIPIDOPTERIS.BOT. Le genre que Schott a établi sous ce nom, dans la famille des Fougères, doit entrer dans la seconde section du genre Acrostichum.
RHIPIDURE. Rhipidnra. ois. Vigors et Horsfield ont proposé ce genre dans le tome xv des Transactions de la Société Linnéenne ; ils lui donnent les caractères suivants ; bec court, déprimé, élargi à la base et comprimé à la [lointe ; arête arquée; mandibule supérieure échancrée; narines basales, ovalaires, presque recouvertes par des soies et des plumes; bouche garnie de soies très fournies et un peu plus longues que les mandibules; ailes médiocres, presque acuminées; première rémige Irès-courle, la deuxième plus longue du double; les troisième et quatrième, qui sont progressivement les plus longues; queue allongée, ouverte, arrondie à son extrémilé; pieds médiocres, grêles, à tarses lisses. Ce genre est fondé sur le Muscicapa flabellifeia de Gmelin, Spec. 07, de la Nouvelle-Hollande, les Muscicapa rvflfrons , Lalb.. Sp. 95, et iitotacilloides. Le nom de Rliipidnra vient du grec, et signifie queue eu éventail.
RflipiDtRE AiBiscAPE. Rhipidwa albiscapa, Gould. Il est roux-noirâtre, avec l'extrémité des rectrices et leurlige blanches. Recel pieds noirs. Taille, six pouces. De la Nouvelle-Hollande.
Rhipidcre a collier noir. Rhipidura iiigritoiquis, Vigors. Parties supérieures d'un gris cendré, les inférieures blanches; front el collier noirs; rémiges et rectrices brunes; deux lignes sur ces dernières et leur extrémité blanches. Taille, sept pouces. Du Japon.
RniPiDCBE ïLABELLiFÈRE. Miiscicopa flabellifeia, Gm. D'un fauve noirâtre; une tache au-dessus et en arrière de l'œil; gorge, sommet des lectrices, extrémité et liges des rectrices blancs; abdomen ferrugineux. Il fréquente les arbustes et les buissons, d'où il s'élaiice sur les insectes qui forment sa proie. Taille, cinq pouces. De l'Australie.
Rhipiudre a TRoriT BLANC. Rhipidura albfrons , Horsf. Parties supérieures d'un cendié noirâtre; léle et cou noirs; ailes et queue d'un brun noirâtre; bandeletle sur les yeux, poitrine, abdomen, des taches sur les ailes, extrémité des rectrices, à l'exceplion des deux intermédiaires, d'un blanc pur. Taille, six pouces. De Calcutta.
RuiPiDBRE A ïROîiT Rotjx. Rhipidura rufifrons, Vig. et Hoisf.; Muscicapa rufifrons, Latham. D'un brun fauve; le dos, le front, les sourcils, la naissance de la queue et le bas de l'abdomen roux; le cou noir; la gorge el la poitrine blanches, lâchées de noir; les rémiges cl les
lectrices fauves; celles-ci terminées de blanc. Cette espèce est rare et habite les environs de Paramatta.
Rbipidcre isdre. Rhipitiura isiira , Gould. Parties supérieures d'un brun sale, avec une bandeà l'exlrémité de la queue blanche; la rectrice la plus externe et celles qui la suivent sont bordées extérieurement de cette même nuance, mais par dégradation, de sorte <iue les intermédiaires n'ont plus que la pointe blanche. Bec et pieds bruns. Taille , huit pouces. De l'Australie.
Rbipidcre motacilie. lihlpiditra motacilloides , Vig. et Horsf. Koir; une tache blanche au-dessus de l'œil; le milieu de la poitrine et l'abdomen blancs; rémiges d'un fauve brunâtre. Taille, sept pouces. Il habite les bords de la rivière de Georges.
RuipiDDRE A VENTRE ROUX. Rhipicluia fuscoventn's, Horsf. Tète noire; dos et abdomen d'un gris cendré obscur; ailes et queue d'un brun noirâtre; front, sourcils et collier blancs, ainsi que l'extrémité des trois reclrices latérales. Taille, sept pouces et demi. De rinde.
RHIPIPHORE. Rhipiphorus. ins. Coléoptères bétéroinères; genre de la famille des Trachélides, tribu des Mordelloiies, établi parBoscavec les caractères suivants: corps un peu allongé, rétréci en pointe postérieurement; tête petite; antennes composées de onze articles pectinécs des deux cillés dans les mâles, d'un seul côté dans les femelles, à commencer des deuxième el troisième articles. Labre avancé, coriace, demi-ovale; mandibules arquées, creusées en dedans, dépourvues de dents, leur extrémité aiguë; mâchoires ayant deux lobes sétacés : l'extérieur linéaire, long et saillant, l'intérieur aigu. Palpes presque filiformes, ayant leur deuxième article long et obconique; les maxillaires de quatre articles dont le dernier est semblable aux autres, les labiales de trois dont le dernier est ovalaire. Lèvre inférieure allongée, étroite et membraneuse à sa base, prenant ensuite la forme d'un cœur et devenant coriace; languette allongée, profondément bifide; corselet ayant le milieu et les deux angles latéraux de son extrémité postérieure prolongés en pointe; écusson très-petit; élytres rétrécies en pointe et écartées l'une de l'autre vers l'extrémité; ailes étendues, plus longues que les élytres. Pattes de longueur moyenne, avec les tarses composés d'articles entiers, dont le dernier est muni de deux crochets bifides; abdomen recourbé, terminé en pointe aiguë.
RaipiPBORE PARADOXAL. RIlipiplioriis paradoxus, Fab., 01iv.,Ent., Rhip.,iil. l,f. 7; Latr., Panz., Faune Germ., fasc. 2G, fig. 14. 11 est long de cinq lignes; antennes, pattes et corselet noirs; côtés de celui-ci d'un roux jaunâtre; élytres de cette couleur, à l'exception de leur extrémité postérieure qui est noire. Abdomen d'un roux jaunâtre. Sa larve vit aux dépens des larves et des nymphes du genre f'espa.
RHIPIPTÈRES. Rhipipteia. iNS. Ordre d'Insectes établi par Kirby sous le nom de Strésiptères, et auquel Latreille a donné celui qu'il porte actuellement, et qui est généralement adopté des entomologistes. Latreille (Règne Animal) s'exprime ainsi en décrivant ces singuliers insectes : des deux côtés de l'extrémité antérieure
du tronc, près du col et de la base extérieure des deux premières pattes, sont insérés deux petits corps crustacés, mobiles, en forme de petites élytres, rejetés en arrière, étroits, allongés, dilatés en massue, courbes au bout, et se terminant à l'origine des ailes. Les élytres proprement dites recouvrant toujours la totalité ou la base de ces derniers organes, et naissant du second segment du tronc, ces corps, dont une espèce de Diptères du sous-genre des Psychodes de Latreille offre les analogues, ne sont donc point de véritables étuis. Les ailes des Rhipiptères sont grandes, membraneuses, divisées par des nervures longitudinales; elles forment des rayons, et se plient dans leur longueur en manière d'éventail. Leur bouche est composée de quatre pièces, dont deux, plus courtes, paraissent être autant de palpes à deux articles, et dont les deux autres, insérées près de la base interne des précédentes, ont la forme de petites lames linéaires, pointues, et se croisant à leur extrémité à la manière des mandibules de plusieurs insectes; elles ressemblent plus aux lancettes du suçoir des Diptères ([u'à de véritables mandibules. La tète offre en outre deux yeux gros, hémisphériques , un peu pédicules et grenus; deux antennes, rapprochées à leur base, sur une élévation commune, presque filiformes, courtes et composées de trois articles, dont les deux premiers très- courts, et le troisième, fort long, se divise jusqu'à son origine en deux branches longues, comprimées, lancéolées, «'appliquant l'une contre l'autre. Les yeux lisses manquent. Le tronc, par sa forme et ses divisions, a beaucoup de rapports avec celui de plusieurs Cicadaires et des Psylles. L'abdomen est presque cylindrique, formé de huit à neuf segments; il se termine par des pièces qui ont encore de l'analogie avec celles que l'on voit à l'anus des Hémiptères mentionnés ci-dessus. Les pieds, au nombre de six, sont presque membraneux, comprimés, à peu près égaux, et terminés par des tarses filiformes, composés de quatre articles membraneux, comme vésiculaires à leur extrémité, dont le dernier, un peu plus grand, n'offre point de crochets. Les quatre pieds antérieurs sont très-rapprochés, et les deux autres se rejettent en arrière; l'espace de la poitrine compris entre ceux-ci est très-ample et divisé en deux par un sillon longitudinal. Les côtés de l'arrière-tronc, qui servent d'insertion à cette dernière paire de pattes, se dilatent fortement en arrière, et forment une sorte de bouclier renflé, qui défend la base extérieure et latérale de l'abdomen. Ces insectes vivent en clat de larve, entre les écailles de l'abdomen de quelques espèces d'Andrènes et de Guêpes, du sousgenre des Polistes.
RHIPSALIDE. Rhipsalis. bot. Genre de la famille des Cactées, indiqué par Adanson sous le nom de Haliola et établi par Gœrtner, pour quelques espèces de CactusAei auteurs, qui sontdes arbustesà tiges grêles, nues, grimpantes, ajibylles et parasites. Ce genre est ainsi caractérisé par De Candolle (Proilr. Syst. Feget., •", p. 475) : calice dont le tube est lisse, adhérent à l'ovaire, le limbe supère, à trois ou six divisions courtes, acurainées et membraneuses. Corolle à six pétales oblongs, étalés, insérés sur le calice. Élamines au
nombre de douze à dix-huit, insérées sur le calice. Slyle filil^orme,swrinonlé de trois à six stigmates diverjjerits. Baie pellucide, sphérique, couronnée par le calice marcescenl; graines disséminées dans la pulpe, dépourvues d'albumen, ayant la radicide épaisse et les cotylédons courts et obtus. On ne connaissait d'abord <|u'une seule espèce de Rhipsalis, nommée par Géertner /ilii'psalis Cassytha; c'était le Cactus pêndtiliis de Swarlz, qui avait été confondu par Miller avec le genre Cassytha. Hawoith, le prince de SalmDycket De Candoile ont augmenté ce genre de cinq à six espèces qui croissent toutes dans les Antilles. Ces espèces sont formées sur les Cactus païasilicus, funalis, micran- Ihus, etc., des divers auteurs.
RHIPSAUDÉES. Rhipsaliileœ. isoTAW. De Candolle (Prodr. Syst. f^eget., 5, p. 475) a donné ce nom à la seconde tribu de la famille des Cactées, tribu caractérisée par ses graines fixées à l'axe central de la baie. Elle se compose uniquement du genre Rhipsalis.
liHlTlDANTE. bot. Ce genre introduit par Dentliam, dans la famille des Synanihérées, tribu des Sénécionides, a été postérieurement réuni au genre Leptorhynchus, de Lessing.
RHITIGASTRE. Rhitiijastey. iivs. Hyménoptères; genre de la famille des Iclineumonides, tribu des Braconides, institué par Wesmacis, qui lui assigne pour caractères : corps allongé; Icte presque aussi large qne le corselet, munie d'antennes sétacées. multiarliculées; yeux saillants; trois ocelles de moyenne grandeur, placés sur le vertex; mandibules arquées, avec leur extrémité aiguë, bidentéc, dont la dent inférieure plus petite que la terminale; palpes velues : les maxillaires sétacées, de six articles, les labiales filiformes, de quatre articles; carapace de trois pièces, incomplète à la base ou à l'extrémité; une cellule radiale allongée; trois cellules cubitales : la deuxième en carré long ; la première recevant la nervure récurrente; cellules discoïdales supérieures d'égale longueur.
Rbitigastre arroseer. Rhitigaster irrorator, Wesmaels; Ciyptiis irrorator, Fab.; Ichneumon irrorator, Oliv.; Sigalpims irrorator, Lep. Son corps est noir, couvert d'un duvet grisâtre; ses antennes sont entièrement noires, de la longueur de la moitié du corps; le corselet présente trois sillons sur le mésotholax : les latéraux sont plus profonds que l'intermédiaire; métathorax rugueux el canaliculé dans toute sa longueur; ailes diaphanes, légèrement enfoncées; pattes noires, velues, avec la base des cuisses et la partie supérieure des jambes antérieures testacées , l'extrémité de ces dernières noire; abdomen trèsrugueux, avec un duvet doré à l'extrémité. Taille, cinq lignes. Europe.
RHIZANTHÉES. Rhizantheœ. bot. Nom donné par ljlume((// batav. Zeit., 1825) ù une petite famille qui a pour type le genre Rafflesia. auquel il a adjoint, dans la Flore de Java, un autre genre nommé Bnigmansia, qui n'est point celui de Persoon. /'. Brbgmassie.
RHIZINA. BOT. Genre de Champignons établi par Pries aux dépens des Pezizes et des Helvelles. Il diffère des dernières par l'absence de stipe, et des premières par son réceptacle irrégulier, ondulé, garni de
radicelles nombreuses à sa face inférieure et sur ses bords. Sa face supérieure est couverte par une membrane fructifère, formée de thèques fixés. On peut considérer le Peziza rltizophora de Willdenow comme le type de ce genre; cette plante a été figurée sons le nom li'Octospora rliizopliora par Hedwig(/l/»sc./'ro«(/.,2, pi. 5, fig. a). La structure de ces j)lanles est la même qne celle des Pezizes.
RIIIZIOPHYSE. Rhiziophysis. bot. Nom que l'on donne aux appendices qui terminent quelquefois les radicules.
RHIZOBLASTE. Rliisoblastus. bot. Épilhète donnée aux embryons chez lesquels on distingue une racine.
RHIZOBOLÉES. Rhizoboleœ. bot. Famille de plantes dicotylédones, établie par le professeur De Candolle pour le seul genre Caryocar. Cette famille se caractérise surtout par son calice constamment formé de cinq sépales plus ou moins soudés entre eux, de manière à lui donner plutôt l'apparence d'un organe mono|)hylle, à cinq dents ou à cinq divisions; corolle composée de cinq pétales citernes avec les sépales, insérés avec les élamines au disqueliypogyne; celles ci très-nombreuses, disposées sur un double rang, à filaments brièvement monadelphes à leur base, et couronnés par des anthères presque rondes; ovaire libre, subglobuleux, subtétragone, à quatre loges, à quatre valves; quatre styles, ; terminés chacun par un stigmate simple. Le fruit consiste en quatre noix accolées et souvent réduites par I avortemenl. Celte famille diffère de celle des Hypocastanées par la structure de son fruit et surtout par le I volume de sa radicule comparé à celui des colylé- I dons. Elle se rapproche au contraire de celle des Sapinj dacées par le fruit et l'insertion hypogyne des étamines ,' et des pétales.
RIIIZOBOLUS. bot. (Gœrlner.) Synonyme de Caryocar ou Pekea. /''. ces mots.
RHIZOBOTRIE. Rldzobolria. bot. Genre de la famille des Crucifères, institué par Tausch, qui lui donne pour caractères : calice égal à sa base, avec les sépales étalés; pétales entiers, étamines tétradynames, filiformes, dont deux, plus longues, s'écartent, se courbent mutuellement et se rejoignent à l'extrémité. Le fruit est une silicule ovale el rentlée, couronnée par un style court el cylindrique, que termine un stigmate échancré; cette silicule a deux loges à deux ou trois graines, et ses valvules sont concaves, à cloison parallèle et entière. Les graines sont ovales, un peu comprimées, très-finement tuberculées, avec la radicule latérale, quel(|uefois même oblique.
Rbizobotrie des AiPES. Rliizobotria Jlpina, Tausch . C'est une petite plante qui a tout au plus un pouce de hauteur; les feuilles radicales sont spalulées et étalées en rosace; les Heurs sont blanchâtres, rassemblées en corymbe sessile. Europe.
RHIZOCARPE. Rliizocarpon. bot. Ramond forma sous ce nom un genre dont le Lichen scriplus de Linné était le type, genre (ju'adopta De Candolle dans la Flore française. Fée, dans sa Méthode lichénograpliique, le fait rentrer dans son genre Lecidea. V. Lé
CIUÉE.
5(jC
RHIZOCARPIENS (végétaux), dot. Le professeur De Oandolle appelle ainsi les végélau.x donl la lige meurl clia(|iie année après avoir donné du fruit, mais dont la racine pousse chaque année de nouvelles tiges qui se chargent également de fleurs et de fruits. On voit que toutes les plantes vivaces rentrent dans cette catégorie.
RHIZOCTONIA. BOT. (Lycopenlacées.) De Candolle a distingué ce genre sini;ulier des Sclerotium avec lesquels Persoon l'avait confondu. Bulliard en avait fait une espèce de Truffe, et Nées a admis le genre de De Candolle sous le nouveau nom de Thaiialophxtwu ; ce sont des plantes d'un tissu ferme, charnu ou cartilagineux, arrondies ou irrégulières, croissant sous terre, fixées sur les racines d'autres plantes et ressemhlant à des tubercules; on n'y distingue pas de véritable péridium , mais seulement une sorte d'épiderme semblable au reste du tissu de la plante qui est formée de cellules presque carrées; ces sortes de tubercules sont unis entre eux par des fibrilles radiciformes et sont fixés par quelques-unes de ces radicelles sur les racines des plantes vivantes dont ils causent bientôt la mort. Celle influence nuisible a déterminé les divers noms qu'on a donnés à ce genre de végétaux et les noms vulgaires que portent ses espèces. Deux principalement méritent d'être étudiées. L'une connue sous le nom de Mort du Sa/ran (Rliizoctonia Crocorum, De Cand., Tuber parasiticiim, Bull., pi. 436), cause de grands ravages dans les champs de Safran, aux bulbes duquel elle se fixe; elle a par cette raison attiré l'attention des agriculteurs et particulièrement de Duhamel (r. Mém. Acad. Scien., 1720). — L'autre attaque la Luzerne, surtout dans les lieux humides, elle la détruit dans des espaces plus ou moins étendus, arrondis, et l'on dit alors (|ue la Luzerne est couronnée. On a encore trouvé d'autres plantes de ce genre sur les racines de divers arbres, du Pommier, de l'Acacia commun, et il est probable qu'il en existe plusieurs que leur station souterraine soustrait à l'œil de l'observateur. Fries a formé de l'espèce découverte par Chaillet sur la racine du Robinia (Rliizoctonia Pseudo-Acaciœ, De Cand.), un genre particulier sous le nom de Mylitta ; mais ces plantes ont besoin d'être encore mieux observées avant d'en former plusieurs genres, et peut-être est-il préférable pour le moment de réunir les diverses espèces de Sclerotium souterraines et parasites en un seul genre. F. Sclérotion.
RHIZOGONIA. BOT. Ce genre de Champignons, proposé par Fries, n'a point été adopté j mais il a été placé comme section dans le genre Scterotium, de Tode.
RHIZOLITHE. Rltizolitha. iNS. Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, famille des Noctuéliles, établi par Curtis, avec les caractères suivants : antennes filiformes; palpes un peu plus longues que la tête, s'avançant horizontalement; abdomen comprimé, crété à sa base; angles des ailes supérieures aigus, un peu courbés en faux.
Rrizolithe Lambda. Rkizolitha Lambda, Curt.; Noclua gamma; Fab. Les antennes, les palpes et le corselet sont d'un gris noirâtre; l'abdomen est un peu plus pâle; les ailes supérieures sont en dessus d'un
gris marbré de brun, avec des reHels rosés; le disque est noirâtre, avec un petit trait argenté, qui figure un i, placé entre deux lignes transverses et ondulées, légèrement argentées el bordées de noirâtre; une troisième ligne plus courte, se trouve près de la base; la tache réniforme est finement tracée en nuance argentée. Les ailes inférieures sont fauves, largement bordées de brun obscur. Taille, vingt lignes, les ailes étendues. Très-commune en Europe.
RHIZOLITHES. BOT. ross. On ne connaît pas encore de véritables racines fossiles bien caractérisées; cependant on a observé dans le grès bigarré des portions de tiges émettant de petits rameaux grêles et quelquefois pinnés sans trace d'insertion de feuilles, qui sont peut-être des racines de Conifères. On a vu aussi quelquefois des bases de tiges dicotylédones se diviser en plusieurs racines, dans les formations de Lignites où ces tiges sont bien conservées; enfin on a observé dans une carrière de grès dépendant de la formation houillère, près de Glasgow, une base de tigedeiepiV/odendron se divisant en quatre grosses racines; mais ces organes, lorsqu'ils sont isolés, ne paraissent pas pouvoir offrir de caractères propres à faire reconnaître les plantes auxquelles ils appartiennent. Il faut bien se garder de confondre avec des racines les tiges rampantes ou rhizomes, qui en ont quelquefois l'aspect, mais qui en diffèrent par leur structure, leur mode de croissance el les insertions des feuilles qu'elles présentent. On a trouvé assez souvent des rhizomes de Graminées dans les terrains d'eau douce, et celui de Longjumeau près Paris a offert une semblable lige du genre Nymphéa.
RHlZOiME. RIdzoma. bot. Bellenden-Ker a donné ce nom aux tiges souterraines que Linné, dans son langage si expressif, appelait Caudex descendens, et que l'on avait abusivement rendu par le mot Souche. Ces tiges sont plus ou moins allongées, plus ou moins superficielles, et produisent ordinairenienl des racines d'espace en espace. Les feuilles et les pédoncules floraux naissent de l'une des extrémités, qui s'allonge continuellement, tandis que l'autre se détruit de vieillesse, en sorte que, au bout d'un certain temps, la plante a réellement changé de place. L'organisation des Rhizomes est la même que celle des tiges, sauf quelques légères modifications dues à l'absence de la lumière.
RHIZOMORPHE. Rhi zomorpha . bot. (Mucédinées?) La position de ce genre est encore fort douteuse; on l'a successivement rapporté aux Lichens, aux Champignons, aux Hypoxylées ou Mucédinées byssoïdes, et sa place n'est pas encore bien délerminéc; beaucoup d'espèces y ont été placées qui en diffèrent à beaucoup d'égards et dont la plupart ne sont que des Cryptogames monslrueuses ou incomplètement développées, ou même des racines d'arbres ou de plantes <|ui ont pénétré dans des fissures de Roches. La forme extérieure est complètement trompeuse dans ces cas, et l'observation microscopi(|ue du tissu peut seule décider si ce sont des racines ou un Champignon ; on doit donc exclure de ce genre un grand nombre des espèces qui y ont été rapportées; les seules <iui paraissent devoir
le coiisliliier réellenieiil, croissenl dans les mines et imites lieux souterrains ou dans les fissures des vieux Ironcs d'arbres. Le type du genre est le Rhizomotpha subtenanea, espèce dont la forme extérieure varie à l'infini et a donné naissance aux espèces qu'Acliarius avait nommées Rhizomoipha coirtif/ata, spinosa et dichotoma. Ces plantes se présentent sous la forme d'un lliallus continu, rameux, ressemblant à des racines, arrondi ou comprimé, formé extérieurement d'une sorte d'écorce noire ou d'un brun foncé, et d'une partie centrale, blanche, composée d'une matière Hocnnneuse; à la surface de ce tliallus, on observe des tubercules formés par un développement du même lissu et formant un faux péridium dans lequel se trouve également une matière d'abord compacte et filamen- (euse, ensuite pulvérulente. Le Ithizomorpha subteilanea se trouve assez fréquemment dans certaines mines et présente un phénomène remarquable : ses extrémités deviennent souvent phosphorescentes et répandent une lueur assez vive pour ([u'on puisse lire à leiirclarlé. Des observations nombreuses ont été faites sur ce sujet par Nées, Noggeralh et BischofFct publiées dans le tome xi des Mémoires de l'Académie des Curieux de la nature. La phosphorescence de ces plantes a duré une fois pendant neuf jours, après qu'elles avaient été retirées de la mine et enfermées dans un flacon; l'air dans lequel ces plantes avaient été conservées avait été modifié; mais de la même manière que cela a toujours lieu, soit dans l'obscurité, soit par le contact des parties des végélaux qui ne sont pas colorées en vert, c'est-à-dire qu'une partie de l'oxygène avait été transformée en acide carbonique; on ne pourrait donc pas en conclure que celle combustion lente est la cause de la linnière que ces piaules produisent; cependant celle lumière cesse dans le vide.
On sait, en outre, que ces phénomènes de phosphorescence ont élé observés dans quelques autres tissus, et dans les bois qui se pourrissent ; il se pourrait donc que ce ne fùl pas un phénomène dépendant de la vie de la plante; mais il serait intéressant de s'assurer s'il n'existerait pas une phosphorescence analogue dans quelques autres Champignons.
RHIZOMORPHÉES. dot. (yUMcét/fwées.?) pries donne ce nom à une tribu des ISyssacées qui comprend les C.enres Bhizomoi plia, Rolh ; Tliamnoiiifces, Ehrenb.; Synalissa, Pries; Cœnocarpus, Rebenl.; Melidiuui, Eschw.; Plifcomices, Kunz, et comme genres douteux les Ascoplwra et Peiiconia. Cette tribu est caractérisée par l'existence d'un thalle solide, rameux, formé par l'enlrecroisement de tilamenls dont les extérieurs consliluent une sorte d'écorce, et qui composent des sortes de péridiums remplis de sporidies. Celle tribu se rapproche ainsi, à quelques égards, des Isariées.
RHIZOMYDE. Rhizomys. mau. Ce genre de Roni;eurs a été disirait des Rats, ainsi que les Hpalax auxquels il lient par la disposition des dents et la forme ijénérale du corps; mais il s'en éloigne par la texture lies molaires, la longueur de la queue et la forme des oreilles. Les Rhizomydes ont trois raâchelières à couronne transversalement et parallèlement entamée; leur têle est forte; leurs yeux sont Irès-pelils; le corps est
épais, cylindrique, à membres couris, robustes; la queue est dénudée.
Rhizomtde de .Sdmmra. Rhizomys Sumatrensis ; Mus Sumatrensis , Raffles. Corps couvert de poils roides, d'un gris brunâtre sur le dos, et blanchâtres sur l'abdomen; queue écailleuse, terminée en pointe mousse. Longueur totale, dix-sept pouces, dont six pour la <|ueue. On le trouve dans les plantations de Bambous dont il ronge les racines.
Rhizomyue de la Chine. Rhizomys Siiiensis, Reeves. Il a beaucoup de ressemblance avec le précédent, mais sa lêle est moins arrondie et la couleur du pelage est d'un cendré pâle, uniforme.
RUIZOPHAGE. Rhizophaijus. Nom que l'on donne habiluellement à tout animal qui se nourrit de racines.
RHIZOPHORE. Rhizophoia. bot. Ce genre placé par Jussieu dans la famille des Caprifoliacées, par le professeur Richard dans celle des Loranlhées, est devenu pour R. Brown le type d'un ordre naturel nouveau. (|u'il nomme Rhizopborées. On doit réunir à ce genre les espèces donl Lamarck avait fait son Bruguiera ou le Paleluviera de Du Pelil-Tbouars, et il offre alors les caractères suivants : le calice est adhérent avec l'ovaire infère; son limbe est divisé en quatre à treize lobes linéaires et persislanls. La corolle se compose d'autant de pétales qu'il y a de lobes au calice. Ces pétales sont roulés, terminés par deux divisions linéaires à leur sommet; les élamines, en nombre double des pétales, ont leurs anthères ovoïdes, dressées, al lâchées par leur base. L'ovaire, qui est infère, est à deux loges contenant chacune plusieurs ovules pendants ; il se change en un fruit allongé, couronné par le limbe calicinal, à une seule loge par avorlement et ù une seule graine qui se compose d'un embryon sans endosperme, et qui germe encore renfermé dans le péricarpe, (y. pour celle singulière germination l'article Palétiivier.) Les espèces de ce genre sont des arbres ou des arbrisseaux qui croissenl dans les lieux inondés des bords de la mer, dans les régions interlropicales. Leurs feuilles sont simples, opposées, coriaces, glabres et entières; leurs Heurs sont axillaires.
Dans le troisième volume de son Piodomus, le professeur De Candolle décrit dix espèces de ce genre (lu'il répartit en qualre seclions, et de la manière suivante: 1» corolle de quatre pétales : JlAiVGLES, Plum. Ici se rapportent les Rhizophora manyle, L.; R. candellaria, DC, elc; 2» corolle de'cinq pétales : Kaivdelia. l)C. Ex. : Rhiz. candel., L.; R. timorieiisis , DC; ô» corolle de huit pétales : Kanilia, DC. Ex. : R. cylindrica, L.; R. caryophylloides, Jackmal; 4» corolle de dix à treize pétales : Paletdvieria, Du Pelit-Th., ou Brbgdiera, Lamk. V.\.: R.gymnorhiza,lj.\ R.sexangula, Lour.
RIIIZOPHORÉES. Rhizoplioreœ. bot. L'indice de l'établissement de celle famille se trouve déjà dans le Dictionnaire botanique de l'Encyclopédie, à l'article Palêtcvier, que l'on doit à Savigny ; mais c'est Rob. Brown qui l'a le premier caractérisée et définiedans ses Remarques générales sur la végétation des Terres Auslrales, p. 17. Le genre Rhizophora, qui en est le type, avait été placé successivement dans les Caprifoliacées el les
Loranlliées. Voici les caractères de la nouvelle famille des Rhizopliorées : le calice esl adhérent avec l'ovaire el son limbe oflFre de quatre à treize divisions valvaires. Les pétales, en même nombre et alternes avec les lobes du calice, sont insérés à la base de ceux-ci. Les étamines sont en nombre double ou triple des pétales; leurs filets sont libres et subulés; leurs anthères dressés et ovoïdes; l'ovaire est infère, à deux loges contenant chacune deux ou plusieurs ovules pendants. Le fruit est indéhiscent, couronné par le limbe du calice et monosperme par avortement. La graine est pendante; elle contient un embryon dont les deux cotylédons sont larges et plans Les Rhizopliorées sont des arbres ou des arbrisseaux qui appartiennent aux régions maritimes des tropiques; leurs feuilles sont opposées, entières, leurs fleurs axillaircs. Cette famille a des rapports marqués avec les Vochysiées, les Cunoniacées et les Mémécylées. Elle se compose des deux genres Rhizophora, L., et CaroUia, Koxburgh, auxquels le professeur De Candolle associe d'une part un nouveau genre Olisbea, remar(|uable entr'autre par son calice en forme de coiffe, et le genre Cassipourea d'Aublet, qui en diffère par son ovaire libre.
RHlZOPHYLLUiM. BOT. Genre établi par Palissot de Ueauvois, aux dépens des Jungermannes, et qui répond, suivant cet auteur, au MarsHea de Micheli, c'est-à-dire aux Jungermannes à frondes étendues sur le sol et diversement lobées. ^. JUNGERMAPIRE.
RHIZOPHYSE. Rhizophysa. acal. Genre d'Acalèplies hydrostatiques, ayant pour caractères : corps libre, gélatineux, transparent, vertical, allongé ou raccourci, terminé supérieurement par une vessie aérienne; plusieurs lobes ou tentacules latéraux, oblongs ou foliiformes, disposés soit en série longitudinale, soit en rosette; une ou plusieurs soies tcnlaculaires pendantes en dessous. Ce genre, encore peu connu, composé seulement de deux espèces, a beaucoup de rapports avec les Physsophores, dont Forskalil ne l'a point distingué. Pérou, qui a établi le genre Rhizophyse, n'en a point publié les caractères. Lamarck et Cuvier le distinguent par la présence dune vessie antérieure et par l'absence de vessies aériennes latérales. Les deux espèces que l'on y rapporte se trouvent dans la Méditerranée : l'une eslle Rliizoplixsa fiti/ormia, et l'autre le R. losacea.
RHIZOl'ODE. BOT. Ebrenberg (de AJycetogenesi epistola in Nov. Act. acaci. Leop. Car. nat. cur., t. x) nomme ainsi la base hyssoïde qui provient du premier développement des sporules de Champignons, et de laquelle s'élèvent les filaments tantôt libres et distincts, tantôt soudés entre eux, comme dans les grands Champignons.
En zoologie, Dujardin a proposé la même dénomination pour une nouvelle classe d'animaux inférieurs aux Rayonnes et se mouvant à l'aide de filaments tentaculaires déliés. /^. Ann. des se. nat., mai 1833, p. 312.
RUIZOPOGON. BOT. (Lxcopenlaeces.)?r\ei(Sxst. Mycolog., 2, p. 293) a établi sous ce nom un genre qu'il a placé dans la classe des Gastéromycèteset dans l'ordre des Angiogastres,à la suite du genre J'uber. 11 l'a ainsi caractérisé ; conceplacle [utérus) sessile, arrondi-difforme, cellulaire, liiiissant par se rom|ire irré-
gulièrement , charnu intérieurement et veiné par de nombreuses anastomoses. Sporanges membraneux, glo bilieux, sessiles, faciles à distinguer à l'œil nu, marqués de veines, remplis de sporidies distinctes, d'abord pulpeux, ensuite vides. Les Rliizopogon sont de grands Champignons épigés, qui croissent dans des contrées plus septentrionales que celles où croissent les Truffes, d'nnesaveur nauséeuse ou peu sensible, par conséquent peu propres à la nourriture de l'Homme. Ils ressemblent aux tubercules de la Pomme de terre, et leur base est garnie de fibrilles radicales réticulées, d'où Fries a tiré le nom générique qui signifie Racine barbue. Le port de ces Cryptogames est plutôt celui des Sclérodermes que des Truffes, quoique les auteurs en aient réuni à ce dernier genre les différentes espèces. Celles-ci sont au nombre de quatre , savoir ; l» Rhizopoi/on albus ou Lrcopertlon gibbostim, Dicks., et Tuber album, Bulliard. Champ., tab. A04; il croît dans les chemins sablonneux, et dans les bruyères des pays monlueux de l'Europe, dans les dunes du golfe de Gascogne cl de l'Amérique septentrionale. 2» R. luleolus ou Tuber oblexlum, Sprengel; il est assez abondant dans les forêts de Pins de la Suède et du nord de l'Allemagne. ô» R. virens ou Tuber rireiis, Schweiiiitz; il se trouve également dans les pays sablonneux de la Lusace, ainsi que dans la Caroline. 4» R. œstiDUS ou Lycoperdon œstivum, Wulf., in Jacg- Collectai, p. 344; il croît en Autriche.
RHIZOPUS. BOT. (Mucédinées.) Sous ce nom générique, Ehrenherg(iVo»a Act. nat. cur., vol. 10, tab. 11) a décrit et figuré la plante qu'il avait nommée Mucor stolonifer, et qui croit sur les branches de bouleau, les feuilles de vigne, dans le pain et les fruits moisis. Ce nouveau genre n'a pas été généralement adopté, y.
MoiSSIStlRE.
RIIIZORE. Rhizorus. moll. Montfort a établi ce genre dans sa Conchyliologie systématique (t. ii, p. 338), pour une petite espèce de Bulle figurée par Soldani. f^. Bolie.
KHIZOSPERMA. BOT. Ce genre de Meyer doit faire partie de la famille des Salviniacécs, et la seule espèce (|ui le compose se rapporte entièrement à la plante que Lamarck a décrite sous le nom d'Azolla. f.
AZOLLE.
RHIZOSPERMES. Rhizospermœ. bot. (De Candolle.) Synonyme de Marsiléacées. f^. ce mot.
RHIZOSPERMUM. bot. (Gaertncr fils.) Synonyme de Notelœa, Vent. y. Notélée.
RIIlZOSTOME.«/ii=os(owia.ACAi. Genre d'Acalèphcs libres, établi par Cuvier (Journ. de phys., t. XLix, p. 436, et Règne Anim., t. iv, p. 57), et rangé par Pérou et Lcsueur dans la division des Méduses gastriques, polystomeâ, pédonculées, brachidées et sans tentacules. Caractères : huit bras bilobés, garnis chacun de deux appendices à leur base, et terminés par un corps prismatique; huit auricules ou rebords; point de cirrhes, point de cotyles. ^. Céphée.
RHIZOSTOMOS. bot. (Pline.) Synonyme A-Iris Ger manica, L.
RHOA. bot. L'un des synonymes de Grenade.
RHODACK. Rlioda.r. bot. Genre de la laniille des