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RHINOBATE. niiinobata. pois. Sous-genie île Haie. K. ce mot.
RHINOBATE. iNS. Nom donné par Germar à un genre •le Charansons. Ce genre n'a point été adopté parSchoenherr, qui en a disséminé les espèces dans ses genres Larinus, Rhinacyllus et Nerthops.
RHINOCARPE. Rhinocarpus. bot. Sous le nom de Hhinocarpus excelsa, le docteur Bertero envoya de l'Amérique méridionale des échantillons d'une plantedont il proposa de faire un genre nouveau dans la famille des Térébintliacées, et qui fut en effet adopté et publié par Kiinlh {Nova Gênera et Spec. Plant, œquin., t. VII, p. 6) avec les caractères suivants : Heurs polygames. Calice caduc, profondément divisé en cinq folioles imbriquées pendant leur préfloraison, ovéeselliptiques, inégales, trois extérieures et deux intérieures. Corolle à cinq pétales insérés sur le calice et du double plus longs, sessiles, égaux, très-réfléchis au sommet. Étamines au nombre de dix, ayant la même insertion que la corolle, très-inégales, plus courtes (|ue les pétales, deux ou quatre munies d'anthères, les plus courtes stériles ou privées d'anthères; filets cohéienls par la base et adnés aux pétales, surtout d'un côté; anthères elliptiques, biloculaires, fixées par le dos, déhiscentes par une fenle longitudinale intérieure, égales ou deux plus petites. Disque nul. Ovaire supère, sessile, oblique, uniloculaire, renfermant un ovule ascendant et inséré à la suture un peu au-dessus de la base; style presque latéral, surmonté d'un stigmate obtus. Fruit obliquement allongé, comprimé? monosperme, indéhisceni , porté sur un pédicelle épais, arqué ou en spirale. Graine fixée vers la base. Ce genre diffère peu de VAnacardium.
Rhinocaupe élevé. Rhinocarpus excelsa, Bert. et Kunth, loc. cit., lab. 601 ; Anacarditim? Rhinocarpus, DC, Prodr. Syst. Feget., 9, p. 62. C'est un grand arbre qui a l'aspect de VAnacardium occidentale, L. Ses feuilles sont éparses, simples, entières, non ponctuées, dépourvues de stipules. Les fleurs sont disposées en panicules terminales ou en corymbes, munies de bractées. La fleur terminale de chaque ramuscule est hermaphrodite, ou quelquefois munie seulement d'un ovaire stérile; les autres fleurs sont mâles, beaucoup plus petites et caduques. Cet arbre croît abondamment dans l'Amérique méridionale, près de Turbaco, à Sainte- Marthe et sur les bords de la Madeleine. RHINOCÈRES. iiNs. A'. Rostricornes.
RHINOCÉROS. Rhinocéros, mam. Ce genre comprend des animaux pachydermes de la seconde division du Règne Animal de Cuvier, dont les espèces vivantes se trouvent uniquement dans les contrées les plus chaudes de l'ancien monde, et dont les zones tempérées et glaciales ne présentent que des débris. Les Rhinocéros sont des animaux de grande (aille, variant entre eux par le nombre et par la forme des dents, et remarquables par une ou deux cornes solides, adhérentes à la peau et placées sur les os du nez. Ces cornes sont de nature fibreuse ou cornée, et semblent être une réunion de poils agglutinés. Linné plaçait les Rhinocéros dans sa classe des Mammifères qu'il a nommés Bruta , et il donnait au genre les caraclères suivants : corne so-
lide, le plus souvent conique, implantée sur le nez et n'adhérant point aux os. Il n'eu admettait que deux espèces, qu'il nommait Rhinocéros unicornis et R. hicornis. Geoffroy Saint -Hilaire, dans son Catalogue imprimé, mais non mis en circulalion, n'admet que ces deux espèces, sous les noms de Rhinocéros d'Asie et Rhinocéros d'Afrique, et leur donne pour caractères génériques d'avoir : deux ou point d'incisives; de cinq à sept molaires; des pieds tridactyles, à sabots trèsgrands; une ou deux cornes solides, persistantes, coni^ ques, placées sur le nez, n'adhérant point à l'os, mais n'étant qu'une continuation de l'épiderme, et formées de poils agglutinés; les jambes courtes, les yeux petits, les oreilles peu développées, la tête assez allongée, la peau très-épaisse, la queue courte, point de vésicule du fiel? un colon considérable.
Fr. Cuvier a donné des caractères tirés des dents; mais on sait que le nombre des incisives varie dans chaque espèce. Les modifications que présente le système dentaire du Rhinocéros de Java, par exemple, sont les suivantes : à la mâchoire supérieure l'incisive occupe presque tout l'inlermaxillaire : c'est une dent large, épaisse et obtuse. Il n'y a point de canine. La première mâchelière est très-petite; la deuxième, beaucoup plus grande, est un peu plus petite que la troisième, qui l'est elle-même plus que la quatrième. Celleci et les deux suivantes sont de même grandeur, et la dernière est plus petite qu'elles. Ces mâchelières se ressemblent par la forme qui est encore la même que celle des Tapirs et des Damans ; elle se compose de deux collines réunies par une crête à leur côté externe. Cette crête se prolonge postérieurement, et la colline, placée en arrière, présente la pointe en forme de crochet qu'on observe sur les molaires des Damans. La dernière paraît être moins complète ; elle a la forme générale d'un triangle, an lieu d'être à peu près carrée, et semble différer des autres, parce qu'elle aurait été privée de leur portion antéro-exierne. On y voit encore la colline postérieure avec son crochet, mais l'antérieure ne s'aperçoit plus qu'en partie. A la mâchoire inférieure, l'incisive est une dent conique, droite, pointue et de la nature des défenses, c'est-à-dire qu'elle n'a pas de racine distincte. La canine n'existe point. Les mâchelières vont en augmentant de grandeur de la première, qui est fort petite, à la dernière, et toutes sont composées, comme celles des Damans, de deux croissants, dont la concavité est en dedans de la mâchoire, et réunis par une de leurs extrémités lorsque la dent est parvenue ù un certain degré d'usure, mais séparés par une échancrure avant celle époque. La première de ces dents n'est que riidimentaire comparativement aux autres. L'incisive supérieure est en rapport, par son côté externe, avec le côté interne de l'incisive inférieure, et ses mâchelières sont alternes. Telles sont les particularités que Fr. Cuvier a remarquées sur les dents des Rhinocéros, dont le nombre est réparti ainsi qu'il suit : incisives quatre, canines nulles, et vingt-huit molaires. Mais il parait que ce naturaliste n'a pas tenu compte des petites incisives externes supérieures et mitoyennes inférieures, que le sujet soumis à son examen avait perdues par accident.
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Les Rhinocéros ont les formes lourdes et Irès-massivi-s, la peau sèche, rugueuse, presque dépourvue de poils, et lelleincnl épaisse, qu'elle semble constituer sur le corps une cuirasse. La tête est courte, triangulaire, à chanfrein un peu convexe. Les yeux sont latéraux, très-pelils; les oreilles ont la forme de cornels; la lèvre supérieure est plus longue que l'inférieure, et se termine en une légère pointe. Une ou deux cornes (d'où est venu le nom du genre, des mots grecs qui signifient «es et corne) occupent la ligne médiane du museau, et trois sabots à chaque pied indiquent le nombre des doigts. La queue est médiocre et grêle. Ils ont deux mamelles inguinales, des intestins très-longs; un estomac simple et vaste; un grand cœcum; point de vésicule du fiel ; le gland de la verge du mâle est en forme de Heur de lis. La colonne vertébrale se compose de dix-neuf vertèbres dorsales, trois lombaires, cinq sacrées et vingt-deux coccygiennes. Les côtes sont au nombre de neuf, dont quatre fausses. Les cornes ont cela de particulier de n'adhérer qu'au périoste ou aux téguments qui revêlent les os de la face, et d'être formées de fibres qui ne sont pas toujours très-adhérenles entre elles, et qui, souvent, s'épluchent au sommet, comme les soies d'une brosse.
Ce sont des animaux de grande taille, à corps massif et épais, dont les sens sont lourds et grossiers, et le caractère sauvage. Ils habitent les lieux humides et ombragés, aiment à se vautrer dans la fange, et se nourrissent uniquement d'herbes et de jeunes branches d'arbres. Leur vue paraît mauvaise et ne point s'étendre à une grande distance, mais en revanche leur odorat est subtil. La force de ces animaux est extraordinaire, et lorsqu'ils sont en fureur, ils brisent tout ce qui tend à leur faire obstacle. Les espèces vivantes habitent aujourd'hui les contrées les plus méridionales du globe, et on ne les trouve qu'en Afrique et en Asie, sur les continents ou dans les grandes îles qui en dépendent. Mais il paraît que le monde antédiluvien était autrefois peuplé d'animaux pachydermes non ruminants, dont on ne connaît aujourd'hui que les débris, et que parmi eux se trouvaient plusieurs espèces de Rhinocéros, organisées pour vivre dans les climats les plus froids du globe.
Longtemps on a confondu sous le nom de Rhinocéros deux espèces distinctes qui habitent l'une l'Asie et l'autre l'Afrique, et qui sont d'autant plus aisées à distinguer que la première n'a qu'une corne nasale, et que l'autre en a deux. BufFon donnait encore l'indication qu'on la trouvait à Sumatra et à Java, mais des recherches récentes ont complètement prouvé que ces deux îles avaient en propre des Rhinocéros qu'on n'a point observés jusqu'à ce jour dans aucun autre pays. Enfin, des descriptions imparfaites semblent faire présumer qu'on doit encore distinguer quelques autres espèces vivant dans l'Afrique, mais dont on ne pourra apprécier les vrais caractères que lorsque quelque voyageur intrépide les aura fait parvenir dans les collections européennes ou en aura donné une description détaillée. § 1". Rbinocébos VIVA!^TS.
f Deux cornes nasales.
Rhinocéros d'Afriqde. Rhinocéros Àfricanus,
G. Cuv.; lihinoceros bicornis, Camper, Desni., G28; le Rhinocéros d'Afrique, Buff., pi. C,Supplém.; Encyclop., pi. 41, fig. 2. Le Rhinocéros d'Afrique n'a (|ue peu de plis à la peau ; ses mâchoires n'ont point d'incisives, et sa taille, selon Sparrman, serait de onze à douze pieds de longueur, il a les yeux petils et enfoncés, les cornes coniques, inclinées en arrière, la première longue de deux pieds; sa peau est presque complètement nue; quelques soies noires bordent les oreilles et terminent la queue. Il vit dans les bois, près des grandes rivières; il broute le.s hranclme doo oibrieceoux, e\ notamment celles d'une espèce d'Acacia dont il est friand.
RaiivocÉRos deSimatra. Rhinocéros Sumalranus, Rafïles et Horsf.; Bell., Trans. philos., 179.3; Horsf., Zool. Resear.; Penn., Quadr. i, pi. 159; F. Cuv., 47^ livr. , Manimif. lithogr. , février 1825; Rhinocéros Sumalrensis, Cuv.,Ossem. Foss., I. ii, p. 94; Shaw, Gen. Zool., t. i, p. 2; Two-Horneil Rhinocéros ofSti- )nalra, RhinocerosSitmatranus, RafUes^TTAns. Lin., Lond., t. .Mil, p. 2G8; Desm., 629. Ce Rhinocéros, qui vit dans la grande île de Sumatra, est l'animal que Marsden mentionne sous le nom de Biiildah, nom qui dérive, sans aucun doute, du mot Abada, qui, dans la plupart des langues indiennes, est donné au Rhinocéros indien. Sir Raffles, dans le Catalogue de la collection (|u'il a faite à Sumatra, décrit celte espèce assez longuement sous le nom malais de Badak. Il dit (|ue les naturels nomment Tennu un animal qui vit dans l'intérieur de l'île, et qui n'est point encore connu; qui ressemble parfaitement, par les formes, au Rhinocéros de Sumatra, excepté qu'il n'a qu'une corne comme le Rhinocéros indien, tandis que celui de Sumatra en a deux. Ce terme de Tennu est donné par quelques peuples malais au Tapir; mais à Sumatra, le Tapir est nommé Gimtol ou Babi-Aln, et tout porte à croire que les habitants ont une autre espèce de Rhinocéros qui diffère par la taille et par les cornes fibreuses, de l'espèce aujourd'hui connue des naturalistes. Le Rhinocéros de Sumatra a la peau d'un brun foncé, et recouverte d'une grande quantité de poils. La queue est aplatie et garnie de poils en dessus et en dessous. Les deux mâchoires présentent quatre incisives, mais celles d'en haut ne se font remarquer que pendant le jeune âge, parce que les externes tombent à une certaine époque de la vie. Les màchelières ne diffèrent en rien de celles des autres espèces.
■\\ Une seule corne nasale.
Rhiuocéros «es Irdes. Rhinocéros Ijidiciis, Cuv.. Mém. Mus., grav. de Miger (excellente figure); Rhinocéros unicornis, L. ; Rhinocéros unicornii, Bodd.; le Rhinocéros, Buff., pi. 7; Desm., Sp. G2C. Il a une seule corne sur le nez; la peau est marquée de sillons profonds en arrière des épaules et des cuisses; chaque mâchoire a deux fortes incisives ; la tête est raccourcie et triangulaire; les poîls, qui sont en petit nombre, sont roides, grossiers et lisses, et revêlent la queue et les oreilles; les yeux sont fort petits; la peau est très-épaisse, à peu près nue, et de couleur gris-foncé violàtre ; sa taille est de neuf ou dix pieds en longueur; ses formes sont massives; son caractère sauvage; sa vue est Faible, mais son ouïe est très-fine; la femelle
ressemble parfailenieni au màle; elle ne fait <|u"un petit, et porte neuf mois.
Le Rhinocéros des Indes, bien que d'un naturel grossier et sauvage , peut s'apprivoiser et s'habituer ù la domesticité, et ceux <iu'on a vus en Europe étaient généralement doux lorsqu'on les avait pris jeunes, mais d'une sauvagerie intraitable et sans espérance de cliangemenl lorsqu'ils y avaient été amenés dans un âge un peu avancé. En captivité, cet animal mange avec plaisir du sucre, du riz, du pain, tandis qu'à l'état de liberté, il ne rerhercbe guère que les herbes, les racines qu'il délerre, dit-on, avec sa corne, el les pousses des jeunes arbrisseaux. Ce Rhinocéros ne se trouve guère que dans les contrées intérienresde l'Inde, au delà du Gange. La femelle ne produit qu'un petit à la fois, après une gestation de neuf mois, et ce n'est qu'à mesure que l'animal vieillit que les cornes se développent.
Rhinocéros de Java. Rhinocéros Javanicns, Cuv.; Rhinocéros Sondaicus, Cuv., Horsfield; Rhinocéros unicorne de Java, Camper, Desm., Sp. G27. Fr. Cuvier est le premier qui ait publié une figure du Rhinocéros de Java, d'après un dessin d'Alfred Duvaucel, et voici la description qu'il en donne : « L'espèce de Java, dit ce naturaliste, parait être une des moins grandes; sa longueur, de la base des oreilles jusqu'à l'origine de la queue, est de six pieds; celle de sa tête, du bout du museau à la base des oreilles, est de deux pieds; sa hauteur moyenne ne dépasse guère quatre pieds, et sa <|ueue a plus d'un pied. Ce Rhinocéros n'a qu'une seule corne qui paraît située plus près des yeux que l'antérieure ries bicornes, mais non pas entre les yeux, comme la postérieure de ces derniers. Dans l'individu qui est au Muséum, cet organe est tout à fait usé, arrondi par le frottement et saillant à peine de douze à quinze lignes; les incisives supérieures sont au nombre de quatre chez les jeunes, deux dans chaque intermaxillaire, Irès-rapprocbées l'une de l'autre; alors elles sont petites et presque cylindriques; bientôt elles tombent et ne sont remplacées, chez les adultes, que par deux dents longues d'arrière en avant, minces de dehors en dedans, sortant à peine des gencives, dont le tranchant est mousse el arrondi, et qui sont opposées à la partie antérieure des longues incisives inférieures. La peau est plissée sous le cou, au-dessus des jambes, en arrière des épaules et à la cuisse; le pli des épaules embrasse tout le corps; ceux des jambes sont de toute la largeur de ces organes; les autres finissent insensiblement avant d'arriver à la limite du corps, vers laquelle ils se dirigent. Le caractère le plus remarquable se trouve dans les tubercules pour la plupart pentagones, dont la peau est en grande paitie revêtue; on la dirait couverte d'écaillés, bien que ces tubercules ne soient que des éminences épidermoïques qui laissent leur empreinte sur la couche générale de l'enveloppe tégumentaire. Les seuls poils qu'on aperçoive sur le corps prennent naissance dans une dépression qui occupe le centre de ces mêmes tubercules, et ces poils, de couleur noire, sont beaucoup plus fournis en deux endroits seulement, sur le bord des oreilles, et en dessus comme en dessous de la queue qui est comprimée. "
§ II. RairSOCÉROS FOSSItES.
Rhinocéros a i«ari:ves cioiso:vnées. Rhinocéros tichorhinus, Cuv.; Rhinocéros Pallasii, Desm., 630. La taille de cet animal perdu était plus considérable que celle du Rhinocéros d'Afrique; sa tète est très-allongée, el a dû supporter deux cornes très-longues, à en juger par deux disques remplis d'inégalités qui existent sur le crâne ; les os du nez, rabattus en avant, forment une large voûte soutenue par une cloison verlicale moyenne, ([u'on n'observe point chez les espèces vivantes; un poil abondant semble indiquer que ce Rhinocéros vivait dans les contrées les plus froides. Ou en a trouvé, en 1771, dans les glaces de la Sibérie, un cadavre presque entier, avec sa peau, son poil et sa chair. Les ossements de celte cs|)èce gisent en plusieurs lieux d'Europe, et nolammenlen France.
RniisocÉROS a iVARiNES SIMPLES. Rhitioceros leptorhinus, Cuv.; Rhinocéros Cuoierii, Desm., Côl. Cette espèce a deux cornes, comme la précédente; elle en diffère en ce que ses narines ne sont pas cloisonnées, et que ses proportions sont plus grêles; les os du nez sont beaucoup plus minces ; son port était plus élancé; ses formes moins massives, et elle devait ressembler assez au Rhinocéros d'Afrique. Cette espèce éteinte a dû habiter l'Europe méridionale, car on ne trouve ses ossements que dans l'Italie.
Rhinocéros (petit). Rhinocéros minulus, Cuv.; Rhinocéros miniintis, Desm., 652. Cette espèce était très-petite. Ses caractères distinctifs consistent dans les incisives qui sont de même forme que celles du Rhinocéros de Java; sa taille ne dépassait pas celle du Cochon. Les ossements ont été trouvés à soixante pieds sous terre, enfouis avec des débris de Crocodiles el de Tortues, à Saint-Laurent près Moissac.
Rhinocéros a incisives. Rhinocéros incisivus, Cuv. Cette espèce, dont Camper a recueilli des dents incisives en Allemagne, ne ressemble point au Rhinocéros à narines cloisonnées de Pallas, ni au Rhinocéros à narines simples de Cuvier, qui n'ont, l'un et l'autre, point d'os intermaxillaires susceptibles de loger de telles incisives.
Le nom deRemocÉROsa élé étendu comme spécifique à d'autres animaux, el l'on a conséquemmenl appelé ainsi :
Parmi les Oiseaux, des Calaos. A', ce mol.
Parmi les Coquilles, le Murex fémorale , L. F. Rocher.
Parmi les Insectes, le Scarabé nasicorne el une Géotrupe.
Parmi les Cétacés, le Narval, elc.
RHINOCURE. Rhinocurus. boll. Genre établi par Monlfort (Conchyl. Sysl., t. i, p. 254), pour une Coquille microscopique, polylhalame que d'Orbigny a fait entrer dans son genre Robuline. A', ce mol.
RHINOCYLLE. Rhinocjllus. ins. Coléoptères létramères ; genre delà famille des Rhynchophores ou Curculionides, tribu des Lixides , établi par Germar, qui lui donne pour caraclères : antennes très-courles, épaisses, faiblement coudées, composées de douze articles, dont les deux premiers très-courts et obconi(iues, les cinq suivants Iransverses, subperfoliés, grossissant
Cradiiellcment el du côlé extérieur, jusqu'à la massue qui flslovalaire; trompe plus courte que la têle, épaisse, anguleuse, plane en dessus, marquée de chaque côté d'une fossette courbe, qui s'étend en dessous et s'unit à la fossette opposée; yeux perpendiculaires, oblongs, rétrécis inférieurcment et un peu déprimés; corselet transverse, profondément bisinué à sa base, beaucoup plus étroit antérieurement, échancré de chaque côté en arrière des yeux; écusson très-petit, à peine visible; élytres oblongues, sublinéaires, convexes, avancées et arrondies à leur base, obtusément anguleuses aux épaules et arrondies à l'exlrémilé; pieds courts.
Rhinocylie CARÉi^É. Rliinocyllus cnrinutus, Sch. La tête est assez grande, arrondie et noire; le front est plan, canaliculé, couvert d'un duvet roussâlre; les antennes sont noires, avec la massue pubescente et cendrée ; le corselet est court el transverse, tronqué antérieurement, avec le bord relevé; l'écusson est caché; les élytressont sublinéaires, coriaces, noires, revêtues d'un duvet jaunâtre; les pattes sont mutiques, avec les cuisses postérieures renflées. Taille, quatre lignes. De la Finlande.
RHIKODE. Rhinodes. ins. Dejean, dansson Catalogue des Coléoptères, indique ce nom comme celui d'un des genres établis par Schonnherr parmi lesCharansonites. Mais l'auteur lui-même n'a plus ado|>té ce genre dans sa distribution systématique de cette famille, et les espèces qui le constituaient ont été disséminées dans ses genres Taniiiophiius, Brachonyx et Brailybatus.
RHINOLAQUE. Rhinolaccus. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores, tribu des Curculionides, institué par Chevrolal, qui en a déterminé les caractères ainsi qu'il suit : trompe presque du double plus longue que la lèle, diminuant de grosseur jusqu'à l'extrémité, scabreuse en avant des yeux, elen dessous, dans sa longueur; tête convexe, rétrécie en avant; yeux séparés seulement en dessus, par une ligne enfoncée; corselet cylindrique, subitement atténué et cerclé à sa base, légèrement granuleux à cette place et échancré latéralement au-dessous, en demicintre; écusson nul ; élytres du double plus larges à la base que le corselet, coupées obliquement aux épaules, avancées en forme de Vsur la place rie l'écusson, s'élargissant au delà du milieu, ayant chacune, près de la marge, deux stries formées de points, commençant aux pattes médianes et se terminant avant l'extrémité de la suture; trochanteis grêles à leur naissance, longs et coniques; jambes droites, médiocres, arrondies, rugueuses et légèrement renflées près des tarses, terminées par des soies raides et courtes; quatrième article des tarses muni de deux crochets aigus, cintrés sur eux-mêmes.
RiiiNOLAQTiEDES FoDRMis. if/u>io/accwsFor«i!'car!«s, Guér., Voyage de la Coq., pi. 6, tîg. 7. Il est entièrement d'un noir de poix, avec les antennes et les tarses d'un noir brunâtre. Taille, deux lignes et demie. De la Nouvelle-Hollande.
RHINOLOPHE. Rltinolophus. mam. Genre de Mammifères Carnassiers, de la famille des Chéiroptères, séparé du Fesperlilio , par Geoffroy Saint-Hilaire qui l'a particulièrement caractérisé de la maniéresuivante:
nez placé au fond d'une cavité bordée d'une large crête en forme de fer à cheval, et surmonté d'une feuille nasale compliquée et membraneuse; oreilles moyennes, latérales, sans oreillon ; queue longue, enveloppée en entier par la membrane interfémorale, qui est trèsdéveloppée; une seule phalange à l'index. Formule dentaire : incisives, deux en haut , quatre en bas; canines, deux en haut, deux en bas; molaires, dix en haut, douze en bas.
RHiisoLOPnE AFFinis. Rhinolophus affinis , Temm. Pelage long, assez touffu, un peu friac, d'un brun cl,Tir, uniforme partout. Longueur, trois pouces; envergure, douze pouces. De Sumatra.
RuiNOLOPHE BICOLORE. RIlinolophus bicolor, Temm. Oreilles plus larges que hautes, entières; lobe distinct, très-petit, muni d'un pli interne; feuille nasale petite et transversale; pelage long, très-fin, lisse et bicolore, en dessus, d'un blanc très-pur, avec la pointe des poils rousse, ce qui fait que le blanc offre une bigairure irrégulière; en dessous, les nuances sont plus claires. Longueur, deux pouces el un quart; envergure, huit pouces. De Java.
Rhinoiophe bifer. Rhinolophus bihastatus, GeofF.; Fesperlilio Feniiiii equinum, var., L.; le petit Fer à Cheval de Daubenton. La feuille nasale est double, et l'une et l'autre sont en fer à cheval ; les oreilles sont profondément échancrées. Cette espèce habite l'Europe; elle est commune en Angleterre.
Rhinolopbe no Cap. Rhinolophus Capensis, Liclisl. Pelage d'un brun fuligineux, très -pâle en dessous; oreilles grandes. Son corps est long de trois pouces et demi; la queue a six lignes. Envergure, douze pouces. Du cap de Bonne-Espérance.
RamoLopHE Cliffon. Rhinolophus Clivosiis, Temm. Pelage long, très-touffu, couvrant les membranes; oreilles grandes, pointues, échancrées et munies de cinq plis. Longueur, trois pouces ; envergure, onze pouces. De l'Egypte et du cap de Bonne-Espérance.
Rhinoiophe DE CoMMERSori. Rldnolophus Commersonii, GeofF. On ne connaît cette espèce que par une description et un dessin du célèbre Commerson. Elle a la feuille nasale simple, arrondie à sa pointe ; sa queue est de moitié moins longue que les jambes. Elle habite les environs du fort Dauphin, dans l'ile de Madagascar.
RaiNOLOPaE cornc. Rhinolophus cornulus, Temm. Pelage long et soyeux, bicolore partout; en dessous d'un jaune blanchâtre, avec la pointe des poils d'un rouge biunâtre; oreilles très-grandes, pointues, échancrées à leur bord interne, el à lobe très-grand. Longueur, deux pouces deux lignes; envergure, sept pouces. Du Japon.
RHirsoioPDE CRCMÉNiFÈRE. Rhinolophus speoris , Schneid.; Rhinolophus maisupialis, GeofF. La feuille nasale est simple, arrondie à son sommet; une bourse, formée de trois replis du derme, s'élève sur le front. Celte espèce a été découverte dans l'ile de Timor, par Pérou et Lesueur.
Rhiivolopbe déformé. Rhinolophus deforinis, Ilorsf. Il est brun en dessus, blanchâtre en dessous; membranes nasales comprimées ; face allongée et plane; queue courte ; oreilles larges, droites et un peu rai)prochées. Envergure, douze pouces. Java.
RHIIVOLOPHE DÉGl'ISÉ. y. RllINOI-OPBE BASQDH.
RniNOiopuE EX DEUIL. liliinolophus luctus. Son pelage est très-long, touffu et laineux ; sa Ifile est presque entièrement cacluie par le pelage qui ne s'étend point sur les membranes, et dont la couleur est le noir de suie. Oreilles très-grandes, à peu près réunies à leur base. Longueur, cinq pouces; envergure, quatorze pouces. De Java.
Rbirolophe Dudéme. Bliinolophus Diadenia, Geoff. Celle espèce a la feuille nasale simple, arrondie à son sommet; le front ne présente point de bourse comme l'espèce S/ieon's ; la queue est de la longueur des jambes. Elle a été rapportée de Timor par Péron et Lesueur.
RniNOLOPBE DISTINGUÉ. Rluiiolophus iiisignis, Temminck. Pelage touffu et lisse, bicolore en dessus; tète et nuque blancbes, avec l'extrémité des poils brune; cou, partie médiane de la poitrine et abdomen d'un gris-brunâtre clair; côtés de la poilrine bruns. Longueur, (pialre pouces; envergure, treize pouces. De Java.
Rbinolophe de Ddkhcn. Rhinolophtis Dukhttnensis, Temm. Oreilles larges et arrondies ; lobe supérieur de la feuille nasale concave et courbé; l'er ^ cheval oblong et découpé au centre. Pelage des parties supérieures d'un gris de souris, celui des inférieures est d'un blanc brunâtre. Longueur, deux pouces deux lignes; envergure, dix pouces.
Rbiholopbe Ei'RTOTE. Rhiiiolophus Euryotis, Temminck. Pelage touffu et grossier; dos et cou d'un brun clair; poitrine blanchâtre, teintée de brunâtre; flancs d'un brun foncé; oreilles non réunies, avec la pointe tournée en dehors. Longueur, trois pouces; envergure, onze pouces. Des Moluques.
Rhisolopue fameux. RIdnolophus iiobilis, Temm. Tête grande; oreilles en conque, sans lobe distinct, velues extérieurement à leur base; feuille nasale simple, à bord terminal en coupe de couronne; pelage très-doux et fin, long, bien fourni, très-bigarré ; épaules et milieu du dos d'un brun marron ; dessous des épaules et parties latérales du dos d'un blanc pur; sommet de la léte et nuque d'un gris blanchâtre, sur le hautdubras unebandeletle marron, entourée de blanc; côtés de la poilrine, région humérale et Hancs d'un blanc pur; joues et côtés du cou d'un gris brunâtre; membranes d'un brun foncé. Longueur, cinq pouces et un quart; envergure, dix-neuf pouces. De Java.
Ubiisolopbe de Geoffrot. Rhiiiolophus Geoffroxi, Smith. Pelage supérieur d'un brun fauve, qui passe au rougeâtre en dessous ; membres noirs , l'interfémorale sillonnée transversalement de veinules, et à peine débordée par l'extrémité libre de la queue; feuille nasale acuminée au sommet; bord externe de l'oreille profondément échancré. Taille, trois pouces; envergure, treize pouces. Cap de Bonne-Espérance.
RniNoi.oPHE de Larder. Rhiiiolophus Landeri, Martin. Pelage doux, soyeux et d'un roux châtain; oreilles pointues, étalées, ayant à leur base un lobe arrondi; feuille nasale double ; Pantérieure accompagnée à sa base d'une sorte de petit entonnoir entouré d'un fer à cheval membraneux, la postérieure sinuée tiansversa-
lement. Longueur du corps, un pouce quatre lignes, de la queue, neuf lignes; envergure, neuf pouces. Dans l'île de Fernando-Pô en Afrique.
RBIMOlOPaE MABMELONÉ. P\ RlIISOLOPHE CtIFFON.
Rhinolopoe masqué. Rhiiiolophus larvatus, Temm. Feuille nasale transversale, large, très -développée, à pli transversal dans le milieu et trois plis latéraux aux bords du fer à cheval ; pelage des parties supérieures d'un brun foncé, avec une nuance dorée aux inféiieures; membranes d'un brun-noiràlre, nuancé de jaunâtre. Longueur, trois pouces; envergure, quatorze pouces. De Java.
Rbiisolopbe mégaphvlle. Rhiiiolophus megaphyllus, Gray. Pelage supérieur d'un brun cendré, l'inférieur est blanchâtre; feuille nasale ovato- lancéolée, couvrant presque toute la face. Taille, quatre pouces, la queue comprise et qui a onze lignes. De la Nouvelle- Hollande.
RniNOLOPHE TfMV. Ehinolophus minor, Temm. Pelage supérieur d'un brun noirâtre, l'inférieur est d'un cendré brun clair; feuille nasale compliquée et en fer de lance, garnie de poils à la pointe. Longueur, deux pouces cinq lignes; envergure, neuf pouces. Java.
Bbimolopbe noble, y. Rbinolopbe fameux.
Kbinolopbe petit, y. Rbinolopbe nain.
Rbinolophe fusille. Rhiiiolophus pusillus, Temm. Pelage bicolore en dessus, unicolore en dessous. Longueur, deux pouces deux lignes; envergure, huit pouces. De Java.
Rbinolopbe TRttLi. Rhiiiolophus trifoliatus, Temminck. Parties supérieures d'un roussâtre cendré, les inférieures brunes; pelage très-long, touffu et lin; feuille nasale double; oreilles grandes, pointues et fortement échancrées. Longueur, trois pouces; envergure, douze pouces. De Java.
Rbinolopbe TRiciJSPiDÉ.iî/i!«o/o/^/n(«//îCMS/j((/a<M«, Temm. Pelage assez courl, fin, lisse el d'un brun roussâtre clair en dessus ; exlrémilé des poils du dos noirâtre; parties inférieures brunes; membranes noirâtres. Longueur, deux pouces deux lignes; envergure, sept pouces six lignes. Des Moliniues.
Rbinolopbe trident. Rhiiiolophus tiidens, Geoff. Pelage rare, court, lisse et d'un blanc cendré, le bas du ventre et les cuisses sont nus; oreilles assez larges, mais peu fermées sur le devant; queue courte, libre au delà de la membrane interfémorale qui est coupée carrément. Longueur, deux pouces et Mois quarts; envergure, huit pouces et demi. De l'Egypte.
RuiriOLOPBE iiMtt.R. Rhiiiolophus unihaslatus,Geotfroy ; le grand Fer à Cheval, Daiib.; yespertilio Ferruiii equinuin, var., L. Dans celte espèce, la feuille nasale est double : la postérieure est en fer de lance, l'antérieure est sineuse à ses bords et à son sommet. Elle vit dans les carrières et les cavernes de toute l'Europe.
Rbinolopbe vulgaire. Rhiiiolophus vulgaiis, Horsf. Il est brun en dessus, blaiichâlre en dessous; feuille nasale simple à la base; oreilles ouvertes, échancrées en dehors, munies, à leur attache, d'un lobule velu. Taille, trois pouces; queue un |)eu plus longue (lue les jambes; envergure, douze pouces et demi. Java.
n II I
RHINOMACER. ms. Genre de l'ordre des Coléoplères, section des Tétramères, famille des Rliyncliophores, liilm des Anlliribides, établi par Fabricius aux dépens des Anthribus de I.atreille et de Paykull, et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères: corps allongé, étroit. Tète portant un museau -trompe plus long qu'elle, déprimé, élargi au bout. Antennes un peu plus longues (|ue la tête et le corselet , insérées sur le milieu du museau-trompe, composées de onze articles presque obconiciues : le premier court, un peu renllé; le deuxième arrondi, plus court que le premier; les six suivants courts, presque coniques; les trois derniers un peu plus gros, formant une massue allongée. Mandibules cornées, arquées, avancées, simples ou munies intérieurement d'une dent assez forte ; mâchoires cornées, bifides, leur lobe intérieur coupé obliquement et cilié, l'extérieur mince, allongé, arrondi; palpes maxillaires courtes, filiformes, composées dequalre articles: le premier très-petit, les deuxième et troisième presque coniques, le dernier oblong; palpes labiales courtes, filiformes, presque sélacées, de trois articles presque égaux, insérés sur le menton ù la base latérale de la lèvre qui est membraneuse, avancée et bifide. Corselet convexe, à peu près de la largeur de la tète. Écusson petit, arrondi postérieurement. Élylres assez molles, plus larges que le corselet, couvrant les ailes et l'abdomen. Pattes de longueur moyenne; tarses de quatre articles bien distincts, le premier un peu allongé, triangulaire, le deuxième de même forme, mais moins long que le premier, le troisième bilobé, cordiforme. On trouve ces insectes dans les bois et sur les Heurs.
RBirioiiACER LEPTiROÏDE. RlUnoinacer tepturokles, Fabr., Oliv., Panz., Faune Germ., fig. 8; Encycl., pl. 502, f. 1-2. Long de trois lignes, noir; couvert d'un duvet cendré; bouche un peu roussàlre; corselet et élylres finement pointillés. Europe.
RHINOMACÉRIDES. lus. Nom donné par Schonnherr fi une division de son ordre des Orthoceri, renfermant les genres Rhinomaceret Oulèles. /''. RnvNcnoPHORES.
RHINOMYE. Rhinomya. ois. Genre de l'ordre des Omnivores, institué par Is. Geoffioy. Caractères : bec eonico-lriangulaire, recouvert à sa base par des plumes allongées; mandibule supérieure dépassant un peu l'inférieure et se terminant par une pointe mousse et arrondie que précède, de cha(iue coté, une échancrure peu marquée; narines placées à la base du l)ec et recouvertes par une grande écaille ovale, qui les ferme presque entièrement; pieds assez longs, doigt intermédiaire dépassant l'externe qui est plus long que l'interne; pouce médiocre; ailes courtes ; première rémige très-courte, les (piatre suivantes étagées : extrémité de toutes arrondie; reclricesde médiocre longueur et faiblement étagées. Les Rhinomyes. dont la connaissance est due à d'Orbigny, ont le vol inégal et peu assuré; elles ne s'élèvent que de quelques pieds au-dessus du sol et ne franchissent que des distances de quinze à vingt pas; on les voit rarement se percher sur les arbres, mais bien courir et sautiller avec agilité, les ailes à moitié étendues; le moindre bruit les effraie et décide une fuite rapide vers les broussailles où elles cherchent un refuge impénétrable.
RiiiivosiYE LANCÉOLÉE. Rliitiomya lameolata (^Uq. de Zool., cl. 11, pi. 5). Parties supérieures olivâtres; sommet de la tête couvert de plumes étroites, effilées, dirigées en arrière, blanches, bordées de roux avec quelques traits noirs; gorge et milieu de la poitrine d'un cendré clair; flancs d'un roux vif; abdomen blanc; rectrices terminées de noirâtre. Bec cendré; pieds noirs. Taille, sept pouces. De la Patagonie, sur les bords du Rio-Negro.
RHINOMYZE. Rhiiiomyza. iNS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes, tribu des Taoniens, établi par Wiedemann , et dont les caractères sont : trompe prolongée, ascendante el longue ; palpes insérées à sa base, composées de trois articles, dont le premier très-cuurt, le deuxième allongé, et le troisième le plus long de tous; antennes de trois articles : le premier cylindrique et assez court, le deuxième cyathiforme, le troisième un peu plus long et recourbé, avec une dent au-dessus de sa base; yeux très-grands; trois ocelles.
RuiRonvzE BRUNE. RMtiomyza fusca, Wied. Ses antennes sont noires ; son hypostome est jaunâtre, impressionné de brun ; son corselet est brun, chargé d'un très-faible duvet brunâtre et d'une tache jaune; premier segment de l'abdomen brun, bordé de ferrugineux, le deuxième brun, avec une petite ligne blanche à la base, les autres ferrugineux, bordés de brun; ailes transparentes, avec une tache apicale jaunâtre; squammes noirâtres, ciliées de brun; pieds noirâtres. Taille, six lignes. De Java.
RHINOPÉTALE. Rliinopelalum. bot. Genre de la famille des Liliacées, établi |)ar Fischer, qui lui reconnaît pour caractères : périgone corollin décidu, hexapbylle, dont les folioles sont étalées, presque égales, creusées en fossette nectarifère à la base, avec une autre fossette plus profonde et supérieure, prolongées en corne ascendante à l'extrémité ; six étamines adhérentes à la base des folioles du péiigone; ovaire à trois loges renfermant chacune plusieurs ovules anatropes, obovato-ventrus et disposés sur deux rangs ; style terminal, filiforme; stigmate non divisé et tronqué. On ne connaît encore qu'une seule espèce de Rhinopétale, et elle appartient aux montagnes de l'Oural; c'est une plante herbacée, à racine bulbeuse, à lige simple, à feuilles lancéolées, un peu roulées; la Heur est terminale et solitaire, d'une couleur de lilas très-pâle.
RHINOPO.ME. Rhinopoma. mah. Ce genre a été institué par Geoffroy Saint-Hilaire pour distinguer, dans la grande famille des Chéiroptères, deux espèces étrangères de Vesperlilions. Caractères : chanfrein creusé en gouttière; oreille aussi large que haute, oreillon lancéolé, l'un et l'autre réunis sur le front; narines en fente oblique, entourées par une sorte de sphyncler qui les ferme avec élasticité; elles s'ouvrent à l'extrémité d'un petit grouin détaché du museau par en haut et à angle droit; lèvre supérieure ne dépassant point la partie inférieure du grouin, et l'inférieure se terminant par deux mamelons séparés par un léger sillon; ailes longues; membrane interfémorale trèsétroite ; deux dents incisives en haut et <iuatre en bas, petites, coniques, trilobées; deux canines en haut el en
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l)as ; huil molaires en liant et dix en bas, les deux antérieures de la mâchoire inféiieure fausses.
RoiNOPOME MicROPHYLLE. Hliinopoiiia microphyliiivi, Geoff. Pelage cendré; queue longue et grêle; poils touffus. Longueur, deux poirces; envergure, sept pouces quatre lignes. Cette espèce a été trouvée dans les souterrains des Pyramides, en Egypte.
RnmopoME de l\ Caroline. Bhinopoma Caroliiiense , Geoff. Oreilles triangulaires, médiocrement courtes; pelage brun; queue assez robuste, engagée à moilié dans la membrane. Longueur, deux pouces; envergure, buit pouces.
RHINOSIE. Jihinosia. ins. Genre de Lépidoptères nocturnes, de la famille des Pyraliens, tribu des Tinéites, établi par Treils, (|ui lui donne pour caractères : antennes de la longueur du corps dans les deux sexes, un peu plus épaisses à la base; lète très-écailleuse; palpes divergentes, ayant leurs deux premiers articles garnis de poils très-serrés, formant un long faisceau dirigé en avant, d'où s'élève le troisième article nu, long, grêle et filiforme; corselet arrondi; corps assez court; ailes antérieures un peu en faux, les postérieures ayant une large frange. Les chenilles vivent sur les arbres fruitiers, et se métamorphosent dans une coque soyeuse.
Rhinosie cosTEiLE. Bliinosia costello , Duponchel; Tinea coslella, Fabr. Ses ailes, fauves en dessus, sont quelquefois sans tacbes, mais elles ont ordinairement une bande costale blanche, qui part de la base et s'arrête au milieu en se bifurquant; les secondes ailes sont d'un gris plombé. Taille, buit lignes, les ailes étendues. Europe.
RfllNOSlWE. Rliinosimus. iNS. Genre de Coléoptères létramères, de la famille des Rhyncbophores, tribu des Antbribides, établi par Latreille, aux dépens du genre Caiculio. Caractères : corps ovale-oblong, déprimé, glabre, luisant. Tête très déprimée, ayant un museau- Irompe aplati. Antennes courtes, grenues, insérées devant les yeux, ayant à peu près la longueur du corselet, composées de onze articles, dont le premier est gros, arrondi; le deuxième plus petit, de même forme; les troisième et quatrième ol)coni(|ues; les suivants im peu globuleux; les cinq derniers un peu plus grands, formant par leur réunion une massue allongée. Labre carré, entier. Mandibules cornées, ayant une petite dent au côté interne, vers l'extrémité; palpes grossissant vers le bout; leur dernier article un peu plus grand, cylindrique-ovale dans les maxillaires, ovale court dans les labiales; les premières composées de quatre articles, les secondes de trois; lèvre rélrécie à sa base, dilatée vers son extrémité, arrondie et entière. Corselet un peu en coeur, rétréci postérieurement; abdomen ovoïde, presque carré. Les quatre tarses antérieurs de cinq articles, les postérieurs de quatre; tous ces articles entiers ou point distinctement bilobés. Ce genre avait été d'abord placé par Latreille (Cous, gén. sur l'ordre des Ins.) dans la tribu des (Edémérites, dont il se rapproche par les articles des tarses et par plusieurs autres caractères. Depuis (Règne Anim. et Fam. nat.), il l'a porté dans la famille des Rhynchophores, en le rapprochant des Antbribides avec lesquels
il a les plus grands rapports, et dont il ne diffère que par les tarses. Les larves vivent dans le vieux bois ou sous les écorces des arbres.
Rhinosihe RCFicoLiE. Rhinosimus riificollis, Latp., Oliv.; /4ntliiibtis ruficolliSyPanz., Faune Germ., fasc. 24, fîg. 19; Encycl., pi. 562, fig. 4, a g. Antennes noirâtres; tête et corselet d'un fauve rougeàtre; élytres d'un noir verdâtre, à reflets métalliques, avec des stries poinlillées; abdomen noir; pattes d'un fauve pâle. Taille, une ligne et demie. Europe.
RHINOSTOMES ou FRONTIROSTRES. iNS. Nom donné parDuméril (Zool. Analyt.) à une famille d'Hémi[itères qu'il caractérise ainsi : élytres demi-coriaces; bec paraissant naître du front; antennes longues, non en soie; tarses propres à marcher. Cette famille renferme les genres Penlalome, Scutellaire, Corée, Acanthie, Lygée, Gerre et Podicère.
RHINOTIE. Rhinotia. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores, tribu des Brentides, établi par Kirby, et ayant pour caractères essentiels : labre réuni postérieurement au rostre, très-petit, échancré; lèvre très- petite, cunéiforme; mandibules fortes, Iridentées ù l'extrémité; mâchoires ouvertes; palpes très-courtes, coniques; menton presque transverse, convexe; antennes point coudées, plus épaisses vers l'extrémité, leur dernier article ovale, lancéolé; corps rétréci, linéaire; coiselet globuleux, conique.
RuirtoTiE HÉMOPTÉRE. RlùnoUa liœijioplera, Kirby, loc. cit. ,yi\. 22, f. 7; Beliis hœmoplcrus, Schonn. Son corps est noirâtre, avec quelques poils blanchâtres en dessous; le corselet est velouté, avec une bande latérale formée de poils d'un fauve doré, dont les bords intérieurs sont mal terminés. On voit une ligne dorsale et deux taches à la jiartie postérieure, formées de semblables poils. Les élytres sont très-ponctuées, chargées de poils d'un fauve doré; la suture est noirâtre. Taille, sept lignes. Nouvelle-Hollande.
RHINOTRAGUE. Rhinotrayus. ms. Genre de Coléoptères télramères, de la famille des Longicornes, tribu des Céiambycins, établi par' Germar, qui lui donne pour caractères : bouche placée au bout d'ini rostre cylindrique; palpes courtes, presque égales, leur dernier article obconique; labre saillant, sinué à son extrémité; yeux échancrés; antennes filiformes, dentées en scie vers l'extrémité; corselet un peu arrondi; pattes de longueur moyenne; premier article des tarses postérieurs un peu plus long que les autres.
RomoTRAGCE DORSiGÉRE. Rlu>wtra(/us dorsiger , Germar (/«s. Sp.nov., etc., vol. 1,p. 313). Noir, ponctué; élytres rebordées, jaunes, avec une lâche noire sur leur milieu. Du Brésil.
RHIPICÈRE. Rhipiceia. iNS. Coléoptères pentamères, genre de la famille des Serricornes, tribu des Cébrioniles, établi par Latreille, et que Fabricius confondait avec son genre Plilintis. Les caractères sont : corps allongé. Tête de grandeur moyenne, avancée, rélrécie avant la bouche; yeux oblongs. entiers. Antennes en panache, de la longueur de la fêle et du corselet, insérées devant les yeux, près de la bouche, composées de vingt à quarante articles; ces articles plus nombreux dans les mâles que dans les femelles; le premier grand,
I.RIIIPICKRK bleu. 5.?TJI.:\ .soira;,co> 2.I,VOL'K li^is-laro-c. | G.ATHACI'OCKIVK i j ISfAlAClllK runcôllo. j -irASTICK, brun. ;.ri,AIRO.\ .rolnlor. S.KSCAHIU)'!' on 15. li^'DKOPIIII.F,