‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 35 sur 103 · R II Y · texte numérisé non relu

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lantes et bien dislincles. Le corps est ordinairement oblong, ou en fuseau très-allongé, et presque cylindrique dans plusieurs, avec le museau de longueur moyenne, avancé, presque droit ou peu courbé; les yeux écartés; le corselet en cône tronqué, bisinué postérieurement; les élytrcs souvent rélrécies en pointeau bout; les jambes terminées par un fort crochet, et le pénultième article des tarses fortement bilobé. Les antennes offrent toujours douze articles, dont les cinq à six derniers forment une massue en fuseau allongé. Les mandibules sont toujours fortement dentées.

Dans les uns, les antennes sont moins coudées; la longueur (le leur premier article n'égale guère que le quart de la longueur totale. Genres : Rhinocylle, Rhinocxtliis; Nertuope, Netthops.

Celles des autres sont plus nettement coudées; la longueur du même article fait au moins le tiers de la longueur totale. Genres : Larin, Larinus ; Lixe, Lixus; Pacholène, Pachotenus.

Les Khynchénides, Rliynchcenides, ont le support mentonal très-avancé entre les mâchoires, long, étroit ou linéaire. Le menton est court, aussi large ou plus large à son sommet qu'à sa base, avec des palpes trèsdistinctes. Les an tenues n'olîrent dans plusieurs que onze articles, et leur massue, ovoïde ou ovalaire, n'est généralement composée que de trois à quatre articles, commençant le plus souvent au neuvième, et au huitième dans les autres. La forme du corps varie, mais offre rarement la simultanéité des caractères propres aux Lixides.

Quelques-uns, mais en petit nombre (les ThamnophilidesdeSchoenherr), ont les antennes peu coudées, courtes, de douze articles, terminées en une massue ovalaire, commençant au huitième article; le museau -trompe court, avancé, peu ar(|ué; le corps ovalaire-oblong,avec les yeux rapprochés supérieurement; le corselet bisinué postérieurement; le bout de l'abdomen en partie découvert; les jambes armées à leur extrémité d'un fort crochet, et le pénultième article des tarses bien bilobé. Genres : L.taosACE, iœwiOiaccMS; Thajinophile, Thamnophilus.

D'autres, dont les antennes sont parfaitement coudées, pres(|ue toujours de douze articles, et terminées en une massue courte, ovoïde, épaisse, ont le corps oblong, et même quelquefois pres(iue linéaire, avec le museautrompe court ou peu arqué, le corselet lobé antérieurement, toutes les jambes arquées, munies d'un fort crochet au bout, et les tarses longs, filiformes, peu garnis de poils en dessous : leur pénultième article est peu élargi et peu bilobé. Genres: Bagous, Ba^fOMs; Hydro- MOME, llydronomus; Lypre, Lypius.

D'autres Rhynchénides et aquatiques, ainsi que les précédents, ayant aussi des antennes conformées presque de la même manière, se distinguent encore de tous les insectes de cette division par leurs tarses. Ici les lobes du pénultième article renferment entièrement ou presque eu totalité le suivant ou dernier; celui-ci n'offre point de crochets sensibles dans quelques-uns. Genres : Brachipe, liiacliipus ; Takysphyre, Tanysphyrus ; Anople, Jnoplus.

Les UhyncUénides dont les tarses n'offrent point

des caractères particuliers, et qui diffèrent d'ailleurs des deux premiers genres, se divisent ainsi : premier groupe : museau-trompe plus long que la moitié du corps; pieds allongés; jambes grêles, presque linéaires et presque droites; corselet plus long que large, en cône tronqué ou en ovoïde renversé et rétréci postérieurement, sans lobes antérieurs; tous ont des antennes composées de douze articles. Genres : UbyncnÈivE, Rliynchœnus (Erirhinus, Schoenh.); Balaniiv, Balaiiinus; Érodisqce, Erodisciis.

Un second groupe offrira des Rhynchénides ayant le corps ovoïde, avec le corselet presque conique, aussi long au moins que large, et des antennes pareillement composées de douze articles; mais le museau-trompe est plus court que celui des précédents; les deux pieds antérieurs, d'ailleurs, sont plus longs, avec les cuisses renflées et les jambes dilatées ou anguleuses vers le milieu du côté interne. Genre : Anthosome, yinthono-

Une troisième subdivision comprendra les Rhynchénides dont le museau -trompe est encore notablement plus court que le corps, dont les antennes ont pareillement douze articles, mais dont les pieds antérieurs ne diffèrent point ou diffèrent peu des suivants. Ils sont généralement robustes, avec les jambes un peu dilatées ou anguleuses vers le milieu du côté interne. Genres aptères : Solénorhiiv, Solenorhinus ; Styphle, Slyplilus;! jiJiitia\vi}iit.,Tanythynchiis;U\OKnnt, Myorliinits [Apsis, Germ.); Tracoode, Tiachodes.

Les autres, ainsi que tous les Rhynchénides précédents, sont ailés.

Ceux dont le corselet est plus long que large forment les genres IIEILIPE, Heilipiis; ORTHORnm , Oitliorhiiius; P\KMit.corE,Paiamecops;ï'issouE,Pissodes; Pe- NESTE, Penestes.

Ceux où il est plus large que long, ou presque isométrique, composent les genres Eudère, Eitderes; Deréi.()ME, Derelomus; Coryssojière, Coiyssomerus; Endée, Enilœus; Tychee, Tychius.

D'autres Rhynchénides, analogues aux derniers genres, en diffèrent par leurs anteinies qui n'ont que onze articles, dont sept avant la massue. Ce sont les genres SiEYRE, Sibynes; Bradydate, Biadybatus (Rhynodes, Dejean).

Les derniers Rhynchénides ont le corps ovoïde, assez convexe, avec les antennes composées de douze articles; les yeux très rapprochés et déprimés, le corselet transversal, et se distinguent plus particulièrement par leurs ély très, dont la base se dilate extérieurement en manière d'angle denté ou épineux. Genres : Sterneche, Sternechits; Tylojie, Tylomus.

Les CioNiBES, Cionides, n'ont que neuf à dix articles aux antennes, dont sept avant la massue. En commençant par ceux où leur nombre est de dix, on trouve les genres Mecine, Mecinus; CiONE, Cionus; ceux où il y en a un de moins sont les genres IVapiode, Naiiodes; et Prioisope, Prioiiopiis, de Dalman.

Les Orcuestides, Orchestides , ou Cbaransoniles sauteurs, ont tous onze articles aux antennes qui tantôt sont coudées et insérées sur le museau -trompe, comme dans le genre Orcueste, Orchesles; tantôt

sont droites et insérées près des yeux, comme dans le genre Rhamphe, Blianiphus.

On partage les Cdolides, Cholides , en ceux doni le corps est convexe, ovalairc ou presque cylindrique; tels sont les genres : Alcide, vieilles; AMÉRBinE, Amerhmvs: Soleisope, Solenopvs; et ceux dont le corps est plan en dessus ou déprimé, et de forme rliomboïdale ou presque elliptique, et qui, en outre, ont toujours le museau -trompe beaucoup plus long que la télé.

Les uns ont une saillie ou corne à ravanl-sternum. Genre : Rdinaste, Hhinasfus. Dans d'autres il est inerme, et tantôt le corselet est plus large que long, les élytres recouvrent l'extrémité postérieure de l'abdomen, et la massue des antennes est ovalaire, comme dans les genres : Cboie, Clioliis; Dionvqce, Dioiifclnis; tantôt le corselet est presque isométrique; l'extrémité postérieure de l'abdomen est ordinairement à nu, et la massue des antennes est en fuseau dans plusieurs. Tels sont les genres : Plattoisyce, Plalyonrx; Madare, Mailarus; Baridie, Baridius.

Les Cryptoraynchides, Cixploiliynchides, ont des antennes composées de douze ou onze articles. Se présentent en première ligne ceux qui, par leur fossette sternale souvent peu profonde, ou peu prononcée et courte, et à raison de leur corps presque rbomboïdal ou presque carré, souvent très-épaissi inférieurement, avec le corselet rétréci brusquement par devant dans la plupart, l'abdomen court, triangulaire, paraissent se lier avec les derniers Cliolides. Les yeux de plusieurs sont très-grands et occupent presque toute la lace antérieure de la tête. Le présternum de plusieurs mâles est armé de deux cornes ou épines dirigées en avant. Tous sont ailés.

Les uns ont douze articles aux antennes.

Ici la massue des antennes est allongée. Genres: Ceîv- TRIN, Cenlnnus; Mecope, Mecopus; Euriiine, Eurhi-

9ltlS.

Là, cette massue est courte et ovoïde; tantôt les yeux sont grands, réunis ou très-rapprochés supérieurement. Genres : Zygops, Zygops; Lécbiops, Lecinops; tantôt ils sont petits ou moyens et écartés. Genres : Cebtorhynqde, Ceutoixiichiis; MoivowYCBE, Mononychus.

Les autres n'ont que onze articles aux antennes. Genre : Tapinote, Tapinotiis.

Une deuxième division offrira desCryptorhynchides qui ont une grande analogie avec les précédents, et sont pareillement ailés; dont le corps est ovoïde, court, avec les yeux spacieux, le plus souvent rapprochés ou réunis; le corselet uni, soit presque coni(iue et lubulaire en devant, soit très-courl et transversal; l'abdomen trèsrenUé, embrassé latéralement par les élytres; les cuisses canaliculées, recevant les jambes dans un sillon; les antennes ont toujours douze articles.

Ici les yeux sont séparés. Genres : Diorymère, Dior/merus; Oclaoie, Ocladius.

Là ils sont presque contigus supérieurement. Genres . CiÉOGONE, Cleogoniis; Orobitide, Oiobitis.

On réunira dans une troisième et dernière division ceux dont le corps est ovoïdo-oblong, convexe en des-

sus, avec l'abdomen presque ovoïde. Les deux pieds antérieurs sont ordinairement plus longs, surtout dans les mâles; les yeux ne sont point réunis en dessus; les élytres recouvrent le plus souvent l'extrémité postérieure de l'abdomen; le sillon pectoral est profond, souvent prolongé et même rebordé; les jambes, ou du moins les antérieures, ont un crochet à leur extrémité interne; les antennes ont aussi douze articles.

Les uns ont un écusson distinct et des ailes.

Ici le corselet est sensiblement plus long que large, presque en cône tronqué. Genre : PiiVARE, Pinarus.

Là II est transversal ou pres(|ue isométrique (l'extrémité des élytres est calleuse). Genres : Cratosome, Ciatosomus; Macromère, Macroinerus; CRYPioRinnguE, Ciyplorhynchus.

Les autres n'ont point d'écusson, sont privés d'ailes ou n'en ont que de courtes. Genres : Ulosome, Ulosoiitus; ScLÈROPTÈRE, Sc/eiopterus; Tylode, Tylodes.

Les Charansonites longirnslres spermalophages diffèrent par leurs habiludes des précédents. Ils vivent de substances ligneuses ou de graines. Leuis antennes, souvent insérées près de la base inférieure du museau- Irompe, n'offrent jamais distinctement au delà de dix articles, dont le dernier, ou les deux derniers au plus, forment une massue. Cette massue est tronquée dans plusieurs, et revêtue d'un épiderme coriace, avec l'extrémité spongieuse. Les jambes sont toujours terminées à leur extrémité interne par un crochet, ordinairement très-fort. Les tarses de quelques-uns offrent cinq articles, et tous entiers. Ces insectes se lient avec les Hylésines de Fabricius et autres Xylo|)hages. Il en place quelques-uns dans ce genre; les autres rentrent dans celui qu'il nomme avec Clairville, Calandre.

Les uns n'ont aux tarses que quaire articles, dont le pénultième est très-distinctement bilobé. Le nombre de ceux de leurs antennes est de huit au moins.

Dans ceux-ci, très-rapprochés des précédents et pareillement aptères, la massue des antennes est formée exclusivement par le dixième article, et peul-étie par un ou deux de plus, mais intimement unis avec lui et point distincts. Genre : Akcbone, ylnchonus.

Dans ceux-là la massue des antennes est formée par le huitième ou le neuvième article.

Il y en a d'aptères. Tel est le genre ORTBOCHilE, Orthochcetes de Germar (Comasiiitis ? Dej.)

Les autres sont ailés. Tantôt la massue est précédée de sept articles (les Calandrœides de Schoenherr). Genres : Rhiive, Rhina; Sipaie, Sipabis (AcoiUlnus, Dei.);CM.KisoiLZ,Calandm(niiynchoplionis,Sc]ioen.). Tantôt de huit (les Cossoiiides du même). Genres ; CossoN, Cossontis; Rbyncole, lihyiicolus.

Les autres ont cinq articles, tous entiers, aux tarses. Les antennes n'eu offrent que six, dont le dernier compose la massue (les Dijopthorides , i\i même). Genre : Dryoptbore, Diyoplhonis (Bulbifer, Dej.).

On a vu par cette distribution méthodique des Rhynchophores, qu'en admettant les genres de Schoenherr, il fallait employer avec lui des caractères d'une bien médiocre valeur, et qui, dans une famille moins nombreuse, ne seraient souvent que spécifiques ou tout au plus divisionnaires. C'eût été bien pis si on eût

voulu faire entrer dans ce cadre la notnenclalure de ses sous-genres. Dans la supposition que le nombre des espèces soit de trois mille, et que chaque genre n'en comprît, terme moyen, que cinquante, on n'aurait besoin pour les signaler facilement que d'une soixantaine de genres. On ne serait point dès lors dans la nécessité de faire usage de moyens si faibles, si incertains, et qui font craindre que la science ne devienne un véritable chaos. Aussi, dans la deuxième édition de la partie enlomologique de l'ouvrage de Cuvier sur le règne animal , Latreille a-t-il réduit de beaucoup la quantité de ces coupes génériques.

RHYNCHOPSIDIER. Rhynchopsidium. noT. Genre de la famille des Synanthérées, élabli par le professeur De CandoUe qui lui assigne pour caractères ; capitule mulliflore, hétérogame; Heurons de la circonférence unisériés, ligules, femelles; ceux du disque sont tuhuleux, hermaphrodites, et les plus serrés sont ordinairement frappés de slérililé; involucre étroitement imbriqué; réceptacle plan, garni de paillelles scarieuses, acuminées, ampicxinores ; corolles du rayon ligulées, celles du disque lubuleuses, avec le sommet du tube pubérulent et son limbe partagé en cin(| lobes; arj- Ihères dépourvues de queue; stigmates obtus; akènes brévirostres, allongés, cylindriques, chargés de poils serrés, à l'exception de ceux du centre qui sont glabres et stériles; aigrette très-courte, formée de la réunion d'une multitude de paillettes.

RnïNCHOPSiDiER A FLEURS SESsiLES. Rhytichopsidium sessilifloium , DC. C'est une plante herbacée, grêle et annuelle; ses feuilles sont alternes, scssiles, linéaires, très-entières et velues ; les capitules sont terminaux; les fleurs sont jaunes. Du cap de Bonne-Espérance.

RHYNCHOSASME. iNS. (Hermann.) Synonyme de Bec-Ouvert, f^. Ch^enoramphe.

RHYNCHOSIA. bot. Loureiro (Flor. Cochinch., édit. Willd., 2, p. 502) décrivit, sous le nom de Rhynchosia volubilis, une plante de la Diadelphie Décandrie, L., formant un genre nouveau, dans la famille des Légumineuses, qui fut véuni par quelques auteurs au genre Glycine. Mais ce dernier genre, tel que Linné l'a construit, est un amalgame de plantes chez lesquelles l'organisation Horale est assez diversifiée pour donner naissance à plusieurs nouveaux groupes. L'inspection du R. volubilis de Loureiro, conservé au Muséum de Paris , suggéra au professeur De Candolle l'idée que loules les espèces de Glycine à deux ou quatre graines et à cotylédons charnus appartenaient au genre Rhynchosia. Déjà, en 1818, Elliott, dans son Esquisse de la Flore de Caroline, avait séparé les Glycines oligospermes de l'Amérique septentrionale en un genre nouveau, auquel il avait donné le nom A' Arcyphyllum ; et presque en même temps Nuttall avait réservé le nom de Glycine pour ces espèces seulement, nomenclature qui fut admise par Kunth. Cependant De Candolle (Prodr. Sysl. f^eyet., 2, p. 584, et Mém. sur les Légumineuses , p. 362), s'aslreignant à l'ordre de priorité, adopta le nom proposé en 1789 par Loureiro, et caractérisa de la manière suivante le genre Rhynchosia, qu'il plaça dans la tribu des Phaséolées : calice à cinq

lobes presque déjelés en deux lèvres; corolle papilionacée, quelquefois plus petite que le calice; dix étamines diadelphes, le filet solitaire genouillé à sa base ; style filiforme, souvent fléchi diversement; gousse sessile, comprimée, presque en forme de faux, à deux valves, a une seule loge, à deux ou très -rarement trois ou quatre graines ovales, arrondies, à cotylédons épais et charnus. Ce genre se compose d'environ cinquante espèces, qui croissent dans les diverses contrées chaudes du globe, et que le professeur De Candolle a réparties en quatre sections, déterminées principalementparle feuillage ou l'inflorescence, savoir: 1»Celles dont les feuilles sont toutes ou la plupart à une seule foliole; le Glycine reniformis, Pursh, en est le type. 2" Les espèces à trois folioles et à fleurs en grappes , telles que le Rhynchosia volubilis, Loureiro, et une grande quantité de Glycine et de Dolichos des auteurs, ainsi que huit à dix espèces nouvelles. C'est à celte section qu'appartiennent les Rhynchosia phaseoloides et precatoria, qui ont des graines comprimées, en partie rouges et en parties noires, presque semblables à celles de VJbrus piecalorius, L. o» Les espèces à feuilles trifoliolées et à pédicelles axillaires, unjflores. Le Glycine angustifolia , Jacq. (Hort. Schœnbr.,^, t. 2-51): le Glycine mollis, Willd., et le Glycine Totla, Thunb., plus deux autres espèces du cap de Bonne-Espérance composent celte seclion qui a été établie seulement dans les Mémoires sur les Légumineuses et non dans le Piodromus. 4" Les espèces dont les feuilles sont très-brièvement péliolées et à trois folioles presque palmées, ou très-près de partir ensemble du sommet du pétiole; elles ont des grappes ou faisceaux de fleurs axillaires. Leurs tiges ne sont pas grimpantes. L'étendard des fleurs est velu-soyeux. De Candolle donne à cette section le nom à'Eriosetna, et semble disposé à en former un nouveau genre. Le Cytisusviolacens d'Aublet, ou Crotalaria lineatade Lamarck, Glycine picta de Walh; les Glycine ru fa, diffusa, crinila, etc., de Kunth; le Cylisus sessiliflorus de Poiret; le Crotalaria psoraloides deLamarck, tous indigènes d'Amérique, appartiennent à ce groupe.

RHYNCHOSPERME. Rhynchosperrnmn. bot. Genre de la famille des Synanthérées, élabli par Reinwardt et Blume (Bijdr. Flor. ned. Jnd., p. 902), qui le regardent comme intermédiaire des genres Aster et Solidngo. Voici ses caractères : involucre hémisphérique, à folioles nombreuses, imbriquées. Réceptacle marqué de fossettes. Fleurons du centre lubuleux, quinquéfides, hermaphrodites; ceux de la circonférence en languette, nombreux et femelles. Anthères nues. Akènes comprimés, couronnés d'une aigrette composée de poils crochus au sommet et légèrement plumeux.

Rbyncbosperme verticulé. Rhynchospermum verticillatum, Bl. C'est une plante vivace, dont les dernières branches sont verticillées; les feuilles sont éparses, brièvement pétiolées, lancéolées, scabres et légèrement dentées en scie; les fleurs sont solitaires ou peu nombreuses au sommet de pédoncules axillaires et terminaux. Cette plante croît dans les montagnes de la province de Tjanjor, à Java.

RHYNCHOSPORE. Rhynchospora. bot. L'une dos subdivisions du genre Scliœuvs, de la famille des Cypéracées, élablie par Valil. Elle comprend les espèces i(ui ont les écailles inférieures de leurs épillels vides; leurs Heurs bermaplirodiles, composées de deux ou trois élamines, d'un ovaire comprimé, surmonté d'un style profondément biparli et de deux sligmales. Le fruit est nu, sans soies liypogynes, lenticulaire, à surface ridée, surmonté à son sommet par la base du slyle, qui est persistante. Ce genre a été réuni par Kunlli, au genre Cliœlospora. Vn grand nombre des espèces de ce genre sont originaires de l'Amérique septentrionale et méridionale. Telles sont les Rhynchospora aurea, inexpansa, capitellata, cephaloles, fascicularis, etc. F. CB.STOSPORE et Cdoin.

RHYNCHOSTÈNE. ois. C'est-à-dire bec étroit.

RHYNCHOSTOMES. Rhynchostoma . ixs. Lalreille (Fam. nat. du Règne Anim.) donne ce nom à la cinquième tribu de la famille des Slénélylres. F. ce mot.

RHYNCHOSTYLIDE. Rhynchoslylis. bot. Genre de la famille des Orchidées, élablie par Blume (Bijdr. Flor. ned. Intl., 1, p. 283), qui l'a ainsi caractérisé : cinq sépales du périanlbe étalés et larges, les latéraux extérieurs plus grands que les intérieurs; labelle soudé avec l'onglet du gynostèrae en un sac comprimé, ayant le limbe dilaté, ovale et étalé. Gynoslème aminci antérieurement en un petit bec convexe; anthère terminale, semi-biloculaire. Masses polliniques solilaires dans chaque loge, globuleuses, marquées d'un sillon sur le dos, carénées, portées sur un pédicelle très-long et muni d'un appendice à la base. Ce genre se compose de deux espèces {/?Ar«c/ios/j/i\s retusa ei Rhynchoslylis prœmorsa) qui croissent dans les provinces de Bantam et de Buitenzorg, à Java. Ce sont des herbes caulescentes et parasites sur les arbres. Leurs racines sont fibreuses; leurs tiges simples, munies de feuilles linéaires, canaliculées, rigides, engainantes à la base. Les Heurs sont belles, pédicellées, nombreuses et disposées en épis axillaires.

Un autre genre Rhynchoslylis a été proposé par Tausch, dans sa classification nouvelle des Ombcllifères, pour y placer le ChœrophyUum hirsutum, L., et quelques autres espèces analogues.

RHYNCHOTECHUM. bot. Genre de la famille des Gesnériacées, tribu des Cyrtandrées, établi par Blume (Bijdr. Flor. ned. Jiid., p. 773) qui l'a ainsi caractérisé : calice quinquéfide, égal; corolle dont le tube est court, campanule, le limbe à cinq lobes inégaux; quatre étamines didynames, incluses, à anthères uniloculaires, libres; slyle courbé, surmonté d'un stigmate obtus; fruit en baie, globuleux, entouré par le calice; les lobes de la cloison charnus, repliés en dedans et séminifères. Ce genre diffère principalement du Cyrtandra par ses quatre élamines fertiles, ses anthères uniloculaires et son fruit globuleux. Le Rliynchotechumparvi/loruvi est un arbrisseau à tige simple, arrondie, garnie de feuilles oblongues-lancéolées, dentées en scie, un peu velues en dessous, à Heurs pédicellées, disposées en corymbes dicliotomes et axillaires. Celte plante croît dans les montagnes de Séribu,à Java.

RHYNCHOTHÈQUE. Rhynchotheca. bot. Genre de

la famille des Géraniacées, établi par Ruiz et Pavon (Prodr. Flor. Peruv., p. 142, tab. 13), adopté par Kunth et De Candolle qui lui ont imposé les caractères suivants : calice à cinq sépales égaux; corolle nulle; dix élamines dont les filets sont libres ; slyle très-court, surmonté de cinq stigmates longs et épais; cinq carpelles prolongés en queue au sommet, déhiscents par la base ; deux ovules dans chaque carpelle, fixés à l'axe et pendants; réceptacle central en forme de colonne et pentagone; graines presque carénées, dont l'embryon est droit, inverse, au milieu d'un albumen charnu. Ce genre diffère des autres Géraniacées par l'absence de la corolle, par ses étamines libres et par ses graines munies d'albumen. Il ne renferme que deux espèces décrites et publiées par Kunth {Nor. Gen. et Spec. Plant, œquin., 5, p. 232, tab. AM et 4G3) sous les noms de Rhynchotheca integrifolia et Rtiyncholheca divcrsifolia. Ce sont des arbrisseaux très-rameux, à rameaux opposés, létragones et dont les petites branches sont spinescentes. Les fleurs sont pédonculées et placées au sommet des branches. Ces plantes croissent dans^ les lieux tempérés de la province de Quito, au Pérou.

RHYNCOLE. iî//r«co/ttS. ins. Coléoptères tétraraères; genre de la famille des Rhynchophores, division des Cliaransonites, inslilué par Schoenherr, aux dépens du genre Cossomis, dont les caractères sont très-peu différents, ainsi qu'on en va juger : antennes courtes et épaisses; funicule composé de sept articles, dont le premier est beaucoup plus long que les suivants; massue grande, ovalaire et solide; rostre linéaire; corps très-allongé, cylindrique, rétréci en avant, dur et ailé; corselet oblong, presque carré, plan en dessus; écusson petit et arrondi; élytres allongées, linéaires; pattes courtes et fortes ; tarses grêles, à premier article long et conique; les deuxième et troisième courts, étroits et cylindriques.

Rhyficole CRi.oj.ovt.. Rhyncolus chloropus, Schoen.; Xylesinus chloropiis, Fab.; Cossonus chloropus, Gyl. Son corps est noir et glabre; les antennes et les pattes sont d'un roux brunâtre; les élytres sont profondément ponctuées et striées, avec les intervalles munis de petits points rangés en série. Taille, deux lignes. Europe.

RHYNCOLITHES. ÉcHm. et moli. On a donné ce nom à des Pointes d'Oursin pétrifiées. On a aussi appelé Rbyivcolithes des pétrifications en forme de bec recourbé, qu'on regarde comme ayant appartenu à des Sèches antédiluviennes.

RHYNCOPHORUS. INS. Genre de la famille des Curculionides, établi parHerbst pour le Curculio yranarius de Linné, r. Caiapidre.

RHYNCOPRION. arach. Le genre ainsi nommé par Hermann fils, est le même que VArgas de Lalreille. y. ce mot.

RHYNCOTDS. ois. Spix a proposé la création de ce genre, dans l'ordre des Gallinacés, pour le Tinamou gazu, Tinamus riifescens, Temm., qui lui a paru présenter des caractères suffisants pour former un genre distinct. F. Tinamob.

RHYNÉE./îty«ea. BOT. Genre de la famille desSynanthérées, tribu des Sénécionides, établi par le professeur

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