‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 36 sur 103 · R II Y · texte numérisé non relu

R II Y

De Candolle qui lui atlribue les caractères suivants : capitule mulliQore, hélérofîame; fleurons delà circonrence au nombre de cinq, tîliformes et femelles; ceux du disque sont lubuleux, au nombre de quinze environ, hermaphrodites et dentelés; réceptacle portant entre les fleurs des paillettes linéaires et décidues; involucre imbriqué : ses squammes extérieures sont obtuses et pubesoenles, ou prolongées en un appendice oblons, étalé, obtus et blanc; anthères garnies à leur base de deux soies courtes; styles tronqués et rameux; akène obovaleoblong, à bec et pubère; aigrette formée d'une seule rangée de soies un peu ludes.

Rhynée k ïEDiLLES DE Phyi.ica. Rhytiea Phylicœfolia, De Cand. C'est un sous-arbrisseau rameux, dressé et tomei'ueux; ses feuilles sont alternes, sessiles, décurrenles, lancéolées, apiculées et blanches en dessous; les fleurs sont blanchâtres, réunies en corymbe et entremêlées de petites bractées. De l'Afrique australe.

RHYNGAPTÈRES. INS. Synonyme de Rhinaptères. F. Parasites.

RHYNGOTA ET RHYNGOTES. ins. (Fabricius.) Synonyme d'Hémiptères. ^. ce mot.

RHYNOBATE. puis. Même chose que Rhinobate. /^. Raie.

RHYNOCYLLE. Rliynocyllus. iNS. Coléoptères tétrainères. Genre de la famille des Rhycophores.

RHYNOLOPHE. Rlirnolophus. mam. Pour Rliinolophe. y. ce mot.

RIIYNOPOMASTE. Rhxnopomastus. ois. Sous-genre de l'ordre des Anysodaclyles, établi par Jurdine pour une espèce que les ornithologistes avaient provisoirement placée dans le genre Promerops. Les caractères de ce sous-genre sont : bec allongé, très -recourbé, grêle, étroit, trigoiic à sa base; narines basales, peu ouvertes, longitudinales; ailes médiocres ; queue élagée; tarses très-courts, très-minces, scutellés, terminés par des doigis faibles.

Rhtnopomaste Namaqbois. Rhxnopomastus Siitithii, Jurd.; Fulci nellus cyanomelus , Vieill.; Promerops Namaquois, Levail., pi. 50G. Parties supérieures noires, irisées; les inférieures d'un noir lavé de brun; rectrices latérales terminées de blanc; bec et pieds noirs. Taille, dix pouces. La femelle est plus petite; elle a le bec moins arqué, les parties supérieures moins irisées et les inférieures brunâtres. Du sud de l'Afrique.

RHYNOPOME. Rhxnopoma. masi. (^. Rbinopome.

RHYPHE. Rhxphus. ins. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Némocères, tribu des Tijinlaires, établi par Latreille aux dépens du genre Tipule. Caractères : corps mince; tète globuleuse; antennes courtes, avancées, subulées, composées de seize arlicles distincts; les deux premiers séparés des autres. Trompe avancée, un peu plus courte que la tête, cylindrique, en forme de bec. Palpes avancées, recourbées, comi)osécs de quatre articles inégaux, le second en massue. Yeux entiers, espacés dans les femelles, se réunissant au-dessus du vertex dans les mâles. Trois petits yeux lisses, égaux, placés en triangle sur le vertex. Corselet globuleux. Ailes ciliées sur leur bord et sur leurs nervures, couchées l'une sur l'autre dans le repos. Balanciers grands; pattes inégales,

les deux postérieures plus grandes; crochets des tarses très-petits. Abdomen filiforme.

Rhypde des fenêtres. Rhxphus fenestralis, Meig., Latr.; Sciara cinla, Fabr.; Réaum., Ins., t. v, p. 21 et 29, pi. 4, fig. 3-10. Il est long de trois lignes et demie; son corps est leslacé; ses ailes ont des i)oints noirs et une plus grande tache au bout. Commun en Europe.

RHYPSALIS. liOT. Pour Rhipsalide. f^. ce mot.

RHYSODE. INS. r.KaiiOBE.

RHYSOSPERMUM. bot. Le genre établi sous ce nom par Grertner, ne diff^ère point du genre Notalea, de Ventenat. F. Notalée.

RHYSSALE. RUxssalus. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères térébrans, de la famille des Pupivores, tribu des Ichneumonides, institué par Haliday qui lui assigne pour caractères : antennes multiarticulées; tôle médiocre; occiput échancré postérieurement; dos du mésothorax divisé en trois tubérosités; abdomen sessile, étroit, allongé; tarière saillante, fort allongée; pieds très- longs, très -grêles; cuisses antérieures arquées; ailes supérieures présentant trois cellules cubitales, dont l'intermédiaire plus grande. Haliday n'indique qu'une seule espèce observée par lui en Angleterre, et qu'il a nommée Rhxssalus clavator.

RHYSSOLOBIER. Rhxssolohium. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, établi par Meyer qui le caractérise ainsi : calice à cinq divisions ; corolle urcéolée, quinquéfide, velue à l'orifice; couronne staminale, attachée au tube par le sommet des filaments, charnue, à cinq sinuosités très-courles; anthères terminées par un appendice membraneux; masses polliniques attachées par leur extrémité supérieure et pendantes; stigmate déprimé. Le fruit consiste en des follicules courtes, renflées, recouverles d'uneécorcc rudeet sillonnée; elles renferment plusieurs semences rebordées, avec l'ombilic poilu. Meyer n'a détfrit qu'une seule espèce de son genre Rhxssolobiwni; c'est un arbuscule de la hauteur d'une palme, très-rameux et rigide, couvert d'une pubescence blanchâtre; les feuilles supérieures sont opposées, les inférieures fasciculées, un peu épaisses, roulées sur leurs bords, obtuses, pres(iue sessiles; les fleurs sont très-petites, peu nombreuses, axillaires et courtement pédonculées. Du cap de Bonne -Espérance.

RHYTACHNE. bot. Desvaux (InHamitl.Prodr.flor. Ind. occid., p. 11 ) a établi sous ce nom un genre qui appartient à la famille des Graminées et à la Triandrie Monogynie, L. Voici les caractères qu'il lui a imposés : lépicène (glume. Desvaux) biflore, à fleurettes incluses; épillets immergés dans les excavations du rachis; valve de la lépicène solitaire, coriace, rugueuse transversalement, aristée; valves de la glume (paillettes, Desv.) ovées et aristées.

Rhytacbne Rottboeliioïde. Rhxtachne Roltbœllioides, Desv. C'est une Graminée des Antilles, dont le chaume est dressé et croît par touffes; les feuilles sont enroulées, sétacées et glabres; l'épi de Heurs est solitaire et terminal.

RHYTELMINTHUS. intest. Nom donné par Zeder à un genre de Vers intestinaux, nommé depuis Bothriocéphale par Rndolpbi, et adopté sous celte dernière

(iénominntion par la plupart des zoologistes, r. Bo- TiiRio(:£rn\iE.

RHYTIDE.7Î/17//». BOT. Sous Ifi nom de Rhrtisfnilicosa, Loiireiro (Ftor. Cochin., R..p. 811) a décril une planle de la Cnchinchine, qu'il a considérée comme formant un nouveau genre, placé par cet auteur dans la Polygamie Diœcie, et ainsi caractérisé : les Heurs hermaphrodites offrent un calice partagé prol'ondément en trois ou six lobes obtus et étalés; point de corolle; trois étamines à filets dressés, plus longs que le calice, insérés sur le réceptacle, et à anthères bilobées; un ovaire supère, un peu allongé, surmonté de trois stigmates sessiles. bifides et réfléchis; une baie compriméeovée, rugueuse, flasque, D une seule loge renfermant trois graines petites et ovées. Les fleurs femelles ont le périanthe ou calice divisé en plusieurs segments lancéolés, poilus et étalés; point de corolle ni d'étamines; l'ovaire et la baie comme dans les fleurs hermaphrodites.

Rhytide FRUTESCENTE. Bhftis fiuticosn. C'est un ar brisseau élevé de six pieds, ligneux, à rameaux étalés, garnis de feuilles oblongues, très-entières, alternes et glabres. Les fleurs forment de longs épis terminaux.

RHYTIDÈRES. ns. Coléoptères tétramères; genre de la famille desRhynchophores, établi parSchoenherr,et que dans sa monographie des Charansonites, il a réuni à son genre Cleonus.

RHYTIDOLEPIS. bot. foss. Les débris fossiles dont SIerncberg a fait, sous ce nom, un genre de la Flore souterraine, ont tellement de rapport avec ceux qui constituent le genre .î/grfytana, de Biongniard, que l'on n'a point hésité à les y réunir. F. Sigillaire.

RHYTIGLOSSE. Phyliglossa. bot. Genre delà famille des Acanthacées, établi par Nées avec les caractères suivants : calice à cinq divisions égales; corolle hypogyne et ringente; sa lèvre supérieure est en votite et recourbée; l'inférieure est trifide et rugeuse intérieurement; deux étamines insérées à l'orifîce de la corolle, à loges discrètes, mutiques et superposées transversalement; ovaire à deux loges hiovulées; style simple; stigmate subulé. Le fruit consiste en u;ie capsule onguiculée, à deux loges, tétrasperme, à deux valves septifères par le milieu; les semences sont supportées par des rétinacles.LesRhytiglosses sont des arbustes à feuilles opposées; les épis sont axillaires et terminaux, garnis de grandes bractées persistantes et de petites bractéoles. On les trouve au cap de Bonne-Espérance.

RHYTIPHORE. Mytiphora. 15s. Coléoptères tétramères; genre delà famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, institué par .\udinet-ServilIe qui lui donne pour caractères : antennes sétacées, velues en dessous, très-distantes à leur base, composées de onze articles, dont le premier grand et renflé, le second court et cyathiforme, le troisième le plus long, cylindrique, ainsi que les suivants; face antérieure de la tête allongée; front aplati, vertical ; mandibules assez fortes, terminées en pointe aiguë; dernier article des palpes maxillaires et labiales presque ovale et pointu; corselet cylindrique, aussi long que large, mutique latéralement, chargé de rides transversales, élevées; élylres longues, presque linéaires, tronquées un peu obliquement à leur extrémité; écusson arrondi postérieurement; corps

convexe en dessus, ailé, assez allongé; pattes courtes et fortes. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce qui a été décrite dans le dixième volume de l'Encyclopédie, sous le nom de .Saperde rugicolle; c'est le Lamia rugicollis de Dalman. Cette espèce appartient à la Nouvelle-Hollande.

RHYTIRHIN. RhytirMims. ins. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rbynchophores, établi parSchoenherr,qui le caractérise ainsi : antennes médiocres, coudées, composées de douze articles, dont les deux premiers les plus longs, en massue, les quatre suivants courts, lenticulaires, le septième plus épais, turbiné, adhérent à la massue qui est ovale-oblongue; trompe plus longue du double que la tête, épaisse, carénée ou canaliculée, inégale, ar(|uée, avec un tuberculeen forme de corne, inséréen avant des yeux; ceux-ci ovales et déprimés; corselet presque rond, prolongé antérieurement dans le milieu, avec des lobes saillants des yeux, et une cannelure profonde en dessous; écusson nul; élytres oblongues, presque ovales, jointes à leur base qui est légèrement échancrée, obliquement arrondies aux épaules; pieds médiocres; tarses étroits, soyeux ou spongieux en dessous. Le Curculio inœi/nalis, de Fal).; 01iv.,lns. v, 85, p. 597, t. xiir, fig. 104, est le type de ce genre.

RHYTIS. INTEST. Nom générique employé par Zeder pour désigner les Bothriocéphales.

RHYTISMA. BOT. (Hrpoxflées.) Pries a établi ce genre qui se rapproche beaucoup du Phacùlium du même auteur, et qui a reçu d'Ehrenberg le nouveau nom de Placunlinm. Il l'a placé dans l'ordre des Pyrénomycètes, et l'a ainsi caractérisé {Sfst. Mycolog., 2, p. 363) : périthécium simple, presque dimidié, distinct du nucléus, d'abord fermé, puis éclatant en morceaux par des fentes transversales et flexueuses. Nucléus composé, presque multiloculaire, offrant après la rupture du périthécium un hyménium en forme de placentacharnuet persistant. Sporanges (asci) fixes, presque en massue, remplis de sporidies placées sur un seul rang,entremêléesdeparaphyses. La plupartdes Cryptogames qui font partie de ce genre on tété confondues avec les Xyloma par Persoon , De Candolle, Schweinitz et d'autres auteurs, qui leur ont imposé les noms des plantes surlesquelleson les trouve; tels sont, par exemple, les Rhytisma Andiomedœ, f^accinii, Ur/icœ,salicinum, acerinum, etc. Quelques espèces ont été confondues avec des Sphœria, des Miicor, des Peziza, et même avec des Lichens. Ainsi le Rhytisma corrugalum, que l'on rencontre fréquemment sur les croûtes des Lichens et sur les bois morts, est ]eLecidea corrngata d'Acharius.dontil a fait ensuite un genre sous le nom de Limhnria; c'est aussi le Lichen g raniformis de VEnglisli Bolany. tab. 464 (excepté les individus stipités).

RHYTISPERMUM. bot. L'une des sections du genre Lithosperrae. F. ce mot.

RHYZOCARPIENS. bot. Le professeur De Candolle nomme ainsi les végétaux dont la tige ne porte fruit qu'une fois, mais dont la racine reproduit de nouvelles tiges fructifères.

RHYZODE. Rhyzodes. \m. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Lime-

Bois, établi par llliger. Caractères : corps dur, linéaire; tête petite, avancée, presque en cœur, pointue en devant, ayant un cou distinct. Antennes droites, avancées, ayant presque trois fois la longueur de la tête, composées de onze articles globuleux, transversaux, très-distinctement séparés les uns des autres,, le premier le plus gros de tous, les autres presque égaux entre eux. Bouche rentrée, peu apparente; dernier article des palpes elliptique. Menton grand, couvrant la bouche, sinué antérieurement, son lohe du milieu aigu. Yeux saillants, grands, demi-circulaires. Corselet un peu plus large que la tète, plus long que large, rehordé latéralement; partie postérieure du sternum descendant très-bas sur l'abdomen. Écusson point apparent. Élytres plus larges que le corselet, ayant deux fois sa longueur, couvrant les ailes et l'abdomen. Pattes courtes : les postérieures extrêmement éloignées des autres, leurs cuisses ayant un appendice à la base. Tarses presque aussi longs que la jambe, de cinq articles, dont les quatre premiers égaux entre eux, entiers, et le cinquième un peu plus long et muni de deux crochets.

Rhyîode sillonné. Rhyzodes exaratus. Elle est longue de trois lignes et demie, d'un brun marron luisant, avec trois sillons égaux sur le corselet, et les élylres striées par des lignes de points enfoncés. Elle se trouve à la Caroline, et ne diiîère presque en rien du Rhyzode EUROPÉEN, Rhxz-odes eiiropœus deDejean; Rhyzodes exaratus, Dalman, Analecta Entom., p. 95, n" 3, qui est de la même taille, de la même couleur, et qui ne s'en distingue que par les sillons latéraux du corselet qui sont plus courts que celui du milieu. On le trouve dans les Alpes.

RHYZONICHIUM. ois. Nom donné par liliger à la dernière phalange du doigt des Oiseaux.

RHYZOPHAGE. Rhyzophagus. iNS. Genre de Coléoptères tétramères, de la famille des Xylophages, tribu des Bostrichins, institué par Gyllenhal avec les caractères suivants : palpes très-courtes et filiformes; mandibules arquées, cornées et bifides au sommet; antennes beaucoup plus courtes que le corselet, le dixième article grand, arrondi, le onzième petit et peu visible ; corps étroit, allongé; corselet presque carré; élytres tronquées.

ROYZOPOAGE FERRtGiNEDx. RUfzophagus feiTugineus, Gyl\.; Lyctiis f'eiTugitietts, Paik.; Tiiloma stercorea, Thunb. Il est d'un roux ferrugineux, glabre et même brillant; le corselet est profondément ponctué; les élytres sont chargées de stries formées par des points assez profonds; la tige des antennes est brune; les pieds sont peu allongés, d'un brun pâle, presque testacés; les jambes sont plus larges et légèrement épineuses vers l'extrémité. Taille, une ligne et demie. Allemagne.

RHYZOPHORE.iNS.GenreétabliparHerbst(Coléopt., 5, pi. 45, fig. 10) pour le Lyctiis hipuslitlatus de Fabricius. Ce genre n'a point été généialement adopté.

RHYZOSPERMUM. bot. /'. Rhyzosperme.

RIANA. BOT. Le genre décrit sous ce nom par Aublet a été réuni au Conoltoiia du même auteur, et fait parlie de la famille des Violariées. f". Conori.

RIBARD. BOT. L'un des noms vulgaires du Kymphœa.

RIGAUDET. OIS. Dénomination viSgaire du Pluvier à collier, f^. Pluvier.

RIBÉLIER. BOT. On comprend sous ce nom français VEinbetia de Burman. /^. Embelia.

RIBES. BOT. Synonyme de Groseillier, f. ce mot.

RIBESIA. BOT. L'une des sections du genre Groseillier. /■. ce mot.

RIBÉSIÉES. Ribesiœ. bot. Famille naturelle de plantes, qui a pour type le genre Rihes, et que l'on désigne aussi sous le nom de Giossulaiiées ; elle offre les caractères suivants : les fleurs sont généralement hermamaphrodites, ayant le tube de leur calice adhérent à l'ovaire, le limbe plus ou moins évasé, ù quatre oh cin(| divisions régulières et colorées, la corolle formée de quatre ou cinq pétales généralement petits, trèsrarement nuls. Les étamines, en même nombre que les pétales et alternant avec eux, sont insérées au haut du tube calicinal; les anthères sont ou didymes, ou cordiformes, s'ouvrant par une double suture longitudinale. L'ovaire, adhérent avec le calice, est à une seule loge, contenant un grand nombre d'ovules attachés à deux trophospermes pariétaux et opposés. Le style est tantôt simple, portant un stigmate bilobé, tantôt profondément biparti, chaque division étant terminée par un stigmate distinct. Le fruit est une baie ombiliquée à son sommet, charnue, à une seule loge, renfermant un grand nombre de graines attachées aux deux trophospermes pariétaux par de longs podospermcs filiformes. Elles sont charnues extérieurement et comme arillées; leur embryon est très-petit, placé sur l'extrémité inférieure d'un endosperme blanc et corné.

Les Ribésiées, qui se composent du seul genre Ribes (Groseillier), sont des arbustes avec ou sans épines. Leurs feuilles sont alternes, pétiolées, lobées et dentées; leurs Heurs, généralement petites, sont solitaires, géminées ou en petits épis pendants. Cette famille a de très- grands rapports avec les Nopalées ou Cactées, dont elle diffère surtout par le port, le nombre des pétales, etc.

RIBESIOIDES. BOT. L'un des synonymes d'Embelia. f^. ce mot.

RIBESIDM. BOT. Ce mot, employé par plusieurs botanistes, au lieu de Ribes, désignait également les Groseilliers.

RIBIS. BOT. Nom donné par Berlandière, au genre qu'il a nommé depuis Robsonia. V. Robsonie.

RICANIE. Ricania. iNS. Genre de l'ordre des Hémiptères,établi par Gerraar, dans la famille des Cicadaires, avec les caractères suivants : vertex séparé du front par un rebord qui en forme deux parties distinctes; tête sans protubérance; chaperon égal au front à sa base; Bancs du prothorax moins élevés que les écailles alaires; élytres et ailes n'embrassant pas intimement le corps, mais posées en toit; la réliculation des premières est assez lâche; jambes postérieures garnies d'épines et assez fortes. Les espèces de ce genre sont assez nombreuses et se trouvent partout, hors en Europe.

RicANiE ALBizoNE. Ricttuia albizona, Germ. Corps, antennes et pattes noirs; ailes supérieures d'un brun noirâtre; deux larges bandes transversales sur l'avantdisque, et ([uelques taches le long du bord postérieur

l)l,inclirs; ailes inférieures obscures. Taille, une ligne et (l(!iiiie. Du cap Je Bonne-Espérance.

Ric\mt.RiTicvitE.Ricauiaieticulata,GeTm.;Flata reticulala, Fab. Son corps est d'un brun jaunâtre; son corselet est varié de brun et de jaunâtre; ses élytres sont diaphanes, avec leurs nervures brunes; deux bandes transversales et un yrand nombre de taches situées près dii bord marginal, de la même couleur; nervures des ailes brunes, ainsi que les pattes. Taille, sept lignes. Du Brésil.

RICARDIA. EOT. Pour Richanlia. V. Richarde.

RICCIE. Riccia. eot. {Hépatiques.) Genre établi par Micheli (Gêner. Plant., p. 100, tab. 57), adopté par l.inné, et composé de plusieurs espèces qui sont de petites plantes sans tige, à expansions membraneuses, rayonnant d'un centre commun, ordinairement bifurquées, sur lesipielles les organes fructificateurs sont épars. Ceux de ces organes que l'on regarde comme femelles, sont composés de petites capsules à peu près globuleuses, renfermées dans la substance de la feuille, et couronnées par un tube court, tronqué et perforé aii sommet; elles renferment des propagiiles pulvérulents, extrêmement petits et pédicellés. Les organes qui passent pour faire fonction de mâles, sont de petits cônes sessiles , proéminents , tronqués et ouverts au sommet, remplis de très-petits corps granuleux et placés sur les bords des expansions foliacées. Rien n'est moins déterminé que la nature de ces organes; les assimiler aux organes sexuels des autres plantes est une opinion vague, qui ne repose sur aucune observation positive. C'est donc encore un des secrets qu'il faut dérober à la mystérieuse nature. Les Riccies se trouvent en Europe et dans l'Amérique septentrionale, sur la terre, dans les mares, les fossés et les autres localités aquatiques; les principales sont : 1» Riccia fluituns, L., ou Liclienaslnim aquaticutii, Dillen, Musc, tab. 74, fig. 47; Fucus fontanus, etc., Vaill., £oioH. paris., tab. 10, fig. 3; Hepalica i}alustris,elc.,ejusd., lab. 19, lîg. 3. Cette plante est d'abord attachée par des fibrilles capillaires blanches aux pierres, dans les endroits marécageux; mais lorsque le terrain est totalement inondé, elle s'en détache et vient flotter à la surface de l'eau où ses segments sont beaucoup plus larges que lorsqu'elle est attachée aux pierres. 2" Riccia cristalliiia, L.. ou Riccia cavernosa, Boffm., FI. Gcrm., et DC, FI. fr.; Riccia minima, pinguis, Micheli, Gêner., tab. 37, fig. 7; Lichen palustris, Dillen, Musc, tab. 78, fig. 12. Cette espèce forme une petite rosette arrondie, rayonnante, adhérente au sol par toute sa surface, composée de feuilles qui vont en s'élargissant et se bifurquant au sommet ; leur couleur est d'un vert jaunâtre; leur surface supérieure offre un aspect cristallin qui est dû à une multitude de petits points qui, selon quelques observateurs, sont des trous irréguliers. 3" Riccia ylauca, L.; Riccia minima, etc., Micheli, loc. cit., tab. 37, fig. 4 et 3; Hepalica palustris, etc., Vaill., loc. cit., lab. 19, fig. 1; Lichen minimus, Dillen, Musc, lab. 78, fig. 10. Celte espèce forme sur la terre humide, autour des étangs, une petite rosette arrondie, de couleur glauque, composée de folioles une ou deux fois bifurquées, élargies

et obtuses à leur extrémité. La surface de la feuille, vue à une forte loupe, est réticulée par les parois des cellules, mais n'offre pas les points de la Riccie cristalline.

RICCIELLA. BOT. (Hépatiques.) De Braune a séparé sous ce nom, des Riccies, les Riccia flailans et canaliculata; mais les caractères des plantes de ce genre demandent à être encore étudiés.

RICCIOCARPDS. EOT. Le genre proposé sous ce nom par Corda, ne différant que très-faiblement du genre Riccia de Micheli, on s'est contenté d'en former une section de ce dernier, f^. Riccie.

RICH^IA. EOT. Le genre ainsi nommé par Du Pelit- Thouars (Gen. nov. Madagasc., n" 84), a été réuni au Cassipourea d'AubIct, par R. Brown , Jussieu et De Candolle. F. Cassipobrier.

RICHARD. OIS. L'un des noms vulgaires du Geai.

RICHARD. Cucujns. ipis. Geoffroy nomme ainsi les insectes qui forment actuellement les genres Bupreste et Trachys. F. ces mots.

RICHARDE. Richardia. bot. Linné a désigné sous ce nom un genre de plantes qui fait partie de la famille des Rubiacées et de l'Hexandrie Monogynie. Mais comme ce genre était dédié à Richardson, bolaniste anglais, le professeur Kunlh désirant consacrer un genre à Louis-Claude Richard, son maître et son ami, a proposé de substituer le nom de Richardsonia au genre de Linné et d'adopter celui de Richardia pour un genre nouveau qu'il établissait dans la famille des Aroidées. C'est ce dernier genre dont il va être question, en renvoyant au mot RicHARDSONiE pour le Richardia de Linné. Le type du genre Richardia de Kunlh est celte belle Aroïdée, cultivée dans les jardins sous le nom de Calla Mlhiopica. Voici les caractères de ce genre : la spalhe est roulée inférieuremenl; le spadice est cylindrique, couvert dans sa partie inférieure de pistils et dans le reste de son étendue d'étamines sessiles, à deux loges s'ouvrant chacune par un pore terminal. Le fruit est une baie polysperme, à trois loges cimlenant plusieurs graines dont l'embryon est opposé au bile. Ce genre diffère du Calla par son spadice cylindrique et tout couvert de Heurs, parle mode de déhiscencede sesétamines et par son embryon dont la radicule est opposée au bile, tandis que le contraire a lieu dans le genre Calla.

RicBARBE d'Étbiopie. Richardia /Ethiopica, Kunth; Calla /Ethiopien, L.; Arum Jfricanum , Tournef. C'est une belle plante qui s'élève à deux ou trois pieds de hauteur, dont la tige et les feuilles sont glabres et d'un vert luisant, et dont les fleurs entourées d'une grande spathe d'un blanc pur, semble ne former au sommet de la tige qu'une seule Heur terminale. Ses feuilles sont radicales, droites, portées sur de longs pétioles canaliculés et engaînés à leur base; elles sont sagittées, acuminées, vei'les et très-lisses.

RICHARDIA. bot. F. Richarbe et Richardsonie.

RICHARDSONIA. bot. Le genre formé sous ce nom parNecker, aux dépens des Jungermannes, n'a pas été adopté.

RICHARDSONIE. Richardsonia. bot. Le professeur Kunth a substitué ce nom consacré à la mémoire de

Richardson, à celui de Richardia que Linné lui avait donné par conlraclion. Il appartient à la famille des Rubiacées et à Pllexandrie Monogynie; il offre les caractères suivants: le limbe du calice est à cinq ou sept divisions profondes; la corolle infundibuliformea son tube nu, évasé, et son limbe à cinq ou sept lobes étalés; les étamines, en nombre égal aux divisions de la corolle, sont saillantes; le style, bitîde, porte trois stigmates capitules. Le fruit est une capsule qui se sépare eu trois coques indéhiscentes et mouospermes. Ce genre, extrêmement voisin du Spermacoce, n'en diffère que par le nombre de ses parties ; il renferme plusieurs espèces toutes américaines. Ce sont des plantes herbacées, vivaces, peu élevées, à feuilles opposées et munies de stipules déchiquetées, à fleurs très-petites, réunies en tête au sommet des ramifications de la lige. Dans son Histoire des Plantes usuelles des Brasiliens, Aug. de Saint-Hilaire a décrit et figuré deux espèces intéressantes de ce genre. L'une, Rkhardsonia rosea, A. Saint-Hilaire, loc. cit., t. 7, est commune dans plusieurs parties du Brésil; sa racine, connue sons le nom de Poaya do campo, jouit des mêmes propriétés que celle du Cephaelis Ipecacuanha, ou Ipécacuanha du commerce, et y est employée aux mêmes usages. L'autre, Richanlsonia scabra, A. Saint-Hilaire, loc. cit., tab. 8, est celle dont la racine est connue sous le nom à' Ipécacuanha blanc du Brésil ; cette racine est également émélique.

RICHÉE. Richea. bot. Labillardière (Voyage à la recherche de La Peyrouse, i, p. 187, t. 10) donna ce nom à un nouveau genre de plantes que R. Brown reconnut comme identique avec le C;a«/)e(/M de Forster (T. Craspédie). L'auteur du Prodromus Florœ NovœHollantUœ , trouvant ainsi le nom de Richea sans emploi, l'appliqua à un genre de la famille des Épacridées et de la Pentandrie Monogynie, L., qu'il caractérisa ainsi : calice membraneux, dépourvu de bractées; corolle fermée, en forme de coiffe, déhiscente transversalement, persistante par sa base tronquée; cinq étamines hypogynes, persistantes ; cinq squammules hypogynes; capsule ayant les placentas libres et pendants de la colonne centrale. Le Richea dracophylla, R. Br., Prodr. FI. Nov.-Holl., p. 355; Guillemin, Icoii. lithogr., n"ô, a une tige frutescente, rameuse, garnie de feuilles imbriquées, appliquées, roides, membraneuses, dilatées à la base et embrassant la tige; le limbe est ensiforme et piquant; les bords sont couverts de petits points verruqueux. Les fleurs sont sessiles, disposées en un épi interrompu. Celte plante croit sur le sommet des montagnes de la Table, dans l'ile de Van-Diémen.

RICHE-PRIEUR, ois. L'un des noms vulgaires du Pinson, Fiingilla Cœlebs, L. 1^. Gros-Bec

RICHERIE. Richeria. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées et de la Diœcie Pentandrie, L., établi parVahl(£c%., 1,30, tab. 4) et adopté par Adrien de Jussieu, qui l'a ainsi caractérisé ; fleurs dioïques; calice divisé profondément en quatre ou cinq segments; corolle à quatre ou cinq pétales. Les fleurs mâles ont quatre ou cinq étamines alternes avec pareil nombre de glandes insérées sous un pistil simple, rudimentaire, à filets saillants et à anthères oblongues; les fleurs

femelles ont un ovaire placé sur un disque charnu; un style très-long, surmonté de trois stigmates réfléchis, canaliculé en dessus. Le fruit est subéreux, marqué de six sillons, intérieurement cartilagineux, à trois loges bivalves dès la base, chacune monosperme.

RicHERiE A GRANDES FEBiiiES. Richcfia grandis. Vahl. C'est un grand arbre qui a le port du Mammea Jmeiicana; ses feuilles sont alternes, entières, presque coriaces, glabres, veinées en dessous; les Heurs sont accompagnées de bractées et disposées en épis axillaires.

RICHNOPnORA. BOT. (Champignons.) Persoona établi sous ce nom, dans sa Mycologie européenne, un genre voisin des Théléphores et du Phlebia de Pries, dont il se distingue difiicilement. Il le caractérise ainsi : chapeau charnu, trémelloïde, renversé ou retourné; membrane fructifère, rugueuse, plissée à plis unis ou tuberculeux. Une seule espèce est décrite et figurée sous le nom de Richnophora carnea, elle croît sur les bois morts, dans le Jura; ce genre est encore Irop mal connu pour pouvoir être admis définitivement.

RICHTÉRIE. RIchteria. bot. Genre de la famille des Synanthérées, établi par Karelin et Kirilow, dans les Bulletins de la Soc. imp. de Moscou (1842), pour une plante que ces botanistes ont découverte dans les rochers qui forment le sommet des Alpes Alalau, près des sources du Sarchan, dans la Russie européenne. Caractères : capitule multiflore, radié, dont les fleurs du rayon, au nombre d'environ vingt, sont ligulées; les Heurs du disque sont hermaphrodites, à cinq dénis, très-glabres au dehors et çà et là glanduleuses; involiicre ovale, formé de deux ou trois rangées d'écaillés obtuses, membraneuses, bordées de noir; réceptacle un peu convexe el dépourvu de paillettes; styles rameux, tronqués, avec le sommet seulement en pinceau; akènes oblongs, comprimés, sillonnés et un peu glabres; paillettes de l'aigretle oblongues, éroso-denticulées au sommet et presque concrètes à la base.

RicHTÉRiE PYRÉTHRQÏDE. RicMeiia p/rethroides , Kar. et Kir. C'est une plante herbacée, vivace, glabre ou tomenteuse, dont les tiges sont dressées, simples ou subrameuses à la base; les rameaux sont monocéphales; feuilles bipinnatifides, à découpures muci'onées; quelquefois la sommité est très -entière; squammes de l'invoUicre largement bordées de noir; fleurons du rayon roses ou blancs, ceux du disque sont d'un jaune doré passant au rougeàtre.

RICIN. Ricinns. ins. Genre de l'ordre des Parasites, famille des Mandibules (Latr., Fam. nat. du Règne Animal), établi par Degéer, qui a le premier reconnu que ces insectes ont une bouche munie de mandibules, ce ([ui les dislingue des Poux avec lesquels on les plaçait avant lui. Le nom de Ricin avait été donné par les anciens à des Acarides du genre Ixode de Latreille, et Degéer aurait mieux fait d'adopter un autre nom pour désigner ces insectes. Aussi Leach a-t-il employé le nom de Nirmus, donné par Herman fils. Quoi qu'il en soit, le genre Ricin, tel qu'il a été adopté dans ces derniers temps, a pour caractères : une bouche inférieure, composée S l'extérieur de deux lèvres et de deux man-

(lil)iiles en crochet; tarses Irès-dislincls, articulés et lenninés par deux crochets égaux.

Tous les Ricins, à l'exceplion de celui du Chien, se trouvent exclusivement sur les Oiseaux. Leur têle est ordinairement grande, tantôt triangulaire, tantôt en demi-cercle ou en croissant, et a souvent des saillies angulaires; elle diffère quelquefois dans les deux sexes, de ml^me que les antennes. Latreille a vu dans plusieurs espèces deux yeux lisses, rapprochés de chaque côté de la tète. Suivant Savigny, ces insectes ont des mâchoires avec une palpe très-petite sur chacune d'elles, et cachées par la lèvre inférieure qui a aussi deux organes de la même nature. Ils ont aussi une sorte de langue.

Les Ricins s'éloignent des Poux par la forme de leur bouche el par leur manière de vivre. Ils ont ordinairement beaucoup de vivacité et marchent plus vite que ceux-ci. Ils se tiennent de préférence sous les ailes, aux aisselles et à la tête des Oiseaux; ils pullulent prodigieusement, et souvent à un tel point, que les Oiseaux qui en sont attaqués maigrissent et finissent même par |)érir. De même que les Poux, les Ricins ne peuvent vivre longtemps sur des animaux morts; ils les quittent bientôt, et c'est alors qu'on les voit courir avec inquiétude sur les plumes, et particulièrement sur celles de la tête et des environs du bec.

D'après les observations de Leclerc de Laval, la seule nourriture des Ricins serait des parcelles de plumes, et il se fonde sur ce qu'il en a vu, ainsi que Kitzch, dans l'estomac de quelques-uns; mais Degeér assure avoir trouvé l'estomac du Ricin du Pinson rempli de sang dont il venait de se gorger. Reddi a liguré, assez grossièrement il est vrai, un très-grand nombre d'espèces de Ricins; Degéer et Panzer en ont figuré aussi quelques espèces. Latreille, dans un Mémoire imprimé à la suite do son Histoire des Fourmis, a remarqué sur le Ricin du Paon quelques particularités qui lui semblent devoir être communes à toutes les autres espèces du même genre. Ainsi il a vu (|ue les antennes du mâle sont fourchues, et il a conjecturé, d'après l'examen atlenlif des organes de la génération dans les deux sexes, que le mode d'accouplement dans ces insectes n'est pas tout à fait le même que celui des autres, c'està-dire que le mâle ne doit pas être placé sur le dos de la femelle, mais que leurs abdomens doivent être appliqués l'un contre l'antre.

Ce genre a été divisé par Latreille en deux coupes parfaitement naturelles, basées ainsi qu'il suit :

t Douche située près de l'extrémité antérieure de la lête; antennes insérées à côté, loin des yeux, el trèspetites.

Ricm DE 1.4 CoKHEiliE. Riciiius Cornicis, Latr.; Pou du Corbeau, Geoff., Hisl. des Ins., t. ii; Ricin de la Corneille, Degéer, Wém. sur les Ins., t. vu, p. 7G, pi. 4, tig. II. Ovale, gris; tête noire, petite; antennes recourbées en arrière; pattes courtes, tachetées de noir ainsi que les antennes; abdomen cendré, avec huit bandes noires à la jointure des anneaux. Lorsqu'il est jeune, il est blanc, avec une simple rangée de points de chaque côté de l'abdomen. On le trouve sur les Oiseaux du genre Corbeau.

tt Bouche presque centrale; antennes insérées tièsprès des yeux, et dont la longueur égale presque celle de la têle.

RiciN DE i\ Poule. Ricinus Gallinœ, Latr.; Peiliculus Gallinœ, L., Degéer, Ins., t. vu, p. 4, fîg. 12; Fabr.. le Pou de la Poule, etc., Geofî. Tête arrondie en devant et représentant un croissant dont les angles ou pointes regardent le corselet qui est court, large, armé de chaque côté d'une pointe droite, aiguë el saillante; ventre allongé; tout le corps parsemé de poils gris. Commun dans toute l'Europe, sur la Poule domestique.

RICIN. ARACHN. Espèce du genre Ixode. ^. ce mot.

RICIN. Ricinus. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées et de la Monœcie Polyadelphie, L., auquel on peut assigner pour caractères : des Beurs monoïques, composées d'un calice à trois ou cinq divisions valvaires; point de corolle; dans les fleurs mâles, les filaments des étamines sont nombreux et ramifiés, portant des anthères attachées un peu au-dessous de leur sommet et composées de deux loges distinctes; dans les fleurs femelles, l'ovaire est globuleux, à trois loges monospermes, le style est court, surmonté de trois stigmates profondément bipartis. Le fruit, généralement hérissé de pointes extérieurement, se compose de trois coques raonospermes et déhiscentes. Les espèces de ce genre sont des plantes herbacées, des arbustes ou des arbres plus ou moins élevés; leurs feuilles alternes et munies de stipules sont ordinairement pellées et plus ou moins profondément palmées. Les fleurs forment une panicule terminale, les mâles en occupent la partie inférieure et les femelles la partie supérieure. Toutes sont articulées avec le pédoncule et accompagnées de bractées souvent glanduleuses. Les Ricins sont originaires de l'Afrique ou de l'Inde.

Ricm coMMEN. Ricinus commiinis, L., Rich., Bot. Méd., 1, vulgairement désigné sous le nom de Ptilma Christi. Il est originaire de l'Afrique septentrionale. En Barbarie, il forme un arbre de quinze à vingt pieds d'élévation, dont le tronc est droit et branchu dans sa partie supérieure; mais dans les climats tempérés, le Ricin est une planle herbacée, qui meurt chaque année après avoir fleuri et donné ses fruits. Cependant on peut, en l'abritant du froid pendant l'hiver, le conserver quelques années et en faire un arbuste. Les graines du Ricin contiennent une huile grasse, que l'on extrait soit par la simple expression, soit par le moyen de l'eau bouillante.

RICINELLE. BOT. r. ACALTPHA.

RICINI^ï. ABACBN. ^. Tiques.

RICINOCiRPE. RicinocarpHS. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées, établi par le professeur Desfontaines (Mém. Mus., m, p. 439, t. 22), offrant les caractères suivants : fleurs monoïques ; calice à cinq divisions profondes; corolle de cinq pétales; élamines nombreuses, réunies en un androphore cylindrique, accompagné de cinq glandes à sa base el tout couvert extérieurement d'anthères extrorses. Dans les fleurs femelles, l'ovaire est également accompagné à sa base de cinq glandes discoïdales; il est papilleux, surmonté de trois styles bipartis. Le fruit est une capsule globu-

leuse, hérissée do pointes, à trois loges monospermes.

RiciivocARPE A FECILIES DE PiN. Ricinocaipus Finifolia, Desf., loc. cit. C'est un arbuste originaire de la Nouvelle-Hollande; ses feuilles sont alternes, linéaires et niucronées; ses fleurs sont terminales, pédicellées, solitaires ou en corymbe pauciflore.

RICINOIDES. BOT. (Tournefort.) Synonyme de Croton. ^. ce mol. On a aussi étendu ce nom au Jatropha Cuicas.

RICINS. INS. Duméril donne ce nom ou celui d'Ornilhomizes, aux Aptères composant le genre Ricin de Degéer. F. ORNiTUoaiZES.

RlCl^VL^. Riciiiiila. jioil. Genre créé parLamarck, dans la famille des Purpurifèrcs, aux dépens des Pourpres. Blainville donne à l'animal les caractères suivants : manteau pourvu d'un véritable tube; pied beaucoup plus large et comme auriculé en avant; tète semi-lunaire, avec des tentacules coniques, portant les yeux au milieu de leur côté externe ; organe excitateur mâle très-grand, recourbé dans la cavité branchiale. La coquille est ovale, le pins souvent tuberculeuse ou épineuse en dehors; l'ouverture est ohlongue, offrant inférieurement un demi-canal recourbé vers le dos, terminé par une échancrure oblique; il y a des dents inégales sur la coliimelle et sur la paroi interne du bord droit, qui rétrécissenten général l'ouverture; l'opercule est corné, ovale, transverse, à éléments peu imbriqués.

RiciNDLE)iiiRiQCÉE./îî(tmH/a/io;T(V/a, Lamk-.,Anim. sans vert., l. vu, p. 2ôl, n» 1 ; Murex neriloideus, L., Gmel., p. 3557, n» 45; Martini, Conch., t. m, tab. 101; (îg. 972-975; Lister, Conch., tab. 804, fig. 13. Coquille épaisse, solide, à spire aplatie, hérissée par plusieurs rangées décurientes de gros tubercules épineux, courts et épais; ouverture très-rétrécie, grimaçante par deux ou trois plis transverses au milieu de la columelle, et des dents plus nombreuses au côté interne du bord droit. Couleur blanche, violacée intérieurement; tul)ercules noirs. Des mers de l'Inde.

RICINDS. BOT. et iNS. r. Ricm.

RICNOPHORA. BOT. Ce genre de Champignons hyménomycètes, établi par Persoon, a été réuni au genre Phlebia, de Fries. K. Pblébie.

RICOPHORA. BOT. (Plukenel.) Synonyme d'Igname. K. ce mot.

RICOTIE. Ricotia. bot. Genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliculeuse, caractérisé par De Candolle (Sysf. Feget., ii, p. 284) de la manière suivante : calice dressé, muni de deux bosses à sa hase; pétales onguiculés, à limbe obcordiforme; étamines libres, non denticulées; glandes placées entre les étamines latérales et le pistil; silicule sessile, ohlongue, comprimée, plane, d'abord bilociilaire et séparée par une cloison très-mince, puis uniloculaire par la disparition de la cloison, à valves planes; graines au nombre de quatre dans l'ovaire, mais ordinairement solitaires par avortement, et presque centrales, portées sur un long cordon ombilical libre; cotylédons plans, obcordiformes, accombants.

RicoTiE LoNAiRE. RicoUa Lunaria, DC; Ricotia jEgyptiaca,l.. C'est une plante herbacée, glabre, tortueuse, presque grimpante, rameuse, fi feuilles pinna-

tiséquées. à fleurs de couleur lilas, disposées en grappes terminales et peu fournies. Cette plante croît en Syrie et en Palestine.

RICTULARIA. INT. Genre de Vers intestinaux némaloïdes, établi par Frœlicb, réuni aux Ophiostomes par Rudolphi. K. Ophiostome.

RIDAN. BOT. Adanson (Fam. des Plantes, ii, p. 130) avait donné ce nom à un genre de Synanthérées fondé sur le Coieopsis allernifolia, L., qui a été réuni par Michaux au genre reihesiua, et dont Nutlal a formé de nouveau le genre Aclinoineris. V. ce mot.

RIDELIA. bot. Le genre établi sous ce nom, par Chamisso, ne diffère pas du genre Znpania, de Jussieu, qui lui-même est devenu le type d'une section du genre Lippia, de Linné. K. Lippie.

RIDELLE ou RIDENNE. ois. Synonyme de Chipeau, espèce du genre Canard. K. ce mot.

RlÉBLE. bot. Synonyme de Gallium apan'ne.

F. GAlllET.

RlÈBRE. BOT. Nom vulgaire d'une variété de Rave. F. Raifort.

RIEDLEA. BOT. {Fougères.) Nom donné par Mirbel à un genre dans lequel il a réuni VOsmunda crispa, de Linné et VOnoclea sensibilis, de Willdenow.

RIEDLÉE. Riedtea. bot. Genre des plantes dicotylédones, à llcurs complètes, polypétalées , de la famille des Bitlnéi'iacées, de la Monadelphie pentandrie de Linné, offrant pour caractère essentiel ; un calice double, persistant : l'extérieur à trois folioles très-étroites; l'intérieur plus court, campanule, à cinq dents; cinq pétales; cinq filaments réunis en un tube cylindrique; un ovaire supérieur; un style à cinq divisions; une capsule à cinq valves, à cinq lobes monospermes; un réceptacle central.

RiEDLÉE VEUTtE. Riedlea senata , Vent., Choix de pi., tab. 37. Plante vivace, herbacée, assez semblable, jiar son [lort, au Melochia hirsiila. Ses tiges sont droites, velues, rameuses, hautes de deux ou (rois pieds; ses rameaux sont garnis de feuilles pétiolées, alternes, ovales, en cœur, aiguës, longues d'environ quatre pouces, larges de deux et plus, très velues, inégalement dentées en scie; stipules étroites, lancéolées, ciliées, velues en dessous. Les fleurs sont solitaires ou presque verticillécs, presque sessiles, dis|iosées en un épi terminal, allongé, interrompu; bractées opposées, semblables aux stipules. Les calices sont velus :. l'extérieur a trois folioles étroites et linéaires; l'intérieur est plus court, campanule, à cinq dents; les pétales sont onguiculés; onglets jaunâtres, de la longueur du calice; laines jaunâtres, parsemées de veines nombreuses. Les étamines sont plus courtes que la corolle; les anthères sont ovales, à deux loges; le style a cinq découpures puhescentes; la capsule est brune, très-velue, de la grosseur d'un pois, à cinq valves bifides, à cinq loges monospermes; le placenta est central, pentagone à sa base. Cette plante croit à Porto -Rico. Ang. Saint-Hilairc pense que ce genre doit être réuni au Melochia, de la famille des Malvacées.

RIEMANNITE. min. Nom donné par quelques minéralogistes à PAllophane, en l'honneur de Riemann qui, le premier, la fil connaître.

Il I M

RIEMENSTEIN. min. Ce nom, qui veut dire Pierre cannelée, a été donné au Dislhène par plusieurs minélalogistes allemands.

RIEMMANITE. min. V. Riemannite.

RIENCURTIE. Riencurtia. bot. Genre de la famille des Synanlliérées, Iribu des Hélianlhées, établi par H. Cassini (Bullet. de la Société Pliilom., mai 1818, |). 76) qui l'a ainsi cai'aclérisé : involucre oblong, pins court que les tieurs cenirales, composé de quatre folioles égales et semblables, appliquées, ovales-oblongues, coriaces, à une seule nervure, et placées presque sur deux rangs, c"est-à- dire deux opposées embrassant ;1 la base les deux autres qui sont aussi opposées et (|ni croisent les précédentes. Réceptacle petit, nu. Calalhide ;"i peu prés cylindracée, ayant au centre trois à six Ueurs régulières et mâles, et sur le bord une fleur femelle. Les Heurs du centre s'épanouissent successivement; elles ont la corolle à tube court, et ù limbe divisé en cinq segments surmontés de houppes de longs poils membraneux ; quatre ou cinq élamines à anthères soudées et noires; un faux ovaire très-long, presque filiforme, privé d'aigrette. La fleur unique du bord a la corolle longue, étroite, lidiuleuse, Iridentée au sommet, un slyle à deux stigmates munis de bourrelets; un ovaire comprimé, obovale ou orbiculaire, glabre, privé d'aigrette.

RiENcuRTiE A ÉPIS. RieHcurliaspiculifera,Cass. C'est une plante herbacée, poilue, à tige dressée, noueuse sous les articulations. Les rameaux sont opposés, divariqués, formant une sorte de panicule au sommetde la plante. Les feuilles sont opposées, étroites, oblongues, lancéolées, à trois nervures, munies de quelques |)etites dents rares. Les calathides de Heurs sont accompagnées de bractées écailleuses, et forment au sommet des derniers rameaux environ cinq épis verticillés.

RIESENBACHIE. Riesenbachia. bot. Genre de la famille des Onagraires, établi par Presie, avec les caractères suivants ; tube du calice longuement prolongé, ovale à sa base (pii est soudée avec l'ovaire; son limbe est partagé en quatre découpures lancéolées, dont la postérieure est la plus grande; point de corolle; une seule élamine insérée au sommet du tube du calice et opposée à sa découpure antérieure, courtement exserte; son filament est complanalo-subulé et son anthère est introrse, linéaire, biloculaire, attachée par le dos et longitudinalement déhiscente; ovaire infère, à quatre loges renfermant des ovules pendants; slyle filiforme, biièvement exserte, adné par sa base au IuIk; du calice; stigmate peltato-capité. Le fruit consiste en une capsule oblongue, à quatre loges, k quatre valves portant vers le milieu la cloison qui les unit au placentaire central. Les semences sont pendantes, ovales, anguleuses et rugueuses; les cotylédons sont foliacés et plans, la radicule est conique.

RiESENBAcniE uo ilEwqvE. Rieseiihacliia Mexicaiia, Presl. C'est une plante herbacée, rameuse, glanduloso-pubescente, à feuilles alternes, pétiolées, lancéolées, acuminées, inégalement dentelées; les Heurs sont réunies en grappes terminales, simples, feuillées et portées sur des pédicelles grêles.

RIFET. MOLL. Coquille du genre Turbo.

RIG.iUD. OIS. Synonyme vulgaire de Rouge-Gorge. f^. Sylvie.

RIGIDELLE. Rigidella. bot. Genre de la famille des Iridiacées, tribu des Tigridées. établi par Lindiey, avec les caractères suivants : périanthe composé de trois folioles imbriquées il la base, roulées ou reployées, contractées vers le milieu, avec le limbe concave et les bords infléchis; trois étamines soudées en une sorte de lube; anthères linéaires, dressées, libres; stigmates bipartites, appendiculés au dos et opposés aux anthères : leurs découpures sont linéaires et papilleuses au sommet. Le fruit consiste en une capsule papyracée, trivalve au sommet et polysperme; semences subglobuleuses et ponctuées.

RiGiDELLE COULEE» DE FLAMME. Rigiihlla ftaiiimea, Lindl. Cette plante bulbeuse s'élève à la hauteur de trois à cinq pieds; elle porte des feuilles larges, équitantes, fortement plissées et dilatées à la base, de manière à engaîner la tige; les Heurs sont disposées en une ombelle dense, sortant d'une spathe bivalve; elles sont penchées, d'une couleur de feu brillante, à tube campanule, il limbe réfléchi, avec des lignes d'un pourpre foncé à sa base ; après l'épanouissement, les pédoncules, longs et grêles, se redressent, deviennent roides, et portent les capsules en un sens parfaitement vertical, même après la maturation des graines. Du Mexique.

RIGOCARPUS. BOT. Ce genre, proposé par Kecker pour quelques espèces de Concombres à fruits globuleux et hérissés, n'a pas été adopté, y. Concombre.

RILLE. Rilla. pois. Espèce du genre Saumon.

RIMAOUS. MAM. Nom que donnent les Walais à quelques grands Chats qui remplacent les Tigres dans les grandes îles de l'Archipel indien; leur queue est longue, leur pelage ras, marqué de larges plaques irrégulières encadrées de noir. Les premières notions sur ces grands Tigres sont dues à sir Raffles qui, dans son Catalogue des animaux qui vivent dans l'ile de Sumatra, en signale deux espèces sous les noms deRiiuau mangin et de Riinau dalian, dont on a tenté, mais avec peu de succès, à établir l'identité avec les Chats longibaudes et de Diard. /'. à l'article Chat, vol. 2, p. 297 et 298. A propos de cet article, on fera observer ici que la description du Chat à collier, du Népaul, Fetis toiguata, aélé par erreur transposée : au lieu de terminer la série des espèces propres à l'Asie, elle s'est trouvée placée à la suite des espèces africaines. L'erreur est trop grossière pour qu'elle n'ait pas été remarquée du lecteur, et rectifiée dans sa pensée.

RIMBOT. BOT. Nom vulgaire de VOncoba spinosa.

Rl.MELLA. BOT. (Lycoiieidacées.) Raflinesque a donné ce nom à un genre voisin des Lycoperdons, qu'il a caractérisé ainsi dans le Journal de physique, août 1819 : champignon terrestre, sessile, sans volva ni épiderme distinct, homogène, s'ouvrant supérieurement par une fente par laquelle s'échappe la poussière séminale. Ce genre, très-rapproché du Tulostoiiia, ne comlirend qu'une seule espèce qui croît sur les bords de rohio, dans l'Amérique septentrionale.

RIWULAIRE oc RI.MULE. moll. foss. Ce petit genre

Il 1 IN

lie, par ses caraclères, le genre Ëmarginule à celui des i Fissurelles. 11 a é.li trouvé fossile et seulement encore dans les falunières de Valognes. Sa coquille est patelloïde, à bords simples et entiers, à sommet incliné postérieurement presque sur le bord ; la cavité est simple ; une fente médiane, symétrique, lancéolée, est placée sur le dos entre le bord et le sommet. Les Rimules sont de fort petites coquilles, minces, fragiles, transparentes et parfaitement symétriques. Defrance en a reconnu deux espèces :

RmcLE FRAGILE. Riiiiula fragilis, Defr., Dictionn. des se. natur., t. XLV. Lisse et entaillée du sommet vers le milieu du dos. — Rimble de Blainville. Riiiiula Blainvillii, id., loc. cit.; et Atlas, 27o cabier; Emarginula Blainvillii, Blainv. , Traité de Malacolog., pi. 48 bis, fig. 1. Elle est striée, et la fente est entre le sommet et le bord, sur le milieu du dos. Ces Coquilles ont à peine une ligne de longueur. L'une et l'autre se trouvent à Valognes.

RIMULINE. Rimulina. moll. Genre de la famille des Stictiostègues, établi par d'Orbigny qui le caractérise de la manière suivante : ouverture formant une fente longitudinale ; test en forme de gousse , à loges obliques et embrassantes.

RiMDiiKE glabre. RitHulina glabra, d'Orb., Ann. des scienc. nat., l. vu, p. 257. Coquille microscopique, allongée, un peu recourbée, glabre, lisse, formée de trois ou quatre loges obliques, embrassantes, la dernière beaucou|) plus giande que toutes les autres réunies, et terminée antérieurement par une ouverture longitudinale, étroite, se prolongeant du sommet jusque près de la base de cette dernière loge. Cette co- (|uille vient de la mer Adriatique.

RINDERA. EOT. (Pallas.) y. Ctnoglosse.

RINELÉPIDE. Rinelepis. pois. Genre de Malacoptérygiens, de la famille des Siluroïdes, tribu des Loricaires, établi par Spix et Agassiz, pour quelques Poissons regardés d'abord comme des Loricaires, parce qu'ils n'ont comme ces dernières qu'une seule dorsale; mais dont ils diffèrent suffisammjent par un corps gros et trapu, des pla(iues osseuses, disposées à peu près comme des écailles, et trois rayons seulement à la membrane brancbiostége. Valenciennes décrit cinq espèces de Rinelépides, toutes de l'Amérique méridionale.

Kinelépide élahcë. Rinelepis strigosa. Val. Bouche placée près de l'extrémité antérieure de la tête, fendue en travers, et n'ayant pour voile qu'un repli étroit à l'angle et à la lèvre postérieure, lequel s'atténue néanmoins de cbaque côté en un tentacule court et pointu; dents sur un seul rang, nombreuses, tines, capillaires, terminées en crochets aigus, simples et dorés; premier rayon de la nageoire pectorale du cinquième de la longueur totale, gros et un |ieu comprimé à sa base, rond j et obtus à l'extrémité ; premier rayon des ventrales, celui de la dorsale et les deux extrêmes de la caudale, i ronds, gros et très-âpres; bord postérieur de la caudale [ eu are légèrement rentrant. La couleur est entièrement i d'un brun noirâtre. Taille, treize pouces. B. 3; D. 1/7; A. 1/3; c. IG; P. 1/6; V. 1/3. |

RINGAU. OIS. Synonyme vulgaire de Tadorne. ''. Ca- |

PCARO. 1

RINCENT. Ringens. bot. On qualifie de Ringente toute corolle bilabiée, dont les lèvres sont écartées de manière a imiter la gueule d'un animal.

RINGOULE. BOT. L'un des noms vulgaires de VAgaricus Eryngii, que Dillen place parmi ses Amanila.

RINODINA. BOT. (Licliens.) Acharius donne ce nom à la première division de son genre Lecanora. Pries a employé ce même nom |)our désigner des sections dans ses genres Biatoru, Leciclea, etc.

RINOPTERA. POIS. Van Hasselt a proposé, sous ce nom, l'établissement d'un genre qui serait formé aux dépens des Cépbaloplères.

RINOREA OB RINORIA. bot. Ce genre, d'Aublel, a été réuni au Conohona, de la famille des Violacées. f^. CortoRi.

RIORTE. bot. L'un des noms vulgaires du yiburnum Opultts. y. Viorne.

RIPARIOLE. OIS. L'un des noms vulgaires de l'Hirondelle (le rivage.

RIPIDIE. ins. Pour Kbipidie. A', ce mot.

RIPIDIUM. BOT. Trinius a donné ce nom à un genre de la famille des Graminées, qu'il a fondé sur le Saccharum Ravennœ et le Sacchaium Japoniciim de Thunberg, que Palisot-Beauvois avait placés dans son genre Eriantims. V. Ériantbe.

RIPIDIUM. BOT. (Fougères.) Le genre établi sous ce nom par Bernbardi, dans le Journal de Schrader pour ISOO, est le même que le Scliizœa de Smilb. V. ce mot.

RIPIPHORE. Ripiphorus. iss. Pour Rbipiphorc. /'. ce mot.

RIPOGON. Ripogonum. bot. Genre de la famille des Smilacées, et de l'Hexandrie Monogynie, L., établi par Forster et admis parR. Brown (Prodrom. Flor. Nov.- Holland., p. 293) qui l'a ainsi caractérisé : périanlhe accompagné de deux bractées, divisé profondément en six parties égales, étalées, caduques ; six étamines dont les filets sont subulés, glabres, les anthères plus longues, attachées à l'échancruredelabase; ovaire à trois loges monospennes, surmonté d'un style très-courl et d'un stigmate trilobé, obtus; baie renfermant une ou deux graines pourvues d'un albumen cartilagineux, ayant l'embryon excentrique et la radicule vague.

RiPOGON BLANC. Ripogonum album, R. Br. C'est un arbustevoUibile,dontla tige est quelquel'ois armée d'aiguillons, tandis que les petites branches sont inermes. Les feuilles sont opposées ou presque opposées, quelquefois verlicillées ou alternes, à triple nervure, réticulées, veinées; à pétioles tordus, non cirrhifères. Les fleurs sont disposées en grappes axillaires et terminales.

RIPOTON. OIS. L'un des synonymes vulgaires de Castagneux. f^. GrEbe.

RIQUET. INS. Nom vulgaire des Grillons.

RIQUEURIE. Riqueuiia. bot. Genre de la Tétraiidrie Tétragynie, établi par Ruiz et Pavon {Gêner. Plant. Parut), et CUil., p. 18) qui l'ont ainsi caractérisé : calice persistant, dont les folioles arrondies, concaves et dressées, sont disposées sur une triple rangée; les deux rangées extérieures à une seule foliole bipartite; l'intérieure à deux folioles. Corolle à quatre pétales presque ronds, concaves, dressés. Quatre étamines dont les

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filets sont subulés, comprimés, de la longueur de l'ovaire, insérés sur le réceptacle; les anthères sont ovales. Ovaire ovoïde, supère, portant quatre styles très-courts, terminés par des stigmates obtus. Capsule ovoïde, té- Iragone, couronnée par les styles, à quatre loges et ù quatre valves, renfermant plusieurs graines ovées.

liiQCECRiEDC Pérou. liiqueu/ia avenia. Arbrisseau qui s'élève à environ quinze pieds, et dont les rameaux sont garnis supérieurement de feuilles opposées, péliolées, oblongues, très-entières, glabres et sans nervures. Les fleurs, de couleur jaune, sont au nombre de trois sur chaque pédicelle, et forment des grappes courtes et terminales.

RIS. BOT. K. Riz.

RISCULE. Risculus. crdst. Genre proposé par Leach, Irès-voisin des Caliges, et ne paraissant en différer que parce que les deux soies ou tubes ovifères sont terminés par deux styles au lieu d'être simples.

RiscBLE DE LA MoRCE. Hisculus MoihcB , Leacli , Kep. des Scicnc. natur., t. xiv, fîg. ô56. Sa couleur est livide, tirant sur le jaune et sans tache. On le trouve sur la Morue.

RISIGALLUJI. BiN. (Wallerius.) Synonyme de Mercure sulfuré rouge.

RISOLETTA. BOT. L'un des noms vulgaires de l'Anémone des bois.

RISSOAIRE. Rissoaria. moil. Genre établi parFreminville et Desmarest (Bullel. de la Soc. philom., t. iv) en l'honneur de Risso, naturaliste distingué de Nice, pour un certain nombre de petites Coquilles qu'il était impossible de faire entrer nettement dans un des genres de Lamarck. Blainville, en adoptant ce genre, le considère comme voisin des Phasianelles, et intermédiaire entre ce genre et les Turhos, et il lui donne pour caractères : coquille oblongue ou turrucilée, non ombiliquée,le plus souvent garnie de cotes longitudinales; ouverture entière, ovale, obliiiue, évasée, sans canal, ni dents, ni plis; les deux bords réunis ou presque réunis : le droit reuHé et non réfléchi; opercule calcaire ou corné, rentrant profondément, uuispiré, à spire latérale.

RissoAiRE VIOLETTE. Rissoanaviolacea,'Er.Co(\\i\\\& ovale, un peu aiguë, à spire très-courte, avec le dernier tour côtelé dans presque toute son étendue; ouverture large et évasée. De la Méditerranée.

RISTE-PERLE. bot. L'un des noms vulgaires du Delplùnium Consolida. A'. Daupdinelle.

filSLM. BOT. Pour Oryza. r. Riz.

RIT-BOCK. MASi. Espèce du genre Antiloiie. f^. ce mot.

RITCHIÉE. RUchiea. bot. Genre de la famille des Capparidées, institué par Robert Brown, qui lui assigne l>our caractères : calice à quatre divisions concaves, à estivation valvaire; corolle composée de quatre pétales insérés sur le bord hémisphérique d'un torus charnu, longuement onguiculés, àlames imbriquées et ondulées; étamines au nombre de douze à seize, insélées avec les pétales; filaments filiformes, libres; anthères ovales, à deux loges, déhiscentes longitudinalement; ovaire longuement stipité, ovale; stigmate sessile. orbiculé.

RiTCHiÉE odorante. RUcliiea fragians, R. Brown; Cratœva frugians, Sims. C'est uu arbuste grimpant, dont les feuilles sont alternes, composées de trois folioles très -entières, pourvues de stipules peu apparentes. Les fleurs sont terminales, réunies en grappes. On le trouve dans l'Afrique tropicale.

RITINOPHORA. bot. (Necker.) Synonyme d'icica. /'. ce mot.

RITO. OIS. L'un des noms vulgaires du Canard cora-

RITRO. BOT. Espèce du genre Échinope. y. ce mot.

RITTERA. BOT. Schreber avait substitué ce nom à celui de Possira d'Aublet, genre qui lui-même rentre dans le Swartzia. V . Swartzie.

RIVACHE. BOT. iXom vulgaire du Setinum palustre. F. Selin.

RIVÉE. Rivea. bot. Genre de la famille des Convolvulacées, établi par Choisy, qui lui assigne pour caractères : calice à cinq divisions; corolle hypogyne,infundihuliforme ou tubuleuse, avec cinq plis au limbe; cinq étamines incluses, insérées au tube de la corolle; ovaire à quatre loges uniovulées; style simple; stigmate capité ou lamelliforme et bilobé. Le fruit est une baie (|uadriloculaire, renfermant un petit nombre de semences fécondées, dont l'embryon est courbe, mucilaginoso-albumineux; les cotylédons sont ridés; la radicule est infère.

RivÈE ORNÉE. Rivea ornata, Choisy, Convolv. orient, in Acad. Gev., vol. G, pi. 3. C'est un sous-arbrisseau grimpant, à feuilles alternes, larges, en cœur, pubescentes ou tomenteuses en dessous; les fleurs sont axillaires ou terminales, grandes et élégantes. De l'Inde.

RIVERIE. Riveria. bot. Sous ce nom, Kunth (Nov. Gêner, et Spec. Plant, œquinott., t. vu , p. 2(iG) a établi un genre appartenant à la famille des Légumineuses, mais dont le fruit seul est connu. C'est une gousse obliquement elliptique, légèrement comprimée, stipitée, mucronée, de consistance de parchemin, monosperme et bivalve. Lagraiueestoblongiie.réniforme, munie dans sa partie où est le point d'attache, d'une substance blanche, friable, recouverte d'un tégument membraneux-cbartacé. L'embryon, sans albumen, est composé de cotylédons charnus, conformes à la graine; la radicule, située au-dessous du sommet de l'embryon, se dirige inférieurement. Ce genre se distingue du Geoffrœa par son fruit coriace et bivalve; peut-être est-il congénère de VAndira? Le Riveria nitens , Kunth, loc. cit., tab. C39 bis, est un arbre dépourvu d'épines, à feuilles alternes, imparipinnées, quelquesunes ternées, un peu coriaces, portées sur un rachis ailé. Les pédoncules sont presque terminaux et ne portent chacun qu'une seule gousse. Cet arbre croît dans la province de Bracamoros, près de Jaen, dans l'Amérique méridionale.

RIVIÈRE. GÉoi. f^. Bassins et Fleuves.

RIVINE. Rivina. bot. Genre de la famille des Chénopodées, présentant pour caractères : un calice à quatre divisions profondes et étalées; quatre, huit ou douze étamines dressées et bypogyiies; un ovaire globuleux, un peu comprimé, à une seule loge inonosperme, surmouté d'un style un peu oblique, au sommet duquel

est un sliiïinale discoïde et entier. Le fruit est cliarnu, ijlobuleux et raonosperme. Les espèces de ce genre sont assez nombreuses; ce sont des plantes herbacées, des arbustes ou des arbrisseaux qui croissent dans les diverses contrées de l'Amérique méridionale. Leurs feuilles sont alternes; leurs fleurs petites, formant des épis ou des grappes. On mange quelquefois les feuilles de certaines espèces, à la manière des Épinards.

RiviNE VELUE. Bivina humilis, L. Sa tige est cylindrique et pubescente; les rameaux sont alternes, velus et très-ouverts; les feuilles sont alternes, péliolées. épaisses, puliescentcs, ovales, entières, acuminées; les Ueurs sont disposées en épis alternes, allongés, un peu arqués; elles sont éparses, pédicellées, un peu pendantes, d'un vert jaunâtre en dehors, blanchâtres en dedans. Le fruit est une petite baie rouge. Des Antilles.

KIVULAIRE. Rivulariu. bot. Roth a formé sous ce nom un genre de la famille des Algues, dont les caractères étalent loin d'être exacts. Lyngbye a senti la nécessité de le diviser, en rejetant une désignation fort impropre, puisqu'elle pouvait convenir indifféremment à toutes les petites plantes des ruisseaux. Les Rivulaires de Roth sont réparties aujourd'hui parmi les Choetophores et les Linkies. F. ces mots.

RIVULINÉES. Rioulineœ. bot. Uaffinesque a proposé, sous ce nom, l'établissement d'une famille dans laquelle rentreraient les genres liivulaiia, Nostoc, Endosperma et autres.

RIVUIÎALES. concH. Montfort donne ce nom aux Coquilles qui habitent les rivages et les eaux douces, par opposition avec celles (|u"il désigne sous le nom de Pélagiennes, qui ne se trouvent que dans les hautes mers.

RIZ. Oryza. bot. L'un des genres les i)lus importants de la famille des Graminées, et de l'Hexandrie Digynie, L., qui peut être caractérisé de la manière suivante : les fleurs sont disposées en panicule; les épillets uniflores; la lépicène formée de deux valves subulées, étroites et très-courtes; la glume également à deux valves beaucoup plus longues : l'extérieure comprimée, naviculaire, plus convexe supérieurement, sillonnée, brusquement terminée à son sommet par une arête plus ou moins longue, droite, manquant quelquefois; l'intérieure, aussi longue que la précédente, mais plus étroite et moins convexe, est terminée en pointe brusque à son sommet. Les étamines, au nombre de six, ont leurs anthères linéaires obtuses à leur sommet, légèrement bifides à leur base. L'ovaire porte deux styles qui se terminent chacun par ui\ stigmate en forme de goupillon; ù la base de l'ovaire sont deux très-petites écailles rapprochées, tronquées obliquement au sommet, et formant la glumelle. Le fruit est allongé, terminé en pointe à sou sommet, et recouvert par la lépicène et la glume qui sont persistantes. Ce genre ne se compose que d'une seule espèce, qui présente un très-grand nombre de variétés, dont quel- j ques-unes ont été considérées comme des espèces distinctes.

Riz CDLTivÉ. Oryza saliva, L., Lamk., 111., tab. 264. C'est une plante annuelle, qui croît de préférence dans

les lieux bas et inondés; cependant certaines variétés désignées sous le nom de Riz sec, réussissent également dans les terrains à Froment. Son chaume s'élève à environ trois ou quatre pieds; il est épais et cylindrique; ses feuilles, assez larges et très-longues, sont munies ù l'orifice de leur gaine d'une collerette entière ou bifide. Les fleurs, avec ou sans arête, forment une panicule plus ou moins bien garnie. Le Riz est originaire de l'Inde. 11 croît et on le cultive dans presque toutes les contrées de ce vaste continent, où il est la base de la nourriture des peuples qui l'habitent. Les Grecs et les Romains connaissaient le Riz, et Dioscoride et Pline en ont parlé sous les noms d'Oruza et Oryza. Mais il paraît que, dans ces temps reculés, il était presque uniquement employé à faire des tisanes, et que tout celui qu'on consommait alors élait tiré de l'Inde. Ce n'est que beaucoup plus tard que le Riz a été introduit et cultivé en Grèce, puis en Piémont, en Italie et en Espagne. Plus tard encore la culture du Riz a été tentée et continuée dans les deux Amériques, en un mot, dans toutes les contrées qui, par la nature de leur sol et leur température, étaient favorables au développement parfait de ce précieux végétal. La culture du Riz n'est pas sans quelques inconvénients graves : les irrigations continuelles qu'elle exige, le séjour longtemps prolongé de l'eau stagnante, rendent fort malsains les lieux où l'on cultive le Riz; il paraît même que ce sont ces inconvénients qui ont fait abandonner cette culture dans le petit nombre de localités où on l'avait tentée en France. Néanmoins tous ces inconvénients pourraient être en partie évités, en ne cultivant que le Riz sec ou de montagne; en second lieu, pour établir des rizières, on pourrait choisir les endioits éloignés des habitations cl ceux qui sont par leur nature même propres à ce genre de culture. Ainsi, qu'un terrain bas et humide, naturellement malsain, à cause des miasmes qui s'en élèvent pendant les grandes chaleurs, soit couvert de mauvaises herbes ou de sillons chargés de Riz, son voisinage n'aura pas plus d'inconvénient dans l'un et dans l'autre cas, et néanmoins les résultats feront totalement dififérents.

Le Riz offre m\ grand nombre de variétés; les unes sont barbues, les autres sans barbes ; les unes ont leurs écailles teintes en brun, ou en violet, les antres sont simplement jaunâtres. Le voyageur français Leschenault de la Tour a publié, dans le sixième volume des Mémoires du Muséum, des détails sur la culture du Riz dans l'Inde; il en cite trente variétés qui diffèrent beaucoup les unes des autres, par le temps qu'elles mettent à mûrir et qui varie de trois à huit mois.

Le Riz est un aliment extrêmement sain. Dans les diverses contrées de Flnde, de la Chine et dans presque toute l'Asie en un mot, en Afrique, en Amérique, le Riz est la base de la nourriture. On le mange après l'avoir fait bouillir dans l'eau. On a prétendu que, sur la surface du globe, il y a incomparablement plus d'habitants qui se nourrissent de Riz qu'il n'y en a qui vivent de Froment. En Europe, le Riz est employé à faire des potages, des crèmes, etc. Sa décoction est usitée en médecine comme adoucissante dans les irritations des organes digestifs.

On a étendu le nom de Riz à des végétaux qui n'apli;irlicnnent pas au genre dont il vient d'être question, et appelé :

Riz d'Allemagne, une variété d'Orge.

Riï DD Canada, une Zizanie, y. ce mot.

Riz i)U Pérou, une espèce du genre Chénopode.

Riz sauvage, la petite Joubarbe, etc.

R1Z0.\. BOT. Genre de la famille des Labiées, et de la Didynamie Gymnospermie, élabli par Cavanilles, et ainsi caractérisé : calice tubulé, strié, à cinq dents égales; corolle dont le tube est très-long, divisé à son bommel en deux lèvres égales, la supérieure droite, Irifide; l'inférieure pendante, bifide; quatre étamines non saillantes bors du tube; ovaire surmonté d'un style un peu plus long que le tube, terminé par deux stigniales sétacés et divergents; quatre akènes ovoïdes, situés au fond du calice.

RizoA A feuilles OVALES. Rizoa ovatifolia, Cavan., Icon. Plant., G, tab. 378. C'est une plante herbacée, haute d'environ un pied et demi, divisée en rameaux opposés, garnis de feuilles ovales, obtusément dentées en scie, verles en dessus, glauques en ilessous, trèsbrièvement pétiolées. Les fleurs, dont la corolle est d'un rose clair, forment de petites panicules axiUaires. Chili.

RIZOLE. BOT. Syn. vulgaire d'Oryzopsis. 1^. ce mot.

R1Z0PH0R.\. BOT. y. Rhizophore.

RO.iBLE. OIS. Nom vulgaire du Troglodyte, ;i/o<avilla Troylod/tes.

R0.\L0. BOT. (Garidel.) L'un des noms vulgaires du Papaver Jihœas, L. f^. Pavot.

ROBE. ïooi. On entend souvent par celte désignation l'ensemble des téguments velus ou plumeux, qui recotivienl le corps d'un animal et qui aident puissamment à sa distinction.

ROBE BIG.ARRÉE. holl. Nom vulgaire et marchand du l'oliita Cynibiuvi, L.

ROBE DE PERSE, moll. Nom vulgaire et marchand du Murex Tiuptziuiii, L., qui est une Fasciolaire de l.amarck.

ROBE PERSIENNE. MOLl. L'un des noms vulgaires et marchands du Conus Regiiis.

ROBE DE SERGENT. BOT. Nom d'une variété de Prunes fort commune dans le midi de la France.

ROBERGIA. BOT. Nom substitué par Schrebcr au ;;enre /?o«/ea d'Aublel. y. Rourée.

ROBERT LE DIABLE. iNS. L'un des noms vulgaires <lu Gamma ou Papilio C-album de Linné, qui appartient au genre Vanesse. f^. ce mot.

ROBERTIA. BOT. Plusieurs genres ont été ainsi nommés par les auteurs. Scopoli avait formé un genre liubertia de toutes les espèces de Sideroxxlum qui ont dix étamines et une baie à trois ou cinq loges : ce genre n'a pas été adopté. F. Sidéroxvle. Dans sa Flore des environs de Paris, Mérat a nommé Robertia un j;enre formé sur VHeUeboriis lixemalis, L.; mais ce genre avait été antérieurement constitué sous différents noms, et notamment par Salisbury sous celui i'Eianthis, que lui a conservé De Candolle. f. Eran-

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