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ROBERTIE. Eohertia. bot. De Candolle (Flore fran-
çaise, Supplém., p. 433) a donné ce nom à un genre de la famille des Synanthérées, tribu des Chicoracées et de la Syngénésie égale, L., qui offre les caractères essentiels suivants: involucre composé de folioles égales et placées sur un seul rang; réceptacle garni de paillettes membraneuses, semblables aux folioles de l'involucre; calathide composée de demi-fleurons, tous hermaphrodites; akènes couronnés d'une aigrette sessile et plumeuse. C'est par ce dernier caractère que le nouveau genre se distingue du Seriota qui a l'aigrette pédicellée.
RoBERTiE TARAXAcoïDE. RobeiUa tamxacoùles, DC, loc. cit. C'est une petite plante qui a le port de quelques variétés du Pissenlit. Ses feuilles sont toutes radicales, pétiolées, profondément pinnatifides, le lobe terminal plus grand, ovale ; les lobes inférieurs étroits, aigus et recourbés du côté de la base; les hampes sont hautes de deux à trois pouces, munies de deux petites feuilles linéaires, et terminées chacune par une calalhide jaune, plus petite que celle du Pissenlit. Ile de Corse.
ROBERTIN. BOT. Géranium Robertianum, L. Espèce deGéranier.
ROBERTSONIA.BOT. Haworth (Synops. Plan t. suce ., p. 521 , et Saxifrag. enum., p. 52) a formé sous ce nom un genre qui se compose des Saxifraga Geum, hirsuta, umbrosa, punctata, cuneifolia et ilaurica.
ROBET. coNCfl. (Adanson, Voy. au Sénég., pi. 18, fig. 6. ) Coquille du genre Arche , Arca Senegalensis, Lam.
BOBINE. BOT. Variété de Poires.
ROBINET. BOT. L'un des noms vulgaires du Lychnis (lioica. V. LvcasiDE.
ROBINIER. Robinia. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelphie Décandrie, élabli par Linné, et qui offre les caractères suivants : calice monosépale, tubuleux, à cinq dents inégales, les deux supérieures plus courtes, les tiois inférieures plus longues et plus écartées; l'ovaire est terminé par un long style, barbu longitudinaicment et du côté supérieur; gousse allongée, très-comprimée, sefsile,uniloculaire, bivalve, renfermant plusieurs graines aplaties. Le genre Robinia, tel quelesauteurs l'avaient caractérisé, renfermait une foule d'espèces extrêmement disparates. Le professeur De Candolle, dans le second volume de son Prodrome, et dans ses Alémoires sur les Légumineuses, p. 273, ayant analysé un grand nombre des plantes réuniesdans ce genre, a fait voir qu'ellesappartenaient à quinze ou seize genres différents , dont plusieurs étaient déjà anciennement connus, et dont quel(|uesuns étaient nouveaux. 11 n'a laissé dans ce genre que les espèces qui lui avaient servi primitivement de type, c'est-à-dire celles de l'Amérique septentrionale. Ces espèces, au nombre de cinq, sont les Robinia Pseudo- Acacia, R. dubia et R. umbraculifera, (pii n'en sont peut-être que des variétés ou des hybrides, les R. viscosa et R. hispida. Ce sont des arbres plus ou moins élevés, très-souvent munis d'aiguillons; leurs feuilles sont imparipinnées, leurs folioles sont pétiolulées et accompagnées de deux petites stipules subulées; les fleurs sont blanches ou roses, disposées en grappes simples.
RoBiRiER FAUX Acacia. 7?o6(»j/« Pseudo-Acacia,L.,
Il 0 B
Mich., yirb. À m., t. i.Cel arhre a été introduit en France vers l'année 1600, par Robin, qui en avait reçu des graines de l'Amérique septentrionale. L'arbre semé par Robin existe encore dans un des massifs du Jardin du Roi à Paris. Le faux Acacia s'est si bien naturalisé en Europe, qu'il semble en être indigène. C'est un arbre qui prend un accroissement très-rapide, et qui vient également bien dans tous les terrains; néanmoins, comme ses racines s'étendent et tracent à une très-grande dislance, on conçoit qu'il réussira encore mieux dans un bon terrain où il y aura plus de tond. L'Acacia est un arbre dont la culture offre beaucoup d'avantages; et d'abord, il fait un très-bel effet dans les jardins d'agrément; l'élégance de sou feuillage, l'odeur suave de ses fleurs, la facilité avec laquelle on le multiplie de graines ou de boutures, le font recbercher des amateurs. Son bois est lourd, dur et très-compacte; il est extérieurement jaune, le cœur est agréablement veiné ; on l'emploie dans les constructions; on peut aussi en faire différents meubles. Ses feuilles ont une saveur douce, et les bestiaux en sont très-friands, soit lorsqu'elles sont encore fraîches, soit quand elles ont été séchées. On cultive dans les jardins une variété connue sous les noms d'Acacia sans épines, ou Robinia inermis, qui diffère de l'espèce primitive, non -seulement par l'absence des aiguillons, mais par la forme arrondie que cette variété prend en croissant.
Robinier visqueux. Robmia viscosa, Vent., Cels, l. IV. C'est une autre grande et belle espèce, ayant le port de la précédente, sur laquelle on la greffe. Ses feuilles sont plus petites; elles ont leur pétiole trèsvisqueux; les Heurs sont légèrement rosées.
RoBiPiiER nispiDE. Robinia hispida, L. 11 est connu sous le nom vulgaire d'Acacia rose. On le greffe aussi ' sur le faux Acacia, et il forme alors un arbrisseau plus ou moins élevé, qui se distingue très-facilement par ses rameaux tout couverts de poils roides et glanduleux, d'un brun rougeâtre; par ses grandes fleurs du rose le plus pur.
ROBINSONIE. Robinsonia. bot. Genre de la famille des Synantbérées, tribu des Sénécionées, établi par De Candolle pour deux plantes observées au Chili par Bertero et Gay. Caractères ; capitules multiflores, liétérogames,dioïqucs par avortement; involucre campanule ou ovale, formé d'un seul rang d'écaillés plus ou moins serrées, le plus souvent barbues au sommet, avec de très-petites bractéoles à la base; réceptacle nu; corolles du rayon coriaces, courtes,ligulées, entières ou tridentées.etdisposées sur un seul rang; celles du disque tubuleusesetàciiiq dents; étamines incluses; anthères libres,abortives et pendantes; style bulbeux àsa base, se divisant ensuite en deux branches courtes, tronquées et glabres, qui se roulent sur elles-mêmes en sens contraire; akènes glabres, oblongo-cylindriques, à côtes, privés de bec; aigrette très-caduque, formée d'une rangée de poils sca!)res. Ce genre, voisin des Séneçons, est composé d'espèces ligneuses, remarquables par la matière résineuse qu'elles fournissent. Elles ont été trouvées dans l'ile de Juan Fernandez, célèbre parle naufrage et le séjour du marin Selkirk, qui a fourni à De Foe l'idée de son roman de Robinsou Crusoé.
RoBiNSONiE GRÊLE. Robitisotlia (jracilis, Dec. Ses feuilles sont lancéolées, dentelées, atténuées aux deux extrémités; le corymbe résultant de la réunion des Heurs est un peu lâche; les pédicelles sont nus, plus longs que le capitule; les languettes des corolles sont du double plus longues que l'involucre, tridentées; aigrette formée de quatre ou cinq soies; akènes obovales.
Le genre iîo6/«so«;a, précédemment proposé par Schreber et Willdenow, pour le Touioulia, d'Aublet, n'a point été adopté par la majorité des botanistes; on a pensé, avec raison, que ce dernier nom était consacré. ROBIQUETIA. bot. Le genre d'Orchidées, auquel Gaudichaud a donné ce nom , a été reconnu pour ne point différer du genre Saccolahium , de Lindiey. y. ce mot.
ROBLE. BOT. Synonyme vulgaire de Roure ou Rouvre, vieux nom du Chêne.
ROBLO OD ROBOLO. pois. Espèce du genre Lépisostée. f^. ce mot.
ROBLOT. POIS. L'un des noms vulgaires des petits Maquereaux. A'. Scobbre.
ROBSONIE. Robsonia. bot. Genre de la famille des Grossulariées, institué par Berlaudière qui l'a caractérisé de la manière suivante : calice coloré; son tube est cupuliforrae, soudé avec l'ovaire; son limbe est supère, partagé en quatre ou cinq lobes dressés, carénés, beaucoup plus longs que le tube; corolle composée de quatre ou cinq pétales insérés à l'orifice du calice, cunéiformes et inclus; quatre ou cinq étamines longuement exserles, insérées de même que les pétales, et alternes avec eux; ovaire infère, uniloculaire, à deux placentas opposés et nerviformes; trois ovules disposés sur un seul rang, à chaque placentaire; style filiforme, simple et e.xserte; stigmate très coiirtement bifide.
RoBSONiE FBCHSioÏDE. Robsouia fiichsioides , Berl.; Hibes stamineuin, Sm. C'est un arbuste à rameaux hispides, épineux dans les aisselles; les feuilles sont lisses, subtrilohées, à pétioles courts; les pédoncules sont courts et biHores; le calice est d'un rouge éclatant, avec des bractées arrondies, hispide, hémisphérique; les pétales sont aussi longs que les sépales; les styles et les étamines sont exsertes. De la Californie. Le professeur De Candolle ne considère le genre /îoisonia que comme une subdivision du giand genre Ribes. ROBULE. Robiiltts. jioi.i. Genre de Coquilles microscopi(iues, proposé par Denys-JIonlfort. K. Robdlike. ROBULINE. Robulina. moll. Le genre Robuline, tel (|ue d'Orbigny le conçoit, rassemble aujourd'hui les genres Lenliculine et Polystomelle deBlainville, et les genres Phonème, Pharame, Hérione, Clisiphonte, Patrocle, Lampadie, Anténore, Robule, Rhinocure et Sphinctérule de Wontfort; l'auteur le comprend dans la famille des Hélicostègues, section des Nautiloïdes. 11 a les caractères suivants : coquille orbiculaire, nauli-^ loïde; l'avant- dernier tour rentrant dans le dernier; ouverture marginale à l'angle carénai en fente triangulaire; co(iuille bombée; un disque central. Les Robiilines sont de petites cocpiilles microscopiques, lenticulaires, discoïdes, généralement carénées; l'a vaut-dernier tour rentre dans la grande ouverture de la coquille et
ROC
la modifie ; la dernitire cloison la ferme complélcment sans être bombée en debors. C'est à l'angle dorsal de cette ouverture que se voit une autre ouverture fort petite, qui perfore la dernière cloison; elle est triangulaire.
RoBULiNE TRAKCBANTE. Robulina cultrata , d'Orb., Ann. des se. nat., t. vu, p. 287, n" 1; Modèles de Céphalopodes, 4° livr.,no 89; Nautiliis calcar, L.,Gmel., p. 3370; ibkl., Ficht. et Moll, p. 72, lab. 11, %. d, e. f; lab. 12, tiç. d, e, f, j;, h; lab. 13, fig. e, f, R; Lenliculiiia marginala, SoIdani,t. 1, p.54,tab.3ô, fig. B,etc.; Laiiipas tnlhemus, WonK., Concb., p. 242; Lenticulina trithemiis, Blainv., Malacol., p. 590, C'' groupe; Patrocla guerelans , Montf., toc. cit., p. 218; liobul)is ciiUiahis, Montf.; ihid., p. 224; Lenticvlina guerelans et Lenticulina cultrata, Blainv., Malacol., p. -390. Cette espèce, qui a à peine une ligne de diamètre, se trouve dans la mer Adriatique, et fossile au.x environs de Vienne.
ROBUR. BOT. Synonyme de Chêne Roure ou Rouvre. ROCAIREUL. OIS. L'un des noms vulgaires du Guêpier commun.
ROCAMA. BOT. Sous le nom de Rocama digyna, Forskabladécritle Trianthemapcnlanitia,h.,Ma'nt. Ce nom de Rocama a été employé par De Candolle {Prodr.Sxsl.Feget., 3, p. 35-2) pour désigner une seclion du genre Trianthème.
ROCAMBOLE.BOT.Nom vulgaire de V.,4tlium Scorodoprasuiii, L. f. Ail.
ROCAR. OIS. Espèce du genre Merle.
ROCCARDIA. BOT. Necker (Élém. Bot., n» 132) a séparé, sous ce nom générique, les espèces de Stœheli/ia, de Linné, qui diffèrent de leurs congénères en ce que les folioles de l'involucre sont terminées par des membranes réfléchies, qui simulent les rayons d'une calalliide radiée; en outre, le réceptacle est nu, et l'aigrette est composée de poils simples.
ROCCELLA. BOT. (Cardan.) Synonyme de Rites Uvacrispa. r. Groseillier.
ROCCELLE. Roccetla. bot. Genre de Lichens trèsremarquable par la forme et la couleur crétacée des espèces qui le composent, et que De Candolle distingua le premier des Parmélies avec lesquelles on le confondit d'abord. Ses caractères consistent dans un thalle rameiix, lacinié, à divisions inférieureraent cylindracées, se comprimant ordinairementdans leur longueur, se couvrant de tubercules farineux, analogues à des sorédies, intérieurement comme cotonneux, et extérieurement poli; les apothécies sont suboibiculaires, sessiles et de couleur plus foncée que le thalle, avec un rebord peu visible, de la nature du thalle même. Le nom de Roccelle vient de ce que les plantes qui le portent croissent sur les rochers. Ce sont des Lichens qui ne se trouvent qu'aux rivages le plus battus des tempêtes ou le plus brûlés du soleil.
RoccEiLE POURPRE DES ANCIENS. Roccello titictoria, DC.,Flor. fr.,no906; Lichen Roccella,L.,m\\.,Uasc., l. 17, tîg. 19. C'est rOrseille que les Phéniciens allaient chercher aux Canaries ainsi qu'à Madère, îles connues de leur temps, et qu'Ézéchiel désigne positivement pour celte raison parle nom de Purpuriennes {Purpu-
raiiœ insulce). Celle plante forme comme des buissons touffus de deux à quatre pouces de hauteur, composés de tiges d'une demi-ligne au plus de diamètre, cylindriques, ramifiées, dont les rameaux se subulent. Leur couleur est grisâtre , passant au brun plus ou moins foncé, surtout aux extrémités; la base devient alors fauve. Les tubercules sorédiformes , farineux, en paraissent d'autant plus blancs. Celle espèce abonde dans les iles Atlantiques, depuis Madère jusqu'à celles du cap Vert; elle y fut un objet de commerce considérable. On recueille ce Lichen ainsi que plusieurs autres, qui jouissent des mêmes propriétés, en grattant les rochers; ensuite on les fait sécher; puis ou les met dans des sacs ou des tonneaux pour les livrer au commerce. Pour préparer l'Orseille, on réduit la Roccelle en poudre et on la fait macérer dans l'urine. On obtient par ce moyen une pâle molle que l'on emploie directement dans l'art de la teinture.
ROCHASSIÈRE. ois. Nom vulgaire du Gamba, y. ce rnot.
ROCHAU. POIS. Nom vulgaire d'un Spare, appelé aussi Clavière. y. Spare.
ROCHEA. bot. Pour Larochea. T. Larochée.
ROCHEFORTIE. Rocheforlia. noT. Genre établi par Swarlz {Flor. Ind. occid., l,p. 551), et qu'il dit appartenir à la famille des Rhamnées, quoiqu'il paraisse n'y avoir aucun rapport, ainsi (|^ue le prouve le caractère donné par l'auteur même : le calice est tubuleux, court, à cinq divisions rapprochées ; la corolle est monopélale hypocralériforme, ayant sa gorge ouverte et nue, son limbe plan et à cinq lobes étalés et allongés; cinq étamines , insérées au tube de la corolle qu'elles ne dépassent guère, alternent avec les lobes de la corolle; l'ovaire est libre, à deux loges polyspermes, surmonté de deux styles subulés. Le fruit n'a pas été observé à .son état de maturité. Le professeur De Candolle rapporte ce genre (Prodr., 2, p. 42) à la famille des Solanées; mais il est difficile d'admettre celte opinion, à cause des deux styles qui surmontent l'ovaire. Swarlz décrit deux espèces de ce genre; ce sont deux arbustes à feuilles alternes, ayant les fleurs petites, axillaires ou terminales, géminées ou fasciculées.
ROCHELIA. bot. (Rœmer et Schulles.) Synonyme iVEcliinospeniinm. F. ce mol.
ROCHER. Murex, moll. Blainville, dans son Traité de Malocologie, a considéré le genre Rocher de Linné comme le type d'une famille à laquelle il a donné le nom de Siphonostome (y. ce mol), adoptant les genres démembrés des Murex de Linné par Lamarck et Bruguière; on trouve dans sa méthode le genre Rocher réduit à ses limites naturelles. Latreille a considéré aussi le genre Rocher comme le type d'une famille; il lui donna le nom de Variqueux (f. ce mot); on y trouve la plupart des genres de Montforl, ainsi que ceux de Lamarck. L'animal des Rochers est connu depuis longtemps; une espèce très-commune dans la Méditerranée et qu'Adanson a retrouvée au Sénégal, a élé figurée par Dargenvilledanssa Zoomorphose, pi. 4. fig. C. Le même auteur en a aussi figuré une autre espèce, même planche, fig. D, et quoique l'on n'ait pas une description complète de l'animal de ce genre, des observateurs
onl |>u rcxaminer, el Blaiiiville enlre autres lui a donné les caraclèics suivants : corps ovale, spiral en dessus, enveloppé dans un manleau dont le bord droit est garni de lobes ou de laciniures en nombre et de forme variables, pourvu en dessous d'un pied ovale, assez court et sous-tracbélien. Tète avec les yeux situés à la base externe de tentacules longs, coniques, contractiles et rap- .prochés; bouche pourvue d'une longue trompe extensible, armée de denticules crochus en place de langue; mais sans dent supérieure. Anus au côté droit dans la cavité branchiale. Organes de la respiration formés de deux peignes branchiaux inégaux. Terminaison de l'oviducte dans les femelles au côlé droit, à l'entrée de la cavité branchiale, celle du canal déférent ù l'extrémité d'une verge longue, exserte, aplatie, contractile, située au côté droit du cou. Coquille ovale ou oblongue, canaliculée à sa hase, ayant à l'extérieur des bourrelets rudes, épineux ou tuberculeux; ouverture arrondie ou ovalaire; bourrelets triples ou plus nombreux sur chaque tour de spire ; les inférieurs se réunissant obliquement avec les supérieurs par rangées longitudinales. Opercule corné, à éléments laraelleux, subirabriqués, commençant à une extrémité.
Malgré toutes les réformes dont le genre Murex de Linné a été le sujet, il ne laisse pas, tel que Lamarik l'a circonscrit, de contenir encore un grand nombre d'espèces. Elles se groupent assez facileraenl. et se distinguent des genres environnants avec la plus grande facilité, si l'on a présent à la mémoire que le genre Slruthiolaire n'a qu'un seul bourrelet marginal; que le genre Ranelle n'a jamais plus de deux bourrelets sur chaque tour, mais qu'ils sont disposés en deux rangées longitudinales, opposées de la base au sommet; que le genre Triton offre aussi des bourrelets disposés sans ordre; et qu'enfin le genre Rocher a trois ou un plus grand nombre de ces bourrelets, toujours réguliers, et par rangées longitudinales du sommet à la base. Les Rochers se distinguent aussi de certains Buccins en ce qu'ils sont toujours canaliculés à la base de la eolumelle, tandis que les Buccins sont seulement échancrés. Le canal, dans ce genre, est variable quant à la forme et à la longueur; il peut servir à grouper les espèces. Dans quelques-uns, il est long et droit, simple ou chargé d'épines. Le sommet de la coquille est alors fort court. Dans d'autres, il est moins long, très-grêle, et obliquement lelevé vers le dos de la coquille. Il devient successivement plus court, plus large, plus oblique à mesure que les espèces prennent davantage la forme buccinoïde.
Lamarck, dans son dernier ouvrage, a caractérisé soixante-six espèces vivantes de Rochers. Il en existe presque autant de fossiles, parmi lesquelles on en cite un grand nombre d'analogues dans les terrains les plus nouveaux de l'Italie. Voici la division publiée par Lamarck :
t Espèces à queue grêle, subite, plus lonytœ que
l'ouverture.
a. Espèces épineuses.
Rocher cornd. Murex cornutus, L., Gniel., p. 3323, n° ô; Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 156, n" 1; Lister, Conch., tab. 901, fig. 21; Favanne, pi. 38,
fig. e2; Martini, Conch. cab., t. m, tab. 114, fig. 1037.
RocDER DROiTE-ÉPiRE. Murex bratularis, L., Gmel., loc. cit., n» 4; ibid., Lamk., loc. cit., n» 2; Lister, Conch., tab. 900, fig. 26 ; Chemnilz, I. m et x, pi. 114, fig. 1038, 1059, et pi. 164, fig. 1571, var. a, Nob.; fentre trifariam-spinoso, Favanne, Conch., pi. 38, fig. e, 1. Espèce commune dans la Méditerranée. Il est probable que c'est la Pourpre des anciens.
Rocher forte-éîine. Murex crassi-spina , Lamk., loc. cit., n^ô; Murex Iribulus, L., Gmel., loc. cit., n<>2; Lister, Conch., tab. 902, fig. 22; Martini, Conch. cah., t. III, tab. 113, fig. 1032, 105-5, 1054, et t. n, tab. 189, fig. 1819, 1820. C'est cette espèce que l'on nomme la grande Bécasse épineuse, dans le commerce.
Rocher fine-épine. Murex tenui-spina, Lamk., loc. cit., n» 4; Favanne, Conch., tab. 38, fig. a, 1, 2; Chemnitz, Conch., t. ii, tab. 189, fig. 1821, et pi. 190, fig. 1822. Espèce des plus remarquables et des plu.s rares dans un bel état de conservation. Elle est de la mer des Indes.
/3 Espèces sans épines.
Rocher tête-de-Bécasse. Murex hausletluui, L., Gmel., loc. cit., n» 1; ibid.. Lamk., loc. cit., n" 8; Lister, Conch., tab. 903, fig. 23; Rumph, Mus., tab. 26, fig. f; Martini, Conch., t. m, lab. 115, fig. 10C6. Elle a ordinairement de quatre à huit pouces.
Rocher tète-de-Bécassipie. Murex tenui-rostrum , Lamk., loc. cit., n" 9. Bien distincte de la précédente par la couleur, la forme, etc.
-j-i- Espèces à queue épaisse, non subite, plus ou
moins longue.
« Espèces à trois varices.
Rocher Chicorée renfiée. Murex inflatus , Lamk., loc. cit., n" 11; Murex ramosus, L., Gmel., n" 15; Rumph, tab. 26, fig. a; Martini, Conch. cab.. t. m, tab. 102, fig. 980, et tab. 103, fig. 981. C'est la plus grande du genre. Elle vient de l'océan Indien, des Séchelles.
Rocher Palme-de-Rosier. Murex Palmarosœ, Lamarck, loc. cit., nolô; Bonnani, 7fec/ea^, pars.ô, fig. 276; Lister, Conch., tab. 946, fig. 41. Espèce remarquable par sa beauté lorsqu'elle est bien conservée.
Rocher Chicorée-brulée. Murex adustus, Lamk., loc. cit., n"> 16; Favanne, Conch., pi. 36, fig. j, 1; Martini, Conch., t. III, tab. 103, fig. 990, 991 ; Knorr, Vergn., 2, tab. 7, fig. 4, 5. De l'océan Indien; assez commune; couleur café brûlé; bouche blanche.
Rocher Acanthoptère. Murex Acanthoplerus, Lamarck, loc.cit.,n<>'i5;Scltreoterseinling. in Chonch., t. I, tab. 3, fig. 8; Encycl., pi. 417, fig. 2, a, b. Toute blanche ; les varices lamelleuses, terminées en pointe à chaque tour à l'endroit de la suture.
Rocher triquètre. Murex triqueter; Born. Mus. Cœs. Find., tab. 11, fig. 1, 2; ibid., Lamk., loc. cil., n»31 ; Martini, Conch., t. m, tab. 111, fig. 1058; Encycl., pi. 417, fig. 1 et 4, a, b. De l'océan Indien. ;3 Espèces qui ont plus de trois varices.
Rocher febille-de-Scaroie. Mttrex saxatilis, L., Gmel., p. 3329, n» 13; Lamk., loc. cit., n» 34; Rumph, Mus., tab. 26, fig. 2; Martini, Conch., l. m, tab 108,
ROC
fig. 1011 à 1014. Fort belle et fort grande espèce de l'océan Indien, L'ouverture est ornée de teintes roses d'une grande fraîcheur.
Rocher Eivdive. Murex Endivia, Lamk., loc. cit., no 33; Murex cichoreum.h., Gmel., n» 17; Favanne, Concli., pi. 56, fig. K ; Marlini, Conch., t. m, lab. 107, fig. 1008. Vulgairement la Pourpre impériale.
RocBER Scorpion. Murex Scorpio, L., Gmel., loc. cit., n» 14; ibid., Lamk., loc. cit., n" 39; Rumpli., Mus., tab. 26, fig. D; Favanne, Conch., pi. IG, fig. G, 3; Martini, Conch., t. m, tab. 106, fig. 998 à 1003. Espèce singulière par la manière dont l'ouverture et la dernière varice sont disposées. De l'océan Indien.
RocBER ANGtLiFÈRE. Miircx anguliferus , Lamk., loc. cit., n» 44 ; Murex cosUdits et Senegalensis, L., Gmel., no 40 et 80; le Serat, .\danson, Voy. au Sénég., pi. 8, fîg. 19; Martini, Conch., lab. 110, fig. 1029, 1030. Du Sénégal.
ROCHERAYE. ois. L'un des noms vulgaires du Biset. /'. Pigeon.
ROCUES. GÉOL. La minéralogie a pour objet spécial de faire connaître les différentes espèces de corps inorganiques que l'on rencontre à la surface ou dans le sein de la terre; elle apprend quels sont les caractères physiques et chimiques de forme, de dureté, de pesanteur spécifique, de couleur, etc., ou de composition intime, à l'aide desquels on peut parvenir à distinguer et isoler les unes des autres les substances minérales qu'elle classe méthodiquement d'après les ressemblances et les différences qu'elles présentent entre elles et quelle que soit leur abondance ou leur rareté dans la nature. Mais ces substances minérales ou les minéraux proprement dits, peuvent être considérés sous le rapport du rôle qu'ils jouent dans la construction de l'épiderme solide du globe terrestre, seule portion que l'on puisse en étudier; alors une première observation démontre que sur environ deux cents espèces distinctes de minéraux, il en est vingt-cinq à trente au plus qui entrent comme matériaux essentiels dans la niasse solide dont la surface constitue le sol; les autres se rencontrent disséminées en petite quantité ou tapissant les parois de fentes, de cavités, de géodes, etc.
C'est seulement à celles des substances minérales simples ou mélangées, qui se voient en grandes masses, qui forment des bancs puissants, des couches continues, des Rochers en un mol, que l'on donne assez généralement le nom de Roches.
Les Roches ainsi définies : les matériaux solides, qui entrent essentiellement dans la structure du globe, seront formées, lo d'une seule substance minérale présentant tous les caractères qui peuvent la faire distinguei' comme espèce;
2o De la réunion visible de plusieurs minéraux également reconnaissables;
3o Enfin d'un mélange plus ou moins intime de particules que l'on ne peut rapporter avec certitude à aucune espèce minérale bien déterminée.
11 s'en faut cependant que l'on puisse répartir sans difiScullés toutes les Roches connues dans l'un de ces trois groupes qui n'indiquent que trois manières d'être principales. On peut concevoir une foule de termes
moyens et de passages nuancés qui existent, en effet, si pour prendre une idée exacte des Roches on se les représente comme des mélanges en toutes proportions pour ainsi dire de deux, trois ou quatre substances minérales simples dont les parties ou fondues ou vaporisées, ou dissoutes ou fracturées et tenues en suspension, ont été refroidies, précipitées ou déposées soit lentement, soit rapidement, soit simultanément, soit successivement, sous l'intluence réciproque les unes des autres ou hors de cette influence et sous des pressions très-différentes; si l'on observe encore que les parties des plus anciennes Roches, foiidues de nouveau, dissoutes ou brisées ou décomposées , sont entrées comme éléments composants dans les Roches moins anciennes, qui elles-mêmes et ainsi successivement ont contribués former les Roches plus modernes.
Après ces considérations, ce qui doit le plus étonner, c'est la constance de certaines associations de minéraux qui sur des points Irès-éloignés les uns des autres constituent des Roches qui se présentent avec le même aspect (Granit, Gneiss, Rasalte).
Sous un autre point de vue général, on peut distinguer les Roches de Cristallisation des Boches de Sédiment.
Les éléments composants des premiers ont été dissous, c'est-à-dire que leurs molécules tenues écartées les unes des autres, soit par le calorique, soit par uu liquide quelconque, se sont rapprochées d'après les lois des affinités et ont cristallisé, tandis que les parties dont se composent les secondes, se sont seulement déposées par l'effet de leur pesanteur lorsque le liquide qui les tenait en suspension, a cessé d'être agité; mais encore ici, entre les Roches de cristallisation et les Roches de sédiment proprement dites, on voit qu'il existe un grand nombre de nuances intermédiaires, car les deux causes ont souvent agi en même temps pour produire des effets composés; ainsi des fragments tenus en suspension et déposés mécaniquement ont été souvent réunis par un précii)ité de nature différente qui leur a servi de ciment; quelquefois le ciment a été le même que le sédiment; des cristaux ont pu se former au sein d'une pâle boueuse, de même qu'un précipité chimique a pu envelopper des débris de Roches préexistantes. Enfin le nombre des ccmibinaisons possibles est immense, et ce qui est le plus remarquable et que l'observation peut seule bien apprendre à connaître, c'est que le nombre des combinaisons réelles a des limites qu'il n'est pas possible de préjuger et qui ne peuvent être aperçues que par une longue expérience; ces derniers motifs rendent l'histoire des Roches trèsdifficile à faire, et ils expliquent comment les auteurs ont tant varié sur leur nomenclature et sur leur classification; selon que les uns ont fait leurs études dans les collections ou dans la nature et qu'ils ont considéré les Roches d'après la composition, la structure des échantillons qu'ils ont recueillis et rassemblés, ou d'après la place qu'elles occupent, le rôle qu'elles jouent dans la composition des diverses formations ou des terrains. En effet, ces deux manières de considérer les Roclies doivent être bien distinguées, et les discussions élevées pour savoir à laquelle des deux méthodes miné-
ralogique ou géognoslique on doit donner la préférence, semblent tout à fait inutiles puisque, d'après la marche naturelle, il est d'abord nécessaire d'étudier isolément et en eux-mêmes les matériaux dont se compose l'i'pideinie solide du globe pour s'occuper ensuite des rapports d'âge et de position qu'ils affectent entre eux.
Le grand inconvénient que l'on reproche à la méthode purement minéralogique, c'est qu'elle conduit à diviser à l'infini et à multiplier sans utilité le nombre des Roches et à créer surtout des noms différents pour ne désigner que des variétés de mélanges, (|ui peuvent être fournies, non-seulement par un même banc, mais encore par un même bloc. La méthode géognoslique tend au contraire à faire tout réunir, à faire tout confondre parce qu'elle ne peut séparer des mélanges différents qui passent insensiblement de l'un à l'autre et qui ont le même gisement; et que d'un autre côlé elle porte à faire regarder comme différents des mélanges de même sorte, qui occupent des positions différentes dans la série des terrains.
Entre ces deux écueils, il y a sans doute un but utile à atteindre; mais il ne peut l'être que par un observateur doué d'une grande sagacité, qui, après avoir bien étudié la structure de l'épiderme terrestre et avoir appris à ne pas donner la même valeur aux mélanges constants et à ceux qui ne sont qu'accidentels, se décide arbitrairement, il est vrai, mais judicieusement à choisir dans l'infinité de Roches possibles, celles qui ont assez d'importance par lenr abondance et par la place qu'elles occupent, pour qu'il soit utile de les caractériser et de leur donner des noms, afin de rendre plus faciles les descriptions de terrains dans la composition desquels elles entrent essentiellement. C'est ainsi que les diverses sortes de Roches établies d'après les connaissances géognostiques, peuvent être rangées et étudiées d'après leurs seuls caractères extérieurs et purement minéralogiques.
De la même manière que la connaissance des minéraux doit précéder celle des Roches, l'étude de celles-ci doit conduire à l'histoire des Formations, puis à celle ries Terrains dont l'ensemble constitue l'écorce solide du globe terrestre qu'il faut nécessairement bien connaître avant que de se livrera la recherche des causes qui ont contribué à modifier la surface de la terre depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours; objet définitif de la géologie.
Si, par une comparaison, on voulait donner une idée de la valeur relative que l'on doit attacher à ces expressions Roches, Formations, Terrains, si fréquemment confondues et si diversement employées dans le langage géologique, on pourrait jusqu'à un certain point le faire en prenant pour exemple un livre imprimé dans une langue quelconque, mais déterminée. Les Minéraux seront comparables aux lettres alphabétiques qui varient suivant le caractère employé. Les Roches auront pour analogues les syllabes composées d'une seule lettre, de deux ou d'un plus grand nombre, et dont l'importance, la fréquence et le nombre sont déterminés par le génie de la langue et non par le hasard. Les Formations seront représentées par les
mots et les Terrains par les phrases; enfin les grands groupes de ceux-ci correspondront aux différents cha- (litres, et de même que cette série de lettres, desyllabes. de mots, de phrases finit par initier aux pensées qui ont occupé l'esprit de l'auteur, de même aussi l'étude successive des Minéraux, des Roches, des Formations et des Terrains peut conduire, en définitive, à connaître les causes et la nature des révolutions qui ont eu lieu à la surface du globe. L'étude des Roches est donc une étude préliminaire comme l'est celle du syllabaire d'une langue, et il faut d'abord les considérer en elles-mêmes sans avoir égard à la place qu'elles occupent et indépendamment de leurs rapports de position entre elles, de leur gisement.
Composition des Roches. On a vu précédemment que vingt-cinq ou trente minéraux au plus contribuaient à former les Roches; mais quelques-uns parmi ceux-ci sont encore bien plus abondants que les autres; en effet, le Quartz et le Feldspath, par exemple, entrent pour près de 3/10 chacun dans ce qui est connu de la masse de l'écorce solide de la terre; la Chaux caibonatée pour 1/10, en y comprenant les Coquilles et les Madrépores; Virgile, le Mica, le Pyioxène pour 1/20 chacun; V Amphibole, le Grenat, le Péridot, la Chaux sulfatée, la Houille, les Fers hydraté, oxydnlé, carbonate; la Pinile, la Staurotide, le Diallage et quelques autres, sont ensuite presque les seuls qui entrent réellement dans la composition ordinaire rie certaines Roches; ceux que l'on y rencontre plus rarement ne peuvent être considérés que comme parties accessoires.
11 faudra donc distinguer dans une Roche les parties constituantes sans lesquelles la Roche ne pourrait recevoir la même dénomination , et les parties accidentelles qui servent tout au plus à établir des variétés.
La prédominance de l'un des éléments d'une Roche
doit, lorsqu'elle est constante, êlre notée avec soin.
La structure d'une Roche s'entend d'une certaine
disposition entre les parties; ainsi on dit la structure
lamellaire, sphéroïdale, fragmentaire, fissile, etc.
Brongniart distingue la texture des Roches de leur structure. La texture s'applique à la forme non géométrique, à la grosseur et à l'aspect des parties com- ' posantes ; ainsi la texture sera homogène ou hétérogène; elle sera grenue lorsque la Roche semblera formée de grains juxtaposés sans ciments; empâtée lorsqu'une pâte homogène enveloppera des cristaux ou des fragments; cellulaire lorsque la pâte sera remplie de cavités. On peut aussi employer souvent avec avantage, dans la description des Roches, des termes de comparaison qui frappent plus vivement l'esprit que les définitions les plus minutieuses; ainsi on peut dire d'une Roche qu'elle a la structure, la texture, l'aspect granitoïde, lorsque composée de minéraux différents, ceux-ci ne sont pas réunis par une pâle et qu'ils semblent avoir simultanément cristallisé au moment de leur réunion, lorsqu'elle ressemble enfin à du Granit porphyrotde, schisteux, terreux, elc.
La cohésion, la cassure, la dureté, les couleurs fournissent encore des caractères utiles pour la distinction des Roches; mais il n'est guère possible de faire
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apprécier l'impoilaiice des modifîcalioiis que l'on peut noter à cet égard aux personnes qui n'ont pas vu et recueilli déjà ellesmêmes en place un grand nombre de Roches, et quant à celles qui sont dans le cas contraire, de longs détails deviennent superflus. Voici, du reste, un résumé succinct de la classification niinéralogique des Roches, proposée par Brogniart.
lo Les Roches sont homogènes ou simples, c'està-dire qu'elles paraissent composées d'une seule substance.
A. Celte substance peut être rapportée à une espèce minérale caractérisée. Les Roches phanéiogènes de Ilauy (Calcaire saccaroïde, Gypse, Sel Gemme).
B. Celte substance est un mélange de parties extrêmement fines, confondues ensemble et qui n'offrent point les caractères positifs d'un minéral connu. Les Roches adélogènes de HaUy (Houille. Marne, Schiste).
2» Les Roches sont Iwlcrogèiies ou composées.
C. Les différentes parties dont elles se composent et que l'on peut distinguer à l'oeil nu ont été précipitées simultanément après avoir été préliminairement dissoutes. Les Roches de cristallisnlion (Granit).
D. Ces parties déjà solides ont été enlevées à des minéraux ou à des Roches préexistants et agrégés mécaniquement. Les Roches d'agrégation (Poudding, Brèche).
Ire classe. — Roches homogéres.
Ordre I". — Hoches phanéiogènes.
1 . Caianci>e.— 2. Cdivre pyritecx.— 5. Maugaivèse TERi^E. — 4. Pyrite. — 5. Fer oxtdli.é. — 6. Fer oli- GiSTE. — 7. Fer hvuroxtde. — S. Fer cardo:saté. — 9. Qcartzite. — 10. Grés. — 11. Silex aECiiÊRE. — 12. Silex CORNÉ. — 13. Jaspe.— 14. Sel jiarimrcpestre.
— 13. FlDORITE COMPACTE.— 10. PhOSPBOBITE COMPACTE.
— 17. Gypse. — 18. Karstéwite. — 19. Célestine. — 20. BARïTi?iE. — 21. Alcnite. — 22. Giobertite. — 2ô. Dolomie. — 24. Calcaire. — 25. Collyrite. — 20. Serpentine. — 27. Magnésite. — 28. Stéatite. — 29. Talc. —30. Cblorite. — 31 . Amphibolebornbiende.
— 32. Pyroxène lhersolite. — 33. Feldspatii. (f. ces mots.)
Ordre II. — Hoches adélogènes.