‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 41 sur 103 · ROI · texte numérisé non relu

ROI

(le sept ou huit, sont pédicellés. De Madagascar.

liOClNELLE. lîûcinella. crost. /-'. Roscikelle.

ROCOU ou ROUCOU. BOT. Matière colorante que l'on retire des graines du Rocoujer. r. ce mot.

ROCOUYER. Bixa. liOT. Genre de plantes placé par Jussieu dans la famille des TiliacOes, mais dont le professeur Kuntli a fait le lype d'un ordre naturel nouveau, qu'il nomme Bixinées. Le genre Rocouyer présente pour caractères : un calice à cinq sépales caducs, orbiculaires, colorés, munis chacun d'un tubercule à leur base; une corolle à cinq pétales alternes avec les sépales, à peu près de même grandeur qu'eux, et liypogynes ; les étamines, très -nombreuses et libres, sont insérées sur plusieurs rangs au fond du calice ; les anthères, fixées par leur base, sont recourbées et à deux loges; l'ovaire est libre, sessile, très-velu, à une seule loge contenant un très-grand nombre d'ovules attachés à deux trophospernies pariétaux et opposés; le style se termine par un stigmate bilobé. Le fruit est une cap- .sule ovoïde, comprimée, hérissée de pointes, à une seule loge polysperme, s'ouvrant en deux valves qui portent chacune un placenta sur le milieu de leur face interne. Les graines ont leur tégument extérieur charnu ; leur endosperme, également charnu, recouvre et renferme un embryon dont la radicule est supé-

RocouTER d'Amériqde. Biaid Oiellaiia, L., Lamk., III., t. 469. C'est un arbrisseau de quinze à dix-huit pieds d'élévation, qui porte des feuilles aKernes, pétiolées, munies à leur base de deux stipules adhérentes au pétiole. Ces feuilles sont cordiformes, aiguës, entières, parsemées de petits points légèrement transparents. Les fleurs sont roses, pédonculées et disposées en une panicule terminale. Cet arbrisseau croît dans presque toutes les contrées de l'Amérique méridionale. Les graines renfermées dans les capsules de cet arbrisseau produisent la matière colorante connue sous le nom de Rocou ou Roucou. Le meilleur Rocou est celui qu'on prépare à Cayenne et à Saint-Domingue. La préparalion se réduit à broyer les graines, à les mettre macérer à plusieurs reprises dans l'eau où on les laisse séjourner environ huit jours chaque fols, et ensuite à leur laisser subir un commencement de fermentation avant de les faire macérer pour la dernière fols. On réunit ensuite toutes ces liqueurs passées à travers un tamis, et on les place dans de grandes chaudières où elles doivent bouillir pendant environ douze heures. La matière colorante, qui est une sorte de fécule, s'épaissit, et ensuite on la laisse refroidir, et on en fait des pains de deux à trois livres que l'on fait sécher. Cette matière colorante, d'un brun rougeâtre, est une des plus fugaces que l'on connaisse; cependant elle est employée comme teinture.

ROCUL. OIS. (Salerne.) L'un des noms vulgaires du Motteiix. /'. Traqcet.

RODE. POIS. Synonyme de Dorée. F. ce mol.

RODIA. BOT. (Adanson.) Synonyme de Rhodiole.

RODIGIA. BOT. Sprengel (Syst. f'eyel., ô, p. G05 et 034) a formé sous ce nom un genre de la famille des Synanthérées, tribu des Cbicoracées, auquel il rapporte le Crépis rfiœailifolia de Marshall Bieberstcin,

et le Sen'ota lœvigata de Vahl ou Seriola alllata de Rivona, plantes qui croissent en Sicile, en Grèce et dans les contrées voisines du Caucase. Ce genre se distingue des genres voisins, qui ont comme lui l'aigrette stipitée, par son réceptacle garni de paillettes.

RODOLITHE. um. Fischer a proposé ce nom pour désigner la variété rougeâtre d'Éléolilhe, que l'on a aussi nommée Lilhrodes. F. Élèolitbe.

RODOLOBUS. bot. (Raffinesque.) Synonyme de Stanleya, Kutt.

RODRIGUÉZIE. Roilri/juezia. bot. Génie de la famille des Orchidées, établi par Ruiz et Pavon, et offrant pour signes caractéristiques ; un calice dont les divisions sont étalées et égales, les deux latérales et extérieuies sont connées à leur base ; le labelle est libre et terminé en éperon à sa partie inférieure; le gynoslème se termine par une anthère opercullforme, contenant deux masses polllniques solides. Les espèces de ce genre, au nombre de trois, croissent dans l'Amérique méridionale; elles sont en général parasites et renflées en bulbe à leur partie inférieure; les fleurs sont pédicellées et forment des sortes d'épis radicaux. Ce genre avait été réuni par Swarlz au Liiiiodoriim.

Rodrigcézie crispée. Rodn'guezia crispa, Lindl. Les pseudobulbes sont ovales-allongés, bifollés; les fleurs sont disposées en grappes penchées, vertes, nombreuses, à labelle petit, stigmoïde, blanc, avec une ligne orbiculaire et pourpre. Cette plante, originaire des montagnes des Argues, au Brésil, exhale pendant sa floraison une odeur suave qui tient de celle de la Primevère.

RODSCHlEDfA. bot. Gœriner fils (Flor. /f'elferav., 2, p. 413) a constitué sous ce nom un genre qui a pour lype le Thlaspi Bursa Pasloris, L.; mais ce genre avait déjà reçu de Ventenat celui de Capselle. F. ce mot.

ROÉE. Roea. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Benlham (in Plant. Hi/g., p. 34), qui lui assigne pour caractères ; calice atténué à sa base, à deux lèvres, dont la supérieure tronquée et courtementbidentée, l'inférieure à trois divisions; étendard de la corolle largement orbiculaire, plus long que les ailes, qui sont ovatooblongues; carène recourbée en dedans, un peu plus courte que les ailes; élamines libres, avec les filaments glabres; ovairestipilé,blovulé; style courbé intérieurement, glabre et filiforme; stigmate à longs poils; légume longuement pédicellé et un peu sphérique. Les plantes qui appartiennent à ce genre, sont de l'Australie; elles ont quelque affinilé avec celles des génies Cborizema et Isotiopis, mais elles diffèrent de l'un et de l'autre par la forme générale de la Heur et du légume; dans la première, l'étendard est beaucoup plus ample, la carène plus petite, le style nu, et le stigmate longuement barbu, etc.

ROELLANA. bot. (Commerson.) Synonyme d'Éry- Ihroxyle. F. ce mot.

ROELLE. Roella. bot. Genre de la famille des Campanulacées et de la Pentandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants : calice adhérent à l'ovaire, turbiné, persistant, à cinq divisions lancéolées, quelque-

fois déniées; corolle infundibuliforme ou campamilée, atlacliée an sommai du calice, ayanl le luhe (dus long que celui ci, et le limbe à cinq segments ovales; cinq élamines donl les filels sonl dilatés à la base, el les anthères subulées, conniventes; ovaire oblong, surmonté d'un style de la longueur des élamines, el de deux sligmales aplatis et divergents; capsule cylindrique, couronnée par les découpures du limbe calicinal, à deux loges, s'ouvranl à son sommet par un trou arrondi, renfermant un grand nombic de graines petites el anguleuses. Ce genre se compose de huit à dix espèces qui croissent toutes au cap de Bonne-Espérance.

RoELLE CILIÉE. Koella citiala, L., Lamk., llluslr., lab. 12Ô, fig. 1;Séba,Mus..vol. l.tab. 1(), fig. 1. C'est une petite plante ligneuse, qui s'élève au plus à huit ou dix pouces, dont les liges sont courtes, Irés-ramifiées, garnies de feuilles nombreuses, fort petites, linéaires, subulées, droites, un peu carénées et bordées de cils blanchàlres. Les fleurs, dont la corolle est d'un pourpre violet, sont solitaires el sessilesaux extrémités des plus jeunes rameaux; elles sonl enveloppées de feuilles semblables à celles de la tige, mais plus grandes. Celte plante croit, non-seulement au caj) de Bonne-Espérance, mais encore en Ethiopie el dans quelques autres contrées d'Afrique.

RœUERIE. Rœmeria. bot. Indépendamment du genre Tiœwfcrm que Raddi a inutilement proposé pour quelques espèces de Jungermannes, les auteurs ont créé sous ce nom, parmi les Phanérogames, plusieurs genres qui tous, un seul excepté, sont ou des doubles emplois ou des genres mal établis, .\insi le Rœmeria de Mœnch, (oi)dé sur yjviarantliuspoligoiwides, n'a pas été adopté. Le Rœmeria ou RoUmeria de Thunberg, doit, selon R. Brown, être réuni au Myrsine; selon quelques-uns, au Bumelia ou au Sideroxyliim; el suivant d'autres au Cassine. Traltinik a constitué un genre Rœmeria qui est identique avec le Slephania. Zéa en publia aussi un autre (m Rœmer. et Sclmlt. Syst. f^eget., 1, p. Cl et 287); mais de l'aveu (le Rœmer même, ce genre, que Zéa décrivait comme très-singulier et comme devant être le lien entre les familles des Graminées el des Cypéracées, s'est trouvé appartenir à un genre de Graminées déjà connu. Enfin, le genre Rœmeria, établi par Medicus, el appartenant à la famille des Papavéracées, a été adopté par De Candolle {S/st. Fcget., 2, p. 92) qui l'a ainsi caractérisé : calice à deux sépales velus; corolle à quatre pétales; seize à vingt élamines; capsule en forme de silique, à deux, Irois ou quatre valves qui s'ouvrent du sommet à la base, uniloculaire parce que les placentas ne sont pas unis entre eux par une cloison cellulaire; graines réniformes, marquées de fossettes, dépourvues de crête glanduleuse. Ce genre touche aux genres Chelidoniuiii, Gluucium el Papaver, et doit être admis par ceux qui séparent le Glaucium du Clielidonium; ]\ diffère de celui-ci par le nombre et le mode de déhiscence des valves, ainsi que par ses graines sans arille; du Glaucium, par le nombre des valves el par sa capsule uniloculaire ; du Papaver, par ses capsules allongées.

RoEMERiE nVERUiE. Rœmcriii hyhrida, DC; liœmc-

ria violucca, Medik.; Clielidonium hybridum, L. C'est une plante annuelle, grélc. tendre, pleine d'un suc jaune; ses feuilles sont péliolées, profondément pinnatifides, à lobes linéaires, terminés par des soies. Les Beui's sonl violettes et solilaires au sommet des pédoncules opposés aux feuilles. Très- commune au midi de l'Europe.

RŒPERE. Rœpera. bot. Genre de la famille des Zygopliyllées et de l'Octandrie Monogynie, L., établi par A. De .Iiissieu (Mém. sur les Rut., p. 71, l. 15, n"3)qui l'a ainsi caractérisé : calice persistant, profondément divisé en quatre segments; corolle à (|uatre pétales longs, onguiculés; huit élamines dont les filels sonl nus ù la base ; ovaire muni a la base de quatre petites écailles opposées au calice, marqué de quatre côtes, à quatre loges biovulées; les ovules pendants et attachés à l'angle interne au-dessous du sommet; style et stigmate à quatre sillons; fruit capsulaire, à qualreangles formant des ailes marquées de veines en réseau, à quatre loges, donl trois souvent ne renferment rien; graines solilaires par avorlement, ovées-aiguës, comprimées, scabres, pendantes, ayanl l'embryon renfermé dans un périsperme mince, et la radicule rapprochée lin bile. Ce genre est voisin du Zygophyllum, aux dépens duquel il a été formé. A. De Jussieu n'en indique que deux espèces (Rœpera fabagifotia, ou Zygophyllum fruticuiosum, DC, et le R. Billardierii ou Z. Billardierii, DC.) Ce sont des arbrisseaux à rameaux étalés, à feuilles opposées, accompagnées de stipules géminées, bifoliolées, et portées sur des pétioles aplatis. Les pédoncules, solitaires ou géminés dans les aisselles des stipules, ne portent chacun qu'une seule fleur qui est d'un jaune pâle dans les échantillons desséchés. Ces plantes croissent sur la côte occidentale de la Nouvelle- Hollande.

Sprengel, dans le troisième volume de son Systema f^egetabilium, a substitué le nom de Rœperia à celui de Ricinocarpos, |)roposé par Desfonlaines. C'est un double emploi inutile. ('. Ricinocarpe.

RCESLINIA. BOT. Mœnch a donné ce nom à un genre donl le type serait le Cliironia baccifera, L., qui se distingue de ses congénères par sa capsule charnue, bacciforme. Ce génie n'a pas été adopté. A'. Chirofiie.

RŒSTELIA. BOT. ( Urédinées. ) Nom donné par Link à une section de son genre Cœoma. Cette section correspond à une partie du genre jEcidiiim, et comprend les espèces dont le faux péridium se prolonge en un tube membraneux qui s'ouvre au sommet, f^. ^ïcidiem.

RœiTLERA. BOT. Le genre de la famille des Gesnériacées, auquel Vahl a donné ce nom, ne diffère pas du genre Didymocarpus, précédemment produit parWallich.

ROCADE. Rogas. iivs. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Pupivores, tribu des Iclineumonides, établi par Nées d'Esenbeck, avec les caractères suivants : antennes très-longues et très-grêles; le premier article pres(|ue réniforme, penché en dedans; tête un peu plus large que le corselet; ocelles très-saillants, placés à l'exlrême bord du vertex <iui est très-mince; yeux gros el proéminents; un grand point enfoncé de chaque côté du chaperon; mandibules

déprimées vers l'exlrémilé, lerminées par deux dents inégales, donlla supérieure plus longue; palpes hérissées el filiformes, les maxillaires plus longues que la tèlejdosdu mésolhorax parlagéenlroisconipartimenls convexes; poilrine très-saillante; mélathorax déprimé; abdomen plus long (|ue la tête et le corselet, sessile, étroit et linéaire; tarière longue et grêle; pieds trèslongs, avec les cuisses de devant presque toujours arquées; trois cellules cubitales aux ailes supérieures : la première reçoit la nervure récurrente, la deuxième plus longue que large; ailes inférieures sans écliancrure au côté interne.

RoGADE THORACiQCE. Rorjas Ihoiacicus, Nées. Son corps est noir; son corselet est d'un brun lestacé, avec le dos brun; palpes, pieds et stigmate des ailes tcstacés. Taille, deux lignes et demie. Europe.

ROGÉRIE. Rogeria. bot. Genre de la famille des Pédalinées, institué par Gay (Annales des sciences naturelles, avril 1824, p. 457), avec les caractères suivants : calice urcéolé, à cinq petites dents; corolle infundibuliforme, en gueule, quin<|uélobée, les deux lobes de la lèvre supérieure plus saillants, les trois de la lèvre inférieure plus courts; quatre étamines didynames, qui ont leurs filets attacliés à la base du tube de la corolle; les deux supérieures séparées par une cinciuième étamine rudimentaire; style filiforme, de la longueur desétamines, et terminé par un stigmate à deux ou trois lames. La capsule est coriace, ovoïde, irrégulière, hérissée de cinq ou six épines, terminée par une forte pointe, bossue au côté externe. Elle s'ouvre incomplètement en deux ou rarement en trois valves; elle renfermequatre ou six loges incomplètes, dont deux demiloges monospermes, indéhiscentes, placées au côté le plus étroit de la capsule. Deux portions de loge polysperme, communiquant l'une avec l'autre par leur partie postérieure, occupent le côté reuBé de la capsule. Les cloisons naissent sur le milieu des valves et sejoignent vers l'axe du fruit où elles se replient pour former des placentas auxquels sont allacbées des graines au nombre de huit à dix dans chacune des grandes demi-loges, et d'une ou deux dans chacune des deux très petites demi-loges opposées. Ces graines sont imbriquées, pendantes, noires, triqiiétres, recouvertes d'une sorte d'ariUe marqué de fossettes.

RoGÉRiE ADÉrioPBYLiE. iîoï/e'i'a adenophylla, Gay. Sa lige est droite, glabre, obtusément télragone, garnie de feuilles pétiolées, opposées en croix, trilobées, trinervées, dentées el sinuées sur les bords, glanduleuses et glau(|ues en dessous; les tleurs sont opposées trois à trois, dans les aisselles des feuilles. Du Sénégal.

ROGNE. BOT. L'un des synonymes vulgaires de Cuscute. ^. ce mol.

R0GK0N.4RGEKTÉ.1NF. Joblol appelle ainsi le Kolpode Rein.

ROGNON DES ARBRES, bot. Pauiet appelle ainsi la Sphérie concentrique.

ROGNONS. MIN. On désigne sous ce nom les très-petils amas de substances minérales que l'on trouve dans l'épaisseur de couches de nature différente, surtout lorsque ces substances sont solides, et que la forme est arrondie, comme étranglée en différents points. On

I réserve le nom de Noyaux ù des amas d'un volume encore plus petit, qui ont la forme d'une amande, et paraisj sent s'être modelés dans des cavités préexistantes. ROGOA. POIS. Espèce du genre Bodian. ^. ce mot. ROHAU. POIS. Nom vulgaire du Labre Canudc. ROHDEA. BOT. Uolh a ainsi nommé un genre de la famille des Aroïdées et de l'Hexandrie Monogynie, L., lequel a pour type VOionlium Japoiiicuiii de Thunberg, ou Orontiitin Cochinchi nense de Loureiro. Ce 1 genre avait déjà été indiqué par Richard père, sous le nom de Fliiij(/eat\ma reçu un autre emploi. F. Oronce.

ROHMEUIA. BOT. r. ROEMERIA.

I ROHRIA. BOT. (Thunberg et Vahl.) Synonyme de Benlceya. (Schreber.) Synonyme de Tapura d'Aublet. y. ces mots.

{ ROIIWAND. MIN. C'esl-ù-dire Pierre brute ou rude. j Le Wandslein des mineurs de Syrie et de Carinthie; : l'Ankérite de Haidinger. Cette substance a été introj duite comme espèce par Mohs, dans sa Caractéristique, ! sous la dénomination de Kalk-Ilaloïde Paralome. Elle est composée de carbonate de Chaux et de carbonate de Fer, mais on ignore dans quelles proportions. Sa couleur est le blanc, nuancé de gris ou de rougeàtre. Son éclat est vitreux, et se rapproche du perlé ; elle est faiblement translucide; elle est facile à casser; sa dureté est supérieure à celle du carbonate de Chaux pur, et inférieure à celle du Fluor. Sa pesanteur spécifique est de 5,08; elle est clivable avec facilité parallèlement aux faces d'un rhomboïde de lOfi- 12', qui est ainsi sa forme primitive. Elle s'est présentée soit en I cristaux isolés ou groupés, soit en masses à structure I grenue. Ses formes cristallines sont la primitive, et cette même forme modifiée sur ses sommets ou sur ses ; arêtes culminantes. La dernière sorte de modification ' conduit à un rhomboïde plus obtus dont le grand angle est de 135» 54', et dont les faces sont fortement striées. La face ((ui remplace les sommets est âpre au toucher. I Ce minéral se rencontre dans les lits subordonnés au Micaschiste de Rahhausberg en Salzbourg; il est aussi I disséminé dans les couches de Fer carbonate, à Goiralli I et à Eiseuerz en Styrie; enfin on le trouve dans une formation plus récente, au mont Raiding, près de Vordeniberg, el au Rothsol, sur le Veitschalpe. Ce minéral est employé avec avantage |)Our faciliter la fusion des minerais de Fer.

ROI. zooL. La taille, la beauté, la force ou la férocité de certains animaux, leur a valu ce nom, symbole de prédominance, en y ajoutant quelque épilhète caractéristique; ainsi l'on a appelé vulgairement :

Roi Redei.et, Bery, BoiiTi ou Bretacd (Ois.), le Troglodyte. 1^. ce mot.

Roi DES Brochets (Pois.), une variété individuelle de Brochet, remarquable par ses belles marbrures et des couleurs fort vives.

Roi DES Cailles (Ois), la Gallinule de Genêts. Roi des Chevrotairs (iUain.), le Ouevei, espèce d'Antilope, y. ce mot.

Roi DES Corbeaux (Ois.), le Drongo. y. ce mot. Roi des Focruiiiers (Ois.), une espèce du genre Fourmilier. F. ce mot.

Roi des Foirjiis (Ript.), l'Amiibisboeiie, parce que

l'on siipposail que ce Serpenl élail aveugle, et que, se nourrissant d'œufs de Fourmis, il se rencontrait souvent dans les fourmilières dont les habitants pouvaient lui donner à manger.

Roi des Gobe-Moucbes (Ois.) , la Moucherolle couronnée, Toilius regitis, Latli. K Moccderolie.

Roi de Gbinée (Ois.)i l'Oiseau royal, Ardea pavotiina, L.

Roi des Harengs (Pois.), le Regalec. A', ce mot.

Roi DES Harekgs du Nord (Pois.), le Chimère, y. ce mot.

Roi des Harengs du Sud (Pois.), le Callorhynque.

Roi des Maisccodiates (Ois.), le Manucode, Paradlsea regia. r. Paradisier.

Roi de la mer (Pois.), le Dauphin, espèce de Corypliœne, et non le Cétacé.

Ror des Mui.les, des Trigles ou des Rougets (Pois.), le Mulliisùiibeibis, L. F. Apogon et Perche.

Roi des Oiseaux (Ois.), l'Aigle royal, Fa/co Cliiysœtos, L. K. Faucon.

Roi des Oiseaux de Paradis (Ois.), le Manucode. y. Paradisier.

Roi des Papillons (Ins.), le Grand Nacré, espèce brillante du genre Argynne.

Roi Patau (Ois.), le Rougc-Gorge, Motucilla rubecula, L. y. Sylvie.

Roi des Rodgets (Pois.), le MuUe imberbe.

Roi des Saumons (Pois.), la Truite.

Roi des Serpents (Rept.), le Boa.

Roi des Singes (Mam.), l'Alouale.

Roi du Sud (Moll.), le Conus Cedo-Nulli. V. Cône.

Uoi des Vautours et Roi des Zopilotes (Ois.), le Ca- Iharles Papa. y. Catoarte.

ROIA. BOT. Ce genre de la famille des Cédrelacées, proposé par Scoi)oli, ne diffère point par sas caractères essentiels, du genre Swietenia, de Linné.

ROIOC. dot. Ce genre de Plumier, qui, par ses caractères doit api)arleiiir à la famille des Rubiacées, a été réuni au genre Morinda, de Vaillant, et il en forme la première seclion.

ROITDLET. Regultis. ois. Genre démembré de celui des Sylvies, par Vieillot, qui l'a caraclérisé ainsi qu'il suit : bec grêle, court, droit, légèrement entaillé à la pointe, et imitant un cône très-aigu; narines très-petites, basales; ailes s'élendant jusqu'au milieu de la queue, pointues, à troisième et quatrième rémiges les plus longues ; tarses minces et grêles; queue médiocre, très-échancrée.

Roitelet cubmun. Regulus vtilgaris; Regulus crislatus, Tcmm.; S^lvia Regulus, Lath., BufiF., pi. enl. 631, fig. 3. Parties supérieures olivâtres ; sommet de la tête garni d'une petite huppe d'un jaune d'or; joues cendrées, avec une bande noire sur chacune; parties inférieures et côtés du cou d'un cendré roussâtre; deu.K bandes transversales blanchâtres sur l'aile; rémiges et lectrices brunes, bordées d'olivâtre d'un côté, de hlaiicliâtre de l'autre. La femelle a la huppe d'un jaune jiâle. Taille, trois pouces et demi. Europe.

Roitelet huppé, y. Roitelet commun.

Roitelet Mésange. C'est la Sylvie huppée. ^.Sylvie.

lioiTELET modeste. Regtitiis modestus, Gould. Par-

lies supérieures d'un vert olivâtre clair; sommet de la tête couvert d'une bande jaune-verdâtre; un large sourcil jaune ; ailes et queue brunes; croupion verdâlre; deux bandes jaunes sur les tectrices alaires ; parties inférieures d'un blanc verdâtre. Taille, trois pouces. Dalmalie.

Roitelet a moustaches, y. Roitelet a triple bandeau.

Roitelet Poule, y. Roitelet a triple bandeau.

Roitelet des rivages. Sylvia Ludoviciana, Lalh.; Thryothonis littoralis, Vieill., Buff. , pi. enl. 730, fig. 1. Parties supérieures d'un brun rougeàtie; ailes et queue rayées transversalement de noir; une bandelette blanche traversant les yeux et descendant ensuite sur les côtés du cou ; gorge d'un blanc jaunâtre; devant du cou, poitrine et ventre, d'un brun roussâtre. Bec fort allongé, robuste, un peu arqué, brun en dessous, bleuâtre en dessus. Taille, cinq pouces. Amérique septentrionale.

Roitelet des roseaux. Certhia paluslris, Wils., BufiF., pi. enl. 730, fig. 2 ; Thryolhorus arundiiiaceus, Vieill. Parties supérieures d'un brun foncé, avec une tache cendrée sur chaque plume; parties inférieures de nuances un peu plus pâles ; bec grêle, un (leii arqué et forl allongé. Taille, quatre pouces et demi. Amérique septentrionale.

Roitelet rubis. Regulus riihineus, Vieill.; Sylvia Calenduln, Lath. Parties supérieures d'un brun verdâlre, beaucoup plus pâle aux parties inférieures; sommet de la lête garni d'un faisceau de longues plumes d'un beau rouge, qui se couchent sur l'occiput et se cachent dans les plumes latérales qui sont d'un gris verdâlre; petites tectrices alaires grises, les grandes noirâtres, bordées de vert-olive et lerminées de blanc; rémiges et reclriccs bordées de jaune; deux petites taches blanches près de chaque œil. Bec et pieds noirâtres. Taille, trois pouces neuf lignes. Amérique septcnlrionale.

Roitelet souci, y. Roitelet a triple bandeau.

Roitelet a triple bandeau. Regulus ignicapilla; Sj'lvia ig?iicapilla, Bvthm. Plumage d'un brun terne; sourcils blancs ; gorge et poilrine d'un blanc bleuâtre; des rayures transversales très- étroites sur ce dernier organe. Bec et jjieds bruns. Taille, trois pouces quatre lignes. Europe.

ROITILLON. OIS. L'un des noms vulgaires du Troglodyte.

KOJEL. coNCH. (Adanson.) C'est VOstrea Sencgaknsis de Ginelin.

ROKEJEKA. BOT. Le genre institué sous ce nom par Forskahl {Flor. /Egypt. arab., p. 90), a été réuni au genre Gypsophila i)ar Delile, qui en a donné une figure dans sa Flore d'Egypte, tab. 2U, f. 1.

ROLANDRE. Rolandra. bot. Genre de la famille des Synanthéi'ées, tribu des Vernoniées, et de la Syngénésie égale, L., formé par Rottboll, aux dépens de VEchino/iiis avec lequel Plumier l'avait autrefois confondu. La plupart des botanistes ont continué à le joindre à VEchinopus; mais il en a été distingué de nouveau par De Candolle, Kunlh et Cassini. Voici les caractères que ce dernier auteur lui attribue : involucre glumacé, formé de deux écailles opposées, inégales, enibras-

santés, naviculaires , ovales, coriaces, terminées par une épine cornée; la grande écaille enveloppant pres- «iiie entièrement la petite qui est quelquefois mutique. liéceptacle poncliforme, nu. Calathide à une seule fleur régulière et liennaplirodite; corolle à quatre divisions Irès-longues; quatre étamines à anthères longues, pourvues au sommet d'appendices aigus; akène obovoïde, légèrement comprimé et télragone, parsemé de glandes ayant l'aréole apicilalre large, surmontéd'une aigrette en forme de couronne, coriace, membraneuse, dentée ou profondément laciniée. Les calathides, trèsnombreuses, sont rassemblées en un capitule sphériijMe sur un pédoncule liérissé et accompagné de bractées on forme d'écaillés.

RoLANDRE ARGENTÉ. Rolatulra argetitca, RotlboU. C'est un arbuste à rameaux striés, pubescents, garnis de feuilles alternes, brièvement péliolées, lancéolées, vertes et presque glabres en dessus , tomcnteuses en dessous, munies sur les bords de quelques dents aiguës et très-distantes. Cet arbuste croit dans l'.\mérique méridionale. Cassini distingue dans cette plante deux espèces qu'il nomme Rolaniira monacaiillia et Ji. tliacaiitlta. Elles diffèrent par la petite écaille de rinviducre, mutique ou spinescente ; par l'aigrette courte, irrégulièrement dentée ou longue, et divisée en lanières linéaires, deuliculées; par le pédoncule trèsrameux ou à peine rameux, etc.

ROLD.\MA. BOT. Sous le nom de Roldaua lobata, De la LIave {Nov. reget. desciipt., Mexico, \&\^^ fasc. 2, p. 10) a décrit une plante foimant, selon ce botaniste, un genre nouveau de la famille des Synanlhéiées et de la Syngénésie superflue. Voici les caractères essentiels assignés par l'auteur à celte plante: la tige, baute d'environ six pieds, est rameuse, cylindrique ou un peu llexueuse, couverte de poils, garnie de feuilles alternes, arrondies, longuement pétiolées, molles, épaisses, pubescenles en dessus, vertes, blanchâtres en dessous, à cinq ou sept lobes. Les calathides de fleurs sont jaunes, médiocres , disposées en grappes paniculées à l'extrémité des branches. Elles paraissent, au premier coup d'œil , simplement flosculeuses, mais on y découvre quelques Heurs marginales qui les placent parmi les calathides radiées. L'involucre est cylindrique, et se compose de huit folioles aiguës, égales, accompagnées à la base de deux ou trois folioles filiformes. Le réceptacle est mari|ué de fossettes dont les rebords sont membraneux. LesHeursdu disque sont nombreuses; le limbe delà corolle est divisé en dents réfléchies; le tube des anthères est saillant hors de la corolle. Les fleurs marginales sont au nombre de cinq à sept, courtes, dressées, un peu cuculliformes, en languette terminée par deux, trois ou cinq dents; elles ont le style long et le stigmate recourbé en dehors. Les akènes sont étroits, linéaires, glabres, surmontés d'une aigrette poilue, dentée, uniforme. Cette plante est cultivée dans le jardin botanique de Mexico, où elle fleurit en janvier.

ROLFliNKlA. BOT. Le genre de la famille des Synanthérées, établi sous ce nom par Zenk, n'offre point de différence sensible avec le genre Phyllocephatlum de Blume, lequel genre est l'analogue du Decaneiirum, de De Candollc.

ROLLANDIE. Rollandia- bot. Genre de la famille des Lobéliacées, institué par Gaudichaud qui lui assigne pour caractères : tube du calice ovale, soudé avec l'ovaire; son limbe est supère, divisé en cinq petites découpures obtuses; corolle tubuleuse, insérée au sommet du tube du calice; elle est arquée et comprimée; son limbe a cinq divlsi»ns presque égales, les supérieures s'élevant au-dessus des inférieures qui sont étalées; cinq étamines insérées comme la corolle; filaments réunis cl soudés postérieurement à la base du tube de la corolle; deux d'entre eux sont inférieurs et baibus au sommet, de même que les anthères; ovaire infère, ù deux loges renfermant plusieurs ovules; style inclus; stigmate bilobé, entouré de poils. Le fruit consiste en une capsule ayant toute l'apparence d'une baie couronnée par le limbe persistant du calice; elle estbiloculaire et indéhiscente.

RoLLANDiE LANCÉOLÉE. Rol/diuUa lanc.eolato, Gaui\., Voy. de l'I'ran., pi. 74. C'est un arbuste à tiges rameuses, garnies de grandes feuilles oblongo- lancéolées, dont les bords sont doublement dentés, et la face Inférieure velue ; les fleurs sont blanches, rassemblées en grappes axillaires, peu fournies et plus courtes que les feuilles; chaque pédicellc a une petite bractée à sa base. Des iles Sandwich.

ROLLE. Eurystomus. ois. Genre de l'ordre des Omnivores. Caractères : bec court, robuste, déprimé, dilaté sur les côtés, beaucoup plus large que haut; arête arrondie; pointe un peu crochue; mandibule inférieure en partie cachée par les parois avancées des bords de la supérieure; narines placées à la base du bec. longues, diagonalement fendues, à moitié fermées par une membrane empUimée; tarse plus court que le doigt intermédiaire; quatre doigts ; trois en avant, inégaux, un en arrière; première rémige un peu plus courte que la deuxième qui est la i)lus longue. D'après le peu d'observations que nous avons pu recueillir sur les RoUes, il semble que ces Oiseaux préfèrent à toutes les autres solitudes les fourrés les plus épais des grands bois; ils y passent silencieusement la plus grande partie de leui' vie, paraissant éviter avec soin la rencontre de l'Oiseau de proie comme celle du chasseur, étant pour tous deux un objet de convoitise. Ils se nourrissent de fruits, de baies, et quelquefois de petits insectes. Ils placent sur les buissons leur nid qu'ils composent de brins d'herbe entrelacés, garnis intérieurement d'un abondant duvel; ils y pondent trois œufs d'un gris verdàtre, parsemés de petites taches brunes. Malgré les différences des caractères, on a pendant longtemps confondu les Rolles avec les Rolliers.

RoLLE A GORGE BLEUE. Eurfstomus cyanicollis, Vieill., Levain., Ois. de Parad., pi. 96. Parties supérieures brunâtres; tète et dessus du cou d'un brun verdàtre; tectrices alaires d'un vert bleu; rémiges vertes, avec une grande tache bleue, terminées de noir; gorge et devant du cou d'un beau bleu; bas du cou et parties inférieures d'un vert d'aiguë- marine, qui est aussi la couleur desrectrices, mais elles sont terminées de noirbrunâtre; bec d'un rouge orangé; pieds d'un jaune brunâtre. Taille, onze pouces. De l'Inde.

RoLiE GORGERET. Eurysloiiiiis giiUiiis, XieiW. Par-

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Il U I.

lies supérieures d'un rouge brunâtre, et grandes; rémiges d'un bleu clair, terminées de noirâtre; rectrices d'un bleu pâle depuis l'origine jusqu'aux deux tiers, ensuite d'un noir bleuâtre; gorge bleue; parties inférieures rougeâtres; bec d'un rouge de chair; pieds noirs. Taille, neuf pouces. De l'Australie.

Roue de Madagascar. A'. Roiit violet.

ROLI.E ORIENTAL. ['. RoLLE A TÈTE BRUNli.

UoiiE ROiiGE. Euiysloinus nibescens, Vieil!.; Coraciasafra, Lalli. /'. Rolle violet.

RoLLE A tète brbne. Coracias orientalis, Lalh.; Eitiyslomus fuscicapillus, Vieill., Buff., pi. enl. 619. y. Rolle a gorge blede.

Rolle violet. Coracias Madagascarieiisis, Latb.; Euiyslomiis violaceus,Vm\\.,Bul{., pi. enl. 501. Parlies supérieures d'un violet pourpré, irisé; rémiges d'un noir pourpré, nuancé de violet, qui passe au bleu vers l'extrémité; rectrices d'un bleu aigue-marine, terminées par deux bandes : l'une violette, l'autre d'un bleu foncé; gorge, poitrine et haut du ventre pourprés; abdomen d'un bleu verdâtre clair; l)ec jaune; pieds rougeâtres. Taille, neuf pouces. De l'Afrique méridionale.

Rolle violet-pourpré. Euiystoimis pur/jurescens, Vieil!.; Petit Rolle violet, Levaill., Ois. Parad., pi. 53. Parties supérieures d'un brun roussàtre pourpre; grandes rémiges d'un bleu foncé brillant, terminées de noir et bordées intérieurement de gris eu dessus, grises, bordées de verdâtre pâle en dessous; les moyennes bleues, bordées extérieurement de verdâtre; rectrices intermédiaires d'un brun noirâtre; les latérales d'un l)leu verdâtre pâle, terminéesde noir; parties inférieures d'un violet pourpré; abdomen d'un vert bleuâtre pâle; bec jaune; pieds bruns. Taille, neuf pouces. Ce n'est peut-être qu'une variété de l'espèce précédente.

ROLLIER. Galgulus. ois. Coracias, L. Genre de l'ordre des Omnivores. Caractères ; bec médiocre, comprimé, plus haut que large, droit, à bords tranchants; mandibule supérieure courbée vers la pointe; narines lilacées de chaque côté du bec et à sa base, linéaires, percées diagonalement, à moitié fermées par une membrane garnie de plumes; tarse plus court que le doigt intermédiaire; quatre doigts, trois en avant et un derrière, totalement divisés; première rémige plus courte que la deuxième qui est la plus longue. Le naturel sauvage de cesOiseaux, qui n'habitent que les plus grandes forêts de l'ancien continent, a toujours été un obstacle à ce que leurs habitudes fussent bien connues; aussi n'a -t- on sur tout ce qui les concerne que des données fort équivoiiues. Ils font leur nourriture principale de très-petites proies mortes ou vivantes, telles que Vers, Insectes et Mollusques; ils paraissent loucher peu aux fruits et aux graines, du moins n'en a-t-on trouvé que très-rarement dans leur estomac. Ils arrangent assez négligemment leur nid dans un tronc d'arbre carié, et y déposent de quatre à sept œufs, d'un blanc luisant chez la plupart des espèces. U est à regretter que tous les efforts que l'on a laits pour a|)privoiser lesRolliers aient été infructueux; les couleurs brillantes dont ils sont parés, et où domine l'éclat de l'azur et de l'aigue-marine, en auraient fait sans contredit le plus bel ornement des volières.

Rollier d'Abyssihie. Coracias Abyssinica, L.; Galgulus cavdattis , Vieill., Buff., pi. enlumin. 626. Parties supérieures d'un brun orangé; front, sourcils et menton blanchâtres; sommet de la tête, cou, moyennes et grandes tectrices alaircs, parties inférieures, d'un vert d'aigue-marine; petites tectrices alaires etépauletles d'un bleu d'azur vif; rémiges d'un bleu brillant, avec l'extrémité et la bordure interne noires; rectrices intermédiaires d'un noir verdâtre, les suivantes bleues ù l'origine, terminées de vertaiguemarine, les latérales très-longues, aigue-marine à l'origine, noires ensuite, mais séparées de la nuance première par un peu de bleu le long de la tige; bec noir, blanchâtre à la base de la mandibule inférieure; pieds rougeâtres. Taille, quinze ù seize pouces. Une variété, Buff., pi. enl. 32G, a le cou et l'occiput de la même couleur que le dos. La femelle, Levaill., Ois. de Parad., pi. 23, est un peu plus petite, et ses rectrices latérales ne dépassent les autres de guère plus de Irois pouces; elle a aussi les nuances beaucoup moins vives. Enfin les jeunes ont les parties supérieures mélangées de vert et de roussàtre; le front, la gorge, la poitrine et les flancs roussâtres.

Rollier du Bengale, y. Rollier Cuit.

RoLLlER UeCaYENME. f^. TaNGARA GRIVERT.

UOLLIER DE LA CBINE. ^. PlROL liVDlEN.

KoLLiER Cuit. Coracias Beiigalensis, Lath.; Gurrulus iiwvius, Vieill. Parties supérieures d'un vert violàtre, avec le bas du dos et le croupion variés de vert et de bleu; grandes tectrices alaires d'un bleu d'aiguemarine, les moyennes variées de vert et de bleu, les petites, ainsi que les caudales, d'un bleu brillant; rémiges variées de bleu foncé, de noir et d'aigue-marine; rectrices intermédiaires d'un vert noirâtre, les autres d'un bleu foncé à l'origine, noirâtres au bout et extérieurement; joues et bas du cou violets, striés de blanchâtre; gorge roussàtre; poitrine rousse; parties inférieures d'un bleu d'aigue-marine; bec noirâtre; pieds gris. Taille, treize pouces. La femelle, Levaill., Ois. de Paradis, pi. 28, est un peu plus petite; elle a le front d'un roux blanchâtre, de même ((ue presque toutes les parlies inférieures. Le jeune, Levaill., Ois. de Paradis, pi. 2S), a le front, la face cl les oreilles blancs, le sommet de la tète d'un roux violet, ainsi que le devant du cou, la poitrine et l'abdomen où les plumes sont striées de blanc, les parties supérieures d'un vert olive, nuancé de roux, les tectrices alaires d'un roux violet, le bec brun et les pieds roux. De l'Inde et de l'Afrique.

Rollier d'Europe. Coracias garrula, L., Buff., pi. enl. 486. Parties supérieures d'un brun fauve; sommet de la tête et haut du cou bleuâtres, nuancés de vert; petites tectrices alaires d'un bleu violet brillant; rémiges variées de bleu, de vert obscur et de fauve; rectrices intermédiaires d'un gris verdâtre, aigue-marine en dessous, les suivantes d'un vert sombre en dessus, les latérales un peu plus longues; parties inférieures d'un bleu d'aigue-marine; bec brun, jaunâtre à sa base; pieds d'un jaune rougeàtre. Taille, treize pouces.

Rollier de Goa. C'est une variété du Rollier Cuit, dont la )ioilrine est, comme le reste des parties inférieures, d'un bleu d'aigue-marine.

ROLLIEB DES IbDES. ^. ROLLE A GORGE BLEDE. ROLLIER A LONGS BRINS d'AFRIQBE. f^. ROLIIER d'AbYS-

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