SIME
RoLLiER DE Madagascar. ^. Rolie violet.
RoLLiER A MASQUE NOIR. Galgiilus melatiops, Vieill., Levaill., Ois de Païad., pi. 30. Parties supérieures d'un ijris bleuàlre; fronl, gorge el devant du cou, rtmiges ol rectrices noirs; parties inférieures d'un gris cendré nuancé de bleuàlre; bec gris; pieds liruns. Taille, douze pouces. De l'Afrique.
RoLLlER DE MlNDA^AO. F. ROLLIER CclT.
KoLLiER UE Paradis, y. Loriot okasgé.
Rouler a queue grise, r. Corbeau-Pie vagabokd.
ROLLIER RAYÉ. ^'. PlIILÉDON RAYÉ.
Rol.LIER ROUGE. ^. ROLIE ROUGE.
ROLLIER RODGE POKCEAC. f'. CORACIKE POIVCEAO.
RoLLiER DU Sénégal. ^. Bollier d'Abyssikie.
RoLLiER DE Temminck. Guiiulus Teutiititiikii , Vieill., Levaill.. Hist. des Roll., pi. 9. Parties supérieures vertes; sommet de la tête, nuque et buppe qui la garnit d'un bleu d'aigue-marine; cou, croupion, rectrices, gorge et parties inférieures d'un bleu foncé luisant; bec noir; pieds d'un brun rougeâtre. Taille, douze pouces. De l'Inde.
RoLiiER A TÈTE MARRON. Corocias pacifica , Lalb. Parties supérieures vertes; tète et partie du cou d'un brun marron; lectrices alaiies d'un bleu verdâtre; rémiges blancbes à leur origine, puis verdàlres et terminées de noir; rectrices bleues, terminées de noir; gorge noire, entourée de blanc; parties inférieures d'un vert bleuâtre; bec et pieds rougeàlres. Taille, neuf pouces. De l'Australie.
RoLLIER A TÈTE NOIRE. /'. CORBEAD-PlE BLED.
RoLLiER d'Urville. Coiacias Papueusis, Quoy el Gaim., Zool. de l'Astrolabe, pi. 16. Tête et croupion d'un bleu d'aigue-marine; dos olivâtre, irisé; gorge Il poitrine gris-violàlres, marquées de stries bleuâtres sur la tige des plumes; ailes et queue bleues; parties inférieures d'un violet grisâtre. Bec el pieds noirs. Taille, douze pouces. De la Nouvelle-Hollande.
ROLLIER vagabond. ^' . CoRBEAU-PlE VAGABOND. \
RoLLIER varié, y. ROLLIER CUIT. !
Rollier a VENTRE BLEU. Coiacias cxano(/asler,Cu\ ., [ Levaill., Ois. de Parad., pi. 20. Parties supérieures d'un biun olivâtre; tête, cou el poitrine d'un roux nuancé de vert; croupion et tectrices alaires bleus; rémiges vertes à l'origine, bleues ensuite, puis noires à l'extrémité; rectrices veites; parties inférieures bleues; bec noir; pieds gris. Taille, quatorze pouces. Le mâle a les rectrices latérales fort allongées. D'Afrique.
Rollier VERT. Coiacias viridis, Cuv.; Galgulusvilidis, Vieill., Levaill., Ois. de Parad., pi. 51. Plumage d'un vert d'aigue-marine ; front et gorge d'un blanc loussâtre; croupion et lectrices caudales d'un vert bleuâtre ; rectrices bleues ; bec Doir; pieds roux. Taille, douze pouces. De l'Inde.
ROLLIKIE. RoUinia. bot. Genre de la famille des Anonacées et de la Polyandrie Polygynie, L., établi par Auguste Sainl-Hilaire (FI. Bras, vwiid., 1, p. 28). Il offre un calice court, caduc et à trois lobes; une corolle mouopétale, globuleuse, très-resserrée à son som-
met, qui présente six dents, et i|ui se prolonge sur ses parties latérales en trois ailes creuses en dedans; du reste, les autres caractères sont les mêmes que ceux ùu genre Anona, dont le RoUinia ne diffère (jue par sa corolle monopétale. Ce caractère, qui au premier abord parait fort singiilierdans les Anonacées, s'explique facilement, en admettant que la corolle monopélale n'est ici <|ue le résultat de la soudure des six pétales. Auguste Saint-Hilaire décrit trois espèces de ce genre, observées par lui au Brésil. Ce sonl des arbres ou des arbustes à rameaux pubescenls, à feuilles allernes, simples el entières, el à fleurs solitaires on géminées, extra-axillaires.
ROLLUS. moll. (Denys Monlforl.) f. Riiulead.
ROLOFA. bot. (Adanson.) Synonyme de Gliims, L. /'. Glinole.
ROM. POIS. L'un des noms vulgaires du Carrelet, espèce du genre Pleuronecle. /•'. ce mot.
ROMAINE. BOT. Variété de Laitue. /'. ce mot.
ROMANES oc ROUMANÈS. bot. Synonyme vulgaire d'Oronge vraie.
ROM ANZOWIE. JîowianzoïCi'a ou iîo«/a/i2o//îa. BOT. Genre de la famille des Hydroléacées, fondé par Chainisso [Hoiœphxs. heroL, 71, lab. 14), dans la Penlandrie Monogynie de Linné, avec les caractères essentiels suivants : calice à cinq sépales soudés par la base ; cinq pétales soudés en une corolle quinquéfîde et caduque; cinq étamines insérées à la base du tube de la corolle; capsule bivalve, biloculaire et polysperme. De Candolle place ce genre à la suite de la famille des Droséracées, mais il se demande s'il n'appartiendrait pas plutôt aux Saxifragées.
RoMANZOWiE d'Unalascha. Roinanzowia Unalaschensis, Cbam. Unique espèce du genre; c'est une plante berbacée, qui a le port d'un Saxifrage ou de VJdoxa; ses feuilles sont péliolées, arrondies-réniformes, grossièrement dentées; ses 0eurs sonl blanchâtres, dépourvues de bractées. Celle plante croît dans les vallées de l'île d'Unalascha.
ROMANZOWITE. MIN. Sorte de Grenat mélangé qui, d'après une analyse de Nordenskiold, paraît èlre composé de Grenat de Chaux et de Grenat de Fer, et se rapprocher de l'Aplome. On le trouve principalement dans la carrière de pierre calcaire de Kulla, paroisse de Kiinito en Finlande.
ROMARIN. Rosiiiaiinus. bot. Ce genre, de la famille des Labiées et de la Diandrie Monogynie, L., offre les caractères suivants : calice tubulé, comprimé à son sommet, divisé en deux lèvres droites : la supérieure entière, l'inférieure bifide; corolle dont le tube est plus long que le calice, le limbe à deux lèvres, l'inférieure réfléchie, partagée en trois lobes, dont celui du milieu est le plus grand et concave ; deux élamines dont les filets sont simples, munis d'une seule dent, arqués vers la lèvre supérieure de la corolle et plus longs qu'elle, terminés par des anthères simples ; ovaire à quatre parties, portant au milieu un style aussi long que les étamines, terminé par un sligraale simple et aigu; quatre akènes ovales, cachés au fond du calice.
Romarin officinal. Rosmarimis o/ftcinalis, L., Lamk., lllustr., lab. 19. C'est un arbrisseau élevé d'un
mèire el plus, divisé en rameaux grêles, allongés, garnis de feuilles nombreuses, sessiles, opposées, étroites, linéaires, ayant les bords roulés en dessous, Irésfermes, vertes à la surface supérieure, blanchàires à la surface inférieure, et obtuses au sommet. Les fleurs, dont la corolle est d'un bleu pâle ou blancbe, sont opposées, presque verlicillées dans l'aisselle des feuilles, à l'exlrémilé des brancbcs. Celte plante croît spontanément sur les collines pierreuses, dans toute la région méditerranéenne. On la cultive dans les jardins, à cause de l'odeur aromati(|ue que toutes ses parties exhalent.
Molina a mentionné, sous le nom de Hosmarinns CliHensis, une espèce indigène du Chili, et facile à distinguer à cause de ses feuilles pétiolées.
On a encore appelé :
Romarin de Borëiie, le Lediim palustre.
Romarin db nord ou de marais, le Myrica Gale.
Romarin sauvage , le Rliododenilrum ferrngineiim, etc.
ROMBUT. bot. Synonyme de Cassytha. V. Casstthe.
ROMlSCIî. OIS. L'un des synonymes vulgaires de Uémiz. y. Mésange.
R0MPH.41,. BOT. (Zanoni.) Synonyme A" Arum penfupliyllum, selon Sprengel, .9rs<. Fcg., vol. 3, p.7G9.
ROMCLEA. bot. Genre formé par Maratli pour l'Ar»» /?«/6ocorf/(/H(, I,., mais (|ui n'a point été adopté. Z-'. Ixie.
R0N.1BÉE. Ronabea. bot. Genre de la famille des Rubiacées el de la Penlandrie Moiiogynie, établi par Aublel, et qui parait avoir de très-grands rapports avec les genres Psychotria et Pœderia. 11 offre un calice adhérent, à cinq dents Irè.s-pelites; une corolle monopétale infundibuliforme, ayant son limbe à cinq divisions étalées ; cinq élamines incluses, et pour fruit une petite baie ovoïde, contenant deux nucules monospermes, plans d'un coté, convexes de l'autre.
RoNABÉE A tige DROITE. Boiiabeu erecla, Aublct. C'est un arbuste à liges grêles, hautes d'un pied environ, garni de feuilles opposées; les fleurs sont blanches, axillaires, Irèspetites, réunies au nombre de cinq ou six à l'aisselle des feuilles. De la Guiane.
RONCE. POIS. Espèce de Raie. f. ce mot.
RONCE. Ruhus. BOT. Genre de la famille des Rosacées, Iribu des Fragariacées, et caractérisé par un calice simple, à cinq divisions profondes, égales et étalées; une corolle régulière de cinq pétales également étalés; des étamines nombreuses, insérées, de même que les ])élales, au pourtour d'un disque pariétal, qui tapisse la partie indivise du calice; des pistils nombreux formant un capitule arrondi, et réunis sur un réceptacle ou gynophorequi devient légèrementcharnu. Le fruit se compose de plusieurs petites baies monospermes, légèrement soudées entre elles et placées sur un gynophore charnu. Les espèces de ce genre sont en général des arbustes à rameaux grêles et très-longs, quelquefois sarmenteux, souvent munis d'aiguillons que l'on retrouve aussi sur les nervures des feuilles; leurs Heurs, généralement blanches ou rosées, sont solitaires ou diversement groupées. Ce genre, trèsvoisin du Fraisier, s'en dislingue surtout par son calice simple el par ses carpelles charnus et bacciformes. Les espèces de ce genre sont fort nombreuses : le pro-
fesseur De Candolle, dans le second volume de son Prodrome, en mentionne cent onze espèces qui croissent éparses dans presque loules les contrées du globe, mais en plus grand nombre dans les régions tempérées ou septentrionales. On doit aussi au professeur Nées d'Esenbeck une monographie des Ronces d'Allemagne {Rubi Germanici), dans laquelle les nombreuses espèces de cette partie de l'Europe sont décrites et figurées avec beaucoup de soin.
Ronce des haies ou frutescente. Rubus fruticostis, L.; Nées d'Esenbeck, Rubi Gennaii., t. 7. C'est l'espèce que l'on voil si communément dans nos haies; ses longs rameaux sont glabres, anguleux, sillonnés; ses feuilles sont larges, digitées, composées de trois à cinq folioles; celle du milieu, qui est la plus grande, est portée sur un pétiole plus long ; toutes sont ovalcsoblongues, aiguës, dentées en scie, blanches el lomenteuses à leur face inférieure. Les fleurs sont blanches ou légèrement rosées, formant une grappe terminale et très-allongée; les fruits sont presque noirs, accompagnés par le calice qui est réfléchi. Les feuilles de celle plante, de même que celles d'un grand nombre d'espèces du même genre, ont une saveur astringente; leur décoction dans l'eau est fréquemment prescrite dans les inflammations légères de la gorge. On mange ses fruits.
Ronce dc mont Ida ou Framboisier. Rubus Idœiis, L.; Smith, Engl. Bot., t. 2,442. C'est un arbuste à racines rampantes, d'où s'élèvent plusieurs tiges dressées, hautes de trois à quatre pieds, hérissées de poils roides très-nombreux et aculéiformes; elles sont glauques de même que les feuilles qui se composent de trois à cinq folioles ovales-aiguës, dentées, d'un vert clair, blanches à leur face inférieure. Les fleurs sont Manches, assez petites, réunies au nombre de trois à six sur un pédoncule axillaire el rameux. Les fruits sont d'une belle couleur rouge de cerise; il y a dans les jardins des variétés à fruits blancs ou jaunes. Ces fruits, connus sous le nom de Framboises, ont une saveur sucrée et légèrement aromatique.
Plusieurs espèces de Ronces sont d'un effet assez agréable pour qu'on les cultive dans les jardins comme plantes d'agrément. Telles sont : la Ronce odorante ou Framboisier du Canada, Rubus odoratus, L., que distinguent ses grandes feuilles palmées à cinq lobes, ses fleurs roses, très- grandes et odorantes; la Ronce à feuilles de Rosier, Rubus Rosœfolius, Smith, le. ined., t. 60, originaire de l'Ile-deFrauce. Cette jolie espèce présente une lige cylindrique velue, ayant des aiguillons recourbés, des feuilles pinnées, à folioles lancéolées, doublement dentées en scie, couvertes de poinis glanduleux; les fleurs sont solitaires et blanches.
RONGERA. SIOLL. C'est le Murex braudaris. /'. Rocher.
RONCETTE. ois. L'un des noms vulgaires du Traquet commun.
RONCINÉ. Runcinatus. bot. On qualifie de celte épithèle les feuilles qui, étant oblongues et découpées, ont les lobes aigus, dirigés vers la base.
RONCINELLE.BOT. Synonyme vulgaire deDalibarde.
RONDACIIE. ïooL. Dans quelques descriptions enlo-
mulogiques, ce mot esl employé pour désigner la forme parliculière de cerlains articles des antennes ou des palpes, qui sont en forme de croissant irrégulier, dont la convexité est plus grande que la concavité.
RONDACHINE. bot. /'. Hvdropeltide.
RONDELÉTIE. liondeletia. bot. Genre de la famille des Ruhiacées et de la Penlandrie Monogynie, L., établi par Plumier et caractérisé de la manière suivante : calice adhérent à l'ovaire, à cinq lobes ; corolle monopélale,tubuleuse, presque infundibuliforme, ayant l'entrée du lube rétrécieet le limbe élalé, à cinq divisions; cinq étamines incluses. Le fruit est une petite capsule globuleuse, couronnée par les dénis du calice, à deux loges polyspermes, s'ouvrant en deux valves scplifères sur le milieu de leur face interne. Ce genre est nombreux en espèces, qui toutes croissent dans l'Amérique méridionale ; ce sont des arbusies ou des arbrisseaux à feuilles opposées, munies de stipules, et à fleurs terminales disposées en corymbes dicholomes.
RONDELÉTiE AMÉRICAINE. Rotuleletia aiitericaiia, L., rium., le, 1-12, f. 1. C'est un arbrisseau de huit à dix pieds d'élévation, qui croît dans les Antilles et sur le continent de l'Amérique méridionale; ses fleurs sont blanches, légèrement odorantes, disposées eu corymbes axillaires et terminaux.
ROiNDELETTE. BOT. Synonyme vulgaire à'Jsarum Europœum.
RONDELIER. bot. Pour Rondelétie. F. ce mot.
RONDELLE. POIS. Espèce du genre Chœlodon.
RONDELLE, bot. L'un des noms vulgaires de VAsarnin Europœum, L. y. Asaret.
RONDIEK.BOT. A-'. BoRASSos.
RONUINE. POIS. Même chose que Cépole. A', ce mot.
RONDONE. OIS. Synonyme vulgaire du Martinet. A'. ce mot.
RONDOTE. BOT. L'un des noms vulgaires du Glechoiiia Hedeiacca. ^'. Glécome.
RONGE-BOIS. Espèce du genre Fourmi. K. ce mot.
RONGEURS. BAM. Ouatriôme ordre de la classe des Mammifères, suivant la méthode de Cuvier, correspondant à l'ordre des Glires, qui était aussi le qualrième de la méthode llnnéenne. Seulement l'illustre naturaliste suédois réunissait aux vrais Rongeurs, c'est-àdire aux genres Hysltix, Lepus, Castor, Mus elSciuriis, les Noctilions qui ont été depuis, comme le presiiivaienl leurs rapports naturels, placés parmi les Chauves-Souris; de même que, plus tard, Cuvier rel)orta dans son ordre des Pachydermes, les Damans qu'on avait à tort inscrits parmi les Rongeurs. Par ces deux modifications, les caractères des Glires ou Rongeurs ont acquis beaucoup jjIus d'exactitude et de jirécision. Aussi rien n'est-il plus facile que de faire connaître les caractères indicateurs de l'ordre des Rongeurs. Ce sont des animaux onguiculés, presque toujours de petite taille et à membres postérieurs plus longs que les antérieurs; ils ont à l'extrémité de l'une et de l'autre mâchoire deux dents Irès-forles et trèslongues, ordinairement désignées sous le nom d'incisives, et séparéesdes dents postérieures ou des molaires par un intervalle vide assez élendu. C'est ce système dentaire très- remarquable qui fournit le caractère de
l'ordre, tel qu'on l'admet aujourd'hui. Les molaires sont tantôt simples et tantôt composées ; les dents antérieures ou incisives ne peuvent guère saisir une proie vivante, ni déchirer de la chair; elles ne peuvent pas même couper les aliments, mais elles servent à les limer, à les réduire par un travail continu en molécules déliées, en un mot, à les ronger; de là le nom de Rongeurs qu'on donne aux animaux de cet ordre. C'est ainsi qu'ils alla(|iient avec succès les matières les plus dures, et se nourrissent souvent de bois et d'écorce. Pour mieux remplir cet objet, ces incisives n'ont d'émail qu'en avant, en sorte que leur bord postérieur s'usanl davantage que l'antérieur, elles sont toujours naturellement taillées en hiseaii ; leur forme prismatique fait qu'elles croissent de la racine à mesure qu'elles s'usent du tranchant, et celte disposition à croître est si forte, que si une se perd ou se casse, celle qui lui est opposée n'ayant plus rien qui la diminue, se développe au point de devenir monstrueuse. La mâchoire inférieure s'articule par un condyle longitudinal, de manière à n'avoir de mouvement horizontal que d'arrière en avant, et vice versa; aussi les molaires ont-elles des couronnes plates dont les éminences d'émail sont toujours transversales pour être en opposition au mouvement horizontal de la mâchoire, et mieux servir à la trituration.
Les dents antérieures des Rongeurs, très-remarquables par leur force et leur usage, doivent encore intéresser sous un autre point de vue. Jusqu'à ces derniers temps, elles avaient toujours été considérées comme de véritables incisives, et désignées sous le nom àe dénies primores ou incisivi. On croyait par conséquent les Rongeurs entièrement privés de canines, et l'on voyait dans l'intervalle qui sépare les dents antérieures des molaires, un espace laissé vide par l'absence des canines. Geoffroy Saint-Hilaire a donné, il y a quelques années, une toute autre détermination du système dentaire des Rongeurs. Il pense (|ue les dents antérieures de ces animaux sont, non pas des incisives, comme on l'avait cru à cause de leur position antérieure, mais de véritables canines ; ce sont donc les incisives et non les canines (|ui manqueraient chez les Glires. Les limites de cet article ne permettent pas de développer tous les motifs sur lesquels repose cette opinion, et de citer les faits extrêmement nombreux qui viennent à son appui. On ne cherchera donc ici qu'à la faire comprendre par de courtes remarques. Dans l'article Mbsaraigne, on a, sinon entièrement démontré, du moins rendu extrêmement vraisemblable, soit par des considérations lhéori(|ues, soit au moyen de comparaisons avec quelques genres voisins, que les dents antérieures des Musaraignes, longtemps considérées comme des incisives, sont de véritables canines. Or, en faisant abstraction des modifications de forme qui seraient ici sans aucune valeur, on ne voit guère entre le système dentaire des Musaraignes et celui des Rongeurs, qu'une seule différence : c'est l'absence chez ceux-ci de ces petites dents que l'on a tour à tour désignées chez les Musaraignes par les noms d'incisives latérales, de canines et de fausses molaires. Cette absence, d'où résulte le vide qui séparC; chez les Rongeurs, les dents anlé-
rieuies (les molaires, s'explique d'ailleurs assez bien, i il'après la loi du halancemenl des organes, par le développement considérable des dents anlérieures, et ne 1 peut servir de base à une objection contre l'analogie 1 (]ue l'on vient d'indifuier. Or, si celte analogie est | réelle, u'est-il pas évident que les dents antérieures des j Rongeurs doivent recevoir le même nom que celles des Musaraignes, et être considérées de même comme des | canines? Les deux objections les plus importantes, ou plutôt les deux seules importantes, sont la position antérieure des prétendues canines, et leur insertion apparente dans l'os intermaxillaire; or il est possible de répondre à l'une et à l'autre. Dans presque toutes j les Chauves Souris insectivores, les canines sont de i même anlérieures et conliguës entre elles; les incisives i sont alors placées au-devant d'elles, et quelquefois même elles manquent entièrement (K. Cépcalote à l'article Roussette) : ce qui ramène le système dentaire des Chauves Souris, sinon entièrement à celui des Rondeurs, du moins à celui des Musaraignes. La seconde objection peut également être réfutée, même en admettant comme démontré que la pièce antérieure de la mâchoire supérieure soit véritablement l'inlermaxillaire, ainsi qu'on l'admet généralement; car, comme Geoffroy Saint-Hilaire et plusieurs autres zootomistes l'ont fait voir depuis longtemps, les dents antérieures, i|noii|ue sortant des intermaxillaires, naissent véritablement des maxillaires eux-mêmes. Leurs racines sont eu effet placées très-profondément dans ces derniers os, et, bien loin de s'insérer dans les intermaxillaires, elles ne font que les traverser. Peut-être aussi une troisième objection pourrait-elle être tirée de l'existence de quatre dents à l'extrémité de la mâchoire supérieure dans les genres Lièvre et Lagomys : ces quatre dents, considérées jusqu'à ces derniers temps comme quatre incisives, ne devraient-elles pas, en adoptant la nouvelle manière de voir, être regardées comme quatre canines? Et l'existence de deux canines de chaque côté ne serait- elle pas une véritable anomalie? Peut-être pourrait -on admettre l'explication suivante : de ce qu'on a considéré les quatre dents de l'extrémité de la mâchoire supérieure des Lièvres comme quatre incisives, il ne suit pas que ces dents soient en effet de même sorte. Leur forme est, il est vrai, assez semblable, mais leur insertion est très -différente; les deux plus grandes naissent, comme les dents antérieures de tous les Rongeurs, dans le maxillaire, et ne font que traverser l'intermaxiUaire. C'est au contraire dans cette dernière pièce que naissent les deux plus petites, placées en arrière des deux autres, et vers leur partie interne. 11 semble donc qu'on pourrait considérer les deux petites dents anlérieures, ou celles qui naissent dans l'intermaxiUaire lui-même, comme de véritables incisives, ce qui conduirait à admettre chez les Lièvres et les Lagomys l'existence des Irois sortes de dents.
Les remarques faites par Geoffroy Saint-Uilaire sur le système dentaire tendent à rapprocher ces animaux : des Musaraignes, des Scalopcs, des Hérissons, etc., ' même du groupe entier des Insectivores, que l'on place j ordinairement à la tête de l'ordre des Carnassiers, mais | qui forment véritablement, du moins suivant sa ma-
nière de voir, un groupe intermédiaire entie les véritables Carnassiers et les Rongeurs. Les Insectivores et les Rongeurs ont en effet les plus grands rapports d'organisation interne et même de conformation extérieure, et se ressemblent presque entièrement par leurs mœurs et leurs habitudes {f^. Musaraigne). L'importance, très-exagérée, qu'on attachait autrefois, et que la plupai t des zoologistes attachent encore à l'existence des trois sortes de dents, a pu seule décider les auteurs des méthodes à écarter les uns des autres deux groupes aussi voisins par leurs rapports naturels. Or, une des conséquences de la nouvelle manière d'expliquer le système dentaire des Musaraignes et des Rongeurs, est précisément de rétablir l'ordre en reportant \esSores, et avec eux tout le groupe des Insectivores, entre les Rongeurs, auxquels ils ressemblent par l'absence des incisives, par la disposition et la grandeur des canines, et les véritables Carnassiers dont ils se rapprochent par l'existence de fausses molaires remplissant l'intervalle qui sépare les canines des màchelières ou vraies molaires.
Les Rongeurs sont, si l'on excepte quelques Édentés, les derniers des Mammifères onguiculés, peut-être même de tous les Mammifères, par le peu d'étendue de leur intelligence. L'instinct, qui est toujours en raison inverse de rinlelligence, est au contraire plus développé chez eux que chez tous les autres Mammifères. Ces faits, que donne l'observation immédiate, s'accordent parfaitement avec les modifications organiques de leur système nerveux. Chez les Rongeurs (et principalement chez les Castors, si célèbres par les merveilles de leur instinct), les parties excentriques du système nerveux ont un volume considérable : le nerf de la cinquième paire est énorme, et les ganglions intervertébraux sont très -développés; mais l'encéphale lui-même est petit, lisse, et n'a que peu ou point de circonvolutions. Du reste, chez les Insectivores, le système nerveux (et particulièrement l'encéphale) offre les mêmes caractères, et présente en général la plus grande analogie avec celui des Rongeurs : fait qui confirme pleinement, et qui même pourrait au besoin établir les rapports intimes (|ui lient entre eux les Insectivores et les Rongeurs. Le système nerveux est l'un des systèmes où se lisent avec le plus de netteté les conditions essentielles de l'organisation, parce que nul n'a des rapports i)hysiologiques et anatomiques plus multipliés; parce que toutes modifications dans les habitudes et les conditions vitales d'un être, sont nécessairement en rapport avec l'organe central de la vie, et que le cerveau en porte, pour ainsi dire, l'empreinte. Sans doute une classification fondée uniquement sur les modifications du système nerveux, serait vicieuse, comme l'est toute classification basée sur un caractère exclusif; mais il semble que, des belles recherches entreprises depuis quelques années par plusieurs anatomistes illustres, on pouirait dès aujourd'hui déduire ce fait zoologique très-important, que chacune des grandes divisions d'une classe de Vertébrés, tous ses ordres, peul-êtie même ses familles, présentent dans certaines parties de leur encéphale des modifications qui peuvent servir à les caractériser, et ont, si
l'on peut s'exprimer ainsi, leur conslilulion cc^réhrale propre, de même que loules les grandes divisions du rOffne animal peuvent être caraclérist'es par les modifications de l'ensemble de leur système nerveux.
ROPALOCÈRES oc GLOBULICORNES. ipis. Duméril ilésigne sous ce nom une famille de Lépidoptères, composée des genres Papillon et Hespérie. /-'. ces mois.
ROPALO.MÉRE. Ropalomcra . ins. Genre de Diptères établi par Wiedmann dans ses Analecla eiitnmologica, Kili£e, 1824, et appartenant à la famille des Atliéricères, tribu des Muscides. II le caractérise de la manière suivante : antennes ralialtues. composées de trois articles, dont le dernier comprimé, ovale, portant à sa hase une soie un peu pUimeuse; palpes en massue comprimée; bypostomc tubercule; cuisses renllées; ailes couchées sur le corps dans le repos, et parallèles.
ROPAIOMÈRE CLAViPÈDE. Ropalomeiit f /a»;/)eSjWied. ; Diclya clavipes. Fab. Sa têle est brunâtre, variée de brun-jaunâtre; le verlex est fortement impressionné; le corselet est d'un brun jaunâtre, avec quelques petites lignes d'un brun foncé ; l'écusson est saillant, noir à l'extrémité; l'abdomen est noir, avec des slries de points blancs; les pieds sont noirs, avec les cuisses renflées; les ailes sont brunes, variées de cendré. Taille, deux lignes et demie. De Cayenne.
ROPALOPE. Ropalopiis. i?is. Ce genre de Coléoptères tétramères, de la famille des Longicornes, a été formé par Mulsant, aux dépens du genre Callklium de Fabricius et Dejean; il comprend le Calliilium tnsubricum, le Calliilium clavipes et le Callidinm fenioraftim de ces auteurs.
ROPAN. MOii. Adanson (Voy. au Sénég., pi. 19, fig. 2), auquel on doit la première connaissance de cette Coquille, a laissé dans sa description et sa figure des points trop douteux pour que l'on puisse décider si elle doit faire partie des Tarels, comme le croit Lamarck, ou des Pholades, comme le dit Rose, ou des • Gastrocbènes ou Fistulanes, comme le pense Biainville. L'opinion de ce dernier parait la plus probable; on ne doit point cependant l'adopter de préférence à celles (les autres auteurs. II faut attendre de nouvelles observations.
ROPHITE. Bophites. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères , section des Porte- Aiguillons , famille des Mellifères, tribu des Apiaires, établi par Spinola et [ adopté par Latreille avec ces caractères : corps assez allongé; tête assez grosse, ayant trois petits yeux lisses, 1
disposés en ligne Iransverse sur le vertex. Antennes filiformes, briséesetde douze articles dans les femelles, simplement ar(|uées, à peu près de la longueur de la moitié du corps et de treize articles dans les mâles : le premier long; le deuxième petit; les autres cylindriques, presque égaux entre eux. Labrecourt; mandibules étroites, pointues, hidentées. Alàchoires recourbées conjointement avec la lèvre et formant une sorte de trompe; palpes de forme presque identique; leurs articles grêles et linéaires; les maxillaires de six articles presque cylindriques, le premier et le deuxième un peu plus longs et un peu plus gros que les autres; le troisième et le quatrième plus petits; les ciruiuième et sixième très-minces, celui-ci plus court; palpes labiales
de quatre articles ; le premier et le deuxième égaux entre eux, un peu concaves à leur partie antérieure et servant de gaîne à la lèvre ; le troisième de moitié plus court que le précédent, aplati ; le quatrième très-court, ohconique. inséré sur le côté extérieur du précédent. Corselet globuleux; ailes supérieures ayant une cellule radiale à peine rétrécie de|)uis son milieu jusqu'à son extrémité, celle-ci ne s'écartant pas de la côte, et trois cellules cubitales; la première un peu [dus longue que la deuxième qui est très-rétrécie vers la radiale et reçoit les deux neivures récurrentes; la troisième commencée, tracée presque jusqu'au milieu de l'espace qui est entre la deuxième cellule cubitale et le bord postérieur de l'aile. Abdomen assez long, ovale, composé de cinq segments outre l'anus dans les femelles, et un de plus dans les mâles. Pattes assez grandes.
RoPBiTE A ciiSQ ÉPifiES. liophiles qiiitigue-spinosa, Ins. Ligur., fasc. 2, p. 72, n»50? Lalr., Geii. Crust. el Ins. iSoire; segments de l'abdomen bordés de blanc. Taille, quatre lignes. Au midi de la France.
ROPOURÉE. Ropoureci. bot. Genre établi par Aubict (Guian., i, p. 198, t. 78) el appartenant à la Pentandrie Monogynie. Le calice est monosépale, à cinq divisions arrondies, velues intérieurement, glabres à l'extérieur; la corolle raonopétale, à liibe court et à limbe à cinq lobes arrondis; les cinqélamines alternes avec les lobes de la corolle et ayant leurs filets velus. L'ovaire est libre, tout couvert de poils roux; il se termine à son sommet par un style qui porte trois ou quatie stigmates subulés. Le fruit est une haie charnue, jaune, velue, de la grosseur d'un œuf de Poule, à quatre loges, contenant un grand nombre de graines environnées d'une pulpe douce, jaunâtre et visqueuse, que les créoles mangent avec plaisir.
RopocRÉE DE LA Gdiase. Ropoutca Giiiaiiensis, Auhlet, loc. cit. C'est un arbrisseau de douze à quinze pieds, dont les rameaux noueux portent des feuilles verticillées,imparipinnées, très-longues. Lesfleurssont sessiles et naissent en grand nombre à l'aisselle des feuilles. Ce genre paraît avoir quelques rapports avec la famille des Térébinthacées.
ROQUET. MAM. Petite race de Chiens.
ROQUET. REPT. Espèce de Saurien du genre Anolis. F. ce mot.
ROQUETTE, ois. Synonyme vulgaire de Perdrix de montagne. T. Perurix.
ROQUETTE. Einca. bot. Genre de la famille des Crucifères et de la Télradynamie silicpieuse, élahli par Tournefort, offrant les caractères essentiels suivants : calice dressé; pétales dont le limbe est obové; étamines libres, non denliculées; silique ovale-oblongue, à deux loges, à deux valves concaves, lisses, terminée par un bec ensiforme, mais qui ne contient pas de graine ; il est à peine plus court que les valves. Les graines sont globuleuses, à cotylédons condupliqués.
RoQDETTE CDLTIVEE. Eiuca Saliva, Lamk.; Brassicu Eruca, L. Sa lige est haute de cinq décimètres, velue et rameuse, garnie de feuilles longues, pétiolées, lyrées, ou ailées avec un lobe terminal, grand el obtus. Les fleurs sont d'un jaune cilrin fort pâle, marquées de veines violettes ou noirâtres. Celle plante croît dans
Il 0 S
les champs elles lieux incultes de l'Europe australe cl de l'Afrique boréale.
On a encore appelé:
RoQEETTE BATARDE, le Reseda luleola.
RoQCETTE DE MER, le Butiias Kaliile, L.
RoQDETTE SABVAGE, Ic Sysytiibrium lenuifolium, L., etc.
ROKELLA. BOT. (De CandoUe.) 1^. Drosère.
RORIDA. BOT. Rœmer et Scliulles {Sfst. yeqel., m, p. 1-5) ont proposé ce nom générique pour remplacer celui de lioiidiila imposé à une plante d'Égyple par Forskahl; mais cette plante avait déjà été réunie au genre Cleome par Delile qui l'avait décrite et figurée (Flore d'Egypte, tab. 56, f. 2) sous le nom de Cleome droseiifolia.
RORIDULE. Roridula. bot. Genre de la Pentandrie Monogynie, faisant partie de la famille des Droséracées. 11 offre un calice formé de cinq séi)ales simples; une corolle de cinq pétales sans appendices; cinq étaraines dont les anthères à deux loges s'ouvrent chacune par un pore à leur sommet et inférieurement se terminent en un appendice calleux. Le style est simple et porte un stigmate trilobé. Le fruit est une capsule à trois loges, s'ouvrant eu trois valves et renfermant en général une seule graine dans chacune d'elles.
RoRiDtiE DEisTÉE. lioiidiiUi detilalo, L., Lanik., III., tab. 141, f. 1. Seule espèce de ce genre; c'est un petit arbuste originaire du cap de Bonne-Espérance, d'un à trois pieds d'élévation, ayant des feuilles Irès-rapprochées, linéaires, ciliées et glanduleuses sur les bords.
Le genre Roridula de Forskahl se rapporte au Cleojne.
r. UORIUA.
RORIPA. BOT. Scopoli (Flor. Carniol., éd. 1, p. 320) avait formé sous ce nom un genre sur le Sysymbriuiii amphibium , L., que De Candolle a placé parmi les Naslurliitm. /■'. Nastcrtier.
RORQUAL. UAH. Espèce du genre Baleine que l'on a faite type d'une division de cette partie des Cétacés. (■'. Baleine.
ROS SOl.IS 00 ROSSOLIS. bot. Noms vulgaires du genre Droseia. F. Drosère.
ROSA. BOT. f. Rosier.
ROSACE. Rosaca. zoopH. Au nombre des observations zoologiques faites à bord de la corvette l'Astrolabe, Quoy et Galmard ont rapporté celle qui leur a fait proposer la création d'un genre nouveau de Zoopliytes dans la famille des Béroïdes. Ce genre est par eux ainsi caractérisé : corps libre, gélatineux, trèsmou, transparent, suborbicula ire, à une seule ouverture à l'un des pôles, communii|uant avec une dépression dans laquelle s'insèrent des ovaires et des suçoirs.
Rosace de Ceiita. Rosaca Ceulensis, Q. et G. Corps arrondi, bosselé, de la grosseur d'une petite cerise; bouche ronde, percée entre quatre rentlements. Habite le détroit de Gibraltar.
ROSACÉE (corolle), bot. On appelle ainsi une corolle polypétale régulière formée de quatre à cinq pétales à onglet très-court et étalés régulièrement en forme de rose, comme dans les Potentilles, les Fraisiers, en un mot, dans toutes les plantes qui d'après cette forme de corolle ont reçu le nom de Rosacées.
ROSACEES. Rosaccœ. bot. L'une des familles les plus grandes, les plus naturelles et les plus importantes du règne végétal; elle tire son nom de la Rose qui peut en être considérée comme l'un des types. Voici les caractères généraux qui distinguent les plantes de cette famille: le calice est monosépale, i)lan ou lubulé,a quatre ou cinq divisions persistantes, simple ou accompagné d'un calicule extérieur, à cinq divisions et soudé avec le calice; la corolle, qui man(iue rarement, se cnmposedequatreà cinq pétales réguliers, très-courtement onguiculés, insérés ainsi que les étamines à la partie supérieure du tube calicinal, sur un disque (|ui en tapisse les parois; les étamines, généralement en gra.nd nombre, sont libres et dressées. Les pistils offrent un grand nombre de modifications; ils sont quelquefois solitaires et placés au fond du calice (Prunus, Amyejdalus, etc.). Quelquefois on en trouve deux dans un calice tubuleux; d'autres fois un grand nombre sont placés sur un renflement particulier du réceptacle, qu'on a nommé gynophore,et (|ui souvent s'accroît considérablement après la fécondation; dans certains genres, les pistils se soudent entre eux et forment une capsule à plusieurs loges, ou bien ils se soudent entre eux par leurs parties latérales et avec le calice par leur partie externe. Chacun de ces pistils ou carpelles est à une seule loge, qui contient tantôt un, tantôt deux ou plusieurs ovules, diversement placés. Le style, ordinairement latéral, quelquefois même basilaire, se termine par un stigmate simple et dilaté. Le fruit offre autant de modifications variées que les pistils. Il est tantôt solitaire, simple, tantôt multiple; c'est quelquefois un drupe, quelquefois une mélonide ou pomme, d'autres fois une capsule à plusieurs loges, une réunion d'akènes placés dans l'intérieur d'un calice tubuleux devenant (luelquefois charnu, ou une sorte de capitule formé d'akènes ou de petites baies monospermes, placés sur un réceptacle charnu. Les graines contenues dans chaque carpelle sont solitaires, géminées ou en |)lus grand nombre, tantôt dressées, tantôt renversées ou latérales; elles se composent en général d'un emI)ryon à cotylédons charnus, immédiatement recouvert par le tégument propre de la graine; très-rarement cet embryon est accompagné d'un endosperme.
Les plantes qui composentcette famille varient beaucoup dans leur port; ce sont ou de très-grands arbres, des arbrisseaux ou des arbustes, ou enfin des plantes heibacées, annuelles ou vivaces. Leurs feuilles sont alternes, simples ou composées; toujours accompagnées à leur base de deux stipules foliacées, qui assez fréquemment sont adhérentes avec le pétiole. Les fleurs sont extrêmement variées dans leur mode d'inflorescence.
Cette famille, par le grand nombre des genres qui la composent et surtout par les modifications nombreuses et importantes qu'ils présentent dans la disposition de leurs carpelles et la structure de leurs fruits, est ime de celles qui se prêtent le plus facilement à se diviser en groupes secondaires ou tribus, tellement naturels et tranchés , que quelques auteurs n'ont pas balancé à les considérer comme autant de familles distinctes. La plupart de ces groupes avaient été primili-
vemenl indiqués par l'auteur du Gênera Plantanim, qui avait partagé la famille des Rosacées en sept sections, pour la plupart très-naturelles. Le professeur Richard a mieux défini et mieux caractérisé ces tribus, et enfin De CandoUe, dans le second volume de son Prodrome, a donné un tableau général des tribus, des genres et des espèces dont se compose cette famille. Voici ce travail :
I" Tribu. — Cbrysobalanées,R. Brown.
RobertBrown, dans sa Dissertation sur les plantes du Congo, avait proposé de faire du genre Cliijsobalaniis le type d'un ordre distinct, sous le nom de Clirjsohnlanées. Le professeur De Candolle en a fait la première tribu des Rosacées, qui offre les caractères suivants : l'ovaire est simple , libre , contenant deux ovules dressés; le style est latéral; il naît presque de la base de l'ovaire; les graines sont généralement solitaires par avortement; les fleurs sont plus ou moins irrégulières. Les genres de celle tribu sont : Cliixsobalanus, L.; Moquilea, Aublel; Conepiu, \A.\ Acioa, id.; Parinarium, Juss.; Graiigeria, Commers.; Licania, Aublel; Tlielyra , Du Petit-Tli.; Hiitella, L. Ce sont des arbres ou des arbustes originaires des régions intertropicales, ayant les feuilles simples et entières. Dans le genre Hiitella , Gaertner a décrit un endospernie charnu.
Il" Tribu. — Abygdalinées, Juss., ou Drcpacées. Cette tribu se distingue très-facilement de toutes les autres par ses fruits qui sont des drupes charnus, contenant un noyau osseux, et qui renferment une ou deux graines. Ce sont des arbres ou des arbustes à feuilles simples, à Meurs blanches ou rosées. Un très-grand nombre de ces plantes contiennent dans leurs diverses parties une quantité plus ou moins notable d'Acide hydrocyanique; d'autres laissent écouler un liquide visqueux,qui se solidifie et forme une véiitable gomme. Les genres de cette tribu sont : Aiuygdalus, Tourn.; Persica, id.; Jniieniaca, ki.;Prunus, id.; Cerasus, iuss. Ill"- Tribu. - Spiréacées, Rich.
Les carpelles se réunissent, se soudent plus ou moins intimement en une capsule à plusieurs loges, contenant chacune de deux à quatre graines et s'ouvrant chacune par une suture longitudinale; le calice est persistant; les graines sont dépourvues d'arille. Les espèces qui composent celte tribu sont des arbustes ou des plantes herbacées. Voici les genres qui y ont été réunis: Puishia, DC; Kenia, DC; Sjjiiœa, L.; Gillenia, Mœnch ; Neillia, Don; Kagenekia, R. et Pav.; Quillaja, Suss.; f^auqueliina,COTiea; Lindleya, Kunlh.
IVi' Tribu. — Neuradées, DC.
Le calice est brièvement tubulé à sa base et adhérent avec l'ovaire; son limbe est à cinq divisions incombantes ou valvaires; la corolle est formée de cinq pétales; les étamines sont au nombre de dix. Le fruit est une capsule déprimée, à dix loges monospermes. Deux genres entrent dans cette tribu, le Neuiaila elle Grie- /«««. Selon Jussicu, ce groupe a de l'analogie avec les Ficoïdées; mais l'absence de l'endosperme, la forme de l'embryon et les feuilles non charnues, l'en distinguent facilement.
V" Tribu. — Fragariacées, Rich.
Calice à quatre ou cinq divisions profondes et valvaires,souvent accompagné exlérieuremcnt d'un calice soudé et lobé; corolle de quatre à cinq pétales; étamines nombreuses; carpelles en grand nombre, monospermes , réunis sur un gynophore commun, secs ou charnus. Plantes herbacées ou arbustes à feuilles généralement composées : Dryas, L.; Geum, L.; ff-'aldsteinia, Willd.; Comaropsis, Rich.; liiibiis, L.; Cylactis , RaflSn.; Dalibanla , L. ; Fiagaria, Tourn.; Polentilla, Nest.; SibbahUa, L.; Agrimonia, L.; Arevionia, Neck.; Biajeia, Kunlh.
Vl« Tribu. — Sangdisorbées, Juss.
Fleurs ordinairement polygames et dioïques; calice à trois ou cinq lobes valvaires, lubuleux inférieurement, resserré vers son sommet et contenant un ou deux carpelles; corolle de quatre pétales, quelquefois nuls; étamines en même nombre que les lobes du calice; stigmates souvent pénicilliformes. Les fruits consistent en un ou deux akènes placés au fond du calice, qui les recouvre : Cercocaipus, Kunlh etHumb.; Jlchiniilla, Tourn.; Ce/iJtalothus, Labill.; Margj'iicarpus, R. et Pav.; Polflepis, R. et Pav.; Acœna, Vahl; Sanguisoiba, L.; Poterium, L.; Cliffuilia, L. VU" Tribu. — Rosées, Juss.
Celle tribu ne se compose que du seul genre Bosa. Elle se distingue surtout par son calice lubuleux, urcéolé, hérissé de poils roides intérieurement el portant sur ses parois un nombre variable de carpelles monospermes, distincts, qui deviennent autant d'akènes et recouverts par le tube du calice qui s'est épaissi et est devenu charnu.
VlUe Tribu. — Pomacées, Rich.
Le calice est lubuleux, urcéolé à son sommet, conlenant de tiois à cinq carpelles qui se soudent enlre eux et avec le calice, et qui contiennent chacun deux ou plusieurs graines placées à leur angle interne. Le calice en devenant charnu recouvre les carpelles et forme l'espèce de fruit ijue l'on nomme Alélonide; chaque caipelle est ou cartilagineux ou osseux. Les genres de celte tribu se composent d'arbres ou d'arbrisseaux à feuilles simples ou composées : Ciatœgus, Lindl.; Raphiolepis, id.; Chamœmeles, id.; Photinia, id.; Eriobolrya, id.; Cotoneaster, Medik.; Amelanchier, Mcdik.; AJespiliis, Lindl.; Osteomeles, id.; Pyrus, Lindl.; Cydonia, Tcuirn.
Telles sont les huit tribus établies parmi les genres qui composent la famille des Rosacées. Cette famille a de très-grands rapports avec les Légumineuses et surtout avec la tribu des Césalpiniées, à tel point qu'il devient fort difficile de tracer nettement la limite qui existe entre ces deux grandes familles. Néanmoins voici les différences principales indiquées par le professeur De Candolle ( Mém. Légum., p. 140) ; les Légumineuses onllesétaminesoules pétales souvent soudés enlre eux, les Rosacées les ont toujours libres. Les premières ont le plus souvent ces organes insérés vers le bas du calice et les dernières vers le haut. Le calice est presque toujours libre de toute adhérence avec l'ovaire dans les Légumineuses, il esl souvenl soudé dans les Rosacées. Le pistil est ordinairement réduit à un seul car-
pelle dans les L(5gumineiises,il est composé de plusieurs dans les Rosacées, etc., etc. La famille des Rosacées, surtout par sa tribu des Pomacées, a aussi des rapports avec les Myrtacées ; mais celles-ci ont l'ovaire constamment infère; les feuilles opposées et ponctuées distinguent suffisamment la famille des Myrtacées. ROSACIOUE. MIN. y. Acide.
ROSACE. Rkododendrum. BOT. Genre de la famille des Éricinées, tribu des Rhodoracées, qui se compose d'arbres ou d'arbrisseaux d'un aspect agréable et quelquefois très-élégant, portant des feuilles alternes, simples, entières, persislantes; les Qeurs, souvent trèsgrandes, sont réunies en tbyrse au sommet des rameaux et d'abord renfermées dans des boutons coniques et écailleux. Le calice est oblique, presque plan, à cinq lobes couris et un peu inégaux; la corolle est monopétale, subcampanulée, à cinq lobes obtus plus ou moins profonds et inégaux; quelquefois elle est comme tubuleuse; les dix étamines, insérées tout à fait à la base de la corolle, sont souvent inégales et déclinées; leurs anllières sont elliptiques, obtuses, allacbées an filet au-dessous du milieu de leur dos, à deux loges s'ouvrant chacune par un porc terminal. L'ovaire est libre, appliqué sur un disque hypogyne lobé, peu distinct de sa base; il offre cinq loges contenant cbacuni: un grand nombre d'ovules attachés à un trophospernie qui part de l'angle interne et qui est bilobé. Le style est simple, rentlé vers sa partie supérieure, où il se termine par un stigmate déprimé à cinq lobes très-petits et quelquefois inégaux . Le fruit est une capsule ovoïde, a cinq loges polyspermes, s'ouvrant en cinq valves portant chacune une cloison sur le milieu de leur face interne, et ayant leurs bords rentrants. Les trophospermes restent saillants au milieu du fruit et forment une columelle à dix angles obtus. Les espèces de ce genre sont assez nombreuses, et font dans les jardins l'ornement des massifs de terre de bruyère. Deux de ces espèces croissent dans les montagnes élevées de la France; ce sont les Rkododendrum feinigineum et Rhododendrum hirsittuiii. On cultive surtout : 1» Le Rkododendrum ponticuiii, L. C'est Tournefort qui a rapporté cet arbuste des environs de Trébisonde; il est aujourd'hui généralement répaiulu. Ses tiges droites et cylindriques portent des feuilles alternes, éparscs, coriaces, pétiolées, oblongues, elliptiques ; ses fleurs sont très -grandes et purpurines. 2<i Le Rkododendrum viaxtmiiiii, L., Bot. Mag., tab. 951 ; c'est, dans l'Amérique septentrionale sa patrie, un grand et bel arbre, mais dans les jardins, ce n'est qu'un arbuste buissonneux, à feuilles oblongues et entières, vertes^el luisantes en dessus, ferrugineuses en dessous; ses Heurs, moins grandes que dans l'espèce précédente, sont rosées et tigrées de points verdâtres intérieurement où elles sont légèrement velues. 3» Le Rhododendrum arhoreiim, Smith, Exot. Bot., 1, p. 9, tab. C; c'est dans l'Inde, sa patrie, un arbre de moyenne grandeur; ses feuilles sont lancéolées, glabres, luisantes en dessus, couvertes en dessous d'une pubescence blanchâtre. Ses Heors sont grandes et d'une belle couleur pourpre. Cette espèce a besoin d'être rentrée dans l'orangerie pendant l'hiver. On cultive encore dans les jardins les Rhododendrum
calawbiayc et Rkododendrum punc/aluin de 1 Amérique septentrionale. Toutes ces espèces, ù l'exception du Rkododendrum arborcuin, se cultivent en pleine terre; mais il leur faut nécessairement le terreau de bruyère, une exposition au nord et abritée du soleil. On les multiplie de boutures ou par le couchage.
On a quelquefois appelé Rosage V j4 (J roatema Cœli- Rosa, ainsi ([ue le Nérion.
ROSACES (FAMILIE des), bot. ^. RbODORACÉES.
ROSAGINE. BOT. L'un des noms vulgaires du Nérion.
ROSAIRE. MOLi. Nom vulgaire et marchand du ^olufa sanguinea. f^. Voltjte.
ROSAIRE. POLTP. Espèce du genre Cymopolie. K. ce mot.
ROSALBA. OIS. Espèce du genre Couroucou.
ROSALBliV. OIS. Nom'donné à un Cacatofis de la Nouvelle-Hollande. ^. Perroquet.
ROSALESlA.BOT.Sousce nom,DelaLlave et Lexarza (Nov. veg. desaipt., Mexico, 1823, fasc. 1, p. 9) ont proposé l'établissement d'un nouveau genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie égale, L. Ils le rapprochent du Cacalia, et ils le disent trèsfacile à distinguer, non-seulement de celui-ci, mais encore des genres voisins, par son involucre, ses anthères, et surtout par le style. Le Rosalesia ylandulosa est un arbrisseau assez élevé, dont la tige se divise en rameaux effilés, les plus jeunes striés et pubescents ; les rameaux îi Heurs sont visqueux à l'extrémité. Les feuilles sont opposées, ovales, presque cordiformes, pétiolées, scabres en dessus, un peu cotonneuses en dessous, crénées et presque dentées sur les bords. Les fleurs sont disposées en corymbes axillaires et terminaux; chaque pédoncule porte deux à cinq calathides. L'involucre est composé de huit à douze folioles dressées, égales, imbriquées, ovales, recourbées en dehors, et visqueuses. Les fleurons sont plus longs que l'involucre, nombreux, d'une couleur jaunâtre pâle, à tube grêle, linéaire, resserré vers la gorge, à limbe partagé en cinq dents très-courtes; les anthères sont cachées dans la corolle; le style se divise, dès sa sortie du tube delà corolle, en deux stigmates longs, en massue, divariqués et non recourbés en dehors. Le réceptacle -est nu, scahre. Les akènes sont cylindracés, striés, velus, couronnés d'une aigrette poilue, un peu plus courte que les Heurons. Cette plante croît au Mexique, dans les pâluragesde San-Josédel Corral.
ROSALIA. jiAM. Espèce du genre Ouistiti, sous-genre Tamarin. /'. Ouistiti.
ROSALIE. INS. Geoffroy a donné ce nom au Callickroma a/pina, Latr.; Cerambyx alpinus, L., qu'Aiidinet-Serville, dans sa monographie des Longicornes, tribu des Cérambycins, a érigé en genre distinct sous le même nom de Rosalie et avec les caractères suivants : antennes plus longues que le corps, composées de onze articles portant, du Iroisième au huitième, chacun à leur extrémité, une houppe de poils divergents; palpes maxillaires un peu plus courtes que les autres : article terminal assez grand, conique, creusé à sa partie supérieure, tronqué en ligne droite à son extrémité; dernier article des palpes labiales un peu plus petit que
ROSAGE EN ARBRE.
celui (les maxillaires, obli<|iiemerit Iroiiqué an hoiil; maiiiiihiiles uniilenlées inlérieiiremeiit, de longtieiir ordinaire; corselet lisse, déprimé, ayant une épine de chaque côté du dos en dessus, et en oiilrc un tubercule latéral ; élylres presque linéaires, de même largeur dans toute leur étendue, arrondies et mutiques postérieurement; écusson transversal, arrondi postérieurement; tarses antérieurs ayant leurs trois premiers articles triangulaires, presque égaux.
Rosalie des Alpes. Rnsalia Alpina,l\.nA\n.\ Ccranihyx Alpinvs, L. Elle est d'un bleu cendré, avec une bande et quatre taches d'un beau noir de velours sur les élylres; son corselet a deux petites épines de chaque côté ; ses antennes sont bleues, avec rcxtrémité de chaciue article noire. Taille, quinze lignes. Sur les hautes montagnes de l'Europe.
- ROSALINE. Bosalina. moll. C'est à d'Orbigny que l'on doit rétablissement de ce genre de Coquilles microscopiques multiloculaires; il l'a placé dans sa famille des Ilélicostégues. entre les Valvulines et les Rotalies. Caractères : test fixé par la partie non spirale ou par la base, Irochoïde et régulier; ouverture en fente, située à la région ombilicale et continue d'une loge à l'autre; point de disque ombilical. Plusieurs espèces de ce genre sont sénestres, ce qui contribue, avec la disposition des loges, à leur donner une forme élégante. On voit par la forme de la plupart qu'elles étaient adhérentes; mais il est à présumer que c'est seulement par une parlie molle, et non par la soudure du test aux corps étrangers, que ces Coquilles y ont été attachées.
RosALiNE GLOBULAIRE. Rosaliiia globiilaris, d'Orb.. Ann. des scienc. nalur., t. vu, p. 271, pi. 13, 6g. 1, 2, 3, 4; Modèles de Céphalop. micr., 3" livr., noCO.
RosALiKE DE PARIS. Bosiilina Paiisieusis, ibid., loc. cit., n" 5; Modèles, 2<'liv., n" 38.
ROSCINÈLE. Roscinela. crcst. Genre voisin des Sphéromes, proposé par Leach, et ayant pour caractères, suivant cet auteur : les deux premiers articles des antennes cylindriques; yeux très-grands, un peu convexes, convergents antérieurement et presque rapprochés; côtés des articles de l'abdomen en forme de faux et proéminents. Leach a donné à la seule espèce connue le nom de Roscinèle dc Devokshire, Roscinela Dannioniensis.
ROSCOÉE. Roscoea. bot. Genre de la famille des Scitarainées et de la Monandrie Monogynie, L., établi par Smith (Eiotic Bolany, n» et tab. 108) qui l'a ainsi caractérisé •. anthère bilobée, courbée, terminale, embrassant le style, munie à sa base d'un appendice fendu; périanthe (corolle, Smith) double, irrégulier : l'extérieur à trois parties dont la supérieure est dressée, en voûte; l'intérieur bilabié est également à trois parties. Ce genre est très-voisin de V/Jeclychiiim et du Kœmpferia, mais il s'en distingue par son périanthe extérieur, irrégulier, à deux lèvres, et par l'appendice particulier que l'on observe à la base de son anthère. Le Roscoea piiipjirea , Smith, loc. cil., a des racines vivaces, composées de tubercules fusiformes et fascicules. La tige est simple, garnie de feuilles embrassantes, oblongues, aiguës, glabres, alternes et placées sur deux rangs. Les fleurs sont grandes, d'une belle
couleur purpurine foncée, terminales ou placées dans les aisselles des feuilles supérieures. Cette plante croît dans les montagnes du Népaul.
ROSCYNE. Roscyna. bot. Genre de la famille des Hypéricacées, institué par Ed. Spach, avec les caractères suivants : sépales foliacés, d'inégale longueur et dressés après l'anthèse; pétales marcescents, presque eu forme de sabre, contournés et acuminés; androphores courts et marcescents ; ovaire à cinq loges; cinq styles soudés inférieurement; stigmates épais, subglobuleux. Le fruit consiste en une capsule chartacée, ù cinq loges; |)lacentaire central, pentagone, pyramidal, à cimi crêtes sur le dos desquelles sont attachées les graines.
RoscYNE de Gmelin. Roscynu Gmelini, Spach ; Hypericum ascyron, Spr. C'est une plante herbacée, vivace, à tige quadrangulaire; les feuilles sont sessiles, oblongues, aiguës; les pédoncules sont terminaux; le.s sépales extérieurs sont acutiuscules et les autres trèsobtus; les étamines dépassent les styles. De Sibérie.
ROSE. BOT. et zooi. Ce nom de la Reine des fleurs (F. Rosier) a été étendu à beaucoup d'autres plantes, et même à des animaux que leur couleur signalait à l'attention. Ainsi l'on a appelé :
Rose (Pois.), une espèce d'Able et la Dorade.
Rose blanche (Bot.), une variété de Figues.
Rose cdangeante ou de CAYE^•.^■E (Bot.),uneKelmie.
RosEDD CIEL (Bol.), Une Agrostème.
Rose Cochomére et Rose de Chien (Bol.), les Rose'; sauvages.
Rose de la Chine (Bot ), une Ketniie.
Rose de Dauas (Bot. ),la Rose Tréraière. K. ce mot.
Rose-Diète (Bot.), le yiburnum Opulns.
Rose-gorge (Ois.), le Loxia Ludovicena, espèce du genre Gros-Bec.
Rose de Gceldre (Bot.), la variété toute stérile du ^!'6«r«!<OT Opw/MS, appelée moinsimpropremenlBoule de neige.
Rose d'hiver ou de Noël (Bot.), VHelleborus niger.
Rose d'Inde (Bot.), l'œillet d'Inde. F. ce mot.
Rose dc Japon (Bot.), l'Hortensia et le Camélia Japonica.
Rose de Jéricho (Zool.), une espèce du genre Digitaline (K. ce mot ) et une Encrine fossile.
Rose de Jéricho (Bot.), VAnastatica.
Rose de Jéricho ( Min.), une variété de Chaux carbonatée éqniangle, dont les cristaux sont groupés de manière à rappeler l'idée d'une fleur.
Rose de Koel (Bot.), r. Rose d'hiver.
Rose de Sainte-Marie (Bot.), la Coquelourde.
Rose noire (Bot.), une variété de Figues. Rose d'octre-dier (Bot.), la Rose Trémière.
RosE-QDEUE (Rept.), une espèce du genre Agame. Rose -Rubis (Bot.), les diverses espèces du genre Adonide.
Rose de Saeran (Bol.), la fleur du Safran. Rose Tréiiière (Bot.), VAlcea rosea, L., la plus belle des Malvacées, et l'une des principales plantes d'ornement; elle a été introduite dans les jardins, vers le temps des croisades.
ROSEAU. Ariintlo. bot. Sous le nom générique
jââ
nos
iVÀniiulo, les botanisles ont confondu un grand nombre de Graminées, qui forment aujourd'luii plusieurs genres distincts. Ainsi les genres Catamagrostis, Donax, Aclinaterum , Bambusa, Nastus, Sacchaium, Gynerium, ont pour types des plantes qui faisaient partie du genre Anindo de Linné. Il est résulté de l'adoption de tous ces genres et du transport de la plupart des espèces dans des genres précédemment établis, que le vrai genre Roseau (Arnnilo) se compose uniquement de VArumlo PUragmites, L., auquel il faudra probablement joindre comme espèces distinctes quelques Graminées exotiques qui avaient été confondues avec le Phrag miles. Voici les caractèies de ce genre ainsi restreint par Palisol de Beauvois(Agrostograpbie, p. 00, tab. 15, tig. 2) : lépicène dont les valves .sont inégales, aiguës, renfermant cinq à sept petites Heurs, et plus courtes que celles-ci. Les fleurs inférieures sont mâles ou stériles, à glumes nues. Les fleurs supérieures sont bermaphrodites; elles ont des glumes couvertes de poils soyeu.\, la glume inférieure est légèrement subulée, la supérieurebifide, dentée; les écailles bypogynes sont tronquées, presque frangées; les stigmates sont en sou|)illon. L'inflorescence est cnpanicule composée, très-rameuse.
Roseau a balais. Arundo Phragmiles, L., Lamk., lllustr., Gen., tab. 40. Ses racines sont longues, rampantes ; il s'en élève des cbauraes droits, garnis de feuilles rubannées, glabres, coupantes et denticulées à leurs bords. Les jeunes tiges sont terminées par une feuille non développée, roulée en forme de cône trèspointu. La paiiicule est ample, touffue, làcbe et d'une couleur pourpre-noirâtre. Cette plante est commune dans les localités aquatiques de l'Europe.
On a étendu le nom de Roseau à beaucoup d'autres plantes qui ne sont même pas des Graminées, et l'on a appelé :
Roseau épineux, le Rotin.
Roseau des étangs ou de ua Passion, la Massettc.
Roseau fléchier, le Galanga.
Roseau odorant, VAcon/s Calamus.
Roseau a sucre, la Canne à Sucre.
Roseau rouge ou a larges feuilles, le Balisier.
ROSÉE. Rose», bot. Genre établi par Martius (Nov. Gen. bras., 2, p. 39 ), et ayant pour type VIresine celosioides de Swartz, de la famille des Amarantbacées. Voici les caractères donnés par le professeur de Municb : les Heurs sont polygames; le calice se compose de deux sépales colorés, concaves; la corolle est formée de cinq pétales. Dans les Heurs hermaphrodites, l'androphore est sans dents; les anthères sont petites et uniloculaires; le style est simple, terminé par deux ou trois stigmates. Le fruit est un akène membraneux.
Rosée élevée. Rosea elatior, Mart., loc. cil. C'est une plante dressée, glabre, portant des feuilles opposées, péliolées; les fleurs forment une sorte de panicule. Elle croît sur le continent de l'Amérique méridionale et dans les Antilles.
ROSÉE, r. Météores.
ROSÉE DU CIEL. bot. L'un des noms vulgaires du Nostoc.
ROSÉES, bot. L'une des tribus de la famille des Ro-
sacées, qui se compose du seul genre Rosier. ^. Rosacées et Rosier.
ROSELET. MAM. F. Hermine au mol Marte.
ROSELET. bot. Dans les pays d'herbages, on appelle ainsi les Carex et autres plantes dures, qui altèrent la qualité du foin, mais qui pourtant sont mangées sans danger par les animaux.
ROSELIN. ois. Espèce du genre Martin. A', ce mol.
ROSELITE. MIN. Espèce minérale établie par Lévy, et dédiée à G. Rose; elle est composée, d'après Children, d'oxyde de Cobalt, de Chaux, de Magnésie, d'Acide arsénique et d'Eau. Elle a beaucoup de ressemblance avec la Chaux arséniatée, et encore plus avec le minéral appelé Picropharmacolithe. Mais elle est caractérisée par une forme distincte, celle d'un prisme droit, rhomboïdal, de 132 48', divisible dans le sens de la petite diagonale de sa base. Ses cristaux sont transparents, rougcàtres, et ont un éclatvitreux.On les trouve engagés dans du Quartz, aux environs de Schneeberg, en Saxe.
ROSELLE. OIS. Synonyme vulgaire de Mauvis, Tiirdus iliacus, L. f^. Merle.
ROSEMARY. BOT. Ce nom, devenu vulgaire en français, a été indifféremment appliqué au Romarin, au Lédon, à diverses Andromèdes, ainsi qu'à VOsyrisalba. Il vient de l'anglais, et signifiait originairement Rose de mer.
ROSÉNIE. Rosenia. bot. Thunberg {Prod. FI. Cap., p. 101) a établi sous ce nom un genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie superflue, L., auquel il a imposé les caractères essentiels suivants : calice composé de folioles scarieuses, imbriquées ; réceptacle garni de paillettes ; akènes couronnés par une aigrette composée de paillettes capillaires.
RosÉNiE glanduleuse. Rosetita glandtilosa, Thunb. C'est un arbrisseau dont la tige est droite ou légèrement flexueuse, glabre, cylindrique, très-rameuse; les branches sont alternes, les rameaux presque verticillés, ternes ou quaternés, étalés, garnis de feuilles petites, presque fasciculées, sessiles, ovales, entières, obtuses, un peu concaves, glanduleuses principalement sur les bords. Les calathides de fleurs sont solitaires aux extrémités des derniers rameaux. Cetle plante croit dans l'intérieur des terres, au cap de Bonne-Espérance.
ROSERÉ. POIS. ^. Joël au mot Athérine.
ROSETTE. zooL. L'un des noms vulgaires qu'on applique indifféremment à des Rougets et autres Trigles ou Malarmats. C'est aussi celui d'un Lépidoptère du genre Litliosie. y. ce mot.
ROSETTE. MOLL. Espèce du genre Cancellaire. r. ce mot.
ROSIER. Rosa. bot. C'est le genre qui a servi de type à la famille des Rosacées, et à la tribu des Rosées ; il offre les caractères suivants : le calice est tubuleux et urcéolé. ù cinq divisions plus ou moins étalées, entières ou diversement découpées et comme frangées sur les bords; assez souvent, dans la même fleur, on trouvedes divisions entières, d'autres barbues d'un seul ou des deux côtés. Toute la paroi interne du calice est tapissée par un disque jaunâtre, peu épais, excepté vers le sommet du tube où il forme un bourrelet plus
ou moins saillant, qui rétrécit de beaucoup l'ouverluie (in tube; les pélales, au nombre de cinq, sont étalés, et naissent, ainsi que les étamines, du pourtour du bourrelet discoïde, dont nous avons parlé. Les étamines sont en général très-nombreuses, libres, et Insérées sur plusieurs rangs; leurs anihères sont arrondies, écliancrées aux deux extrémités et comme didynames. De la paroi interne du calice, (|ui est toute hérissée de poils roides, naissent un grand nombre de petits pistils; cbacun d'eux est slipité; son ovaire est irrégulièrement ovoïde, à une seule loge qui contient un ovule pendant ; le style est un peu latéral et terminé par un stigmate discoïde et entier. Ces difféienls styles sont en général plus on moins saillants au-dessus du tube du calice; quelquefois ils sont tous tordus en spirale les uns.sur les autres, ou libres. Le fruit se compose du calice, dont les parois sont devenues charnues, et qui recouvre un nombre variable de petits osselets durs et indéhiscents, raonospermes, formés par les pistils.
Les espèces de ce genre sont extrêmement nombreuses. Ce sont en général des arbustes plus ou moins élevés, souvent armés d'aiguillons, portant des feuilles alternes, iniparipinnées, simples dans une seule espèce (Rosa hei ben'folia), accompagnies à leur base de deux stipules foliacées, qui sont soudées avec les parties latérales du pétiole. Les fleurs sont ou solitaires ou diversement groupées au sommet des ramifications de la tige. Elles sont ou rosées, ou blanches, ou jaunes, ou d'un rouge plus ou moins intense. Transportées dans les jardins, elles doublent avec facilité, et tout le monde connaît l'éclat, la fraîcheur et le parfum suave des fleurs de la plupart des Rosiers. On en cidtive tant d'espèces qu'il serait superflu d'en décrire même les principales, et ces espèces ont produit un trèsgrand nombre de variétés. La distinction des Roses est extrêmement difficile, à cause des variations fréquentes qu'elles présentent, même dans l'étal sauvage. Parmi les travaux botani(|ues qui ont été publiés sur les espèces de Rosiers, on doit surtout citer la Monographie de Lindiey, publiée à Londres en 1820, et le magnifique ouvrage de Redouté dont le texte a été fait parTIiory, habile amateur. De CandoUe, dans le second volume de son Prodrome, divise ainsi qu'il suit le genre Rosier:
§ I. SYPiSTTLÉES : styles soudés en une sorte de colonne; divisions du calice presque entières; fruits ovoïdes ou presque globuleux; stipules adnées.
Rosier toujours vert. Basa seiiipervirens, h. Originaire des régions méridionales de l'Europe, ce Rosier forme un arbuste buissonneux, dont les rameaux, longs et flexibles, s'élèvent souvent à une assez grande hauteur; ils portent des aiguillons crochus. Ses feuilles sont composées de cinq à sept folioles vertes, luisantes, coriaces et persistantes. Ses fleurs sont blanches, solitaires ou en corymbes; les fruits sont ovoïdes, souvent glanduleux, et comme bispides. Cette espèce varie à fleurs semi-doubles ou roses. On en trouve plusieurs variétés décrites et figurées dans la Monographie de Redouté, pi. 15, 49, 87.
Rosier mdsqcé. Hosa moscimia, L. , Red. , tab. 33 et G9. Cette espèce croît dans les régions méditerra-
néennes de l'Europe et de la Barbarie. C'est unarbuslc de six à dix pieds de hauteur, ayant les aiguillons trèsmenus, les folioles, au nombre de cinci à sept, lancéolées, acuminées, glabres, glauques à leur face inférieure. Les fleurs sont blanches, d'une odeur exliémement suave , réunies en bouquets à l'extrémité des rameaux qui sont pres(|ue nus. Les divisions calicinales sont ciliées, et les fruits sont ovoïdes. On prétend ([ue c'est de cette espèce que l'on retire l'essence de Roses (|ui vient du Levant.
Rosier mci.tiflore. Rosamultifloia, Thunh., Jap.; Red., tab. 07 et 69. Cette jolie espèce est originaire de la Chine et du Japon; ses longs rameaux flexibles et volubiles, munis d'aiguillons courts et très-nombreux, sont tomenteux, de même que les feuilles. Les folioles sont ovales, lancéolées, tomenteuses; les stipules pectinées; les fleurs sont petites, roses, extrêmement nombreuses, simples ou doubles. Cette espèce est une de celles qui (loussent les rameaux les plus longs.
§ 11. Rosiers de la Chike : styles libres, plus courts que le calice ou le dépassant ù peine; divisions calicinales entières et réfléchies; fruits ovoïdes ou globuleux; feuilles coriaces, persistantes, composées généralement de trois folioles; stipules presque libres.
Rosier du BE^GALE. Rosa Itulica, L., Red., tab. 51. C'est une des espèces les plus généralement répandues aujourd'hui, et une de celles que l'on cultive et multiplie avec le plus de facilité. Ses grands rameaux, verts ou purpurins, sont glabres, armés de forts aiguillons recourbés; ses folioles, au nombre de trois ù cinq, sont ovales, acuminées, glabres, luisantes, glauques à leur face inférieure. Les fleurs sont grandes, réunies en nombre plus ou moins considérable à la partie supérieure des rameaux. Les fruits sont turbines. Le Rosier du Bengale se prête à tous les genres de culture; on peut en faire des touffes, des haies, des palissades, etc. H fleurit pendant la plus grande partie de l'année. C'est à cette espèce que l'on peut rapporter les belles variétés connues sous les noms de Rose Thé, Rose Noisette, Rose de la Chine, Bengale Pompon, dont les tiges n'ont quelquefois pas plus d'un pouce de hauteur, etc., etc.
Rosier de Banks. Rosa banksiœ, Horl. Kew., Red., tab. 43. Belle espèce encore assez rare; ses rameaux sont dépourvus d'aiguillons glabres; ses folioles, au nombre de trois à cinq, sont lancéolées; ses stipules sont sétacées, presque libres; ses fleurs sont blanches, répandant une odeur de violette, disposées en corymbes; ses fruits sont globuleux. Cette espèce a fleuri pour la première fois en pleine terre en 1823, dans le jardin de Noisette. Mais comme il craint un peu le froid, il est convenable de le mettre en palissade contre un mur exposé au midi.
Rosier de Macart:«ey ou involucré. Rosa bracteala, Wendl., Obs., Redouté, tab. 33. Rameaux dressés et tomenteux, portant des aiguillons recourbés et souvent géminés; les folioles varient de cinq à neuf et sont obovales, dentées en scie, coriaces, glabres et luisantes. Les fleurs sont solitaires, terminales, ayant leur calice et leur pédoncule tomenteux et accompagnés d'une sorte d'involucre formé de plusieurs folioles imbriquées.
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§ m. Rosier \ feuilles simples : celle section se compose d'une seule espèce.
Rosier a feuilles u'ÊpineVinette. Hosa Berberifolia, Pallas, Redouté, tal). 27. Il est originaire de la Perse et de la Tarlarie chinoise. Ses rameaux sont armés d'aiguillons crochus et souvent géminés. Ses feuilles se composent d'une seule foliole ohovale, cunéiforme, dentée an sommet. Ses Ueurs sont solitaires, jaunes, et chaque pétale est marqué à sa base d'une tache pourpre. Cette espèce est rare dans les jardins.
§ IV. Rosiers féroces : rameaux hérissés d'un grand nombre de petits aiguillons droits et persistants; fruits nus.
Rosier du Kamischatka. Rosa ICam/schnIKatica, Vent., Cels., lab. C7. Cette espèce est originaire du Kamischatka. Ses rameaux sont tomenteux, tout couverts d'aiguillons droits, Irès-iapprochés; ses folioles, au nombre de cinq à neuf, sont oblongues, obtuses, dentées en scie, glabres en dessous et tomenteuses en dessus; les divisions calicinales sont entières et obtuses. Les fleurs sont extrêmement grandes. Cette espèce est connue dans les jardins sous les noms de Rosier Hérisson, Rosier féroce, à cause du grand nombre de ses aiguillons.
§ V. Rosiers Cannelles : styles libres, inclus ou à peine saillants; aiguillons stipulaires; écorce des rameaux rougeâlre; folioles au nombre de cinq à sept, non glanduleuses, lancéolées.
A cette section se rapportent plusieurs espèces que l'on cultive dans les jardins, mais qui n'y font pas un grand effet ; telles sont les suivantes : liosa cinnamomea,l,., Red., tab. 153; Rosa nitida, Lindley, tab. 2; Rosa Pensylvanica , Ehrh.; Rosa râpa, Rose; Rosa Carolina, L.; Rosa rubrifolia, Villars; Rosa Maialis, Retz, etc.
§ VI. Rosiers Pimprenelle : cette tribu est surtout distincte par son port. Les rameaux sont en général tout couverts d'aiguillons très -nombreux, droits, aciculés ; le nombre des folioles varie de cinq à treize; les divisions du calice sont persistantes et rapprochées.
Rosier Pimprenelle. Rosa Pimpinellifolia, L., Red., tab. 99. Cette espèce est indigène et croît en abondance dans les régions méridionales de l'Europe. Ses branches sont armées d'aiguillons très -nombreux, inégaux; ses feuilles se composent de cinq à neuf folioles petites, ovales, arrondies, dentées; les stipules sont étroites; les divisions du calice entières. Les fleurs sont blanches; les fruits globuleux. Cette espèce présente un trèsgrand nombre de variétés obtenues par la culture. On y a aussi réuni plusieurs espèces qui n'en diffèrent pas suffisamment pour pouvoir être distinguées; telles sont : les Rosa spinosissima , L.; Rosa myriacanlha. De Cand., FI. fr., Lindl., tab. 10, etc.
On trouve encore dans cette section les Tîosa sulphurea, Ait.; Rosa acicularis, Lindl.; Rosa Alpina, L.; Rosa incolnta, Smith, etc.
§ VII. Rosiers a cent feuilles : styles libres, divisions du calice pinnatifîdes, réfléchies et souvent caduques après la floraison ; aiguillons épars.
Rosier a cent feuilles. Rosa centifolia, L., Red., lab. 23 et 77. Cette espèce, la plus belle du genre, est,
dit-on, originaire du Caucase. Ses rameaux portent des aiguillons droits, courts, inégaux; ses feuilles sont formées de cinq à sept folioles glanduleuses sur les bords, légèrement velues à leur face inférieure. Les fleurs sont grandes et rosées; les calices et les pédoncules sont hispides et glanduleux. Les fruits sont globuleux, charnus et rouges. Les variétés les plus remar<|uables sont : la Rose mousseuse {Rosa centifolia miiscosa, Red.. lab. 41); la Rose à feuilles de Laitue [Rosa centifolia bnllala, Red., tab. 57); la Rose unique [Rosa centifolia mutabilis, Red., tab. ô); la Rose prolifère (Rosa centifolia proliféra, Red., tab. 63); les différentes variétés naines, connues sous les noms de Roses -Pompons, etc.
Rosier des quatre saisons ou de Damas. Rosa Damascena, MilL.Dict., Red., tab. ^ô;Rosa bifera, Pers. Si la Rose à cent feuilles est celle qui l'emporte sur toutes les autres par sa beauté et son éclat, la Rose des quatre saisons est celle dont le parfum est le plus suave et le plus délicieux. Ses rameaux grisâtres sont couverts d'aiguillons inégaux et roides; ses folioles, an nombre de cinq à sept, sont ovales, obtuses, un peu roides, pâles et piibescentes en dessous. Ses fleurs, dont la forme est toujours plus ou moins irrégulière, sont réunies en assez grand nombre au sommet des rameaux où elles sont très-rapprochées les unes des autres. Celle jolie espèce offre un très-grand nombre de variétés.
Rosier de Provins. Rosa gallica, L., Red., tab. 75. Cette espèce ressemble assez au Rosier à cent feuilles. Ses aiguillons sont courts, faibles, presque tous de la même longueur; ses folioles, au nombre de cinq à sept, roides, ovales ou allongées, souvent pendantes; SCS stipules étroites. Ses Heurs sont grandes; leur calice est glanduleux, et ses divisions sont étalées. Ses fruits sont globuleux et coriaces. De toutes les espèces de ce genre, celle-ci est peut-être celle qui offre le plus grand nombre de variétés. On les a divisées d'après leur coloration en cinq grandes tribus, savoir : l" les pourpres; 2" les violettes; ô» les veloutées ou mahécas; 4" les roses et les couleurs de chair; 3» les blanches.
Rosier dlanc. Rosa alba, L. Originaire du midi de l'Europe, cette espèce est très-abondamment cultivée dans les jardins. Elle s'élève à une très-grande hauteur. Ses rameaux sont presque dépourvus d'aiguillons; ses folioles sont larges, dentées, d'un vert assez sombre, mais glauques. Ses fleurs sont grandes et blanches; le tube du calice est ovoïde. Les variétés de cette espèce sont nombreuses. On voit souvent dans les jardins celles que l'on désigne sous les noms vulgaires de Cuisse de nymphe, de Belle-Aurore, de Rosier à feuilles de Chanvre, etc., etc.
Indépendamment des espèces décrites précédemment, plusieurs autres mériteraient encore d'être mentionnées ici; telles sont les Rosa Ei/lanteria , L., espèce à fleurs jaunes ou orangées, mais d'une odeur peu agréable; Rosa rubiginosa, L., indigène de nos bois, dont les feuilles, la tige, les calices et les pédoncules sont couverts de glandes rougeàtres, qui répandent une odeur agréable de Pomme de Reinette. On en cultive dans les jardins un assez grand nombre de variétés; Rosa tomentosa, L., également indigène de nos bois.
et (lonl plusieurs variétés figurent dans les collections; enfin l'espèce si commune dans les haies, Rosa canina, L., dont les fruits charnus et allongés sont désignés sous le nom de Cynorrhodon, el employés en médecine comme légèrement astringents.
La culture des Rosiers est tellement répandue aujourd'hui qu'il serait superflu de la présenter ici en délai!. Les Rosiers sont les plus beaux ornements des jardins, par l'éclat et les variétés de leurs couleurs, par leur parfum si suave; ils méritent, à juste litre, les hommages qui leur ont élé rendus de siècle en siècle. Presque toutes les espèces de Rosiers, si l'on en excepte trois ou quatre qu'il faut rentrer dans l'orangerie, peuvent se cultiver en pleine terre sous le climat de Paris. Cependant certaines espèces, comme la MultiHore, la Rose de Banks, la Musquée et la Rose de Macarlney sont parfois assez sensibles au froid, et il est plus prudent, pour ne courir aucun risque, de les empailler pendant l'hiver. Les Rosiers ne sont pas trèsdifficiles sur la nature du terrain, néanmoins ils se plaisent mieux dans une terre franche el légère, un peu fraîche, et qu'on amende de temps à autre avec de bon terreau. L'exposition à mi-soleil est celle qui leur convient le mieux. On cultive les Rosiers soit à basse lige francs de pied, soit à basse tige greffés, soit greffés sur Églantiers, soit en palissades. La première de toutes ces méthodes est sans contredit celle qui mérite la préférence; mais elle n'est pas toujours praticable, et demande d'ailleurs beaucoup plus de temps pour former de beaux sujets. Pour obtenir des Rosiers francs de pied, on les multiplie soit en en séparant les vieux pieds, soit en les marcottant, soit par les boutures ou les semis. Ce dernier mode est le plus généralement en usage chez les amateurs curieux.
On greffe les Rosiers à hante tige sur des Églantiers, c'est-à-dire sur des individus sauvages arrachés dans les haies et les bois. En général on prend le Rosa canina pour les espèces fortes et vigoureuses; mais pour les espèces plus faibles, on préfère le Rosa rubiginosa, qui pousse avec moins de vigueur. Le bois des Églaiillersdoit avoir au moins deux ans. On choisira autant que possible des sujets bien droits, non noueux, ni mousseux. On ne doit les greffer que lorsqu'ils sont en place et bien repris. Cette greffe peut se faire de deux manières, en fente ou en écusson. Pour la greffe en fente, on choisit les sujets les [dus forts. Tantôt on ne met qu'une seule greffe, tantôt on en place deux sur deux points opposés du sommet de la tige que l'on a préalablement rabattue à la hauteur convenable. La fente, le bout de l'Églantier et celui de la greffe sont ensuite recouverts de cire à greffer. Quant à la greffe en écusson, c'est celle que l'on pratique le plus fréquemment. On peut la faire à œil poussant ou à œil dormant, c'est-à-dire au printemps ou à la fin de l'été, à la sève d'août. Tantôt on place deux écussonssur le sommet de la tige et dans deux points opposés: par celle méthode, on obtient facilement une tête bien formée; tantôt on place les écussons sur les jeunes branches latérales qui se sont développées au sommet de la lige. Il faut avoir soin de placer les écussons sur les branches de manière à bien former la lêle de tous les
côtés. Cette méthode est la plus expédilive, el au bout de deux ans, on a des sujels tout formés; mais généralement les Rosiers greffés sur Églanliers durent moins que les francs de pied, et l'on revient plus que jamais à cette première méthode.
Le nombre des variétés de Rosiers cultivées aujourd'hui dans les jardins des amateurs est immense, et chaque année en voit éclore de nouvelles. C'est par le moyen du semis que tous les ans un grand nombre de variélés nouvelles viennent s'ajouter à celles que l'on connaît déjà. Ces semis se font, soit dans des terrines, soit dans des plaies-bandes, à une exposition du levant. Les graines des Rosiers à cent feuilles doivent êlre semées en automne, dans une terre légère, que l'on abrite pendant l'hiver avec des feuilles sèches ou de la litière de paille. Au bout de deux ans la plupart des sujets portent Heur. Les graines des Rosiers du Bengale se sèment au printCÈiips, et souvent, trois ou quatre mois après, on obtient déjeunes sujets qui fleurissent dès la première année. Les Rosiers se taillent de bonne heure, vers le mois de mars; on les retaille encore après la floraison de mai, afin qu'ils puissent donner de nouveau des fleurs en automne.
ROSIÈRE. POIS. Synonyme de Véron, espèce d'Able. V. ce mot.
ROSILLE. Rosilla. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, établi par Lessing avec les caractères suivants : capitule hétérogame; fleurons de la circonférence ligules et femelles; involucre cylindrique, formé de sqnammes rudes et scarieuses, les extérieures presque linéaires; réceptacle dépourvu de paillettes; stigmates appendiculés; akènes obcomprimés, rétrécis vers la base; paillettes de l'aigrette plumoso-frangées.
RosiiLE JAUNE. Rosilla liilca, Less. C'est une plante herbacée, annuelle; ses fleurs sont d'un jaune assez vif. On la trouve au Mexiiiue.
ROSINAIRE. BOT. F. Arundinaire.
ROSLINIA. BOT. Necker a constitué sous ce nom un genre composé des espèces de Justicia, qu'il dit être munies de quatre élamines, mais qui ne sont pas connues des botanistes, puisque toutes les esi)èces du genre Justicia n'ont que deux étamines. ^. Justicie.
ROSMARIENS. mab. Vicq-d'Azyr formait du genre Morse une famille de Mammifères amphibies sous le nom de Rosmariens. y. Morse.
ROSMARINUS. BOT. F. Romarin.
ROSMARUS. MAM. y. Morse.
ROSMARUS. pois. Espèce du genre Holocenirc. y. ce mot.
ROSSANE. BOT. Variété de Pêche.
ROSSATIS. BOT. Du Petit-Thouars (Orchidées des îles d'Afrique, lab. 12, fig. 5) donne ce nom à une plante de Mascareigne qui semble appartenir au genre Habeuaria. En se conformant à la nomenclature linnéenne, on devra imposer à cette plante inédile, le nom d'Habenaria rosellata, au lieu de Satyriiitit roseltatuin, synonyme admis par Du Petit-Thouars.
ROSSE. zooL. Ce nom qui, dans le langage familier, désigne un vieux et mauvais Cheval, a élé appliqué à quelques Poissons, tels que le Gardon, un Lemnisque, etc. En botanique, on donne vulgairement le
nom de Rosse au Raphanus Haphanistrum. V. Rai-
rOBT.
ROSSEISE. POIS. Synonyme vulgaire de Trigla Uveata, Gmel.
ROSSELET. MAM. f. ROSELET.
ROSSEMN. Erilhrospiza. ois. Ce !;enre a éiè détaclit5 des Bouvreuils, par le prince de Canino, pour quelques espèces donl le hec, bien que bombé de toutes paris, est moins oblus, moins en cône que celui des véritables Bouvreuils. D'autres caractères, quoique d'une moindre importance, ont encore contribué à celte séparation. Le nouveau ffenre se compose des Pyrrlnila longicaucla, Erylhrina, Rosea, Gxthaginea,synaica, etc.
y. BODVREUII.
ROSSENIA. BOT. La plante lîgurée sous ce nom dans la Flore du Brésil (Flum. 1, lab. 77), paraît devoir faire partie du genre Galipea, de Sl.-Hilaire. F. Ga-
LIPÉE.
ROSSIE. rtossia. jioLL. Genre de l'ordre des Céphalopodes décapodes, famille des Sèches, institué par Owen, pour un Mollusque nouveau, pris en 1852 h Elwin-Bay, et rapporté par le capitaine Ross. Voici les caractères de ce genre, tels que les donne Owen, qui le place dans le groupe de ioZ/jo, tout àcôtédesSépioIes : corps renflé; deux nageoires larges, arrondies, presque dorsales, placées un peu en dedans; bord antérieur du manteau libre; bras assez courts, triangulaires, pourvus de suçoirs pendaclyles, portés sur de courts pédoncules, disposés alternativement sur deux rangées (luise réunissent vers l'extrémité; liges des bras égalant la longueur du corps, clgarnies vers l'extrémité de suçoirs et de pédoncules Irès-pelits; lame cornée, un peu transparente, faiblement dilatée inférieurement et longue de neuf lignes. L'unique espèce de ce genre a été nommée Rossia palpebrosa; Owen l'a décrite aux pages 93 et suivantes de la partie d'histoire naturelle du Voyage du capitaine Ross, el l'a représentée dans les planches B cl C.
ROSSIGNOL. OIS. Espèce du genre Sylvie. F. ce mot.
ROSSIGNOLET et ROSSIGNOLETTë. ois. On nomme ainsi la femelle el le jeune du Rossignol. 1^. Sylvie.
ROSSOLAN. OIS. Synonyme vulgaire d'Orlolan de ^eise, Emheriza nipalis, L. y. Brdam.
R0.SS0L1S. BOT. y. Drosère.
ROSTELLAlRE. Rostellaria. uqi.l. Ce genre a élé établi par Lamarck aux dépens des Stromhes de Linné, et placé dans sa petite famille des Ailées. Voici de quelle manière ce genre est caractérisé : animal inconnu; coquille fiisiforme ou suhlurriculée, terminée inférieurement par un canal en bec pointu; bord droit entier ou denté, plus ou moins dilaté en aile, avec l'âge, et ayant un sinus contigu au canal. Monlforl, qui avait le talent de faire des genres avec une extrême facilité, en proposa un sous le nom d'Hippocrène pour les espèces qui ont le bord droit dilaté. Ce genre était complètement inutile, el n'a élé adopté qu'à litre de section.
RosTELLAiRE BEC ARQDË. RostellaHa curviiostris , Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 192, no]; Slrombiis Fusus, L., Gmel., p. ôSOfi, n» 1 ; Lister, Conch., lab. 854, fig. 12; Martini, t. iv, lab. 138, fig. 149g-1496; Encycl.,
pi. 411, fig. 1, a , b , vulgairement le Fuseau de Ternate. Coquille très -épaisse, Irès-solide, presque lisse, striée finement en travers, à tours de spire subconvexes el un peu plissés à leur bord supérieur; ouverture excavée au bord gauche, dentée au côlé externe de son bord droit et prolongée en un canal assez court et recourbé. Couleur d'un fauve roussâtre en dehors, blanche en dedans. Moluques.
RosTELLAiRE PiED DE PÉUCAN. Rostellaiia Pes-Pelicani, Lamk., loc. cit., n» ô; Strombtis Pes-Pelicani, L., Gmel., n» 2 ; Lister, Conch., lab. 865, fig. 20, 8()6, fig. 21 ell039, fig. 3; Favanne, Conch., pi. 22, fig.Dl, D2 ; Martini, Conch., t. m, lab. 85, fig. 848 à 850. Coquille très-commune dans les mers d'Europe, surtout la Méditerranée, et fossile dans tous les terrains tertiaires d'Italie.
ROSTELLAlRE. Rostellaria. bot. Genre de la famille des Acantbacées, institué par Nées Van Csenbeck, avec les caractères suivants : calice partagé en quatre ou cinq divisions, dont les deux supérieures souvent plus petites; la cinquième, lorsi[u'elle existe, est postérieure et toujours très-petite; corolle hypogyne, bilabiée, avec la lèvre supérieure plane, troncalobidenlée, et l'inférieure trilobée; deux étamines insérées au lube de la corolle; anthères à deux loges obliques, réunies par un connectif dont le sommet est épaissi : l'inférieure est stérile à sa base el prolongée en bec ; la supérieure est fort petite; ovaiie à deux loges biovulées; style simple; stigmate bifide. Le fruit consiste en une capsule à deux loges tétraspermes, à deux valves portant les graines sur le milieu de la cloison.
ROSTELLARIA. bot. Gaertner fils {Carpolog. Supplem., p. 135, lab. 207, f. 1) a décrit sous le nom de Rostellaria Lesserliana un fruit qu'il a considéré comme devant former un nouveau genre, voisin quoique suffisamment distinct du Bumelia, dans la famille lies Sapolées. C'est une baie assez grosse, supère, ovoïde, amincie au sommet en un style épais, persistant, supportée par un fort pédoncule, couverte de plusieurs points calleux, verle et uniloculaire. La chair, renfermée dans un épiderme épais, est très-ferme, pâle, présentant une multitude de très-petits vaisseaux. La loge unique (?) est obovée, un peu comprimée, située hors de l'axe du fruit, remplie d'une substance plus colorée cl plus ferme que la chair, et présentant sur son côté un noyau obové,oblong, lenticulaire, convexe, glabre, brun et marqué à la base d'une aréole ombilicale. La graine est recouverte d'un tégument simple et membraneux, facile à séparer; elle renferme un albumen mince, charnu et blanc, et un embryon recourbé, dressé, blanc, composé de cotylédons longs, charnus, très-épais, accombanls, el d'une radicule inférieure, épaisse, non dislincle et très-obluse. Il est presque évident que la loge qui se voit en dehors de l'axe de ce fruil n'est unique que par avortemenl des loges collatérales ; de sorte que le genre proposé par Gœrtner fils pourrait bien rentrer dans quelques-uns des genres de Sapolées déjà connus, comme, par exemple, l'/môncaria ou le Itliniusops.
ROSTELLE. Roslellitm. bot. Le professeur Richard appelle ainsi la partie antérieure et inférieure de l'an-